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Full text of "Amida : materiaux pour lépigraphie et lhistoire Musulmanes du Diyar-Bekr"

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UNIVERSITY OF 
TORONTO PRESS 





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AMIDA 


MATERIAUX POUR L’EPIGRAPHIE BEITRÄGE ZUR KUNSTGESCHICHTE DES 
ET L’HISTOIRE MUSULMANES MITTELALTERS VON NORDMESOPOTA- 
DU DIYAR-BEKR MIEN, HELLAS UND DEM ABENDLANDE 
PAR VON 
MAX van BERCHEM JOSEF STRZYGOWSKI 


MIT EINEM BEITRAGE: „THE CHURCHES 
AND MONASTERIES OF THE TUR ABDIN“ 
VON GERTRUDE L. BELL 


XXIll TAFELN IN LICHTDRUCK 
UND 330 TEXTABBILDUNGEN 





1910 


HEIDELBERG 
CARL WINTER’S UNIVERSITÄTSBUCHHANDLUNG 


PARIS ERNEST LEROUX 


Verlags-Nr. 467 











AU GENERAL DE BEYLIE 


HOMMAGE DES AUTEURS 








4 
. ®@. 





INHALTSVERZEICHNIS. 


Materiaux pour l’&pigraphie et l’histoire musulmanes du Diyar-Bekr 


par Max van Berchem. 


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Beiträge zur Kunstgeschichte des Mittelalters von Nordmesopotamien, 
dem Abendlande von Josef Strzygowski. 


VORwWOrlEE 5 R ee 


I. Die christlichen Denkusler VODWAÄTTIGR ce 5 
Einleitung: Die Grenzen der Beweiskraft von Inschriften . , Se R 6 


1. Die beiden Prunkfassaden von Dijarbekr . . ». 2.2... ö 
2. Wiederverwendung und Nachahmung älterer Bauglieder durch Ks Musimerse re 
3. Die vorislamischen Teile der Westfasade - ». 2.2220 2.2.20. 
ADiesParallelenfiuwäcyptenere eure 58 2 

5. Die altchristlichen Kirchen von Amida (mit einem Be von Atom Das 
6. Dekorativer Reichtum der christlichen Architektur in Amida, Syrien und Ägypten 
7. Die ursprüngliche Bestimmung der alten Westfassade . . . 2... 


II. Die altchristliche Baukunst Nordriesopotamiens . . . . . Man 

IaDieszentralengkiesenbautenrder Studieren 
9. The churches and monasteries of the Tur Abdin by Gertrune L. BEL 2. 2». ... 
BEZUSATITDEHTASSUN SUR re ee: aule u was 
AsMesopotamiensundkdaszäbendlandee. er u ee Sr 
ITEDIerMauemEyronrAmidare week an nano 

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DEDIEweIrEentlIcheSMOScheem ee ee R 

3. Ursprung der beiden Moscheetypen . . 2... 2 Be. we ec 
ADaspMinaret ara... R a ee a De: 
VI. Zur Geschichte des islamischen Ornamenies a a ee c 

BSDIELRIOHHErUNngweRe Le re ee > A : : 

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DieaOxtokidenschüsseluinelnnsbrucke pen ee 
Die Stuckreliefs aus Dijarbekr . . ER N Eee ah el ner Un ek eh elle auf ie 
VII. Hellas und Mesopotamien . .. 2.8 0 Val aan a oe 


VIII. Anhang: Nordmesopotamien und Gen von LEoPoLD vox S 
8 | 

Index et additions ä la premiere partie . 2 2 2 2 2 2.0. 

Register und Zusätze zum zweiten Teil... 2.2.2 2.2... 


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MATERIAUX 


POUR 


LEPIGRAPHIE ET LHISTOIRE 
MUSULMANES DU DIYARBAKR 


MAX VAN BERCHEM 


Amida 





INTRODUCTION. 


IR: monuments des pays musulmans! surgissent enfin de l’oubli oü les avait plonges la 
decadence de lIslam, oü les laissait dormir notre science un peu bornde, nourrie d’esprit 
classique et de prejuges religieux et nationaux. et heureux reveil, nous le devons A la decou- 
verte de l’Orient. Depuis que CuamroLLıon nous a rendu l’Egypte antique, nous avons retrouve 
tant de choses, enfouies dans le sol de l’Afrique et de l’Asie, que nous ne saurions plus nous 
etonner de rien. Toutefois, si nous admettons aujourd’hui que l’Orient nous a precedes, nous nous 
resignons mal ä reconnaitre que nous lJui devons beaucoup. Que de recherches n’a-t-il pas 
fallu pour ouvrir nos yeux sur les nombreux emprunts faits a l’Asie par ce monde antique 
dont nous nous pretendons les heritiers! Mais notre dette ne s’arröte pas la. Le vieil Orient, 
que n’avaient ecrase ni les armees d’Alexandre, ni la domination romaine, eut encore la 
force d’enfanter deux religions universelles, d’enrayer la decadence byzantine et de survivre 
a la conquete arabe. Pour Epuiser les reserves accumulees par tant de siecles de culture, il 
faudra cette longue suite d’invasions turques et mongoles dont les dernieres vagues iront mourir, 
du XIII® au XVIe sieele, au seuil de l’Egypte et de l’Allemagne. Or, durant tout le moyen 
äge, mais surtout & l’Epoque romane, l’Oceident devenu chretien continue d’emprunter & l’Orient 
devenu musulman. Que lui emprunte-t-il? En vertu de quels phenomenes historiques? Par 
quels procedes, par quels chemins? Voilä ce que l’archeologie musulmane peut apprendre aux 
historiens de l’art et de la civilisation dans l’Europe medievale. A leur tour, les historiens 
de l'Islam s’habituent a demander des faits preeis ä l’archeologie. Depuis peu, nos puissances 
coloniales, imitees par quelques pays musulmans, s’efforcent de proteger et de conserver, helas 
aussi de restaurer les monuments de l’Islam. Enfin, les collectionneurs ont mis ä la mode les 
produits de l’art musulman, dont la valeur marchande atteint aujourd’hui des prix exorbitants; 
cet engouement meme est significatif. 

Mais il ne suffit plus d’admirer un monument ou un objet d’art; nous voulons qu'il nous 
apprenne quelque chose. Pour en faire un document preeis, ce n’est point assez d’en apprecier 
le style; il faut en fixer la destination, l’äge, la provenance ou l'origine. Ces eirconstances, qui 
pourrait mieux les faire connaitre que le monument lui-meme, quand elles y sont 6crites en 
toutes lettres? Or, un grand nombre de monuments et d’objets d’art musulmans portent des 
inscriptions qui donnent leur signalement, leur date, les noms de leurs fondateurs, de leurs 
auteurs et de leurs proprietaires, pour ne parler que des faits en rapport avec l’archeologie; 
car la plupart des t&emoignages fournis par l’epigraphie n’interessent que l’histoire litteraire, 
religieuse, politigue et administrative. 


"A defaut d’un terme preeis qu’il faudra trouver un jour, je designe ainsi tous les monuments du moyen äge 
dans les pays oü domine l’islamisme. On ne peut dire monuments musulmans, car ce terme ne saurait &tre applique 
proprement qu’ä des e£difices religieur de l’Islam, encore sous certaines reserves. Je m’en servirai toutefois pour 
designer tous ceux qui ont ete construits ou fahriques pour des musulmans, sinon toujours par des musulmans. 


1* 


4 INTRODUCTION. 


L’epigraphie musulmane, et par la jeentends surtout l’Epigraphie arabe, de beaucoup la 
plus abondante, la plus riche et la plus preeise, aura donc un double röle. A l’histoire gene- 
rale, elle apporte des faits authentiques, bien qu’en petit nombre, qui permettent de contröler 
et de completer les autres sources; ä l’archeologie et a l’histoire de l’art, ces textes preeis sont 
indispensables pour classer les monuments qui les portent, puis, subsidiairement et par compa- 
raison, ceux qui sont depourvus de tout etat civil. 

Depuis vingt ans, l’auteur de ces pages s’occupe & recueillir les materiaux d’un Corpus 
inseriptionum arabicarım dont le plan, bien que trace d’avance, est susceptible de s’&largir in- 
definiment. La premiere partie de ce recueil est reservee aux inscriptions de l’Egypte. La 
deuxieme partie renfermera les inscriptions de la Syrie; la troisieme comprendra celles de l’Asie 
Mineure. Apres avoir consacre dix anndes A la premiere, l’auteur prepare les deux autres, avec 
l'aide de quelques collaborateurs devoues.! Ces trois pays ont deja fourni les materiaux de plu- 
sieurs gros volumes et les recherches sont loin d’y @tre achevees. Lä s’arröte le domaine ac- 
tuel du Corpus, qui ne doit comprendre, en prineipe, que les regions explorees methodiquement. 
Mais son domaine futur est presque illimite, puisque l’&pigraphie arabe s’etend de l’Atlantique 
au Pacifique. Les redacteurs du Corpus ont done une double täche: achever la publication 
des parties commeneees et preparer l’exploration de nouveaux pays. 

Ü'est A la seconde partie de ce programme qu’appartient le present travail. La Mesopo- 
tamie promet de former un jour une importante section du Corpus; mais les releves n’y sont 
pas assez avances pour une incorporation definitive. Naguere encore, cette vaste region n’avait 
livre qu’un petit nombre de textes A quelques explorateurs, de Nırpuur AM. Sacnau. Des lors, 
MM. Lenmann-Haupr et le baron D’ÖrrENHEIM ont bien voulu me remettre les materiaux re- 
eueillis par eux dans la haute Mesopotamie.” Parmi ces documents, quelques photographies d’Amid 
attirerent surtout mon attention, par l’importance des monuments qu’on y voyait representes et 
par linteret des fragments dinseriptions que je reussis A y dechiffrer. Üette premiere etude 
me faisait esperer une moisson beaucoup plus riche; on va voir que cet espoir n’a pas dte 
decu. Mais mes efforts pour me procurer de nouveaux documents resterent a peu pres inutiles 
jusqu’au jour ou M. le general nz BeyLie, sur le point de partir pour l’Orient, voulut bien 
m’oflrir son precieux concours. Il poussa l’obligeance jusqu’a modifier son itineraire, pour visiter 
Amid et pour en relever les murailles et la grande Mosquee,’” A son retour, il me remit une 
precieuse collection de cliches, de photographies, de dessins et de croquis, ne mettant ä& ce don 
genereux d’autre condition que celle d’en tirer parti pour la science. Quil recoive ici l’expression 
de ma vive gratitude et quil me permette d’associer A son nom ceux de M. Pocnxox, du general 
Farumt Pasıa et de M. Güys, consul de France ä Diarbekir, pour les copies d’inscriptions et 
les renseignements divers que nous devons A leur obligeance. 

Voila l'origine de ce livre; voici comment il a et& fait. Frappe de la valeur archeo- 
logique de ces documents, je les montrai a M. Srkzysowskt, qui desira vivement en tirer parti 
pour l’histoire de l’art. Avec l’approbation de M. le general pe BEyLıE, nous convinmes de 
reunir en un volume nos deux etudes; bien que distinctes par le sujet et la methode, elles 
se completent Tune par l’autre et sont relices par une id6e commune: celle de la haute culture 
amidienne, dans l’antiquite et au moyen äge. 


' ai publie un volume de l’Egypte dans les Memoires de la Mission frangaise au Caire, NIX. M. SoBERNHEIN 
a commence de publier la Syrie du Nord dans les Memoires de ! Institut frangais du Caire; il vient d’achever les releves 
de cette region, avee l’aide de M. HerzreLp pour la partie archeologique. M. Mirrwoch etudie les inseriptions de 
Damas et l’auteur de ces lignes, celles de la Palestine. Pour l’Asie Mineure, l’auteur et M. Halil Epnem vont publier les 
inscriptions de Konia, Siwas et Diwrigi. Plusieurs autres parties sont ä l’etude (cet ouvrage sera cite CIA). 

° Publies par moi dans les ouvrages de ces deux explorateurs, eites plus loin, p. 14, n.1 et 23, n. 1. 
M. D’Orresneim a bien voulu m’autoriser a reproduire ici quelques photographies de sa riche collection. 

° Voir pe BeyLie, Prome et Samara, Paris 1907, p. 60 s. 


INTRODUCTION. 5 


J'ai donn& le texte, la traduction et le commentaire des inscriptions recueillies par M. ve 
BEyLie. Les lectures ont et& faites a la loupe et contrölees avec un soin metieuleux; jinsiste 
ä dessein sur ce detail, parce qu’il est impossible de verifier mes lectures sur les figures de ce 
livre, qui ne sauraient atteindre a la nettet@ des photographies originales.' J’ai class& les 
inseriptions dans l’ordre chronologique et je me suis efforc de les Eclairer par d’autres sources, 
notamment par les chroniques et les monnaies; comme toujours, cette methode comparative 
a produit des resultats surprenants.” Avec un peu d’apprentissage, on arrive ä& expliquer, 
par les circonstances de l’'histoire, chaque mot d’une inscription, dont les termes, il ne faut 
pas l’oublier, ont une valeur preeise, parce quiils etaient soigneusement peses, par le redacteur 
responsable, avant d’ötre confies au lapieide. Ces memes sources m’ont seryi a combler les lacunes 
de l’epigraphie; j’en ai tire la matiere d’un canevas destine & relier chaque inseription A la 
suivante. Eerire l’histoire complete d’Amid sous les musulimans eüt et une täche au-dessus de 
mes forces; il ne s’agissait que de preparer des materiaux de choix. 

En ce qui concerne l’archeologie, je me suis borne A decrire sommairement les &edifices 
releves, & reunir et ä coordonner les descriptions des geographes et des explorateurs, enfin, ä 
noter, sur le style et la construction de ces &difices, quelques observations suggerdes par le 
commentaire des inscriptions. lei encore, je me suis contente de rassembler des materiaux, en 
laissant a M. Srrzysowskı le soin d’en tirer parti.’ 

Les mots arabes et la plupart des noms propres ont ete transcrits graphiquement, e’est-A-dire 
signe pour signe. Sont rendus plus librement les noms de lieu et les mots orientaux, d’origine non 
arabe, dont l’orthographe n'est pas bien fix&e dans cette Jangue. Il en rösulte d’apparentes contra- 
dietions, par exemple entre le nom propre @ard-arslän, qui rend l’orthographe arabe la plus 
frequente, et les mots tures gara et arslan. es petites inconsequences n’ont pas d’inconvenient 
dans un memoire oüı la linguistique ne joue aucun röle; il suffit d’en donner la raison. 

Malgre le temps et la peine qu’il m’a coütes, ce travail n’est qu’un premier essai; puisse-t-il 
provoquer de nouvelles recherches sur un sol qui promet encore d’amples moissons.* 


ı Gelles-ci sont a la disposition des savants qui voudraient contröler mes lectures et verifier l’exactitude des 
dessins que j'ai faits moi-m&me, ä la loupe, d’apres ces photographies. 

® J’ai utilise un grand nombre de chroniques arabes, imprimees ou manusecrites, et quelques sources empruntees 
aux autres langues orientales, sans pretentre nullement ä les epuiser. 

® Je designe par la forınule (fig. Strz.) quelques figures, attribuees au texte de M. Strzycowskı, qui n’etaient 
pas encore nume£rotees quand j'ai corrige mes epreuves; on les retrouvera facilement dans la deuxieme partie de ce livre. 

* M. SırreE vient de rapporter d'un long voyage en Mesopotamie, fait avec M. Henrzrerv, l’auteur de Samarra, 
des materiaux importants pour l’'histoire et l’archeologie de l’Islam; voir ses travaux preliminaires dans Monats- 
hefte für Kunstwissenschaft, 1909, et dans Zeitschrift der Gesellschaft für Erdkunde zu Berlin, 1909, M. Massısxox 
et M. Viorzer en ont recueilli d’autres, de Raqga jusqu’ä Bagdad; voir Comptes vendus de l’ Academie des Inscriptions, 
1908, p. 451; 1909, p. 202 s., 370 s.; Gazette des Beaux-Arts, 1909, 4° per., I, p. 297 s. 


CHAPITRE PREMIER. 


ENCEINTE, PORTES ET TOURS. 


A. ETAT ACTUEL. 


Parmi les nombreuses villes de l’Asie occidentale qui conservent des restes de leur archi- 
teeture militaire, Amid occupe, a coup sür, le premier rang. Bien que les auteurs s’accordent 
a vanter la force et la puissance de son enceinte,! celle-ci n’avait rien d’exceptionnel alors que 
toutes les cites s’abritaient derriere une ligne de murailles et de tours. Ce qui Jui donne une 
raleur unique aujourd hui, c’est qu’elle a resiste presque tout entiere aux ravages des sieges, du 
temps et des travaux modernes qui ont andanti, naguere encore, les superbes enceintes de 
Bagdad, de Konia, d’Alexandrie et de tant d’autres villes de l’Orient. Cet etat de conservation 
tout ä fait rare, elle le doit surtout & la nature des materiaux dont elle est faite, une pierre 
volcanique tres dure, dont la couleur foncee a frappe tous les observateurs et a valu A la ville 
son nom moderne de Qara Amid, Amid la noire. Elle le doit encore au fait que la capitale 
du Diyar-Bekr ne joue dans l’histoire qu’un röle assez effac& depuis le milieu du XIII® siecle. 
On verra que toutes les inscriptions relevees sur les murs, les portes et les tours d’Amid sont 
anterieures A cette epoque. Ce fait anormal et tr&s significatif, non moins que le silence presque 
complet des chroniques sur les destindes ulterieures d’Amid, trahit la decadence politique et 
militaire de cette ville depuis l’invasion mongole. 

Amid s’etend sur un large plateau qui domine la rive droite ou oceidentale du Tigre. Ce 
fleuve coule ici du nord au sud, passe au-dessous du cöte oriental de la ville, et de la, par une 
lögere courbe A l’ouest, sous son cöte meridional, dont il s’eloigne graduellement dans la direction 
du sud-ouest. A partir du grand pont de pierre,? il reprend son cours droit au sud, avant de 
siinflechir a l’est pour gagner la plaine me«sopotamienne.” Ainsi, le front est et une bonne 
partie du front sud sont defendus naturellement par l’escarpement de la rive et l’on s’explique 
pourquoi les travaux sont moins considerables sur ces deux cötes que sur les autres fronts, 


ı Voir Wägidi, trad. Nıesunr-Morormans, p. 93 s.; Näsiri Khusrau, trad. ScHEFER, p. 28; Ihn al-Athir, ed. 
ToRNBERG, X, p. 42; XI, p. 325; Ibn Wäsil, Paris, ms. ar. 1702, fo 79 ro; Ibn al-Fagih, Istakhri, Ibn Haugal et Mu- 
gaddasi, eites plus loin, p. 21, n. 1, et 22, n. 3. 

® Deerit plus loin, au no 13. 

® C'est peut-etre ce coude du Tigre A V’ouest qui a donne lieu A l’opinion qu’Amid etait autrefois sur la rive 
gauche du fleuve. Samr-Marrın l’a reproduite d’apres Ammien Marcellin et Ibn Haugal; voir Memoires sur !’Armenie, 
I, p. 166, 169. Mais Ammien se borne a dire qu’un eoude du Tigre arrose Amid au sud; sans doute, il veut parler 
de ce petit coude ä l’ouest, et non du grand eoude que le fleuve fait plus loin ä Vest; l’interpretation de Saınt-Marrtın 
est done erronee. (Quant ä Ibn Haugal, la traduetion d’Ovserey citee par cet auteur est faite sur un texte persan 
defectueux. Il est vrai qu’Istakhri, copie souvent par Ibn Haugal, dit iei: „Amid, sur le Tigre, A l’est de ce fleuve‘; 
ed. DE GoRIE, p. 75. Mais c'est une faute de copie, car dans Ibn Haugal, ed. pe GoEsE, p. 150, on lit correctement: 
„La ville d’Amid, sur une colline ä l’oxest du Tigre“. L’examen le plus superficiel de l’enceinte actuelle 
contredit formellement l’opinion de Sart-Marrın; outre qu’elle a conserve d’importants vestiges de l’antiquite, les 
nombreuses inseriptions du calife Mugtadir, publiees plus loin, sont anterieures aux relations d’Istakhri et d’Ibn Haugal. 





















































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Fig. 1. Plan de l’enceinte d'Amid. 


ainsi qu’on peut le voir en jetant un coup d’eil sur le plan de l’enceinte.' Celle-ci forme un 
cercle un peu allonge, dont la regularite n'est rompue que par deux aceidents prineipaux: une 
avancde vers Je sud-ouest, defendue par deux grosses tours rondes, et la citadelle, vers l’angle 
nord-est; on en parlera tout A l’'heure. L’enceinte est percee de quatre portes, a peu pres suivant 
les quatre points cardinaux: au nord, la porte de la Montagne (bab al-djabal, dagh kapusu) ou 
porte de Kharput; ä l’ouest, la porte d’Asie Mineure (bäb al-Rüm, Rum kapusu) ou porte 
d’Alep; au sud, la porte de la Colline (bab al-tall) ou porte de Mardin (Mardin kapusu); & 
l’est enfin, la porte du Fleuve ou du Tigre (bäb al-md’ ou Didjla), appelee aujourd’hui porte 
Neuve (yeni kapu). 

Ainsi, deux lignes tirdes de porte en porte ä travers la ville, du nord au sud et de l’est 
& l’ouest, determinent A peu pres les deux axes de l’ellipse formee par l’enceinte. Cette orien- 
tation, qui rappelle celle de mainte enceinte antique, notamment ä Damas et a Alep, n'est cer- 
tainement pas fortuite; elle trahit l’origine reculde de l’enceinte d’Amid, dont le plan general, 
on va le voir, est reste le meme A travers les modifications qu’elle a subies. Quant aux portes 
derobdes ou poternes que plusieurs auteurs anciens et modernes signalent en divers points de 
l’enceinte, elles ne jouent qu’un röle episodique dans l’histoire des sieges d’Amid.” 

ı Voir (fig. 1) le plan dresse sur les notes et les eroquis du general pe Beyri£ et de M. le consul Güys. Sans 
pretendre A une exaclitude definitive, ce document inedit aceuse un grand progres sur le petit eroquis fait par NıEBuUHR 
en 1766 et publie dans son Voyage en Arabie, Amsterdam 1780, II, pl. XLVII. Hätons-nous d’ajouter que cet 
excellent observateur a fait tout ce qu’il pouvait faire A son epoque et dans les conditions oü il voyageait. 

2 Voir plus loin, p. 9 s., les deseriptions d’Ewrıya, de Nırsunn, de Garpen, celle de Mugqaddasi, p. 22, et le 
commentaire du no 26. 


S ENCEINTE, PORTES ET Tours. 


La muraille se compose d'une forte courtine, couronnee d’un parapet crenel&e et d’un 
chemin de ronde et flanqude d’un grand nombre de tours tres rapprochees. Les unes sont de 
simples contreforts ou des saillants carres; les autres sont des ouvrages semi-cireulaires, d’une 
construction plus savante. En general, les premiers sont plus anciens et remontent soit A l’an- 
tiquite, soit aux premieres dynasties musulmanes, qui ont imit& la fortification byzantine, tandis 
que les seconds ont ete ajoutes A diverses epoques du moyen äge et trahissent les progres de 
la construction militaire en Orient, sous linfluence des ercisades. On remarquera que ces der- 
niers se concentrent surtout sur les fronts nord et ouest de l’enceinte: en outre, ces fronts 
etaient defendus par un large fosse precede d’un avant-mur, dont il reste des traces visibles 
sur le front ouest. C'est qu’au nord et & l'ouest, le terrain d’approche, plat et decouvert, offre 
une attaque plus favorable que les fronts est et sud, proteges naturellement par les berges du 
fleuve. Üette eirconstance explique les nombreuses refections des fronts ouest et nord, qui ont 
dü soutenir le prineipal eflort des sieges, alors que les fronts proteges par le Tigre ont mieux 
garde leur aspect primitif. 





Fig. 2. Vue d’Amid, depuis la citadelle. 


Ü'est au souci de la defense que parait se rattacher aussi l’avancee formee par l’enceinte 
au sud-ouest, dans un terrain d@couvert entre les portes de Mardin et d’Alep. Comme on le 
verra plus loin, les deux grosses tours A et B, qui defendent les angles saillants de cette avancee, 
n'ont ete construites qu’au debut du XIII® siecle. Cette date precise, qui ressort des inscriptions 
gravees sur elles, ne saurait etre attribuce A l’avancee tout entiere, dont les saillants, pour la 
plupart carres, semblent trabir une origine plus ancienne. Quelle que soit l’£poque de sa con- 
struction, e’est probablement la nature du terrain d’approche qui a pousse les ingenieurs ä 
rompre en ce point le trace regulier de l’enceinte.! 

A l'extremite opposde de l’enceinte s’ölevait la eitadelle, dont l’assiette a et& determinde 
par la colline qu'elle couronne et qui domine toute la ville, bien qu’avec un faible commande- 


' Voir le plan, fig. 1. Garven, p. 185 (eite plus loin, p. 12) parle iei d’un ravin qui parait etre la cause de cette 
irregularite dans le trac& de l’enceinte: „Between the Rum and Mardin gates, the walls take a sweep inwards in the 


form of a crescent, to clear a ravine which extends some way up towards them“. 


ErTAT ACTUEL. 9 


ment.! Une enceinte ä part, flanquee «le tours, percee de trois portes et tournant son front 
convexe vers la ville, faisait de la citadelle un reduit independant.? Elle est plus ruinde que la 
grande enceinte, mais il en subsiste des restes importants.” Elle est dominde a son tour par 
un mamelon, peut tre artificiel, qui porte les ruines d’une construction mal determinde.! 
Ajoutons enfin qu’un aqueduc, signale par plusieurs auteurs anciens et modernes, amenait l’eau 
du nord-ouest jusqu’au pied de la muraille, d’ou elle penetrait par une galerie dans l’interieur 
de la ville, entre les portes de Kharput et d’Alep.’ 

Pour completer cet apercu sommaire", voici quelques extraits des voyageurs modernes qui 
ont eerit sur les fortifications d’Amid.” 

Le voyageur turce Ewuiva® les deerit ainsi en 1065 (1655): „La ville forte de Diyar-Bekr 
a ete bätie en pierre noire sur une haute colline appel@e le rocher de la Fille, qui domine de 
tres haut la rive du Tigre .... La partie situde du cöte du nord-est est assise sur des rochers 
qui s’elevent A une grande hauteur, et sous le sommet de la forteresse s’etendent les cavernes 
de la Fille... Quand depuis les murailles on jette un regard sur le vaste fleuve qui coule ä& 
leur pied, il apparait comme un petit ruban, tant ce cöt& de la forteresse est &leve. En re- 
vanche, sur les cötes nord, ouest et sud, le sol est plat. La hauteur de chaque partie de la 
muraille est de quarante coudces royales (dhird malaki) et ses fondations ont dix aunes (arshin) 
de largeur. Cette forteresse porte aussi le nom de @ara Amid, parce quelle a ete bätie en 
pierre noire. L’ingenieur lui a donne la forme d’un rectangle allonge du cöte nord (!). Tous 
les saillants et les ereneaux de ses murailles se font face et se defendent mutuellement en cas 
de siege. Elles sont construites en pierre dure et leur base est assise sur le rocher uni, de 
sorte qu’un ennemi qui en ferait le siege en creusant des mines et des tranchees sur un de ses 
cötes ne pourrait s’en rendre maitre. Les assieges ne la livreraient qu’au bout d’une annde de 
siege et presses par la famine. Sur le cöte est de son quadrilatere, olı se creuse un profond 
abime, un fosse est inutile; mais sur les fronts nord, sud et ouest regne un fosse et aux angles 
du carre s’elevent des tours semblables a la muraille de Chine ... Elle n'est pas & trois ou 
quatre etages, comme les autres forteresses, mais c’est une solide enceinte a un seul tage. Elle 
possede quatre portes de fer; au nord s’ouvre la porte de la Montagne ..... & l’ouest, la porte 
de Rum... au sud, la porte de Mardin, et ä l’est, la porte Neuve. D’ici, l’on descend sur 
la rive du Tigre et, en passant un pont’, on se rend ä la place forte de Mifargin, puis, en 
passant le pont du Batman, on arrive en un jour ä la place forte de Hazu.!° Il y a aussi une 


! Voir, pl. I, une vue de l’enceinte prise du sud-est, avec la citadelle A droite. 

® Voir le plan, fig. 1. Outre ces trois portes, dont l’une, en O du plan, est muree (voir au no 31), la citadelle 
a deux petites portes ouvrant au nord-est sur la campagne (plan, fig. 1, nos I et 2) et appelees Oghrun et Fatah (ou 
Demir) kapusu; cf. Ewriya et Nıepunr, cites plus loin, p. 10. 

° Les saillants et le chemin de ronde de la partie convexe, tournee vers la ville, sont assez bien conserves; 
voir fig. 2, au premier plan, et plus loin, n° 31. 

* Voir N du plan, fig. 1, et pl. I & droite. C’etait un palais, suivant H. ve Heıı et Garpex (eites plus loin, p. 12) 
ou un chäteau d’eau, d’apres le general pe Beyuıf, dont l’opinion parait confirmee par l’existence d’une source abondante 
qui sortait (et sort encore?) de la citadelle et faisait tourner des moulins; voir Ewriva, cit& plus loin, p. 10. 

5 Voir U du plan, fig. 1, et pl. II, une vue de l’enceinte, prise du nord-ouest. 

® Je me borne ä ces notes rapides sur une enceinte que je n’ai pas vue et dont l’etude exigerait un gros 
volume. Pour quelques details de la courtine, des tours et des portes, voir fig. Strz., d’apres les eroquis du general 
pe BeyLie, et le commentaire des inscriptions. 

” Je ne trouve rien a signaler dans les relations de Rauworrr (1575), de verra Varre (1615), de TaverNnıER 
(vers 1650), de Dupr£ (1818), de Sourusate (1837), de pe Morrke (1838), de pe CHorer (vers 1890), ete. Sur la relation 
de 1507 publiee par Rauusıo, voir plus loin, au no 30, 

° Voir Ewriva TsHeLeBr, Siyahet-näme, Constantinople 1314 H., IV, p. 298. Je ne traduis ieji que quelques 
passages essentiels de sa description prolixe et un peu confuse., 

° Voir plus loin, au no 13. 

1° Sur les ponts du Batman su et du Hazo su, voir plus loin, p. 33, n. 1. 

Amida. 3 


10 ENCEINTE, PORTES ET Tours. 


porte dans le palais de la eitadelle (itsh qal’a), olı reside le pasha; elle s’ouvre Aa l’est, du cöte 
du Tigre, et s’appelle Oghrun! kapu; c'est un passage peu frequente.“ 

Puis l’auteur donne quelques mesures en pas, assez vagues et d’ailleurs contradictoires, et 
note la durete extraordinaire de Ja pierre noire dont la muraille est faite. Ensuite, il deerit la 
eitadelle, avec son vaste palais renfermant un grand nombre de chambres, de salles, de bains, 
de bassins et de fontaines, ses fenetres et ses balcons donnant sur la vallde du Tigre et jouissant 
d’une vue admirable, „sa salle ancienne, construite par les sultans du passe, ol l’on voit des 
peintures d’un style antique, polychromes, telles qu’on en voit peut-etre au Caire, dans la salle 
(qda) du sultan Qalawün*.?” Il en attribue la construction & Biyiqli Muhammad Pasha, le 
vizir du sultan Salim I. „Cette eitadelle, dit-il, est tr&s forte. Elle a une porte de fer qui 
souvre au sud dans la ville. Ses gardiens sont toujours sur pied et montent la garde.“ Enfin, 
il deerit la source d’eau elaire qui sort de son rocher, fait tourner des moulins, passe dans le 
palais et, sortant par une fenetre, grillee de fer et perece dans le mur de la forteresse, coule 
au pied du rocher de la Fille et se preeipite en torrent, de pierre en pierre, pour se jeter dans 
le Tigre. 

Nıesunr (1766), op. eit., II, p. 324 s.: „Le nom de Diarbekr n’est pas ancien; autrefois, 
cette ville s'appelait Amid, et on l’appelle encore ainsi dans les documents tures. Elle est situee 
sur la rive ouest du Tigre, sur un rocher qui est fort escarpe du ecöt& de la riviere ...... 
La ville est entouree d’une haute muraille de pierre noire et dure, A cause de quoi les Turcs 
la nomment aussi Qara Amid. Dans Ja muraille, il y a plusieurs bastions ou grandes tours, 
ot l’on pourrait placer des canons. On trouve ici quatre portes ..... (suivent les noms dejäa 
connus). La citadelle a du cöte de la ville une aussi forte muraille que celle de la ville elle- 
meme... Elle avait autrefois trois portes, mais Ogrum kapusu est murede et Demir kapusu 
est toujours fermee, de sorte quil n’y a qu’une porte d’ouverte, qui est celle de la ville. Le 
pasha ... .. demeure dans la citadelle. Les princes musulmans avaient autrefois un palais sur 
la colline qui se trouve iei, mais il n’en reste plus que les fondations ...... Les bastions 
et les tours de la muraille de la ville sont ronds, octogones ou carres; ils n’ont pas tous dte 
bätis a la m&me epoque. Les carres paraissent ötre les plus anciens, car on y trouve des in- 
sceriptions purement coufiques.*“ Suit une note sur les inseriptions copiees par l’auteur; cf. 
plus loin, les n° 10, 11 et 14. 

Buerinenam, Travels in Mesopotamia (1316), Londres 1827, I, p. 366 s.: „The aspect of 
Diarbekr ... . is that of a walled and fortified city, seated on a commanding eminence, ap- 
pearing to be strongly defended by its position as well as its works without, and splendid, and 
wearing an air of great opulence*. Puis l’auteur deerit l’aspect general des environs de la 
ville, V’arrivee par la porte de Mardin et les rochers de basalte sur lesquels repose la muraille, 
et continue plus loin, p. 572 s.: „The eity of Diarbekr is seated on a mass of basaltic rock, 
rising in an eminence on the west bank of the Tigris, the stream of that river flowing by the 
foot of this hill, from north-east to south-west, as it makes a sharp bend in that direction from 
the northward. The form of the town is very nearly circular; it is walled all around, and is 
about three miles in cireuit. There are four gates now open in the city, and these are called 
by the names of the respective quarters of the country to and from which they lead (suivent 
les noms) . . . The eitadel, standing about midway between (Dagh kapusu and Yeni kapu), is 
thus in the north-east angle of the town; and, seated on the eminence of rock here, in a line 
with the walls, it overlooks the stream of the Tigris below, and by its elevation commands the 


' @est a dire „porte derobee*; cf. Niegunr, eit® a l’alinea suivant (Ogrum), et plus haut, p. 9, n. 2. 

® Bien que Qaläwin ait bäli plusieurs edifices dans la eitadelle du Caire, il s’agit iei plutöt d'un des superbes 
monuments eleves par son fils, Je sultan Muhammad, probablement du Palais bigarre, qui renfermait plusieurs salles 
appelees ga; voir Casanova, dans Memoires de la mission du Caire, VI, p. 635 s. et passim. Bien qu’Ewriya ait visite 
l’Erypte, on voit qu’il ne parle ici que par oui-dire. 


ETAT ACTUEL. 11 


whole of the town. The eity-walls have round and square towers, at irregular intervals, and 
being high and strongly built of hewn stone, present an appearance of great strength; but the 
most securely fortified portion of it is that on the north, where the square towers are very 
thickly placed, and where there is a long battery of guns mounted, pointing through covered 
embrasures ...... . The ceitadel, which enjoyed so commanding a position here, is now aban- 
doned, and completely in ruins .. . The form of the eitadel is nearly eircular; and it enclosed 
a space of at least a furlong in diameter. Within its ruined enceinte, is still the palace of the 
Pasha, which is a commodious rather than a splendid building . ... . In the lower part of the 
citadel, near one of the gates of entrance, and now, indeed, the only one, as two of the former 
are closed up, we saw, etc.“ Suit la description de vieux canons, des mosquees, des eglises 
et des autres monuments de la ville, puis une notice historique sur Amid. 

H. pe Herr, Voyage en Turquie et en Perse (1847), Paris 1855, U, p. 443 s. L’auteur 
deerit dabord la porte d’Alep (voir plus loin, avant le n° 27), puis il continue ainsi: „En 
allant dans la direction du midi, l’enceinte se compose d’abord d’une muraille erenelee, construite 
en pierres de taille volcaniques, flanquee de distance en distance de tours demi-circulaires, con- 
solidees a leur base par un soubassement imitant des tetes de peles; en outre une sajllie rec- 
tangulaire, dont l’usage ne m’est pas encore connu, existe entre deux tours. Üette partie de 
l’enceinte compte cing tours rondes et six carrees; la onziöme possede des inseriptions arabes, 
de la m&me &poque que la construction de l’enceinte, et une de ces petites niches a colonnes, 
telles que l’on en voit & Eregli et qui sont assez communes dans l’architecture byzantine. Sur 
cette m&me tour, la facade presente trois lignes que je crois de caracteres coufiques, sculptees 
sur les pierres m&@mes de l’appareil. Au-dessus de ces lignes, on remarque, un peu ä gauche, 


un lion, un bauf, deux oiseaux et d’autres animaux plus ou moins fabuleux . ... rien de plus 
grossier et de plus informe que ces animaux. La troisiöme facade de la tour porte une in- 
scription arabe.. ... (suit la description des douzieme et treizieme tours; voir plus loin, aux n° 


29 et 30). La quatorzieme est carrde, ainsi que les quatre suivantes. La dix-neuvieme est 
ronde; puis viennent sept tours carrees A pans coupes. La vingtseptiöme et la suivante sont 
rondes et se trouvent placees de chaque cöte de la porte de Mardin kapusu, situde au midi. 
A partir de cette porte, on rencontre a sa gauche une tour carree A angles coupes. Viennent 
ensuite quatre petites tours quadrangulaires ..... ces tours, ou plutöt contreforts, pr&sentent un 
massif plein qui ne depasse pas la hauteur des murailles. La deuxieme tour (A partir de Mardin 
kapusu) est ronde; iei commencent les escarpes volcaniques d’oü l’on domine la plaine du 


Tigre... Au delä de cette plaine, on traverse le Tigre sur un pont de dix arches ä forme 
ogivale. La troisitme et la quatrieme tour sont carrees et separces l’une de l’autre par deux 
eontreforts .... (suivent quelques mesures). La cinquieme tour est angulaire et possede deux 


lignes de caracteres coufiques, avec deux petites niches a sa base (voir au n® 11). Toutes ces 
tours sont generalement espac&es de 55 a 65 pas, et chacune est separde de sa voisine par deux 
petits contreforts carres. Les sixitme et septieme ont les memes dimensions que les precedentes; 
la septieme porte deux lignes de caracteres coufiques. Les deux suivantes sont rondes. La 
dixieme est une grosse tour carree ..... avec deux lignes d’inseriptions; la suivante est ronde, 
separee par un contrefort d’une tour carree avec deux inseriptions. La treizieme est ronde et 
porte egalement deux inscriptions. La quatorzieme est carrde. La quinzieme est ronde, separde 
par trois contreforts de la seizitme, qui est carrde. lei, les escarpes, atteignant leur plus grande 
elevation, dominent le Tigre; aussi les murailles, ä partir de ce point jusqu’a la porte Neuve, 
sont-elles moins importantes et peu defendues par des tours. On y voit simplement huit contre- 
forts. Quelques «boulements ont occasionne la chute d’une partie de l’enceinte, restaurde 
ulterieurement par les Tures. Une longue rampe condnit ä la porte Neuve, qui possede, A sa 
droite, une haute tour carree avec deux inscriptions. La dix-huitieme, söparee de la precädente 
par deux contreforts, est carree. On compte jusqu’a eing contreforts entre Ja dix-neuvieme et 


y 


12 ENCEINTE, PORTES ET Tours. 


la vingtieme, magnifigue tour a six faces, ayant deux mächicoulis et une belle inscription arabe 


(peut-etre le n° 16). Viennent ensuite deux tours carrdes ..... Ce cöte de l’enceinte (sous la 
eitadelle) est tres irregulier, par suite de la nature du sol extremement accidente ..... Au delä 


de la citadelle, les escarpes cessent, et l’on remonte sur le plateau, otı les murailles suivent la 
direction de l’est; l’enceinte reprend ieci toute sa regularite. Elle se compose, jusqu’ä la porte 
de la Montagne, de huit tours rondes separdes par des contreforts carres ... (lei, l’auteur 
signale des inscriptions greeques et latines pres de cette porte), Vers la partie centrale de la 
eitadelle se trouve un mamelon artifieiel sur lequel s’elevait jadis un chäteau ou palais dont 
les vestiges existent encore, ete.* 

GarDEn, Description of Diarbekr (1857), dans JRGS, Londres 1867, XXXVIL, p. 182 s.: 
„Ihe town of Diarbekr is built up on the right bank of the Tigris ..... It is surrounded by 
walls defended by towers, some of which are rectangular, others semi-circular. They are of 
various sizes and heights. Some of these are ornamented with sculptured designs of lions, 
suns, etc., in high relief; likewise with Arabic or Cufic inscriptions in very large characters, 
also in relief. Many of these inscriptions are much worn by time... . A terre-plein Cintervallum) 
runs all round the outside of the walls; then a low wall, and a ditch beyond, where the 
nature of the ground allows of it. On the east, or river side, the walls are lower than else- 
where, being built upon the edge of a somewhat preeipitcus line of rock, the face of which 
has further been scarped to increase their strength. The walls are in a much better condition 
in some parts than in others ... At many points, repairs have already been made... That 
the walls and towers have been erected at different periods is apparent from the fragments of 
old buildings built into them at localities, and especially parts of the shafts of columns, the 
eireular ends of which are to be seen in several places. One semi-circular tower on the north 
side is almost entirely constructed of these latter remains ... .. Between the towers are smaller 
rectangular ones, which, besides acting as defences, served also as buttresses to strengthen the 
walls. Many of the towers are of great antiquity ... . Some of these had formerly buttresses 
at their bases ..... There were also small posterns at different points along the walls, which 
are now all built up. Wherever there is a precipice ..... on the outside, the walls are lower... 
A broad street runs all round the town between the walls and the houses . .... I presume, to 
facilitate the movements of troops and prevent... . treason by undermining the walls. The 
gates are four in number... (suivent les noms connus). There was a fifth, from the eitadel 
to the river on the east side, but it is now built up.“ Suit la description des quatre grandes 
portes (voir plus loin, p. 15 et 16, et avant le n® 27). 

P. 185: „Water is brought. from a long distance to the westward by means of a water- 
course covered in, and built of hewn stones cemented together. On nearing the town it flows 
along an aqueduct about 3/2 to 4 feet wide, built of black volcanie stone, and raised on 27 
rectangular piers, and as many semi-cireular arches, by which it is carried through the walls 
between the Rum and Dagh gates.“ Suit la description d’un bassin, contenant des poissons 
sacres, et des glacieres de la ville, puis la traduction de trois inscriptions; voir les n° 29, 
30 et 33. 

P. 157. „The eitadel is placed at the north-east angle and has two gates communicating 
with the town. Im it is situated the Saray (palais), a low, common-looking building, in a dila- 


pidated state... On each side of the gateway of the Saray are the figures of animals sculp- 
tured in relief.! Immediately opposite the Saray is a great mound, on which the former Moham- 
medan princes ..... had their castle, but of which nothing remains but the foundation walls.“ 


Suit la description des mosquees, des glises et des autres edifices (voir plus loin, A la fin du 
chapitre de la grande Mosquee, etat actuel). 


! Ces lions de pierre existent encore, d’apres un croquis sommaire du general pr BEYLIE. 


ÄBBASSIDES. 13 


B. HISTOIRE ET INSCRIPTIONS. 


Lorsque les Arabes, conduits par 'Iyäd & la conquete de la M&sopotamie, mirent le siege 
devant Amid, vers l’an 18 (639), ils furent arrötes longtemps par cette puissante enceinte, avant 
eux tant de fois disputee entre Byzantins et Sassanides.! Le seul auteur connu qui fasse de 
ce siege un reeit detaille, singulierement captivant, bien que d’une authentieit douteuse, signale 
les quatre portes de l’enceinte, auxquelles il donne Its noms arabes que nous connaissons; il 
vante aussi la force de ces murailles, qui faisaient deja d’Amid le boulevard du Diyar-Bekr.? 

Des lors, Amid appartint aux Omayyades, puis aux Abbassides, dont les gouverneurs de 
province, en cherchant ä secouer le pouvoir central, preparerent le d&membrement du califat et 
la conquete seldjoukide. C'est A l’une de ces tentatives d’independance que se rattachent les plus 
anciennes inseriptions relevees sur l’enceinte d’Amid. 


ABBASSIDES. 


Porte de Mardin. — La porte de Mardin ou 
de la Colline s’ouvre dans le front sud de l’enceinte. 
Elle comprend une seule entree (fig. 3), encadree par 
une forte moulure rectangulaire, qui se compose d’une 
serie de gorges, de boudins et de filets.” Un arc de 
decharge, appareill€E dans le mur, soulage le linteau, 
dont la clefa un peu cede. La porte est fermee par 
deux puissants vantaux de fer, garnis de bandes et de 
clous, d’un travail ancien et fort curieux (fig. Strz.). 

Je me borne ä ces observations, aucune photo- 
graphie ne donnant une vue d’ensemble de la porte 
avec les defenses qui la protegent. Le seul auteur 
qui lui consacre quelques lignes est GARDEN, tom. eit., 
p: 185: „The Mardin gate is differently built, there 
being but one immediate flanking tower to the east- 
ward.' The entrance, however, is shielded from out- 
ward view by a high and strongly built wall, beyond 
which the ground slopes off preeipitously towards the 
river.‘ Fig. 3. Porie de Mardin 





! Sur les sieges d’Amid avant l’epoque musulmane et la construction de son enceinte par les empereurs 
Gonstance et Justinien, voir les sources eitees dans Sarr-Marrın, Armenie, I, p. 166 8.; Rırter, Erdkunde, XI, p. 20 s.; 
Michel le Syrien, trad. Cuasor, I, p. 267 et n. 12, ete. Il est inutile d’aborder iei le probleme si discut& de l’emplacement 
de Tigranocerte. 

® Voir Wägidi, trad. Nıepunr-Morprnmans, p. 935. Bien que l’attribution de cette chronique ä Wäqidi soit tres 
suspecte, je la eite a defaut d’une autre source aussi abondante sur la conquete d’Amid, et parce qu’elle a certainement 
conserve un fonds historique d'une reelle valeur. Le recit beaucoup plus bref d’Ibn al-Azraq, Londres, Brit. Mus. Or. 
5503, fo 6, dont je dois la copie a l’obligeance de M. Aneoroz, parait s’inspirer de Wägidi ou de ses sources. Voir aussi 
Belädhüri, ed. DE GoEJE, p. 176, et d’apres lui, Ibn al-Athir, ed. Torseers, I, p. 416; Michel, trad. Cuagor, II, p. 426; 
Abu I-faradj, &d. Sarmanı, p. 173; Nawawi, ed. WüstesFeLo, p. 492; Quartremere, dans Rashid al-din, p. 331. La date 
exacte de la prise d’Amid est incertaine,. D’apres Wägidi (p. 92 et 104), les Arabes parurent devant la ville le 7 
djumädä I" de l’an 17 (27 mai 638) et le siege dura au moins eing mois. Suivant Ibn al-Azraq, Ibn Shaddäd, Berlin, 
Anrtwarpt 9800, fo 47 vo, et Michel, Amid fut prise en l'an 18; suivant Belädhüri et Ibn al-Athir, en l’an 19. 

® Sur l’äge probable de ce cadre, voir plus loin, le commentaire du no 27 

‘ L’auteur veut dire qu'elle est bätie autrement que la porte d’Alep, qu'il vient de decrire et qui possede 
deux tours flanquantes; voir plus loin, avant le no 27. Mais son observation ne concorde ni avec H. ve Herr, cite 
plus haut, p. 11, ni avec le plan de l’enceinte, d’apres lesquels cette porte aussi est flanquee de deux saillants arrondis. 


14 ENCEINTE, PORTES ET Tours. 


1. Calife Mugtadir. — A l’exterieur de la porte, sur le cöte du saillant de droite, en Ö 
du plan (fig. 1); sur trois blocs du parement, encastres sous un cordon en quart de rond. Trois 
lignes en coufique simple; caracteres moyens, grossierement sculptes, avec des hampes cuneiformes 
(pl. II). Publiee dans le recueil DOrrrxnein!, n® 114. 


In’ya d’autre dieu qu’Alläh. Voici ce qu’a ordonne l’&mir des eroyants Dja’far, Yimäm al-Mugtadir billäh. 


Les deux derniers mots sont graves sur le premier bloc a droite. Sur le deuxieme sont 
sculptes deux petits quadrupedes aflrontes, d’un style naif et grossier, probablement deux felins, 
avec de courtes oreilles droites et une criniere, Ja queue relevee, tenant dans leur gueule un 
objet de forme bizarre, peut-etre un oiseau.” Deux autres quadrupedes affrontes, semblables aux 
premiers, sont sculptes plus bas, sur un bloc du parement, sous l’extremite droite de linscription 
et pres du sol (fig. Strz.). 

2. Le möme. 297 H. — A gauche de la precedente et A la möme hauteur. Trois lignes 
seulptees dans eing blocs du parement, formant de droite a gauche trois groupes: A (blocs 1 et 2), 
B (bloce 3) et © (blocs 4 et 5). M&me type; mömes caracteres (pl. II). Publiee dans le recueil 
D’ÖPPENHEIM, n° 115. 


Gi) s* a Ess) es — 3) B a du G a zu “ (8) 
(al ec IVarRE > 


II n’y a d’autre dieu qu’Alläh, Mahomet est le prophete d’Alläh. Voici ce qu’a ordonne Be Yimam 
al-Mugtadir billäh, ’&mir des eroyants, en l’annde 297 (909— 10). Et (ce travail) a eu lieu par les mains de 
Yahyä, fils d’Ishaq, de Djardjaräya, et d’Alımad, fils de Djamil, le serviteur d’al-Mugtadir, 


On &tudiera plus loin le protocole du calife et le röle des deux personnages charges des 


travaux. Le relatif qui suit le nom du premier est ecrit distinetement ‚>-], sans points dia- 


eritiques. Je lis Bee al-djardjarayi „originaire de Djardjaräya*, ville situee sur la rive 
gauche du bas Tigre, entre Bagdad et Wasit.” Le relatif qui suit le nom du second person- 


nage est ecrit Aal, sans points; je lis al, al-mugtadiri „serviteur ou fonctionnaire d’al- 
Mugtadir“. Ce mot est grave fort serre, faute de place, ce qui explique l’omission du ya 
final. Les exemples de relatifs d’appartenance formes sur des surnoms imamiens sont tres 
nombreux.* 


! C’est ainsi que je designe mon memoire sur les inscriptions arabes recueillies par cet explorateur en 1899, 
dans Beiträge zur Assyriologie, Vll, vos Oppenheim, Inschriften aus Syrien, Mesopotamien und Kleinasien, Arabische 
Inschriften, bearbeitet von Max van BERCHEM. 

° Sur les felins du pont de Baibars a Lydda, qui tiennent un petit mammifere sous leurs patles, voir ÜLERMONT- 
Ganseau, Recueil d’archeologie orientale, I, p.266 s. On en voit deux pareils sur une porte de Mossoul, le Bäb Sindjar, 
mais ils sont probablement de fabrique r&cente. 

’ Sur cetle ville et la forme de son ethnique, voir les sources citees dans le recueil D’ÖrPENHEIM, p. 74, n. 2. 

* Pour l’epigraphie notamment, voir dans CIA, I, nos 11, 13, 33, 39 a 41, 456, 457, ete. 


ABBASSIDES. 15 


Sur un bloc du parement, encastr& dans la troisieme assise au-dessous du centre de l’in- 
seription, sont sculptes un soleil A huit rayons, dans un medaillon, et de chaque cöte, un petit 
quadrupede: ä droite, un chien (?) courant dont l’une des pattes anterieures s’appuie au me- 


daillon; a gauche, une gazelle (?) a deux longues cornes, fuyant et retournant la töte vers 
le chien. 





Fig. 4. Inscription n® 3. 


3. Le meme. 297 H. — Sur la courtine de l’enceinte, & gauche (a l’ouest) de la porte 
de Mardin, face exterieure. Une longue ligne sculptee a mi-bauteur dans les pierres du pare- 
ment. Me&me type; memes caracteres (fig. 4). Inedite. 


2 mots) all Jb) Bor En al, zul LI a 09) Aal] 2) e lern 


[1 mot] & Je Ob Gl fi mot; 9 Je Snlell [2 mots] (2) MIN [1 mot) () eo) 
er) Ir = (9) la li st Mu de ale All Da oa All Je 


. inöles Inauss = u N] 


Voiei ce qu’a ordunne Dja’far, l’imäm al-Mugtadir billäh, l’emir des eroyants ..... . par les mains de... 
Abu 1-Hasan ‘Ali, fils de... Et la depense de ce travail a &t& confiee aux mains (?) de Yahyä, fils d’Ishaq, 
de Djardjaräya (2), et d’Alımad, fils de Djamil (2), d’Amid, en l’annde 297 (909—10). 


Bien que les caracteres soient fort petits sur la photographie, il serait possible de les lire 
& la loupe, si celle-ei etait parfaitement nette; mais l’appareil a bouge pendant la pose et ä 
part les noms et titres du calife, la date et quelques mots isoles, la lecture de ce texte est fort 
douteuse et ne repose que sur un rapprochement avec les autres inseriptions de Mugtadir. 


16 ENCEINTE, PORTES ET Tours. 


Porte de Kharput. — La porte de Kharput (fig. 5 et fig. Strz.), percee dans le front 
nord de l’enceinte, s’ouvre dans le mur de la courtine, que couronne un haut parapet crenele. 
Elle est flanquee de deux gros saillants arrondis, dont les ereneaux dominent legerement ceux 
de la courtine. Le cadre de la porte se compose de deux pieds-droits, ornes d’une corniche 
mouluree aux trois quarts de leur hauteur!, et d’un linteau droit, inscrit dans un arc en plein 
eintre qui retombe sur deux pilastres a chapiteaux decores d’oves et de feuilles d’acanthe (pl. IV). 
A droite et a gauche de ces derniers, un peu au-dessus du sol, deux niches sont ereusces dans le 
mur; chacune est flanquee de deux colonnettes A füt torse et a chapiteau grossierement sculpte, 
et couronnee par une coquille inscrite dans un arc en plein cintre. Deux autres niches sont 
creusces dans les parois laterales des deux saillants et se prolongent jusqu’au sol (pl. IH). 
Celle de gauche est decoree comme les niches frontales, mais elle n’a pas de coquille; celle 
de droite, qui n’a pas de colonnettes, est couronnee par une coquille sans are. 











Au-dessus des niches laterales regne un cordon en quart de rond, qui fait le tour des deux 
saillants. Plus haut sont percees des meurtrieres etroites et longues, pareilles ä celles de la 
porte de Mardin.? 

GARDEN, tom. eit., p. 154: „Externally, and on each side of the gateway, which is lower 
than that of the other entrances, is a small niche, and in the flanking towers two others; the 
latter are apparently for sentinels (?). In the walls on the right-hand tower are some inseriptions; 
amongst others a Greek one turned upside down, above which are two lions, very rudely exe- 
cuted, like those at Kharput castle. The left tower is decorated by two sculptured buffaloes, 
and an eagle, all of which are in a poor style of art.“® 


4. Le m&me. 297 H. — Au-dessus de l’arc de la porte, a l’exterieur, en P du plan 
(fig. 1). Quatre lignes sculpteces dans les pierres du parement. Me&me type; me&mes caracteres 


! Celte corniche, visible sur une ancienne photographie de ma collection (fig. Strz.), a disparu sur celles de 
MM. n’Orrpexheim (fig. 5) et pe Bevuie (pl. IV); je suppose qu’elle a et& ravalce recemment. 

® Pour l'interieur de la porte de Kharput, voir plus loin au no 12. 

® Ges eing animaux sont tous dans Ja niche du saillant droit; voir plus loin, p. 17 en bas. 


ÄBBASSIDES. 17 


(pl. IV). Quelques mots de ce texte ont et publies dans le recueil D’OrrExneim, n° 116. La 
photographie du general DE BeyLie me permet d’en donner iei une edition plus complete, mais 
non definitive. Les lacunes proviennent de l’eclairage defectueux et du faible relief des carac- 
teres; en outre, la partie droite de l’inscription est invisible sur Ja photographie. 


ligne illisible In“) (2) EN all zeäll UI] nn Allıas M)& ni leue. Ale (1) 


al FSRWIE) el Gr! u s* (SL Je (?) ale Azar.\ Ö,>3 l[environ 6 mots illisibles] (3) 


‚al ß) 5,219 (?) ner lH Inmui = AR 8% = x a=| [3 mots illisibles] (4) 


Voici ce qu’a ordonne le serviteur d’Alläh, Dja’far, l’imäm al-Mugtadir billäh, l’&mir des eroyants...... 
Et la depense de ce travail a te confice aux mains de Yalıya, fils d’Ishaq, et d’Ahmad, fils de Djamil, en 
l’annee 297 (909—10). La royaute et le pouvoir sont a Alläh; l’empire et la force appartiennent aA Alläh. 


Les trois derniers mots des lignes 3 et 4 forment une phrase ä part dont le debut, intercale 
dans la partie historique de ce texte, semble en interrompre le sens. Voici l’explication de cette 
apparente anomalie. L’inscription est gravee sur deux assises superposees de blocs; ceux de 
l’assise superieure portent chacun des fragments des lignes 1 et 2; ceux de l’assise inferieure, 
des fragments des lignes 3 et 4. Or, les six mots de la phrase dont je parle sont 
reunis sur le dernier bloc de l’assise inferieure a gauche. Cette disposition, qu’on a dejä 
rencontree dans les inscriptions precedentes, s’explique a merveille si l’on admet que ces textes 
ont ete sculptes avant la pose. En effet, dans un texte grav@ apres la pose, c’est-ä-dire sur un 
mur tout appareille, l’inscription court d’un bout ä l’autre de chaque ligne et passe d’un bloe 
au suivant sans que les joints trahissent aucune solution de continuite. Il arrive meme qu’un 
joint coupe une lettre en deux. Ici, au contraire, les joints sont mal raccord6s et la o le texte 
passe d’une pierre A la suivante, il est rare qu’un joint coupe une lettre ou m@me un mot. 


5. Le me&me. 297 H. — Dans la paroi laterale du saillant droit, au-dessus de la niche 
et sous le cordon en quart de rond. Une ligne sculptee dans les pierres du parement. M&me 
type; m&mes caracteres (pl. III). Publiee dans le recueil pD’Orrenneim, n® 118. 


. las raus 9 ei A all 5 null al all yäll ey] Kan 4 A een ale 
Voici ce qu’a ordonne Dja’far, l’imäm al-Mugtadir billäh, l’&mir des eroyants, qu’Alläh le rende puissant! 
L’annde 297 (909— 10). 


Sous l’inseription, la niche s’amortit en une coquille a sept eötes. Sous celle-ei, A l’in- 
terieur et sur les bords de la niche, sont seulptes deux felins, deux buflles ou chameaux ä une 
bosse et un oiseau, tous de m&me taille et dans ce style naif et grossier qui donne A ces 
animaux de l’&Epoque de Mugtadir une frappante analogie avec le bestiaire de nos eglises romanes 
primitives. Autour de la niche, trois blocs du parement sont sculptes de greeques et de tresses 
qui rappellent les meandres du style merovingien." Mais si les animaux, qui forment un tout 
decoratif avec la niche, sont probablement contemporains de l’inseription, les dessins sont de 
simples hors-d’euyre auxquels il serait imprudent d’assigner la m&me date, car ils peuvent 


! Entre deux de ces ornements, sculptes sur un seul bloe, ä droite de la niche, sont graves en creux, verticale- 
ment, en coufique simple ä petits caracteres, les mots 4u| y| a)! \ „iln'ya d’autre dieu qu’Alläh*. 


Amida, 


18 ENCEINTE, PORTES ET Tours. 


avoir ete seulptes auparavant, sur des blocs remployes dans ce mur ä l’epoque de Mugtadir, 
ou au contraire, ils peuvent avoir ete ajoutes plus tard. Je les croirais plutöt plus anciens, 
comme cette inscription grecque, gravee sur un bloc encastre A l’envers dans le parement, sous 
le debut du texte arabe. 


6. Le m&me. — Dans la paroi laterale du saillant gauche, au-dessus de la niche et sous 
le cordon en quart de rond. Une ligne sculptee dans les pierres du parement. M&me type; 
mömes caracteres (pl. III). Inedite. 


fl az BE) aan) Gr! cr s* (Jall) 2 & 3 mots martelös] | SL ge Ge 
2 s marteles] &\}: 
. [2 mots marteles] &U3 Je 


(Ce travail) a eu lieu par les mains de... le gouverneur (?), et de Yahyä, fils d’Ishaq, le gouverneur, 
et d’Ahımad, fils de Djamil, le prepose ä ce travail. 


Ce texte, qui fait pendant au precedent, en forme aussi Ja suite. Dans les trois espaces 
places entre crochets, les caracteres ont te marteles, car il y a des lacunes dans le texte et 
l’on distingue encore plusieurs lettres qui n’ont pas etc arasces exactement au niveau du champ. 
on s’attaquant A certains passages, le marteleur semble avoir obei a un motif determine. On 
connait deja Yahyä, qui est appell& iei "ümil, c’est-a-dire sans doute „gouverneur* d’Amid au nom 
du calife’, et Alımad, qui est designe comme al-wakil "ala dhälika, c’est-A-dire „le charge de 
ce travail“, sans doute sous la haute direction du premier. 


*. Le meme. 297 H. — A gauche de la niche et tout pres du sol sont encastres 
quatre blocs A, B, C, D, portant des fragments d’inscriptions; le premier est plac& au-dessus 
des trois autres. En A, une ligne, en B, C et D, deux lignes du m&me type, A mä&mes carac- 
teres (pl. Il et fig. Strz.). Le fragment B est reproduit ici (fig. 6) d’apres un dessin publie par 
H. ve Herr, atlas, pl. XLI; cf. le recueil D’OrPENHEIM, n° 120 et fig. 13. 


CN le ee ya 


. 

FOND 

I n'y a d’autre dien qu’Alläh. Voici ce qu’a ordonne Djafar, ’imam al-Mugtadir billäh, l’&mir des 
croyanls, l’annede (29)7, etc. 

(es fragments ne proviennent pas tous de la möme inscrip- 
| AL ZileäuN\bLi tion. En A, les lettres, bien qu’offrant le m&eme aspect cuneiforme, 
vuL sont plus grandes qu’en B, C et D, et ici, l’on constate une singuliere 
7 LAtIk Stakosk incoherence. Ainsi, le titre amir al-muminin est partage entre la 
ligne 2 du bloc B et la ligne 2 du bloc €, dont la ligne 1 forme 
une phrase a part. Mais il y a plus: sur le bloc D, le bismilläh 
est ecrit tout entier en caracteres retournes: le bloc n’a pas et ren- 





Fig. 6. Inscription no 7, fragment B 


verse de haut en bas, car les lettres ont bien la tete en haut, mais elles se lisent de gauche 
a droite, comme sur un cachet ou sur un coin monetaire. Ce fragment provient-il d’un moule 
destine ä reproduire une inseription dans du plätre? Cette hypothese, peu vraisemblable en elle- 


ı Ou peul-etre [El „le juge“. 
® *Arib, @d. pE GoEIE, p. 57, signale, sans le nommer, le “ämil d’Amid en 304, c’est-a-dire sept ans plus tard, 
peut-etre etait-ce encore Yalıyä. 


ÄBBASSIDES. 19 


meme, est contredite par le fait que les lettres sont ici en relief, comme dans toutes les in- 
scriptions du möme groupe; s’il s’agissait d’un moule, les caracteres seraient en creux. est 
plutöt un de ces exemples, nombreux dans l’epigraphie s@mitique, de ce que les Allemands 
appellent le Wappenstil.! 

Sur une pierre du pare- 
ment, encastree ä gauche 
au-dessus du bloc A, sont 
sculptes deux petits felins 
affrontes; sur deux blocs au- 
dessus du precedent, deux 
oiseaux affrontes picorant les 
fruits d’un arbre & feuilles 
maigres et allongees; sur 
deux blocs plus ä gauche, 
une main et un cheval (fig. 
Strz.). Ces animaux rappel- 
Jent, par leur style, ceux de 
la niche opposee et ceux de 
la porte de Mardin; ils sont 
peut-etre contemporains des 
inscriptions de Mugtadir. 
Sur d’autres blocs encastres 
autour de la niche sont 
sculptees une greceque agre- 
mentee d’etoiles et de roset- 
tes, des grappes de raisin, 
une ammonite et deux in- 
scriptions grecques placees 
le haut en bas (pl. III). 


Inseription eoranique. — 
Une photograpbie (fig. 7) 
faite par un photographe 
d’Amid, aujourd’hui decede, 
a ete remise au general DE 
BEyLiE par M. Güys, qui n’a 
pu donner aucune indication 
sur la provenance de l’in- 





Fig. 7. Inscription coranique. 


scription qu’elle represente. Sur quatre blocs de pierre, assembles artificiellement pour la pose, 
sont sceulptes en coufique simple des fragments d’un verset du Coran, II, 256 (verset du siege), 
sans aucune indication historique. Le bloe inferieur porte, au-dessus des caracteres, un ceurieux 
decor de cercles allonges, separes par des bätonnets, qui parait &tre un motif antique deforme, 
Le style des caracteres, analogue ä celui des inscriptions de Mugtadir, permet de les attribuer 


t Voir Linzearskr, Ephemeris, I, p. 113s. Ce savant me cite encore, ä ce sujet, les ouyrages suivants, que je 
n'ai pas sous la main: Curtıus, Gesammelte Abhandlungen, Il, p. 77s.; JorLes, dans Archeolog. Jahrbuch, 1904, p. 277 s. 
La paleographie arabe offre de nombreux exemples d'eeriture retournee, surtout aux basses epoques, dans les manuscrits, 
les tissus, sur les briques &maillees, ete.; elle a &t& signalee aussi dans la numismatique. Pour l’epigraphie proprement 
dite, voir SaRRE, Islamische Tongefüße, dans Jahrbuch der K. preuß. Kunstsammlungen, NXVI, tir. ä part, p. 10, 
fig. 12; recueil d’OrrexHeim, no 166, p. 127, n. 1, ete. Sur le röle magique de l’&eriture boustrophede chez les 
musulmans, voir DouttE, Magie et religion dans UAfrique du Nord, p. 151. 


3* 


20 ENCEINTE, PORTES ET Tours. 


a la ıneme &poque. Ce document pal&ographique est interessant, parce que les caracteres y sont 
plus grands et plus nets que sur les photographies des murailles. 


Les inseriptions de Mugtadir ont une grande valeur paleographique. On ne possedait A 
ce jour aucun face simil& de textes en coufique simple provenant de la Me&sopotamie. En com- 
parant ceux-ci A leurs contemporains d’Egypte et de Syrie, on y retrouve les m&mes caracteres 
generaux: une allure libre, un peu lächee, sans souci de style. Les caracteres d’Amid se distin- 
guent par leurs formes plus maigres et plus gauches et par l’extremite en triangle de leurs 
hampes et de leurs queues; ce dernier trait est commun A la plupart des inseriptions coufiques, 
mais nulle part, il n’est aussi accuse qu’a Amid. C'est a ces larges triangles, plutöt qu’aux 
superbes rinceaux des inseriptions merwanides publiees plus loin, que je suis tente d’attribuer 
l’origine de la legende, accreditee par quelques voyageurs modernes, d’inscriptions syriaques, 
perses ou cıumeiformes sculptees sur les murs d’Amid.' Aucun texte de ce genre n’y a et 
releve jusqu’iei, mais il n’est pas impossible que les lapieides arabes de Mugtadir aient eu sous 
les veux des caracteres ceuneiformes dont leur fantaisie siinspira pour le dessin de leurs lettres 
coufiques. N’a-t-on pas trouve des inscriptions cuneiformes tout pres d’Amid et les lapicides 
du Caire n’ont-ils pas seulpte au XV® siecle, dans les ecus de quelques &mirs Mamlouks, des 
armoiries qui ressemblent singulierement ä des hieroglyphes? 

Les inscriptions de Mugtadir ne sont pas moins importantes pour l’histoire. Ce sont les 
plus anciens, presque les seuls documents lapidaires connus des Abbassides et au point de vue 
diplomatique, il n’est pas sans interöt d’en etudier le protocole. Celui-ci comprend quatre ele- 
ments prineipaux: le nom propre du calife, son titre dimäm, son surnom en alläh ou surnom 
imamien?, enfin son titre amir al-mu minin. Ües quatre elöments figurent dans tous les textes 
de Mugtadir et dans l’ordre indique ci-dessus. L’inscription n° 1 est la seule oü le titre amir 
al-mu minin soit place en tete. L’inseription n° 4 renferme aussi un nouvel element, l’epithete 
“abd alläh «le serviteur d’Alläh». Cette epithete, qu'il ne faut pas confondre avec le nom propre 
“Abdalläh®, est tres frequente «dans le protocole omayyade; elle est plus rare chez les Abbas- 
sides.* En revanche, le titre d’imäm et le sumom imamien ne figurent pas dans les documents 
officiels des Omayyades, qui se contentent, le plus souvent, des trois elöments suivants: l’epithete 
“abd alläh, le nom propre et le titre amir al-mu’minin. Ce protocole resume l’esprit du califat 
omayyade, qui est un &mirat arabe, prepose par Alläh & Ja communaute musulmane.® Avec 
les Abbassides, cette conception secmitique fait place & lidee persane d’un pontificat, qui se 
reflöte dans le protocole des nouveaux califes, par l’abandon graduel de l’epithöte "abd alläah et 
l'adoption du titre dimäm et du surnom imamien.‘ 


ı Texıer, Description de’ Armenie, I, p. xxı: „Toutes les murailles de Diarbekir portent encore leurs ereneaux 
et leurs casemates; elles sont couvertes d’inseriptions en caracteres inconnus dans le pays. Ce n’est pas de l’armenien; 
je pense que ce sont des caracteres syriaques.“ De MorTkeE, Lettres sur l’Orient, trad. francaise, p. 219: „Les murs 
portent une foule d’inseriptions greeques et perses“. (Gumer, La Turguie d’Asie, Il, p. 453: „On pretend qu'il existe 
sur ces murailles des inseriptions en caracleres cuneiformes“. 

® Je l’appelle ainsi, parce que ce surnom n’est qu’une epithete du titre imdm; voir mes Titres califiens 
d’Occident, tir. A part. du Journal asiatique (cite plus loin JA), p. 19, n. 3. 

3 Voir mon Epigraphie musulmane d’Algerie, dans Rerue africaine, 1905, p. 183, n. 3. 

4 On la retrouve ailleurs dans le protocole de Mugtadir, notamment dans l’inseription en bordure d’une etoffle 
publiee par Kararacer, Papyrus Erzherzog Rainer, Führer durch die Ausstellung, p. 228, et sur une medaille d’or de 
la colleetion Zouboff ä Moscou. Sur la titulature a l’epoque de Mugtadir, voir aussi Hiläl, ed. Anmeproz, p. 1488. 

® Voir ces documents, surtout les inseriptions, qui sont plus completes, sous ce rapport, que les monnaies 
et les chroniques. 

° L’epilhete rappelle les vieux noms semitiques en “abd; quant au titre, il ne parait pas avoir eu, a l’origine, 
de couleur speeifiquement religieuse. Sur l’origine des titres calıfiens, voir mes Titres califiens d’Occident, passim. 

? Cf. Gorpziner, Muhammedanische Studien, II, p.53. Les Fatimides, imbus aussi d’idees persanes, portent le 
titre d’imäm et un surnom imamien, avec le titre “abd alläh wa-waliyyuhu; voir COLA, I, index ä ces titres. 


ÄBBASSIDES. 1 


En ce qui eoncerne l’'histoire generale, les inscriptions de Mugtadir se rattachent a une 
tentative d’independance du gouverneur d’Amid. Vers le milieu du III® siecle de l’hegire, le 
Diyar-Bekr appartenait a l’une de ces familles indigenes, alors si nombreuses dans l’empire des 
califes, dont les chefs, par leur situation politique, @taient a mi-chemin entre les simples gou- 
verneurs de la premiere epoque et les dynastes presque independants des siecles suivants. Depuis 
l’annde 284, le chef de cette famille &tait un certain Muhammad ibn Ahmad ibn ‘Isa ibn al- 
Shaikh, dont le pere et le grand-pere avaient gouverne Amid avant lui. Muhammad s’etant 
revolte contre le calife Mu’tadid, celui-ci marcha eontre Amid ä la fin de l’annde 285, assiegea 
la ville et battit ses murs en bröche en rabi’ II 286 (avril-mai 599). Le mois suivant, Muhammad 
demanda l’amän, que le calife Jui accorda, en y ajoutant des presents, en signe d’amnistie. 
Toutefois, par prudence, il detruisit les murs de la ville! Voila sans doute pourquoi Mugtadir, 
le fils et second successeur de Mu’tadid, fit faire & l’enceinte d’Amid, onze ans plus tard, les 
importantes reparations dont t@moigne l’epigraphie. 

Quand les auteurs arabes disent que les hommes ou les elements ont detrwit un edifice, 
il ne faut pas les prendre toujours ä la lettre. J’ai signal&e plusieurs exemples de ces exage- 
rations, communes & toutes les sources historiques.” Il faut entendre ici que loin de raser une 
enceinte aussi considörable et aussi precieuse, Mu’tadid se borna sans doute a la decouronner, 
peut-etre & demanteler les ouvrages masses autour des portes, olı semblent se concentrer les 
restaurations de Mugtadir. On ne pourra fixer l’importance et l’etendue de ces refections qu’en 
explorant l’enceinte sur tout son parcours. Autant qu’on peut en juger par les documents que 
jai sous les yeux, les portes de Mardin® et de Kharput, peut-ötre une partie de la porte d’Alept, 
sont l’euyre de Mugtadir, sinon dans leur plan primitif, qui remonte sans doute a l’antiquite, 
du moins dans leur &levation generale actuelle. Pour m’en tenir a la porte de Kharput, la 
seule dont les photographies donnent un apergu suffisant, le plan general parait antique, mais 
c’est a Mugtadir que je crois pouvoir attribuer l’appareil actuel de la courtine et des deux 
saillants. Je suis tente de lui attribuer aussi les details qui entourent ses inscriptions, tels que 
le profil et la decoration de la porte et des niches, les cordons, les meurtrieres et les motifs 
iconographiques, en reservant les parties hautes et le crenelage, qui peuvent ötre d’une epoque 
plus recente. 

La comparaison suivante fera mieux comprendre sur quels faits reposent ces conclusions 
generales. L’enceinte du Caire a conserve trois superbes portes fatimides, qui furent bäties, 
vers l’annde 1090, par trois ingenieurs originaires d’Edesse.° Malgre la distance qui separe, 
dans le temps et dans l’espace, les portes d’Amid de celles du Caire, l’origine mesopotamienne 
des ingenieurs fatimides et la continuite des traditions dans l’architeeture militaire de l’Orient 
avant les croisades autorisent ce rapprochement. Or, en comparant la porte de Kharput avec 
les portes du Caire, on sera frapp& de certaines dissemblances et de certaines analogies. 

Les premieres sont tout d’abord dans le style du decor, par quoi les portes du Caire sont 
bien superieures ä celle d’Amid. Celles-la sont des ereations d’un seul jet, de vrais morceaux 
d’architeeture, empreints d'une mäle elögance. Üelle-ci trahit non seulement un style plus 
grossier, qu'il est permis d’attribuer ä son origine plus ancienne, puisque pres de deux siöcles 


! Voir Tabari, ed. pe Goes, Ill, p. 1942, 1992, 2185 a 2188; Ibn al-Athir, VII, p. 321s., 339 s.; Ibn Shaddäd, 
ms. cite, fos 43 vo et 49 r0; Abu I-fidä’, ed. Constantinople, II, p. 61; Ibn Khaldün, ed. Boulaq, II, p. 349; Quartke- 
MERE, dans Rashid al-din, p. 331, n. 127; Rırrer, Erdkunde, XI, p. 35; cf. Ibn al-Fagih, ed. ve GoesIE, p.53. Sur la 
famille de “Isä, voir Hiläl, p. 146. 

® Voir mes Notes sur les croisades, tir. a part du JA, p. 40. 

* A l’exception du cadre de la porte; voir plus haut, p. 13, et plus loin, au no 27. 
Sauf les refections ortokides; voir plus loin, au no 27, 

5 Voir Maqrizi, Khitat, I, p. 381, 1. 5, et mes Notes d’arch£ologie arabe, | 


4 


‚tir. a part du JA, p. 45; cf. CIA, 
I, nos 33, 36 et 37; Comite de conservation des monuments de lart arabe, fase. XIV, appendice, p. x. 


22 ENCEINTE, PORTES ET Tours. 


separent l’Abbasside Mugtadir du Fatimide Mustansir, mais encore un manque d’unite qu’on 
peut expliquer par les retouches nombreuses qu’elle a subies. En revanche, il est une autre 
difference qui me parait plus importante au point de vue auquel je me place iei: par son plan 
general, par le profil des saillants et leur &ecartement plus considerable, la porte de Kharput ne 
ressemble guere aux portes du Caire, dont les saillants, plus ötroits et serres contre l’entree, 
font pour ainsi dire corps avec elle. Le plan de la premiere, au contraire, offre des analogies 
avec celui de quelques portes de l’Epoque romaine ou byzantine, par exemple, avec celui du 
@Qasr al-Sham‘, pour rester au Üaire. 

Les analogies entre Amid et le Caire sont dans l’elevation de la courtine, perede d’un 
passage voüte que protege un etage superieur de defense!; dans le choix des materiaux, qui 
sont en belle pierre de taille, alors que l’appareil romano-byzantin mele volontiers la brique A 
la pierre, comme au Qasr al-Sham’ encore; enfin, dans certains details d’appareillage, tels que 
ces petits arcs au sommet des meurtrieres, qui sont creus6s dans un seul bloc de pierre.? 

Ces comparaisons tendent a prouver qu’ä la porte de Kharput et peut-etre aux autres 
portes de l’enceinte d’Amid, le plan general, les fondations et les materiaux remployes sont 
probablement d’origine antique, tandis que l’elevation generale, appareil et decor, peut &tre at- 
tribudce a Mugtadir. Cette conelusion, qui sapplique en general A toute l’enceinte, est conforme 
aux lois de l’archeologie militaire. Les grandes enceintes subissent des transformations succes- 
sives, commandees par les mouvements de la cite qu’elles protegent et par les progres de la 
fortifieation militaire. Il est rare qu’on les construise d’un seul jet; il est plus rare encore 
qu'on les rase au niveau du sol pour les rebätir sur un plan tout different, 


MERWANIDES. 


Environ un demi-siecle apres les travaux de Mugtadir, trois geographes arabes, parlant 
d’Amid, vantent la force et la puissance de son enceinte, „construite en pierre noire volcanique 
d’une grande resistance*.” Mugaddasi y compte eing portes, les quatre principales, d&ja con- 
nues’, et une poterne, qu'on utilise en temps de guerre.? 

Uest encore l’enceinte restaurde par Mugtadir qui soutint plusieurs attaques des Byzantins 
jusqu’en 362 (972—73), puis, lannde suivante, un assaut dirig& par l’empereur Zimisces.® Ües 
divers sieges, sur lesquels les auteurs donnent des renseignements assez vagues et contradie- 
toires, n’eurent pas d’effet durable, car Amid resta aux Hamdanides, qui la possedaient alors.? 
Peu apres, elle tomba aux mains des Bouyides®, puis, vers 373 (983—84), au pouvoir d’un chef 
kurde nomm« Bädh, dont les deux neveux, les fils de Marwän, fondörent en 380, ä la mort de 


' A la porte de Kharput, ces defenses ne sont guere visibles que sur la face interienre; voir plus loin, au no 12. 

® Au Caire, Ja courtine a l’ouest du Bäb al-nasr possede, ä l’interieur, des fenetres dont les arcs offrent ce 
dispositif; pour Amid, voir pl. II et fig. 5. 

° Voir Istakhri, Ibn Haugal et Mugaddasi, dans Bibl. geogr. arab., ed. pr GoEıE, 1, p. 75; IL, p. 150; II, p. 140; 
cf. Le Strange, The lands of the Eastern caliphate, p. 108. 

* Il leur donne les memes noms que Wägidi; voir plus haut, p.7 et 13. La redaction de Wägidi etant 
attribuee a l’epoque des eroisades, il se peut que le texte de Mugaddasi soit plus ancien. Quoi qu’il en soit, ces 
portes recurent probablement leurs noms arabes des la conquete musulmane; cf. plus loin, p. 27, 

° Sur les poternes de l’enceinte, voir plus haut, p. 7, et plus loin, au no 26, 

° Voir Yahyä, ed. Rosen, p. 183 s.; Mattbieu d’Edesse, trad. Duravrırr, p. 12 A 16, et dans Hist. arm. des 
Crois. 1, p.7 a 12; Ibn al-Alhir, VIO, p. 158, 423, 461 et passim; Ibn Shaddäd, ms. eite, fo 50r0; Abu I-faradj, trad, 
Bruns, p. 206; ed. SarHanı, p. 295; Ibn Khaldün, IV, p. 242, 246 s., et les autres sources eitees par WEır, Geschichte 
der Chalifen, Il, p. 19 s., et SCHLUMBERGER, L'Epopee byzantine, 1, p. 228s., 255 8. 

” Depuis 323 (935), d’apres Ibn Zäfir, Gotha, Pertsch 1555, fo SI ro, dans Rosen, Extraits de la chronique de 
Yahya (en russe), p. 102; des 322, suivant Ibn Shaddäd, fo 49 vo, 

° Vers Tanne 368, d’apres Ibn al-Athir, VIII, p. 511; Ibn Shaddäd, fo 51 vo, 


MERWANIDES. 93 


leur oncle, la dynastie des Merwanides. L’histoire de ces princes, qui gouvernerent le Diyar- 
Bekr, avec Mifargin pour capitale, sous la suzerainet€ des Abbassides, puis des Seldjoukides, 
est suffisamment eonnue pour que je me borne a renvoyer aux sources principales, quitte A 
revenir sur certains details aA propos des inscriptions qu’on va lire.! 





Fig. 8. Inseription n® 8, avec meurtriere superieure. 


$. Emir Ahmad. 426 H. — Sur la face anterieure d’un saillant carre situ dans le front 
est de l’enceinte?; sur des pierres blanches encastrees dans le parement. Deux longues lignes 
en coufique fleuri, d’un style admirable, mais encore sobre; grands caracteres (fig. 8 et 9). Inedite. 


JA 5 al a N Ze N nie lesen 


sges sb elaly aa al DEI ol a NN. 


SR nr 2 EEE: rn - > 
< Asp) SE an SW &) LI Le du 
Voici ce qu’a ordonne de faire l’emir, le seigreur tres majestueux, l’assiste (d’Alläh), le vainqueur, “Izz 
al-isläm, Sa’d al-din, Nasr al-daula, le pilier de la religion, la gloire de la nation, la noblesse des &mirs, Abü 
Nasr Ahmad, fils de Marwän, qu’Alläh prolonge son existence et fasse durer sa royaute! Aux mois de l’annee 
426 (1034—35), etc. 


! Voir les sources eitees par moi dans Lenmans-Havpt, Materialien zur älteren Geschichte Armeniens und 
Mesopotamiens, dans Abhandl. der K. Ges. der Wiss. zu Göttingen, phil.-hist. Klasse, neue Folge, IX, Arab. Inschriften, 
p- #s.; cf. Ibn Shaddäd, fo 52 vo. La prineipale est Ibn al-Azraq, dont M. Aueproz a publie d’importants extraits 
dans JRAS, 1903, p. 123 s. En outre, je dois a son obligeance des extraits inedits du m&äme auteur sur Amid ä 
l’epoque des Inalides et des Ayyoubides; voir plus loin, aux chapitres de ces deux dynasties. 

2 Je n’ai pu determiner l’emplacement precis de cette inscription ni des nos 10, 11, 14, 16, 17, 25, 26, 33 et 34. 

® Coran, III, 167, fin. 


24 ENCEINTE, PORTES ET Tours. 


Le coufique fleuri est ce caractere angulaire dont les lettres ont des hampes et des queues 
epanouies en rinceaux. Le plus ancien exemple connu de ce type est une epitaphe du musede 
de Tashkent, datee de 230 H.! Il parait en Tunisie vers 340, sous les Fatimides, qui l'intro- 
duisent en Egypte et en Syrie.? Au V® siöcle de l’'hegire, il est repandu dans tout le monde 





Fig. 9. Inscription n® 8, avee meurtriere inferieure. 


musulman, de l’Espagne jusqu’a Java, ob l’on a retrouv& recemment une £pitaphe musulmane 
gravce en coufigue fleuri, en 475 ou 495.” Dans Amid, toutes les inscriptions merwanides et 
seldjoukides sont tracdes en un admirable coufique fleuri. Dejä tres stylise dans l'inseription n® 8, 
ce caractere devient de plus en plus riche, pour faire brusquement place ä l’arrondi vers 575.* Sous 
ce rapport, aucune ville, pas meme le Caire avec ses superbes inscriptions fatimides, ne peut 
etre comparce ä la capitale du Diyar-Bekr. L’echelle tres reduite des photographies ne donne 
qu’une faible idee de la magnificence de cette “pigraphie vraiment royale, peut etre la plus 
belle du monde, mine inepuisable pour l’ötude du decor. Esperons qu’il en sera fait & temps 
des releves a grande echelle et que le gouvernement ottoman saura recueillir, dans un musde 
local, les debris de ces monuments dont les jours sont comptes. 

Abü Nasr Ahmad ibn Marwän succeda A son fröre Said en 401.° A son avenement, il 
recut du calife le titre Nasr al-daula, qui figure ici et dans les inseriptions suivantes.® Il se 
peut que l’on trouve encore des textes merwanides plus anciens que celui ci, car le predecesseur 
d’Ahmad ä Amid en fit deja reparer l’enceinte. Ce personnage etait, non pas Said, mais un 
certain Yüsuf ibn Damna, qui s’etait empare d’Amid en 386, apres avoir assassine le premier 
Merwanide, Ilasan ibn Marwän, le frere de Said et d’Alımad. Il garda cette ville durant tout 
le regne de Said a Mifargin et une partie du regne d’Ahmad, qui ne la lui reprit qu’en 415.7 


! Voir Hanımann, dans Oriental. Litt.--Zeitung, 1906, p. 28s., 70 s., 1178. Cette date parait deeidement trop 
reeulee; comme elle marque la mort du defunt, l’inseription n’a ete gravee sans doute que plus tard. 

? Voir les sourees eitees dans mon Epigraphie musulmane d’Algerie, 1905, p. 185 s., et L’art musulman aut 
musce de Tlemeen, tir. A part du Jowrnal des Savants, p. 10>. 

* J’en dois Ja communication a M. Snover Hurgronse, qui la publiera bientöt. 

* Voir plus loin le no 26. 

° Voir les sources eitees dans Lenmann-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, p. 4, n.3 et 6, n. 1. 

° Voir Ibn al-Azrag, dans Ameoroz, p. 131; Ibn al-Athir, X, p. 11: Ibn Khaldün, IV, p. 319 (Nasr au lieu de Nasir); 
ef. Sharaf al-din, ed. Versammsor, I, p. 19; trad. Cmarmov, Ib, p. 35, 356; Näsiri Khusrau, trad. Scherer, p. 21, n. 2. 

° Voir Ibn al-Athir, IX, p. 51; Ibn al-Azrag, dans Anmeproz, p. 126 a 132 (p. 127, pour les travaux de Yüsuf a 
l’enceinte d’Amid; p. 132, pour la reprise d’Amid par Ahmad); Ibn Shaddäd, fos 43 vo, 5310, 57 ro. L’enceinte de 
Mifargin a fourni deux inscriptions plus anciennes; voir Lenwann-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, nos 2 et 3. 


1 


MERWANIDES. 2: 


9. Le meme. 42% H. — Sur la grosse tour F du plan (fig. 1), vers le sommet du mur 
qui la ferme & la gorge, du cöte de la ville; sur des pierres blanches encastrees dans le pare- 
ment. Dans un cadre & biseau, deux longues lignes incompletes A droite, oü plusieurs blocs 
ont disparu. Meme type; m&mes caracteres (fig. 10). Inedite. 











Fig. 10. Inseription no 9, 


Era eine De) SE ya! Ina EN ll PAN\ () N gs Alam ” Veh Ass] (1) 
fl mot (?) die 3965 Polo cr arlza sl NM SEEN A 5 A 
de u Aaeb ll zalb al al u Je lb Sn Ab ae 


Voiei ce qu’a ordonne de faire notre maitre l’&mir, le seigneur tres majestueux, l’assiste, Je vainqueur, 
Izz al-isläm, Sa’d al-din, Nasr al-daula, le pilier de la religion, la gloire de la nation, la noblesse des &mirs, 
Abu Nasr Ahmad, fils de Marwän. Aux mois de l’annee 42x. Et ce travail a eu lieu par les mains de son 
gouverneur Abü Tähir al-Ala’, fils de... fils de Sahl. 


Les parties detruites, places ieji entre crochets, peuvent &tre restituees avec une grande 
vraisemblance; voici comment. Dans la partie conservöe de la ligne 1, le texte est identique 
ä la partie correspondante du n° 8. Il est done permis de restituer, dans la premiere lacune, 
les huit premiers mots du n° 8. J’ai porte ce chiffre ä neuf, en ajoutant le titre mauländ, qui 
ne figure pas dans le n° 8, mais bien dans les n® 10 & 13. La lacune de la ligne 2 compre- 
nant environ trois mots de plus que celle de la ligne 1, c’est environ douze mots qu'il faut 
retablir au debut de la ligne 2. Or, en intercalant iei la partie correspondante du n° 8, on 
arrive au total exact de douze mots, ä condition de supprimer l’eulogie du n® 8.1 Il ne reste 
qu'une inconnue: dans la date, le chiffre des unites, qui correspond ä l’une des annees com- 
prises entre 420 et 429. 


! La longueur absolue des lacunes ne pouvant &tre determinee sur la photographie, il est permis de retablir 
les cing mots de cette eulogie, mais ä condition d’en restituer autant ä la ligne 1, par exemple les mots wa-bind’ihi 
wal-infägi "alaihi min mälihi des nos 10 et 11. Alors, les deux lacunes comprendraient 14 et 17 mots, la 
difference restant egale ä trois mots. 

Amida, A 


26 ENCEINTE, PORTES ET Tours. 


Le personnage charge des travaux, designe comme 'dmil, etait sans doute le gouverneur! 
d’Amid pour Ahımad, qui residait, on le sait, a Mifargin. Son nom n’a pas encore ete retrouve 
dans les chronicdues.” 

La tour F, l’une des plus grandes et des plus belles de l’enceinte, avec une saillie tres forte 
sur la courtine, offre, dans sa construction, des details du plus haut interet (fig. Strz.). Sans vouloir 
en aborder ici l’&tude, je me borne ä rappeler que l’attribution de la tour entiere au debut du 
XI" sieele n’est nullement certaine, car le texte d’Alhhmad peut se rapporter A une restauration. 
On sait quen &pigraphie, les termes de construction et de refection d’edifices sont fort 
ambigus.” Pour se faire une opinion sur ce point, il faut interroger le monument lui-m&me. 
Or, la plupart des inscriptions merwanides de l’enceinte d’Amid sont sculptees sur des 
pierres blanches, encastrees au milieu des pierres noires de l’appareil environnant, et cet 
appareil est souvent irregulier autour des inscriptions; ces details semblent bien trahir de simples 
refecetions. Ainsi, dans le mur qui ferme la tour F a la gorge et qui porte l'insceription n° 9, 
on discerne, autour de celle-ci, au moins deux appareils differents et des traces de reprises. 
J'aurai l’occasion de repeter cette observation sur les autres tours merwanides et d’en tirer quel- 
ques conclusions sur la part de l’antiquite et celle du moyen äge dans l’enceinte actuelle.* 


10. Le meme. 437 H. — Sur la face anterieure d’un grand saillant carr& du front est de 
l’enceinte, dans le voisinage de la porte Neuve; sur des pierres blanches encastrees dans le 
parement. Deux longues lignes couvrant tout le front du saillant. M&me type; memes carac- 
teres, d’un style plus riche et admirablement conserves (pl. IV). Publiee par l’auteur sur un dessin 
de NIEBunR.” 


N N Eur) bs all le 2) al A als la NIa EHNE) Ale \ le ... Als (l) 
2 2a - E : Saale 2 cl 2 


r® >) aP> pr as Y) Am äl Sa Asa re cr Aa AN) . Br» >, ee) 


Kl 19 \e:lä all Ib! es u (sie) y| As) An za Js 3 & ob cn ar) 
Alam! Inäbs a. FR SAN Ke| 8, de &r „= es Q) all Sb de el G5> 
” ?) In o Be ll 


Voici ce qwa ordonne de faire, de bätir et de payer sur sa fortune, desirant Ja recompense d’Alläh et 
recherchant sa misericorde, notre maitre l’emir, le seigneur tres majestueux, le vainqueur, “Izz al-ıslam, Sa’d 
al-din, Nasr al-daula, le pilier de la religion, la gloire de la nation, la noblesse des emirs, Abü Nasr Alımad, 
fils de Marwän, sous le gouvernement de son fils l’emir Sa’d al-daula Abü l-Hasan Muhammad, qu’Alläh pro- 
longe leur existence et soutienne® leur royaute! Et ce travail a eu lieu par les mains du juge Abü Ali al- 
Hasan, fils de “Ali, fils d’Alımad, d’Amid, l’annce 437 (1045—46). Et lingenieur en est Nasir, fils de Saba (2). 


ı Gf. plus haut, p. 18, et plus loin, p. 27, n. 2. 


? Le nom de son pere est eerit Ace" ou Le peut-etre Aela ou Llela. Les diverses lecons fonrnies par 
ces combinaisons et les points diacritigues ne semblent repondre a aueun nom arabe connu. est peut-tre un nom 
kurde ou persan, tel que JE” „papier“ ou &lels”,joie*. 

' Voir CIA, I, p. 99 et passim. 

* Voir plus loin, p. 27 s.; ef. plus haut, p. 21. 


5 Voir Voyage en Arabie, I, p. 326 et pl. NLIX, B; Lenmans-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, p. 7 et pl. XI. 


6 Je prefere A| „qwil soutienne* a As „qu’il eternise*: cf. Lemmans-Havpt, op. eit., p. 7,.n.9. 


MERWANIDES. 97 


Ce texte, parfaitement lisible sur la photographie, concorde mot pour mot avec le dessin 
de Nırrunr!; il s’agit donc, evidemment, de Ja m&me inscription. L’emir Sa’d al-daula Mu- 
hammad, qui n’a pas encore ete signale dans les chroniques, est associe ici A son p£ere, soit A 
titre de gouverneur d’Amid, soit en qualite de surveillant general des travaux?, confies de fait 
au juge d’Amid. L’inseription se termine par le nom de lingenieur, preeede des mots wal-bannd’ 
qu’on retrouvera plus loin?; le nom de son pere reste douteux." 

Ahmad a-t-il entierement bäti ce saillant, ou bien s’est-il borne A le restaurer? Sur la 
face anterieure qui porte l’inscription, la photographie montre trois appareils distinets: une zone 
en grand appareil, ä la base; une zone en moyen appareil, avec de faibles bossages, dans la 
region olı se trouve linscription; une zone superieure a parements lisses, ä partir de la meur- 
triere percee au-dessus de linscription. On peut supposer que la tour a te refaite par Alımad 
a partiv de Ja seconde zone, avec laquelle linscription parait @tre bien lice. La zone inferieure 
serait alors plus ancienne et la zone superieure aurait &te restaurde plus tard encore. 


’ 


L’annee suivante, en 438 (1046), le voyageur persan Näsiri Khusrau, en route pour la 
\Mecque, traversait les Etats du Merwanide, auquel, ditil, on donne dans la priere publique les 
noms et titres al-amir al-azam izz al-isläm sa’d al-din nasr al-daula wa-sharaf al-milla Abü Nasır 
Ahmad. Ce protocole est exactement celui des inscriptions d’Ahmad.’ A Amid, Näsiri admire 
l’enceinte, construite en gros blocs d’une pierre noire, assembles ä joints vifs, d’une hauteur et 
d’une epaisseur inusitees, flanquee de tours au front &tendu, cereneldes et munies a la gorge 
d’escaliers pour le service de la plate-forme et du chemin de ronde de la courtine. Puis il signale 
ses quatre portes, placdes dans la direction des quatre points cardinaua": & lest, la porte du Tigre 
(porte Neuve); au nord, la porte d’Armenie (porte de Kharput); a l’ouest, la porte de Rum (porte 
d’Alep); au sud, la porte de la Colline (porte de Mardin).” Il observe encore une enceinte ex- 
terieure, construite en m&me appareil, crenelde et munie d’un chemin de ronde, possedant des 
portes correspondant ä celles de l’enceinte principale, egalement en fer. Il s’agit de cet avant- 
mur, defendant la contrescarpe du fosse, dont il reste encore des traces aujourd’'hui.° 

La valeur de cette description remarquablement exacte est rehaussee par des mesures en 
gez persans, quil me parait inutile de convertir en metres, faute de releves cotes de la muraille 
actuelle, pouvant servir de points de comparaison. Näsiri ajoute que le gouverneur militaire 
(amir) et eivil (häkim) d’Amid est le fils de l’emir Ahmad. Bien qu’il ne le nomme pas, il 
s’agit evidemment de ce Muhammad qui figure, A ce titre sans doute, dans l’inscription n° 10. 
Enfin l’auteur resume son impression par ces mots, ä coup sür significatifs dans la bouche d’un 
homme qui a parcouru la moitie du monde musulman, alors a l’apogee de sa culture: „En 
Arabie, en Perse, en Turkestan, en Inde, j’ai vu un grand nombre de villes et de forteresses, 
mais nulle part je n’en ai trouve une qui püt &tre comparce a Amid“.’ 

! Ce dessin est divise en quatre lignes au lieu de deux et il ne rend pas tres exactement les proportions et 
la beaute des caracteres. A part ces defauts, imputables peut-etre au graveur, les trois dessins de Nıepunr (voir les 
nos II et 14) sont a peu pres irreprochables. 

® Suivant qu’on interprete le terme wwiläya comme l’equivalent d'un titre wäli „gouverneur“, ou bien dans le 
sens plus general de „direction, surveillance*; voir les sources citees dans le recueil n’OrPENHEIN, p. 40, n. 1, 46, 
n. #, et plus loin, le commentaire des n® 16 a 22. 

3 Voir les nos 11, 13, 15, 16, 17, 21 et 2. 

* On voit «uatre petites dents a peu pres verticales, suivies d'un af ou d’un /äm final. M. Harrmaxn me 
suggere le vieux nom arabe \L,, qu’on peut adopter ä defaut d’une lecon plus satisfaisante. 

5 A part deux variantes, au debut et ä la fin des titres. 


© Ce detail important et parfaitement exact trahit l’origine antique de l’enceinte; voir plus haut, p. 7. 
’ Sur ces noms, voir plus haut, p. 7, 13 et 22; le seul nouveau est celui de la porte d’Armenie. 
° Voir plus haut, p. S en haut. 
° Voir Näsiri Khusrau, &d. SCHEFER, p. 8; trad., p. 268.; cf. DERENBOURG, Vie d’Ousäma, p. 320; Le STRANGE, 
The lands of the Eastern caliphate, p. 109, 
4*r 


[8 


ExcEInTtE, PORTES Er Tours. 


11. Le meme, 444H. — Sur la face anterieure d’un saillant carre situe vers l’angle sud- 
est de l’enceinte, pres de I du plan (fig. 1); sur des pierres encastrees dans le parement. Deux 
longues lignes du m@me type; memes caracteres (fig. 11 et 12). Publiee par l’auteur sur un 
dessin de Nıssunr.! 


AI) = ygaill JeN) Non er N al 2 ale Slwyl;s eu Alan = ie “.% Alan (1) 


o.ä al ei Ola ee (2) N a es N Ars all Er FERN pen KR 
a) ie ga ar ec et Jeol zülia Je cl 5 alblu elals 


AL ca El Man) On 


Voiei ce qu’a ordonne de faire, de bälir et de payer sur sa fortune notre maitre l’&mir, le seigneur tres 
majestueux, le vainqueur, “lzz al-islam, Sa’d al-din, Nası al-daula, le pilier de la religion, la gloire de la nation, 
la noblesse des &mirs, Abü Nasr Alımad, fils de Marwän, qu’Alläh prolonge son existence et fasse durer sa 
royautc! Et ce travail a eu lieu par les mains du juge Abu "Ali al-Hasan, fils de “Ali, fils d’Ahmad, d’Amid, 
en V’anndce 444 (1052—53). Et Vingenieur en est Nasir, fils de Saba (). 





Fig. 11. Inscription n® 11, partie droite, 


Ce texte est identique A celui de Nrzsunr®; il s’agit done de la m&me inseription. Le juge 
charge des travaux et l’ingenieur de la tour sont les memes qu’au n® 10. Il est vrai que le 
nom de lingenieur est invisible sur les photographies; mais le dessin de Nırsunr, bien qu’un 


! Voir Nıesung, Zoe. eit. et pl. XLIX, A; Lenmans-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, p. 6 et pl. XI. Une copie de la 
premiere partie de ce texte a te faite par Texıer, qui l’a donnee, avec «d’autres notes et dessins provenant d’Amid, 
a la bibliotheque du R. Institute of British architeets, a Londres; j'en dois un calque a l’obligeance de M. R. Phenxe 
Spiens. Je nm’al pu la determiner qwavec peine et elle n’a plus de valeur a cöte des photographies du general 
pe Beyuie. Les dessins architeeturaux de Texıer sont publies plus loin par M. StrzyGowskt, 


® Et non &ll>, comme j’ai lu dans Lenmass-Haurt, d’apres Nieeunn. 


> A part les reserves faites plus haut, p. 27, n. 1. 


MERWANIDES. 29 


peu confus ici, permet d’affirmer qu’il s’agit de ce m&me Nasir, dont le nom paternel reste 
douteux. 

Au-dessous de linseription s’ouvrent deux meurtrieres etroites et allongees, aupres desquelles 
on voit deux niches, creusees dans deux blocs monolithes encastres dans le parement, qui est 
ici en tres grand appareil (fig. 12 et fig. Strz.). Chaque niche est cantonnee de deux colonnettes 
a chapiteau, et couronnee par une co- 
quille & eing cötes, inserite dans un 
petit are en plein entre. Chacun des 
quatre &coingons est orne d’un oiseau 
semblable a ceux qu’on voit a gauche 
de la porte de Kharput!, autant qu'on 
peut en juger sur les photographies. 
Sous la niche de gauche sont sculptes 
en coufique simple quelques mots dont 
la lecture a resiste a tous mes efforts.” 

A quelle epoque remontent ces 
sculptures? Le style des niches et de 
linseription et la forme des meurtrieres 
rappellent les travaux de Mugtadir ä la 
porte de Kharput. On peut croire Fig. 12, Inseription n° 11, partie gauche. 
que l’inseription d’Ahmad marque A& 
peu pres le niveau de la reparation faite a la tour, sous son regne, et que la partie inferieure, 
en plus grand appareil, avec les niches, trahit une reprise plus ancienne de Mugtadir, sur la 
base antique. 





/ 





. 12. Le m&me. — A linterieur de la porte de Kharput, en 
R du plan (fig. 1), sur le mur de la courtine. des deux cötes et 
au-dessus du passage de la porte. Long bandeau ä mi-hauteur de 
la muraille, suivant les angles de la courtine avec les contreforts 
du passage, en ABCDEF du plan (fig. 13).° Le texte suivant 
est reconstitue sur deux photographies, l’une montrant A B et 
lautre, C D. Une ligne du m@me type; memes caracteres (pl. V 
et fig. 14). Inedite. Fig. 13. Plan de la porte de Kharput. 
5 ls Ju all JO 


EN an AN Segel aD) Su N PLN ZNO Wy als all Je a (B) 


Fr al (GN; als] Alam Es le \\s realer (A) 


. [la fin n'est pas visible] «| “y] 5,3 Ay Ares all E$ dsl 


Voici ce qu’a librement entrepris de faire, de bätir et de payer, pour gagner la faveur d’Alläh et de 
son prophete Muhammad . . . notre maitre l’&mir, Je seigneur tres majestueux, l’assiste, Je vainqueur, “Izz 
al-islam, Sa’d al-din, Nasr al-daula, le pilier de la religion, la gloire de la nation, la noblesse des @mirs.... 


! Voir plus haut, p. 19 en haut. 

* Ce petit texte ne parait renfermer qu’une invocation a Alläh. Voici comment H. ve Herr, II, p. 445, deerit 
cette tour: „La cinquieme tour (a partir de la porte de Mardin), de 16 m SO de largeur, est angulaire et possede 
deux lignes de caracteres coufiques, avec deux petites niches A sa base*. 

® Ce croquis, dresse sommairement sur les photographies, n’a d’autre but que d’indiquer la disposition generale 
de la porte et l’emplacement des inseriptions. 

* On attendrait ici «Je, comme dans les inscriptions preeedentes, mais l’alif semble distinct. 


30 ENtEINTE, PORTES Er Tours. 


La reconstitution du texte offre quelque difticult‘, parce que l’angle B Ü n’est visible sur 
aucune des photographies. Un examen minutieux de celles-ci prouve que cette lacune est 
peu considerable. Or, en comparant ce texte aux autres inscriptions d’Ahmad, on voit qu'il 
ne manque ici, dans le protocole, que les mots al-amir al-sayyid, dont la longueur correspond 
bien a celle de la lacune. Il est done certain que C D est la suite de A B, d’autant que les 
caractcres des deux fragments offrent 
le me&me aspect. 

Le debut de A est assez fruste, 
mais la lecon hädhäü ma tatawwa'a bi- 
‘amalihi est confirmee par deux re- 
pliques dans les n® 22 et 24, a la 
grande Mosquee. Les deux mots 
suivants, entierement frustes, sont 
restitues sur les autres inscriptions 
d’Ahmad. Plus loin, le texte est 
bien conserve jusqu’au mot mauland, 
a la suite duquel on voit encore 
(pl. V) un bloe anepigraphe dans le 
bandeau. La texte visible reparait 
vers Je milieu de © (pl. V), dont la 
premiere moitie ne renferme probable- 
ment que les deux mots al-amir al- 
sayyid; il continue en D, au-dessus 
de la porte, jusqu’au mot al-umard'. 
La fin du texte doit se trouver en 
E et en F, sur le contrefort et la muraille qui s’elevent ä gauche de la porte et qu’on ne voit 
sur aucune photographie. 

Au-dessus de D, une pierre est encastree en relief dans le mur (pl. V). On y voit sculpte 
un petit arc brise, rehausse d’oves ou de palmettes, encadrant un sujet, embleme heraldique 
ou simple decor, dont les contours sont trop frustes pour permettre de le determiner. 

Du cöte de la ville, la porte forme un are brise, encadre dans un second are brise, plus 
eleve (pl. V). Au-dessus du second are s’eleve un etage de defense qui se prolonge, ä droite et 
a gauche, au-dessus des murs A et F (fig. 15 et 14 et fig. Strz.). Cet etage est perce de hautes baies 
a arc brise, dont les piedroits sont en pierre de taille, comme tout le reste de la porte, et dont 
les arcs sont appareilles en briques cuites, tres longues, placdes en voussoirs, normalement a la 





courbe. Les petits ecoincons entre ces arcs sont aussi en briques, appareillees en dessins geo- 
metriques. Le mur est derase au-dessus des bajes et Ja couverture de l’etage a disparu. 

Voici comme GARDEN, op. eit., p. 154, deerit ce dispositif: „On the inside of the Dagh 
kapu is a building, now in ruins, in the upper part of which are a number of arched and well- 
built windows formed of red tiles, with Cufie inscriptions on the walls between them“. 

En resume, l’exterieur de la porte de Kharput, avec les saillants qui la protegent, a ete 
restaure par le calife Mugtadir, tandis que la face interieure, avec son etage de defense moitie 
pierre, moitie brique, peut etre attribuce a l’emir Ahmad. Mais l’insuffisance des documents 
permet d’autant moins de preciser les limites de cette attribution que les photographies trahissent 
des refections plus modernes autour du passage de la porte, notamment dans les deux ares en 
D et dans les contreforts CO et E. 


Inseription coranique,. — Une autre photographie, qui parait prise en G du plan (fig. 13), 
a droite et a Ja hauteur de l'inseription precedente, montre deux lignes du m&me type et de 


MERWANIDES. 31 


memes caracteres, sculptee sur des blocs encastres dans le parement (pl. V). Ce texte ne ren- 
ferme qu’'un verset du Coran, IX, 18. 














Fig. 15. Pont du Tigre, vu d’amont. 


13. Emir Nasr. 457 H. — Au sud de la ville, en dehors de la porte de Mardin, un magni- 
fique pont de pierre traverse le Tigre d’ouest en est, en aval du coude forme& par le fleuve sous 
le front sud de l’enceinte.! Son tablier repose sur dix arches brisees, retombant sur de gros 
piliers munis d’avant-becs en amont et de contreforts en aval (fig. 15 et 16). Pr&s de la rive 
gauche, sur la face sud du pont, entre les arches et le parapet, on voit les restes d’une longue 
inseription, seulptee sur des pierres blanches encastrees dans le parement; celui-ci est bäti en 
pierres volcaniques noires, comme l’enceinte. L’inseription est divisee en trois compartiments 
A,BetC, disposes sur les trois premieres piles et comprenant chacun deux lignes en coufique 
fleuri, a grands caracteres ornes de rinceaux d’un beau style (fig. 16 et pl. VI).? Inedite. 


Sa 





Fig.16. Pont du Tigre, vu d’aval, 


! Ce coude a et& deerit plus haut, p. 6. On le voit, avec le pont, sur la nouvelle carte d’Asie Mineure, par 
R. Kıeperrt, feuille C VI. 
® La pl. VI montre en bandeau les compartiments A et B et en pleine figure, les compartiments B et €. 


NS 


ENCEINTE, PORTES Er Tours. 


1 ou 2 mots] (9) N EN dl ALYy ale 9 5WNI5 Pan Aller.) A 

sa all Sri A) (1)C Se [ig ++» environ 10 mots!] As Al Cral| el; (1) B 
[environ 8 mots] (2) A (felin) () 3 a, lbs all RAT «Lei la 429 ?o,0 "el 
22), C sl. Bu le 6 gi «e. 4&ä5 mots] SH e el3 | = (2) B 


(2) au ir ae ll Dlyl1y Sr 0) = 

Voiei ce qu’a ordonne de faire(?) et de payer notre maitre, l’emir tres majestueux, le seigneur .... 

. . Nizäm al-din, Mu’ayyid al-daula . . . (Abu |-Qäsim Nası, fils de) “Izz al-isläm®, qu’Alläh prolonge son 
existence, quil rende sa vietoire (?) puissante et qu'il le dirige dans la bonne voie*, desirant la r&compense 
d’Alläh et recherchant sa misericorde .... . . Et la plus grande partie de ce travail a eu lien par les mains 
... . du juge Abu l-Hasan "Abd al-Wähid, Pannee 457 (1065). Et ingenieur en est "Übaid, fils de Sandjar (?). 


La pierre blanche, molle et rongee par l’humidite du fleuve, est presque partout fruste; 
la seule partie bien conservee du texte est le fragment €, ligne 1, oü la plupart des caracteres 
ont garde leur nettete. Mais en le comparant aux autres inscriptions merwanides, on peut en 
retablir lordonnance generale, sinon tous les details. Commencons par la date. Dans le chiffre 


„* . - . 
des centaines, on voit distinetement un “ain devant le mot &Ls „cent“, detail important qui assure 
+ u 
la lecon Alasy! „400°. En effet, le style des caracteres est incompatible avec les deux seules 


Dr D27 “ y 
autres lecons offrant la meme partieularite d’un "ain A cette place: Alan „700° et Alan) „IO0*. 


Le chiffre des dizaines, bien quun peu fruste, est certain. Enfin le chiffre des unites offre 


l'alternative si fröquente entre les deux lecons a. „sept“ et a. „neuf*, avec une presomption 
en faveur de la premiere. Qu'on lise 457 ou 459, linseription est definitivement acquise a l’emir 
Muayvid al-daula Abu l-Qäsim Nasr, un fils d’Ahhmad, qui regna de 453 a 472.° Des lors, 
en sappuyant sur les inscriptions precedentes et sur le n® 14, il est possible de retablir une 
partie du texte, notamment les surnoms du fondateur, Nizäm al-din et Mu’ayyid al-daula, celui 
de son pere, 'Izz al-isläm, qui figure dans les n® S a 12 et 14, enfin le nom du charge des 
trayaux, le juge Abu l-Hasan “Abd al-Wähid, qu'on retrouve aussi au n® 14. Le nom de l'in- 
genieur est sculpte sur une pierre noire du parement, a la suite des pierres blanches du frag- 
ment ©. Il est tres indistinet, a cause du ton fonc& de la pierre et parce que les caracteres y 


sont graves grossierement.® Apres le mot »\{!|, on discerne d’abord deux lettres, telles que 8 


A restituer d’apres le no 14. 


Peut-etre 2,8 „sa puissance*. 


Gf. le protocole du n® 14, ou l’emir Ahmad est aussi designe par son seul surnom de “Izz al-isläm. 


oo 


Cette eulogie, bien que nouvelle en epigraphie, est clairement ecrite et parait certaine. M. “Ali Bancar me 
rappelle A ce propos le proverbe: al-abd yufaqgir wa-alläh yudabbir „Vhomme propose et Dieu dispose*. 

> A Ja mort d’Ahmad en 455, un frere de Nasr, nomme Sa’id, recut Amid en partage. Mais en 455, il fut 
empoisonne par une esclave, a l’instigation de Nasr, qui reprit alors Amid: voir Ibn al-Azraq, dans Ameoroz, p. 142s.; 
Ibn al-Athir, N, p. 11, 19; Ibn Shaddäd, fo 58 ro; Ibn Khaldün, IV, p. 320; Abu I-fidä', II, p. 190. 

“ Nıegumg, Zoe. eiöt,, dit a ce propos: „La plupart des inseriptions coufiques sont ou bien 'sur une espece de 
pierre blanche et molle, ou bien elles sont de terre grasse et cuites au four ... Si l’on en trouve l’une ou l’autre 
sur la pierre (noire voleanique) dont Ja muraille est faite, elle est si mauvaise, que l’on peut distinetement voir que 
la pierre etait trop dure pour le sceulpteur ... et que l’on s’est servi de la pierre blanche parce qu’elle se laisse 
mieux travailler.* Cette observation precise est confirmee par les photographies du general pE BeyLi£. 


ww 


MERWANIDES, 


suivies dun groupe tel que e.., puis, au-dessus de ce dernier, le groupe A_e, qui parait ötre 


le nom de lingenieur, peut-etre “Ubaid, les deux lettres isolees representant le mot (y „fils“ et 


le groupe suivant renfermant le nom paternel, peut-etre Sandjar. 

L’attribution du pont a Nasr est confirmee par un auteur digne de foi. Parmi les nombreux 
travaux d’art que le chroniqueur Ibn al-Azraq Färigi attribue aux Merwanides, figurent plusieurs 
ponts jetes sur les cours d’eau qui arrosaient leurs domaines. Suivant Jui, Ahmad, le pere de 
Nasr, bätit, pour la route d’Amid a Mifargin, un pont sur la riviere Hauw et un autre de vingt 
arches dans les environs d’Amid; il serait interessant d’en rechercher les traces.! Un peu plus 
loin, il attribue preeisement a Nasr un pont sur le Tigre a Amid.? Il est done certain que le 
pont actuel a et€ construit par Nasr, ou plutöt rebäti par lui, car il est non moins certain que 
bien avant son regne, un pont traversait le Tigre pres d’Amid. Nıesvur, qui parle du pont 
actuel, stexprime ainsi: „A environ 1400 ou 1600 pas doubles de Mardin kapusu, on voit en- 
core un beau pont avec dix arcades sur le Tigre. Le pont meme est fait d’une pierre noire et 
dure, mais une inseription coufique que l’on y trouve est sur une pierre molle et par la meme 
elle a beaucoup souffert par les injures du temps. Cela fait qu’on ne peut plus voir dans quelle 
annee il a ete bäti; mais le caractere parait plus ancien que le plus ancien de la muraille de 
la ville que jai copie, et il est par consequent assez vraisemblable que c’est la le pont qui a 
ete bäti l’an 124 de l’hegire.“? 

On ne peut reprocher a NIEBUHR d’avoir juge perdue, des 1766, une inscription que seul 
un heureux hasard m’a permis d’attribuer. Le prineipal interet du passage de Nırpunr, c'est 
de signaler l’existence d’un pont bäti sous les Omayyades. Bien qu’il ne cite, ä ce propos, 
quun ouvrage de seconde main®, le renseignement se trouve exact. En l’annde 124 (742—43), 
la derniere du regne du calife Hishäm, un pont sur le Tigre a Amid fut detruit par une crue 
printaniere du fleuve, charriant des glacons et des debris de toute espece; sa restauration, com- 
mencee sous Hishäm, fut interrompue par la mort de ce calife’ Suivant une autre source, un 


\ Voir Ibn al-Azraq, dans Aueoroz, p. 126, 132, 135. Sur la carte de R. Kıerert, la route d’Amid ä Mifargin 
traverse un grand nombre de cours d’eau paralleles, descendant des montagnes de Hazru au nord, vers le Tigre au 
sud; je n’y trouve pas une riviere du nom de Hauw. Les mots „the river Hauw“ dans Axeoroz repondant ä la lecon 


2> „® ‚je propose de lire »> „® „le Nahr Hazru‘, et d’y reconnaitre le principal de ces cours d’eau, a mi-chemin 
entre Amid et Mifargin, qui passe a Hazru et que la carte eitee appelle Hazru su, traduction turque de Nahr Hazru. 
On n’y a pas signale, que je sache, les vestiges d’un pont important. En revanche, la meme carte marque les ruines 
d’un vieux pont au sud de Hazo, sur le Hazo su, ä l’est de Mifargin, pont signal& par Hädji Khalfa, Djihän-numä, 
ed. Constantinople, 1145H., p. 440; cf. Cnarwoy, dans Sharaf al-din, Ia, p. 152. I serait tentant de lire >». 
dans le texte d’Ibn al-Azrag; mais le contexte, oü il est question d'un voyage de Mifargin a Amid, prouve qu’il s’agit 
du Nahr Hazru, a l’ouest de Mifargin, et non du Nahr Hazu, ä l’est de cette ville. D’autre part, il ne faut pas con- 
fondre le pont du Hazo su avec celui du Batman su, situ@ plus a l’ouest, entre le premier et Mifargin. Cette con- 
fusion a el& faite par CHarmov, tom. cit., p. 482, qui cite, A propos du premier, la description qu’Ewrıva fait du second; 
on peut s’en convaincre en consultant le texte ture du voyageur, IV, p. 76s. Le Batman köprü, qui figure aussi sur 
la carte de R. Kırrert, repose sur une grande arche brisee et sur deux petites. Sa face est porte les restes d’une 
insceription d’apres laquelle il aurait ete bäti, en 643 de notre ere, par „un certain Othmän*“; le reste de l'inseription 
est illisible. Ce renseignement, donne par Tayror, Travels in Kurdistan, dans JGRS, Londres 1865, XXXV, p. 25, 
meriterait d’etre verifie. Si la date est exacte, nous aurions ici la plus ancienne inscription musulmane connue et ce 
personnage pourrait &tre le calife ‘Uthmän, &lu en 644. Mais cette attribution est peu vraisemblable et la date 
semble erronee. M. Leusans-Haurr m’ecrit que le pont existe encore et qu'il croit y avoir vu une inseription. 

® Dans Aneoroz, p. 145. Ibn Shaddäd, fos 44 r0 et 60 ro, ajoute que Nasr le bätit vers le debut de son regne 
et qu'il institua des fondatiops pour son entretien, 

® Voir NiEBUHR, loc, cit.; cf. EwLiya et H. pe Herr, cites plus haut, p. 9 et 11. 

* SEMLER, Übersetzung der allgemeinen Welthistorie, qui s'appuie sans doute sur Assexasr, cite plus loin, 

> Voir Denys de Tell Mahre, trad. CHagor, p. 29, aussi dans Assemanı, Bibliotheca orientalis, Il, p. 107, eite 
dans Rırter, Erdkunde, Xl, p. 35. 


or 


Amida. 


34 EncEINTE, PORTES ET Tours. 


pont sur le Tigre aurait ete detruit plus tard par lempereur Zimisces, vers 363 (973), au cours 
de son expedition contre Amid.' Si cette indication est exacte, trois ponts au moins se sont 
succede Ja sous les musulmans, avant celui de Nasr: le premier, peut-&tre antique, detruit sous 
Hishäm, le deuxi@me, detruit par Zimisces, le troisieme enfin, detruit avant la construction de 
Nasr; car il est peu probable que le fleuve ait ete prive de pont depuis Zimisces jusqu’a Nasr.? 
Un coup d’eil sur la nouvelle carte de R. Kızpert montre que la route d’Amid a Mifargin 

a dü traverser le Tigre, des lantiquite, sur un pont tres important. Or, le choix de l’emplace- 
ment d’un pont est diete par des conditions topographiques assez peu variables. Si le pont 
traverse le Tigre au sud d’Amid, et non pas A lest, c'est que les circonstances qui ont motive 
cet emplacement existaient probablement des lantiquite. Il est done a presumer que le pont 
antique se trouvait au m&me endroit? et que c'est sur ses fondations que s’eleverent ces ponts 
successifs, jusqu’ä celui de Nasr.' Seul un examen sur place montrera si le pont actuel a con- 
serve des vestiges antiques; les photographies ne donnent aucune indication preeise ä cet egard. 
A part le sommet de quelques piles, le tablier et le parapet tout entier, magonnes en petits 
moellons noy6s dans d’epais lits de mortier, parties beaucoup plus recentes, l’ensemble du pont 
parait bien remonter a Nasr. Il est construit avec cette pierre noire qu’on trouve dans len- 
ceinte d’Amid, notamment dans les parties refaites par les Merwanides. On y releve deux 
caracteres qui distinguent generalement les ponts musulmans des pont antiques: le profil brise 
des arches et la faible epaisseur de leurs claveaux. Mais voici quelques indices plus precis 
en faveur de cette attribution. Les bloes de linscription, quoique tres frustes, sont bien en place; 
ils n’ont pas dte deposes et replaces en desordre a la suite d’une refection ulterieure, comme 
c'est le cas pour les blocs du n® 31. Immediatement au-dessus de linscription, sous le parapet 
restaure, court un cordon en pierre noire, dont le profil se compose d’un 
quart de rond entre deux filets. Ce cordon, qu’on pourrait prendre pour 
une cormiche marquant, sur les deux faces, le niveau du tablier, ne regne 
en realite qu’au-dessus des trois compartiments de linscription, entre les- 
quels il sinterrompt. Il est done evident quil avait pour but de pro- 
töger la pierre tendre de linseription contre la pluie et les gouttieres et 
quil est contemporain de celle-ci. A gauche de la ligne 1 du comparti- 
ment C, sous l’extremite de ce cordon, une pierre noire encastree dans 
le parement, a la suite des pierres blanches de linscription, porte un felin sculpte, passant ä 
droite, tirant la langue et relevant la queue en S au-dessus du dos (fig. 17). Le style de cet ani- 
mal, embleme heraldique ou simple decor, trahit 

Jo 90 D+opura. encore l’Epoque merwanide. Moins naif et mieux 
dessine, mais aussi plus pretentieux et moins 

amusant que les bestioles de Mugtadir aux portes 
de la ville, cet animal est encore loin, pour la pu- 
rete des formes et la beaute du style, du buflle devore par un felin qu'un veritable artiste 
sculptera, juste un siecle plus tard, a& l’entree de la grande Mosquee.° En revanche, il n'est 
pas sans analogie avec un autre felin sceulpte sur un des saillants de l’enceinte, a cöte d’une 
autre inscription merwanide.° Enfin, la plupart des pierres noires du parement, autour de lin- 





Fig. 17. Sur le pont. 


Fig. 19. Marques du pont 


' Voir Matthieu d’Edesse, trad. DurLaurıer, p. 16: cf. plus haut, p. 22. 

° Ibn al-Azrag ne dit pas, du moins dans l’extrait d’Aneoroz, a la suite de quel incident Nasr bätit son pont, 

' En 512, Jean, eveque d’Amid, fit construire un pont sur le Tigre: voir plus loin le chapitre de M. Strzycowskı 
sur les eglises d’Amid. 

* Dans l'inscription, les mots „et Za plus grande partie de ce travail a eu lieu par les mains du juge "Abd 
al-Wähid . . .* pourratent indiquer que Nasr n’a pas refait le pont tout entier. Mais je erois que le redacteur veut 
plutöt dire que ce juge n’a dirige que la plus grande partie des travaux de Nasr. 

5 Voir plus loin, au no 24, fig. 24 et 25 et pl. XVI. 

® Voir plus loin, au no 15. 


MERWANIDES. 35 


scription, portent des signes lapidaires, probablement des marques de tächeron, dont le style, 
bien qu'assez vague, parait trahir Ja m&me epoque. Voieci (fig. 18) celles que jai pu relever 
exactement sur les photographies.' La premiere a gauche est de beaucoup la plus frequente et 
peut &tre interpretee comme un nom propre: Mu’min. Dautres pierres portent des graflites en 
coufique simple et grossier. 

En resume, le pont du Tigre parait &tre d’origine antique. Les chroniques en signalent 
plusieurs restaurations jusqu’a celle de Nasr, attestee par une inseription. C'est a lui que remonte 
le pont actuel, & part les parties evidemment plus recentes. D’autre part, il est possible que le 
pont actuel ait conserve des vestiges anterieurs au XI* siecle. 


14. Le m&me. 460 H. — Sur la face anterieure d’un saillant carr& de l’enceinte, sur des 
pierres encastrees dans le parement. Deux lignes du meme type; m@mes caracteres, d’un style 
moins orne (pl. VI). Publice par l’auteur d’apres un dessin de Nıesunr.” Revu et corrige sur 
une photographie due a l’obligeance de M. Po«xox, le texte suivant est definitif. 


A Se EN aan all we el N EN NN a La) 
sell ae ll al El or de ee AIDA 


I : = - « z . 

. Alaw ,\8 we as 3 Asa cr 

Voici ce qu’a ordonne de faire l’&mir tr&s majestueux, le seigneur Nizäm al-din, Mu’ayyid al-daula, la 

gloire de la nation, la puissance des rois, Abu l-Qäsim Nasr, fils de “Izz al-isläm, qu’Alläh prolonge son exi- 

stence et fortifie sa vietoire! Par les mains du juge Abu |-Hasan ‘Abd al-Wähid, fils de Muhammad, en 
l’annee 460 (1067 —68). 


Ibn Shaddäd, f?44 r°, signale dans l’enceinte, en dehors et en dedans, des travaux de 
Nasr, marques par des inscriptions a son nom. Le juge “Abd al-Wähid figure dans l’inseription 
precedente, ä titre de charge des travaux du pont. Quant & l’ingenieur, il n’a pas signe son 
cuvre. Son nom, qui ne parait pas dans le dessin de Nırzunr, ne figure pas non plus sur la 
photographie de l’original. 

15. Emir Mansür, 476 H. — Sur trois faces A, B et © du saillant polygonal T du plan 
de l’enceinte (fig. 1), a l’ouest de la porte de Kharput; sur des pierres encastrees a mi-hauteur 
dans le parement, entre deux etages de meurtrieres. Une ligne du möme type, la deuxieme 


tres courte, sous le milieu de la premiere, en Ü; m&mes caracteres (fig. 19 et 20). Inedite. 
a all EI AN uYl A gu ale GE Ns ale le... alen B (fälin) A 
all als ce ya El a al NN SE eye 
ee ll rel ll u Je El a aa 
Be 8 ze Ce 5 «Ns Al SL a 
i Une de ces marques est seulptee sur le corps du lion, fig. 17. 


2 Voir NIEBUHR, loc. eit. et pl. XLIN, C; Lemwmans-Hauptr, Materialien, Arab. Inschriften, p. S et pl. XI. 


® Au lieu de \£. » » alu, dans ma premiere edition. 


. 
i Au lieu de ap] dans ma premiere edition; cette nouvelle lecon, plus conforme au dessin de Nırgunr, est 


confirmee par la photographie de M. Posxon. 5 Au lieu de aXLe au) ı | dans ma premiere edition. 


56 ENGEINTE, PORTES ET Tours. 


Voici ce qu’a ordonne de faire et de payer sur sa fortune l’emir, le seigneur tres majestueux, le vain- 
queur, Sail al-islam, “Alam al-din, Näsir al-daula, la couronne des rois, Ja noblesse des emirs, Abu I-muzaffar 
Mansür, fils de Nizäm al-din, qu’Alläh fortifie sa vietoire! Et cela a eu lieu par les mains du juge Abü Nasr 
Muhammad, fils de ‘Abd al-Wähid, dans les mois de l’annde 476 (1083—84). Et l’ingenieur en est Abü Sa’d, 
fils de Hamid (?). 





Fig.19. Insceription n® 15, faces A et B. 


Mansür, le fils aine de Nasr et le dernier des Merwanides, rögna de 472 a 478, Depouille de 
ses Etats par le sultan Malik-shäh, il mourut obscuröment a Djazira, en 436 ou 489." Les surnoms 





Fig. 20. Inscription n® 15, face €. 


Näsir al-daula et Abu l-muzaflar, que lui donne Ibn al-Azraq, sont confirmes par ce texte, qui 
l'appelle encore “Alam al-din; le surnom en isldm n'est pas tout ä fait certain, parce que le 
dernier mot du fragment B est un peu fruste. 

Le juge charge des trayaux est sans doute le fils de ce juge "Abd al-Wähid qui figure, 
au meme titre, dans les deux inseriptions precedentes. Le nom du pere de l’ingenieur est eerit 
distinctement, mais sans points diacritiques; on peut le lire Hamid ou Humaid.? 

Sur la photographie, le felin sculpte en A est indistinet et parait un peu fruste. Il est 
passant A gauche; on distingue vaguement son corps, sa tete, ses quatre pattes et sa queue en 


' Voir Ibn al-Azraq, dans Ameoroz p. 146 s., Ibn Shaddäd, fo 64 r0, et d’autres sources eitees plus loin, p. 37, n. 8. 
° Jignore si ces noms sont usites, mais on trouve le feminin Humaida; voir WüstexreLpd, Register, p. 253, et 
les index d’Ibn al-Athir et de Tabari (ne pas confondre avec Hamid, Humaid et Humaida). 


SELDJOUKIDES. 37 


S, relevee au-dessus du dos (fig. 19 a droite). Ce dernier detail permet de rapprocher cet animal 
de celui qui decore le pont du Tigre.' Mais il serait premature d’en conclure que les Mer- 
wanides portaient un felin pour embleme heraldique, tant qu’on ne possede aucun renseignement 
preeis A cet egard. 


SELDJOUKIDES. 


Le regne des Merwanides touchait ä sa fin. Des longtemps, des @missaires du sultan 
Toghril-bek avaient „penetre* le Diyar-Bekr.” En 463, le sultan Alp-arslän, en route pour la 
Syrie, traversa les Etats de Nasr, qui lui apporta l’hommage d’un tribut. En passant ä Amid, 
le Seldjoukide en admira la puissante enceinte et, caressant le mur avec sa main, il la passa 
sur sa poitrine, pour attirer sur lui la benediction divine, ajoute le chroniqueur arabe, qui ne 
dit pas si dans ce geste, le Ture superstitieux ne voyait qu’un heureux presage pour sa cam- 
pagne de Syrie, ou sil commandait ä sa fortune de lui livrer enfin cette enceinte convoitde.? 
A cette occasion, le vizir d’Alp-arslän, le c@lebre Nizäm al-mulk, fit visite a Nasr et, pour en- 
dormir les craintes qu’eveillait en lui la venue de son maitre, il lui fit entrevoir le diplöme de 
sultan. Mais plus tard, il se borna ä le faire nommer sultan al-umard’, titre plus banal et moins 
compromettant, alleguant qu’il ne pouyait exister deux sultans ä la fois.* Que cette anecdote 
soit vrale ou non, elle est bien orientale et montre que les Merwanides n’etaient plus que les 
humbles sujets des Seldjoukides. Encore ne deyaient-ils pas le rester longtemps. Raffines de 
eulture, tres larges en matiere religieuse,° gätes par la fortune et par des meeurs trop faciles®, 
ces princes kurdes n’avaient pas la sympathie des nouveaux maitres de l’Asie. Pour gouverner 
leur vaste empire, ceux-ci voulaient des soldats eprouves, sachant ä la fois commander et obeir. 
En 477 et l’annee suivante, ä la suite de circonstances trop longues ä raconter, le sultan Malik- 
shäh chargea Fakhr al-daula Muhammad ibn Djahir, un ancien vizir des Merwanides Ahmad et 
Nasr, qui etait entre ä son service, d’enlever le Diyar-Bekr au Merwanide Mansür. Ibn Djahir 
s’empara de Mifargin et Yun de ses fils, Za’im al-daula’, prit Amid. Le sultan confia le gou- 
vernement du Diyar-Bekr & Ibn Djahir; on va voir qu'il ne le garda pas longtemps.® 


! Voir plus haut, p. 34 et fig. 17. 

® Au moins ä deux reprises; voir Ibn al-Azragq, dans Aueproz, p. 137 et 143. Ce dernier suspecte les dates 
attribuees par le chroniqueur ä ces deux tentatives. La premiere, qui est l’annee 434, est confirmee direetement par 
Abu I-faradj, trad. Bruns, p. 243 (cf. Hist. arm. des Crois., I, p. 320, n. 1) et indirectement par un passage d’Ibn 
al-Athir, IN, p. 370, duquel il ressort qu’en 439, Amid appartenait a Toghril-bek, ou du moins qu'il y disputait la 
suzerainete et le droit de priere au Bouyide Abü Kälidjär; ef. ibid., p. 358. Pour la seconde, qu’Ibn al-Azrag place 
en 458, elle est evidemment fausse, puisque Toghril-bek mourut en 455, et il vaut mieux adopter la date de Matthieu, 
trad. DurAurıer, p. 115s., qui correspond a 454—55. D’apres ce dernier, la tentative seldjoukide fut suivie d’une 
attaque infructueuse d’Amid par les Byzantins, signalee aussi par Abu I-faradj, trad. Bruns, p. 262. Suivant Ibn 
al-Athir, IX, p. 433, et X, p. 11, et Ibn Khaldün, IV, p. 319, Toghril-bek lui-meme entra dans les Etats d’Ahmad, qui 
lui offrit un tribut. Quoiqu’il en soit, il est permis de croire que des le regne d’Ahmad, Amid reconnaissait la 
suzerainete plus ou moins oflicjelle des Seldjoukides; cf. Sharaf al-din, &d. V£Lıaxvor, I, p. 19; trad. CHaruoy, Ib, p. 35 s. 

* Voir Bundäri, ed. Hourswa, p. 37; Ibn al-Athir, X, p. 43; Abu I-faradj, trad. Bruxs, p. 266; cf. Ahu I-fidä’ 
II, p. 196; Matthieu, trad. Dvraurıer, p. 163; Duvar, Histoire d’Edesse, dans JA, S° serie, XIX, p. 97. 

* Voir Ibn al-Azraq, dans Ameproz, p. 144. 

° Les Merwanides favorisaient notamment les chretiens, comme il ressort de plusieurs passages des auteurs, 

© Sur le harem d’Ahmad, ses tresors, ses monuments, son goüt pour les arts et la litterature, voir Ibn al-Azraq, 
dans AMEDRoz, p. 1315s.; Ibn al-Athir, X, p. 11; Ibn Khallikän, trad. ve Stase, I, p. 158; Abu I-fidä’, II, p. 189. 

° Ihn al-Athir, X, p. 93, et Ibn Khallikän, trad. ve Staxe, III, p. 281, 287, lappellent Za’im al-rwasä’; la 
variante Za’im al-daula, dans Ibn al-Azraq et Ibn Shaddäd, est plus conforme ä la titulature de cette epoque, oü les 
surnoms en al-daula, comme un peu plus tard ceux en al-din, sont employ&s couramment en guise de noms propres. 

° Fakhr al-daula Muhammad ibn Djahir, originaire de Mossoul, fut longtemps vizir du Merwanide Ahmad. 
A l’avenement de Nasr, il garda son poste, mais peu apres, en 454 ou 455, il l’abandonna pour se rendre ä Bagdad, 
oü il fut successivement vizir des califes Qä’im et Mugtadi. En 474, Nizäm al-mulk l’appela en Perse ä la cour du 
sultan, auquel il persuada de conquerir le Diyar-Bekr, recevant de lui, par avance, le gouvernement de cette province 


58 EncEINTE, Porrks Er Tours. 


16. Sultan Malik-shäh. 452 H. — Sur la face anterieure d’un saillant polygonal du front 
est ou sud de l’enceinte, sur des pierres encastrees dans le parement. Cinq lignes en coufique 
fleuri; grands caracteres A fort relief, d’un style plus orne que celui des inscriptions merwanides 
(pl. VID. Celle-ci est un peu fruste et plusieurs mots sont illisibles. Inedite. 


>, Ellay all gaol lb. „Leit olzzals (2) 2) bl SL [5 a 6 mots] ae + alas (I 
87 Bu Le u 5) äulı [1 mot] Js Ns crAl (8) 3 bu: ja“ (1 mot] (?) 39% [1 mot] all 
Je al Al zus all zus all — Od AN: 3 ll All] Se aM) 


asldl use cr ren ER zül sn I ) lb >: FAN) all A Al ae Be 


e [1 mot]! u & Er ap Ausb In$ 1.pao) as “2 


. le sultan magnifie, le tres grand roi des rois, le sultan de la terre d’Alläh et le maitre des pays 
d’Alläh ..... Muiizz al-dunya wal-din, Djaläl al-daula..... Abu I-fatı Malik-shäh, fils d’Alp-arslän, 
qu’Alläh fortifie sa victoire! Sous le gouvernement de l’&mir Qawäm al-mulk, Shams al-din, “Umdat al-daula 
Abu Ali al-Hasan, fils de “Abd al-Malik, qu’Alläh fasse durer ses jours! Et ce travail a eu lieu par les mains 
du juge Abu Nasr Muhammad, fils de ‘Abd al-Wähid, en l’annde 482 (1089—90). Et l’ingenieur en est 
Muhammad, fils de Saläma, de... 


En fait d’inseriptions des grands Seldjoukides, on ne connaissait jusquici que quatre 
textes dans la grande Mosqude de Damas, dates de 475, au nom de ce m&me Malik-shäh, qui 
n'y figure quineidemment, avec un protocole tres bref, entre son frere Tutush et le calife 
Mugtadi.” Voila done le premier document &pigraphique, officiel et complet, au nom d’un grand 
Seldjoukide de Perse. Il renferme les titres al-sultän al-muazzam, shähanshäh al-a’zam, qui 
figurent aussi dans les inscriptions de Damas et sur quelques monnaies de Malik-shäh, et qu’on 
retrouvera dans toutes les inseriptions seldjoukides d’Amid. C’est done A l’instar des Seldjou- 
kides de Perse que leurs cousins d’Asie Mineure ont porte ces titres, avec quelques variantes 
et jusqu’a la fin du XIII® siecle, sur leurs monnaies et dans leurs inscriptions.” Mais les pre- 
miers, ä leur tour, les avaient empruntes A des dynasties plus anciennes. Quant aux surnoms 


Amid et Mifargin furent pris en 478. L’annee suivante (Bundäri et Ihn al-Athir) ou deux ans apres (Ibn al-Azrag), 
Ibn Djahir fut rappel&e aupres du sultan, qui le chargea de la conquete du Diyar-Rabi’a. Il mourut a Mossoul en 
483; voir Ibn al-Azraq, dans Ameoroz, p. 136 A 151; Bundäri, index, notamment p. 24, 75s., S2; Ibn al-Athir, index 
a Fakhr al-daula, notamment X, p. I1, 1#s., 67, 748. S3, S6, 93s., 105, 121 (index n'est ni complet, ni tres exact): 
Ibn Shaddäd, fos 60 s; Ibn Khallikän, trad. pe Stang, I, p. 158; IH, p. 280s.; Abu I-fida’, II, p. 190, 200 a 209; Ibn 
Khaldün, IV, p. 320=.: V, p. 6s.; Sharaf al-din, ed. Verramisor, I], p. 20; trad. Cuarmoy, Ib, p. 36, 256; cf. plus loin, 
aux nos 16 et 17. Muhammad avait bäti une maison A Bagdad; voir Sibt ibn al-Djauzi, ed. JewErT, p. I1 en bas. 


! Ge mot parait eerit or mais Ja lecon Sul est la seule possible; cf. le mot suivant, qui parait eerit Me 


et qu’il faut lire Inte. Dans plusieurs inseriptions d’Amid en eoufique fleuri, les lettres a dents courtes se prolongent 
vers Je haut du champ par une hampe decorative qui leur donne l’air de vraies lettres a hampe. 

> Voir mes Inseriptions arabes de Syrie, tir. a part des Memoires de UInstitut eyyptien, p. 1&s., 90 s. 

’ Pour l’epigraphie et la numismatique des Seldjoukides d’Asie Mineure, je me bome ä renvoyer ici A la 
troisieme partie du Corpus, dont le premier volume est sous presse; voir plus haut, p. 4 n. 1. 

‘ Le vieux titre de roi des rois, qu’ont porte tour a tour la plupart des souverains de la Perse et de la Meso- 
potamie antiques (voir les sources citees dans Humann et Puchstein, Reisen in Kleinasien, p. 281, n. 1) et, en dernier 
lieu, les Sassanides (voir Tabari, trad. NöLDERE, Geschichte der Perser, p. 15, n. 1), reparait avec ’Islam, sous les formes 
shahanshäh (voir Ibn Khurdädbeh, ed. pe Gore, p. 16, trad., p. 12) et shähanshäh, d’abord chez les Samanides, qui 
restaurerent, ä tant d’egards, les traditions sassanides, puis chez les Bouyides. D’apres Nizäm al-mulk, ce titre fut 
porte par l’emir Nüh ibn Mansür; voir Siyäset-name, ed. SCcHEFER, p. 136; trad., p. 200. I est vrai qu’il ne figure ni 


SELDJOUKIDES, 39 


personnels du sultan, cette inscription et les deux suivantes se bornent A confirmer ceux que 
nous connaissions deja.! 

L’emir dont le protocole, introduit par les mots fi wiläya, fait suite ä celui du sultan, est 
le gouverneur du Diyar-Bekr au nom de Malik-shäh. En effet, Muhammad ibn Djahir fut 
rappele en 479 ou 480° et remplac€e par un personnage que les auteurs appellent „al--Amid 
Qawam al-mulk Abü “Ali al-Balkhi*?” et qui ne peut ätre que le „VQuwdm al-mulk Shams al-din 
“Umdat al-daula Abi “Ali al-Hasan“ de linscription; je souligne les deux surnoms qui assurent 
cette identification. 

Mais que veut dire al--Amid chez les auteurs? A partir du XIIIe siecle, c’est le surnom 
en al-din qu’on designe couramment sous cette forme abregee; ainsi, al-Imäd, pour ‘Imäd al- 
din. Au XI® siecle, ces surnoms n’etaient pas encore repandus et, dans les chroniques, les per- 
sonnages marquants de cette epoque sont dösignes plutöt par leur surnom en al-daula ou en 
al-mulk.“ En tout cas, al-Amid ne peut ötre ici le surnom en al-din, puisque linseription le 
donne sous la forme Shams al-din; ce n’est pas davantage celui en al-mulk, qui est Qawäm al- 
mulk, de l’avis unanime des chroniques et de l’inseription; reste le surnom en al-daula. Il est 
vrai que linscription donne “Umdat al-daula; mais les mots "amid et "umda derivant du m&me 
radical et signifiant tous deux „soutien“, il est facile de les confondre et l’on peut supposer que 
le vraji surnom etait en "umda, change par les chroniques en "amid, forme plus connue.?” Enfin, 
al--Amid pourrait etre l’abrege d’un autre surnom.° Cette petite obscuritö ne saurait faire ob- 
stacle ä une identification basde sur la coineidence des dates et de deux surnoms certains. L’in- 
seription prouve que ce personnage etait encore gouverneur au debut de l’annde 482 et con- 


sur les monnaies de cet emir, ni dans les auteurs que j’ai pu consulter, notamment Hamdalläh et Mirkhond. Mais on 
peut croire que le celebre vizir, si verse dans la diplomatique, ne s’est pas trompe; d’ailleurs, son assertion parait 
eonfirmee par un passage d’Ibn Khallikän, eite par FraEun, Opuscula postuma, Il, p. 205, d’apres lequel les Sama- 
nides portaient le titre sultän al-salätin. Comme le titre de sultan ne semble pas remonter jusqu’aux Samanides 
(voir “Umari, trad. QuArREMERE, dans Notices et Extraits, XIII, p. 247), on peut croire que l’auteur arabe a traduit 
ainsi le titre persan shahanshäh. S'il en est ainsi, le titre gänlar qani des Ilik-khän du Turkestan pourrait bien ötre 
une traduction turque du shähänshah samanide; voir GRENARD, dans JA, 9° serie, XV, p. 40, n. 1, et 77 (d’apres le 
Kudatku bilik). En tout cas, il est certain que les Bouyides ont porte ce titre (et celui de malik al-mulük), deja, 
semble-t-il, avec l’Epithete a/-a’zam, ainsi que le titre al-sultän al-muazzam; voir Fraens, Op. post., I, p. 255; Lase- 
Poorz, CBM (Catalogue of Oriental coins in the British Museum), II, nos 668 a 682, 687; IX, p. 261s.; CovErxton, 
dans Num. Chron., 1903, p. 177s.; Ameproz, meme revue, 1905; Coprınsron, Musalman numismatics, p- 83; Nizäm 
al-mulk, Söyäset-näme, trad. SCHEFER, p. 91, 103, n. 1; Ibn al-Athir, IX, p. 312; Mirkhond, trad. WiLken, Geschichte 
der Sultane aus dem Geschlechte Bujeh, p. 98; Huanr, Calligraphes et miniaturistes, p. 77, ete. Ce qui parait ötre 
propre au protocole seldjoukide, c’est Ja combinaison constante de ces deux titres en un seul, avec alternance des 
deux £pithetes: al-sultan al-mu’zzam shähanshäh al-a’zam ou al-sultän al-a'zam shähanshäh al-mu'zzam. Apres les 
Seldjoukides, ces titres, comme tant d’autres, se repandirent et furent portes par les representants de plusieurs 
dynasties; voir les sources eitees dans mon Epigraphie des Assassins, tir. ä part, p. 34, 36, n. 4. 

! Les surnoms Mufizz al-din, Djaläl al-daula et Abu I-fath figurent dans les inseriptions de Damas, citees plus 
haut, sur les monnaies de Malik-shäh et dans plusieurs auteurs; voir Lase-Poore, CBM, II, no 61s.; IX, p. 277: 
Räwandi, trad. Browse, dans JRAS, 1902, p. 585, 597; Bundäri, p. 48; Ibn Khallikän, trad. ve Srase, III, p. 440; 
Hamdalläh, trad. Gaxris, I, p. 216, 233; Mirkhond, trad. Vurvers, Geschichte der Seldschuken, p. 91, 105; Siyäset-näme, 
trad. SCHEFER, p. 202, n. 1. Le premier de ces surmoms figure ici pour la premiere fois sous la forme souveraine en 
al-dunyä wal-din;, cf. CLA, I, index ä titres en ad-dunya wad-din. 

® Voir plus haut, p. 37, n. 8. 

* Voir Ibn al-Azragq, dans Axeoroz, p. 149; Bundäri, p. 76; Ibn al-Athir, X, p. 105; Ibn Shaddäd, fo 62 ro. 

* Voir ZDPV, XVI, p. 93; cf. plus haut, p. 37, n. 7, et plus loin, au chapitre de la coupe d’Innsbruck. 

° Il n'est pas me&me besoin de supposer iei une faute de copie dans les manuscrits; le substantif “umda etant 
feminin, on l’a peut-tre remplace, dans le langage courant, par le masculin ‘amid, qui paraissait plus logique dans 
un surnom masculin. A l’appui de cette hypothese, on remarquera que les surnoms masculins renfermant pour 
premier terme un substantif feminin sont rares. 11 y aurait toute une grammaire ä &erire sur les formes de la 
titulature. 

® D’apres Bundäri, p. 74, et Ibn al-Athir, X, p. SS, Abü "Ali al-Balkhi portait le titre ‘amid Khuräsan. 


40 ENCEINTE, PORTES Er Tours. 


firme aussi, sur ce point, le temoignage d’Ihn al-Azraq.' Quant au juge charge des travaux, 
c'est cet Abü Nasr Muhammad ibn "Abd al-Wähid qui figure, au mäme titre, dans les n® 15 
et 17. Enfin le nom de l’ingenieur, Muhammad ibn Saläma, est suivi d’un mot dont on ne 
peut lire que l’artiele, le reste etant cache sous des taches de plätre; c’est sans doute un relatif 
designant la famille ou le lieu d’origime de ce personnage. 

Au-dessus de l’inscription, sous une meurtriere percee au milieu de la face anterieure du 
saillant, regne un court cordon horizontal qui s’amortit en retour d’equerre vers Je sol et abrite 
trois animaux sculptes dans les pierres du parement: au centre, un 
objet fruste qui parait ötre un oiseau de proie, analogue & celui qui de- 
core l’entree de Ja porte d’Alep?; a droite et A gauche, deux chevaux, 
passants et affrontes, la queue relevee, portant la bride et la selle arabe 
a etriers, mais non montes (fig. 21).” Plus bas, la premiere ligne du 
texte est bloquee par deux felins, passants et affrontes, rappelant ceux 
qui decorent les grosses tours A et B, mais d’un style plus grossier.‘ 
Plus bas encore, au milieu de lintervalle qui separe les lignes 4 et 5, sont sculptes deux 
petits quadrupedes ä cornes (gazelles ou bouquetins), passants et affrontes, et aux deux 
extremites de ce me&me intervalle, deux volatiles (corbeaux ou oiseaux de proie), passants et 
affrontes, la queue et les ailes &ployees, et picorant & terre. Au-dessous de chacun d’eux, on 
distingue vaguement un objet en spirale, peut-etre deux dragons. Enfin, sur les deux pans coupes 
qui relient la face anterieure aux faces laterales du saillant. un peu plus bas que l’inscription, 
sont sculptes deux petits quadrupedes, portant sur le dos un oiseau A queue et A ailes Eeployees, 
semblables aux precedents. Ce curieux bestiaire est si peu distinet sur les photographies qu'il 
faut attendre, pour l’etudier, des releves plus complets. 

Sous linseription, au milieu et A la base de la face anterieure du saillant, est creusee une 
niche semblable a celles qui decorent les saillants de la porte de Kharput.” Elle est cantonnede 
de deux colonnettes a petits chapiteaux et couronnee d’une coquille A sept cötes, que surmonte 
une courte inscription coufique, illisible sur la photographie* Une autre niche, creusee ä la 
base de l’une des faces laterales du saillant, porte aussi une courte inseription au-dessus de sa 
coquille; l’autre face laterale n’est pas visible sur les photographies.' 





! Suivant Ibn al-Azraq, dans Aneproz, 1902, p. 787, et 1903, p. 149, une deputation du Diyar-Bakr se rendit, 
des l’annee 481, aupres du sultan, pour lui demander la destitution d’Abü "Ali, qui lui fut accordee. Mais d’apres le 
eontexte, il semble qu'il resta en fonctions jusqu’au debut de 482, car son successeur (designe n’eut pas le temps 
d’entrer en charge et eeda la place a un nouveau gouverneur, "Amid al-daula, le fils de Muhammad ibn Djahir, qui 
n’arriva a Mifargin qu’ä la fin de 482; voir plus loin, p. #1. 

2 Voir plus loin, au no 27. Sur les photographies, cet animal est si peu distinet qu’il m’est impossible d’en 
donner un dessin. 

> Autant qu’on peut en juger sur les photographies, qui sont peu nettes, ces montures ressemblent, d’une 
part, A lun des chevaux de la tombe de Tshao (VII® siecle), publie par Cumavannes, dans Comptes rendus de !’_Academie 
des Inseriptions, 1908, p. 202 et pl. XIU, et d’autre part, ä celles qui figurent, comme armoiries, sur une belle 
lampe en verre &maille de la collection @. pe RoruschiLn a Paris, fabriquee, d’apres 
son inseription, pour le mausolee du fils de l’emir Bektimur le chambellan, fonetionnaire 
du sultan Mamlouk Muhammad, dans la premiere moitie du XIV® siecle (fig. 22). Le 
British Museum possede de cette lampe une excellente copie, signee d'un artisan parisien. 
A plus de deux sieeles et demi de distance, l’analogie est frappante et tend A prouver, 
avec d’autres indices, que l’iconographie heraldique des Mamlouks d’Egypte a son origine 





en Mesopotamie. Les mules des lampes, passant a gauche avec la queue relevee, por- 
tent aussi Ja bride, mais au lieu de la selle, apparemment un bät charge. L’ecu eir- 
eulaire est d’argent (email blanc) A la bande horizontale de gueules (email rouge), meublee d'une mule d’argent. 

'‘ Voir plus loin, aux nos 29 et 30. 

5 Voir plus haut, p. 16. 

% Je crois y deviner la ceonfession de foi ou une formule analogue. 

? Ces nombreuses niches, qui ne peuvent avoir aucun röle religieux dans les saillants d’une enceinte, semblent 
la survivance d’une ancienne tradition architeeturale: cf. H. pre Herr, eite plus haut, p. 11. 


SELDJOUKIDES, 41 


17. Le meme, 485 H. — Sur le front semi-eireulaire d’un gros saillant arrondi situe dans 
le front sud-est de l’enceinte, ä mi-hauteur, entre deux meurtrieres, sur des pierres encastrees 
dans le parement. Deux lignes du meme type; memes caracteres qu’au n® 16, mais d’un style 
plus sobre (pl. VII). Inedite. 


Ir ls La) zu 20 EL „Beijl alzials Bull olbLN ae 1 2. dan (1) 
SE Als) am VI) Al Ay Salbl, all AR Il olz AL zen Arm 
sl a II El de Es bl all el ne EN al 


u . : D . . w r 
AN cn Asa Lille Alasla nn „a An all ar ir dm ai gl 

A ordonne& de faire ceci le sultan magnifie, le tres grand roi des rois, le roi des rois, Mu‘izz al-dunyä 
wal-din, Djaläl al-daula, Abu l-fath Malik-shäh, fils d’Alp-arslän, qu’Alläh fasse durer son sultanat! Sous le 
gouvernement du maitre {res majestueux, Mu’tamid al-daula, le grand ministre, Abu I-barakät Djahir (ou 
Djuhayyir), fils de Muhammad, qu’Alläh fasse durer ses jours! Et ce travail a eu lieu par les mains du juge 
{res majestueux, Ja gloire des juges, Abü Nasr Muhammad, fils de "Abd al-Wähid, en l’annee 485 (1092— 93). 
Et l’ingenieur en est Muhammad, fils de Salärma. 


Cette inseription date de l’annee meme de la mort de Malik-shäh. Le personnage dont 
le protocole, introduit par les mots fi wiläya, fait suite a celui du sultan, est encore le gou- 
verneur du Diyar-Bekr. On sait qu’au premier gouverneur seldjoukide, Muhammad ibn Djahir, 
avait succede, en 479 ou 480, cet Abü “Ali al-Hasan qui figure dans le n® 16, en 482. Vers 
la fin de cette annee, il fut remplace & son tour par '‘Amid al-daula Muhammad, un deuxieme 
fils de Muhammad ibn Djahir!, qui resta deux ans en charge. A la fin de 484, celui-ci se 
rendit ä Ispahan, puis a Bagdad, remettant le gouvernement du Diyar-Bekr a son jeune frere, un 
troisieme fils de Muhammad ibn Djahir, que les auteurs appellent Käfi al-daula Abu ]-barakät 
Djahir (ou Djuhayyir).” Des l’annee suivante, ce dernier retourna aupres du sultan, laissant ä 
sa place son fils Abu l-Hasan.” Peu apres, on apprenait en Diyar-Bekr la mort de Malik-shäh 
et l’avenement de Barkyärug." 

Le „Mu’tamid al-daula käfi l-kufät Abu I-barakät Djahir (ou Djuhayyir) ibn Muhammad“ de 
l’inseription est evidemment le „Aafi al-daula Abu I-barakät Djahir (ou Djuhayyir), fils de Mu- 
hammad ibn Djahir“ des auteurs. Son pere avait deja recu du Merwanide Ahmad, en 430, ce 
titre® dont la forme oflicielle, on le voit, est Akaft al-kufät. Il est doublement interessant: par 
sa forme, il fait partie de ces titres composes du singulier et du pluriel d’un meme titre de 
fonetion, tels qu’amir al-umara, da; al-duät, nagib al-nugabä', qüdi al-qudät; par son sens, il 


! Le premier etait Zaim al-daula; voir plus haut, p. 37, n. 7. On trouvera les sources sur “Amid al-daula 
dans le commentaire du no 18. 

2 Ibn al-Athir, X, p. 149, le nomme al-Käfi ibn Fakhr al-daula. Ses noms complets figurent dans Ibn 
al-Azraq, AmEproz, p. 151, et Ihn Shaddäd, fo 62 vo, M. Axeproz m’ecrit qu’il a lu Djuhayyir, en se basant sur la 


3 Bone x EN ee Y Er 
lecon 1g> du ms. de Londres, or, 5803. Comme d’apres Ibn Khallikän, III, p. 287, ce nom se prononce Djahür, et 
non Djuhair, il faut admettre, en eflet, si la lecon avec le damma est exacte, que Käfi al-daula s’appelait, non pas 
Djuhair, mais Djuhayyir „le petit Djahir‘, forme diminutive du nom ancestral. Dans l’inseription, on lit distinctement 
„.g>, mais sans points ni voyelles; ce document authentique n’apporte done rien au debat. 
2 

3 Voir Ibn al-Azraq et Ibn Shaddäd, loc. eit, 

* Voir plus loin, au debut du chapitre des Inalides. 


5 Voir Ibn al-Azraq, dans Aueoroz, p. 137. 
Amida, 6 


42 ENCEINTE, PORTES ET Tours. 


se rattache ä un groupe de titres viziriens derives du radical kauft et faisant allusion aux 
„eapacites“ du titulaire.' 

Le charge des travaux est encore ce juge Muhammad ibn “Abd al-Wähid qui figure dans 
les n°° 15 et 16 et qu’on retrouvera au n® 13. Enfin Tingenieur de la tour est le möme que 
celui du saillant portant liinseription n® 16; son ethnique, illisible la-bas, fait ici tout A fait 
defaut. 

On trouvera au chapitre troisieme d’autres inseriptions provenant de l’enceinte, des portes 
et des tours d’Amid. L’ordre chronologique nous conduit maintenatit A l’etude de la grande 


Mosquee. 


"Ch le titre dhu I-kifäyatain, explique par Goupzımer, dans WZKM, XII, p. 3268. Le titre kafi al-kufät 
altribue aux vizirs remonte au moins aux Bouyides; voir Browse, History of Isfahäan, dans JRAS, 1901, p. 425, 438. 


CHAPITRE DEUXIEME. 
GRANDE MOSQUEE. 


A. ETAT ACTUEL. 


Situce au centre de la ville, en a du plan (fig. 1), la grande Mosquee d’Amid, en 
turc Ulu djämi‘, parait en &tre l’edifice le plus important. Il y a tout lieu de croire que ce 
sanctuaire est d’origine chretienne, peut-£tre meme antique et paienne. Sa situation centrale, au 
croisement des deux lignes droites qui relient entre elles, deux par deux, les quatre portes de 
la ville, suggere un rapport entre le monument et le plan de l’enceinte, laquelle, on l’a vu, 
remonte en tout cas ä& l’epoque romaine.' Malgre les remaniements qu’il a subis, l’edifice lui- 
me&me trahit au premier coup d’eil une origine preislamique. Son plan offre une analogie 
frappante avec celui de la grande Mosquee de Damas et d’autres sanctuaires musulmans de 
Syrie, qui furent des eglises avant d’ötre des mosquees, et des temples avant d’etre des &glises. 
De plus, il renferme un grand nombre de debris antiques?, et bien que l’opinion courante 
d’apres laquelle il remonte, en son etat actuel, aux anciens Armeniens ou aux Byzantins, soit 
detruite par le t@moignage des inscriptions, ces debris proviennent sans doute des premieres 
phases de la construction. Enfin, les auteurs anciens et modernes s’accordent generalement A 
dire que la grande Mosquee est une ancienne eglise, et plusieurs d’entre eux appuient leur opi- 
nion sur une tradition locale. Tout incertain qu’il soit, ce tEmoignage a plus de valeur qu’une 
attribution superficielle, faite au pied leve, A l’un des styles classiques de nos manuels d’arch&o- 
logie, surtout quand il s’agit d'un monument aussi complexe et aussi etranger ä nos formules 
d’ecole que la grande Mosqude d’Amid. Sans rechercher si elle est de style armenien, ou by- 
zantin, ou arabe, je me bornerai, dans les pages suivantes, ä fixer, ä& l’aide des inscriptions, 
l’epoque A laquelle remontent plusieurs de ses parties. 

La grande Mosqu&e comprend une serie d’edifices groupes autour d’une vaste cour rec- 
tangulaire de 71 metres de longueur est-ouest sur 30 mötres de profondeur nord-sud (voir le 
plan, fig. 23).” Le cöte sud de la cour est borde par la mosquee proprement dite, dont le plan 
forme un rectangle de 71 metres de longueur est-ouest sur environ 16 metres de profondeur 
nord-sud. Elle se compose de trois parties principales: un sanctuaire oceupant le centre du 
rectangle, sur une largeur de 10 a 11 mötres, et traversant l’edifice depuis la cour jusqu’a la 
paroi sud, dans laquelle est creusde la niche du mihräb, flanqude de la chaire & droite; deux 


! Voir plus haut, p. 7 et fig. 1. 
2 Voir plus loin, p. 45, et no 35 et pl. XV], a droite en bas. 
3 Simple esquisse faite sur les notes, les mesures et les photographies du general ve BeyLıf, ce plan n’est qu’un 
lever ä vue et ne pretent nullement a une exactitute definitive. 
6* 


14 (RANDE MOSQUEE. 


ailes occupant les extremites du rectangle, sur une longueur d’environ 30 metres chacune, et 
divisces en trois nefs par deux rangees d’arcades sur piliers carres, courant de l’est a l’ouest. 
Ainsi, le grand axe de ces six nefs est perpendiculaire au grand axe du sanctuaire. Ohaque 
Yangde compte six piliers, portant cing arches a arc brise. Au-dessus de ces arcs, les murs de 








BERENSNIRIRE BEINE EEE 








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refend sont perces d'un nombre double de petits arcs ou voütains, soit dix dans chaque mur.! 
Les cötes longs du sanctuaire s’ouvrent sur les six nefs par six arcades ä arc brise, au-dessus 
desquelles les murs de refend sont perees de deux voütains alternant avec trois baies plus 
grandes (voir la coupe EF, pl. XX). 


! Voir la coupe ED, pl. XX. (es petits ares, en arabe fäg, sont frequents dans l’architecture musulmane, 
notamment 


la grande Mosquee de Damas, et en Egypte, dans les mosquees toulounides et fatimides; voir mes 
Notes d'archeologie arabe, tiv. a part, I, p. 25, n. 2; II, p. 27 


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ETAT ACTUEL, 45 


Les six nefs laterales ne sont pas plafonnees. Leur charpente forme six toits A double 
pente.' Ceux des deux nefs centrales prennent au-dessus des voütains; ceux des quatre nefs 
laterales prennent au-dessous. Le sanctuaire est couvert, ä environ dix metres du sol, d’un 
plafond plat orn€e de peintures de l’epoque ottomane, datees de 1124 (1712). Au dessus s’eleve 
un toit a double pente, perpendiculaire a ceux des six nefs. Sur les deux petites faces nord 
et sud du sanetuaire, ce toit s’appuie sur deux pignons. Entre le rez-de-chaussce et les pignons 
regne un haut etage perc& de baies a plein eintre. Ainsi, la petite face nord du sanctuaire 
s’eleve bien au-dessus du niveau general de la longue facade nord de la mosquee; mais elle 
ne fait pas saillie sur cette facade, c’est-A-dire qu’en plan, elle est dans son alignement (pl. VII). 

Cette facade souyre sur la cour par seize portes ou fenetres, formedes d’une grande baie 
a linteau droit, surmontee d’une baie plus petite en are brise. Deux de ces baies s’ouvrent 
dans la partie centrale, correspondant ä la petite face nord du sanctuaire; entre elles, un mihräb 
est menage dans la cour (pl. VII). Les autres baies s’ouyrent, sept par sept, dans les ailes, 
correspondant au cöte nord des deux nefs laterales nord. Les tympans de quelques arcs 
sont decores de niches creusees dans le mur, flanqu6es de colonnettes ä füt chevronne, et cou- 
ronnees d’une coquille a neuf cötes (pl. XII). Au-dessus des arcs regne un long bandeau d’in- 
scriptions (n°S 18 et 21), qui court sur toute la facade de la mosquee, sauf sur la partie cen- 
trale, correspondant ä la petite face nord du sanctuaire, oü ce bandeau est interrompu par un 
decor plus moderne, en mosaique de marbre (pl. VII). Divers debris d’architeeture, notam- 
ment des trongons de füts, des bases et des chapiteaux de colonne, sont deposes dans la cour, 
le long de cette facade (pl. XVI, a droite en bas). 

La facade sud de la mosquee est formee par un mur plein sur l’aspect exterieur duquel 
toute indication fait defaut. Ü’est de ce cöte, vers l’angle sud-ouest du sanctuaire, que s’eleve 
une haute tour carree, sans doute un ancien clocher, transforme en minaret et couronne plus 
tard par une lanterne en eteignoir, de style ottoman (plan VIII)? 

Les cötes est et ouest de la cour sont bordes par deux facades remarquables, qui pre- 
sentent la m&me disposition generale. Au rez-de-chaussee, dix colonnes ä chapiteau corinthien 
portent un entablement richement decore, qui ressaute au-dessus des chapiteaux, en saillie sur 
le nu du mur; un etage superieur moins eleve repete la möme disposition. Entre les colonnes 
s’ouyrent neuf arcades percees dans le mur. ÜCelles des rez-de-chaussee sont couronnees d’un 
arc tantöt brise, tantöt deprime, avec un leger deerochement au milieu; celles des premiers 
etages se terminent par un linteau droit, monolithe, rattache aux deux pieds-droits par des cor- 
beaux moulures (pl. IX ä XI et XII a XV). 

Sur la facade ouest (pl. IX a XI), les füts de colonne du premier etage sont sculptes 
de grecques, de torsades et d’entrelacs, offrant autant de modeles differents, et ies deux entable- 
ments sont d’une richesse inouie. A chaque etage regne un long bandeau d’inscriptions, cou- 
rant sous l’entablement. Celui du rez-de-chaussee (n? 19) passe au niveau des chapiteaux, qui 
le coupent en neuf compartiments, correspondant aux neuf arcades. Celui du premier etage 
(n° 20) passe au-dessus des chapiteaux et ce sont les des en saillie qui le coupent en neuf 
parties. Cette facade est en ruine et l’on voit le ciel A travers ses fenetres beantes. Une partie 
de sa decoration est masquee par des constructions parasites, fort genantes pour un arch£ologue, 
mais qui feraient la joie d’un peintre. 


! D’apres les notes du general (voir la coupe AB, pl. XX); mais ä l’exterieur, un seul toit a double pente, 
peut-&tre moderne, recouvre les trois nefs de chaque cöte (pl. VII). 

2 D’apres une tradition locale, tous les minarets carres d’Amid sont d’anciens clochers, transformes par les 
musulmans; voir Ewrıya, eite plus loin, p. 47; Nıesunr, tom. cit., p. 325; BuckınsHam, tom. cit., p. 378, 384. Üette 
observation est interessante au point de vue de l’origine des minarets carres du type syro-maugrebin; cf. G. Marcaıs, 
dans Revue africaine, 1906, p. 43; Triersen, Pharos, p. 101, n. 2, 


46 (RANDE MosQUEE. 


La facade est (pl. XIII a XV) est mieux conservee, mais son decor est plus sobre et plus 
froid. A chaque etage regne aussi un bandeau d’inscriptions. Celui du rez-de-chaussee (n° 22) passe 
au-dessus des chapiteaux, mais sans etre interrompu par les des en saillie, qui portent aussi 
des caracteres sur leur face anterieure. Le bandeau du premier etage, qui passe & la hauteur 
des des, est anepigraphe, sauf au-dessus de la fenetre centrale, oü il porte une inscription 
beaucoup plus courte que les trois autres (n® 23). Dans l’arcade centrale du rez-de-chaussee 
s’ouvre un passage voüte qui correspond, & l’exterieur, a une entree monumentale, portant une 
autre inscription (n® 24). 

Le cöte nord de la cour est divise en deux parties par une ruelle qui debouche ici dans 
la Mosquce. Entre elle et l’angle nord-est de la cour s’allonge une rangee d’arcades ogivales, 
retombant sur des colonnes ä superbes chapiteaux corinthiens (pl. XX). La moulure epaisse 
qui borde les arcs se prolonge en retour d’equerre au-dessus des chapiteaux, au lieu de s’amortir 
dans leur corbeille. En arriere de cette colonnade en ruine s’eleve un edifice qui porte deux 
inseriptions (n° 25 et 52). Entre la ruelle et l’angle nord-ouest de la cour s’eleve une facade 
pereee de baies semblables ü celles de la facade nord de la mosquee, au sud de la cour. Au- 
dessus de ces baies regne un bandeau portant une inseription (n® 37). 

Ce plan general presente une frappante analogie avec celui de plusieurs grandes Mosquees 
syriennes, en partieulier celle dde Damas.' Les deux £difices renferment la m&eme cour rectangu- 
laire, entouree de colonnades et de portiques, avec des entrees au milieu des cötes, et bordee 
au sud par la mosquee proprement dite. Celle de Damas oflre la meme disposition d'un vais- 
seau central oriente nord-sud, avec la qibla dans le mur du fond, et flanque de deux ailes, 
comprenant chacune trois nefs orientdes est-ouest, s6parces par des rangces d’arcades et de voü- 
tains et couvertes par six toits & double pente. A Damas, une coupole s’eleve au-dessus de la 
ceroisee du sanctuaire et des deux nefs centrales des ailes.” Il se peut que la croisee d’Amid 
ait te recouverte autrefois par une coupole, car le plafond et le toit du sanctuaire, on la vu, 
sont d'une &poque moderne. Toutefois, «l’apres les mesures du general pe Beyuır, le plan de 
l’edifice n'est pas tres favorable a cette hypothese. En effet, la croisee comprise entre les quatre 
gros piliers centraux forme un rectangle allonge, peu propre & recevoir une coupole, du moins 
sur plan cireulaire, alors qu’a Damas, le m&me espace est ä peu pres carre. 

Quant aux edifices qui bordent les autres cötes de la cour a Amid, on ne saurait les 
comparer aux portiques de Damas, car les photographies ne montrent que leur facade; j'y re- 
viendrai plus loin, A propos des inscriptions qui les decorent. Pour completer cet apercu som- 
maire, voici quelques extraits des voyageurs modernes «qui parlent de la grande Mosquee 


d’Amid.” 


! Sur la grande Mosquee de Damas, voir les sources arabes citees dans LE STRANGE, Palestine under the Mos- 
lems, p. 22% s.; "Ilmawi, trad. Sauvaıke, Description de Damas, dans JA, 9° serie, VII, p. 185s., 369s., et les 
topographies inedites d’Ibn “Asäkir, d’Ibn Shaddäd Halabi, de Nu’aimi, de Busräwi, ete. Parmi les auteurs modernes, 
Fergusson, History of architecture, IL, p. 5228; Kremer, Topographie von Damascus, I, p. 34s et pl. 1; Porter, Five 
years in Damascus, p. 22; PHex& Spiers, dans Jownal of R. Institute of British architeets, 1896, p. 258., Arch. Review, 
VIIL p. SO s., 158s; East and West, p.211s.; Dickie, dans PEF, Quarterly, 1897, p. 268 8.; G. Marcaıs, dans 
Revue africaine, 1906, p. 37 8.; Sarapın, Manuel d’architeetwre musulmane, p. 65 a 87; Tmiersen, Pharos, index A 
„Damaskus“; voir aussi mes Inseriptions arabes de Syrie, p. 12 s., les guides d’Isampert, BAEDERER, MuRRaY, etc. Les 
zrandes Mosquees d’Alep, deHama et de Homs, construites sur un plan analogue, mais encore inedites, seront publiees 
sous peu, dans le Corpus, par MM. SoBERNHEIM et HERZFELD. 

? Voir un detail de cette coupole dans Cnoisy, L’art de batir chez les Byzantins, p. 85 et pl. XXI. 

3 Au milieun du XVII® siecle, TavErsıer se borne aA mentionner „une magnifique mosquee qui a ete autrefois 
une eglise de chretiens“; Voyages, Paris 1724, I, p. 373. Au XIX®, Durr£ signale ses colonnades et l’attribue 
aux califes; WVoyage, I, p. 70. SourHucare admire ses colonnades de marbre, sa belle cour, ornee d’un bassin, sa haute 
tour carree, transformee en minaret, son toit eleve et ses fenetres en plein cintre, et la considere aussi comme une 
ancienne eglise; Narrative, II, p. 291; ef. Rırter, Erdkunde, XI, p. 55. Lyektama a NNEHoLT decrit en quelques mots 
son appareil en pierres noires et blanches alternees, sa facade corinthienne, sa cour, ete.; Voyage, IV, p. 229s. 


ETAT ACTUEL. 47 


Ewriva (1655), op. eit., IV, p. 31: „Au centre de la ville s’eleve un sanctuaire ancien, une 
mosquee considerable .... c'est la grande Mosquee. Les historiens grecs s’accordent ä dire 
que ce sanctuaire antique a et& bäti du temps de Moise. A droite des colonnes du haram se 
trouve une colonne blanche sur laquelle une inscription est gravee en hebreu, donnant la date 
de la construction. En quelques mains que la place forte d’Amid se soit trouvee, ce sanctuaire 
n’a jamais cesse d’etre voue au culte.... Il est comparable ä la grande Mosquce d’Alep, ou 
a la Mosquee des Omayyades a Damas, ou ä la Mosquee al-Aqsä a Jerusalem, ou & la Mosquce 
al-Azhar au Caire, ou ä Ja Mosquee de Sainte-Sophie ä Constantinople. Sa construction trahit, 
par mille indices, que c’est une ancienne eglise transformee (en mosquee).' C'est parce que 
son minaret est quadrangulaire qu’il a dü &tre le clocher d’un ancien couvent.” Elle a un 
mihräb et une chaire de style ancien. Liinterieur de la mosquee est decore de lustres et de 
candelabres. Trois rangees de colonnes grandes et petites, de differentes sortes, sont placees 
les unes sur les autres ..... A linterieur de la mosquee se trouve une mosquee shafiite dis- 
tinete ... . Cette mosquee a quatre portes et l’on s’y assemble nuit et jour . . . L’exterieur du 
haram’ est pav& de dalles de marbre blanc dur, et juste au centre se trouve un bassin pour 
les ablutions ... . Les quatre cötes du haram, comme ä la Mosquee Sulaimäniyya ä Constan- 
tinople, sont bordes de portiques reposant sur des colonnes faites en marbres de differentes 
sortes ..... Les colonnes les plus elevees sont faibles et minces; celles qui sont au-dessous sont 
plus fortes; celles qui sont encore plus bas sont tres puissantes.* Sur ces colonnes, il y a des 
voütes renversees (sernigun qubbeler) tres remarquables.” Il ya trois portes, sur les trois cötes 
du haram. Le® minaret quadrangulaire a ete restaure. Bref, il n’y a pas ä Diyar-Bekr de 
mosquee aussi grande que celle-ci; elle peut contenir 10000 personnes. Toutes ses constructions 
et ses votes renversees sont entierement recouvertes de plomb pur.“ 

NIEBUHR (1766), loc. eit.: „La grande Mosquee, un superbe edifice, doit sans doute avoir 
ete l’eglise principale des chretiens. Je n’en ai pas pu voir grand chose, puisqu’un chretien 
n’ose m&me pas entrer dans la cour . 

Texıer (1839), Description de l’Armenie, ete., I, p. xxI: „Un des monuments les plus 
curieux d’Amid est l’ancien palais qui a appartenu, dit-on, a Tigrane, mais que Sapor II a occupe£. 
Ce monument se compose de deux facades paralleles et d’un vaste edifice en retour, qui a te 
converti en mosquee ... Chacune des facades est ornee de deux etages de colonnes de marbre 
precieux, portant des entablements richement sculptes. Les chapiteaux sont du style romain 
byzantin, et les sculptures denotent un travail du III® ou IV*® siecle. Cependant tous les arcs 
des portes du rez-de-chaussee sont en ogive, ce qui prouve que ce genre de construction est 
beaucoup plus antique qu’on ne croit.“? 


Dr Hanner, qui en attribue la construction ä Khälid ibn al-Walid, parait la confondre avec une mosquee de la 
eitadelle, qu’Ewriva, IV, p. 34, attribue a ce chef arabe; Empire ottoman, trad. Herrert, IV, p. 231s. Cuimer fait 
une confusion analogue dans sa Turgquie d’Asie, II, p. 458. In’y a rien ä relever dans les relations de BvekicHan, 
DE MOLTKE, DE ÜHOLET, etc. 

! Voir plus haut p. 43. 

2 Voir plus haut, p. 45, n. 2. 

® On voit par le contexte que l’auteur appelle ainsi la grande cour. 
D’apres cette phrase, il y aurait trois etages de colonnes, alors que les facades est et ouest n’en ont que 
deux. Mais on sait deja qu’Ewriva est peu preeis; d’ailleurs, sa description s’applique peut-etre a la colonnade nord, 
dont il ne reste aujourd’hui que l’etage inferieur. 

° L’auteur entend ici, sans doute, les curieux arcs en anse de panier signales plus haut, p. 45. Peut-etre 


4 


veut-il parler de voütes couvrant les portiques en arriere des arcs; on n'en voit rien sur les photographies. 

% L’auteur dit iei bir „un“ minaret, mais il n’y en a pas d’autre que celui dont j’ai parle, qui est carre et qui 
a ete restaure a l’epoque ottomane; voir plus haut, p. 45. 

° L’observation de Texıer est exacte, mais la conelusion qu'il en tire sur l’antiquite des ares brises ne l’est pas, 
puisque les facades, et preeisement leurs ares, datent du XII* sieele; voir plus loin, le commentaire des n0s 20 et 23. 


48 GRANDE MOsQUEE. 


H. pe Hern (1847), tom. eit., p. 441: „Le monument le plus important de Diarbekir, apres 
ses murailles, est ce qu’on appelle la grande Mosquee, monument compose de deux vastes facades 
eloignees l’une de l'autre d'une centaine de metres. L’aspect en est tres original. C'est la fan- 
taisie orientale repandue ä flots dans une riche ornementation.... et reunie au style de l’archi- 
tecture grecque, ce qui les fait passer pour avoir appartenu A une eglise chretienne; il est bien 
plus evident que ces deux facades appartenaient a la domination arabe et quelles faisaient partie 
d’un palais construit par des architeetes grecs, probablement appeles a la cour des califes. Nulle 
part on ne voit la trace d’une inscription byzantine, d’une croix, d’un symbole.“ 

P. 451 s.: „Deerivons d’abord la fagade situde A l’ouest et qui, sauf quelques troncons de 
colonnes dont la presence est accidentelle, n’a ete ni denaturee, ni restauree. La partie infe- 
rieure se compose de neuf arcades separees par des piliers rectangulaires d’olı se detachent de 
legeres colonnes laissant quelques centimetres entre elles et le mur. L/arcade du milieu, ainsi 
que celles places aux deux extremites, donnent ä la voüte une forme un peu anguleuse, tandis 
que les autres sont ogivales un peu surbaissdes, et decorees d’une riche architecture a boudins. 
Les clefs de voüte, les arcades ogivales presentent diverses rosaces. A quelques millimetres au- 
dessus des archivoltes, a la naissance (des chapiteaux qui surmontent les colonnes fix6es au mur, 
vient une ligne dinscriptions coufiques, formant une admirable broderie, et entourant tout l’edifice. 
Les chapiteaux, tailles dans la roche volcanique, sont d’ordre corinthien, mais la forme primi- 
tive parait avoir ete denaturee. Generalement ils sont irreguliers, et surtout fortement deprimes. 
Au-dessous, se voient des debris de füts de colonnes, divers fragments de marbre rose et veing, 
blanc et rouge, places avec ordre les uns au-dessus des autres, et provenant sans doute des parties 
interieures du monument, de m&me que les beaux troncons qu’on admire dans la facade opposee. 

„Les trois faces de l’entablement sont remplacees ici par un petit filet surmonte d’une 
ligne de chapelet, au-dessus de laquelle rögnent des ornements de trefles A fleurons avec une 
nouvelle ligne de chapelet; le tout est surmonte par une frise representant des feuilles de vigne 
et des raisins. On remarque, au-dessus d’un etroit filet, une ligne de petits denticules, garnis 
ä leur partie superieure d’un chapelet que surmontent divers ornements ol se distinguent les 
trefles A fleurons, termines par un reglet. L’entablement qui s’eleve au-dessus de chaque colonne 
et se detache de l’edifice, regne en m&me temps tout le long de la facade. 

„Le second etage est egalement compos& de dix colonnes, entres lesquelles se trouvent des 
ouvertures affeetant une forme toute particuliere. Elles sont quadrangulaires, avec les angles 
superieurs pleins. Les chapiteaux, de style corinthien, ont la meme irregularite que les pre- 
miers cites. Quant aux füts, ils sont intacts et charges de moulures diverses. Le premier ü 
gauche offre des cannelures en spirale; le second, des rosaces entremeldes de zigzags a angles 
droits; les suivants presentent des combinaisons oü se reproduisent les rosaces et les zigzags 
meles A des croix et ä des losanges. Puis figure comme ornementation une inscription coufique 
reonant au-dessus des chapiteaux, ces derniers etant richement sculptes pour s’harmoniser avec 
le tout. Un entableinent exactement semblable a celui de l’etage inferieur regne au-dessus des 


chapiteaux. 
Largeur des arcades ogivales . . . . . 2 metres 38 
Largeur des trois autres (etage inferieur) De 60 
Epaisseur des pieds-droits de separation . 0 metre 90 
Circonference de la base des chapiteaux . 1 ,„ 99 


„La partie centrale de la fagade meridionale est occupee par la nef de la mosquee, dont 
les parties laterales forment les ailes. Cette nef, traversant le second etage, offre exterieurement 
un edifice reetangulaire A toit triangulaire et A pignon. On a retrouve une niche avec ornamen- 
tation orientale.' Un rez-de chaussee, perce de cinq (sept!) fenötres carrees au niveau du sol, forme 


! Cette niche est le mihräb signal& plus haut, p. 43 en bas. 


ETAT ACTUEL. 49 


la petite facade de l’ouest; une ouverture ogivale les surmonte. Au-dessus regne une belle ligne 
d’inseriptions coufiques. De chaque cöte de la fagade ä pignon, au rez-de-chaussee, sont les 
portes qui donnent entree ä la mosquee, et dont l’ouverture est Ja m&me que celle des fen£tres. 
La partie orientale possöde aussi einq (sept!) eroises avec une porte a son extremite. Une ligne din- 
seriptions coufiques la decore egalement et l’on remarque, de plus, deux niches! de style byzantin, 
placdes entre les ouvertures ogivales.. Toute cette fagade meridionale est posterieure & la 
facade de l’ouest.”? On voit qu’elle a et reconstruite, moiti€ avec de nouveaux materiaux et 
moitie avec les anciens. C'est ainsi que les inscriptions coufiques ont &te utilisees pour l’orne- 
mentation de cette nouvelle construction. 

„La facade orientale presente exactement les m&mes dimensions et les m&mes dispositions 
que celle de l’ouest. Malheureusement, elle parait avoir ete d’abord detruite, et restauree avec 
toute sorte de debris, restauration qui l’a complötement defiguree. Il lui reste neanmoins des 
portions de sculpture parfaitement intactes. L’etage superieur presente de belles colonnes de 
marbre, veine de rouge et de blanc, qui ne sont nullement & leur place; de toute facon, cette 
facade est posterieure et inferieure, quoiqu'intacte, A la pr&cedente. 

„La facade du nord offre, du cöte de l’est, dix arcades ogivales de 2 mötres 50 d’ouverture, 
posant sur des chapiteaux corinthiens de forme irreguliere, que supportent des füts de colonnes 
de marbre blane et rose. Au delä sont des constructions modernes et sans interet. 

„La distance entre les deux facades de l’est et de l'ouest est de 87 pas; elles ne sont pas 
completement paralleles ... . Les deux des qui surmontent les colonnes ornant la fenetre cen- 
trale de l’etage sup6rieur portent chacun une espece de modillon pere€ d’un trou, et dont la 
face presente une tete de beuf. Les murs des deux facades ont 75 centimetres d’&paisseur. 

„Tout fait supposer que ces facades appartenaient ä deux monuments auxquels se rattachaient 
des ailes laterales formant une vaste cour interieure. La construction appartient evidemment au 
style gree degenere. On y trouve, avec de legeres modifications, tout ce qui constitue l’archi- 
teeture elassique, avec une surabondance d’ornements qui caracterise l’ecole byzantine du IX® 
au XII® siecle ... . Quant A l’origine de ces constructions, ’hypothese la mieux fondee est de 
lattribuer A la domination arabe, alors que des artistes grees etajent appeles A la cour des 
califes. L’opinion, generalement accreditee, que ces monuments ont et& chretiens, me parait 
completement fausse. Les inscriptions coufiques, l’absence de toute eroix, la disposition des 
facades, tout indique une origine musulmane.“*” 

GARDEN (1857), tom. eit., p. 188: „I visited the Ulu-jami, or great Mosque, which they say 
was originally a Christian church. It has a sloping roof, covered with sheets of lead, and on 
each side of the centre building is a wing, thus forming three separate mosques for three of 
the four sects of Mohammedans (Hanafi, Shafii, Malaki)..... In the front is a large quadrangle, 
which is entered from the eastward by an archway, above which are carved figures of lions 
destroying other animals, but rudely executed.‘ At the inner and opposite extremities of this 
quadrangle, eastward and westward, is a facade, consisting of a double row of columns, one 
above the other, and ten in number. The capitals of the lower columns are Corinthian, those 
of the upper are what I should call Saracenie, possibly Byzantine, but handsomely ornamented. 
Each section of the shafts of the lower columns is of a different coloured marble. Some of 
these columns, which are quite plain, have two sections, others three. The shafts of the upper 


! Signalees plus haut, p. 45. 
2 Cette observation est en tout cas trop absolue; voir plus loin, les nos 18 et suiv. 
> On verra plus loin ce qu'il y a de vrai et ce qu'il y a de faux dans le jugement de l’auteur, pour qui la 
grande Mosquee, consideree au point de vue de l’archeologie classique, ne pouvait @tre qu’une enigme indechiffrable. 
D’ailleurs, les dessins qu'il en a publies dans son atlas, pl. XLIl et XLII, sont peu veridiques; voir le recueil 
D’OPPENHEIN, au n® 124, et plus loin, p. 53, r.3 et 56, n. 2. 
* Voir plus loin, au no 24. 
Amida. 


50 (RANDE MosgQtEE. 


rows of columns appear to be formed of single blocks; and, although not so high as the lower 
ones, are each ornamented with traceries of a different pattern carved in high relief, Above 
the capitals of the lower row of columns at the eastern extremity is a border, consisting of 
bunches of grapes and vine-leaves. The traceries on the walls between the columns have the 
appearence of being Saracenic or perhaps Byzantine. Arabie or Cufie inscriptions are introduced 
at different points ... . At the north-west corner is a small mesjid, for the use of the fourth 
sect (Hanbali) of Mohammedans . 

Fereusson, History of architecture (1567), I, p. 425: „Another building which merits more 
attention than has hitherto been bestowed upon it is now used as the great mosque at Diar- 
bekr. Neither its history nor even its date is correctly known; but judging from its style, in 
so far as it can be made out from such drawings as exist, it seems to belong to the age of 
Tiridates (236— 324). The palace — for such it was originally — consists of an oblong courtyard, at 
either end of which is a building with open arcades in two stories facing one another—as in the 
palace of the Hebdomon at Constantinople —and between the two, facing the entrance, is the 
facade of a church standing on the east (south!) side of the court.! 

„Lhe prineipal of the two wing-buildings is represented on woodcut n° 945. The frame- 
work is of a debased Roman style of architecture, very similar to parts of the buildings of 
Diocletian or Constantine at Spalato or Jerusalem; but, being far removed from the influence 
of the capital, the details display a wildness which is not to be found in any contemporary 
examples in Italy or the further West. The upper range of openings seem to be of the same 
date with the decorative details, but the lower range of arches look — if correctly drawn — so much 
more modern that one cannot help fancying they belong to another age. Till, indeed, the 
building is examined by some competent person, it must remain doubtful whether what we 
now see is the re-erection of an older building of the date of the Cufic inscriptions? which cover 
its walls, or whether all the essential parts are of the date above assigned to it, and the pointed 
arches and inscriptions subsequent additions. The building is rich, and so interesting that it 
is to be hoped that its history and particularities will before long be investigated.*’ 

PuEen& SPIERs, Architeeture East and West, p. 66: „The next building (of Sassanian archi- 
tecture) mentioned by Fergusson is the so-called palace of Tigranes (lire Tiridates) at Diarbekr, 
now the mosque of that town, the date of which he places at A. D. 256-342 (lire 324); but, 
according to Professor Rawuinson, it did not come into possession of the Sassanians until 
A. D. 359. The remains consist of the facades only of two palaces, the north and south facing 
one another at a distance of some 400 feet." They seem to me to have been built up of 
materials taken from some more ancient palace, possibly that of Tigranes, an Armenian 
monarch, who, in B. C. 74, drove the Parthians temporarily out of Mesopotamia; and, though 
interesting for the exuberant richness of the carved shafts, capitals, and friezes, and the various 
peculiar forms of arched openings, they do not add much to the history of Sassanian style. 
Cufie inscriptions run across the fronts, under the entablature. Here again the ornament which 


' For ihe prineipal part of the information regarding this building I am indebted to M. GC. Texırr. He pos- 
sesses detailed drawings of every part, but they have never been published (note de Fercussoxn; sur les releves de 
Texıer, voir plus haut, p. 28, n. 1, plus loin, p. 56, n. 2, et la deuxi&me partie de ce livre). 

” These inscriptions were all copied by Consul Tayror, and brought home to this country. I never could 
learn, however, that they were translated. I feel certain they were never published, and cannot find out what has 
become of them (note de Fereussox; en effet, les copies de Tayror, si tant est qu’elles existent, n’ont jamais ete 
publiees). 

® Bien qu’appuye sur des documents imparfaits, le jugement de Fersussox est remarquablement exact; voir 
plus loin, p. 60 et 66. 

* Gette mesure est trop forte et le plan de la cour publie par l’auteur, fig. 25, est peu fidele: voir plus haut, 
p- 43 et fig. 23. Au lieu de „north and south“, lire „east and west“. 


I r 
ETAT ACTUEL. al 


has been applied resembles that which M. Loftus found at Warka, and which is peculiar to 
the Parthian style.“' 

Il faut avouer que ces descriptions jettent bien peu de lumiere sur les origines de la grande 
Mosqu6e. Laissant ä ce sujet la parole ä M. Srrzysowskı, jaborde l’'histoire de l’edifice sous 
les musulmans, en coordonnant les inseriptions et les faits tir&s des chroniques. 


B. HISTOIRE ET INSCRIPTIONS. 


Wägqidi raconte qu’apres la prise d’Amid par les musulmans, l’eglise prineipale de cette 
ville, dedice a Saint-Thomas, fut partagee: ‘Iyäd en prit les deux tiers pour en faire une mos- 
quee et laissa l’autre tiers aux chretiens pour l’exercice de leur culte.” Cette premiere mosquee 
etait-elle Ja grande Mosquee actuelle? C'est probable, quand on songe que la grande Mosquee 
de Damas e£tait, elle aussi, l’eglise principale de cette ville, dedice a Saint-Jean; que son plan 
general, on Ta vu, offre des analogies frappantes avec celui de la grande Mosquee d’Amid; 
enfin, qu’apres la conquete arabe, elle fut aussi partagee entre musulmans et chretiens.’ 

D’autre part, l’eglise Saint-Thomas de Wägidi pourrait bien etre celle que l’empereur 
Heraclius fit bätir ou rebätir en 629. En effet, l’eglise d’Heraclius &tait la principale de la 
ville, comme Saint-Thomas dans Wägqidi, et l’eveque d’Amid & cette epoque s’appelait preeise- 
ment Mar Thomas.’ Il se peut que l’eglise d’Heraclius, dont les auteurs ne donnent pas le 
nom, ait ete placde sous le vocable du patron de l’eveque. 

Il est vrai que l’eglise d’H£eraclius fut entierement restauree en 770, sous l’episcopat de 
Mar Aba.° Or, cette indication ne parait-pas s’accorder avec le partage de l’eglise entre musul- 
mans et chretiens, et voiei pourquoi. On sait que l’eglise Saint-Jean de Damas fut entiere- 
ment convertie en mosquee et rebätie par le calife omayyade Walid I", a la suite d’un proces 
demeur& celebre.” Or, cette mainmise du calife sur une eglise que les traites garantissaient aux 
chretiens n'est pas un fait isole. Walid semble avoir persecute les chretiens syst&matiquement, 
du moins au dire d’un auteur chretien: „Ce Walid detestait les chretiens et il demolit les 
eglises. Tout d’abord, il renversa la grande eglise de Damas et bätit A sa place une mosquee. 
Il fit de möme en beaucoup d’endroits.“” Or, Ja grande Mosquee d’Amid, dont l’origine preisla- 
ınique ne fait aucun doute, a dü &tre convertie entierement en mosquee durant les premiers 
siecles de l’Islam, comme on va le voir. Bien qu’aucun texte preeis ne l’aflirme, il est permis 
d’attribuer cette operation au calife Walid. Mais alors, il devient diffieile d’identifier la grande 
Mosquee avec l’eglise d’Heraclius, qui fut restauree, comme sanctuaire chretien, en 770, c’est- 
ä-dire 55 ans apres la mort de Walid. 


' La figure 26, a laquelle l’auteur renvoie iei, montrant l’elevation d’une partie de la facade ouest, n'est pas 
tres exacte, comparee aux photographies du general pe Bryuıf; voir plus loin, p. 56, n. 2. 

® Voir Wägqidi, trad. NieBunr-MoRDTMAnN, p. 108 (sur la valeur de ce livre, voir p. 13, n. 2); ef. Yägqüt, Mu'djam, 
ed. WüsTEnFELD, I, p. 67. 

® Voir les sources citees plus haut, p. 46, n. 1. 

+ Voir Denys de Tell Mahre, trad. Cnagor, p. 5; ef. Assemanı, Bibliotheca orientalis, II, p. 102: Rırter, 
Erdkunde, XI, p. 32. 

5 Voir Denys, trad. CHaBoT, p.5 et 7; cf. Assemanı, loc. cit. et p. 48, n. 1, et 57. Faute d’indications preeises, 
je renonce ä& faire intervenir ici les autres eglises signalees par les auteurs chretiens avant la conquete arabe. 

® Voir Denys, trad. CuaBot, p. 96; cf. Assemanı, tom. eit., p. 11&; Rırter, Erdkunde, loc. cit. L’auteur ajoute 
que les depenses furent faites par l’eveque et l’archidiacre Thomas. Ce dernier nom n’est-il qu'une coineidence, ou 
faut-il y voir un indice que cette £glise est celle de Saint-Thomas? D’apres Assemanı, op. cit., I, p. 348, la grande 
eglise d’Amid brüla en 848; est-ce la meme? 

? Voir les sources eitees plus haut, p. 46, n. 1. 

8 Voir Michel le Syrien, trad. Cuagor, II, p. 481 et pages precedentes; ef. Ibn "Asäkir, dans QuATREMERE, Sultans 
Mamlouks, I a, p. 265, et Sauvaıne, dans JA, 9° serie, VII, p. 193. 


59 (GRANDE MOosQqu&Be. 


En resume, nous admettrons provisoirement que l’eglise d’Heraclius est peut-ätre l'eglise 
Saint-Thomas de Wägidi; que celle-ci, partagee entre musulmans et chretiens, est probablement 
la grande Mosquee actuelle, entierement convertie en mosquee a une Epoque ulterieure, soit sous 
le calife Walid, soit seulement sous les Abbassides, si l’on veut tenir compte de la restauration 
de l’eglise d’Heraclius en 770.! 

Le voyageur persan Näsiri Khusrau, qui visita Amid en 438 (decembre 1046), deerit la 
grande Mosqu6e en ces termes”: „La grande Mosquee est aussi en pierre noire, en sorte qu’il 
ne peut rien y avoir de plus regulier ni de plus solide. Au milieu de la Mosquee, plus de 
200 eolonnes de pierre la soutiennent, toutes monolithes. Sur les colonnes, des arcs sont bandes, 
pareillement en pierre; au-dessus du sommet des arcs s’elevent d’autres colonnes plus basses que 
les premieres, et une autre rangee d’arcs sont bandes au-dessus des grands arcs (du rez-de- 
chaussee). Tous les toits de la mosquee (proprement dite) sont couverts en dos d’äne et la 
menuiserie et les sculptures en sont artistement travaillees et peintes. Dans la cour de la mos- 
quee est placde une grande pierre sur laquelle est pos& un vaste bassin de pierre, de forme 
eireulaire ... Au milieu du bassin se trouve un bee en cuivre d’oü sort en jet une eau 
claire 

„Pres de la mosquee se trouve une eglise d’un travail tres remarquable. Elle est con- 
struite aussi en pierre et le sol en est couvert de dalles de marbre orndes de dessins graves. 
Dans cette eglise, a l’entree de la rotonde” qui est le lieu d’adoration des chretiens, jai vu une 
porte de fer grillee, telle que je n’ai vu nulle part la pareille. 

Cette description s’applique-t-elle A la grande Mosquede actuelle? Il est probable que la 
grande Mosquee de Näsiri s’elevait sur Je möme emplacement que celle d’aujourd'hui, car 
l’histoire d’Amid ne renferme aucun fait qui justifie le transfert, d’un edifice a un autre, du 
sanctuaire principal de la ville Si la description de Näsiri ne s’applique pas trait pour trait & 
l’edifice actuel, c'est qu’une grande partie de ce dernier, comme on va le voir, n’existait pas 
encore A l’epoque de Näsiri. 

Bref, jusqu’a plus ample inform6, je suppose que la grande Mosquee actuelle correspond ä 
celle de Näsiri, ainsi qua la mosquee primitive d’Amid, preievee sur l’eglise Saint-Thomas, 
laquelle fut entierement transformee en mosqude A une Epoque inconnue.? 

Ibn al-Azragq, l'historien des Merwanides, n’a fourni jusquiici aucun renseignement sur 
la grande Mosquce, dont les fastes &pigraphiques s’ouvrent A l’epoque precise olı nous avons 
quitte l’enceinte de la ville. 


SELDJOUKIDENS. 


18. Sultan Malik-shäh,. 454 H. — Du cöte sud de la cour, bandeau sur le mur exterieur 
de la nef laterale nord de laile ouest de la mosqude propre. Ce bandeau part de l’angle sud- 
ouest de la cour, a la hauteur de l’entablement du rez-de-chaussee de la facade ouest, passe 


Sur la photographie reproduite pl. VII, la grande Mosqu6e est appelee Saint-Theodore; c'est sans doute une 
erreur. Saint-Theodore est une eglise armenienne situce plus a l’est, au sud de la cidatelle, en © du plan, fie. 1. 

2 Ed. Scherer, p. Sen bas. Je modifie un peu la traduction de l’editeur, p. 28, pour serrer le texte de plus pres. 

> Jignore iei le sens exact de tdrim, que SCHEFER traduit par „sanctuaire surmonte d'une coupole*“. Le contexte 
semble indiquer quil s’agit du choeur; c'est done, soit l’espace central et eirculaire voüte en coupole, soit l’abside 
voütee en berceau ou en cul-de-four. Sur färima „porche en bois“, voir A. NöLnere, Das Heiligtum al-Husains in 
Kerbelä, pP. 1S >. 

* Dans les capitales et sous la pression des evenements politiques ou religieux, le siege de la grande Mosquee 
a pu eire transfere d'une mosquee a une autre; pour le Caire, voir un exemple dans CZA, I, p. 190. Mais dans 
une ville de second rang, et surtout d’origine antique, le titre de grande Mosquee reste naturellement attache au vieux 
sanctuaire munieipal, tour ä tour temple, eglise et mostu6e, 

° Peut-&tre apres Näsiri seulement, puisqu'il signale une &glise „pres“ de la grande Mosquee; mais le mot 
persan nezdik est trop peu preeis pour qu'il soit permis d’en inferer que cette eglise etait dans le meme ddifice. 


\ 
o 


SELDJOUKIDES, 5: 


au-dessus des sept baies qui donnent jour dans cette nef et s’arrete vers le bord de la petite 
face nord du sanctuaire." Le texte a ete retabli sur deux photographies qui n’en donnent cha- 
eune qu’un fragment detach6, laissant deux lacunes importantes, la premiere vers le milieu de 
linseription, la deuxieme vers la fin. Mais les baies visibles sur les photographies forment des 
points de repere suffisants pour fixer la longueur approximative de ces lacunes.” Beau cou- 
fique fleuri; grands caracteres, d'un style admirable, rehausses de riches rinceaux dans les 
champs (pl. VII). Inedite.” 


Alam z N 0 Se al (1) y\ A| ee deu (Angle sud-ouest de la cour) 


xls Lil ar el ja) da RS aan (2) a Le) San na ob 
. environ 16 mots entre les erochets ... OMo | &r Ex (3) ce ) als) Ne 
al bsy) A ra EN IN NA EL [äl el (m 


fi eNl li Sb (6) Js el5 s,>9 An All el>l > u en ©: NR DEL.E 


\ 


(?) int (?) a ä 3 (7) [environ 10 mots entre les crochets ... Real Le ur Ame „ei 


. 
... A ordonne de faire ceci le sultan magnifie, le tres grand roi des rois, le seigneur des rois 
des nations, le maitre des Arabes et des Persans, Mu“izz al-dunyä wal-din, Djaläl al-daula, Abu I-fatlı Malik- 
shäh, fils d’Alp-arslän ..... qu’Alläh fasse durer son sultanat! Sous le gouvernement du vizir, du seigneur 
tres majestueux, Sharaf al-din “Amid al-daula, la couronne des vizirs, Abü Mansür Muhammad, fils de Mu- 
hammad ibn Djahir, qu’Alläh fasse durer ses jours! Et ce travail a eu lieu par les mains du juge tres 
distingue, Abü Nasr Muhammad, fils de ‘Abd al-Wähid ... En l’annde 484 (1091—92). 


Le protocole ressemble beaucoup A celui du n° 17, date de 485. D’apres le reperage des 
photographies, la premiere lacune renferme un passage important que je ne puis restituer sur 
les ns 16 et 17.2 

Le gouverneur, dont le nom est introduit par les mots fö wiläya, comme dans les inscrip- 
tions precedentes, est ce fils de Muhammad ibn Djahir que les auteurs, d’accord avec l’inscrip- 
tion, appellent le vizir Sharaf al-din “Amid al-daula Abü Mansür Muhammad et qui gouverna 
le Diyar-Bekr depuis la fin de 482 jusqu’ä la fin de 484, c’est-A-dire entre Abü ‘Ali al-Hasan, 
nomme dans le n° 16, et Abu l-barakät Djahir (Djuhayyir), nomme dans le n® 17.° Quant au 


' Voir plus haut, p. 45 et pl. VII. 

® Dans le texte suivant, les chiffres 1 & 7 indiquent les points oü l’inscription passe au-dessus de la clef des 
arcs des sept baies, qui sont &quidistantes. Ces chiffres representent done, non des divisions naturelles du texte, mais 
des jalons destines a relier les deux fragments et ä fixer la longueur des lacunes, detail important pour le commentaire 
historique. Ne pouyant exposer iei les operations minutieuses sur lesquelles repose ce reperage, je prie qu’on veuille 
bien me ceroire sur parole. 

® J’en ai publie un court fragment dans le recueil n’Orrexkeim, no 124B, d’apres un dessin de H. ve Heır, 
atlas, pl. XLII. Ce fragment appartient bien ä l’inseriplion no 18, quoique le voyageur russe, plus artiste qu’arche- 
ologue, l’ait combine, dans son dessin, avee un morceau de la fagade ouest; j’ai dejäa signale, p. 49, n. 3, le manque 
de preeision des belles planches de son atlas. 

* Peut-&tre des noms de plus dans la genealogie de Malik-shäh, peut-tre des eulogies. 

5 Voir plus haut, p. 41. ‘Amid al-daula vecut avec son pere a Bagdad, l’assistant dans sa charge de vizir du 
calife, auquel il servit souvent d’ambassadeur aupres du sultan. En 471, il lui suceeda comme vizir en titre. En 476, 
il quitta son poste et se rendit avec son pere ä la cour de Malik-shäh, qui le chargea de conquerir Mossoul, tandis 


54 GRANDE MOsQuEE. 


Juge charge des travaux, son identification ne saurait &tre douteuse, puisque Muhammad ibn 
“Abd al-Wähid figure comme juge dans les n°s 16 et 17, c’est-A-dire avant et apres la date du 
n° 15. La deuxieme lacune, evalude A environ 10 mots, renferme encore quelque titre de ce 
personnage, peut-etre madjd al-qudät, comme dans le n® 17. 

La date a et€ lue, non sans peine, sur la petite photographie (reproduite pl. VIII). “Amid 
al-daula n’ayant gouverne le Diyar-Bekr que de 482 a 484, l’annde 484 est certaine, car le 
chiffre des unites, bien qu’indistinct, n’est en tout cas ni un deux, ni un trois.! 

Ainsi, la Mosquee a &t& restaurde sous le regne de Malik-shäh, en 484. De quelle partie 
de ledifice s’agit-il au juste? De l’aile ouest tout entiere, ou de sa nef laterale nord, ou seule- 
ment du mur qui porte l'inscription ? Celle-ci ne le dit pas preeisöment et il est diflicile de 
suppleer a son silence. En effet, ce mur porte, sur toute sa longueur, des joints peints en 
blane qui trahissent une reparation beaucoup plus recente que celle de Malik-shäh; en outre, 
l'absence de tout caractere architeetural ne permet pas de juger si l’inseription forme un tout 
organique avec la facade ou si elle n’est qu’un simple hors d’@uvre.? 


INALIDES. 


Les Seldjoukides avaient divise leur vaste empire en provinces gouvernees par des hommes 
de leur choix. Mais cette unite politigue n’etait qu’apparente et de toutes parts allaient surgir 
de nouvelles dynasties locales, rattachees au pouvoir central par des liens de vassalit6, sous un 
regime feodal dont l’etude reste A faire. Amid allait, elle aussi, tomber aux mains d’une de 
ces familles d’atabeks reconnaissant la suzerainet& des grands Seldjoukides et, plus tard, celle 
d’un de leurs successeurs en Perse, en Mesopotamie ou en Asie Mineure, ou celle des Ayyou- 
bides, jusqu’au jour oU suzerains et vassaux seront balayes par la tourmente moneole. 

Nous avons laisse Amid en 485, sous le gouvernement d’Abu l-Hasan, petit-fls de Muham- 
mad ibn Djahir.” La m&me annde, Malik-shäh mourait et son fils Barkyäruq montait sur le 
tröne. Abu l-Hasan quitta le Diyar-Bekr et ses administres, las d’offrir leur hommage au nou- 
veau sultan, trop occupe d’autre part pour songer A eux, s’adresserent ä son oncle et rival 
Tutush, le frere de Malik-shäh. En 486, Tutush occupa le Diyar-Bekr et le fit gouverner par 
un oflieier ture appel& Toghtekin.* En 488, ä la suite d’une revolte contre le lieutenant de 
ce dernier, Tutush remit Amid ä son fils Dugäq,” auquel succeda un oflicier turcoman du 
nom d’Inäl.“ Ce dernier y fonda une de ces dynasties locales dont je viens de parler, qui pos- 


que son pere et son frere Za'im al-daula s’emparaient du Diyar-Bekr. En 482, il fut nomme& gouverneur du Diyar- 
Bekr; en 484, il quitla ce poste pour reprendre celui de vizir du calife. Il fut depose en 492 (ou en 493) et mourut 
en prison la ım&eme annee. Il avait epouse la fille du celebre Nizam al-mulk; voir Ibn al-Azraq, dans AmEDRoz, 
p. 150=.; Ibn al-Athir, index, notamment X, p. 41, 74s., S3, 87, 124 et 203; Bundäri, index, notamment p. 36, 50s., 
75s.; Ibn Khallikän, Ill, p. 281, 256; Ibn Shaddäd, fo 62 vo. 

! Sur celte photographie, qui m’a permis de jalonner le texte, on distingue, dans le chiffre des unites, ce petit 
ornement, en forme de croix de Malte, qui caracterise la bouele du *‘ain final dans les inseriptions en coufique fleuri, 
a Amid, et qui assure ici la lecon & „quatre‘. Elle est d’autant plus certaine que je m’y suis arrete avant de 
connaitre, par les chroniques, l’&poque du gouvernement de “Amid al-daula. 

> CH. plus loin, p. 62 et 68. 

® Voir plus haut, p. 41. 

* Le m&me qui fonda, dix ans plus tard, la dynastie des Atabeks de Damas; voir Ibn al-Azraq, dans AmEnRoZ, 
p. 152; Ibn Shaddäd, fo 63 ro, 

> Ce nom figure, non dans l’extrait «’Ameproz, p. 152, mais dans l’original, Br. Mus. Or. 5803, fo 152 r0. 


® Voir Ibn al-Azraq, dans Amepnoz, p. ldls. Ce nom, eerit ol, est sans doute le möme que Jul; cl: 3109 
et Shall. D’apres une autre version du meme auteur, Br. Mus. Or. 6310, fo 95 v0, suivie par Ibn Shaddäd, Oxford, 


3odl. Mars 333, fo 121 v0, et Berlin, ms. eite, fo 77 vo, Amid, ä la mort de Tutush, passa äa l’emir Sädar (?), puis A 


son frere Inäl; cf. Ameproz, p. 152, n. 3. 


INALIDES. 55 
seda Amid de pere en fils, durant quatre generations, jusqu’a la conquete de Saladin. Ces 
dynastes, qui s’allierent par des mariages aux Ortokides de Mardin, ont passe jusqu’iei presque 
inapergus, parce qu’on n’a publi€ aucune monnaie frappee ä leur nom et que les chroniques 
arabes les plus connues n’en parlent qu’ineidemment et dans des termes fort obscurs. Il est 
done indispensable de resumer ici, sous la forme d’un tableau genealogique, les renseignements, 
puises ä des sources connues ou inedites,' sur une dynastie que les splendides facades de la 
grande Mosquee d’Amid viennent de reveler ä l’histoire et que je demande la permission de 
baptiser du nom de son fondateur, le Turcoman Inäl. 


INALIDES D’AMID. 


(2) 
— 
Sädar(?) Inäl, vers 490 
Fakhr al-daula Ibrahim Nadjm al-din Ilghäzi 
nomme en 493 et 500, 7 en 503 Ortokide de Mardin 
[LT nm 
Sa‘d al-daula Daldi Yumnä khätün Husäm al-din 
Ten 536 epouse llaldi Timurtäsh 
I 
Djamäl al-din Shams al-mulük Mahmüd Safıyya (var. Daifa) khätün 
succede A son pere en 536, depossede par Saladin en 579 epouse Mahmüd en 542. 


Mais les Inalides tomberent & leur tour sous la tutelle d’une puissante famille qui leur 
fournissait leurs vizirs et dont l’anc£tre portait le nom de Nisän. Cette famille, restee jusqu'ici 
dans l’ombre, a cöte des Inalides, merite, elle aussi, d’etre rendue ä l’histoire, pour la part 
qu’elle a prise & la construction de la grande Mosquee plutöt que pour son peu glorieux röle 
politigue. Voiei, d’apres les m&@mes sources,’ le tableau genealogique des Nisanides. 


NISANIDES D’AMID. 
Nisan 
| 
Ahmad 


| 
Mu’ayyid al-din Abü “Ali al-Hasan ibn Ahmad 
deja maitre effectif d’Amid en 536, f en 55l 
en 


Djamäl al-daula Kamäl al-din Abu 1-Qäsim ‘Izz al-daula Abü Nasr 
“Ali ibn al-Hasan, nomme en 543, suc- nomme en 542, prend possession d’Egil? 
cede a son pere en 551, vivait äge en 573 en 551, f en 565 
Bahä’ al-din Mas’üd, suceede ä son pere Asad al-din 
vers 575, chasse par Saladin en 579 succede A son pere a Egil en 565. 


19. Inalide Ilaldi et sultan Muhammad I”. Vers 510 H. — On a vu que la facade ouest 
porte deux longs bandeaux d’inscriptions courant sous les entablements du rez-de-chaussee et du 
premier tage. Celui du rez-de-chaussee est coupe, par les chapiteaux des colonnes, en neuf 
compartiments correspondant aux neuf travees. Ces compartiments, numerotes ici de 1& 9, 
sont tous visibles sur l’une ou l’autre des photographies dont je dispose, mais quelques frag- 
ments sont detruits ou entierement frustes et une partie du compartiment 6 est invisible sur 
les photographies du general ve BeyLır, les seules qui permettent de lire sürement le texte. 
Cette derniere lacune, comme celles du n° 18, est provisoire et pourra ötre comblöe par de 


! Ces sources ont et@ analysees dans le recueil p’ÖrrexHEım, au no 124, auquel je me borne ä renvoyer ici; 
voir aussi Ibn Shaddäd, fos 64 et 77 vo, et Ibn al-Qalänisi, ed. Ameproz, index A Amid, Ibrahim, Aikaldi, ete. 

2 Voir la note precedente, 

® Sur celte ville forte, situ&ee a 30 kilometres au nord-ouest d’Amid, voir les sources citees dans le recueil 
D'ÖPPENHEIM, p. 95, n. 2. 


56 (GRANDE MosquEE, 
nouyeaux releves (cf. p. 57, n. 6). Une longue ligne du m&öme type; memes caracteres, d’un 


style plus riche qu’au n® 18 (pl. IX a XI et XIII). Inedite.? 


(?) s\a [() has e) ... environ 3 mots detruits, puis 3 mots frustes] ... Al. (1) 
era) ya EAN En (3) | >, a‘) ch Syyaälly (?) äu (2) @) He] 


ws x EAU ) Iyer Fi N 5 AU ei zz Je Alla el Asa) An 


N (?) ds Are slaals ar oki. ala> 3] (6) la al ri nl a el» 
e (3) Snelalls AN DEAL cab LA) MD SLE zul oa tb] 7) AL 
ey zul Rr gr I A SH null er nu es Ba el»: 

« (?) lu [5 & 10 mots frustes] 


A ordonne de faire (?) cette magsüra oceidentale (?) et la magsüra decouverte l’emir tres majestueux, le 
sejgneur assiste d’Alläh, vainqueur, Fakhr al-din, Sa’d al-daula, l’öclat de la religion, la beaut& de la nation, 
’ausiliaire du royaume, la puissance des emirs, Abü Mansür Ilaldi, fils d’Ibrahim, le glaive de l’&mir des 
eroyants, qu’Alläh prolonge son existence, — sous le rögne du sultan magnifie, du tres grand roi des rois, du 
maitre des nalions, qui tient les nuques des Arabes et des Persans, Ghiyäth al-dunyä wal-din, le roi de l’Islam 
et des musulmans, Abü Shudjäa® Muhammad, fils de Malik-shäh, l’associ6 de l’&mir des eroyants. Et cela a eu 





lieu par les mains (?) du juge tres distingue ..... En l’annee 5 


La lacune du compartiment 1, bien que definitive, a peu d’importance et peut ötre com- 
blee approximativement d’apres les autres inscriptions. Du dernier mot, on ne voit guere que 


le groupe go; je restitue geil, al-magsüra, on va voir pourquoi. Le premier mot du com- 


partiment 2 est un qualificatif du mot preceedent. La lecon proposde n'est pas tres distincte; 
elle m’est plutöt suggerce par le n® 22, olı la facade „est“ est appeldce al-shargiyya; on peut 
en inferer quicı, la facade „ouest* est appelee al-gharbiyya. Les mots suivants al-magsüra 
al-makshifa yparaissent hors de doute. Le parallelisme des n°® 19 et 22 exigerait de lire 
ici al-suffa al-gharbiyya (?) wal-magsüra al-makshüfa, comme la-bas al-suffa al-shargiyya wal- 
magsüra al-ulyi. Bien que cette solution soit tres tentante et que, paleographiquement, le 


mot Azol|, al-suffa, se rapproche du groupe 2, je crois quil faut y renoncer, car, dans ce 
groupe, le wi est tres distinet et ne peut en aucun cas Ätre pris pour un fd. 


' La planche XIII donne la vue generale de la facade d’apres une photographie du baron p’ÖrPENHEIM; les 
planches IN a XI donnent une serie de details, d’apres les photographies du general pe BeyLie. 

2 en ai publie un court fragment dans le recueil D’OPPENXHEIM, no 124 A. Dans son atlas, pl. XLII, H. or Herr 
donne de cette facade une gravure tres belle, mais peu fidele, ou la position relative des facades nord et sud est 
renversee: voir le recueil D’OPPENHEIM, pP. S7, n. 3, et plus haut, p. 49, n. 3. Parmi les details de la möme facade que 
l’auteur reproduit a la pl. XLII figure un fragment d’entablement dans lequel il a introduit arbitrairement quelques 
mots du no 18; voir plus haut, p.53, n. 3. On trouve une petite vue de la facade ouest dans SCHLUMBERGER, Niclphore 
Phocas, p. D13, et ve Bevruie, L’habitation Dyzantine, p. 55, d’apres une photographie de M. Cnaxtre. Dans son 
memoire sur l’architeeture des Sassanides, paru dans les Transactions of the R. Institute of British architects, VI, 
p. 43, el dans Architecture East and West, p. 67, M. Pnex& Spiers a donne l’&pure d’une partie de la facade ouest, 
sans indieation de provenance. Ce dessin, qui parait assez libre, compar&e aux photographies, provient sans doute 
des releves inedits donnes par Texıer ä la bibliotheque du R. Institute et parmi lesquels se trouve la copie informe 
de quelques fragments d’inscriptions; cf. plus haut, p. 28, n. 1, et 50, n. 1. 


InALıDeEs. 51 

Des lors, il faut croire que la facade ouest est designee deux fois par le terme de maqgsüra, 

dont je parlerai au n® 22. Les mots al-magsüra al-gharbiyya (2) s’appliqueraient ä la facade en 
general et les mots al-magsüra al-makshüfa viseraient plus specialement le premier etage „ä 
ciel ouvert“; tel est le sens technique de makshüf.‘ Or, on a vu que le premier etage de la 
facade ouest est, en eflet, A ciel ouvert. Il est vrai que cet etage peut n’avoir pas et acheve 
ou que sa couverture peut s’etre effondree, comme semble l’indiquer l’aspect ruine de la fagade. 
Mais le terme de makshüf „d&couvert“, certainement choisi A dessein par le redacteur de linserip- 
tion, me fait croire que, dans l’intention du constructeur, cet etage devait @tre une galerie & 
ciel ouvert, quelle qu’en füt la destination preeise, comme l’etage superieur des arenes antiques.” 


L’Inalide qui figure iei au premier rang est celui que les auteurs appellent Sa’d al-daula 
Aikaldi ibn Ibrahim. Les inscriptions n° 19 et 20 les confirment en tout point, sauf en ce 
qui concerne le nom propre de ce prince. Les manuserits donnent plusieurs variantes de ce 


nom; la plus frequente est Sl qui represente un nom ture regulierement forme: aji-gäldı 


„la lune est venue“.® Cette lecon tres satisfaisante n’est pas confirmee par l’epigraphie. Dans le 


n° 19, le nom est un peu fruste, mais la lecon RN est appuyee par les trois repliques des 
n® 20, 21 et 22, qui sont parfaitement distinctes. Le fondateur s’appelait done, non Ai- 
kaldi, mais llaldi, c’est-a-dire en ture il-aldi „il a pris le pays“; ce nom, bien que peu usuel, 
figure aussi dans la literature arabe du moyen-äge.° Les autres titres et surnoms d’llaldi sont 
conformes ä la titulature des dynastes du XII® siecle; jy reviendrai a propos du n® 20. 

Le protocole qui suit celui d’Ilaldi offre deux lacunes. La premiere, au compartiment 6, 
correspond ä une solution de continuite entre deux photographies du general DE BEYLIE; mais 
ce passage n'est pas fruste, car on en distingue les caracteres sur la photographie du baron 
D’ÖPPENHEIM et il est facile de le restituer sur la replique du n® 20.* La deuxieme lacune, au 
compartiment 7, est passablement fruste, mais le n® 20 fournit aussi les elements de sa resti- 
tution, bien qu'ils y soient combines dans un ordre different. Il s’agit ici du sultan seldjoukide 
Muhammad I, fils de Malik-shäh, dont les surnoms Ghiyäth al-din et Abü Shudjä’ et le titre 
gqasim amir al-mu’minin sont deja eonnus par les monnaies et par les auteurs.‘ 


! Le verbe kashafa signifie aussi „enlever le toit d’un edifice*, du moins a la Il® forme; voir Dozy, Supplement. 

* En effet, si le toit avait disparu plus tard par aceident, l’inseription ne renfermerait pas ce terme. Une ex- 
ploration permettrait seule de verifier le fait. Le sommet de l’entablement du premier etage est couvert d’herbes 
folles et de nids de eigognes et je ne puis y distinguer l’amorce d’une couverture queleonque. Les toits a tuiles ereuses 
qu’on voit sur les photographies appartiennent ä des masures modernes blotties entre les colonnes de la facade, comme 
celles qui s’abritaient dans toutes les ruines antiques. ll y avait deja des eigognes a Amid au XII* siecle; voir 
Michel, trad. C#agor, III, p. 212. 

> Cf. ai-dughdi, kai-gäldi, ete., dans Houtsma, Ein türkisch-arabisches Glossar, p. 34s. et 29 du texte arabe, et 


RapLorr, Versuch eines Wörterbuches der Türk-Dialekte, passim. Les autres variantes, SHAbl, N Ib ete., ne 
sont que des fautes de copie, si frequentes dans les noms propres peu usuels. 


* Le no 22 donne la variante sl, sans l’alif, mais bien avec un /äm en troisieme place; cette lecon figure 


aussi dans Ibn al-Azraq, Brit. Mus. Or. 6310, fo 122r0, et Ibn Shaddäd, fo 77 vo (eerit Gb). 


5 Voir Hourswa, op. cit., p. 29 du texte: (SA, expliqu& par l’arabe ul Js-|;ck. p. 30: ga explique par 
l’arabe E 

* Restitution confirmee, au dernier moment, par les photographies de l’expedition allemande d’Assur. 

” Pour les monnaies, voir Laxe-Poorre, CBM, III, nos 678. Pour les auteurs, Räwandi, dans JRAS, 1902, 
p. 585, 604; Bundäri, p. 88; Ibn Khallikän, III, p. 232; Abu I-faradj, trad. Bruxs, p. 289, 305; Hamdalläh, trad. Gastın, 
p. 247s.; Laxe-Poore, Dynasties, p. 153, etc. 


Amida, 


[21 


\ (GRANDE MOosQUEE. 


On remarquera que son protocole, introduit probablement par les mots fi daula, comme 
dans le n® 20, ne vient qu’apres celui de son vassal Ilaldi. Ce detail, insignifiant en apparence, 
trahit la decadence profonde qui suivit, pour l’empire seldjoukide, la mort de Malik-shäh. Dans 
les n°® 16, 17 et 18, le protocole de Malik-shäh occupe le premier rang; c'est le sultan qui 
donne l'ordre de construire et qui le transmet A son vizir, dont le protocole est introduit par 
les mots fi wiläya. lei et dans le n° 20, le dynaste a pris la place du sultan. La seule mar- 
que de deference qu'il temoigne encore & son suzerain est dans les mots fi daula „sous le rögne 
de“, remplagant les mots fi wiläya „sous le gouvernement de*, qui introduisent, dans les inscriptions 
de Malik-shäh, le protocole de son vizir. Ce renversement de l’ordre hierarchique joue un röle 
important dans l’Epigraphie de la grande Mosquee d’Amid et j’y reviendrai a propos des n° 20, 
21, 22 et 24. 

Le nom du juge charge des travaux est illisible sur les photographies; bien quil paraisse 
assez fruste, il n’est peut-etre pas definitivement perdu, Ce juge pourrait bien ätre “Abd al- 
Wähid ibn Muhammad, nomme comme intendant des travaux dans le n®° 20. Enfin, lin- 
sceription se termine par une date; bien qu'illisible sur les photographies, elle existe certainement. 
En effet, les derniers mots sont &erits sur deux petites lignes superposdes, suivant une mode 
assez frequente dans l’epigraphie mesopotamienne; or, ces deux lignes renferment toujours 
une date." Iei, on peut la fixer & peu pres; voici comment. 

Le sultan Muhammad parut sur la scene politique vers 490. En 492, son nom fut pro- 
clame pour la premiere fois a Bagdad, mais jusqu’en 498, il eut pour rival redoutable son frere 
Barkyärug.” Un traite, conelu entre les deux fröres en 495, donnait a Muhammad une partie 
de l’empire, y compris le Diyar-Bekr, mais avec le simple titre de roi (malik), celui de sultan 
etant reserve a Barkyärug. Un nouveau traite, conclu en 497, confirmait ä Muhammad la 
possession du Diyar-Bekr.” L’inseription peut done remonter a l’annde 495; toutefois, la pre- 
sence des titres sultaniens les plus eleves me fait croire qu’elle n’est pas anterieure a 498, date 
de la mort de Barkyäruq, & la suite de laquelle Muhammad resta le seul maitre et sultan de 
l’empire, jusqu’en 511, date de sa mort. D’autre part, linscription du premier etage portant, 
on va le voir, la date 515 et l’examen de la facade indiquant qu'elle a ete elevee d’un seul 
jet, il parait probable que la construction du rez-de-chaussee n’a precöde que de peu d’anndes 
celle du premier etage; on ne peut done se tromper beaucoup en lui assignant la date ronde 
510. L’ecart de quelques annees entre les deux etages s’explique soit par limportance et la 
richesse de la facade, soit par une interruption momentan‘de des travaux & la mort de 
Muhammad. 

A quelle occasion ce travail fut-il entrepris? Vers cette epoque, un incendie detruisit la 
grande Mosquee d’Amid.* Ibn al-Azraq, generalement bien informe, ne consacre qu’une ligne & 
cet aceident, quil place en 513. Matthieu d’Edesse le met en 508-09 (1115—16) et le deerit 
comme un feu vengeur, descendu du ciel contre les peches des musulmans, qui devora l’edifice 
de fond en comble. Bien que son style ampoul& n’inspire qu’une medioere confiance et que 
son recit soit evidemment exagere, puisque Ja Mosqude a conserv& des restes importants d’une 
epoque anterieure, la date qu'il assigne A lincendie est plus vraisemblable que celle donnee par 
T'historien musulman. En effet, il est bien tentant de voir dans ce (desastre la cause de la 


' Voir plus loin les nos 20 et 27, et Lemmanx-Haupt, Materialien, Arab, Inschriften, n05 2, 3 et 4. 

° Voir Bundäri, p. 82s.; Ibn al-Athir, X, p. 194s.; Ibn Khallikän, II, p. 233; Abu I-fidä’, IL, p. 222s.; Ibn 
Khaldün, V, p. 22s.; Hamdalläh, p. 241s.; Mirkhond, trad. Vurvers, p. 139s.; DEFREMERY, Recherches sur le regne de 
Barkiarok, dans JA, 1853, passim; Weir, Chalifen, I, p. 143s.; Tewsım, CMO, IV, p. 56, n.1. 

’ Voir Ibn al-Athir, X, p. 226, 254; Abu I-fidä’, II, p. 225, 227; Abu I-faradj, ed. SarHanı, p. 343; Ibn Khaldün, 
V,p. 27, 32; Sibt ibn al-Djauzi, ed. Jewert, p. 6 et passim; Mirkhond, trad. Vurrers, p. 142=.; Pricz, Mahommedan 
history, Il, p. 361; Weir, Chalifen, III, p. 146s.; Hammer, G@emäldesaal, V, p. 93. 

* Voir Ibn al-Azrag, Br. Mus. Or. 5803, fo 161 ro; Matthieu, trad. DurAurıer, p. 291, et dans Hist. arm. des 
crois., 1, p. 114, 614; cf. le recueil p'OrrENHEIM, p. 97. 


INALIDES. 59 
refection totale de la facade ouest. Or, le sultan Muhammad etant mort ä la fin de 511, l’in- 
cendie devrait ötre anterieur d’au moins une annce au travail signe de son nom. 

La fin de l'inseription renferme peut-&tre le nom de l’architecte, qui figure ä cette place 
dans l’inscription du rez-de.chaussede de la fagade est, n° 22. 


20. Inalide Naldi et sultan Mahmüd I”. 515 H. — Le bandeau du premier etage, qui 
regne au-dessus des chapiteaux, est coupe, par les des en saillie qui les surmontent, en neuf 
compartiments, numerot6s ici de 1 A 9, correspondant aux neuf travees. Mieux conservde que 
celle du rez-de-chaussde, cette inseription renferme peu de parties frustes. En reyanche, le texte 
suivant offre deux lacunes: la premiere, au compartiment 6, provient d’une solution de conti- 
nuite dans les photographies;' la deuxieme est au compartiment 8, entierement masque par 
l’auvent de toile d'une masure blottie entre les deux colonnes de cette travee. Une etude sur 
les lieux permettrait sans doute de combler ces lacunes. Une longue ligne du meme type; 
mömes caracteres (pl. IX a XI et XIII; ef. plus haut, p. 56, n. 1). Inedite. 


NE 3 SEEN ZEN al 2. al di) 

dy> 5 all Al el al cr Ne EN 
alle A al de Bel ’lzilals Lilo) all. 
6) N ie IN AL cell Mm UA) an al ale 1b 
Air, dloP all u Je Ab sn ll ul un SE 


Sales szene Auer elle oral 


A ordonn& de faire ceci l’ömir tres majestueux, le marechal Fakhr al-din Sa’d al-daula, l’eclat de la 
religion, la noblesse de la nation, la couronne des rois, la puissance des emirs, Abü Mansür Ilaldi, fils 
d’Ibrahim, qu’Alläh fasse durer sa royaute, — sous Je regne du sultan magnifie, du tres grand roi des rois, 
qui tient les nuques des nations, du maitre des Arabes et des Persans, de l’aide des serviteurs de la religion, 
de l’auxiliaire du calife d’Alläh, Mughith al-dunyä wal-din, du roi de I’Islam et des musulmans, Abu l-Qäsim 
Mahmüd, fils de Muhammad, fils de Malik-shäh, la main droite de l’&mir des eroyants. Et cela a eu lieu 
par les mains de celui qui a besoin de la misericorde d’Alläh, Abu I-fatı (2?) ‘Abd al-Wähid, fils de Muham- 
mad, l’annde 518 (1124— 35). 


Le protocole d’Ilaldi” oflre quelques variantes A celui du n° 19, notamment ce titre düsfah- 
salär „marechal“,' qui ne figure pas lä-bas; on peut en conclure qu’llaldi l’a recu entre les 
annees 510 et 518. Um autre indice de son avancement, c’est l’eulogie adima alläah sultänahu, 
remplacant l’afäla allah bagaahu du n° 19. 


! Elle est comblee, au dernier moment, par les photographies de l’expedition d’Assur. 

? Sur ce titre, voir plus haut, p. 38, n. 4. Dans la regle, il est eerit „\2:al% ; la variante sl; lalt n'est pas 
une faute du lapieide, mais plutöt une forme primitive de ce mot, avec le pluriel persan en & long. 

3 (e nom est &crit distinetement SM]; voir plus haut, p. 57, n. 4. 

‘ Sur ce titre, voir CIA, 1, p. 452, 640 s.; III, p. 64, n. &; cf. le recueil pD’ÖPPENHEIM, p: 97, n.2: 

> Dans l’epigraphie de cette epoque, on trouve souvent des eulogies renfermant le mot sultän (ou saltuna), 
bien qu’elles s’adressent ä des dynastes qui ne portaient pas le titre de sultan; voir Leumans-Haupt, Materialien, Arab. 
Inschriften, nos 3 et 9, et plus haut, nos 8 et 11. Je traduis alors ce mot par „royaule“, et non „sultanat“. 


$*+ 


60 (RANDE MosQUEE. 


Le sultan dont le protocole, introduit par les mots fi daula, fait suite a celui d’Ilaldi, 
n'est pas le grand Seldjoukide Mahmüd, qui regna peu de temps en Perse, apres la mort de 
son pere Malik-shäh, mais le premier souverain de la branche de I'Iraq, Mahmüd ibn Muham- 
mad, qui regna de 51l a 525, ä Bagdad et en Me&sopotamie, pendant que son oncle Sindjar 
gouvernait la Perse.' Les surnoms personnels que lui donne l’inscription sont deja connus par 
les auteurs et les monnaies, auxquels j’emprunte en outre le titre yamin al-mı minin, vestitue 
dans le compartiment 8.” Comme dans liinseription preceedente, le suzerain nominal n'est 
nomme qu’apres son vassal et ce detail, loin d’etre dü au hasard, exprime une nuance diplo- 
matique intentionnelle et fort instructive. 

L'intendant des travaux, ‘Abd al-Wähid ibn Muhammad’, est sans doute le fils du juge 
Muhammad ibn al-Wähid qui figure au m&me titre dans les n°15, 16 et 17, et le petit-fils du 
juge ‘Abd al-Wähid ibn Muhammad, charge des travaux dans les n® 13 et 14. Cette famille 
de magistrats, olı les noms de Muhammad et de “Abd al-Wähid alternent de pere en fils, est 
un exemple de la persistence des traditions locales, dans la magistrature, & travers tous les 
changements politiques.* Enfin, la date est bien conservee et parfaitement lisible.” 

Ainsi, la facade ouest, le morceau le plus riche de la grande Mosquee d’Amid, a ete com- 
mencee par llaldi, sous le sultan Muhammad, vers 510 au plus tard, et achevee par lui, sous 
le sultan Mahmüd, en 518. Ces indications sont d’autant plus pröcises que les bandeaux qui 
les portent ne sont pas des surcharges plaquees, apr&es coup, sur une fagade antique, pour rap- 
peler quelque insignifiante reparation. Ils font corps avec la facade et l’on peut affirmer que 
celle-ci, dans son ensemble, est un produit de la premiere moitie du XII® siecle. Mais il ne 
faut pas en conclure que tous les elements qui la composent ont 6t& erees de toutes pieces A 
cette epoque; au contraire, il n'est pas douteux qu’une partie de cette admirable decoration ne 
soit d’origine beaucoup plus ancienne M. Srkzycowskı nous donnera sans doute le mot de 
cette curieuse enigme; je me borne A signaler encore, dans cette composition d’un caractere 
unique, quelques details evidemment contemporains des inscriptions. 

On a vu que les neuf arcades du rez-de-chaussce sont tantöt en arc brise, tantöt en anse 
de panier. Leur archivolte est richement moulurde suivant un profil qui rappelle bien plus le 
moyen äge que l'antiquite; cette impression s’accentue A l’examen des petits motifs sculptes 
sur la clef de plusieurs de ces arcs: ici, une lampe de mosqude, de type arabe; lä, deux 
triangles entrecroises, formant une etoile A six pointes, dite sceau de Salomon, ete. Au-dessus 
de l'arcade de la travde centrale est sculptee une tete de taureau encadröe dans un petit me- 
daillon, vue de face et tenant un anneau dans sa gueule. Deux tötes pareilles, mais sans cadre 


! Voir Bundäri, p. 119s ; Ibn al-Athir, X, p. 367 a 471, passim; Ibn Khallikän, III, p. 337; Abu I-fidä’, II, p. 240 
a Ill, p.5: Ibn Khaldün, V, p.45 a 57; Sibt, ed. Jewert, p. 43 a 85; Hamdalläh, ed. Ganrıs, I, p. 2735s.; Mirkhond, 
trad. Vurrers, p. 1735.; Wein, Chalifen, IL, p. 21&s. 

° Pour les monnaies, voir Laxe-PooLe, CBM, Il, nos 77s.; Tewnıp, CMO, IV, no 91; pour les auteurs, Räwandi, 
dans JRAS, 1902, p. 585, 857; Bundäri, p. 119; Ibn Khallikän, III, p. 337; Hamdalläh, I, p. 273; Mirkhond, 
p. 173: Laxe-Poone, Dynasties, p. 154. Bien que la fin du mot Es soil cachee par la saillie d’un.de, il faut lire 
ainsi, conıme sur les monnaies et dans les auteurs, et non Bas) (confirme& par les photographies de l’expedition d’Assur). 
Il est vrai que sur les monnajes nos 77 et 78 de Londres, Lane-PooLe a lu es. Mais dans les nos suivants et dans 
Tewnıp, Zoe, eit., ou l’on nous montre des monnaies, frappees aux noıns de Sindjar et de Mahmuüd reunis, sur les- 
quelles figurent ces deux surnoms en «al-din, il est clair que celui en maizz se rapporte a Sindjar et celui en mughith, 
a Mahmüd. Des lors, sur les monnaies n0s 77 et 78, ou bien le surnom en muizz se rapporlte aussi A Sindjar, ou 
plutöt il faut lire mughith au lieu de mu‘izz, ces deux mots offrant une grande analogie graphique. 

’ Sa kunya n'est pas distinete; au lieu de „al >) ‚ peut-ötre ZaJl o1. 

ee Er 
° Ch. un exemple analogue chez Ameproz, dans JRAS, 1908, p. 419. 
° Le chiffre des centaines est grav& au-dessus des deux autres; cf. plus haut, p. 58, n. 1. 


INALIDES. 61 


et sans anneau, sont sculptees, en fort relief, au sommet des des qui surmontent les deux 
eolonnes encadrant la travde centrale du premier tage. Je chercherai plus tard le sens de ces 
emblemes, qu’on retrouvera sur la fagade est et sur la porte d’Alep, me bornant ici ä noter 
leur caractere medieval. 


21. Nisanide al-Hasan et Inalide Mahmüd. 550 H. — Du cöte sud de la cour, bandeau 
sur le mur exterieur de la nef laterale nord de l’aile est de la mosquee. Ce bandeau, qui fait 
pendant au n° 18, commence pres de l’angle de la petite face nord du sanctuaire, passe au- 
dessus des sept baies qui donnent jour dans cette nef et se termine A l’angle sud-est de la 
cour, & la hauteur de l’entablement du rez-de-chaussee de la facade est. Le texte suivant a 
ete retabli sur quatre photographies qui n’en donnent chacune qu’un fragment detache, lais- 
sant entre elles deux lacunes importantes, l’une au debut, l’autre vers la fin. Mais les baies 
visibles sur les photographies forment des points de repere suflisants pour fixer la longueur 
approximative des lacunes.! M&öme type; me&mes caracteres, admirablement conserves et plus 
riches que ceux des inscriptions precedentes (pl. XII). Inedite. 


1 & 2 mots (2) 10812 mots ... do ll Al Jen A Aal AL N... Al 


do) del de al cine äldleke 
Sl Ne dl Al gel SFT IN ad el N 
[environ 10 mots (5) 1A 2 mots] (9) 6 Als Sl as All ans Seeds AI! el 
as ir bo &lliy algel zen all Al el euzll zul m (6 Gr Ay 

. (angle sud-est de la cour) ars Sl Aa -Ulls ans Cr Ge fi (7) Sur 


A ordonne de faire ceci..... pour gagner la faveur d’Alläh, al-Hasan, fils d’Ahmad ibn Nisän, qu’Alläh 
ale piti& de qui implorera sa pitie pour Jui, et cela sous le regne de notre maitre l’&mir, le marechal tres 
majestueux, le seigneur grand, l’assiste d’Alläh, le vainqueur, le savant, le juste, Djamäl al-din wal-daula, 
l’eelat de )’Islam et des musulmans, le bonheur de la religion, le soleil des rois (Shams al-mulük) et des 
sultanser 2.2. Mahmüd, fils d’Daldi, l’aide de l’&mir des eroyants, qu’Alläh fasse durer son regne et donne 
la vietoire A ses auxiliaires! Et cela (a eu Jieu) en l’annee 550 (1155—56). Le charg6 des travaux est 
Aidoghdi, fils de “Urwa(?), et T’architeete, Hibatalläh, de Gurgan. 


L’ordre de construction, provisoirement perdu dans la premiere lacune, emane du Nisanide 
al-Hasan, qui fut vizir des Inalides Ilaldi et Mahmüd et mourut en 551, une annee apres la 
date de cette inscription.” Le personnage dont le protocole, introduit par les mots fi daula, 
fait suite au sien est l’Inalide Mahmüd, qui succeda a son pere Ilaldit en 536 et posseda Amid 


! Dans le texte suivant, les chiffres 1 a 7 indiquent les points oü l'inseription passe au-dessus de la clef des 
arcs des sept baies et representent iei, comme au n® 18, de simples jalons destines ä relier les fragments et A fixer la 
longueur approximative des lacunes, en vue du commentaire. 

2 Cenom est peu distinct; paleographiquement, la lecon 235 semble possible, mais ce vieux nom arabe ne 
s’accorde guere avec le nom ture Aidoghdi. 

® Voir p. 55, la genealogie des Nisanides. L’eulogie vahima alläh indique peut-&tre que l’inscription ne fut 


redigee qu’apres la mort de Hasan; toutefois, cette eulogie s’adresse aussi ü des vivants; ef. plus loin, p. 65, n. 4. 


' Ce nom est &crit distinetement SM; voir plus haut, p. 57, n. 4, et 59, n. 2. 


62 GRANDE MOSQUEE. 


jusqu’en 579.1 Il porte ici le titre isfahsalär, donne A son pere dans le n° 20, et les surnoms 
Djamäl al-din et Shams al-mulük, qu’on retrouve dans les chroniques.” Une partie de son 
protocole est comprise dans la deuxieme lacune, qui s’arr&te heureusement avant le nom propre. 

La r@daction du protocole jette un jour curieux sur la situation politique des maitres 
d’Amid & cette epoque. En premiere place figure le vizir; c'est lui qui fait bätir et bien que 
son nom, par une reserve sans doute intentionnelle, ne soit accompagne d’aucun titre, c'est Jui 
qui commande A son maitre nominal; malgre ses titres pompeux, l’Inalide n’occupe que le se- 
cond rang. Son protocole est pr&ecede des mots fi daula, les m&mes qui, dans les n® 19 et 20, 
precedent le protocole des sultans seldjoukides Muhammad et Mahmüd. En 550, e’etait un fils 
de ce dernier qui rögnait en Iraq.” Mais les maitres d’Amid, s’ils reconnaissent encore sa su- 
zerainete, ne songent m&me plus & lui rendre hommage dans leurs inseriptions. Voila done la 
deuxieme phase du renversement hierarchique signal& A propos des n°®19 et 20. Lä-bas, c’etait 
le dynaste qui avait pris la premiere place, celle du sultan dans les inscriptions seldjoukides, 
et relögud celui-ei & la seconde, celle du vizir. Ici, c’est le vizir & son tour qui prend la pre- 
miere place, relegue le dynaste ä la seconde et supprime le nom du sultan. Les n° 22 et 24 
montreront les phases suivantes de cette evolution. 

Apres la date, qui est tres distincte, linscription nomme encore lintendant des travaux, 
qui porte un nom turc bien connu, enfin l’architeete, dont l’ethnique est &erit distinetement 


al, sans doute «al-gurgäni „originaire de Gurgan‘. Il existait alors au moins trois localites 
3 gun 


de ce nom: la ville situ6e au sud-est de la Caspienne et deux autres, moins importantes, l’une 
dans le Fars, l’autre pres de Kirmanshahan.* D’apres Yägqüt, le nom de la premiere s’ecrit 


obs, Djurdjän, la forme „s%“, Gurgän, etant reservee aux deux autres;? de fait, la plupart 
des auteurs arabes l’ecrivent ainsi. Mais les regles orthographiques de Yäqüt ne sont pas 
toujours d’accord avec la langue du moyen äge ou la prononeiation locale* Quoiqu'il en soit, 
l’architecte etait persan, peut-etre de naissance, en tout cas d’origine. Ce fait, important pour 
Uhistoire architeeturale de la Mosquee, souleve une question que j’ai deja posee A propos du 
n° 18: A quelle partie de l’edifice se rapporte l’inseription? Ici encore, aucun document ne 
m’autorise A repondre avec preeision. 


Dans les deux tympans inscrits entre les arcs des baies 3, 4 et 5, sous le bandeau, sont 
creusdes deux niches flanquees de colonnettes A füt chevronne et couronnees d’une coquille a 
neuf cötes (pl. XII). Sur le linteau droit de la baie 4 sont sculptees de petites niches et quel- 
ques ornements d’un style grossier. Tous ces motifs, qui presentent des analogie de style et 
de facture avec ceux de la porte de Kharput, me paraissent remonter ä l’epoque abbasside. 
Si tel est le cas, cette partie de la Mosquee n’a pas ete entierement refaite sous les Inalides. 
D’autre part, les joints blancs qui sillonnent la facade trahissent une restauration beaucoup plus 
recente. Cette absence d’unite architecturale enleve aux inscriptions n° 18 et 21 une partie 
de leur valeur archeologique; en effet, il n’est pas possible de juger si ces inscriptions, comme 
celles des facades est et ouest, datent la facade sud en faisant corps avec elle.” 


ı Voir p. 55, la genealogie des Inalides, et plus loin, p. 72. 

® Voir Ibn al-Azraq, Br. Mus. Or. 5503, fo 170 r0, 172 vo; Ibn Shaddäd, Zoe. eit. 

» Voir Lane-PooLe, Dynasties, p. 154 et table genealogique des Seldjoukides. 

'‘ Sans parler de la ville du Khwarizm appelee Gurgandj ou Djurdjaniyya, dont il ne peut guere etre ici 
question, car on attendrait alors le relatif gurgändji ou djurdjäni 

° Voir Yägqüt, Mu’djam, IV, p. 261; Mushtarik, p. 371 (tous deux ed. WüsTEnFELD); BARBIER DE MeynaRd, Die 
tionnaire geographique de la Perse, p. 481. 

6 Voir mes Notes sur les croisades, tir. a part du JA, p. 22. 


° Voir plus haut, p. 54 et plus loin, p. 68. 


INALIDES. 63 


22, Nisanide ‘Ali et Inalide Mahmüd. 559 H. — On a vu que la fagade est, comme 
la facade ouest, porte deux longs bandeaux courant sous les entablements du rez-de-chaussee 
et du premier etage. Le premier regne au-dessus des chapiteaux et, comme au premier etage de 
la facade ouest, il est coupe, par les des en saillie qui les surmontent, en neuf compartiments 
(numerotes de 1&9). Mais ici, les des ne sont pas tous an&pigraphes: sept d’entre eux portent, 
sur leur face anterieure, quelques caracteres de l’inseription. Le texte suivant, retabli sur trois 
photographies, renferme plusieurs lacunes. Le compartiment 1 est presque entiörement fruste 
et tout le compartiment 4 a disparu pour faire place & une inseription moderne en vers.! Ces 
deux lacunes sont definitives, mais il est facile de les combler, de meme que les deux petites 
lacunes de la fin, qui proviennent de l’insuflisance des photographies et ne sont que provi- 
soires. Une longue ligne du m&öme type; m&mes caracteres, un peu plus sobres que ceux du 
n° 21 (pl. XIITA XV). Inedite.? 


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A librement entrepris de faire cette colonnade orientale, depuis ses fondations jusqu’a son faite, et 
cette magsira superieure tout entiere, sur sa fortune, desirant la misericorde d’Alläh ... . . notre rnaitre 
l’emir, le maröchal tres majestueux, Kamäl al-din, la noblesse de l’Islam, Djamäl al-daula, l’&clat de la religion, 
le prepose aux armees, la couronne des emirs, Abu l-Qäsim “Ali, fils d’al-Hasan ibn Nisän, l’agre& de l’emir 
des eroyants, qu’Alläh aie piti& de qui Jira ceci et implorera sur lui Ja misericorde et le pardon! Et cela (a 
eu lieu) sous le gouvernement de notre maitre le roi juste, le pere des bienfaits, Djamäl al-din, l’eclat de 
l’Islam, le bonheur de la religion, le secours de la nation, l’&mir des frontieres, Abu I-muzaffar Mahmüd, fils 
d’Ilaldi, l’aide de l’&mir des eroyants, en l’annde 559 (1163—64). Et l’architecete en est Hibatalläh, de Gurgan. 


Comme le n° 19, ce texte relate la construction de deux parties distinetes: une suffa orien- 
tale et une magsära superieure. Le mot suffa designe un banc de pierre abrite contre une 
maison (cf. sofa), un couvert en general, niche, verandah, porche ou portique, ou encore une 
arcature sur colonnes, telle qu’on les pratique, en miniature, dans ces consoles de marbre ou 
de bois sculpte du mobilier musulman.? lei, ce terme designe soit la fagade entiere, soit plutöt 


ı Elle est cach&e par l’ombre d'un auvent, mais on y distingue cette division, en h&mistiches encadres, carac- 
teristique des inseriptions modernes en vers. 

® J’en ai publie un fragment dans le recueil p’OrPEXHEIM, no 124. s Coran, IX, 18, debut. 

* Ou =. „sept“; la paleographie est plutöt en faveur de 2.5 „neuf*“. 

5 Voir le dessin d'une suffa egyptienne dans Lane, Manners and customs, 5° &d., I, p. 15; cf. son Die, 
tionary. Je erois voir une autre suffa dans un beau morceau du Musee de Constantinople, provenant preeisement 
d’Amid et remontant au XII? sieele, comme les facades de la grande Mosquee; voir Mıseos, Manuel d’art musulman, fig. 66. 


64 (GRANDE MOSQUEE. 


le seul rez-de-chaussee. En effet, il sapplique mieux ä ce dernier, a cause de la forme de ses 
arcs, primitivement ouverts sur la cour, et parce que les mots „la magsira superieure“ designent 
evidemment le premier etage, de möme que le premier etage de la facade ouest est appele, 
dans le n® 19, „la magsära decouverte*“. La nuance entre ces deux expressions est sans doute 
intentionnelle: tandis que le premier etage de la facade ouest est & ciel ouvert, celui de la fa- 
cade est est couvert d’un toit ou d’une terasse. Bien qu’aucune trace de couverture ne soit 
visible sur les photographies, on y devine, ä la noirceur des fenetres, que linterieur ne prend pas 
de jour par en haut. 

Qu’etaient ces deux magsüra, se faisant face aux deux extremites de la cour? Ce mot 
designe le plus souvent une enceinte reservee, puis grillee, dans une mosquee, a lusage du 
souverain, suivant une pratique dont l’origine est attribuce au calife omayyade Mu’äwiya, par- 
fois le sanctuaire tout entier, separe par une grille du reste de la mosquee.! Tel ne peut etre 
ici le sens restreint de magsiära, puisque les deux facades sont en dehors de la mosquee propre. 
Mais suivant son &tymologie, ce mot designe, en general, tout espace ou bätiment eirconscrit, 
par exemple, un palais entoure de murailles, ou des appartements separes.” Il semble done 
que les deux facades faisaient partie de quelque edifice attenant A la grande Mosquee, mais 
que les deux magsüra y &taient bien des lieux de priere, sans doute reserves au souverain ou 
a sa maison, car le contexte, dans l’inscription, leur assigne clairement une fonction religieuse. 
Cette hypothese concilie l’emploi du terme magsära avec la disposition de ces deux premiers 
etages, qui sont compris dans l’enceinte de la Mosquee, mais en dehors des parties ouvertes 
au publie, et separes de la cour par les colonnades, faisant en quelque sorte l’oflice d’un 
grillage. 

Üette question en souleve une autre: Oü se trouvait le palais des Inalides? On sait que 
la capitale des Merwanides etait Mifargin. es princes possödaient bien un palais ä Amid, 
mais son emplacement n’est pas encore connu. Ibn Damna, le meurtrier du Merwanide Abü 
“Ali al-Hasan,’ qui stempara d’Amid apres son crime, y bätit un palais pres du Tigre.* A moins 
quil ne s’agisse d’un palais d’ete ou d’un simple pavillon, il est peu vraisemblable que cette 
rösidence alt et6 placce sur la rive du fleuve, dans un terrain bas et en dehors des murs pro- 
tecteurs de l’enceinte. Je crois plutöt qu’elle s’elevait dans la citadelle, qui domine le Tigre et 
dans laquelle plusieurs auteurs, notamment Ewriva, signalent les ruines d’un palais ancien.” Il 
serait done tentant de supposer que les Inalides, qui venaient de faire d’Amid leur capitale, 
ont voulu s’y bätir un palais plus somptueux. D’autre part, on sait que leurs deux fagades ont 
conserv& des restes importants d’un etat anterieur, et que quelques voyageurs les attribuent aux 
Arsacides, aux Armeniens, aux Sassanides ou aux califes.“ Sans faire &tat d’attributions aussi 
vagues, on peut croire que ces auteurs refletent une tradition locale et que pour les habitants 
d’Amid, le souvenir d’un palais reste attache & cette partie de Ja grande Mosqude. Mais com- 
ment concilier l’existence de deux palais, un dans l’enceinte de la Mosquee, l’autre dans celle 
de la citadelle? En l’absenee de documents precis, toutes les suppositions sont permises. 
Peut-etre la residence s’est-elle deplacee d’une dynastie A lautre, comme au Caire; peut-etre 
le palais de la Mosquee n’a-t-il jamais servi de residence; peutötre celui de la eitadelle n’a-til 
ete bäti qu’apres les Inalides. Seule une exploration pourrait donner la solution de ce probleme. 


! Voir les sources citees par (JUATREMERE, Sultans Mamlouks, la, p. 164; vox KrEwER, Topographie von Damascus, 
I. p. 46, n. 2; Goupziner, Muhammedanische Studien, II, p. 41: Becker, Die Kanzel im Kultus des alten Islam, tir.a 
part de Festschrift für Th. Nöldeke, p. 16; LAamnens, Etudes sur Mo‘awia Ier, p. 202 >. 

? Voir Dozy, Supplement. 

’ Voir plus haut, p. 24. 

' Voir Ibn al-Azrag, dans Ameproz, p. 127, 135. Sur la palais de Mifargin, rebäti par l’emir Ahmad, pres d’une 
tour de l’enceinte, sur l’emplacement d’un couvent et d’une eglise de la Vierge, voir op. eit., p. 131. 

5 Voir plus haut, p. 10. 

*s Voir Texıer, H. pe Henn, Fergusson et PHENE Spiers, cites plus haut, p. 47 =. 


INALIDES. 65 


Iei encore, l’ordre de construction emane du vizir, Abu l-Qäsim Ali, le fils d’al-Hasan.! 
L'inscription precise ä dessein: il a fait bätir „de sa propre initiative et sur sa bourse“, ce qui 
veut dire, sans doute, que son maitre Mahmüd n’y a aucune part. En outre, il a bäti „la fa- 
cade tuut entiere, des fondations jusqu’au faite*, ce qui veut dire que ce travail a ete plus con- 
sid6rable qu’ä la facade ouest; on va voir que tel est bien le cas. Le debut du protocole, 
perdu dans la premiere lacune, est restitu sur le n® 24. Ali y prend ä son tour ce titre is- 
fahsalär des Inalides, que le n® 21 ne donne pas encore A son pere al-Hasan. Ce detail trahit 
l’avancement diplomatique des Nisanides entre 550 et 559, de me&me qu'il a trabi, plus haut, 
l’avancement des Inalides entre 510 et 518.” Les surnoms personnels de ‘Ali sont d@jäa connus.” 
Ils sont suivis par un titre en amir al-mu'minin, nouvel indice des succes diplomatiques du 
Nisanide. L’eulogie qui suit ce titre ne prouve pas que le vizir etait mort ä& la date de lin- 
scription. En effet, les eulogies en rahima ne s’adressent pas toujours a des defunts! et celle 
du n® 22 renferme en elle-m&me la preuve quelle est destince a des vivants, puisqu’avant de 
s’adresser au vizir, elle s’adresse aux lecteurs de l’inseription. 

Le protocole de Malımüd est deja connu par le n® 21; mais il y a, entre les deux re- 
dactions, des variantes importantes. Dans le n° 22, le titre isfahsalär, qui a passe dans le pro- 
tocole du vizir, «st remplace par malik “ädil” Si cet echange marque, en apparence, un avan- 
cement diplomatique, puisqu’en titulature, le titre malik est superieur au premier, la situation 
reelle du dynaste n’a pas change, car il persiste a oceuper le second rang. Bien au contraire, 
la formule fö wiläya „sous le gouvernement de*, remplacant le fö daula „sous le regne de“ du n® 21, 
prouve que le dynaste est en train de devenir le vizir de son vizir, puisque cette formule est 
celle du vizir dans les inscriptions seldjoukides, n° 16 a 18. Cette nouvelle decheance du dy- 
naste marque la deuxieme phase de ce que j’ai appel& le renversement hierarchique.® 

Apres la date, qui est tres distincte, l’inseription nomme l’architecte, ce m&me Hibatalläh 
de Gurgan qui a sign& la facade nord de la mosquee propre (n® 21). Les mots zwal-bannd’ 
Hibatalläh, vestitu6s sur le n° 21, sont sans doute sculptes sur la face laterale droite du de 10, 
laquelle est invisible sur les photographies; en effet, le compartiment 9 s’acheve avec la date 
et l’ethnique al-gurgäni occupe & lui seul la face anterieure de ce de.’ 


23. Nisanide ‘Ali. — J’ai dit (p. 46) que le bandeau du premier etage de la facade est ne 
porte une inseription qu’au-dessus de la fenätre centrale, dans le compartiment 5 et sur les 
des 5 et 6. Une ligne du meme type; mö&mes caracteres (pl. XII a XV). Inedite. 


.. 


ger Sl cr (de 6) Coran, IX, 18 (visible jusqu'au mot 35) (5) Je | El (de 5) 


. ins sl) zul 


Abu 1-Qäsim “Ali ibn Nisän, l’agr6e de l’&mir des croyants. 


Sur le de 6, au-dessus du mot „Lu, on distingue le groupe +, debut du titre murtadä 
amir al-mu'minin, que les n°‘ 22 et 24 attribuent a ‘Ali. La fin de ce titre doit etre seulptee 


' Voir le no 21 et la genealogie des Nisanides, p. 55. 

2 Voir les nos 19 et 20. Dans le n0 22, le tilre ösfahsalär est reslitue, mais il figure dans le no 24. 

® Voir les auteurs ceites p. 55, n. 1, notamment Ibn al-Azraq, Br. Mus. Or. 5803, fo 1S1r0 et passim:; Ihn al- 
Athir, dans Hist. or. des crois., IIb, p. 323. -Les manuscrits donnent parfois la lecon Djamäl al-din, erreur qui 
s’explique soit par une confusion entre les surnoms Djamäl al-daula et Kamäl al-din, soit par le fait que I’Inalide 
Mahmüd s’appelait Djamäl al-din. 

4 Voir von Karagacer, dans Kusejr "Amra, I, p. 216, eitant quelques exemples; cf. plus haut, p. 61, n. 3. 

5 Je considere ici ces mols comme un titre et non comme un surnom personnel en malik; cf. LEHmann-HAupT, 
Materialien, Arab. Inschriften, p. 12, et le recueil p’OrrEnHEIM, p. 79, n. 1, 97, n. 4, 

® Voir plus haut, p. 58, 60 et 62, et plus loin, p. 67. 

” Sur une photographie oü la face laterale du de est vue en raccourei, on y devine des caracteres, 

Amida. 9 


66 (RANDE MosQquUEE. 


sur la face latörale gauche du de, qui est invisible sur les photographies. La symetrie exige 
alors que la face laterale droite du de 5 porte aussi quelques caracteres; on peut y restituer 
le titre al-amir al-adjall, ou alisfahsalär. Sur la face laterale gauche de ce de, l’on peut resti- 
tuer le bösmilläh, qui n'est pas visible au debut du compartiment 5, et, sur la face laterale 
droite du de 6, la suite du verset. 


En examinant A la loupe la partie gauche du compartiment 5, on verra que les mots 


= 3 rt ea 8 re eh | 

EN a1 Ss) ebis >| du verset sont ecrits Ars | ka ebls | \gle 9) IN. 
A premiere vue, ce groupement n’offre aucun sens. En le regardant de tres pres, on voit 
que les joints des pierres passent aux points marques ici par des traits verticaux. Des lors, 
ce rebus s’eclaireit: les blocs 2 et 3 ont et& intervertis apres coup. Üe detail prouve qu’on 
a remanie le bandeau, peut-tre le haut de la facade, ot les arcades murdes du rez.de-chaussee, 
la menuiserie vitree des baies du premier «tage et certains defauts dans l’appareillage des 
pierres de taille trahissent des reprises dont il m’est impossible de fixer l’Epoque. 

En aucun cas, le n® 23 ne renferme le nom de l’Inalide Mahmüd; mais cette omission 
n’a pas le möme sens qu’au n® 24, ol j'y reviendrai. En effet, le texte du n® 23, tres court 
et non date, n'est qu’une sorte d’echo du n® 22. Il est donc probable qu’a l’encontre de la 
facade ouest, bätie en deux etapes successives, la facade est a ete elevee d’un seul coup et 
achevce des 559 ou peu apres. De fait, elle est bien moins riche que l’autre et trahit un tra- 
vail plus hätif, surtout dans l’entablement du premier tage, dont le decor est plus pauvre et 
d’une execution plus seche et plus plate. Ici encore, je laisse A M. Srrzycowskı le soin de 
degager les parties antiques des imitations du XII® siecle; je me borne A signaler, parmi les 
morceaux du moyen äge, les arcades du rez-de chaussee, qui ont le m@me profil que celles de 
la facade ouest, mais sans leurs moulures et sans les motifs sculptes de leurs clefs, et les quatre 
tötes de taureau, sculptees en haut relief, sur les des 5 et 6 des deux etages.! 


24. Le meme,. — Jai dit (p. 46) qu’une des entrees de Ja Mosquce est formee par un pas- 
sage voüte, debouchant dans la cour par la baie centrale du rez-de-chaussee de la facade est. 
A son autre extremite, ce passage s’ouvre dans une rue, par une vaste arche surbaissde et 
legerement brisce au sommet, percde dans une facade en pierre de taille qui limite, du cöte 
de la ville, ce que j’appellerai provisoirement l’aile est du palais inalide. Au-dessus de cette 
arche regne un cordon dont le profil est fait d’un simple chanfrein, surmonte d’un filet. Le 
chanfrein est decore d’une serie de motifs de palmettes et d’etoiles.” Entre le cordon et le 
sommet de l’arche court un bandeau portant une inscription, sculptee dans les pierres du 
parement; elle se prolonge dans deux petits compartiments A et B, places sous le bandeau, 
a droite et A gauche du sommet de l’arche. Meme style; m&mes caracteres (pl. XVI et fig. 24).” 
Inedite. 


! Autant qu’on peut le voir sur les photographies, ces töles sont pareilles a celles du premier etage de la facade 
ouest, c’est-A-dire sans anneau dans la gueule. Celle qui decore le de 5 du rez-de-chaussee parait mordre un objet, 
peut-etre un petit mammifere; cf. plus haut, p. 14. 

? Ge profil est frequent en Europe a la m&me epoque. On le retrouve, avec un decor analogue ä celui d’Amid, 
sur la facade de la „Manecanterie* a Lyon: voir G. Marrın, L’art roman en France, pl. XIX. Le caractere oriental de 
cette facade romane est indeniable; pour s’en convainere, il suflit d’en comparer les elements avec ceux de la deco- 
ration de Santa Maria in Valle, A Cividale; voir Srrzycowskı, Das orientalische Italien, dans Monatshefte für Kunst- 
wissenschaft, 1. 

' La fig. 24 reproduit une photographie que jai recue de M. Güys au dernier moment et sur laquelle on voit 
la partie gauche de linseription; cette partie est mäasquee par un auvent sur la planche XV], faite d’apres une photo- 
graphie du general oe BeyLıE. 


INALIDES. 67 


NS EN a ed N dl al GEdl de ee 


ap ci a pie a) er) all \g Asa) > A) (ornement) u pr ar 
a BA de N 


Parmi ce qu’a librement entrepris de faire et de payer sur sa fortune notre maitre l’emir, le marechal 
tres majestueux, Kamäl al-din, la noblesse de l’Islam, Djamäl al-daula, l’6elat de la religion, l’ornement de 
la nation, le prepose aux arındes, Ja couronne des &mirs, la eloire des hautes qualites, Abu I-Qäsim “Ali, 
fils d’al-Hasan ibn Nisän, l’agree de l’emir des eroyanls. 





Fig. 24. Inscription n® 24 a l'entree de la grande Mosquee 


Le protocole du fondateur, Abu l-Qäsim “Ali, est A peu pres le meme que dans len® 22 
Mais ici, le vizir figure seul, n’affeetant meme plus de nommer apres lui son vieux maitre; 
c'est Ja derniere &tape de ce que j’ai appel& le renversement hierarchique.' L’inseription n'est 
pas datde, mais “Ali etant mort vers 575, elle doit etre anterieure A cette date; il est probable 
quelle est A peu pres contemporaine des pr&cedentes. 

A droite du fragment A, le parement de la facade ren . 
ferıne une pierre plus grande que les autres, sur laquelle est FETTE 
sculpte en relief le sujet suivant: un ruminant, passant ä 7 ; 


gauche, plie les jambes sous le poids d’un felin cramponne 





a son dos et qui s’apprete & lui dechirer la nuque (fig. 25). . Lk: 
Ce vieux motif oriental est trait@ ici dans un style tr&s re u 
marquable, qui trahbit, a travers le caractere conventionnel R { 
du dessin, une rare habilet€e de main. Le m&eme motif, avec 
les animaux passant & droite, fait pendant & celui-ci, a gauche 


du fragment B (fig. 24). Quant a l’ornement qui partage le bandeau en deux moities, au-dessus 


! Voir plus haut, p. 58, 60, 62 et 65. 


68 (GRANDE MOsQUEE. 


de la clef de l’arc, il est tres fruste et meconnaissable sur les photographies. Peut-ötre etait-ce 
une de ces tetes de taurcau qu’on voit sur les deux facades interieures, dans la cour, et sur 
lesquelles je reviendrai plus loin, a propos du n® 27. 


Resumons ce que les inscriptions de la grande Mosquee apprennent A L'histoire. A part 
le n® 18, elles appartiennent toutes aux Inalides et & leurs vizirs, les Nisanides. Elles ne se 
bornent pas ä donner des noms et des dates precises, qui confirment et completent les rares in- 
dications des auteurs sur ces personnages peu connus. Par la r&daction de leurs protocoles, 
elles nous £elairent encore sur Ja situation politique de ces princes. En 484, sur la facade nord 
de la mosquee propre (n° 18), le sultan Malik-shäh figure en premier rang, avant son gouver- 
neur au Diyar-Bekr, dont le protocole est introduit par la formule „sous le gouvernement de“, 
comme dans les n® 16 et 17. Au debut du siecle suivant, les gouverneurs ont fait place A 
des dynastes. Vers 510 et en 518, sur la facade ouest (n°° 19 et 20), I’Inalide Ilaldi, bien que 
simple feudataire des Seldjoukides, figure en premier rang, avant les sultans Muhammad et 
Mahmüd, dont le protocole est introduit par la formule „sous le regne de“. En 550, sur la facade 
nord de la mosquee propre (n® 21), il n'est plus question du sultan et, par un retour qui n'est 
pas sans ironie, c'est le vizir al-Hasan qui figure en premier rang, avant son maitre Mahmüd, 
dont le protocole est introduit par la formule „sous le regne de“. C'est que la tyrannie des Nisa- 
nides a commence depuis quelques annees, ainsi que va nous l’apprendre un auteur contem- 
porain." En 559, sur la fagade est (n° 22), c’est encore le vizir "Ali qui figure en premier rang, 
avant son maitre Mahmüd, dont le protocole n’est plus introduit que par la formule „sous le 
gouvernement de“. Enfin, dans les n® 23 et 24, le sans-g@ne est complet: le vizir "Ali figure 
seul, ignorant et les derniers Seldjoukides, et son maitre Mahmüd, qu’il tient en tutele dans 
son palais. 

Rösumons enfin ce que les releves du general vE BEYLIE nous apprennent sur la grande 
Mosquee. Cet edifice est une ancienne eglise, peut-etre un ancien temple, doublee d’un ancien 
palais. L’eglise est representce par la mosqude propre, qui s’etend au sud de la cour et se 
compose essentiellement d’un sanctuaire ä pignons et de deux ailes laterales a trois nefs. Le 
palais est represente par les constructions dont les deux splendides facades bordent les cötes 
est et ouest de la cour. L’origine antique de cet ensemble ressort de son plan general, com- 
pare A celui de plusieurs Mosqudes syriennes, qui furent aussi des temples, puis des eglises, 
avant de devenir des mosquees; elle est confirmee par une tradition locale persistante, signalee 
par quelques auteurs. Faute de documents, ’histoire du monument reste obsceure jusqu’a l’e- 
poque oüı l’Epigraphie commence ä fournir des iemoignages precis sur la construction ou la 
restauration de plusieurs parties de ce vaste ensemble. Il est vrai que les deux inscriptions 
seulptees sur Ja face nord de la mosquee propre (n° 15 et 21) ne constituent que des Episodes 
epigraphiques. Elles se rapportent & des restaurations de cette fagade, peut-etre aussi de lin- 
terieur de Ja mosquee, qui renferment l’une et l’autre des temoins d’une epoque plus ancienne 
et des traces de restaurations encore plus recentes. Ces inseriptions ne fournissent donc aucun 
temoignage preeis sur l'origine de la mosqu6e propre, ni sur l’etendue et la portee des re- 
parations faites & leur Epoque. 

En revanche, les inscriptions sculptees sur la facade ouest font corps avec elle et prouvent 
quelle a ete entierement refaite vers 510 et en 518, quels que soit le nombre et l’origine des 
morceaux antiques remployes dans ce travail. De meme, les inscriptions sculptees sur la facade 
est prouvent qu’elle a ete refaite en 559, plus completement encore que la facade ouest, parce 
quelle renferme un moins grand nombre de morceaux anciens. Il semble que la mine des mate- 
riaux antiques exploites par les architectes du XIl® siecle commencät alors a s’epuiser et que 
ceux-ci fussent obliges de les remplacer par des morceaux d’imitation de plus en plus nombreux. 


! Voir plus loin, p. 71. 


INALIDES. 69 


Si l’architecte de la facade ouest reste inconnu!, nous savons que la facade est est l’@uvre 
d’un artiste persan, ou du moins d’origine persane. Enfin, les inscriptions nous apprennent 
que la direction des travaux etait confice a des magistrats issus d’anciennes familles indigenes 
(n°° 18 & 20), que des fonctionnaires d’origine turque tendent a supplanter (n° 21). 

La belle colonnade qui borde le cöt€ nord de la cour, depuis le milieu jusqu’a l’angle nord- 
est, n’est datee par aucun texte.” En la comparant aux deux facades laterales de la cour, on 
verra qu’elle reunit, elle aussi, des morceaux antiques & des parties du moyen äge. Aux pre- 
miers appartiennent les colonnes et leurs chapiteaux; aux secondes, l'arcature qui les surmonte. 
En effet, ces dix arcs sont brises au sommet et encadres d’une riche moulure semblable ä celle 
des ares du rez-de-chaussee de la facade ouest, dont l’origine medievale, on l’a vu, est attestee 
par leur style et par les motifs sculptes sur une partie de leurs clefs. Ainsi, la colonnade 
parait ötre, elle aussi, une @uyre hybride du XII® sieele. 

Enfin, l’autre moitie du cöte nord de la cour, jusqu’a l’angle nord-ouest, est bordee par 
une facade offrant quelque analogie avec la facade nord de la mosquee propre. Comme cette 
derniere, elle est pereee de vastes baiesä arc brise, coupees par un linteau droit formant meneau. 
Comme elle encore, elle porte un long bandeau qui passe au-dessus des arcs de ces baies. 
L'inseription de ce bandeau donne ä l’edifice le nom de masdjid „mosquee“, et en attribue la 
construction A un gouverneur du sultan Salim I", en 935 (1523—29).” lei. comme sur la facade 
nord de la mosquee propre, linscription parait n’&tre qu’un Episode Epigraphique; elle ne signale 
que l’amenagement, dans un edifice sans doute plus ancien, d’une petite mosquee ou d’une 
ecole, et ne nous apprend rien sur l’origine de la facade qui la porte. 

Aussi bien, les inscriptions de la grande Mosquee posterieures a l’epoque inalide ne 
s’adressent plus ä l’archeologie, mais a l’histoire seule. L’ordre chronologique des textes sui- 
vants nous conduira tantöt A l’enceinte, tantöt a la grande Mosquee; mais ce va-et-vient ne 
jettera aucun trouble dans mon exposition. En effet, ces textes ne sont desormais plus que des 
episodes dans l’'histoire de ces deux monuments, alors quils restent des documents de premier 
ordre pour l’histoire politique et generale d’Amid. 


! Voir plus haut, p. 59 en haut. 
Voir plus haut, p. 46 et plus loin, les nos 28 et 32. 
® Voir plus loin le no 37. 


w 


CHAPITRE TROISIEME. 
INSCRIPTIONS DIVERSES. 


INALIDES. 


25. Fragment inalide(?). XII® (?) siecle. — Sur la face d’un saillant (ou pres d’un angle 
de la courtine), dans le front est ou sud de l’enceinte, regne un bandeau forme de pierres 





Fig. 26. Inseription n» 25. 


blanches, encastrees dans le parement en pierres noires. Une ligne du möme type; memes 
caracteres (fig. 26). Inedite. 


INALIDES. zul 


SON N N Id A al IL a al elajli all 


an 
. |la fin a disparu] JaWl Au a bel gel Wise]! P Eu 


Voici ce qu’a ordonne de faire notre maitre l’&mir, le marechal tres majestueux, le seigneur, le grand, 
l’assiste, le vietorieux, le vainqueur, le combattant, le savant, le juste .... 


Les derniers mots visibles sont frustes et l’extremite du bandeau a disparu dans une large 
bröche du parement. En l’absence de tout indice historique, le style des caracteres trahit 
l’epoque merwanide, seldjoukide ou inalide. D’autre part, la titulature est inalide ou ortokide; 
mais les inseriptions ortokides d’Amid sont toutes en arrondi, comme on va le voir. Des lors, 
il est permis d’attribuer ce fragment A un Inalide, soit a Mahmüd ibn Ilaldi, dont le protocole, 
dans le n° 21, repond mot pour mot A ce fragment, soit au Nisanide “Ali, bien que son proto- 
cole, dans le n® 24, n’offre pas des rapprochements aussi deeisifs. Le style des caracteres pa- 
raissant un peu plus ancien que dans le n° 21, je suis tente d’attribuer ce texte a Mahmüd au 
debut de son r&gne, peut-tre & son pere Ilaldi, dont le protocole, dans les n° 19 et 20, bien 
que moins coneluant que celui du n° 21, offre aussi des analogies avec ce fragment; l’inserip- 
tion daterait alors du debut du XII® siecle. 

La photographie montre dans le parement deux appareils bien distinets: au-dessous du 
bandeau regne un grand appareil regulier qui parait fort ancien, malgre des traces de repa- 
ration; au-dessus du bandeau se voit un appareil moyen, plus irregulier. Iei encore, l'inscription 
semble marquer ä peu pres le niveau de la refection qu’elle est destinee a faire connaitre.! 


C'est vers cette epoque, en 534 (1139—40), soit un siecle apres Näsiri Khusrau, qu’un 
voyageur anonyme visita la capitale du Diyar-Bekr. En ce temps, eerit-il pres d’un demi-sieele 
plus tard, Amid etait tombee dans une profonde decadence, gräce au regime d’exactions et de 
terrorisme inaugure par la tyrannie et la rapacite des Nisanides. Tous les hommes distingues 
par leur science, leur fortune ou leur caractere avaient quitte la ville ou s’y tenaient caches. 
Les maisons etaient inhabitees, les marches deserts, au point que les voyageurs obliges de 
s’arröter ici cachaient leur nom et leur origine, pour proteger leur vie et leur honneur. Mais 
au debut de lannde 579 (1183), Alläh delivra les habitants qui s’y trouvaient encore. Amid 
fut prise par l’Ortokide Nür al-din Muhammad et ce nouveau maitre, dont Alläh daigne pro- 
longer le regne, en a rouvert les portes toutes grandes; il a remis les taxes et il s’efforce, par 
une administration juste et sage, de lui rendre son ancienne prosperite.” 

Ce morceau litteraire est redige en prose rimee, dans le style pretentieux A la mode chez 
les ecrivains du temps de Saladin. De plus, les louanges de l’auteur A l’adresse de Muhammad, 
qui regnait alors, ne sont peut-etre pas desinteressees. Malgr& tout, c’est un document de 
grande yaleur pour l’histoire d’Amid ä cette &epoque. D’abord, il prouve que la tyrannie des 
Nisanides avait commenc6 des l’annde 534 et cette observation concorde exactement avec le 
temoignage des inscriptions. Alors qu’avant 534, l’Inalide llaldi signe encore en premier rang 
la facade ouest de la grande Mosquee (n°® 19 et 20), apres 534, c’est le Nisanide Hasan qui 


! Voir plus haut, p. 26 s. 

2 Ce curieux document, que je me borne ä resumer, se trouve dans le ms. Paris 2214. (et ouvrage a ete 
attribue& tantöt a un continuateur d’Istakhri (pr Suaxe, Catalogue, p. 390) ou d’Ibn Haugal (Le Strasse, The lands of 
the Eastern caliphate, p. 110), tantöt au Hamdanide Saif al-daula (Quarremere, dans Rashid al-din, p. note). Mais 
il n'est que dedie A ce prince et c'est l'@uvre d’un continuateur d’Ibn Haugal, retouchee plusieurs fois, jusqu’au XII 
siecle de l’hegire. QuATREMERE cite A ce propos le manuscrit de Paris sous la cote anc. fonds 580; mais le 






J 









ms. 2214 est classe anc. fonds 582 dans le catalogue pe Staxe, oü il est dit, p. S09, que le ıns. anc. fonds 580 fait de- 
faut. Le texte complet de ce passage a et& publie par ve Gore, Jans les gloses de son edition d’Ibn Haugal, 
Bibl. geogr. arab., UI, p. 151, n. b; ve GoEIE a retabli la ponctuation correcte du nom de Nisän, omise par le copiste. 


79 INSCRIPTIONS DIVERSES. 


signe en premier rang la face nord de la mosquee propre (n° 21), puis son fils "Ali qui signe 
en premier rang la facade est (n® 22 et 23) et, tout seul, l’entree de l’aile est (n° 24). Or, au- 
cun des travaux d'art signes par ces vizirs n’egale en richesse la facade signee par Jlaldi. C'est 
qu’avee la tyrannie des Nisanides a commence ce regime d’avarice dont les reeits sur la con- 
quöte d’Amid par Muhammad et Saladin vont nous fournir de nouvelles preuves, en montrant 
les Amidiens heureux de se rendre, apres une resistance honorable, et de secouer le joug d’un 
tyran qui cachait ses tresors dans les tours de l’enceinte, au lieu de les employer ä les defendre. 
Ces reeits expliquent un fait significatif revele par l’epigraphie: tandis qu’Abbassides, Merwanides, 
Seldjoukides, Ortokides et Ayyoubides reparent ä l’envi les murailles d’Amid, celles-ci n’ont livre 
jusqu’iei qu’un seul fragment (le n® 25) attribuable aux Inalides ou aux Nisanides; encore cette 
attribution n’est-elle pas certaine. En negligeant de fortifier leur capitale, ces dynastes semblent 
avoir signe leur propre ruine, consommee par la conquete de Saladin. De cette conquete enfin, 
le voyageur anonyme, contemporain des evenements qu'il raconte, donne la m&eme date que les 
chroniqueurs dont nous allons maintenant resumer le reeit. 


Depuis longtemps, les Ortokides de Hisn-Kaifa avaient des vues sur Amid et a plusieurs 
reprises, Qarä-arslän avait tente vainement de s’en emparer'; cette conquete tait reservee A 
son fils et successeur Muhammad, le vassal et l’allie de Saladin. En 576, au cours d’une cam- 
pagne contre le sultan seldjoukide d’Asie Mineure, il avait ete convenu que Saladin prendrait 
Amid avec l’aide de Muhammad et la lui remettrait en fief. En 578, apres un siege infruc- 
tueux de Mossoul, les allies marcherent sur Amid, avec llautorisation du calife, et parurent de- 
vant la ville a la fin de la m&me annee (avril 1183). Le Nisanide Mas’üd, qui tenait en tutelle 
son vieux maitre Mahmüd, prit la direction de la defense; mais il indisposa les assieges en 
leur refusant les munitions qu’il tenait en reserve dans l’enceinte. Les mangonneaux et les 
sapeurs de Saladin menacant deja la muraille, les Amidiens, degoütes d’un regime dont ils 
souffraient depuis longtemps, obligerent Masüd a demander l’amän, que Saladin s’empressa de 
ui accorder, avec l’autorisation d’emporter ce qu'il pourrait recueillir de ses tresors en trois 
jours. La banniere de Saladin fut hissee sur la muraille en muharram 579 (mai 1183) et trois 
jours apres, Mas’üd emportait en Asie Mineure une partie de ses richesses. Saladin livra le 
reste a Muhammad. avec Amid, et tömoigna des egards au vieux Mahmüd, en le recommandant 
aux soins de son vassal, aupres duquel il demeura jusqu’a sa mort. Puis il poursuivit sa cam- 
pagne, apres avoir envoye au calife un rapport detaille sur la prise d’Amid.? 

Tel est, en resume, le recit des chroniques; on y trouvera, avec quelques variantes peu 
importantes, des details curieux que jomets ä dessein, parce qu'ils ne sont pas indispensables 
au commentaire epigraphique. Leur temoignage unanime est confirme de la maniere la plus 
imprevue par linscription suivante, qui nous reporte ä la veille de ce siege memorable. 


26. Nisanide Masüd. 575 H. — Sur une grande pierre encastree dans le parement ex- 
terieur de l’enceinte, en un point de la courtine voisin de la tour I du plan (fig. 1). La pierre 
s’appuie sur Je linteau d’une petite porte pereee dans le mur et murde ellem&öme apres coup.? 
Trois lignes en naskhi ancien; grands caracteres, munis de points diacritiques et rehausses de 
rinceaux epanouis dans les champs, d’un style nouveau, beaucoup plus sobre que celui des 
rinceaux coufiques (pl. XVI). Inedite. 


ı Voir Usäma, ed. DrrexpourRg, p. 62; trad. dans ROL (Rerue de l’Orient Tatin), IL, p. #11s.: Michel le Syrien, 
tra. Cnagor, II, p. 320, 329, et dans Hist. arm. des crois., I, p. 357; Abü Shäma, ed. Boulaq, II, p. 40, 1. 4; Sibt ibn 
al-Djauzi, Br. Mus. add. 23 279, fo 9 vo (d’apres Ameoproz; ce passage mandque dans l’edıtion JEwETT, p. 239); Abu 

f 


65; DERENBOURG, Vie d’Ousäma, p- 320. 


= 


l-faradj, trad. Bruns, p. 359, 3 
2 Voir les sources eitees dans le recueil n’ÖrPENHEIM, au no 124, et Ibn Shaddäd, fo 78r0, qui donne ü Mas’üd 
le nom d’Ibrahim. La lettre au calife, redigee par le Qädi Fädil, le secretaire de Saladin, se trouve dans Abü Shäma, 
II, p. 40, et ä Munich, ms. ar. 402, fos 123 e.; voir le catalogue Aumer, p. 157; Heueıc, Al-Qddi al-Fädil, p. 68. 
® C'est sans doute une de ces poternes signalees plus haut, p. 7, 9. et 22. 


INALIDES. 7: 


[N 


>gun ira) Als Jo WI (2) [1 ou 2 mots] Le zoll) DL zei al Je =K5 1) 


r ARE, Uta ol a Es a ds, (3) Je [2 mots] 


J’ai mis ma confiance en Alläh. A ouvert la porte du bonheur ..... notre maitre, le juste, Bahä? al- 
| J 
din Masüd ... . sur la misericorde d’Alläh. En l’annde 578 (1182—83). 


Ce texte est au nom du dernier Nisanide Bahä’ al-din Mastüd, le vaincu de Saladin; la 
triple coineidence du surnom, du nom propre et de la date ne laisse aucun doute A cet egard. 
Bien plus, cette date nous reporte & la veille m@me de la prise d’Amid, puisque Saladin, on 
l’a vu, vint l’assieger le dernier mois de l’annde 578 et s’en rendit maitre le premier mois de 
l’annee suivante. Des lors, chaque mot de ce petit texte prend une valeur inattendue: „J’ai 
mis ma confiance en Alläh“, c’est le eri d’angoisse, peut-£tre de remords, d’un malheureux 
menace d’un peril imminent, qui semble invoquer encore, un peu plus loin, dans une phrase 
obseure, la misericorde d’Alläh.” Que fait Mas’üd en cet instant critique ol, peut-etre en- 
ferm& deja dans Amid, il pressent l’issue fatale du siege? Il fait percer dans le mur de l’en- 
ceinte une porte derobee, soit en vue d’une sortie de la garnison, soit pour fuir lui-meme au 
dernier moment, en laissant le vieux Mahmüd aux prises avec les assiegeants. Tel est le sens 
des mots fataha bab al-sa’äda°, qui trahissent, en outre, l’ötat d’äme du Nisanide. En effet, les 
mots fataha baban signifient non seulement „ouyrir une porte* au sens propre, mais encore, dans 
un sens figure general, „donner acces, faciliter, exaucer, procurer la solution“ d’une difficulte, ete. 
Or, le terme bab al-sa’äda, si fröquent dans l’onomastique des enceintes musulmanes‘, a ici un 
sens nettement precatif: c’est Ja porte „qui doit procurer* le bonheur, c’est-a-dire la vietoire ou la 
delivrance.° Cet etat d’äme ressort enfin de la sobriet@ du protocole de Mas'üd et de la brie- 
vete de l’inscription, qui trahissent, avec la häte du travail, une diser6tion peu conforme aux 
pretentions ambitieuses des Nisanides au temps de leur fortune. En verite, je ne sais ce quil 
faut le plus admirer, du hasard auquel nous devons ce souvenir poignant d’une fin de regne, 
ou du prestige etrange qu’exercait alors l’Epigraphie. Aujourd’hui que le livre a tue la pierre® 


! Fragment de Coran, XI, 59 (et paraphrase d’autres passages). 

” Apres un examen minutieux de la photographie, je ne vois aucune lecon sensce ä proposer pour ce passage (fig.27) 
et les confreres auxquels j'ai soumis ce petit probleme n’ont pas et& plus heureux. Je renonce a une interpretation 
forcee, ä laquelle j’avais eru pouvoir m’arreter, et je me borne ä observer qu’on ne peut pas lire 


ibn... “Ali (on sait que Mas“üd etait fils de “Ali) »vahimahu alläh, parce que le mot &&>, porte Er 
4 


elairement ses deux points, qui imposent la lecon “al& rahmat. D’ailleurs, la lecon ibn“ Ali forcerait 
a chercher, dans le reste du groupe enigmatique, le surnom’ Kamäl al-din de “Ali, quwil est Fir. 27 
impossible d’y lire, meme en faisant violence ä la paleographie. 


® Sur Ja photographie, ces mots sont tres distinets. Puis viennent les lettres W, ou (», la fin de la ligne ayant 


disparu dans une reparation. On pourrait lire Ws, c’esl-ä-dire que la poterne a &t&@ percce „pres de la porte 
de.. 


.“; mais elle ne parait pas se trouver dans le voisinage immediat d’une des portes de l’enceinte. 


* L’enceinte du Caire avait une porte appelee Bäb Sa’äda. Bien que Magrizi, Khitat, ed. Boulaq, I, p. 383, 
donne ce nom pour celui d'un homme appel& Sa’äda et que cette etymologie soit confirmee par l’absence de l'article, 
ne serait-ce pas „la porte du bonheur*, comme ce Bäb al-sa’äda qui existait autrefois dans l’enceinte d’Alep? Voir Ibn 
Shaddäd, A’/äqg, ms. Academie Petersbourg, Rosen, Notices sommaires, no 162, fo 10 vo; Ibn Shihna, Durr, Gotha, 
PertscH, no 1724, fo 17 r0; trad. BrocHer, dans ROL, VI, p. 35; ef. le Där al-sa’äda, A Damas et ailleurs. 

5 D’autres noms de porte, tels que bäb al-nasr, al-faradj, al-futüh, ont la meme nuance precative, car ces mots 
derivent de verbes servant ä former des eulogies tr&s connues. 

® Voir V. Huco, Notre-Dame de Paris, livre V, chap. 2. J'etudierai ailleurs l’origine magique de l’epigraphie, 
en montrant le caractere incantatoire d’un grand nombre de ses formules, eulogies, souhaits, imprecations, jeux de 
mots, ete., ainsi que le röle talismanique d’une partie de ses representations figures; voir mon commentaire de 
l'inseription de la porte du Talisman ä Bagdad, dans le recueil Sırre, nO 39 (sous presse); cf. plus loin, p. 82. 

Amida. 10 


74 INSCRIPTIONS DIVERSES. 


quel capitaine, assiege dans son dernier refuge, songerait & faire sculpter sur une porte 
derobee, hätivement construite, ces vingt-eing mots, decores de rinceaux, qui trahissent un der- 
nier espoir et resument l’histoire d’un siege? 

Ce testament des Nisanides offre un interet de plus: au point de vue paleographique, il 
inaugure une ere nouvelle. C’est Ja plus ancienne inscription d’Amid seulptee dans ce carac- 
tere arrondi, appele naskhi, qui remplace le coufique fleuri, dans les textes historiques, vers le 
milieu du XII® siecle. 

En recherchant la date preceise de cette evolution, dans une serie de villes qui ont fourni 
des documents pal&ographiques de cette epoque, j’ai montre qu'il est permis de la rattacher 
souvent ä des changements politiques et sociaux: en Syrie et en Egypte, aux conquetes de Nür 
al-din et de Saladin sur l’empire et les traditions fatimides; en Algerie, a l’invasion almohade.! 
Il faut avouer que cette theorie s’appligque mal aA la Me&sopotamie et & l’Asie Mineure, oü le 
nouveau caractere apparait a Amid & la veille de la conquete de Saladin, a Mifargin et & 
Diwrigi un peu plus tard, independamment de toute revolution dynastique.” Mais si les Ayyou- 
bides n’ont pas introduit eux-m@mes le nouveau caractere en Mesopotamie, il est permis de 
eroire quils ont contribue A l’y repandre. 


ORTOKIDES DE KAIFA. 


Saladin donnait Amid a Muhammad et desormais, les Ortokides de Hisn-Kaifa en feront 
leur capitale; mais ils garderont la place forte qui avait ete le berceau de leur dynastie. Abri- 
tee dans les flances et au pied d’un rocher qui plonge dans le Tigre en aval d’Amid, au milieu 
d’un paysage grandiose et romantique, Hisn-Kaifa parait avoir conserv&e des ruines importantes 
du moyen äge, qu’aucun explorateur n’a pris encore la peine de relever.” En revanche, on 
doit au general nz Beyrıe quelques photographies de grande valeur pour l’histoire et lar- 
cheologie d’Amid sous les Ortokides. U’est d’accord avec les chroniqueurs que l’Epigraphie vient 
de nous decouvrir le dernier Nisanide sortant d’Amid par une poterne derobee; c’est encore 
avec eux quelle va nous montrer le nouveau maitre de la ville y entrant en triomphe par la 
porte d’Alep. 


! Voir CIA, I, p. 75, 85, 639, 726 et passim; Inser. arabes de Syrie, p.34 a 42; JA, S° serie, XVIII, p. 74; 
9° serie, VI, p. 499; IX, p. 466; ZDPV, XV, p. S6, et MuN, 1903, p. 53; Rerue africaine, 1905, p. 185; Jowrnal des 
Sarants, 1906, p. 424, etc. 

® Voir Lenmans-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, p. 11 (Mifargin); CZ/A, IL, p. 69 (Diwrigi). 

3 Sans remonter aux relations de Barbaro (1437), du marchand venitien de 1507 et de Tenreiro (1529), je me 
borne a eiter Taynor, Travels in Kurdistan (1561), dans JRGS, Londres 1568, XXXV, p. 32s., qui deerit le chäteau 
et la ville, assise sur un rocher sur lequel est sculpte un grand bas-relief, et au-dessous, sur la rive du fleuve, les 
ruines de ınosquees et de mausolees, enfin le pont de pierre, dont les piles portent des figures humaines antiques. 
Voir aussi DE MoLTtkeE, Leftres sur POrient, trad. francaise, p. 220; Grey, Italian travels in Persia, p. 151, n. 2; les 
sources eilees par (JUATREMERE, dans Rashid al-din, p. 334, nole; DERENBOURG, Vie d’Ousäma, p. 314, n. 5; Samnt-Marrin, 
Armönie, I, p. 17%; CHarmoy, dans Sharaf al-din, Ta, p. 144, 450; Rırter, Erdkunde, XI, p. S7s. Vers 1890, pE ÜHoLET 
vit encore les ruines du pont et de deux grandes mosquees; Armenie, Kurdistan et Mesopotamie, p. 270. M. Pocnxon 
me dit quwil a vu les ruines du pont et deux ou trois minarets portant des insceriptions arabes. D’apres l’anonyme 
Paris 2214, ce pont, dont les auteurs parlent en des termes peu ceoncordants, aurait ete bäti en 510 par l’Ortokide 
Qarä-arslän; voir Ibn Haugal, ed. ve GoEJE, p. 152, note; (JUATREMERE, loc. eit. Or, c’etait son pere qui regnait 
en D10; DERENBOURG, loc. cit., a deja signale cette erreur. Ibn Shaddäd, fo SO ro, decrit le pont sans en nommer 
l’auteur, mais il signale a Kaifa des monuments merwanides et ortokides; il est donc probable que le pont a ete bäti 
par un Ortokide. Des lors, je suppose que les bas-reliefs „antiques* observes par TayLor sont de ces representations 
tirurees si freimentes sur les monuments seldjoukides et post-seldjoukides, peut-etre des themes astrologiques pareils a 
ceux qui sont sculptes sur les piles du pont de Djazira, bäti vers 550 H., par un vizir des Zenguides de Mossoul; 
voir Je commentaire de linseription du pont du Khabur a “Arban, dans le recueil SarRE, n0 6 (sous presse). 


ÜRTOKIDES DE KAIrFA. 75 


Porte d’Alep. — H. ve Herr, II, p. 442: „La porte greeque (d’Alep), quadrangulaire, ä 
moulures orientales, poss@de sur son fronton une tete de beeuf ayant un anneau & la levre in- 
ferieure, surmontee d’un oiseau aux ailes döployees. Au-dessus de ces ornements regnent plu- 
sieurs lignes d’inseriptions coufiques (sie), paraissant avoir ete rajoutees apres coup, A en juger 
par la difference de l’appareil des materiaux qui les entourent. Dans le mur, a gauche, sont 
encastres deux fragments d’inseriptions coufiques, et plus bas, deux lignes de caracteres arabes. 
A droite de cette porte s’en trouve une autre muree, egalement quadrangulaire, dont les mou- 
lures sont de style grec.“ 

GaRDEN, p. 184: „The towers and walls at the Rum gate, leading to Aleppo, facing the 
westward, are very high, of great strength, and worthy of a visit... Each tower is well 
furnished with long narrow loopholes. The gateway is reetangular, with a straight lintel. Im- 
mediately above this is a scroll, shaped like the segment of a eircle, and, still higher, is 
an eagle, or hawk, standing upon the horns of the skull of a cow or buffalo, through the 
nasal extremity of which latter hangs a ring or wreath. This, which is carved in stone, may be 
emblematical. Above, but extending the whole length of the lintel, is another scroll of Arabic 
or Cufie. One of these inscriptions bears the date 559 (579!) of the Hegira. On the inner 
side of each gate-post, high up, is carved a band supporting a wreatlı or ring. The outer gate 
is made entirely of iron, without any woodwork, and is formed of horizontal and perpendicular 
bars rivetted to thick plates with large-headed bolts. The intervals between the bars are or- 
namented with various devices in the same metal, similarly fastened to the plates. The bars, 
as well as the padlocks for securing the gate when shut, are massive, but very primitive in 
their construction. Side chambers, or recesses inside the gateway, exist for the accommodation 
of the gate-keepers. The roof of the gateway is arched, and built of narrow red tiles, and is 
much higher than those of the others. The inner gate is of wood, strengthened with iron bars. 
Above the gateway are the remains of some dome-shaped chambers built of red tiles, arranged 
in an ornamental style, but now in a ruinous state. The battlements on the top of the wall 
are only 2 feet thick; the walls are about 14 feet, although at some points they are less... 
Height of the towers of the Rum gate, 65 feet 6 inches; height of the wall between the towers, 
52 feet; height of the wall adjoining the towers, 44 feet; breadth of the terre-plein, 19 feet. 
The towers are large and roomy, and have three stages or stories, the loopholes of which, ge- 
nerally 5 in number, are arched over on the inside with red tiles, and resemble small case- 
mates. The defence of the walls of the town was effeeted on the land side by two or more 
loopholes, passages, or stories, built within the thickness of the walls, and extending from tower 
to tower. Access to these, as well as to the upper battlements, was maintained by flights of 
stone steps. The banquette running round the summit of the walls was, like that in the ci- 
tadel of Erzerum, totally devoid of parapets towards the interior of the place, an extraordinary 
and unaccountable omission. “! 

A l’exterieur (en V du plan, fig. 1), seul cöt& visible sur les photographies (pl. XVII), la porte 
d’Alep ressemble assez & celle de Kharput.” Elle est aussi flanqude de deux gros saillants ar- 
rondis, bätis sur le meme plan et perces des m&mes meurtrieres allongees, dont le petit arc est 
taill& dans un seul bloc. Elle offre les mömes caracteres constructifs, le m&me appareil en 
petits blocs de basalte, le möme crönelage au sommet de la courtine et des saillants. Mais ici, 
ces derniers sont plus ecartös l’un de l’autre et dans le front de courtine plus large qu'ils en- 
cadrent sont peredes trois entrees au lieu d’une seule, soit une grande porte centrale, flanquee 
de deux portes plus etroites et plus basses. La premiere est murde et ses profils sont arases 
au nu du mur. La porte laterale droite (sud) est aussi murde, mais elle a conserv& son cadre 


ı L'absence d'un parapet sur le chemin de ronde, vers l’interieur de la place, est plutöt la regle dans les en- 
ceintes ä cetle epoque. 
® Voir plus haut, p. 16 et 29. 


10* 


76 INSCRIPTIONS DIVERSES. 


moulure. Le seul passage ouvert est celui de la porte laterale gauche (nord). Elle est carrde 
et encadree par une forte moulure dont le profil est forme d’un gros boudin double de gorges 
et de filets. Le linteau, fait de blocs appareilles, s’amortit aux angles sur deux corbeaux; il 
est soulage par un arc de decharge a grands claveaux, dont la clef porte le bas-relief signal& 
par H. vw Herz et GarpEN et qu’on etudiera plus loin (p. 78s.). 


27. Ortokide Muhammad. 579 H. — Au-dessus de cet arc regne une forte moulure ho- 
rizontale, composee d’une doucine, que borde un filet; au centre, elle fait un decrochement 
vers Je haut et aux deux bouts, elle s’amortit en retour d’equerre vers le bas. Elle protege 
une inscription de deux lignes qui se decroche aussi au-dessus de la clef sculptee, sous la 
moulure; la fin de la deuxieme ligne est divisee a son tour en deux petites lignes superposdes 
(a et b) renfermant des caracteres plus petits. Sous la clef sculptce, une troisieme ligne oceupe 
le segment de cercle compris entre l’are de decharge et le linteau. Naskhi ancien; grands ca- 
racteres, rehausses de rinceaux, avec quelques points et signes (pl. XVII). Publiee en partie dans 
le recueil D’OÖPPENHEIM, n® 121. 


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“hlemndas ud as de Ells (3) 

Une vietoire de la part d’Alläh et une conqu&te prochaine A notre mailre le roi, le savant, le juste, 

V’assist6, le vietorieux, le vainqueur, Nür al-dunyä wal-din, Y’auxiliaire de l’Islam, l’aide de l’imäm, le protee- 

teur des hommes, l’Cclat du gouvernement, Ja personne de conliance de la religion, la splendeur de la nation, la 

gloire des rois el des sullans, le dompteur des infideles et des polytheistes, qui subjugue l’heresie et les 

rebelles le chef des armees des musulmans, l’aide des guerriers, la sphere des haules qualites, la reserve du 

ealifat, le heros du monde, le Chosroös de l’Iran, le roi des emirs, l’homme de confiance, le faucon, ’heureux 

prince, Abu I-fatlı Muhammad, fils de Qarä-arslän, fils de Däwud, fils de Sukmän, fils d’Urtug, l’aide de l’emir 
des eroyants. Et cela (a eu lieu) en l’annee 579 (11S3— SA). 


L'attribution de ce texte a Muhammad, que j’ai deja proposee sur un document incom- 
plet, est dösormais certaine, gräce ä la photographie du general pe Bevrm, qui permet de le 
lire entierement, A part quelques mots douteux sans importance. Le protocole de Muhammad 
se compose du titre malik suivi d’epithötes®, du surnom en al-dunya wal-din®, d’une serie 
de titres composest, de titres persans et turcs?, puis de la kunya et du nom propre, suivis d’une 

ı Fragment de Coran, LAI, 12. 

2 Cf. plus haut, p. 65, n. 5, et plus loin, p. 79, n. 3, et 57, n. >. 

> ]I est tres indislinet sur la photographie, mais la lecon mir al-dunya wal-din doit &tre exacte, car ce sumom 
ne peut se trouver qu’en ce point de l'inscription et toutes les sources connues, monnaies et chroniques, s’accordent 
a appeler Muhammad Nür al-din. 

* A Ja lime 2, les lettres | du mot BEER et le mot &ll&, qui se trouvent aux deux poinis oü cetle 
liene se deeroche au-dessus de la clef sculptee, sont couches horizontalement et doivent ötre lus, Jes deux premieres 
de bas en haut, le second de haut en bas. 


5 Celui que je lis baighu ou bighu „faucon* parait eerit u) et l’on pourrait le lire yabghu — jabghu. Sur 


ÖRTOKIDES DE KAIFA. Ten 


genealogie complete et du titre en amir al-mu'minin. Ce protocole est parfaitement regulier 
et conforme A la titulature des dynastes de la fin du XII® siecle. Enfin Ja date, tout A fait 
certaine, prouve que ce texte, ainsi que je l’ai deja suppose, remonte a la premiere anne du 
regne de Muhammad ä Amid et qu’il a pour but de rappeler la prise de la ville par les deux 
allies et la restauration de la porte A la suite de ce fait d’armes.' Tel est le sens tres clair du 
passage du Coran place en töte de linseription.? 

A quelle partie de la porte celle-ci s’applique-t-elle? Il est difficile de le dire, car elle 
ne renferme pas de terme d’architeeture; de plus, l’entree quelle decore n’est qu'un hors 
d’@uvre dans la construction et celle-ci trahit plusieurs reprises. En tout cas, l’inscription ne 
prouve nullement que l’ensemble de la porte, c’est-a-dire les trois entrees, la courtine et les 
deux saillants, soit l’euvre exclusive de Muhammad. La triple entree est un dispositif assez 
frequent en Orient, oü il remonte & l'antiquite, soit dans les ruines d’enceintes antiques®, soit 
dans les enceintes medievales dont l’origine est antique* On peut en dire autant du flanque- 
ment par des saillants arrondis. D’autre part, l’appareil et les details de la construction 
offrent des analogies avec ceux de la porte de Kharput, oü ils sont dates, semble-t-il, par 
les inscriptions de Mugtadir.° En resume, je pense que le plan general de la porte, triple 
entree, courtine et saillants, remonte A l’antiquite; que l’ensemble de la construction actuelle 
peut etre attribu& & Mugtadir, avec des refections plus r&centes, decelees par le desordre de la 
maconnerie et les fragments sculptes remployes dans son parement‘; enfin, que Muhammad a 
refait l’entree laterale gauche, peut-etre aussi l’entree laterale droite, aujourd’hui murde, dont 


ce vieux tilre ture, voir Tuoxsen, Inseriptions de ’Orkhon, p. 59, 102, 146 et passim; RapLorr, Die alttürkischen In- 
schriften der Mongolei, p. 118; Neue Folge, p. 172; Zıuveite Folge, p. 96, et passim; Versuch eines Wörterbuches der 
Türk-Dialekte, III, p. 267, 286; Hırru, Nachworte zur Inschrift des Tonjukuk, p. 45s.; CHavannes, Documents sur les 
Tures oceidentaux, index ä Che-hou et Jabgou, et Les pays d’oceident d’apres le Heou Han chou (tir. a part du Toung 
pao), p. 43, n. 3; JuLien, Documents sur les Tou-Kioue, tir. A part du JA, p. 203 et passim; Marquaror, Die Chrono- 
logie der alttürkischen Inschriften, p. 25, 35 et passim, et dans WZKM, XII, p. 183; Eransahr, index. Mais la lecon 


=, parait assuree par la replique du n0 30; voir plus loin, p. Si, n. 2,6 et 7, et 92, n.5; cf. le texte du no 32. 
Br I F ptd I ‚ P ’ B 


D’ailleurs, le titre jebghu, bien qu'il ait passe dans la litterature arabe, y figure en general sous la forme 
gasgmu, P ) & - 


a ya ou ses varianltes. On le retrouve ailleurs sous la forme Ini>, et en epigraphie, sous la forme Ey ,‚ dans 
une inscription contemporaine de celle d’Amid; voir CIA, III, no 38 (Diwrigi), et les sources citees la-bas, p. 67, 
n. 3, et 68, n. 2. 

! Voir le recueil n’OrrpExHEIM, p. 79. L/alternative entre „sept“ et „neuf* dans le chiffre des unites est supprimee 
par la nouvelle photographie. D’ailleurs, 579 est la seule combinaison de ces chiffres qui corresponde a une annee 
durant laquelle Muhammad regnait a Amid. 

2 Litteralement „un secours d’Alläh et une ouverture prochaine* ä notre maitre, ete., c’est-ä-dire tout A la fois 
l’ouwverture de la porte, la conguete de la ville, et la favew d’Alläh; ef. plus haut, p. 73. Il est piquant de voir ici 
le vainqueur et le vaincu faire usage du m@me double sens, oü se reflete peut-&tre une formule incantatoire. 

® Ainsi, A Constantinople, la Porte doree (voir Srrzycowskı, Das goldene Tor, dans Jahrbuch des K. deutschen 
archäolog. Instituts, VIII), et d’autres a Hierapolis, a Patara, a Adalia, @ Kretopolis, a Jerusalem, ete.; voir BEAUFORT, 
Karamania, p. 1; ve LaBorne, Voyage de Ü Asie Mineure, pl. XXXIIL; Texıer, Description de U’ Asie Mineure, pl. 190; 
BeEnsDorF et Niemann, Reise in Lykien und Karien, p. 116, pl. XXXVI; Laxckoronskı, Pamphylie, p. 22, fig. S; Pisidie, 
p- 128, pl. XXIL; ve VocüE, Le temple de Jerusalem, passim, etc. 

* Ainsi le Bäb shargi ou Porte orientale de l’enceinte de Damas; voir von KrEmEr, Topographie von Damascus, 
I, p. 10; Porter, Five years in Damascus, p. 9, 15=. 

5 Voir plus haut, p. 21. 

° On en voit deux sur les photographies: 10 Un bloc encastr& au-dessus de la porte centrale, sous les ereneaux 
de la courtine, dans lequel est sculptee une petite niche semi-eireulaire, couronnee d'une coquille A eing cötes, que 
surmonte une courte inseription en coufique simple (?), de l’epoque de Mugladir apparemment; 2° Deux moellons 
encastr6s A gauche de l'inscription no 27, portant des fragments d'inseription en coufique decoratif, l’un avec le mot 


Slasıy) „400°, Vautre avec les lettres 4)s, peut-eire la fin du mot daula, tous deux provenant probablement 
B) 31 I p 


d’une inscription merwanide. 


iS INSCRIPTIONS DIVERSES. 


le cadre parait etre pareil a l’autre. Quant ä la grande entre centrale, on n’en distingue plus 
que la trace dans les reparations subs@quentes de la maconnerie. 

Si l’on compare l’entree laterale gauche de la porte d’Alep avec l’entree de la porte 
de Mardin (fig. 3), on verra que les deux cadres, sans etre absolument pareils, offrent une 
grande analogie dans les elements qui composent leur profil: boudins, gorges et filets, disposes 
dans un autre ordre, mais produisant le m&me effet. Comme le cadre de la porte de Mardin 
est plus recent que l’appareil environnant, il est permis de lattribuer egalement ä Muhammad, 
en supposant que cette porte eut aussi A souffrir du siege de Saladin. Il est vrai que les 
receits de ce siege ne donnent aucun detail topographique; mais Saladin, arrivant de Mossoul, 
a dü passer le pont du Tigre au sud de la ville; d&s lors, les portes de Mardin et d’Alep 
etaient les plus immediatement exposees a son attaque. 


Le motif sculpte sur la clef de l’arc de decharge (fig. 28) represente 
un oiseau de proie, vu de face, la tete en avant, les ailes eployces, la queue 
en eventail et les pattes posees sur l’extremite des cornes d’une tete de 
taureau qui tient dans sa gueule un gros anneau torse ou une guirlande.! 
Il s’agit evidemment d’un embleme; mais quel en est le sens? Malgre 
quelques travaux estimables?, l’heraldique musulmane est encore plongee 
dans une telle obscurite qu’il est impossible de donner A cette question 
une reponse immediate et certaine. Comme il faut cependant commencer 
par un bout, on me permettra de proposer une interpretation que je prie 
de considerer comme un simple essai destine ä provoquer de nouvelles 
recherches dans un domaine mysterieux ol je ne m'iaventure qu’en hesitant. 

Ce motif est compose de trois elements qu’on retrouve tous les trois ailleurs, ä l’etat isole. 
L’anneau seul est sculpte dans l’entree gauche de la porte d’Alep, sur les faces laterales des 
deux corbeaux qui porte les extremites du linteau, sous linsceription n? 27.” La tete de taureau 
figure seule au premier etage de la facade ouest et aux deux etages de la facade est de la 
grande Mosquce.* L’oiseau figure seul, ä ce quil semble, sur une des tours de l’enceinte.? 
Enfin, la tete de taureau figure, avec l’anneau dans la gueule, au rez-de-chaussee .de Ja facade 
ouest de la grande Mosquee." lei, les trois elements sont reunis, non simplement superposes, 
mais associes dans une action commune: Ja gueule du taureau tient l’anneau et l'oiseau saisit 
les cornes du taureau. Il est evident que cet embleme compose renferme un sens symbolique; 
sa composition m&me va nous aider A chercher le sens de chacun de ses el&ments. 





Le motif est sculpte droit au-dessous d’une inscription qui commemore la prise d’Amid, 
par l’Ortokide Muhammad, sur l’Inalide Mahmüd et le Nisanide Masüd. Supposons un instant 
que l’oiseau soit l’embleme de Muhammad et la töte de taureau, celui des Inalides, ou des Ni- 
sanides, ou encore de la ville d’Amid: est-il possible d’imaginer un symbole plus saisissant de 
cette conquete et un commentaire plus pittoresque de linscription que l’oiseau de Muhammad, 
les ailes eployees et l’air triomphant, tenant dans ses serres les cornes du taureau vaincu? 
L’archeologie musulmane connait plusieurs exemples de ces emblemes symboliques de victoire; 
ainsi, celles du calife Näsir sur ses rivaux spirituels, symbolisces par un bas-relief dont il sera 
question tout a I’heure, et celles du sultan Baibars sur les Francs de Syrie, symbolisees par 


! GARDEN, cite plus haut, p. 75, qui parle de visu, dit „a ring or wreath“:; cf. une note suivante. 

® Voir JA, 10° serie, III, p. 7#s. 

” On distingue ces deux anneaux sur la photographie (pl. XVII en bas), mais de profil et caches dans l’ombre 
de la porte., Garpen, cite plus haut, p. 75, les deerit ainsi: „On the inner side of each gale-post, high up, is carved 
a band supporting a wreath or ring“. 

* Voir plus haut, p. 60 et 66. 

° Voir plus haut, p. 40. 

6 Voir plus haut, p. 60, 


ÖRTOKIDES DE KAIFA. 719 


l’emblöme du sultan, le felin bars, tenant entre ses pattes un petit mammifere.' Pour justifier 
cette interpretation de l’embleme amidien, interrogeons d’abord l’oiseau, a l’aide de quelques 
documents et d’un peu d’imagination. 


Dans un travail recent?, plein d’observations curieuses touchant l’heral- 
dique musulmane, mais dont les conelusions hätives ne sont pas a l’abri de 
la eritique, M. pe KaraBacER a publie, d’apres un manuserit de la collection 
F. R. Marrıy & Constantinople, le dessin reproduit iei (fig. 29), qu’accom- 
pagne la legende suivante: 


Le ze Gig N N all A EU olELI DYL 3 
SEN) \» u 


Gloire ä notre maitre le sultan, le roi, le ‘savant, le juste, l’assiste, Nür al-din 
Abu I-fath Muhammad, fils de Qarä-arslän ! 





L’auteur conclut du rapprochement de la legende et du dessin que Muhammad portait pour 
armoiries une chouette (p. 22: Muhammed führte die Eule als Wappenfigur). 

On remarquera que ce protocole reproduit en abröge celui de l’inseription n° 27, dont il 
renferme tous les el&ments essentiels. Il possede en plus le titre su/tin, qui ne figure pas dans 
le n® 27; en effet, le titre compose& öftikhär al-mulük wal-salätin n'est nullement l’equivalent 
diplomatique du titre de sultan. Il est evident qu’en 579, Muhammad ne portait pas encore 
ce dernier; car le protocole si detaille du n° 27 n’eüt pas manque d’en faire mention. On 
peut en conclure que la l&gende du dessin du manuserit Marrın, ä supposer qu’elle soit con- 
temporaine de Muhammad et quelle ait un caractere offieiel, ce qui n’est pas vraisemblable, est 
plus recente que le n® 27, et que dans l’intervalle, Muhammad avait pris le titre de sultan. 
A quelle epoque et aA quelle occasion? Preeisement A la suite de la prise d’Amid et voici pour- 
quoi. Le pere de Muhammad, @ärä-arslän, qui possedait Kharput et Hisn-Kaifa, ne portait 
pas le titre de sultan®; en revanche, ce titre est attribue par l’epigraphie aux successeurs de 
Muhammad, ä ses fils Sukmän II en 595 et Mahmüd en 605, et & son petit-fils Maudüd en 
625.* Il est done probable que e’est avee Muhammad que ce titre est devenu dynastique chez 
les Ortokides de Hisn-Kaifa. Des lors, il serait tentant de rattacher ce coup diplomatique 
a l’evenement le plus marquant de son regne, A cette conquete du Diyar-Bekr, qui arrondissait 
ses domaines et le placait de pair avec les grands dynastes de son &poque, tous ä l’affüt d’un 
titre longtemps exceptionnel?, mais que la decadence des Seldjoukides mettait alors ä la portee 
de leurs vassaux. Cette conclusion ne serait pas infirmee par le fait que Muhammad est mort 
en 581. En effet, il est probable que la porte d’Alep a ete restaurde immediatement apres 
le siege, des l’annee 579, et que le titre de sultan, si Muhammad l’a reellement porte, ne fut 
pris par lui qu’un peu plus tard, vers 580. Sans m’arreter ä cette hypothese, que je rap- 
pellerai plus loin, en etudiant l’oiseau double de l’Ortokide Mahmüd, je reviens a notre oiseau. 

M. DE KARABACER considere l’oiseau du manuserit Marrıy comme l’embleme personnel de 
Muhammad et sur ce point, l’oiseau de la porte d’Alep vient lui donner raison, car il est pro- 


ı Voir ÜLERMONT-GAnNEau, Recueil d’archeologie orientale, I, p. 266 s. 

2 J. vox KaraBacek, Zur orientalischen Altertumskunde, dans Sitzungsber. der K. Akademie der Wissenschaften 
in Wien, Phil.-hist. Klasse, 1907, CLVIL., tir. a part. 

3 Ni sur ses monnaies, ni m&eme en €pigraphie; voir Lenmanx-Haupr, Materialien, Arab. Inschriften, no 9. 

* Voir plus loin les nos 28 a 32. Je dis „par l’&pigraphie‘, parce qu’en numismatique, aucun de ces princes ne 
porte le tilre de sultan, qui figurerait sans doute sur leurs monnaies s'il leur avait et@ confere par le calife. 

> Voir plus haut, p. 37. 


s0 INSCRIPTIONS DIVERSES. 


bable que ces deux oiseaux representent le möme embleme. Il suffit de les comparer pour 
ötre frappe de leur ressemblance. Les variantes d’execution s’expliquent par le fait que le 
dessin du manuserit n’est pas un document de premiere main et que le eroquis reproduit ici 
n'est A son tour, de laveu de l’auteur lui-möme, qu’une esquisse rapide (p. 22, n. 1: eine 
flüchtige Skizze) de ce dessin. Ö’est sans doute l'air bonasse de ce volatile qui l’a fait prendre 
pour une chouette, avec sa tete ronde, ses yeux Aa fleur de tete, ronds et &tonnes, son corps 
ovoide, ses pattes raidies, ses ailes et sa queue pendantes. Mais l’oiseau sculpte sur la porte 
d’Alep, par un artiste contemporain de Muhammad et travaillant avec soin sous les yeux du 
maitre et de sa chancellerie, car Muhammad resida des lors & Amid, cet oiseau est un docu- 
ment d’une bien plus grande valeur, dont la photographie du general DE BeyLık donne une 
image tres nette, quoique reduite, Or, cet oiseau (fig. 25 et pl. XVII) a une tout autre allure 
de style: sa tete aplatie, ses yeux profond@ment enfouis dans l’ombre des arcades sourcilieres, son 
corps dpais, ses ailes et sa queue largement ouvertes, ses pattes souples et nerveuses, armees de 
griffes et de puissants ergots, tout trahit le rapace, un de ces oiseaux de proie, de chasse ou de 
combat qui jouent un röle important dans la vie des Orientaux en general et des peuples turcs 
en particulier. 

On sait que les dialectes tures possedent un grand nombre de mots pour designer ces 
oiseaux.' On sait aussi que les noms d’animaux, notamment d’ojseaux, y sont souvent em- 
ployes soit comme noms propres, soit comme titres.” On a vu dans cet usage le reflet d'un 
totemisme primitif et de fait, quelle qu’en soit l’origine exacte, il est probable qu'il se rattache 
A une idee symbolique.” D’autre part, les emblömes h£raldiques, si frequents chez les dynastes 
tures et qui ont certainement un sens ou du moins une origine symbolique, sont souvent des 
figures d’animaux, notamment d’oisecaux. Des lors, il est naturel de chercher un rapport entre 
l’embleme et le nom propre et de fait, ce rapport existe assez souvent, bien qu'il ne soit pas 
toujours facile d’en fournir la preuve certaine* Mais on n’a pas encore cherche de rapport 
entre les emblömes et les titres portes par ces dynastes, sans doute parce que leur protocole 
n’a pas ete suflisamment etudie, faute de documents preeis. En effet, la titulature des dynastes 
d’origine turque est presque entierement arabisce; elle ne renferme guere que des titres arabes 
(ou persans), soit que ces nouveaux musulmans voulussent effacer le souvenir de leur origine 
paienne?, soit que les seeretaires de leur chancellerie, qui conservaient la tradition des bonnes 


! Ainsi balaban, baighu, ladjin, qush, sungen, tshagir, toghrul, tughan, ete.; voir les sources citees dans HAMMER, 
Talknerklee, Pest 1840, passim. 

? Ainsi arslan (lion), bars (panthere), Dir (loup), bugha (taureau), tay (poulain), et la plupart des noms d'oiseaux 
eites dans la note preeedente; voir Hoursma, Ein türkisch-arabisches Glossar, p. 28. 

s Pour les Oghuz, voir Rashid al-din, &d. et trad. Berezise, dans les Memoires (Zapiski) de la section orientale 
de la Societe russe archeologique, part. VII, p. 32; ef. Abu I-ghäzi, ed. et trad. Desmaısons, p. 26; Erpmann, Temudschin, 
p- 505; Vampery, Das Türkenvolk, p. &s.; Hoursma, op. eit., p. 25s., et dans WZKM, Il, p. 231. M. Brocher, 
qui a bien voulu m’envoyer la traduction de ce passage de Rashid, d’apres le ms. de Paris, voit dans le mot designant 
ces animaux totemiques le mongol ongghon „genie tutelaire* (cf. Kowarewskı, Dictionnaire, I, p. 353). La liste de 
Rashid figure aussi dans l’ Oghuz-näme, ms. de Paris, suppl. ture, no 737, 

Pour les Tures oceidentaux, voir CHavannes, Documents, p. 220; pour les Qarlug, GrENARD, dans JA, -9° serie, 
XV, p. 39 et passim; pour les Mongols, FraeHs, De origine vocabuli rossieci dengi, Kazan 1815, p. 5 s.; Opuscula 
postuma, 11, p. 113; Mines de l’Orient, V, p. 212; pe LoxGrerier, Oeuvres, 1, p. 100; Nürzer, Embleme und Wappen, 
p- 5: Sur le faucon d’Attila, voir Ds GUBERNATISs, Mythologie zoologique, trad. francaise Reexaun, Il, p. 203 (d’apres 
G. Kuvs). Sur le röle talismanique des oiseaux de proie chez les Tures de l’Asie centrale, voir VANBERY, op. cit., 
p- 214. Dans Le eyele ture des douze animauz (extrait du T’oung-pao), p. 15, n. 2, CHAVAnNES a suggere une explication 
totemique de ce eycle. Pour le Maroc, voir Dourr£, Merräkech, p. 274 s. et les sources citees. 

‘ Je me borne ä rappeler ici l’exemple le plus connu et le plus certain, celui du sultan Baibars, dont le nom 
renferme le mot bars „panthere*, illustre par l’embleme de ce prince, que les auteurs arabes decrivent et qu’on a 
retrouv@ sur un grand nombre de monuments bätis par lui; voir ÜLERMONT-GAnNEau, Recueil, I, p. 2683.; CIA, |, 
p- 523, n. 1; cf. plus haut, p. 79, n. 1, et plus loin, p. 100, n. 2. 

° Cest ä ce desir qu'il faut rattacher l’adoption, chez ces dynastes, d'un nom musulman arabe, qu’ils portent 


ÖRTOKIDES DE KAIFA. s1 


lettres arabes, rougissent d’employer ces titres barbares, quils ne comprenaient guere et qulils 
jugeaient sans doute indignes de la majeste souveraine Mais au XII® siecle, les dynastes turecs, 
vassaux des Seldjoukides, n’avaient pas encore entierement rompu avec les traditions nationales. 
L’epigraphie a fourni recemment une serie de protocoles officjels de cette Epoque, sortis de la 
chancellerie des Bourides de Damas, des Zenguides d’Alep et de Mossoul, des Ortokides de 
Kaifa et de Mardin, des Mengoutshekides d’Asie Mineure, qui renferment non seulement des 
noms tures, mais des titres purement tures, parmi lesquels figurent plusieurs noms d’oiseaux 
de proie ou de chasse.! 

Si l’on examine ä ce point de vue le protocole du n® 27, on y trouvera preeisement un 
de ces titres, baighu „faucon“, dont la leeture est assuree par une replique dans linseription 
n° 30, au nom de Malımüd, le fils et successeur de Muhammad.” L’oiseau de la porte d’Alep 
et du manuserit Marrıy ne serait-il pas le faucon baighr, embleme de Muhammad, qui porte 
ce titre dans son protocole? 

On a vu qu'un oiseau analogue a celui de la porte d’Alep parait etre sculpte sur un 
saillant de l’enceinte, au-dessus d’une inseription du sultan Malik-shäh.” Cet oiseau ne peut 
etre l’embleme de Muhammad, puisque linseription qu’il decore est anterieure d’un siecle au 
regne de ce prince. Est-il permis, maintenant, d’y voir un embleme seldjoukide et ici encore, 
de suggerer un point de comparaison? On sait que les Seldjoukides appartenaient au clan 
ture des Oghuz, que leur tradition nationale divise en 24 tribus possedant toutes, pour totem, 
un oiseau de proie. Celle des Qinaq, dont les Seldjoukides faisaient partie, aurait eu pour 
totem l’Epervier appele ?shagir.* Or le sultan Däwud, le grand-pere de Malik-shäh, s’appelait 
en ture Tshagir -bek°; son frere se nommait Toghrul-bek; son autre frere s’appelait Daighu*; 
son oncle Isrä’il, l’ancetre des Seldjoukides d’Asie Mineure, portait le nom d’Arslän- baighu." 
L’oiseau de linscription de Malik-shäh, s'il existe r&ellement, ne serait-il pas l’embleme de l’un 
de ces noms ou de ces titres? Encore une fois, je n’aflirme rien sur un sujet qui ne m’est pas 


conjointement avec leur nom ture et qui tend a le supplanter; voir Hourssma, Glossar, p. 26, et dans Revue orientale, 
1904, p. 278; CIA, I, p. 393, n. 1. 

! Voir quelques exemples plus loin, p. 97s. 

® La transcription de ce mot varie (Houtsma pigu, BARTHOLD peigu, Laxe-PooLE payghü, ete.). J’adopte iei 
baighu, qui semble repondre a l’orthographe la plus usitee chez les auteurs musulmans; voir plus haut, p. 76, n. 5, 
et plus loin, p. 95, n. 2. 

® Voir plus haut, p. 40 et n. 2. 


4 Voir Hovutsma, dans WZKM, Il, p. 231; VaugEry, 0p. eit., p. 6 (lire ps ): 
- 

5 Voir Hoursma, loc. cit.; ef. Hamster, Falknerklee, p.xıx. Il est vrai que plusieurs sources donnent la lecon 
tshaghri au lieu de fshagir; en me rappelant ce fait, M. Hoursma m’eerit qu’il se rallierait aujourd’hui A la premiere. 
Daus sa traduetion russe des Dynasties de Laxe-PooLe, p. 124, n. 3, M. BartHorn signale la lecon tshaghri sur des 
monnaies qu’il ne designe pas. A ce qu’il m’eerit, il songeait alors au mot up — tshaghri-tekin, qui figure 
sur quelques monnaies des Ilik-khän. Depuis lors, M. Wesserowskı a decouvert une monnaie inedite de Däwud, sur 
laquelle on lit distinetement &U G>: Si cette lecture est exacte, la lecon tshagri semble definitivement acquise 
pour le nom ture de Däwud. Mais ce mot designant aussi un faucon, d’apres un vieil ouvrage ture de fauconnerie (voir 
Hauner, Falknerklee, p. 14 et texte ture, fo 10 vo, ]. S), il est permis d’y voir une autre forme du mot tshagir, de meme que 
> dans Ibn al-Athir, XI, p. 116,1. 7, et d’autres variantes; cf. le nom propre A/pi, dans les sources arabes, qui semble 
une autre forme du mot alp „vaillant, heros“. 

6 Voir Ibn al-Athir, index ä FE ef. Mirkhond, trad. VuLLers, Geschichte der Seldschuken, p. 7, n. 10, et 79. 


” Voir Hamdalläh, ed. Gaxtıs, I, p. 195; Mirkhond, op. eit., p. 6, n. S; Lanxe-PooLe, Dynasties (et trad. BARTHoLD), 
genenlogie des Seldjoukides; cf. Bundäri, ed. Hoursma, p. 6, 1.5. Le nom de Baighu est donne tantöt A l’un, 
tantöt a l’autre des fils de Saldjug. Dans Mirkhond, op. cit., p. 2, n. 3, Vurrers semble confondre baighu et jabghu ; 
ef. plus haut, p. 76, n.5, et plus loin, p. 92, n. 5. : 

Amida. 11 


s2 INSCRIPTIONS DIVERSES. 


familier. Je me borne A poser les questions que souleve l’ötrange iconographie d’Amid et A 
in’orienter, provisoirement, dans le dedale de cette heraldique inedite.! 

Si l’oiseau de la porte d’Alep est le faucon vietorieux de Muhammad, la tete de taureau 
qu'il tient dans ses griffes doit etre l’embleme de l’une de ses victimes. On a vu que plu- 
sieurs tötes de taureau, avec ou sans anneau dans la gueule, sont sculptees sur les facades ouest 
et est de la grande Mosquee.” Toutes ces tötes se trouvant dans le voisinage immediat d’in- 
scriptions inalides ou nisanides, il est permis d’y voir un embleme inalide ou nisanide, peut- 
etre les armoiries de la ville ou du pays d’Amid. Cette derniere interpretation parait peu plau- 
sible, quand on sait le röle effac& que joue, dans l’Orient musulman, la personne civile des 
peuples, la nation, la eite, la commune en general. L’heraldique musulmane, a peine etudiee 
jusquiici, a deja revele un grand nombre d’emblemes fonctionnels et quelques emblemes 
personnels ou dynastiques°; je n’y connais aucun exemple certain d’armoiries de ville ou de 
pays.* Si l’on veut faire intervenir ici les armoiries d’Amid, jaimerais mieux les chercher dans 
l’anneau ou la guirlande qui figure, A l’etat isold, sur les corbeaux de la porte d’Alep.” Le 
taureau tenant l’anneau dans sa gueule representerait alors les Inalides maitres d’Amid.* Dans 
ce cas, le taureau ou le buflle assailli par un felin, sous l'inseription n® 24, pourrait etre un 
symbole de la tyrannie que les Nisanides exergaient sur les Inalides, a l’eEpoque oü cette in- 
scription a dte gravee A l’entrece de la grande Mosquee.” Je pourrais suggerer d’autres hypo- 
thöses, tout aussi gratuites; il est plus sage d’attendre de nouveaux documentes. 


Mais nous n’en avons pas fini avec liconographie de la porte d’Alep. Aux deux extre- 
mites du segment qui renferme la ligne 5 du n° 27 
sont sculptes deux dragons affrontes, ouvrant une 
gueule enorme d’oü sort une langue aflilee, avec 
une oreille pointue au sommet de la tete, au-dessus 
de l’cil (fig. 30).° Appuyes sur une de leurs pattes 
Fig. 30 anterieures, ils relevent l'autre en avant; sur leur 
dos se dresse une aile en aigrette et leur longue 

queue de serpent se tord en un double nceud, suivi de deux anneaux. 

Ce motif est figure sur plusieurs monuments musulmans du moyen äge. L’exemple le 
plus connu est celui d’une porte de l’enceinte de Bagdad qui lui doit son nom: le Bäb al- 
Talism ou porte du Talisman.” Par leur position et les details de leur corps, les dragons de 
Bagdad (fig. 31) offrent, sur une grande €chelle et dans un style admirable, une frappante 
analogie avec ceux d’Amid: ils sont affrontes; de leur gueule böante armee de crocs sort une 
langue affilee; m&mes oreilles pointues, m&mes pattes anterieures, möme aile en aigrette, meme 





5} 


! Voir plus loin, p. 97 a 99, n. 3, et au chapitre de la coupe d’Innsbruck, un rapprochement analogue entre 
des emblemes de rapaces et les titres toghrul et sungur. 

® Voir plus haut, p. 60, 66 et 78. 

® Voir mes Notes d’arch£ologie arabe, Ill, dans JA, 10° serie, III, p. 7#s. 

* Voir plus loin, p. S6 et 94. 

° Voir plus haut, p. 75 et 78. 

® On a vu, p. 80, n. 2, que le mot bugha „taureau* entre dans la composition de plusieurs noms et titres tures; 
mais le protocole des Inalides ne fourmit aucun rapprochement iei. Sans chercher une relation entre l’embleme amidien 
et les armoiries europeennes meublees de m&me, je me borne a rappeler le röle tutelaire des talismans tauriformes, 
dans le voisinage des portes, nolamment dans l'antique Mesopotamie. 

° Voir plus haut, p. 67 et 71. 

° Ge dessin reproduit le dragon de droite; celui de gauche est defigure par un joint entre deux pierres et parait 
etre moins finement sculpte. 

® Voir NieBunr, op. eit., 1, p. 240; BuerıncHam, Travels in Mesopotamia, 11, p. 179: Joxes, dans Records of 
the Bombay Government, 1857, XLIU, p. 309; ve Rıvoyre, Les vrais Arabes, p. 70; Harrıs, From Batum to Baghdad, 
p- 316: Le Stmanee, Daghdad during the Abbasid caliphate, p. 291; Huarı, Histoire de Bagdad, p. vı, ete, 


r °) 
ÖRTOKIDES DE KAIFA. 33 


queue de serpent tordue en n@uds et en anneaux. Mais iei, entre les deux gueules, est assis 
un personnage nimbe, portant un diademe et richement vetu, qui saisit dans ses deux mains 
les deux langues menacautes. Au-dessus court une inscription au nom du calife abbasside 





Fig. 31. Bas-relief de la porte du Talisman, a Bagdad. 


Näsir, datee de 618 (1221). M. SırkE pense que ce personnage represente le calife, terrassant 
ses deux ennemis les plus redoutables, le Khwärizm-shäh Muhammad, mort en 1220, et les 
Mongols.' Malgre les objections quelle a soulevees?, cette interpretation me parait tres 
plausible.” Mais je ne m’attarderai pas & la discuter ici, parce que je ne vois aucun rap- 
port historique preeis entre les dragons de Bagdad et ceux d’Amid. Je n’en vois pas non plus, 
pour le moment, entre ces derniers et d’autres representations analogues qu’on a signaldes sur 
divers monuments musulmans du moyen äge, tels que le portail de la mosqude Tschifte minäre 
a Erzerum®, une porte de la citadelle d’Alep (fig. 32)°, une etoffe du tresor de Siegburg®, le 
grand plat de cuivre de la Bibliotheque de Munich’, d’autres objets de cuivre et des monnaies 


ı Voir Sarre, Islamische Tongefähe, dans Jahrbuch der K. preußischen Kunstsammlungen, tir, a part, p. 6 s. 
et fig. 1, 7 et 8. Je dois a son obligeance la photographie reproduite ci-dessus. 

® Voir Harrmann et SarrE, dans Oriental. Litt.-Zeitung, 1905, p. 277 5., 541s.; 1906, p. 173. 

° En remplagant toutefois les Mongols par la secte des Assassins, que le calife avait domptee quelques annees 
auparavant, en 608; voir mon Epigraphie des Assassins, dans JA, 9° srie, IN, p. 474s. Cette supposition repose 
sur la coineidence chronologique et sur deux mots de l’inseription de Bagdad qui ont passe inapercus. L’orthodoxie 
abbasside y est designee par le terme al-da'wa al-hädiya, preeisement celui que les Assassins employaient en parlant 
de leur secte; voir le memoire eite, p. 456, 4618. Ce terme, repris au profit de l’orthodoxie, me parait renfermer une 
allusion tres claire a la soumission des Assassins; voir le recueil des inseriptions Sarre, no 39 (sous presse), oü j'etudie 
ce bas-relief ä la lumiere des sources historiques. 

4 Voir TExıER, Description de U Armenie, I, pl.7; Hanınrox, Researches in Asia Minor, I, p. 180; Lynch, Armenia, 
II, p. 211. Ces dragons, traites dans un style assez different, se voient sur une photographie de ma collection. 

® Ce motif, releve par moi en 1895, a ete photographie depuis par le general ve Beyuik et, tout recemment, 
par M. SopersHeim, qui a bien voulu m’autoriser ä reproduire ieci sa photographie. 

% Voir von KARABACER, 0p. cit., p. 12. 

° Voir Sarre et van BErcHem, dans Münchner Jahrbuch der bildenden Kunst, I, p. 27 s. 


11* 


Ss4 INscRIPTIONS DIVERSES. 














Fig. 32. Bas-relief de la porte de Ja citadelle d’Alep 


du XIII® siecle.' Je me borne a signaler en passant un probleme dont l’etude ne pourra etre 
entreprise avec fruit que sur un grand nombre de documents et je ne retiens ici que les 
suivants, parce quils sont en rapport avec les Ortokides de Kaifa. 


Une variante au motif de 
la porte d’Amid figure sur 
quelques monnaies de Qarä- 
arslän, le pere de Muhammad 
(ig. 33). lei, les deux dragons 
sont lies !un A l’autre; ils mon- 
trent leur corps sous un autre 
angle et le dressent en lair 

Die. 38 au lieu de le projeter en avant. 

Mais on y retrouve, bien 

qu'assez vaguement, ä cause du petit module et de l’usure 

des monnaies, les gueules et les langues, les yeux, les 

oreilles pointues, les ailes en aigrette, soudees entre les 

gueules, les pattes anterieures, enfin les queues enlac6es, 
formant plusieurs noeuds.” 

Le m&me motif apparait, beaucoup plus detaille, sur 
un bas-relief trouve dans le tombeau du sultan Mamlouk 
Malık Mu’ayyad Shaikh, au Caire, et conserve au Musee 





Fig. 34. Musee arabe du Caire. 


! Sur ces objets et ces monnaies, oü figurent souvent les signes zodiacaux, celui du Sagittaire a pour queue un 
corps de serpent termine par une gueule de dragon ouverte; cf. SARRE, loc. c/t. Le Musee de Konia conserve un 
dragon, seulpte sur pierre, qui offre de frappantes analogies avec ceux d’Amid et dont la queue se termine aussi par 
une gueule de dragon; voir SARRE, Erzeugnisse islamischer Kunst, fig. 16. 

2 Voir Lane-PooLe, CBM, 1, no 329 et pl. VII: Sarre, Islamische Tongefäße, p. 12 et fig. 14, d’apres une monnaie 
de Berlin; vox KaRAaBacER, op. eit., Pp. >. 


ÖRTOKIDES DE KAIFA. 35 
arabe de cette ville (fig. 34). Iei, les gueules sont munies de crocs @normes et laissent passer 
deux langues fourchues dont les extremites se joignent en losange. Les oreilles se dressent 
en arriere des yeux et l’on voit tres distinetement les ailes en aigrette, formees de plusieurs 
plumes, les pattes anterieures, munies de griffes, et les queues entrelacees.! 

D'oü provient ce curieux morceau? L’hypothese de Yacouz Arrın Pasua, qui croit y 
reconnaitre un embleme du sultan Shaikh, imite du dragon chinois, ne repose sur aucun fait 
preeis.? J’ai montre que liconographie de ce bas-relief et le style de la courte inseription qui 
l’accompagne trahissent une origine etrangere ä l’Egypte, oü ila dü &tre apporte tout fait, peut- 
ötre comme depouille de guerre, en suggerant que Shaikh pouvait l’avoir enleve ä un monument 
caramanide, ä la suite de ses vietoires sur le sultan Muhammad ibn Qaramän, et pour des 
motifs politiques dont l’histoire de ces deux princes fournit une explication tres plausible.’ 
M. Sırre, plus tard, l’a rapproche des monnaies de Qarä-arslän et a propose d’y voir une de- 
pouille provenant d'un monument ortokide.* Enfin M. ve Karagacer, reprenant le probleme ä 
l'aide de sources nouvelles, a suppose que le bas-relief du Caire provient du tombeau de Malik 
Mu’azzam Türan-shäh, dernier Ayyoubide d’Egypte. Ainsi qu’on le verra plus loin, le dernier 
Ortokide d’Amid et de Kaifa, Malik Mas’üd Maudüd, fut depouille de ses Etats, en 629, par 
l’Ayyoubide Malik Kämil Muhammad d’Egypte, qui en confia le gouvernement & son fils Malik 
Sälih Ayyüb. Quand celui-ei monta sur le tröne d’Egypte en 637, il remit la Mesopotamie ä 
son fils Türän-shäh, qui, depouille a son tour par ses voisins, fut reduit A la seule possession 
de Kaifa. En s’appuyant sur les monnaies de Qarä-arslän, & l’effigie des deux dragons et frap- 
p6es vraisemblablement dans cette ville, M. pE KARABACER pense quils en sont l’embleme, que 
Türän-shäh aurait gard& avec elle, puis apporte en Egypte, quand il fut appel& A son tour sur 
le tröne du Caire, en 647. Quelques mois plus tard, il fut assassinE au camp de Mansura, 
dans des circonstances qu'il est inutile de rappeler. Toujours d’apres M. DE KaArABACER, son 
cadavre aurait et transporte sans bruit au Caire et enseveli dans le voisinage de la madrasa 
du sultan Shaikh, avec ce bas-relief portant ses armoiries, lequel, decouvert deux siecles plus 
tard, aurait &t& mure dans le tombeau de ce sultan, oü il a et@ retrouve recemment, au cours 
de la restauration de cet &difice.° 

Cette ingönieuse theorie eüt gagne A etre presentee pour ce qu’elle est r&ellement, c’est- 
&-dire pour une simple bypothese oü limagination se donne libre cours, et non pour une certi- 
tude historique basde sur le t@moignage preeis des sources. Elle repose en premier lieu sur un 
malentendu: le rapprochement du surnom al-Malik al-Mu’azzam, porte par Türän-shäh, et du 
titre al-sultän al-mu‘azzam, sculpt€ au-dessus des deux dragons (p. 4). Le premier est un sur- 
nom personnel en malik; il n’a rien A voir avec le second, qui est un titre generique porte par 
un grand nombre de sultans, depuis les Bouyides et les Seldjoukides, mais seulement dans cer- 
taines conditions politiques et diplomatiques preeises. Or, il n'est pas vraisemblable que Türän- 
shäh ait pretendu ä ce titre eleve.° L’eüt-il reellement porte, resterait ä expliquer pourquoi 
lon aurait choisi preeisement ce titre et cet embleme pour decorer la stele d’une s&pulture im- 
provisce en cachette, dont aucune source d’ailleurs ne fait mention, alors qu’aucune des in- 
nombrables steles funeraires egyptiennes, A ma connaissance, n’offre le moindre rapport de style, 


! Voir Herz Bey, Catalogue du Musee de lart arabe, 1° ed., p. 186; 2* ed., p. 48. 
? Voir ses Contributions a Vetude du blason, p. 75 et fie. 21. 
® Voir CIA, I, no 510 et pl. XLIH. 
Voir SARRE, Islamische Tongefäbße, p. 12 et fig. 15. 

® Voir von KaRaBacER, 0p. cit., p. #S. 

° Le titre sultanien le plus frequent des Ayyoubides est sultän tout court ou sultän al-isläm wal-muslimin; voir 
CIA, I, p. 299, n. 4, et plus loin les nos 33 et 34. Plus rare est la forme superieure al-sultän al-a'zam, par exemple 
dans CIA, I, no 64, et mes Inser. arabes de Syrie, p. 44 du tir. a part; ef. plus loin le commentaire du no 35. 
Je n’ai encore relev&e chez aucun d’eux, pas meöme en &pigraphie, la forme al-sultän al-muwazzam. 


S6 INsCRIPTIONS DIVERSES. 


de sujet ni de redaction €pigraphique avec ce bas-relief. Car, dans l’hypothese de M. pr Ka-: 
RABACER, cette stele aurait etd sculptde en Egypte; or, encore une fois, si quelque chose parait 
certain dans ce monument enigmatique, c'est quil n’est pas egyptien. 

La theorie repose ensuite sur la triple hypothese que les dragons etaient l'’embleme de 
Qarä-arslän (p. 3, 10), que par Jui, ils sont devenus les armoiries de la ville de Kaifa!, puis 
lembleme de Türän-shäh quand celui-ci devint prince de Kaifa. J’ai deja dit que nous ne 
connaissons A ce jour aucun exemple certain d’armoiries musulmanes de cite et je le r&pe- 
terai tout a l’heure A propos de l’aigle double.” M. nz KarABacEk, qui tient Yaigle doable pour 
lembleme d’Amid, a signale lui-meme une monnaie de l’Ortokide Mahmüd ä leeffigie de l’aigle 
double, frappce @ Kaifa°; inversement, linscription de la porte d’Alep nous montre aujourd’hui 
l’embleme pretendu de Kaifa, celui des dragons, sculpte sur les murs d’ Amid. Comment con- 
eilier ces deux observations precises avec l’hypothese d’armoiries de cite? Ne prouvent-elles 
pas plutöt que l’aigle double et les dragons sont des emblemes, personnels ou dynastiques, des 
Ortokides? 

La theorie repose encore sur les suppositions suivantes. Le cadavre de Türän-shäh, 
abandonne sur la rive du Nil, apres l’'horrible attentat de Fareskur, et releve plusieurs jours 
apres, & la requete de ’ambassadeur du calife, puis enseveli au Cairet, aurait et& depose dans 
les caveaux d’une prison cclebre qui s’Clevait alors sur l’emplacement de la future madrasa du 
sultan Shaikh. Des amis inconnus auraient fait sculpter et placer sur sa tombe ce bizarre 
monument funcraire. Enfin, deux siecles plus tard, le sultan Shaikh, qui suivait avec interet 
les travaux de fondation de sa madrasa, aurait fait maconner dans son propre tombeau, a titre 
de talisman ou de monument expiatoire (p. 9 s.), la stele retrouvee dans le sous-sol de la prison. 

Sans pousser plus loin lanalyse de ce roman’, concluons que la stele du Caire pourrait ötre 
un monument ortokide, dont la provenance et le transport au tombeau du sultan Shaikh sou- 
levent un probleme attachant, mais encore obscur.“ Les dragons sont peut-ätre un embleme 


ı Tandis que l’aigle double, d’apres M. pe Karapacer, est l!’embleme de la ville d’Amid; voir plus loin, p. 94, n.1. 

® Voir plus haut, p. 82 et plus loin, p. 94. 

® Voir op. eit., p. 14, n. 3, oü il faut lire „Mahmüd“ au lieu de „Muhammad*, 

* (est tout ce que les chroniques racontent A ce sujet. Dans le reeit detaille de Magrizi, dont la traduetion 
Brocher, dans ROL, XI, p.231s., a paru depuis le travail de M. pw Karapacex, l’auteur arabe se borne A dire: „Ala 
fin, Yambassadeur du calife demanda la permission de lui donner la sepulture; on ramena le corps au Caire et on 
l’ensevelit (p. 232).* 

> Voici d’autres erreurs malerielles qui trahissent une certaine häte dans la redaction de ce memoire: 

P, 14: Le sultan ayyoubide Malik Kämil Muhammad qui s'empara d’Amid en 629 n'est pas celui de Mifargin, 
qui ne monta sur le tröne qu’en 642 ou 645 (voir Lenmans-Haupr, Materialien, Arab. Inschriften, p. 17), mais celui 
d’Egypte, qui etait son oncle et portait les memes noms «que lui. — P. 14, n. 1: Le dernier Ortokide d’Amid s’appelait 
Malik Mas’üd Rukn al-din Maudüd et il etait le fils de Mahmüd, ainsi qu’il resulte du passage tres clair d’Ibn 
Khallikän, trad. ve Stang, Il, p. 242, confirm& par plusieurs chroniques, par les monnaies de ce prince et, mieux 
encore, par une inseription d’Amid: voir plus loin, no 32 et p. 104. C’est done ä tort que l’auteur eritique, sur ce point 
partieulier, les Mohammadan dynasties de Laxe-PooLe, en supposant que Malik Mas’üd etait un frere de Maudüd, 
alors que c’est Maudüd lui-meme qui porte le titre Malik Mas’üd. Son erreur provient du fait qwil ne cite qu’Abu 
l-tidä’ et Nasawi; or ces auteurs, ainsi qu’Ibn al-Athir et Ibn Khaldün, ne connaissent Maudüd que sous son surnom 
de Malik Mas’üd. Il y a assez d’inexactitudes dans l’excellent ouvrage de Lane-PooLe pour ne pas lui en preter de 
gratuites. Ajoutons qu’Abu I-fidä’ n’est pas eit&e correctement: la page 109 est celle de la traduction francaise dans Hist. 
or. des erois., 1; dans le texte de Constantinople, ce passage est dans II, p. 160. — P. 15: Malik Sälih Ayyüb recut 
de son pere le gouvernement du Diyar-bekr des l’annee 630 et non en 634 seulement, ainsi qu'il resulte de la plupart 
des sources, et d’Abu I-fdä’ lui-m&eme, dans un passage anterieur a celui que cite l’auteur: &d. Constantinople, III, 
p. 1598.; ef. plus loin, p. 105. — P. 15: L’autenr confond Malik Mu’azzam Türän-shäh avec le fils du sultan d’Alep 
Malik Näsir Saläh al-din Yüsuf, qui etait son homonyme et son neveu au quatrieme degre. (C’est ce dernier qui commandait 
les troupes d’Alep et qui fut fait prisonnier par les Kharizmiens; voir les sources citees plus loin, p. 107, n.2. Ainsi 
tombe I'hypothese de l’auteur touchant Ja reunion des armes d’Amid et de Kaifa sur l’etoffe de Siegburg, puisqu’elle 
n’a d’autre base que la confusion de ces deux homonymes. 

° Je persiste ä croire que I’hypothese d’une depouille rapportee en Egypte par le sultan Shaikh est le moyen 


ÖRTOKIDES DE KAIFA. 87 


personnel ou dynastique des Ortokides, comme l’oiseau simple de Muhammad, etudie plus haut, 
et l’oiseau double de Mahmüd, qu’on etudiera tout a l’'heure!; mais leur röle ne se borne pas 
lä, puisqu’on les retrouve sur un grand nombre de monuments musulmans. En tout cas, ils 
ne peuvent &tre les armoiries de Kaifa, puisqu'ils figurent sur les murs d’Amid. Enfin, les 
seuls Ortokides dont on puisse supposer quils ont porte cet embleme sont Qarä-arslän, sur ses 
monnaies, et son fils Muhammad, sur la porte d’Alep. Si l’on demande pourquoi Muhammad y 
porte deux emblemes, l'oiseau de proie et les dragons, je repondrai qu’aucun fait ne prouve 
que les dynastes d’alors aient ete tenus de ne porter qu’un seul embleme. On peut supposer, 
par exemple, que l'oiseau &tait l’embleme personnel de Mulıammad, alors que les dragons, em- 
bleme personnel de Qarä-arslän, figurent ici & titre d’armoiries dynastiques. On peut faire 
d’autres suppositions tout aussi gratuites; encore une fois, attendons de nouveaux documents. 


28. Ortokide Sukmän II. 595 H. — Dans la cour d’une madrasa qui s’eleve ä l’angle 
nord-est de la grande Mosquee, en arriere de la colonnade en ruine.” Copie fournie par 
S. E. Faxurr Pasua et contrölee par M. Güys.? Inedite. 


bs Il el oki I Ay! sa „on (2) — (Coran, U, 263 ... al. 
„ea fs A Dee See Re 


e oe ae ei Te 
+ aus 3 u? lau A @ Ellis sl N) & nl 
A ordonne (?) de faire cette madrasa notre maitre le sultan al-Malik al-Mas’üd Qutb al-din Abu I-mu- 


zalfar Sukmän, fils de Muhammad, fils de Qarä-arslän, fils de Däwud, fils de Sukmän, fils d’Urtug, l’aide de 
l’&mir des eroyants, qu’Alläh fortifie ses vietoires! Et cela (a eu lieu) en l’annde 595 (1198—99). 


Les releves sont muets sur cet @difice, dont l’emplacement exact n’est m&me pas indique; 
ce texte n’a donc, pour le moment, aucune valeur archeologique. En revanche, c'est un im- 
portant document d’histoire. Pour les surnoms et la genealogie de Sukmän, il confirme exac- 
tement les monnaies et les chroniques* et renferme aussi ce titre de sultan qui parait avoir ete 
pris par son pere Muhammad & la suite de la conquete d’Amid.” Toutefois, si la copie est 


6 


exacte, la redaction du protocole n'est pas tout A fait conforme aux regles diplomatiques" et 


le plus naturel d’expliquer pourquoi la stele a et@ mur&e dans son tombeau. Je rappelle ä ce propos que son suc- 
cesseur Barsbäy a rapporte d’Amid, preeisement, et fait suspendre dans sa madrasa du Caire le casque du prince 
turcoman d’Amid; voir Ishägi, Akhbär al-uwal, ed. Caire 1304, p. 137 en bas, eite dans C/A, I, p. 379, n.2. On 
pourrait rapprocher de ces faits Ja vieille coutume turque du balbal, c'est-a-dire de la statue du vaincu dressee 
sur le tombeau du vainqueur, dans les inscriptions de l’Orkhon; voir Bang, dans T*oung-pao, VIL, tir. a part, p. 30, 
et WZKM, XI, p. 200; Marguarot, Die Chronologie der alttürkischen Inschriften, p. 31; BarrnoLv, Die historische 
Bedeutung der alttürkischen Inschriften, p. 19, ete. Quel que soit le prince auquel ait appartenu la stele du Caire, 
ce ne peut £tre Qarä-arslän, qui ne portait pas le titre de sultan, et il est peu probable que ce soit un Ortokide, 
dont aucun, semble-t-il, n’a port& le titre de la stele; voir plus haut, p. 79, n.3, et plus loin, le commentaire du no 35. 

! Voir plus loin, p. 03 =. 

® Voir plus haut, p. 46 et 69. 

® Je restitue entre parentheses quelques mots indispensables qui manquent dans ces copies. 

* Ses monnaies l’appellent Qutb al-din et Malik Mas’üd; voir Laxe-Poore, CBM, III, no 343; G. Eomes, CMO, 
l, ne 13. Il est vrai que d’autres monnaies publiees par ces auteurs, aux n0s pröcedents, l’appellent «a7-malik 
al-ädil, mais on sait qu’a cette epoque, ce dernier titre n'est pas encore un surnom personnel en malils; voir plus 
haut, p. 65, n. 5. 

° Voir plus haut, p. 79. En 561, Qarä-arslän n'est qu’&mir et marechal (isfahsalär); en 579, Muhammad est 
roi (malik), puis il devient sultan (?) et des lors, ce titre est dynastique; voir plus loin les nos 28 ä& 31. On observe la 
meme progression chez les Inalides, qui toutefois ne parvinrent pas au sultanat; voir plus haut, les nos 19 & 22. 

° Notamment la forme vulgaire du surnom en al-din, que toutes les inseriptions souveraines de cette epoque 


Sg INScRIPTIONS DIVERSES. 


linseription pourrait bien n’etre que la copie moderne d’un texte original detruit.! La date 
correspond bien au regne de Sukmän, qui succeda a son pere en 581 et mourut en 597.” 


29. Ortokide Mahmüd. 605 H. — Sur le front anterieur d’une grosse tour ronde (fig. 35) 


appelee Evli badan° et situee A l’un des angles sud-ouest de l’enceinte, en A du plan (fig. 1), a mi- 
hauteur, rögne un long bandeau, encadr&e d’une forte moulure dont le profil comprend un bou- 


EEE 





Fig. 35. Evli badan ou tour A de l’enceinte 


din, une gorge et des filets. Vers le centre, Ja moulure se decroche en haut et en bas, en 
torme de tableau, pour encadrer les deux courtes lignes 1 et 5, au-dessus et au-dessous de la 
longue ligne 2; plus bas, une courte ligne 4 est sculptee hors cadre, au-dessus d’une meurtriere. 
Beau naskhi ayyoubide; grands caracteres, points et signes (fig. 36 et pl. XVIIN. Publice.' 


[2 


. s ©_o2 \ 3 0% 
AU obLN Wa A 1 u al) ll el... Ale (1) 
donnent sous la forme en al-dunyd wal-din (voir COLA, I, p. 763 et passim), et l’omission du nom de Sukmän I* dans 
la zenealogie. 
! Comme dans CZ4, I, no 160, p. 237, n. 1, ou dans le recueil p’OrrENHEIM, no 100. 
2 Voir Ibn al-Athir, XI, p. 339; XI, 
inusitee des chiffres de la date est un indice de plus que l'inseription n’est pas originale ou que la copie est un 


p. 112; Ibn Shaddäd, fo 75 v0, et les autres chroniques. La succession 


peu libre. 

’ Ce nom parait indiquer qu’une maison s’eleve aupres de la tour ou que celle-ei est bätie a la facon d’une 
maison; en effet, elle renferme des chambres interieures pour la defense. Peut-etre faut-il lire lu badan „la grosse 
tour“; le nom figure dans les notes du baron n’ÖrPENHEIM et sa forme exacte n'est pas certaine. 

‘ Voir Nıesunr, op. eit., II, p. 327; DERENBOURG, dans Comptes vendus de P’Academie des Inseriptions, 1907, 
p- 292s., et le recueil p’OrPENHEIM, no 122. 

° Fragment de Coran, NL, 16. 


ÖRTOKIDES DE KAIFA. sg 





Fig. 36. Inseription n? 29. 


Sulally II OEL cr LA ob Il ge sseill Zell SU Ja Al Aral 
al AU Ab AN El 55 EN ze N ei N AL Ns Sl 
öl el zei li a ie a 
or ade Kals Kl Slalall als als Ale en] well ol Deliy ala Al zei 
ZN al als Un „a ir EB) Ahr Ab all) alzy ac er SE I 


w 


Bea nee Au Pol IM 


La royaute est ä Alläh, l’unique, le puissant. Voici ce qu’a ordonne de faire notre maitre le sultan al- 
Malik al-Sälih, le savant, le juste, l’assiste, le vietorieux, le vainqueur, le vivificateur de la justice, Näsir al-dunyä 
wal-din, le sultan de l’Islam et des musulmans, la gloire des rois et des sultans, le roi des &mirs, l’aide de 
Pimäm, le protecteur des hommes, la reserve du califat magnifie, la sphere des hautes qualites, Abu l-fath 
Mahmüd, fils de Muhammad, fils de Qarä-arslän, fils de Däwüd, fils de Sukmän, fils d’Urtug, l’aide de l’emir 
des eroyants, qu’Alläh fortifie ses vietoires et redouble sa puissance' ... En l’annee 605 (1208-09)... L'a 
bäti Ibrähim, fils de Dja’far (2), ete. 


Ce texte est etabli sur une serie de documents tous incomplets, mais qui se completent 
Yun par l'autre.” La ligne 1 figure dans E, F et N et se lit sur B 2 et T. Le debut de la 
ligne 2, jusqu’au mot al-"ädil inclusivement, figure aussi dans E, F et N et se lit sur OÖ. Les 
trois mots suivants, invisibles sur toutes les photographies, sont empruntes ä N et confirmes 
par E (qui saute al-muayyad) et par F. Ces epithötes sont frequentes dans la titulature de cette 
epoque et l’on peut les considerer comme certaines, bien qu’elles ne soient garanties par aucun 


! Le texte de la fin de la ligne 2 ne reposant que sur des copies, j'omets ici ce passage peu important. 

® Dans ce qui suit, Bl et B2 designent deux photographies du general ve Beyum (fir. 36 et pl. XVIII en haut) 
montrant une partie du centre de l’inscription; D, l’edition Derexsoure; E, une copie fournie par Halil Eonem A 
Constantinople; F, une copie fournie par S. E. Fakurı Paısna A Amid; G, la mauvaise traduction de GARDEN, tom. cit., 
p- 186; H, la traduction plus mauvaise encore de H. ve Herr, II, p. 467; N, l’edition NIEBUHR; OÖ, une photographie 
du baron p’OrrexHeım (pl. XVII en bas), montrant le debut de la ligne 2; enfin T, une photographie de ma collection, 
donnant une vue generale de la tour et sur laquelle on peut lire quelques mots vers le centre de l'inseription. 


Amida. 12 


90 INSCRIPTIONS DIVERSES. 


fac-simile.' La suite, du mot muhyi au mot al-saädät, se lit sur B 1, B 2 et P, les derniers 
mots non sans peine.” La fin de la ligne 2, invisible sur toutes les photographies, est empruntde ä 
N, avec deux correetions fournies par F.? La ligne 3 se lit sur B 2.* Enfin la ligne 4 n'est 
visible que sur B 2, oü plusieurs mots paraissent frustes; la lecon proposde est une combinaison 
de B2 et de F, dont le texte, bien que fautif, est 
celui qui se rapproche le plus de l'original.’ En 
resume, l’edition ci-dessus peut ätre consideree SE, 
comme definitive, A part le nom du constructeur. S 
IM Autour de l’inseription (pl. XVIID, eing ani- ER A\ 
maux sont sculptes en relief dans le parement: 
au-dessus du centre, un oiseau double (fig. 37)°; 


aux quatre angles du tableau central encadrant Fig. 38, 
Fig, 37. les lignes 1 et 3, quatre felins passants et affrontes 


deux par deux, d’un style tres remarquable (fig. 38). 

Le pied de la tour est renforee par un puissant talus en pierre de taille (fig. 35 et pl. XVII), 
inclineg A environ 45°. Autant qu'on 
peut le voir, ce talus a ete ajoute 
apres coup, soit pour etayer la tour 
ebranlee, soit A la veille d’un siege, 
pour en eloigner les sapeurs; en eflet, 
il siappuie assez gauchement contre 
la base de la tour, sans souci de sa 
belle architecture. Plusieurs blocs en- 
castres dans son parement portent de 
grands caracteres en coufique fleuri, 
les uns isoles, les autres disposes en 
bandeau. Sur deux photographies du 
general DE BEYLIK, qui montrent trois 
blocs rapproches apres coup (fig. 39), 
on lit, non sans peine: 








" La lecon de D, qui met ces trois epithetes A la forme relative, est conlraire ä toutes les regles de la titulature; 
voir CA, ], p. 4435. et passim. 

® Les correetions que ces fac-simile fournissent a N ont et& signalees dans le recueil D’OrPENHEIM, p. S3, n. 1 et 
suiv. Dans D, il faut lire Onlus)ls AN SlbL,, au lieu de DB au ;e, et a2, au lieu de s*- 


3 Voir le reeueil n’Orrexnein, Zoe. eit. Dans D, il faut lire Sim Ale, au lieu de FRE Jg et oa, au 


lieu de ‚PAR : 


* N donne la date exacte, mais sans le proverbe, «ui figure dans F, avec une erreur, 


> F donne bw al als vie Ay! o\& ‚, mais les mots „I\& & As2 sont cerlainement errones, 
quand on etudie B2. G donne: „This building was constructed by the skilful Ibrahim el-Halebi, whom may the Most 


High guard to all eternity!* Ges mots traduisent probablement Ram all sale ie er! oly , mais d’apres B 2, le 


mot «al-halabi ne peut elre exact. La lecon de D, Ra; al) NE Ppye— il (ve Isa ‚est contraire ä la paleographie et 
aux regles de Ja composition epigraphique, V’ordre de bätir ne figurant jamais ä la fin d’une inseription. Comme 
ailleurs, H n'est iei d’aucun secours. 
6 Cest l’oiseau qu’on voit dans H. ve Hruı, 0p. eöt, pl. XLI. A gauche en haut. Le dessin de la fig. 37, faite 
a la lJoupe sur une photographie, est plus exact; la tele gauche est fruste. Sur cet embleme, voir plus loin, p. 938. 
? Les deux superieurs sont dessines, peu fidelement, dans H. ve Herr, op. eit., pl. XLI, ä droite et a gauche 
en bas. Tous les quatre sont mutiles et frustes; le mieux conserv@ est celui de gauche en haut, qui est reproduit 


ef-dessus, fig. 38. Sur cet embl&me, voir plus loin, p. 99. 


ÖRTOKIDES DE KAIrFA. 91 


Sur le bloe de droite . . . @bYI (9) m ey db us” ll 
Sur le bloe dumilieu . . . ..2... 2,3) N... (2) A! 


Sure bloerde gauche  ı . . wel u... or) AN — 


L’ineoherence de ces fragments prouve que les bloes sont remployes dans le talus et 
proviennent d’une inseription detruite, dont on ne peut determiner ni l’emplacement primitif, ni le 
titulaire. Ces titres mutiles semblent appartenir aA un protocole ortokide (cf. les n®® 27 et 29); 
d’autre part, le style des caracteres rappelle celui des inseriptions merwanides et inalides. Bien 
que sans valeur immediate, ces beaux fragments montrent avec quel soin il convient d’ex- 
plorer une enceinte qui parait remplie de debris analogues.' 

Voici comment la tour est deerite par H. pr Herr, op. eit., Il, p.444: „La douzieme tour 
(a partir de la porte d’Alep), place A un angle, est de forme eirculaire et son diametre est 
enorme; son appareil surtout est admirable. Elle porte a sa partie superieure de petites avan- 
ces (&chauguettes) dont 
les extremites sont en- 
richies de sculptures de 
style oriental. Une 
grande inscription ara- 
be la ceint entierement. 
On voit A sa partie 
inferieure un soubasse- 
ment conique, sur le- 
quel courent deux li- 
enes d’ornementation 





coufique. “ 


30. Le meme. — 
Sur le front anterieur 
d’une grosse tour ronde 
(fig. 40) appelee Yedi 
gardash (les sept freres) 
et situee A l’autre angle 
sud-ouest de l’enceinte, 
au sud-est de la prece- 
dente et en B du plan 
(fig. 1), & mi-hauteur, 
ne regun long bandeau 
surmonte d’une mou- 





lure, plus simple que 
celle de la tour A et 
qui ne retourne pas 
sous le bandeau. Vers 
le centre, elle se de- 
eroche en forme de 
tableau, pour encadrer une courte ligne 1, au-dessus de la longue ligne 2; sous celle-ci couri 


Fig. 10. Yedi qardash ou tour B de l’enceinte 


ı Cf. plus haut, p. 77, n. 6, et passim, et plus loin, le no 31 et p. 106, n. 4. 


92 INSCRIPTIONS DIVERSES. 
une courte ligne 3, comme dans le n°29. Le pied de la tour, qui est tres bien conserve, ne 
montre aucune trace d’une quatrieme ligne, ni d’un talus incline. Meme type; m&mes carac- 
teres, tr&s bien conserves (pl. XIX). Publiee.! 


a 9 SM SI ze ga Pierce ee 
Sellly AS) a Lu eb all ee erde Al 
ar X GN el x „> alu N) el oA, ap „sl As) Ns 
| 4 ON Dganı u 5) a aus (sie) \ga. ch N ll Go a. Ulo olda, 
ee ale al a ER lan laden 
. glei al ER) 


A te promulgue l’ordre, auquel il faut obeir, de notre maitre le sultan al-Malik al-Sälih, le savant, le 
juste, l’assiste, le vietorieux, le vainqueur, le vivificateur de la justice, Näsir al-dunyä wal-din, le pilier de 
"Islam et des musulmans, la beauts du gouvernement, la gloire des rois et des sultans le roi des @mirs, 
le sultan du Diyar-Bekr, du Rum et de l’Armenie, la sphere des hautes qualites, le heros du monde, le 
Chosroes de l’Iran, le höros, ’homme de confiance, le faucon, l’heureux prince, Abu I-falı Mahmüd, fils de 
Muhammad, fils de Qarä-arslän, fils de Däwüd, fils de Sukmän, fils d’Urtug, l’aide de l’&mir des croyants, que 
sa vietoire soit puissante! L’a bäti Yalıya, fils d’Ibrahim al-Sarafi, pour al-Malik al-Sälih. 


Comme pour linscription preeedente, ce texte est etabli sur une suite de documents frag- 
mentaires qui se completent Yun par l’autre.” La ligne 1 se lit sur B1,B3etL. Les 
premiers mots de la ligne 2, qui ne sont pas tout A fait corrects dans O et dans F, se lisent 
sur P. La suite se lit sur Bl et T, mieux encore sur L A partir de mul et sur B 3 A partir 
de wal-din. B 3 s’arrete au mot al-ma'ali et B 1, & la gendalogie, mais la fin de la ligne se 
lit sur B 2. Enfin, la ligne 3 se lit sur Bil, B3 et L. En resume, le texte ci-dessus peut 
etre considere tout entier comme definitif. 

Le protocole de Mahmüd renferme plusieurs titres persans et tures, notamment baighu 
„faucon“°, que jai deja rapproche de l'oiseau de proie sculpte au milieu de l’insceription n® 27; 


! Voir Lenmans-Haupr, op. eit., no 10, p. 228. et pl. XIII; recueil D’OrreEnneın, no 193; DERENBoURG, loc. cit, 

? Fragment de Coran, XXIX, 44: „Certes, eelebrer Alläh est le plus important.“ 

> Dans ce qui suit, Bl, B2 et B3 desienent trois photographies du general pe BeyLır, montrant diverses 
parties de l'inseription (B 3 est reproduit pl. NIX); D, l’edition DerensourG; F, une copie fournie par S. E. FakHrı 
Pasta; G, la mauvaise traduction de Garen, tom. eit., p. 187; H, un fragment sans valeur traduit dans H. pe Herr, 
Il, p. 466: L, la planche XIII de Lenmans-Haupr; O, le fragment copie par p’OrrENnHEIN; P, une photographie tres 
distincte de la premiere moitie de la ligne 2, due äl'obligeance de M. Pocxox, qui a bien voulu me preter aussi la 
photographie reproduite ci-dessus, fig. 40; enfin T, une photographie de ma collection, donnant une vue generale 
de la tour et sur laquelle on peut lire «uelques mots vers le centre de l’inseription. 

* Dans D, le debut de l’inseription est a corriger d’apres l’edition ei-dessus; G et H sont sans valeur ici. 


5 Sur les photographies, on lit distinctement a; avec les points diaeritiques (sur la pour Be et Ep 
pour In, voir le recueil D’OPPENHEIN, p. 28, n. 1, etS5, n. 1). La lecon bighu ou baighu „faucon* (et non Be ‚ yabghu 
— jabghu „prince“; voir plus haut, p. 76, n. 5) est done assuree, iei et dans les nos 27 et 30. Elle est confirmee par 
lonomastique des Seldjoukides; voir les sources eitees plus haut, p. Sl, n. 6 et 7; DErKXBoURG, op. eit., p. 298, n. 1. Sur 
ce mot, voir P, DE ÜOURTEILLE, Dietionnaire turk-oriental, p. 187; Sulaiman Buxknärs, Larghat djaghatay we-turki, 
p- 92; Hovrsma, @lossar, p. 28; Hammer, Fallnerklee, p. 108. 

Les autres titres turcs de ce groupe, ici et dans les nos 27 et 30, appartiennent aussi au vieux fonds ture. Les 
mots «/p „vaillant“, qutlugh „heureux*, bey „prince“, figurent deja dans les inseriptions de l’Orkhon, ainsi que bilgä 


ÖRTOKIDES DE KAIFA. 93 


je vais tenter ici Je m&me rapprochement avec l’oiseau double sculpte sur les deux tours A et 
B. La date absente peut ötre retablie approximativement d’apres le n° 29 (605 —= 1203—09) 
car il est evident que les deux tours sont de la meme epoque. Enfin, touchant la signature 
du constructeur, je n’ai rien a ajouter au commentaire de mes £ditions precedentes.! 

Voiei tout ce que H. ve Her, loc. S 
eit., dit de cette tour: „La treizieme (& partir 9 
de la porte d’Alep) est semblable a la prece- 
dente et porte une grande inscription avec 
diversesseulptures representant desanimaux.“ 
En effet, autour de l’inseription, trois ani- 
maux sont sculptes en reliet dans le pare- 
ment: au-dessus du centre, un oiseau double (fig. 41), semblable a celui 
de la tour A’; aux angles superieurs du tableau central, deux felins 
passants et affrontes (fig. 42) semblables ä ceux de la tour A, d’un style 
plus simple, mais mieux conserves.” Tous ces animaux sont-ils des em- 
blemes et quel en est le sens? Iei encore, il ne s’agit que de poser quelques jalons; commencons 
par les deux oiseaux doubles, dont l’etude s’offre A nous sur un terrain deja pre&pare. 


Fig. 42. 





Un marchand venitien, qui visita la ville d’Amid en 1507, decrit ainsi son enceinte: „La 
gran eitta di Caramit..... & murata di grosse mura di pietra viva lavorate, di maniera ch’elle 
paiono dipinte, e attorne sono fra torri e torrioni trecento sessanta. Io per mio piacere cavalcai 
due volte tutt’il circuito, considerando quelle torri e torrioni fatti diversamente, che non & geo- 
metra, che non desiderasse di vederle, tanto sono maravigliose fabriche; e in molti luoghi di 
quelle si vede l’arma imperiale scolpita con un’ aquila di due teste e due corone.“* 

Des lors, plusieurs explorateurs ont signal& ces aigles doubles et quelques savants, en 
adoptant l’opinion du voyageur italien sur l’origine de cet embleme, en ont tir& des concelusions 
hätives sur les relations politiques et f&odales entre l’Orient et l’Oceident & l’eEpoque des croi- 
sades. Je me garderai de les suivre sur un terrain si peu solide? Avec des vues plus modestes, 
mais aussi plus judicieuses, on a rapproche les oiseaux doubles des murs d’Amid de ceux qui 
figurent sur quelques monnaies des Ortokides et des Zenguides, pour en tirer toutefois des con- 


„sage“, qu'on retrouve aussi dans une inseription arabe du XII® siecle (atabek Önör & Bosra); voir les travaux sur 
l’epigraphie turque et Lenmans-Haupt, op. eit., p.26, avec les sources citees n.2; cf. Epigraphie des Atabeks de 
Damas, dans Melanges de Vogü, p. 103; SOBERNHEIM, dans M£langes H. Derenbourg, p. 384 s. 


ı J'ai deja dit que l’ethnique du constructeur doit etre Ju ar et non a: comme dans D, car on ne voit 
E27 im 


sur l’original aucune trace de la dent et des deux points d’un yä, ni m&me de la dent terminale du säd; il est done 
impossible, m&me en forcant la pal&ographie, de lire EITE En revanche, on voit distinetement le point du fä 


et les deux points du yä@ final; peut-etre doit-on vocaliser sarfi. Quant au nom propre, on peut aussi le lire Er 
Yuhannä; dans ce cas, l’architecte etait un chretien. 

® Avec des variantes dans l’execution. et oiseau est dessine, peu fidelement, dans H. ve Herr, op. eit., pl. XLI, 
ä gauche au milieu. } 

® Celui de gauche se voit aussi dans H. ve Herr, loc. eit., ä droite en haut. Tous ces felins sont d’un style 
bien plus remarquable que ceux du sultan Baibars et t&moignent de la superiorite de la Mesopotamie sur l’Egypte, 
dans l’iconographie du XIII® siecle; cf. plus loin, p. 99. 

4 Voir Ramusıo, Delle navigazioni e viaggi, Venise 1606, II, p. 79, et la traduction de Grey, Italian travels in 
Persia, p. 145s.; cf. Lemmanx-HaupTt, op. cit., p. 27, n.1. Dans l’analyse de Zurra, Di Marco Polo e dei altri viag- 
giatori veneziani, II, p. 236, il n'est pas question de ce passage; il a et& cit&@ par DE LoxGP£rIEr, Oeuvres, ed. SchLux- 
BERGER, ], p. 100, et signal& par CastıcLiosı, Rırter, FRAEHN, NÜTZEL, SARRE, etc. 

5 ‚Je laisse entierement de cöt@ la question tant debattue des rapports entre les aigles bicephales cappadociens, 
l’raigle imperiale et l’oiseau double d’Amid. Depuis l’etude de ve LonGp£rıer, on a tant &erit sur les bas-reliefs 
d’'Euyuk et de Yasili-kaya et sur la double aigle imperiale qu’un probleme aussi vaste ne saurait &tre aborde ici. 


94 INSCRIPTIONS DIVERSES. 


elusions presque aussi fragiles sur le sens de cet embleme, qu’on a pris tantöt pour celui de la 
ville d’Amid, tantöt pour celui de ces deux dynasties.! 

La premiere hypothese etait deja contestable alors qu’on n’avait signale, sur les murs 
d’Amid, que ces deux oiseaux doubles,. puisqu'ils figurent aussi sur des monuments etrangers 
a cette ville” Aujourd’hui que les releves du general pE BeyLıE nous montrent tout un bes- 
tiaire sculpte sur les monuments d’Amid, il ne suftirait plus de prouver qu’Amid possedait des 
armoiries; il faudrait encore, parmi ces nombreux emblemes, faire un choix qu’aucun fait precis 
ne nous permet de guider. L’autre hypothese n’est guere plus satisfaisante, puisque l’oiseau 
double figure sur des monuments etrangers aux Zenguides et aux Ortokides? et que ceux de 
ces dynasties portent aussi d’autres emblemes.* En ce qui concerne les Örtokides d’Amid, 


! La premiere hypolhese a ete defendue par Laxe-Poore, Coins of the Urtukts (Num. Chroniele, 1873), p. 91; 
la deuxieme, par Nürzer, Embleme und Wappen auf muhammedanischen Münzen, p. 7; cf. Leumans-HavpT, op. eit., 
p. 27, n. 1; Sara, Erzeugnisse islamischer Kunst, p. 7; Sammlung Sarre, I, no 20, p. 14; recueil p'Orrexneim, no 123, 
p. 86, n. 1. M. pe Kararacek, op. eit,, p. 135., les concilie en disant „das Wappen der Sultane von Amid“ (p. 14: 
ch. Fraenn, Opuseula postuma, I, p. 114) et „der Doppeladler von Amid“ (p. 13 et 17); cf. les notes suivantes. 

2 J’ai deja sienale, p. 86, une monnaie ortokide a l’oiseau double frappee a Kailfa. On le trouve aussi sur des 
monnaies frappees ü Sindjar par les Zenguides (voir plus loin, p. 97, n. 2), sur une monnaie frappee A Irbil par les 
Houlagouides (voir une note suivante), sur divers monuments d’Asie Mineure (voir p. 93, n. 5, et 975.), etc. 

® Voir la note precedente. 

* Les plus connus sont ceux des monnaies ä figures de ces deux dynasties. En dehors d’Amid, il en existe 
beauconp d’autres, sur les monuments de la Mesopotamie; les releves tout recenis de M. SarrE en feront connaitre 
«uelques-uns. I ne saurait etre question de les etudier jei; mais je ne puis m’empecher d’en signaler un, pour 
appuyer mes reserves sur l’attribution hätive d’un embleme a une »ille ou a toute une dynastie; je veux parler de 
.homme au eroissant“. En publiant quelques inseriptions de l’atabek Lu’lu’ de Mossoul, j'ai signale, d’apres Sıourri, 
sur une porte de cette ville bälie par ce prince, ou du moins restauree par lui, le Bäb Sindjar, un bas-relief, represen- 
tant un homme assis, tenant un eroissant (de June sur ses genoux; voir Orientalische Studien (Festschrift für Th. NöLDEkE), 
p- 201, n. 1. Je puis ajouter aujourd’hui que ce relief existe encore; on le voit distinetement sur une photographie 
rapportee par M. Sarre. Il est en tout pareil aux repliques gravees sur «uelques monnaies de Lu’lu’ (voir 
Lase-Poorz, CBM, II, n0s 589s.). En signalant ces monnaies, loc. eit., jai suppose que cet embleme est un exemple 
d’armes parlantes, le croissant de „lune* faisant allusion au surnom personnel de Lu’lu’, Badr al-din (pleine „lune* de la 
religion). Si cette hypolhese est exacte, et d’autres faits analogues semblent la confirmer, il faut considerer iei !’homme 
au eroissant comme un embleme personnel de Lu’lu”. Je dis „iei*, car ailleurs, cet embleme joue («d'autres röles. 
Ainsi, c'est aussi Ja representation zodiscale de la planete Lune, et s’il figure, comme telle, sur le grand plat de Munich 
au nom de Lu’luw, on le retrouve sur un grand nombre d’objets en cuivre et en bronze, decores des signes «du zodiaque. 
D’antre part, on le voit sur plusieurs monnaies zenguides frappees a Mossoul ; voir Laxe-Poore, CBM, II, ns 529 s., 5673.; 
G. Ennem, EMO, 1, n0s 130s., 138s., ete. Faut-il en conclure que c'est un embleme de la dynastie zenguide? Alors, 
pourquoi figure-t-il sur des monnaies houlagouides (Laxe-PooLe, CBM, VI, nos 52s., 59, 84; M. MurArar, (MO, II, 
nos 26, etc.) frappees a Mossoul? Dira-t-on que les Houlagouides ont repris les armoiries des Zenguides? Mais 
leurs monnaies nous offrent tant d’emblemes, copies sur des types plus aneiens, qu'il ne parait plus permis de parler 





d’armoiries. 

Toutes les monnaies dont je viens de parler ont ete frappees a Mossoul. Faut-il en eonclure que ’'homme au 
eroissant est un embleme de cette ville? Alors, pourquoi figure-t-il sur des monnaies zenguides (Laxe-PooLe, CBM, 
III, nos 6458.; G. Epnem, EMO, I, nos 174.) frappees a Djazira? Dira-t-on que cet embleme etait en mäöme temps 
dynastique et que les Zenguides de Djazira le conserverent, apres s’etre separes de la branche de Mossoul? (est 
possible, mais cela n’expligue pas pourquoi d’autres monnaies frappees a Mossoul sous les Zenguides et pent-ötre sous 
les Houlagouides (Laxe-PooLe, CBM, VI, ne 55) portent d’autres emblemes que I’'homme -au-croissant. Dira-t-on que 
la ville de Mossoul possedait plusieurs armoiries? Voila l’impasse ou nous a conduit la recherche des armoiries 
d’Amid et de Kaifa (voir plus haut, p. S6), oü conduit forcement, dans l’etat actuel de nos connaissances, toute 
recherche analogue; en voiecji un autre exemple. 

M. oe Kararacek, qui tient le croissant pour l’embleme de Mossoul (op. eit., p. 16), eroit le retrouver sur des 
monnaies, frappees a Irbil en 661 par Hulagu, sur lesquelles figure un lievre au-dessus d'un eroissant (Laxe-Poorr, 
CBM, \1, no 32; M. MurArar, CMO, Il, no 14). Il suppose qu’Irbil adopta les armes de Mossoul, apres avoir ete 
reunie A celte ville par Lu’lu’, sous Hulagu. Mais alors, pourquoi une monnaie, frappee a Irbil en 678 par Abaqa 
(Laxe-Poone, CBM, VI, no 56; Nürzer, Embleme, p. 7), porte-t-elle un oiseau double? Dira-t-on que la ville d’Irbil 
avait adopte, elle aussi, les armoiries d’Amid, ou celles des Ortokides, comme le pense M. NürzeL (Eimbleme, p. 7 et 9). 


.ORTOKIDES DE Ka1ra. 95 


l'oiseau double n’a ete signale jusqu’ici que sur les deux tours A et B, bäties par Mahmüd, et 
sur des monnaies de Mahmüd et de son fils et successeur Maudüd.! Sans parler encore d’un 
emblöme dynastique, il est permis de supposer que c’est un embleme personnel de Mahmüd, 
herit@E par Maudüd. Maintenant, examinons-le d’un peu plus pres. 

L’oiseau double figure A la place d’honneur sur les deux tours, au-dessus du centre des 
insceriptions, alors que les quadrupedes sont relegues plus bas, dans les angles du tableau. 
Cette distinction semble bien trahir un embleme personnel, quand on se rappelle que l’oiseau 
tshagir de Malik-shäh et l’oiseau baighu de Muhammad figurent a la m&me place, au milieu des 
inseriptions n°s 16 et 27.2 Ensuite, en etudiant les oiseaux doubles de Mahmüd (fig. 37 et 41), 
on y reconnaitra moins un aigle qu’un rapace du genre vautour ou faucon.” Or, le protocole 
du n° 30 renferme ce titre baighu que jai rapproche, dans le n° 27, de l’oiseau sculpte sur la 
porte d’Alep.* N’est-il pas tentant de supposer que l’oiseau de Mahmüd est un baighu double, de 
meme que l’oiseau de scn pere Muhammad etait un baighu simple? 

Mais pourquoi le baighu de Muhammad se serait-il dedoubl& pour ses successeurs? Puis- 
que nous nageons dans l’hypothese, on me permettra d’en hasarder encore une, bien quelle ne 
repose sur aucun fait preeis. On a vu que le titre de sultan parait avoir ete pris par Muham- 
mad ä& la suite de la prise d’Amid?; est-il permis de rattacher ä la prise de ce titre le d@double- 
ment du baighu? Les recherches que j’ai faites sur l’origine et la valeur politique du sultanat, 
recherches que j’espere publier un jour, montrent que le titre sultanien n’est pas sans analogie 
avec le titre imperial, dont l’aigle double passe pour &tre l’embleme. Sans rouyrir le debat sur 
un rapport historique entre l’oiseau d’Amid et l’aigle imperiale, on admettra que ce rapport 
est possible au debut du XIIIE siecle, depuis que l’aigle imperiale a et@ signalee des la fin 
du XIIe® Il est vrai que dans le manuscrit Marrıs, Muhammad porte pour embleme l’oi- 
seau simple, avec le titre de sultan; mais on sait que ce document n'est pas de premiere main; 
d’ailleurs, la prise du titre peut avoir pr&eede d’un peu le dedoublement de l’embleme. II est 
vrai encore que sur la tour qui porte le n° 16, l’oiseau du sultan Malik-shäh est simple’; mais 
alors, nous sommes au XI® siecle. Meme au XIII® sieele, on va le voir, le titre sultanien n'est 
pas toujours associe A l’oiseau double. Malgre tout, je suis tente de croire que l’oiseau double 
de Mahmüd est en rapport avec son titre sultanien, ou du moins avec la prise d’Amid, soit 


Et sur quel indice enfin se base M. ve Kararacek (op. eit., p. 17) pour voir les armoiries d’Amid sur une monnaie de 
la collection ProkescH-Östex, frappee la meme annee et par le m&me prince? A moins qu’elle ne porte le nom 
d’Amid, ce que l'auteur ne nous dit pas, pourquoi n’aurait-elle pas ete frappee a Irbil, comme la precedente? 

On le voit, de quelque eöte qu'on aborde le probleme, il oppose aux solutions simplistes d’insurmontables 
diffieultes. Que faut-il en conelure, sinon qu'on doit se garder ici de generalisations hälives? Sans nier l’existence 
d’armoiries, ou du moins d’emblemes dynastiques et d’emblemes de cite, par exemple en Arabie (voir mes Notes d’ar- 
ch£eologie arabe, III, tir. a part du JA, p. 75 et passim; Nürzen, Embleme, p. 17s.), il convient de rassembler encore 
des materiaux et de ne tenter, provisoirement, que Vinterpretation de cas isoles, en commengant par les emblemes 
«due peuvent illustrer des texles positifs, fournis par l’epigraphie et la numismatique. 

ı Voir les sources eitees dans Le£umans-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, p. 27, n.1. L’oiseau des deux 
tours ressemble surtout ä la variante monetaire publiee dans CBM, Ill, no 349 et pl. VII: Coins of the Urtuli, dans 
Manrspen, Nun. orientalia, pl. V, no 4; G. Even, no 16 et pl. I, et Nürzer, fig. 4, avec des ailes sans figure humaine, 
et une queue en faueille. 

2 Voir plus haut, p. 40 et 78. ll ne faut voir, dans ces termes d’oiseaux fshagir et baighu, qu'une designation 
provisoire pour ces deux emblemes particuliers. 

3 Les quatre tetes portent des oreilles pointues et des appendices que je suppose @tre des chaperons (voir plus 
loin, p. 98) plutöt que des colliers de vaulour; ce sont eux, apparemment, que le voyageur venitien eite plus haut, 
p. 93, a pris pour les couronnes de l’aigle imperiale (l'arma imperiale ... un'aquila di due teste e due corone) 

4 Voir plus haut, p. S1. 

5 Voir plus haut, p. 79. 
6 Voir ANTHONY VON SIEGENFELD, Das Landeswappen der Steiermark, Graz 1900, p. 3SS. 


? Si ce bas-relief represente bien un oiseau; voir plus haut, p. 40, n. 2. 


96 INSCRIPTIONS DIVERSES. 


que les deux t&tes representent les deux villes de Kaifa et d’Amid, soit qu’elles expriment la 
vieille idee orientale de la dualit& du pouvoir souverain!, soit qu’elles marquent une alliance 
politique ou matrimoniale. Toutes ces hypotheses s’accordent avec l’existence d’un oiseau double 
sur les monnaies de Maudüd, qui herita des Etats et des titres de son pere.? Voici en revanche 
un cas plus epineux. 

On sait qu’un frere de Muhammad, nomme Abü Bakr, fonda en 581 la petite dynastie 
des Ortokides de Kharput.”° Un miroir talismanique en bronze, qui fit partie des collections 
DE TERSAN et DE Bracas, decore de sujets representant les planetes 
et les signes du zodiaque, porte en exergue une inscription au nom 
de „mauländ al-sultän al-Malik al-Mu’izz Nür al-dunyä wal-din Abu 
I-fadl Urtug-shäh ibn al-Khidr ibn Ibrahim ibn Abi Bakr ibn 
Qarä-arslän ibn Däwud ibn Sukmän ibn Urtug, nasir amir al-mu- 
* Ce prince etait done un arriere petit-neveu de Muhammad 
de Kaifa et Amid, qui parait avoir r&gne aA Kharput au XIII® siecle.? 
Or, au centre de cet objet est grave en relief un oiseau (fig.43) que 
M. pe KarABAcER tient pour une chouette ortokide (op. eit., p. 22). 
Sur les dessins qu’on en a publies®, ce rapace ressemble, il est vrai, 
A un nocturne; mais nous n’en possedons aucun fac-simile et apres 
ce qui a et dit plus haut, il est permis d’y retrouver le baighu de Muhammad. 

Mais alors, pourquoi le sultan Urtug-shäh portait-il pour embleme l’oiseau simple? On peut 
repondre qu’ä cette epoque, le titre sultanien etait devenu banal et qu’un sultan de Kharput, 


mimin.“ 





! Voir les notes eitees dans C7A, I, p. 243, n. 3; 338, n. 1; 504, n. 3, et 551, n. 2, notamment GoLDZIHER, dans 
WZKM, XII, p. 321. 

2 Voir plus loin le protocole du n® 32, ou le titre de sultan doit se trouver dans la lacune au debut. 

® Sur cette dynastie, voir Leumanx-Haupt, op. eit., p. 20, n. 1. Aux sources eitees, ajouler deux passages im- 
portants: Ibn al-Athir, XII, p. 279, et Ibn Khaldün, V, p. 219; ef. la deuxieme note suivante. 

!‘ Voir pe Hammer, dans Mines de V’Orient, 11, p. 100; Laxcı, Trattato delle simboliche rappresentanze, I, p. 83 
et pl. VII; Reıyaup, Monuments ... de Blacas, Il, p. 405 et pl. 10; Lemmans-Haupt, loc. cit.; von KARABACER, Op. cit,, 
p- 225. Une partie de la collection pe Bracas a ete acquise par le British Museum, mais je n’y ai pas retrouve ce 
bronze et j'ignore ce qu'il est devenn. 

5 L’inseription n'est pas datee et j'ignore oü M. pe Karagacer a pris la date 660, qu'il assigne au miroir 
(peut-etre dans DE Hanner, que je n’ai pas sous la main). Cette date est contredite par un passage d’Ibn al-Athir, XII, 
p. 279, qui place en 622 (1225) la mort de "Izz al-din al-Khidr, fils d’Ibrahim, fils d’Abü Bakr, fils de Qarä-arslän, 
fils de Däwud, fils de Sukmän, et maitre de Kharput, et l’avenement de son fils Nür al-din Urtug-shäh. Ce passage 
important, qui ın’a ete sienale par M. Hovrsma, donne lien A deux remarques: 

10 11 concorde avec la genealogie que j'ai etablie dans Leumanx-Haupt, loc. eit., d’apres linseription du miroir 
vE Bracas et la susceription du manuserit Tangihät, et confirme que le Nizäm al-din Abü Bakr des auteurs ne figure 
en aucun cas dans cette liene. Je crois de plus en plus que ce pretendu personnage est ne d’une confusion entre 
‘Imäd al-din Abü Bakr et Nizäm al-din (?) Ibrahim, car les generations de ces Ortokides sont deja si rapprochees 
qu'il parait impossible d’intercaler, entre Abü Bakr et Ibrahim, un Abü Bakr Il dont aucune source offcielle ne 
fait mention. 

2° Si Urtug-shäh a herite Kharput des 622, c'est Jui que le sultan Kaiqubäd en a chasse en 631, suivant les 
source que j'ai eitees. Il aurait done regne de 622 a 631 et le miroir pr Bracas daterait de cetle epoque. On sait 
que Kharput est au milieu de cette region metallifere qui a fourni la matiere d'un tres grand nombre de cuivres 
musulmans, notamment des celebres monnaies ortokides; voir A ce sujet un curieux passage d’Ibn al-Azrag, dans 
Aueproz, JRAS, 1902, p. 787. 

Il est vrai qw'Abü Bakr etant devenu maitre de Kharput en 5S1 et son fils le pretendu Abü Bakr (probablement 
Ibrahim) y etant signale en 601, on doit admettre que ce dernier et son fils al-Khidr ont regne bien peu de temps, 
enfin qu’Urtug-shäh ne pouvait etre qu’un tout jeune enfant en 622; mais cette conclusion concorde bien avec le 
traitement que Kaiqubäd lui fait subir en 631. D’autre part, dans le manuserit Tengihät, date de 685, son oncle 
Ahmad semble figurer comme prince regnant; mais cette date peut ötre celle d'une copie plus recente que l’ouvrage 
original. 


% Je le reproduis iei d’apres le dessin publie dans von KaRABAcER, op. cit., fig. 8. 


ÖRTOKIDES DE KAIrFA. 97 


petit prince d’une sous-dynastie ortokide, n’etait probablement pas, en diplomatique, l’egal du 
sultan du Diyar-Bekr; ou bien, que l’oiseau double n’est pas lindice du seul titre de sultan, 
mais celui d’un double pouvoir ou d'un double domaine. Encore une fois, je ne conclus pas; 
je me borne A poser des questions. Je me garderai done d’etudier iei tous les emblemes, ou 
seulement tous les oiseaux, simples et doubles, que l’archeologie musulmane a reveles jusquici. 
Encore insuffisants pour une “tude definitive, ces documents sont deja trop nombreux pour de 
simples notes.' WVoiei toutefois deux exemples qui me paraissent offrir un interet particulier: 
il en existe des fac-simile, leur attribution est certaine et l’on peut les rapprocher, eux aussi, 
d’un titre de rapace. 

L’oiseau double figure sur les monnaies de deux Zenguides de Sindjar: “Imäd al-din Zengi 
et Qutb al-din Muhammad.” Il est vrai que leur protocole monetaire ne renferme pas de titre 
de rapace; mais le titre /oghrul-tekin „faucon 
prince* figure dans celui de deux Zengui- 
des de Mossoul, Qutb al-din Maudüd et Saif 
al-din Ghäzi I.” On le retrouve dans le 
protocole epigraphique d’autres Zenguides, 
notamment de Zengi lui-m&eme, le fondateur 
de la dynastie, de Lu’lu' de Mossoul et de 
Mahmüd de Djazira, qui ne le portent pas, 
A ma connaissance, dans leur protocole mone- 











taire.* On sait, en effet, que ce dernier, tou- 
jours plus simple que le protocole epigraphi- 
que, ne saurait nullement passer pour un 
document complet au point de vue de la 
titulature.° Si l’on retrouve un jour des in- 
scriptions des Zenguides de Sindjar", on y 
relevera peut-etre le titre foghrul-tekin, comme 





dans les inscriptions et sur les monnaies 
de leurs cousins de Mossoul et de Djazira. 

L’autre exemple, entierement inedit, est plus curieux encore. 
Voiei (fig. 44 et 45) deux emblemes sculptes sur l’un des portails de 
la grande Mosquee de Diwrigi.’ Cet edifice a ete bäti en 626, 














! La liste que j’en ai donnee dans Lenmann-Haupr, op. eit., p. 27, n. 1, est loin d’etre complete; sur l’oiseau 
bieephale de Qara-hisar, voir aussi Gumoxt, Voyage dans le Pont, p. 299. Parmi les exemples que j'ai notes des lors, 
j’en signale encore un, parce qu'il montre ce motif employe dans la esramique: je veux parler de l’oiseau double 
peint sur un admirable vase en faience de la collection de M. Dovcrr ä Paris. 

2 Voir Laxe-PooL£, CBM, Ill, nos 615s., 6335. et pl. XI; G. Eonem, CMO, 1, n® 165; Markorr, IME (Inventarniy 
katalog musulmanskikh monet Ermitaja), p. 425; Nürzeı, Embleme, p. >. 

s Voir Lase-PooLe, CBM, Il, p. xvıuıs., n08 498s.; G. Epnem, CMO, I, nos 117s. Sur le titre tekin, tegin 
dans l’epigraphie turque (cf, plus haut, p. SI, n. 5), voir Tuonsen, Inseriptions de UOrkhon, p. 73, n. 1, et passim; 
Raprorr, Die alttürkischen Inschriften der Mongolei, p. 126; Neue Folge, p- 175; Versuch eines Wörterbuches, II, 
p. 1034; Cnavanses, Documents sw" les Turcs occidentaux, index, p. 367, ete. 

* Voir Oriental. Studien, p. 200 et notes; SOBERNHEIM, dans ZDPV, XXVII, p. 19#£s., et dans Melanges 
IH. Derenbourg, p. 384; Lemumans-HauprT, op. cit., p. 26; Sarre, Sammlung Sarre, I, p. 13. 

° Voir CIA, I, p. 763. 

® La seule inseription connue de cette dynastie, sur un curieux minaret en ruine A Sindjar, est au nom de 
Qutb al-din Muhammad, preeisement, et date de 598 (1201), mais elle est incomplete; voir Sacnau, Reise in Syrien 
und Mesopotamien, p. 329. MM, Sarrr et Herzrero en ont fait une nouvelle copie qui ne renferme aueun titre ture. 

? Signales par Yorke, dans Geogr. Journal, 1896, VIII, p. 454, ces emblemes ont &t& photographies par Halil 
Eonem el vont paraitre dans C/A, III, p. 755. et pl. V (Diwrigi). Le faucon double est ä droite du portail et le 
faucon simple, ä gauche. A cöte de ce dernier est sculpte un autre faucon double, semblable au premier: je ne puis 
le reproduire ici, faule d’un fac-siınile suflisant. 


Amida. 


9s INSCRIPTIONS DIVERSES. 


par le Mengoutshekide Alhmad-shäh, vassal du sultan seldjoukide Kaiqubäd I”. Les inserip- 
tions qu’on y lit ne donnent ä son fondateur aucun titre ture a rapprocher de ces emblemes. 
En revanche, un autre monument de Diwrigi, bäti en 592, le mausolde du grand-pere d’Ah- 
mad, appel@ Shähanshäh, porte une longue inseription qui donne au fondateur une serie de 
titres tures et persans. On y trouve deux noms d’oiseau: Zoghrul-tekin, preeisöment, et 
humäytin, titre derive du persan humäy, nom d’un oiseau d’heureux augure, parent du phenix 
gröco-6gyptien; or, ce dernier parait avoir pour modele l’epervier d’Figypte, c’est-A-dire un 
rapace.' Avec Jun ou llautre titre, nous voiei conduits, semble-t-il, A un nom de rapace. De 
fait, si l’on regarde attentivement les emblemes de Diwrigi, on verra quils offrent les caractöres 
des oiseaux de chasse ou de proie: tetes et yeux arrondis, beces crochus, colerettes de plumes 
et puissants ergots. Bien quadmirablement stylise, l’oiseau double trahit encore son origine ä 
d’autres indices tres significatifs: il est pose sur un objet bizarre qui ne peut &tre qu’un per- 
choir et les deux tötes portent un renflement ou un bourrelet qui a tout l’air d'un chaperon; 
enfin, les deux becs tiennent une petite boule qui me parait &tre un de ces grelots d’or dont 
les grands seigneurs persans ornaient, encore au NVIII® siecle, les chaperons de leurs faucons.? 
Des lors, il est permis de chercher un rapport entre cet embleme et ces titres, bien qu'ils ne 
figurent pas sur le meme monument, car il se peut qu’embleme et titres aient et€ dynastiques. 
Il est vrai qu’Ahhmad ne portait pas le titre de sultan et l’oiseau double, apres ce qui a ete 
dit plus haut, paraitra un embleme trop important pour un simple vassal des Seldjoukides. On 
peut repondre A cette objection par une autre hypothöse: l'oiseau simple serait ici l’embleme 
d’Ahmad et l'oiseau double, celui de son suzerain, le Seldjoukide Kaiqubäd I®, dont le nom et 
les titres figurent sur Ja Mosqude, ä cöte de ceux d’Ahmad. L/attribution de cet embleme A 
Kaiqubäd n’a rien d’invraisemblable, puisque les Seldjoukides tiraient leur origine d’un elan 
dont le totem etait un rapace.” lei encore, le dedoublement de l’oiseau serait en rapport avec 
le rang &leve des Seldjoukides, ou avec leurs domaines etendus, ou plus specialement avec leurs 
titres sultaniens trös dleves.! Cette hypothese me parait confirmee par un tres beau monument 
du musde de Konia (fig. 47). Ce bas-relief decorait autrefois la vieille porte (Eski kapu) de 
l’enceinte de cette ville, dont les portes, les tours et les courtines, aujourd'hui detruites, &taient 
ornees d’un grand nombre de seulptures antiques et medievales.” Or, on sait que cette enceinte 
a et bätie par Kaiqubäd 1; sur ce point, le temoignage des chroniques" est positivement con- 


’ 


! Voir pe Hammer, Empire ottoman, I, p. 69 et 373; Mines de 
!’Orient, 111, p. 69; Boviter, Dietionnaire d’histoire et de geographie, art. 
Phenix; Huarrt, dans JA, 10° serie, XIII, p. 131. Voiei encore, a titre 
de eomparaison, un ancien dessin (fig. 46) du phenix (?) arabe, le "ungd, 
tir& d’un manuserit de Qazwini appartenant a M. Sarke; cf. la description 
du “ang dans cet auteur, ed. Wüsrtexrern, I, p. 4195. Get oiseau 
double est un rapace et il n'est pas sans analogie avec ceux d’'Amid. 

® Voir CGmarvin, Voyages en Perse, ed. Laxeues 1S11, III, p. 394. 





® Voir plus haut, p. 81. 
‘ Voir plus haut, p. 38 et 85. 
5 Voir Löyrvan, Konia, p. 38; Sarrz, Erzeugnisse islamischer Kunst, fig. 5. Un autre oiseau, mais monoc£ephale, 


Fig. 46. Phenix arabe 


decorait la porte de Constantinople ; je n’en ai pas retrouve la trace au Musee de Konia. Dr LaBorDE, qui en donne 
un bon dessin, y reconnait „le faucon heraldique des Seldjoucides“; Voyage de ”’Asie Mineure, p. 117 et pl. LXIV; 
cf. Texıer, Description de !’Asie Mineure, ll, p. 144; Asie Mineure, pl. 57; Hanner, Falknerklee, fvontispice; SARRE, 
Ein orientalisches Metallbecken, dans Jahrbuch der K. preußischen Kunstsammlungen, 1504, tir. a part., p. 20 et 
fig. 20. Si l’oiseau double du Musee peut etre pris, comme on va le voir, pour l’embleme de Kaiqubäd, cet oiseau 
simple pourrait etre celui d'un des emirs du sultan qui prirent part, d’apres Ibn Bibi, a la construction de l’enceinte. 
En effet, le Musee renferme les bas-reliefs de deux petits oiseaux simples qui paraissent provenir aussi de l’enceinte; 
voir Löyrven, Konia, p. 17; SARRE, Erzeugnisse, fig. 6. 

° Voir Ibn Bibi, dans Hovrsma, Reeueil, III, p. 258: IV, p. 104s.; Hädji Khalfa, dans V. pe Saıyt-Marrın, Asie 


Mineure, Il, p. 669; Sarne, Reise in Kleinasien, yp. SS. 


ÖRTOKIDES DE KAITFA. 99 


firme par l’epigraphie.' Un autre bas relief (fig. 48), provenant du palais des Seldjoukides ä 
Konia et faisant actuellement partie de la collection deM. Marrın a Constantinople, represente 
un oiseau double d’un style different, rappelant l’oiseau double signale plus haut (p. 97, n. 1) sur 
un vase en faience @maillde de la collection de M. Dovcrr A Paris. Or, la construction du palais 
de Konia est attribudce aA Kaiqubäd; bien qu'il ait ete fonde peut-Etre avant lui, il est probable 
quil y a fait executer des travaux.? 

Si l’oiseau double fut l’embleme des Seldjoukides de Rum, ou du moins de Kaiqubäd, 
le plus puissant d’entre eux et celui qui a le plus bäti, on comprend qu'il ait ete signal@ sur 





Fig 47. Musee de Konia. Fig. 48. 


un grand nombre de monuments de l’Asie Mineure. Peut-&tre pourra-t-on reprendre un jour, 
a l’aide de nouveaux documents, l’hypothese d’un rapport entre cet embl&me et les aigles doubles 
cappadociens; mais il faudra chercher dans le tot@misme turc un des elements du probleme.® 

Quant aux six felins sculptes sous les deux aigles doubles, je pense qu’ils representent, 
non des lions, mais des pantheres ou des leopards. S’agit-il encore d’un embleme et quel en 


! Voir Hvart, Epigraphie arabe d’Asie Mineure, no 48 et p. 75: Lövrven, Konia, no 23 et p. 38. Cette courte 
inseription, datee de 618, c’est-ä-dire du regne de Kaiqubäd, decorait la porte de Larenda et setrouve aujourd’hui au 
Musee; c'est tout ce qui reste de la riche €epigraphie de l’enceinte de Konia. En publiant dans le Corpus les inscrip- 
tions de cette ville, je donnerai plus completement les sources sur son enceinte. 

2 Voir les sources cit&es dans le recueil p'OrrexHeım, au no 183, p. 141, n. 2. 

® On a dejä suppose que les anciens peuples de l’Asie Mineure &taient d’origine touranienne. Dans ce cas, les 
aigles cappadociens pourraient &tre eux-m&@mes d’origine turque et totömique et le problöme serait simplifie. D’autre 
part, l'oiseau double se trouve aussi dans l’iconographie chretienne de la haute Mesopotamie, s’il est vrai que les 
bas-reliefs reproduits plus loin (fig. Strz.) proviennent d’une eglise de Mifargin, ainsi qu'on l’a ditau general pe BeryLif. 
Signalons encore deux monuments a Nigda, Asie Mineure. Le premier est une mosquee qui porte le nom de Sunqur 
beg et dont la porte nord est decoree d’un oiseau. lei encore, on peut rapprocher cet embleme du mot sungur 
„gerfaut*; mais je n’insiste pas, parce que le nom du fondateur de la mosquee n'est pas attest@ par l’epigraphie. Le 
deuxieme est un mausol&ee octogone bäti, au debut du XIV*® siecle, par une princesse seldjoukide appelee Khudäwend. 
Sur les faces exterieures de ce beau monument (et sur le mur de la citadelle de Nigda) sont sculptes de tres curieux 
oiseaux A tete de femme coiffee d’une tiare ou d’un bonnet, qui rappellent, d’une part, certains motifs de l'icono- 
graphie persane et font songer, d’autre part, aux harpyes du eelebre mausol&e Iycien du British Museum; voir TExıER, 
Description de UAsie Mineure, II, p. 116 et pl. 95; Sarne, Erzeugnisse, fig. 19. Des photographies de ce monu- 


ment seront publiees dans le Corpus, avee les inscriptions de Nigda. 


100 INSCRIPTIONS DIVERSES. 


est le sens? Il est diflieile de le dire, car on voit des felins, a Amid, sur des monuments ab- 
bassides, merwanides et seldjoukides! et je ne trouve, dans Je protocole de Mahmüd, aucun 
titre de felin. Peut-ötre s’agit-il d’un embleme dynastique, provenant du grand-pere de Malı- 
müd, Qarä-arslän, dont lenom signifie „lion noir"; dans ce cas, les felins de linscription n° 16, 
au nom de Malik-shäh, pourraient &tre un embleme de son pere Alp-arslän, „vaillant lion“. 
Mais ces hypotheses sont bien mal assurdes et je prefere ne pas m’y arreter.” 


Ainsi, les tours A et B ont ete 
bäties par Mahmüd, la premiere en 
605, Ja seconde vers Ja me@me annde. 
Il s’agit bien de deux constructions 

' nouvelles, non de simples r&parations, 
etil suffit d’y jeter un coup d’eil pour 
etre frappe du contraste qu’elles offrent 
avcc le reste de l’enceinte (fig. 49). Celle- 
ci est defendue par un grand nombre 
de contreforts et de saillants carres ou 
polygonaux, rappelant ceux des vieilles 
enceintes mesopotamiennes, sur les bas- 
reliefs assyriens. Les uns sont pro- 
Dig LS TON SS bablement antiques”; les autres ont 

ete bätis ou rebätis sous les premieres 

dynasties musulmanes d’Amid, car toutes les inseriptions merwanides sont sculpties sur des 
saillants carres ou polygonaux. Ils alternent avec des tours arrondies, notamment sur le front 
nord de l’enceinte (pl. ID). Quelques-unes de ces dernieres sont autörieures a Mahmüd, ainsi celles 
qui defendent les portes d’Alep et de Kharput, et cette grosse tour qui porte une inscription 
de Malik-shäh, n® 17. D’autres ont et& bäties ou rebäties plus tard, sous les Ayyoubides, comme 





on le verra plus loin. Mais aucune n’est comparable, pour les dimensions, l’importance des 
defenses, Ja richesse et la beautd des profils, aux deux tours de Mahmüd, dont la masse puis- 
sante a frappe tous les voyageurs. Elles se distinguent par leur dianıetre inusite, par l’Epais- 
seur de leurs murs, par le nombre de leurs meurtrieres encadrees de moulures, par leur beau 
decor architeetural, epigraphique et iconographique, enfin par la ligne d’&echauguettes en pierre 
qui regne sous leur cerenelage.' Quand on les compare aux monuments militaires de la Syrie, 

! Voir plus haut, p. 14, 19, 34, 36 et 40. 

> En effet, on vient de voir que tous ces felins ne sont probablement pas des lions. Toutefois, le mol arslan 
designe peut-etre d’aulres felins que le lion, car les noms d’animaux, dans les langues orientales, ne repondent pas 
toujours a nolre classilieation par especes; il en resulte parfois des confusions. Ainsi, les armes parlantes du sultan 
Baibars (ef. plus haut, p. SO, n. 4) representent un bars, c'est-A-dire un felin de chasse, panthere ou guepard. Il suflit 
d’examiner les exemplaires conserves de cet embleme pour s’assurer que ce n'est pas un lion. Gependant, il est 
generalement admis «que l’animal de Baibars est un lion. Pourquoi? Parce que Magrizi dit que son embleme (rank) 
elait un sad", mot qui peut s’appliquer a un lion, mais qui designe une bete feroce en general. Magrizi avait vu les 
armoiries de Baibars; s'il les avait prises pour un lion, il eüt sans doute employ& le terme propre arabe asad. En 
revanche, il semble avoir ignor&e que e’etaient des armes parlantes; car il eüt probablement traduit bars par fahd 
„panthere* ou „guepard de chasse* (voir Dozy, Supplement), comme la fait l’auteur du lexique publie par M. Hovrsma, 
Glossar, p. 11 du texte arabe. 

® Voir plus haut, p. S, 13, 21, 268. et passim. 

' Les belles echauzuettes de la tour A sont originales. Gelles de la tour B, mesquines et d’un style plus 
grossier, sont evidemment des refeetions, car toute la partie superieure de cette tour montre un appareil moins soigne 
et des profils plus maigres. Il n’existe aucun releve de l'interieur des deux tours. Une photographie du baron 
D’ÖPPENHEIN, prise sur le flane de la tour A (pl. XVII), montre qu’elle est ouverte ä la gorge, du moins dans la partie 
qui commande la courtine. On distingue, a l’interieur, de larges baies menagees dans l’epaisseur du mur, pour le 


ÖRTOKIDES DE RKAIrFA. 101 


olı les enceintes et les forteresses musulmanes, bäties suivant les traditions orientales, con- 
trastent avec les chäteaux des croises, qui s’inspirent de prineipes oceidentaux', les tours de 
Mahmüd trahissent, elles aussi, une influence etrangere aux traditions locales. Or, au debut 
des croisades, les Frances d’Edesse pousserent leurs inceursions Jusqu’ä Amid.” Plus tard, Qarä- 
arslän et Muhammad guerroyerent contre les croises en Syrie, aux cötes de Nür al-din et de 
Saladin, et Mahmüd lui-möme est reste en relations constantes avec les Ayyoubides. Si l’on 
ajoute que les ingenieurs de Saladin, dans la construction de l’enceinte et de la citadelle du 
Caire, se sont inspires de traditions ‚franco-syriennes empruntees aux croises®, il est permis de 
eroire que les ingenieurs de Mahmüd ont subi, eux aussi, influence des methodes sup6rieures 
que les Franes avaient introduites en Syrie, en les adaptant aux conditions de ce pays. 

Les ingenieurs de Mahmüd ont sign leur travail. La signature de la tour A est incertaine 
et ne fournit aucun indice sur l’origine du constructeur; celui de la tour B, qui s’appelait Yalhıyä 
(ou Yuhannä), &tait peut-@tre chretien. Rappelons A ce propos quiaux yeux des chroni- 
queurs musulmans, Mahmüd etait un meerdant dont la morale etait suspecte et la religion en- 
tachee de philosophie.“ Sous cette aceusation, faite au nom d’une £troite orthodoxie, se cache 
peut-ötre le simple fait que Malımüd, a l’egal de plusieurs souverains musulmans de son epoque, 
professait une large tolerance confessionnelle.° Sl parait temeraire d’en tirer une conclusion 
sur le caractere franco-syrien des tours de Mahmüd, il reste qu’un siecle de frottements avait 
rapproche musulmans et croiscs, dont les idees, les mours et la culture etaient en train de 
subir une penetration reeiproque. Pour juger exaetement, ä ce point de vue, la valeur des 
tours de Mahmüd, il faut attendre de connaitre les travaux militaires des croises ä Edesse, 
dont aucun explorateur n’a songe jusquici A relever les ruines importantes. 


30 bis. Le meme. — Parmi les copies fournies par le general Farnurı Pasma se trouve 
celle d’une inseription qu’il place „sur la forteresse, entre les grandes tours et la porte de Mardin“. 
Cette copie est identique A celle, fournie par lui, de l’inseription n® 30, & part de legeres 
variantes sans interöt, parce qu’elles portent sur des mots dont la leeture est assurde par les 
photographies et sur de simples details de forme; or, les repliques d'une meme inseription se 
distinguent en general par quelques variantes dans la redaction. Ce fait et l’indication peu 
preeise donnde sur l’emplacement de cette inseription donnent a penser quil s’agit d’une autre 
copie du n® 30 et que les variantes doivent ötre mises a la charge du copiste. 


31. Le m&me. — Dans la partie de l’enceinte de la citadelle tournde vers la ville, 
en OÖ du plan (fig. 1), s’ouyrait dans la courtine, entre deux gros saillants arrondis, une 
porte actuellement muree (fig. 50). Privee de tout decor, elle est carrce et surmont6e par un 
linteau droit que soulage un arc de decharge. L’appareil de la courtine et des tours est fait 
de blocs irreguliers; les uns sont ä parements lisses, les autres sont tailles en bossages, et 
des füts de colonne sont places en boutisse dans la maconnerie, dont lirregularit@ trahit les 
refections successives. Au-dessus de l’arce de decharge, trois assises de pierres blanches, de 
formes et de dimensions variees, ont et@ replacees en desordre dans le parement. Ces pierres 


portent des fragments de deux inscriptions du meme type et de mömes caracteres. Inedites. 
service de la defense, et correspondant sans doute aux meurtrieres et aux &chauguettes exterieures. Voir aussi le 
dessin de Laurens dans H. pe Herr, 0p. eit., pl. XL, reproduit dans Saravın, Manuel d’architecture musulmane, p. 481. 

I Voir Rer, Etude sur les monuments de Varchitechure militaire des croises en Syrie, passim, et mon travail 
dans le Bulletin de U Union des architectes frangais, IV, p. 263. 

® Ainsi vers 1120, Josselin envahit le Diyar-Bekr et le pilla jusqu’aux portes d’Amid; voir Michel le Syrien, 
trad. Guagor, III, p. 225. 

® Voir JA, 8° serie, XVII, p. 4605.; 9° serie, XIX, p. 424, et le recueil p’OrrENHEIM, p. S6. 

* Voir Lenmanx-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, p. 28; Ibn Shaddäd, fo 78 vo. 

5 Voir les sources eitees dans JA, 9° serie, NIX, p. 439, et 10° serie, III, p. 31, n. 5. 


102 INSCRIPTIONS DIVERSES. 





Fig. 50. Inscriptions n® 31. 


La premiere assise est separee des deux autres par une corniche, egalement rapportee, 
faite d’un filet et d’une doucine. Des treize pierres qui la composent, plactes sans suite et sans 
liaison de l’une A l’autre, les quatre premieres sont anepigraphes et les deux suivantes sont 
presque entierement frustes. Les sept dernieres, nume6rotees ici de 7 A 13, portent les caracteres 
que voici, avec les points tels qu’on les voit sur l’original: 


A a2) I yo can A A al a leli as (7) 
“ale >| (13) Au 


A la loupe'!, on voit que les pierres ne sont pas seulement placees en desordre; la zone 
superieure de l'inseription manque entierement. En effet, les lettres aA hampe sont coupees A 
mi-hauteur et plusieurs autres lettres ont disparu, qui devaient se trouver dans cette zone. 
Ainsi, le bandeau se composait de deux assises de pierres dont l’une est endommagee et l’autre 
detruite. Toutefois, en lisant les blocs dans l’ordre 13, 11, 9, 12, 10, 7 et 8, et en restituant 
quelques lettres, on peut retablir a coup sür le texte suivant: 


al U eb wall Jalıl A Fa alt [all WYze Ale „el 
ll) II olblı- 


A ordonne de faire ceei notre maitre Je sultan al-Malik al-Salih, le savant, le juste, le guerrier, Näsir 
al-dunyä wal-din, le sultan de l’Islam et des musulmans, etc. 


Les deux assises placees sous la corniche forment ensemble un second bandeau, mais les 
blocs de l’assise superieure sont remontes dans le plus grand desordre et n’offrent aueune liaison 


! La photographie sur laquelle j’ai fait ces observations et dechiffre ces fragments montre les trois assises 
de pierres blanches a une plus grande &chelle que sur Ja figure 50. Je n’ai pas cru devoir la reproduire 
icj, parce que les caracteres, lisibles a la loupe sur l’epreuve, ne l’eussent pas et@ sur une gravure. La figure 50 
sufüt a montrer la disposition generale de la porte et des inscriptions; pour les details du dechiffrement, je prie 
qu'on veuille bien me-croire sur parole. 

2 Ge titre est complete sur la replique du fragment suivant. 


ÖRTOKIDES DE RKAIFA. 103 


avec ceux de l’assise inferieure. En revanche, les quatorze pierres qui composent celle-ci sont 
restdes ou ont &t& remises en place et reposent sur une deuxieme corniche, plus etroite que la 
premiere. On y dechiflre sans peine les mots suivants: 


I rail Zell Al Aabel| Jalatl Au gell el olkL.l Na Alan e 
abe SAN 35 Suelulls AI ol cl Lil 


A ordonne de faire ceci notre maitre le sultan al-Malik al-Sälih, le savant, le juste, le guerrier, l’a 
le vietorieux, le vainqueur, Näsir al-dunyä wal-din, le sultan de Il’Islam et des musulmans, la reserve du califat 








magnifie, etc. 


Ces deux fragments presque identiques appartiennent a deux inscriptions differentes. Leur 
valeur archeologique est a peu pres nulle, puisqu’ils sont rapportes dans un mur qui a ete 
repare lui-möme A plusieurs reprises. Si les blocs inferieurs du second fragment sont bien en 
place, comme leur bon ordre et la proprete de leurs joints semblent le prouver, il est permis 
de croire que cette inscription commemorait la construction de la courtine et de la porte; mais 
on ne peut aflirmer qu’elle designät preeisement la porte actuelle, encore moins la courtine et 
les tours actuelles, puisque toutes ces constructions portent les traces de retouches nombreuses, 
peut-etre assez recentes. 


32. Ortokide Maudüd. 625 H. — On a vu qu’ä l’angle nord-est de la grande Mosquee 
scleve une madrasa attribude a l’Ortokide Sukmän II? et que le cöte nord de la cour est borde 
par une magnifique colonnade dont les colonnes et les chapiteaux antiques portent des arcs 
brises, richement moulur6s.” Le mur qui s’elevait au-dessus de ces arcs est arase au niveau 
de leur sommet, laissant voir, & 8 ou 10 mötres en arriere, un mur plus haut, parallele a la 
colonnade, qui parait &tre le mitoyen de la madrasa de Sukmän II du cöte de la Mosquee, 
autant que je puis en juger sur les photographies (pl. XX). Sur ce mur, ä environ trois 
meötres du sol, court un long bandeau encadre d’une moulure, contenant une ligne en beau 
naskhi ayyoubide, a grands caracteres. Sur les photographies, le bandeau n'est visible qu’ä 
travers le rideau forme par la colonnade et par plusieurs arbres plantes entre elle et le mur. En 
outre, le debut et la fin de l’inseription sont caches par deux maisons adossees contre le mur 
et dont la face anterieure, donnant sur la cour de la Mosquee, s’appuie sur la colonnade. J’ai 
publie un fragment de ce texte d’apr&s une copie et une photographie du baron D’ÖPPENHEIN.* 
Les belles photographies du general pE Bryuıt montrent le bandeau plus distinetement; mais 
le rideau des colonnes ct des arbres y cache les mömes parties que sur la photographie D’OPPEN- 
HEIM. Ces lacunes sont comblees par une copie fournie par le general Farurı Pasma, que 
M. Güys a bien voulu faire revoir a ma demande, par un lettr& d’Amid. Le texte suivant 
repose sur ce document, collationne, pour quelques parties, sur les photographies. 


a 5 all se DU aalell zgeill ll a Jolol Al li Al... 


„Ab os alle el Je bl U „al nel AI le ls Lu ES 
Olgle, II zur eLYI zb analaily al ob ll er SE aa 


! Ce titre est complete sur la replique du no 29. 
® Voir plus haut, le no 28, 

° Voir plus haut, p. 46 et 69. 

‘ Voir le recueil p'OrPpExHEIm, no 125. 


104 INSCRIPTIONS DIVERSES. 


er So) > gas oO) 292 9% lg Sr a8 an el we obs Be Sk I Ol 


sa] Na sl! äl gl BON zul 5; 2) Ri als al >39\> cr) ENes) \3 cr) 


PL Tune oe . . 

D & 09 LEI ur Ai 3 Ell33 eo 2 902 or > 

. al-Malik al-Mas’üd, le savant, le juste, l’assiste, le vietorieux, le vainqueur, le guerrier, le combattant, 

le vivificateur de la justice dans les mondes, Rukn al-dunyä wal-din, le soutien de l’Islam et des musulmans, 

la gloire des rois et des sultans, le tueur des infideles et des polytheistes, le dompteur des revoltes et des 

rebelles, la noblesse des armdes des musulmans, l’aide des guerriers et des combattants, l’appui de l’imäm, 

le proteeteur des hommes, le heros du monde, le Chosroes de l’Iran, Je souverain du Turan, le heros, ’'homme 

de eonfiance, le faucon, ’heureux prince, Abu I-fatlı Maudüd, fils de Muhammad, fils de Qarä-arslän, fils de 

Däwüd, fils de Sukmän, fils d’Urtug, lade de l’emir des croyants, qu’Alläh rende ses victoires puissantes! 
Grav6 par le maitre Dja’far, fils de Malımüd, d’Alep, et cela, en l’annee 625 (1228). 


A defaut de toute indieation preeise sur l’edifice qui le porte, ce texte na pas, pour le 
moment, une grande valeur archeologique. En revanche, c’est un important document d’'his- 
toire et Ja premiere inscription connue au nom de Maudüd. Le debut, qui manque aussi dans 
les copies, est sans doute cache derriere Ja maison dont j’ai parl& plus haut; mais le protocole 
de Maudüd est a peu pres complet. Il renferme ses surnoms personnels Malik Mas’üd, Rukn 
al-din et Abu I-fatlı, dont les deux premiers sont confirmes par les monnaies et les chroniques.' 
La titulature est deja connue par les inscriptions precedentes; elle renferme les titres persans 
et turcs des n® 27 et 30, avec un titre nouveau, shahriyär-i-täran” Les noms de l’architecte, 
ou plutöt du lapieide, sont ceux d’un musulman d’Alep.” Enfin la date correspond au rögne 
de Maudüd, qui s’etend de 619 a 629.* 

O'est de ce regne, precisement, que date la description d’Amid chez Yäqüt. Le celebre 
geographe ne donne aucun detail qui merite d’etre discute. Il deerit sommairement la posi- 
tion astronomique de la ville, sa situation sur le Tigre, „qui l’entoure comme un croissant de 
nouvelle June“, son importance geographique et politique, ses murailles noires, ses jardins et 
ses eaux. Il rappelle la conquete d’Amid par Iyäd et ses Arabes, puis il nomme quelques 
Amidiens connus. Son reeit, qu’agremente la description? d’un curieux rocher magnetique, 
aux environs de la ville, sacheve par ces mots: „De nos jours, Amid forme le territoire de 
Malik Mas’üd (Maudüd), fils de Mahmüd, (fils de Muhaminad,) fils de Qarä-arslän ibn Urtugq.*" 


! Voir les sources eitees plus haut, p. S6, n. 5, et plus loin, p. 105, n. 4; Ibn Shaddäd, fo 78 vo. 
2 (es titres (sur baighu, voir plus haut, p. 76, n. 5, et 92, n. 5) sont invisibles sur les photographies; pour 
d’aulres titres en shahriyär, voir SOBERNHEIM, dans Mel. H. Derenbourg, p. 38% 5., et recueil SARRE (sous presse), nO 13. 

’ A cette epoque, le nord de Ja Syrie etait un centre important pour l’architeelure et les metiers d’art. Cette 
region, notamment la ville d’Alep, a eonserve un grand nombre de monuments et d’inseriptions de la premiere moitie 
du XIl® siecle et T’ecole syrienne a rayonne en Keypte (voir CA, I, passim), en Mesopotamie (voir plus haut, p. 101) 
et jusqu’en Asie Mineure. ol tout un groupe de monuments seldjoukides trahissent une influence syrienne, comme la 
Mosquee “Aläa’ al-din a Konia, bätie vers 1220 par un architeete damasquin; voir le recueil n’OrPENHEIN, no 172; 
Hvant, Epigraphie arabe d’Asie Mineure, no 24; Lövrven, Konia, no 17; Sanre, Reise in Kleinasien, p. 64; SaLanın, 
Manuel, p. 449; cf. la deuxieme partie de ce livre. 

‘ Les photographies montrent, vers la fin de la partie visible de l’inseription, «quelgues mots indistincts: 
ine paraissent pas entierement süres. Il se peut done quil y ait iei dewr inseriptions, celle des photographies, dont 
l’emplacement est certain, mais la lecture tres fragmentaire, et celle des copies, dont la lecture est plus complete, mais 
l’emplacement mal defini. Je n’ai pas encore reussi A elucider ce petit probleme. 

5 D’apres Ibn al-Fagih; voir cet auteur, ed. DE GoEJE, p. 67, 134. 

° Voir Yaqlıt, Mudjam, &d. Wüsrexreuo, I, p. 665.; cf. Maräsid, ed. Juysgorr, I, p. S. Son contemporain Qazwini 


all ri a (?) Je ne les retrouve pas dans les copies, ou la signature de l’artisan et la date ne 


n’a qu’un artiele insienifiant au nom de Diyar-Bekr; pour les eeographes suivants, voir plus loin, p. 112, n. 2. 
E Oo ’ ’ 


AYYOUBIDES. 105 


Mais A son tour, l’heure des ÖOrtokides avait sonne a Amid et apres dix annees de regne, 
Maudüd 6tait depouille de ses Etats dans les eirconstances que je vais rappeler brievement. 


AYYOUBIDES. 


Apres la chute des grands Seldjoukides, les dynastes qu’ils avaient installes dans les pro- 
vinces de leur empire songerent & saisir lindependance ä laquelle ils aspiraient depuis long- 
temps; mais- la plupart d’entre eux etaient trop faibles pour se passer d'un suzerain. Deux 
dynasties, dans l’Asie anterieure, pouvaient alors pretendre ä la succession des sultans de Perse: 
les Seldjoukides d’Asie Mineure et les Ayyoubides d’Egypte et de Syrie. Des l’epoque de Sa- 
ladin, ces deux empires se disputent la suzerainete sur les dynastes etablis en Syrie, en Ar- 
menie et en Me&sopotamie, notamment sur les Ortokides, qui se soumettront tour ä tour A Tun 
ou ä l’autre, suivant les besoins de leur politigque. On a vu Qaräarslän allie a Nür al-din et 
son fils Muhammad allie et vassal de Saladin. Sukmän II reconnait aussi la suzerainete de 
Saladin." Apres lui, Mahmüd se soumet au Seldjoukide Kaikäwus I“, puis aux Ayyoubides 
Malik ‘Ädil Abü Bakr et Malik Kämil Muhammad et ä leurs successeurs en Mesopotamie ®. 
Enfin Maudüd reconnait tour A tour le Seldjoukide Kaiqubäd I“ et les Ayyoubides Malik Kämil 
Muhammad et Malik Ashraf Müsä.” Mais sa conduite indigne häta la fin de sa dynastie. En 
629, Malik Kämil, deeide a en finir avec lui, sortit du Caire avec une armee, accompagne par 
son fils Malik Sälih Ayyüb. Precedant son pere, qui s’etait arrete en Syrie, Ayyüb recut la 
reddition d’Amid en dhu l-hidjdja 629; le lendemain, il entrait dans la ville et quelques jours 
apres, le I muharram 630, Muhammad venait l’y rejoindre, expediait Maudüd en Egypte et 
eonfiait a Ayyüb le gouvernement du Diyar-Bekr, sous sa propre suzerainete.* Ayyüb devait 
l’exercer jusqu’a la mort de son pere, qui le rappela en Egypte en 637. 


33. Sultan Ayyüb. 654 H. — Sur la partie anterieure d’une tour arrondie situee dans le 
front nord de l’enceinte, sur des pierres encastrees a mi-hauteur dans le parement.° Trois lignes 
diinegale longueur, en naskhi ayyoubide; caracteres moyens, d’un style cursif, points et signes 
(pl. XIX). Signalee par GARDEN", mais inedite. 


Sdlly AI SlbL- cr; La Egal el lb De @)... Al () 
el Orb SL All ei gl MIST AN olbLJI u os] al ing] 


' Voir Ibn Shaddäd, ms. cite, fo 78 vo: „A son avenement, Sukmän II alla rendre hommage ä Saladin, qui se 
trouvait alors devant Mifargin.“ En eflet, cette ville fut occupee par Saladin ä la fin de djumädä Ier 581; voir Ibn 
Shaddäd, ed. ScHuLtexs, p. 61; trad. anglaise, p. 101; Ibn al-Athir, XI, p. 340: Abü Shäma, II, p. 64 en haut; Abu 
I-fidä‘, II, p. 73; Hist. or. des erois., I, p. 54; III, p. S5; Lase-PooLe, Saladin, p. 192, etc. 

2 Voir Jes monnaies de ces souverains; cf. les sources citees dans Lenmann-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, 
no 10, p. 152, n. 1; recueil D’OrPENHEIM, p. 83. 

° Voir les monnaies de ces princes. Sur l’attaque d’Amid par Kaiqubäd en 623, voir Ibn al-Athir, XII, p. 299.; 
Kamäl al-din et Ibn Wäsil, trad. Brocher, dans ROL, \V, p. 69; IX, p. 507; Ibn Bibi, dans Hourswma, Reeueil, II, 
p. 280 s.; IV, p. 118s.; Sempad, dans Hist. arm. des erois., I, p. 646. 

* Outre les sources eitees dans le recueil p’OrrExHEIN, p. 87, n. 2, voir Sibt ibn al-Djauzi, ed. JEwETT, p. 446, 
l. 3, et 447, 1. 10; Ibn Shaddäd, Oxford, ms. eite (d’apres Aueoroz) et Berlin, ms. eite, fo 79 70; cf. plus haut, p. 86, n. 5. 
Des lors, le Diyar-Bekr forme une dependance de l’Egypte, sous le nom de Provinces orientales, a distinguer du royaume 
ayyoubide de Mesopotamie, dont la capitale &tait Mifargin et qu’on ferait mieux d’appeler royaume d’Armenie. 

° D’apres le general pe Beyuif, cette tour est ä l’ouest de la tour T du plan (fig. 1). D’apres Garpen, eite dans la note 
suivante, elle se trouve pr&s de l’aquedue, en U du plan, entre les portes d’Alep et de Kharput. Ces deux observations 
sont concordantes; il s’agit done d’une des tours qu’on voit sur la planche II. 

® Avec une traduction mediocre; voir tom. cit., p. 186. 


Amida. 14 


106 INSCRIPTIONS DIVERSES. 


iS eu gone 1) as eäll ars) get (fraginents coufiques] (3) nel 


* Sl inbs An | 

Gloire A notre maitre le sultan al-Malık al-Säliı Nadjm al-dunyä wal-din, le sultan de l'Islam et des 

musulmans, Abu I-fath Ayyüb, fils du sultan al-Malik al-Kämil Abu I-ma’äli Muhammad, fils d’Abü Bakr, fils 

d’Ayyüb, l’auxiliaire de l’emir des eroyants ... , Dessin (ou plan) de Shudjä’ al-din, le patron (?), Dja’far, fils 
de Malhımüd, d’Alep. En l’annde 634 (1236—37). 


Les seules inseriptions d’Ayyüb publiees jusqu'ici etaient celles du Caire, datees de l’epo- 
que oü il etait sultan d’Egypte.! Celle-ei prouve que des 634 et comme simple gouverneur du 
Diyar-Bekr, il portait le titre de sultan; c’etait done un titre de famille, du moins dans la 
branche &gyptienne.” Le constructeur de la tour est ce meme Djafar d’Alep qui figure dans 
linseription preeedente, au service du dernier Ortokide Maudüd.® La tour est bätie en petit 
appareil de pierres volcaniques et se compose de blocs de dimensions inegales, evidemment 
remployes!; elle est renforcee par un grand nombre de füts de colonne, places en boutisse dans 
la maconnerie. Une large fissure la traverse de haut en bas et le cr@nelage a (lisparu. 


34. Le meme. — Sur la partie anterieure d’une autre tour arrondie, situde appa- 
remment dans le voisinage de Ja premiere. Trois lignes d’inegale longueur, disposees comme 


29 


au n° 33; meme type, m&mes caracteres. Inedite. 
NN bl. calls Lu = (gie EAN EL NA I). . Ale (N) 
LE A LE N al ew 3 really 


[2 mots ... es) Dam la cr) el re Zu 23 mots] (3) er al Mb 


„dolzus Bmots] a a3 


La photographie de cette tour est indistinete et linseription ne peut y &tre Jue qu’avec 
oO ü 
le secours du n® 33.° Il est inutile de la traduire, ces deux textes etant identiques, A part, ici, 
I ’ 

l’absence du mot al-mugaddam, qui parait remplace par un ou deux mots devant la date. Dans 
celle-ci, le chiffre des centaines est le seul que j’aie pu dechiffrer sur la photographie; il est plus 
prudent de ne pas la retablir sur le n® 33, bien que les deux tours soient tres probablement 
de la m&me &poque. En effet, celle-ci resemble beaucoup & la premiere; son inscription 
est disposee de la möme maniere et l’on retrouve ici le m&me appareil en pierres volcaniques, 
petit et irregulier, renforce par des füts en boutisse; iei aussi, le crenelage a disparu. 

D’accord avec tous les auteurs, ces deux textes nous montrent Ayyüb en possession d’Amid 


29 


en 634. L’annee suivante, cette ville subit le siege d’une arınee seldjoukide, qui fut repoussce, 


! Voir CIA, I, p. 103s. Le titre en amir al-muminin, qui parait etre iei en Zahör, est en khalil au Caire. 

® Sur les titres sultaniens des Ayyoubides, voir plus haut, p. 85, n. 6, et plus loin, p. 109, n. 12. 

® Voir plus haut, p. 104, n. 3. Le mot al-mugaddam, place entre le sumom en «al-din et le nom propre, contre 
la regle, parait ötre jei un titre de fonetion, quelque chose comme „chef de ehantier* ou „patron“, plutöt qu’un sur- 
nom personnel. Ce mot figure dans la traduction GarvEn, oü il est mal rendu par „and before him“; comme on 
ne le retrouve pas dans l’inscription suivante, il est &vident que cette traduetion vise bien le no 33, et non le n0 34. 

* A droite de la ligne 3 se voient deux blocs, portant des caracteres coufiques de l’epoque merwanide ou inalide, 
qui ont et& remployes dans la maconnerie; cf. plus haut, p. 91, n. 1. 

> Les mots entre erochets sont ceux que je n'ai pas pu lire directement sur la photographie (mais il se peut 
qu’ils soient conserves dans l'’original); ce document est trop defectueux pour’ etre reproduit ici. 


SELDJOUKIDES D’ÄSIE MINEURE. 107 


gräce allappui des Kharizmiens.' En 637, devenu maitre de l’Egypte par la mort de son pere, 
Ayyüb remit le Diyar-Bekr ä son fils Malik Mu’azzam Türän-shäh. L’annee suivante, ce pays 
fut ravage par les Kharizmiens, puis Amid fut assiegee par l’armee ayyoubide d’Alep, renforede 
d’une arme seldjoukide. Les allies s’en emparerent et releguerent Türän-shäh a Hisn-Kaifa.? 


SELDJOUKIDES D’ASIE MINEURE. 


Que devint alors Amid? L’histoire de l’Asie anterieure ä cette epoque est compliquee de 
mille ineidents diplomatiques et militaires, qui se succedent dans la plus grande incoh6rence. 
Au milieu de ces luttes entre Fgyptiens, Damasquins, Alepins, Anataliotes, Armeniens, Meso- 
potamiens et Kharizmiens, pour ne citer que les prineipaux acteurs de ce perpetuel imbroglio, 
il n'est pas facile de repondre ä cette question. Il semble bien qu’Amid resta aux mains des 
Seldjoukides® et de fait, c’est A l’arm&e de Kaikhusrau II, soutenue par un corps alepin, 
que trois ans plus tard, en 641 ou 642, les Mongols enleveront Amid." Ainsi, depuis 638, 
cette ville appartint a Kaikhusrau; maintenant, retournons & l’Epigraphie. 


35. Deeret au nom du sultan Kaikhusrau II, 639 (?%) H. — Dans la cour de la 
grande Mosquee, cöte sud, A droite de la porte qui donne acces dans la nef laterale nord de 
l'aile est de la mosquee propre.” Neuf lignes gravees dans le parement, pres du sol. Naskhi 
ayyoubide; petits caracteres, points et signes (pl. XVI en bas, ä droite). Inedite. 


GE el Aula NL m a le al la N) 


2 
... 


as el bs e,)\ ls ge bs (2) cz Lil 6) albL. ale au 
Je ac kb An 1) do ah oe I RN äe, Je 6 Rs a 53944 (4) 
öl Welol 2,2 [3 & 4 mots] (7) & All AV Al a de) A U call 
RL, Je a des Sb 2 & 3 mots] (9) Ellbs Sal alt ale 


„Gloire a Alläh, qui a ecart€ de nous le chagrin!*® Il a et& deerete, par l’ordre haut du tres grand sultan 
Ghiyath al-dunyä wal-din, qu’Alläh perpetue son sultanat, d’abolir l’impöt de... . de la porte de la Colline, 
de la porte des Grees et de la porte du Fleuve, ä titre d’aumöne pieuse, eternelle, et de faveur ä l’ögard des 
sujets d’Amid, qu’elle soit gardee! „Et si quelqu’un change ces dispositions apres en avoir eu connaissance, 
alors son erime retombera sur ceux qui l’imiteront; car Alläh entend et sait tout.*” Qu’Alläh aceueille les 
pieuses prieres ..... Et cela (a eu lieu en l’annee) 63*, etc 


! Voir Kamäl al-din et Magrizi, trad. Brocher, dans ROL, V, p. 104; X, p. 300; Ibn Bibi, dans Hoursua, 
Recueil, IV, p. 201s. Suivant Abu I-faradj, trad. Bruxs, p. 511, Kaiqubäd tenta d’assieger Amid en 632—33; on 
a vu, p. 105, n. 3, qu'il l’avait dejü menacee en 623. 

= Voir Sibt ibn al-Djauzi, ed. JewerT, p. 486, 1. 6, et Br. Mus. add. 23279, fo 199 vo (d’apres Aueproz); Ibn 
Shaddäd, Oxford et Berlin, Zoe. eit.; Ibn Bibi, dans Hourswma, Recueil, IV, p. 223s.; Kamäl al-din et Maqrizi, trad. BLocher, 
dans ROL, VI, p. 13s.; X, p. 348; Abu I-faradj, trad. Bruxs, p. 518Ss.; Abu I-fidä’, III, p. 17&s., et dans Hist. 
or. des crois., I, p. 118s.; Ibn Khaldün, V, p. 357; von KaraBAcER, 0p. cit., p. 15 (ef. plus haut, p. S6, n. 5). 

® Voir les passage eites d’Ibn Shaddäd, d’Ibn Bibi, de Kamäl al-din, d’Abu I-fidä’ et d’Abu I-faradj; Ibn Khaldün 
ne parle que des Alepins, mais iei, son temoignage ne vaut pas celui des auteurs precedents. 

* Voir Abu I-fidä’, Ill, p. 180, et dans Hist. or. des crois., I, p. 121; »’Onsson, Mongols, ll, p. S7; Hauser, 
Ilchane, I, p. 112; Howorrn, Mongols, III, p. 48; ef. Ibn Shaddäd, eite plus loin, p. 111, n. 1. 

5 Voir plus haut, p. 45, fig. 23 et pl. VIII. Cette porte se trouve exactement au-dessous du debut du bandeau n0 21. 

% Coran, XXXV, 31 (fragment); ces mots font allusion a la remise d’'impöts ordonnee par le decret. 

° Coran, U, 177, eitation classique A la fin des deerets de remise d’impöts; cf, le no 36. 

14* 


108 INSCRIPTIONS DIVERSES. 


Ainsi, usage, si frequent en Syrie, de graver des decrets, notamment des remises d’impöts, 
sur les murs des monuments publies, cet usage etait repandu aussi en Mesopotamie. Des deux 
seuls edits de ce genre signales jusqu'ici dans cette region, l’un est mutile et l’autre incom- 
plet.' La grande Mosquee d’Amid en fournit deux nouveaux, tous les deux complets; nul doute 
qu’on n’en trouve encore d’autres. 

Oelui-ei preserit la suppression® d’un impöt appele kharädj. En general, ce terme s’ap- 
plique a l’impöt foncier; mais il designe aussi d’autres especes d’impöts et ces designations ont 
varie d’une epoque et d’un pays A l’autre.” Pour en fixer le sens ici, il faudrait determiner 


d’abord celui du mot douteux qui le suit. Ce mot est &erit a ou dl, mais Je ne puis 


linterpreter, faute d'une lecon satisfaisante. Ou bien c'est un nom propre, le premier de la 
serie; alors, le wäw est une copule et il faut traduire .... . „le kharädj de (nom de lieu 
ou de quartier) et de la porte de la Colline, ete.*“ Ou bien c'est un nom commun designant une 
matiere imposable, par exemple des immeubles; alors, le wdw fait partie du mot, qui regit les 
noms suivants, et il faut traduire ... „le kharädj des immeubles (?) de la porte de la Colline, 
etc.“ Dans le premier cas, Aharddj designe un impöt indirect, quelgue chose comme un droit 
d’oetroi percu d’une part, dans une localit€ ou dans une partie de la ville designee par le mot 
obsceur, d’autre part, & trois des portes dAmid. Dans le second cas, il s’agit dun impöt fon- 
cier preleve sur des immeubles (?) sis pres de ces trois portes.* Celles-ei sont deja connues: la 
premiere est Ja porte de Mardin,; la deuxieme, la porte d’Alep; la troisieme, Ja porte Neuve 
actuelle.” 

Le deeret se termine par les formules d’usage et par une date. La lacune au debut des 
trois dernieres lignes provient d’une base de colonne posee sur le dallage de la cour, contre le 
mur de la mosquee", et qui masque cette partie de l'inseription sur la photographie. Cette 
lacune n’est done qu’apparente et les mots caches derriöre ce debris sont probablement lisibles 
sur l’original, qui est bien conserve dans toutes les parties visibles.” Les mots caches au de- 
but des lignes 7 et 8 n’ont pas grand interet, car ils font partie de formules banales. Il n’en 
est pas de m&me de la ligne 9, oü la base de colonne masque le chiffre des unites de la date. 
Or, il serait particulierement important de fixer ce chiffre, parce que c'est lui seul qui permet- 
trait d’identifier le souverain regnant. 

Le nom propre de ce prince est passe sous silence, peut-etre ä dessein, comme on le verra 
tout a l’heure; il n'est designe qu’indirectement, par trois relatifs dependant des mots al-amr 


al-ali „Vordre eleve“.° Les deux premiers paraissent indiquer que ce personnage portait le haut 


! Voir Lenmans-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, n° 6, et le recueil D’OÖrPEXHEINM, no 104. 

® L’inseription dit isgät et ce mot semble avoir et@ employe volonliers, dans ce sens, en Mesopotamie: cf, Ibn 
al-Azraq, eite par Ameproz, dans JRAS, 1903, p. 152, n. 1; Ibn Shaddäd, Berlin, ms. cite, fos 63r0 et 7Sr0, et plus 
loin, le texte du no 36. En Syrie, on disait plutöt öbtäl; voir CIA, 1, p. 561, n. 4; 11 (Tripoli), n0s 23, 26, 5S et passim. 

® Je me borne ä renvoyer a mon etude sur L’impöt foneier sous les premiers califes et surtout A BECKER, 
Papyri Schott-Reinhardt I, et Beiträge zur Geschichte Ägyptens, p- S1s. 

* J’opinerais plutöt pour Ja premiere alternative. La remise de l’impöt foncier, base de tout le systeme fiscal des 
pays musulmans, ne pouvait etre quun fait exceptionnel et passager: or, la remise ordonnee par ce deeret a la 
pretention d’etre definitive (mwabbada, mieux que mwayyadaz ch. Ibn Djubair, 2° ed. Wrient-DE GoEIE, p. 125, 1.7, 
126, 1. 16, 285, 1. 1, ete.). De fait, presque tous les decrets de remise d’impöts en Syrie visent des taxes indirectes: 
droits preleves sur les marchandises ä l’entree des villes, sur les denree vendues aux marches, sur le courtage des 
ventes, sur diverses fermes et concessions, etc. 

° Voir plus haut, p. 7,22 et 27. 

% Voir plus haut, p. 45, et pl. XVI, a droite en bas. 

° Sur ma demande, M. Güys a bien voulu faire revoir l’inscription par un lettre d’Amid; mais sa leeture des 
mots «douteux ne me parait pas assez süre pour trouver place ici; cf. plus loin, p. 109, n. 9. 

° Sur les relatifs de titre, voir CIA, ], index A ce mot. 


SELDJOUKIDES D’ASIE MINEURE. 109 


titre al-sultän al-a’zam „le tres grand sultan*." Quant au troisieme, il ne peut &tre forme que sur 
le surnom Ghiyäth al-din; voila tout ce qu’on peut tirer du protocole ambigu de l’instigateur 
du deeret. Comme il s’agit evidemment du souverain d’Amid, reste ä en chercher un, entre les 
annees 630 et 640, qui reponde A ce signalement un peu vague. 

On a vu que de 630 ä 637, Amid appartint a l’Ayyoubide Malik Sälih Ayyüb, qui s’ap- 
pelait Nadjm al-din, sous la suzerainete de son pere Malik Kämil Muhammad, qui se nommait 
Näsir al-din.” Done, ni l’un ni l’autre ne convient iei et l’on peut deja conclure que le decret 
a ete redige ou A la fin de lannde 637, ou en 638, ou en 639. En partant pour l’Egypte, 
Ayyüb remit le Diyar-Bekr ä son fils Malik Mu’azzam Türän-shäh’, qui s’appelait precisement 
Ghiyäth al-din.* Il semble que le probleme soit deja resolu; mais il n’en est rien. On sait 
que des l’annee suivante, Türän-shäh fut chasse d’Amid par les armees alliees du sultan ayyou- 
bide d’Alep et du sultan seldjoukide de Rum, et qu'’Amid resta des lors aux mains de ce 
dernier jusqu’ä linvasion mongole en 641°; or, Kaikhusrau I[ s’appelait aussi Ghiyäth al-din." 
Ainsi, par un fatal concours de circonstances, on ne peut determiner ni le nom du souverain 
par la date, ni la date par le nom du souverain. Ou bien le decret est date de l’annde 637 et 
il est au nom de Türän-shäh’; ou il est date de 639 et il est au nom de Kaikhusrau°; ou 
enfin, il est date de 638 et il peut etre au nom de l'un ou l’autre de ces deux princes, puis- 
que le changement de regne a eu lieu cette annee-la.” A premiere vue, les chances paraissent 
en faveur de Kaikhusrau, parce que le titre al-sultän al-a’zam ne convient guere a Türän-shäh, 
simple gouverneur du Diyar-Bekr au nom de son pere Ayyüb. Ce titre a et& porte parfois 
par les Ayyoubides, et precisement par Ayyüb, dans deux inscriptions du Caire, datees de 647.'" 
Mais il le porte lä comme sultan d’Egypte, peut-ötre comme suzerain des autres princes 
ayyoubides.'! Comme gouverneur du Diyar-Bekr au nom de son pere, Ayyüb, on l’a vu, porte 
les titres sultäan et s. al-islam wal-muslimin, communs ä la plupart des Ayyoubides.!? Il est 
done peu probable que dans les m&mes eirconstances, Türän-shäh ait porte le titre plus 
eleve al-sultän al-azam. En revanche, ce titre figure dans le protocole des Seldjoukides de 
Rum et Kaikhusrau le porte dans tous ses documents officiels.!” 


ı W’original porte al-a'zami al-sultäni, mais il faut renverser l’ordre de ces deux termes, car en titulature, 
l’adjectif al-a’zam ne s’emploie jamais seul et sert toujours d’epithete A un titre tel que sultän ou malik. D’ailleurs, 
il se peut que cette inversion soit intentionnelle; voir plus loin, p. 110 en haut. 

2 Voir plus haut, p. 105. 

® Voir plus haut, p. 107 en haut. 

* Voir Magrizi, Khitat, ed. Boulaq, Il, p. 236: Sulük, trad. Quatresere, Sultans Mamlouks, la, p. 32; trad. 
BLocher, dans ROL, XI, p. 220. 

° Voir plus haut, p. 107. 

® Voir les sources sur Kaikhusrau II, notamment ses inscriptions et ses monnaies. 

” Bien qu’Ayyüb eüt quitte Amid avant 637, pour guerroyer en Syrie et preparer son avenement au tröne 
d’Egypte, il est peu probable qu’un deeret ait et& promulgu& au nom de Türän-shäh avant sa nomination oflieielle au 
gouvernement du Diyar-Bekr. L’inscription no 33, datee de 634, est au nom d’Ayyüb seul, de m&me qu’une monnaie 
frappee ä Amid en 636; voir Lavomx, CBN (Catalogue des monnaies musulmanes de la Bibliothöque nationale), 
III, no 664. 

8 En aucun cas, il ne peut ätre au nom de son allie le sultan ayyoubide d’Alep, Malik Näsir Yüsuf, qui 
s’appelait Saläh al-din, ni de son fils Malik Mu’azzam Türän-shäh, le commandant du contingent alepin contre Amid, 
qui se nommait Fakhr al-din; cf. plus haut, p. Sb, n. 5. 

® Le lettr& consulte par M. Güys a cru lire, pour les unites, le chiffre „neuf“, ou plutöt „sept*, mais je ne puis 
«Jlonner un grand poids ä son opinion; cf. plus haut, p. 108, n. 7, et plus loin, p. 112, n. 3. Si le deeret est au nom de 
Kaikhusrau, il faut lire „neuf*, plutöt que „sept*. 

1% Voir CIA, I, nos 64 et 65 bis : cf. mes Inscriptions arabes de Syrie, p. 44 du tirage a part. 

ıt En effet, la branche egyptienne des Ayyoubides semble avoir garde, en theorie du moins, la preeminence sur 
les autres; voir BLocHer, dans ROL, IX, p. 123, n. 1. 

12 Voir plus haut, p. S5. n. 6, 106, n. 2, et les nos 33 et 34; ef. Casanova, dans CBN, Ill, p. 560. 

13 Voir ses inscriptions et ses monnaies; cf. plus haut, p. 38 et n. 4; Casanova, loc. cit. 


110 INSCRIPTIONS DIVERSES. 


D’autre part, le relatif correetement forme sur ce titre serait al-sultäni al-a’zami, et non 
al-a'zami al-sultäni. Des lors, je me demande si le redacteur de linscription ne s’est pas trouve 
dans la meme perplexite que nous et si la formule ambigu&ö qu'il emploie n'est pas intentionnelle. 
Supposons, et c'est tres possible, que le decret ait et redige soit durant les derniers jours du 
regne de Türän-shäh, soit au debut du nouveau regime, encore bien incertain, car demain, 
Türän-shäh peut reprendre Amid ä la faveur d’une nouvelle combinaison politique. Que fait 
le redacteur, pour mettre A couvert sa responsabilitö, quoi quil advienne? Il commence par 
supprimer le nom propre du souverain, ce qui n’avait rien de partieulierement insolite.! Puis 
il se sert d’une formule &quivoque, applicable, soit au sıltin Türän-shäh, soit au sultän a’zam 
Kaikhusrau.” Enfin, il lui reste un atout inespere: les deux competiteurs portent le m&me sur- 
nom Ghiyäth al-din. Je n’affirme pas que cette explication soit conforme A la realite; je me 
borne a suggerer qu’un seeretaire adroit, avec un peu d’esprit, pouvait se tirer ainsi d’un 
mauvais pas. 


ORTOKIDES DE MARDIN. 


Que devint Amid apres le passage des Mongols? Sans doute, ils ne s’y fixerent pas en- 
core, puisquils reprendront cette place, on va le voir, environ quinze ans plus tard. Les pre- 
mieres invasions mongoles dans l’Asie occidentale furent de vastes courses, des explorations 
d’avant-gardes, lancdes a la poursuite des armdes defaites du Khwärizm-shäh et preeedant, comme 
une menace d’orage, la conquete d’Hulagu. D’autre part, il est certain qu’Amid etait perdue 
pour les Ayyoubides. Lorsque Türän-shäh, relegue A Kaifa par les armees alliees d’Alep et de 
Konia, quitte ä son tour la Mesopotamie en 647, pour inaugurer en Egypte la courte royaute 
quil va payer de sa vie”, il laisse a Kaifa son fils Malik Muwahhid "Abdalläh.' Mais ce dynaste 
obseur, que le meurtre de son pere va laisser isole dans son etroit domaine, n'est jamais rentre 
en possession d’Amid.’ En effet, un auteur contemporain, qui fut mele ä la resistance tragique 


' Dans les deerets promulgues par un gouverneur de province, le nom propre est souvent supprime, sans doute 
parce que l’ordre emane du fonetionnaire et non de la personne du gourerneur; voir C/A, I, p. 691, n. 1. Dans les 
decrets promulgues par un souverain, celte omission est plus rare, peut-etre parce que les changements de regne sont 
moins frequents que les mutations de fonctionnaires; voir CA, I, p. 690, et un cas analogue cite dans mes Titres 
ealifiens d’Oceident, tir. a part du JA, p. 71, n. 1. 

® En effet, Yinversion de ces deux terınes permet de reconnaitre iei le titre sultän a'zam, ou de ne pas le 
reconnaitre, a volonte; voir plus haut, p. 109, n. 1. On remarquera aussi l’absenee du surnom en malik, dont le relatif, 
pour Türän-shäh, eüt ete al-malaki al-muazzami; les Seldjoukides ne portaient pas de surnom en malik et il ya la 
un indice de plus en faveur de Kaikhusrau. Dans l’hypothese que je suegere, le rödactenr eüt pu se tirer d’affaire 
en eerivant «al-sultäni al-mwazzami, Appliquee a Türän-shäh, cette formule eüt signifi& „le sultan (Malik) Mu’azzam“; 
appliquee a Kaikhusrau, elle eüt voulu dire „le sultan magmifie“, titre qui alterne avec sultän a'zam, dans les protocoles 
seldjoukides; voir plus haut, p. 38, n. &. 

° Voir Ibn Khallikän, trad. pe Sraxe, III, p. 346; Sıbt ibn al-Djauzi, ed. Jewert, p. 514 en bas et suiv.; Abu 
I-fida°, II, p. 188 s., et dans Hist. or, des crois., I, p. 127s.; Maqrizi, Khitat, 11, p. 236; Sulük, trad. Brocher, dans 
ROL, NL, p. 214s.; Weir, Chalifen, III, p. 483; D’Onsson, Mongols, III, p. 287; von Karapacer, Zoe. eit.; cf, plus haut, p. Ss. 

* Voir Ibn Wäsil, trad. BrocHer, dans ROL, XI, p. 215, n. 2: Ibn Khaldün, V\, p- 357. D’apres Hamner, Ilchane, 
I, p 74, 170, 189 et 192, et Cmarmoy, dans Sharaf al-din, la, p- 60&s. (cf, Weit, Chalifen, IV, p. 10. n.1), Malik Muwahhid 
füt vietime de sa resistance aux Mongols, mais ses successeurs continuerent ä posseder Kaifa sous la suzerainete 
mongole. Les renseignements tres vagues fournis sur eux par ces auteurs semblent empruntes surlout a Sharaf al-din, 
ed. VELIAMINOF, I, p. 1505., trad. Cuarnoy, Ib, p. 1795. Cet eerivain, qui merite a peine lenom d’historien, signale l’existence 
des Ayyoubides de Kaifa depuis le milieu du XIV* siecle jusqu’au NVII®. Apres avoir ete meles a l’histoire des 
Timourides, des Tureomans du Mouton blanc, des Mamlouks d’Egypte, des Sefewides et des Ottomans, ils finirent par 
oceuper de simples charges dans l’administration ottomane, ou par se retirer dans la vie privee; voir aussi Yazdi, trad. 
Peris, II, p. 266; II, p. 355; Ranmusıo, loc. eit., et Guev, Italian travels in Persia, p. 151 s., 19%s; Pricr, Mahommedan 
history, Illa, p. 169, 356, d’apres Mirkhond; Weır, Chalifen, V, p. 192, 297, n.2; pw Hammer, Empire ottoman, U, p. 365 
IV, p. 222, 241; Rırrer, Erdkunde, XI, p. 39, 41. 

° Voir plus loin, p. 114. 


ÜÖRTOKIDES DE MARDIN. 111 


de la Mesopotamie contre l’invasion mongole, donne, sur le sort d’Amid ä cette Epoque, des 
details trop courts, mais preeis. D’apres lui, les Seldjoukides conserverent cette ville jusqu’en 655. 
En radjab de cette annee, elle leur fut enlevee par l’Ayyoubide Malik Kämil Muhammad de 
Mifargin. C'est au lieutenant de ce dernier qu’en l’annee 657 (1259), apres la prise de Bagdad, 
les Mongols enleverent Amid pour la deuxieme fois. Hulagu la remit alors aux deux freres 
Kaikäwus II et Qilidj-arslän IV. Ce dernier la garda jusqu’a sa mort, en 666, et ses lieutenants 
y residaient conjointement avec ceux des Mongols. Elle &echut alors a son fils Kaikhusrau III, 
qui la possedait encore en 679, A la date ou l’auteur que je cite a ecrit son livre.' 

Ainsi, suivant un usage frequent des souverains de sa race, Hulagu soumettait un dynaste 
local au contröle d’un resident mongol. Ce regime persista sous ses successeurs, car d’autres 
textes signalent, jusqu’a la fin du XIII® sieele, des gouverneurs et des inspecteurs generaux 
mongols du Diyar-Bekr.” 

Vers cette epoque, les Seldjoukides expirants furent remplaces par les Ortokides de Mardin, 
dont la dynastie prolongeait alors son existence, sous la suzerainetE mongole.’ En effet, un 
texte nous montre, en 1297 (696), Amid surprise et saccagee par une bande d’Arabes de Syrie, 
appeles par Malik Sälih, l’Ortokide de Mardin, parce que les habitants d’ Amid lui avaient fait 
defection; les portes de la ville leur avaient €t€@ ouvertes, semble-t-il, sur l’ordre, ou du moins 
avec l’autorisation tacite de ce prince.* 

Un peu plus tard, vers 702 (1302-03), en traversant la Mesopotamie pour entreprendre 
sa troisitme campagne de Syrie, ’Houlagouide Ghazan confia le Diyar-Bekr tout entier & son 
vassal Malik Mansür Nadjm al-din Ghäzi II, l’Ortokide de Mardin.° Ghäzi mourut en 712 et 
apres Jui regnerent ses deux fils: Alpi, durant quelques jours seulement, puis Malik Sälih Shams 
al-din Sälih, jusqu’en 765.° En 717 (1317—18), Amid subit une nouvelle razzia, cette fois de 


! Voir Ibn Shaddäd, Oxford (d’apres Ameoroz) et Berlin, 79 vo s. Une partie de ces faits sont confirmes 
par Abu l-faradj, trad. Bruxs, p. 527 et 543; sur Malik Kämil de Mifargin, voir plus haut, p. S6, n.5. C'est le fils de 
l’atabek Lu’lu’ qui fut charge par Hulagu de la prise d’Amid, dont le reeit, vague et bref chez les auteurs qui 
racontent en detail les sieges de Mifargin et de Mardin, semble bien indiquer qu’Amid se rendit sans resistance; 
voir Rashid al-din, trad. QUATRENERE, p. 22s.; Djuzdjäni, Tabagät-i-Näsivi, trad. Raverty, p. 1263s.; Hanser, Ilchane, 
I, p. 174; Weır, Chalifen, IV, p. 9; »’Onsson, Mongols, III, p. 308: Howortn, Mongols, III, p. 144. 

2 Voir, par exemple, Howortu, Mongols, III, p. 220 (en 1265); Abu I-faradj, trad. Bruns, p. 618 (en 1290). 

® Voir Ibn Khallikän, I, p. 171; Abu I-faradj, p. 557; Rashid al-din, p. 378s.; Wassäf, ed. Hauer, p. 96; 
trad., p. 92; Ibn Khaldün, V, p. 545 en bas; Magrizi, trad. QuATREMERE, Sultans Mamlouks, Ib, p. 133; Hamster, 
Ilchane, I, p. 192; n’Onsson, Mongols, II, p. 257=.; IV, p. 66, 229, 288; Howortn, Mongols, III, p. 162; Raverry, 
dans Djuzdjäni, p. 1278, note en bas. La suzerainete mongole a Mardin ä cette epoque est confirmee par les monnaies 
de l’Ortokide Ghäzi II, faisarıt hommage a Ghazan, et par des monnaies frappees ä Mardin aux seuls noms d’Houla- 
gouides; voir Fraenn, De Ilchanorum numis, no S2; Laxe-PooLe, CBM, VI, p. 271: X, p. cLxxxvun; G. Eonen, CMO, 
I, no 112; M. MurArar, CMO, Ill, p. 259; Marxorr, ME, p. 581, no 287; Casanova, Inventaire de la collection de la 
princesse Ismail, p. xv, 105, 161s. 

* Voir Abu I-faradj, ed. Bepsan, p. 598; trad. Bruns, p. 647. Ce Malik Sälih parait etre le Shams al-din Däwud 
de Laxe-PooLe, Dynasties, p. 168, qui monta sur le tröne vers 691, suivant cet auteur, ou en 695, d’apres 
Rashid al-din, p. 379. D’autres auteurs signalent ä cette epoque une razzia de Syriens dans le Diyar-Bekr et ä Mardin; 
voir Magrizi, Zoc. eit.; Rashid al-din, cite par n’Onsson, Mongols, IV, p. 207; Howortn, Mongols, III, p. 434. 

5 Voir Rashid al-din, Zoe. cit.; n’Onssox, Mongols, IV, p. 328; Hammer, Ilchane, II, p. 126: Prıcr, op. eit., II, 
p- 621; Howortn, Mongols, III, p. 467. C'est lui peut-etre auquel Mar Djabala fait allusion en ces termes en 1304: 
„le grand emir auquel etait confie le gouvernement du Diarbekir*; trad. Cuapor, dans ROL, II, p. 264. D’apres 
Lane-Pootr, loc. eit. (trad. BArTHoLD, p. 142), qui suit sans doute Abu I-fidä’, IV, p. 69, Ghäzi II etait le frere de Däwud 
et monta sur le tröne en 693. Rashid al-din, /oc. cit,, parait en faire un fils de Däwud (son texte est ambigu) et ne 
donne pas la date de son avenement, qui doit avoir eu lieu plus tard, s’il est vrai que Däwud ne monta sur le tröne 
qu’en 695; voir la note precedente. 

° Voir Abu I-fidä’, 7oc. eit.; Ibn Batüta, II, p. 144: Laxe-PooLe, Dynasties, p. 168. Les trois noms de Sälil, 
qu'on trouve dans ces auteurs, sont confirmes par Shihäb al-din “*Umari, qui s’exprime ainsi dans son Ta’rif, ed. 
Caire, p. 32: „Le maitre actuel de Mardin est Malik Sälih Shams al-din Sälih, fils de Malik Mansür, un Ortokide, ete.* 
Cet ouvrage a 6&t& ecrit vers l’annde 741; voir mes Titres califiens d’Oceident, tir. A part du JA, p. 71, n.1. 


112 INSCRIPTIONS DIVERSES. 


la part des Kgyptiens." A cette epoque, son histoire est si eflacdee que je n’ai trouve aucun 
autre fait a signaler sur elle, a part ce detail important qu'elle payait alors un tribut aux 
Houlagouides.? Sälih garda-t-il le Diyar-Bekr? L’epigraphie va nous l’apprendre. 


36. Deeret au nom de l’Ortokide Malik Salih. 731 H. — A cöte de linseription pre- 
cedente, a gauche de la porte, un peu plus haut au-dessus du sol. Onze lignes® en naskhi 
mamlouk; petits caracteres, quelques points et signes (pl. XVI en bas, ä gauche). Inedite. 


JUN Sul sei A 2 = sl 
Sogn a, Bar Y ae 33.8 elle ef J (3 ) Jels albl. a ale Be) 


. 


al PIE) Se Li, a le & AA w da ll Sl] (4) 39) 
3b ob u ee alas N PER ar a 
Adseg ZA üsle Je gaselm) KON Zar cl ol me In „A 
>, ALlal is (Nails „ee Ubs Ni ls ) ee ls! Be a) 
I Fl 1 ET ae or N = Sal Ale 
ll de Aal ls cn) Au Lie dis ab ol Amgs July lu, Lo Je n 
len ig aa A ey gi 5 Ally Aue a As 


Par l’ordre royal, eleve, de notre maitre le tres grand sultan al-Malik al-Salih Shams al-din, qu’Alläh 
perpetue son sultanat, quil eleve jusqu'aux etoiles de Simäk* son pouvoir et sa situation, que ses nobles 
actions ne cessent d’elre celebrees dans les mondes et que ses aumönes royales ne cessent d’etre des colliers 
et des chaines (de joyaux) autour des cous (de ses sujets), il a &t& deerets qu’on vemette aux marchands 
d’Amid, qu’elle soit gardee, les taxes qu’on prelevait d’eux sur les poids, ainsi que les impöts®, les redevances ? 

' Voir Abu I-fida’, IV, p. 84; Ibn Iyäs, I, p. 174,1. S d’en bas; QuAaTRENERE, dans Rashid al-din, p. 331. 

2 Voir Hamdallah Mostaufi, eite par Le Strange, dans JRAS, 1902, p. 264, et The lands of the Eustern cali- 
phate, p. 110. Bien que la geographie de Hamdalläh n "it ete achevee que vers 740, elle se rapporte, d’apres LE STRANGE, 
prim. op. eit., p. 54, aux regnes de Ghazan et de ses deux successeurs, sous lesquels il est aussi question, en passant, 
du gouverneur du Diyar-Bekr; voir p’Onsson, Mongols, IV, p. 580, 605; Hanmer, Ilchane, Il, p. 315. Les geographes 
Dimashqi et Abu I-fidä’ ne donnent aucun detail nouveau sur Amid et Ibn Batüta n’en parle meme pas. 

® Sur la photographie, les premieres leitres de chaque ligne sont cachees derriere le support d’un auvent de 
hois qui abrite la porte. A ma priere, M. Güys a bien voulu faire contröler, par un lettr& d’Amid, les lecons que je 
donne jei entre crochets; mais ce contröle n’ayant donne lieu a aucune correction, je soupconne ce brave homme 
d’avoir opine du bonnet, car j’ai peine a croire que toutes mes restitutions soient correctes; cf. plus haut, p. 109, n.9. 

' Sur les etoiles de ce nom, voir Laxe, Dietionary. 

> Ge mot est enlierement cache, sauf l’extremite de la queue de la derniere lettre, qui parait etre un » ou 


un 3. Le plus simple serait de lire ERNE „province*, puisqu'aux lienes 9—10, le texte dit „la province susdite*. Mais 
le suflixe minhum et Jes suivants supposent ici le pluriel d’un substantif designant des etres animes, peut-etre 


Le) „sujets“. ‚Je choisis la lecon A „marchands“, qui parait avoir l’approbation du lettre d’Amid. 


® L’original porte hl, avec le kesra; cette forme ne paraissant pas usitee, on peut lire, en supprimant 
un alif, Zly 2, comme pluriel feminin de mugarrar „taxe, impöt*, d’apres Dozy, Supplement. 
5 


" La derniere lettre de ce mot parait certaine; on peut lire aussi AN] ou ls „les charges, les rede- 


ÖRTOKIDES DE MARDIN. 113 


et les contributions extraordinaires !, qu’on leur enleve et qu’on leur supprime la caution (ou la ferme) du loyer?, 
et que Je mesurage (des grains)* persiste ä @tre fait chez eux suivant l’usage imm6morial et la regle* pree- 
tablie, le tout ä litre de don gratuit en leur faveur, par bienveillance? ä leur @gard, par souci de leur bien- 
etre, et pour se concilier leurs prieres pures en faveur de la duree de ce regne puissant.* En consöquence, 
tous les prefets, les gouverneurs et les employes du fise attaches a l’administration de ladite province 
(d’Amid) ont et& invites ä mettre A exeeution notre deeret et A agir y conformement.” „Et si quelqu’un 
change ces dispositions apres en avoir eu connaissance, alors son crime retombera sur ceux qui l’imiteront; 
car Alläh entend et sait tout.*® Et ce decret a te grav6® dans le mois de radjab de l’annee 731 (avril- 
mai 1331). 


Ce deceret me parait assez clair pour se passer de commentaire, hormis sur un point: au nom 
de qui a-t-il et@ promulgue? On vient de voir que des la fin du XIII® siecle, Amid appartenait 
aux Ortokides de Mardin, sous la suzerainet@ des Mongols, et qu’un prince de cette dynastie, 
nomme Malik Sälih Shams al-din Sälih, occupa le tröne de 712 a 765.!% Les auteurs qui nous 
donnent ces noms sont dignes de toute ereance, car Ibn Batüta visita Mardin sous le rögne 
de ce prince et Shihäb al-din “Umari, secretaire a la chancellerie du Caire, connaissait ä fond 
le protocole de son temps. Or, le decret est au nom d’un Malik Sälih Shams al-din!! et il est 
date de 731. Bien qu’aucun auteur ne dise expressement que Sälih ait regne aussi a Amid, 
apres son pere Ghäzi II, il n’est guere possible d’en douter, car Shihäb al-din, passant en revue 
tous les souverains musulmans en relation avec la cour du Caire, ne fait aucune mention 
d’Amid et cette ville ne figure m&me plus, comme lieu de frappe, dans les series monetaires de 
cette Eepoque. 


vances.“* (Ce dernier mot figure dans Ibn al-Azraq, trad. Ameproz, dans JRAS, 1903, p. 152, n. 1, et dans Ibn Shaddäd, 
Berlin, fos 63r0 et 78r0, preeisement ä propos de remises d’impöts dans le Diyar-Bekr; mais il est un peu trop court 
pour remplir ici la lacune, et je prefere un des deux auires. 


ı L’original porte Z;\ 3] . Je suppose un pluriel U \b au mot (5,lb „extraordinaire* (de ense), „illicite* 
=) P) (5) I 
(emploi), d’apres Dozy, s. v. ) “ch. a5 ıb „accident“, dans Lase, s. v. | 5. 
P 22 > = 


® L’original porte (x 1) Ol, c’est-ä-dire, evidemment, sc Olss. Le mot damän „responsabilite, 
caution*, designe souvent, dans les decrets, la „ferme* d’un impöt, d'un service public, ete., suivant un usage frequent en 


Orient. Le mot Sr pour +15, sienifie „location“ et „loyer“, soit la rente d'un immeuble, soit le prix de la main 


d’@euvre. Il s’agit peut-etre de la ferme d’un impöt sur les loyers. 


® L'original porte usül; il s’agit sans doute de r&eprimer un abus dans le mesurage de substances seches. 
w 


* L'original porte oJcls. Comme le suflixe est indispensable, il faut lire plutöt Suelss, g&'id au mas- 
e I B) I ’ P la 


eulin ne s’employant pas dans le sens de „regle* et l’assonnance exigeant ici gd’ida au feminin. 
. n 
® Les deux dernieres lettres de ce mot sont certaines. Au lieu de bel, en pourrait lire £e, mais ce nom 
d’action se construit avec la preposition ‘ald et il est un peu court pour la lacune; d’autre part, il me parait impos- 


RN 
sible, au point de vue du sens, de lire bL>. 


% Tel est le sens de cette phrase, que je n’ai pas traduite exactement dans C/A, I, no 525; voir SoBERNHEIM, 
inscriptions de Baalbek (sous presse); C/A, Ill (Tripoli), nos 27 s. et passim, p. 70,n. 6. Les deerets touchant la remise 
d’impöts ou la suppression d’abus insistent volontiers sur le fait que ces mesures sont des actes de gräce, qui meritent 
la reconnaissance des interesses. Le but de cette declaration est &vident: le gouvernement ne veut pas reconnaitre 
qu’elles sont strictement &quitables, pour se.reserver le droit de retabliv plus tard ce qu'il a supprime provisoirement. 

” Pour la traduction de ces mots, voir Dozy, Supplement, aux mots amr, hamala et müdjib. 

8 Coran, II, 177; cf. le n9 35. 

° Sur ce sens de wa-dhälika, voir CLA, I, p. 252. 

1° Voir plus haut, p. 111. 

'! Ces deux surnoms sont compris dans les relatifs «/-malaki al-sälihi al-shamsi; sur l’absencee du nom propre, 
voir plus haut, p. 110, n. 1. 

Amida. 15 


114 INSCRIPTIONS DIVERSES, 


Mais voici un fait nouveau. On sait qu’en partant pour l’Egypte en 647, l’Ayyoubide 
Türän-shäh avait laisse ä Kaifa son fils "Abdalläh, dont les descendants conserverent cette ville 
Jusqu’ä la conquete ottomane.! Or, a l’epoque oü le decret d’Amid a ete promulgue, le repre- 
sentant de cette obscure dynastie s’appelait, lui aussi, Malik Sälih. Voici comment en parle 
Shihäb al-din, dont le temoignage, ici encore, est absolument sür: „Le maitre de Hisn-Kaifa 
est un descendant des rois ayyoubides, auquel les rois du Caire temoignent du respect, en sou- 
venir des anciennes relations qu'ils entretenaient avec ceux-läa, et parce que cette affection reci- 
proque a persiste jusqu’a nos jours. L’un d’eux, Malik Sälih, a voulu, tout recemment, se 
rendre ä la cour du Caire. Parvenu a Damas, il y fut rejoint par Ja nouvelle que son frere 
s’etait jete sur son tröne et voulait seemparer de son sultanat; il se häta de rebrousser chemin. 
On ne tarda pas A apprendre que rentre dans son chäteau, il ayait et& assailli et tu& par son 
frere. Ensuite, celui-eci tömoigna du repentir et il &crivit au sultan (d’Egypte); mais on lui 
repondit de maniere A lui faire comprendre qu’on n’acceptait pas ses excuses, ete.“? 

Ce Malik Saälih, assassine vers 740°, peut-il &tre l’auteur d’un decret promulgue A Amid 
en 731, par un Malik Sälih Shams al-din? Je ne le pense pas et voici pourquoi. D’abord, il 
n’y a aucun indice que les Ortokides de Mardin aient et chasses d’Amid, ni que les Ayyou- 
bides de Kaifa en soient jamais rentres en possession.* Puis, il ressort du recit de Shihäb al- 
din qu’a son epoque, ces derniers ne jouaient aucun röle politique. Les sultans Mamlouks leur 
temoignaient une bienveillante amitie, non par interöt, mais par souvenir, comme ä ces autres 
familles ayyoubides, issues d’anciennes dynasties, auxquelles l!’Egypte accordait des fiefs en Syrie 
et un palais pour Jeurs sejours au Caire. Le rang quils occupent dans le protocole ofliciel de 
la chancellerie du Caire est sensiblement inferieur A celui des Ortokides de Mardin.?” Peut-etre 
que les Ayyoubides de Kaifa avaient conserve le titre de sultan; il est vrai que ce protocole 
n’en fait pas mention, mais la chancellerie du Caire, pour des motifs diplomatiques faciles A 
comprendre, ne prodiguait pas ce titre aux souverains etrangers.* En tout cas, ils ne portaient 
probablement pas le haut titre sultän a’zam, qui figure, sous la forme relative, dans le decret 
de 731; or ce titre, les Ortokides de Mardin le portaient certainement, puisqu'on le lit sur 
leurs monnajies.” Il est done permis de conelure que le deeret a ete promulgue par Malik Sälih 
Shams al-din Sälih et qu’en 731, Amid appartenait encore aux Ortokides de Mardin. 

Puis l’'histoire d’Amid se perd de nouveau dans l’ombre et le silence des sources nous 
permet de passer d’autant plus rapidement sur les deux siecles suivants qu’on ne possede au- 
cune inscription de cette Eepoque. 


En 766, le Djelairide Shaikh Uwais traversa le Diyar-Bekr et siempara de Mossoul et de 
Mardin; on ne sait rien de precis sur cette campagne, qui parait avoir ete une razzia plutöt 


' Voir plus haut, p. 110, n. 4. 

2 Voir Ta’rif, ed. Caire, p. 33. 

® Le Ta’rif a ete ecrit vers 741; voir plus haut, p. 111, n. 6. 

* Voir plus haut. p. 110. 

° Voir les formulaires offieiels dans Ta’rif, Toe. eit. 

® Voir mes Titres califiens, p. ls. et 72. Peut-etre faut-il attribuer A cet Ayyoubide une monnaie d’argent 
publiee par G. Ennem, CMO, I, no 114, frappee a Kaifa, au nom d’al-sultän ... al-Malik al-Sälih, et que ce savant 
attribue a l’Ortokide Malik Sälih Sälih de Mardin; mais il se peut aussi que Kaifa reconnüt alors la suzerainete de 
Mardin. La lacune qui suit le mot sultan est un indice en faveur de l’attribution n»’Ennem, car elle renfermait 
peut-etre l’epithete a/-a’zam, qui convient mieux ä l’Ortokide qu’a l’Ayyoubide; voir la note suivante. 

” Sinon sur celles de Sälih lui-meme, du moins sur une piece de son pere Ghäzi II, frappee en 698 au nom 
d’al-sultän al-a'zam zill Allah fi I-"älam al-Malik al-Mansür Nadjm al-din Abu I-fath Ghäzi; voir Epuen, tom. eit., no 112. 
Il est vrai que les deux premiers titres de ce protocole, qui sont tres frequents chez les Seldjoukides de Rum, pour- 
raient designer iei, a titre d’hommage, le sultan Kaiqubäd II, qui regnait en 698. D’autre part, l’attribution aux 
Örtokides de Mardin, simples vassaux des Mongols, de titres autrefois tres eleves (ef. plus haut, p. 109) n’a rien 
d’invraisemblable au XIV® siecle, d’autant que la decadence des Houlagouides semble avoir donn& un regain d'inde- 
pendance aux Ortokides de Mardin; voir Casanova, Inventaire de la collection princesse Ismail, p. XV. 


OÖRTOKIDES DE MARDIN. 115 


qu’une conquete.! En effet, c'est encore ä un Ortokide, Malik Zähir “Isa, l’alli du sultan Bar- 
qüq d’Egypte?, qu’en 796, Timur demanda la soumission de Mardin, puis quil arracha cette 
ville des la m&me annde, apres un siege acharne, pour la remettre a Sälih, le frere de ‘Isa, et 
conduire ce dernier captif a Sultania.® La meme annde encore, Amid fut emportee d’assaut 
par le conquerant mongol.* A qui la prit-il? Les auteurs qui racontent ce siege ne faisant pas la 
moindre allusion au souverain d’Amid, on peut croire que cette ville etait restee, jusqu’ä ce jour, 
un chef-lieu de province des Örtokides et quelle fut defendue contre Timur par un simple 
gouverneur. Voici comment un temoin oculaire deerit l’enceinte d’Amid au moment de lat- 
taque de Timur: 

„La force de cette place est telle qu’aucune autre au monde ne peut rivaliser avec elle, 
Ses hautes murailles sont bäties en pierres de taille, relides par du eiment; l’epaisseur du rempart 
est telle que deux cavaliers peuvent y cheminer de front. Sur le haut de ce mur, & l’exterieur 
et & linterieur, on a bäti un double mur en pierre de taille, de la hauteur d’un homme; on 
a reli les deux ‘parties par une voüte (de maniere ä ereer un chemin de ronde couvert) et au- 
dessus, on a construit, du cöte exterieur, un parapet en pierre, erenele. La courtine comprend 
ainsi deux etages, afin qu’en temps de pluie, par un grand froid ou par une chaleur excessive, 
les hommes puissent se tenir dans l’&tage inferieur. La courtine est renforcee par de hautes 
tours, distantes les unes des autres de dix & quinze coudees (gez). A linterieur de la place, 
il y a deux fontaines d’eau de roche, avec plusieurs beaux jardins, et cette description est 
faite de visu (par l’auteur) .. . Les soldats penetrerent a linterieur de la place et pillerent la 
ville... Ils monterent sur les murailles avec des haches et des outils et se mirent ä les 
detruire; mais elles etaient si solides qu'ils eurent beaucoup de peine ä en arracher une petite 
partie. Et comme il eüt fallu un siecle pour en venir ä bout, ils se contenterent de demolir 
une partie de leur couronnement.“° 

En 798 (1396), Timur delivra ‘Isä et lui rendit Mardin, parce que Sälih avait fait hommage 
au sultan Bargüg. Mais en 800, “‘Isä rendit ä son tour hommage a Bargüq.° Pour le punir, 
Timur passa par Mardin au retour de sa campagne de Syrie, ä la fin de l’annde 803; apres 
avoir ravage la ville, il remit a son vassal Qarä-Yuiug, alors gouverneur de Malatia, le soin de 
bloquer la citadelle.” En 505, en rentrant de Georgie apres la bataille d’Angora, Timur dele- 
gua A son petit-fils Mirza Abü Bakr le gouvernement general de l’Iraq et de la Mesopotamie, 


! Voir p’HErBELOT, Bibliothöque orientale, Paris 1781, 1, p. 482; Desuicxes, Histoire des Huns, Ill, p. 289; 
Weır, Chalifen, IV, p. 527; Laxe-PooLe, Dynasties, p. 246; Howortu, Mongols, III, p. 655, d’apres la Shadjarat al- 
aträk. En racontant cette campagne d’apres Khondemir, Price, op. eit., II, p. 700, ne parle que de Mossoul; dans 
son Histoire de la Perse, Marcorm n’en dit rien. Tout au plus Uwais se contenta-t-il d’une vague suzerainet& sur le 
Diyar-Bekr, car Mardin ne figure pas comme lieu de frappe dans la serie des monnaies djelairides connues ä ce jour; 
voir les sources monetaires, notamment Markorr, Katalog djelairidskilkh monet, 1897. 

2 Voir Weır, Chalifen, IV, p. 550. 

» Voir Yazdi, ed. Caleutta, I, p. 663 a 681; trad. Perıis, Il, p. 263 & 285; Ibn “Arabshäh, ed. Manser, I, p. 314s. 
(ed. Calcutta, p. 98; ed. Caire, p. 48). C'est Yazdi qui l’appelle Sälih tout court; cf. Lane-PooL£, Dynasties, p. 168. 
Suivant Ibn “Arabshäh, ‘Isa avait un frere (variante du Caire: un neveu) appel& Malik Sälih Shihäb al-din Ahmad, qui 
pourrait &tre le m&me personnage; cf. plus loin, p. 116, n. 4. Price, op. cit., la, p. 168s., suit iei Mirkhond, qui suit 
Yazdi, etpe Hauser, Empire ottoman, II, p. 37, et Ilchane, I, p. 192, suit Yazdi, que cite aussi QuATREMERE, dans Rashid 
al-din, p. 331, note; cf. Weir, Chalifen, V, p. 45. 

* Voir Yazdi, I, p. 682 suiv. (Peris, II, p. 286 s.); Ibn “Arabshäh, I, p. 331s. (Calcutta, p. 102; Caire, p. 50); 
Price, op. eit., llla, p. 178s.; ve Hammer et Weır, loc. eit.: Rırter, Erdkunde, XI, p. 36. D’apres Ibn “Arabshäh, les 
assiegeants penetrerent dans la ville par le Bäb al-tall, la porte de Mardin. 

5 Voir Yazdi, Zoc. cit. (la traduction de Perıs laissant un peu ä desirer, je traduis en resume le texte de 
Caleutta); ef. Price, loc. cit. 

® Voir Yazdi, I, p. 787 (Perıs, II, p. 396); Price, Illa, p. 208; Weır, V, p. 56s. D’apres les sources arabes citees 
par Weır, Sälih etait le neveu de “Isa; ef. ci-dessus, n. 3. 

’ Voir Yazdi, II, p. 352s. (Perıs, Ill, p. 355s.); Ibn “Arabshäh, II, p. 15 
Ilchane, I, p. 193. 





7; Prıicr, Illa, p. 356s.: Hausen, 


15* 


116 INSCRIPTIONS DIVERSES. 


avec Mardin et le Diyar-Bekr, dont les princes furent places sous ses ordres.! “Isä venait d’ob- 
tenir une nouvelle amnistie, scell&e par le mariage de sa fille avec le Mirza Abü Bakr. En 
806, Isä la conduisit A la cour A Qarabagh, puis il rentra a Mardin, dans la suite du Mirza 
“Umar, le frere d’Abü Bakr, que Timur venait de nommer souverain de toute l’Asie occi- 
dentale.? 


TURCOMANS, 


Cependant Qarä-Yulug, dont la puissance grandissait dans le haut bassin de l’Euphrate 
et du Tigre, sempara d’Amid vers 807. Pour le combattre, ‘Isa s’allia avec Djakam, le sultan 
ephemere d’Alep et le rival du sultan Mamlouk Faradj; mais les deux alli6s furent tues en 809, 
dans une rencontre entre Amid et Mardin.? En S11, Qarä-Yuluq marcha sur Mardin, oü regnait 
l’Ortokide Malik Sälih Ahmad. Üelui-ei, c@dant Mardin ä Qarä-Yüsuf, de la dynastie turco- 
mane du Mouton noir, s’enfuit a Mossoul, ot il mourut peu apres. Ses fils moururent A Sindjar 
en 814; ainsi s’eteignit la dynastie des Ortokides de Mardin.* Sur ses ruines, Qarä-Yulug avait 
deja fonde la dynastie turcomane du Mouton blane, dont la capitale sera desormais Amid. En 
S14, Qarä-Yulug ravagea Mardin et finit par la reprendre au Mouton noir en 835°; nous n’au- 
rons plus l'occasion de parler de cette ville. 

En 836, le sultan Mamlouk Barsbäy, hante par le souvenir de ses grands predecesseurs 
et jaloux de rendre a l’Egypte son influence en Mesopotamie, deelara la guerre a Qarä-Yulug. 
Mais il n’avait pas l’etoflfe d’un conquerant et les chroniqueurs egyptiens eux-m&mes, en racon- 
tant ce malheureux siege d’Amid, avouent qu'il n’aboutit qu’ä un vague hommage du Turco- 
man & l’Egypte.* En 856, Uzun Hasan arrache Amid ä son frere Djahängir et offre son hom- 
mage au sultan Mamlouk Khushgadam.’” Vers 908 (1502), le Seföwide Shäh Ismail enleve 
Amid et Mardin aux derniers princes de la dynastie du Mouton blanc et remet le Diyar-Bekr 
a un gouverneur. En 920 (1514), l’Ottoman Salim I s’en empare apres la bataille de Tshal- 
diran. Ismail tente en vain de reprendre Amid; apres un long siege soutenu par les Kurdes 
devoues A Salim, elle est delivree par une armde ottomane et reste definitivement aux mains 
des Ottomans, avec le Diyar-Bekr.° 

Ainsi, durant tout le XV*® siecle, Amid fut une des capitales des princes du Mouton blanc; 
mais aucune inscription n'illustre cette epoque peu glorieuse.” Il faut descendre jusqu’au suc- 
cesseur de Salim I® pour trouver une nouvelle insceription souveraine ä Amid. 


ı Voir Yazdi, II, p. 515s. (Peris, IV, p. 92s.); Prıcz, Illa, p. 435. 

® Voir Yazdi, II, p. 564s., 570 (Perıs, IV, p. 142, 147); Price, Illa, p.'450. 

® Voir Weit, Chalifen, V, p. 112. 

» Voir Weır, V, p. 112, n. 2. Ce Malik Sälilı Ahmad des auteurs arabes est sans doute le meme que celui 
d’Ibn "Arabshäh et que le Sälih des auteurs persans, suivis par Lane-Poore, Dynasties, loc. eit.; cf. plus haut, p. 115, n. 3. 

5 Voir Weır, V, p. 143, 189. 

° Voir Weır, V, p. 189s.; cf. CZA, I, p. 377, 379, QuATREMERE, dans Rashid al-din, p. 331, note. Qarä-Yuluq ne 
mourut ni en 848, suivant Desvienes, Huns, la, p. 264, ni en 80V, d’apres pe HamumeR, Empire ottoman, Il, p. 445 
(Djanäbi), suivi par Lane-PooLe, Dynasties, p. 254 (trad. BarrHorn, p. 215), mais en 839, suivant Weit, V,p. 199, n. 2 
(source egyptienne), ou des 838, d’apres A. Tewnı, CMO, IV, p. 472, chez qui la genealogie des Ag-quyunlu est bien 
plus complete et plus pr&eise que chez les auteurs preeedents. 

? Voir Weir, V, p. 807, n. 1. 

° Voir Weır, V, p. 407; pe Hammer, Empire ottoman, IV, p. 87s., 222s.; Sharaf al-din, d. V£Lıanmıxor, I, p. 159; 
trad. Cuarmoy, Ib, p. 190; Cumer, Turgwie d’Asie, Il, p. 453; Rırrer, Erdkunde, XI, p. 37s.; voir aussi les voyageurs 
venitiens publies par Ranmvsıo, et les chroniques ottomanes, qu’il me parait inutile de eiter en detail. 

° Les deux seules inscriplions de cette dynastie, connues ä ce jour, proviennent de Mardin: celle du sultan 
Djahängir, que j'ai publiee dans le recueil p’OrrexHEım, no 104, et celle, encore inedite, du sultan Hamza, gravee sur 
une serrure en bronze «du Musee de Constantinople. En revanche, Amid est un lieu de frappe des Ag-quyunlu; voir 
A. Tewnıp, CMO, IV, p. 475 s. 


ÖTTOMANS. 117 


OTTOMANS. 


37. Sultan Sulaimän I. 935 H. — On a vu que le cöte nord de la cour de la grande 
Mosquee est divise, par une ruelle, en deux parties a peu pres @gales." Depuis cette ruelle 
jusqu’a l’angle nord-ouest de la cour s’eleve un bätiment dont la facade est perede de baies 
semblables ä celles de la facade nord de la mosquee propre, au sud de la cour. Au-dessus du 
sommet des arcs de ces baies regne un long bandeau renfermant une ligne en naskhi ottoman; 
grands caracteres, points et signes (pl. XXI en bas).” Inedite. 


lo lo) ul du Sl olzzalslls ei! BEN je cars. -als, 


ale Slayls Js) edel eb äl eG abll Al co ds N 


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RE SI LEN le ll alas ns a el se 
St a une oe sale az ol ol n oe Sl ale sleLN Seil 
la So ARSTER N er Er 
ee Sl el ae N N 


alas nal er A 2 5,3 Gr\all 
Sous la justice du tres grand sultan et du roi des rois honore, du maitre des rois des Arabes et des 
Persans, du maitre de l’eEpee et de la plume, du conquerant dans la religion d’Alläh, du combattant dans la 
voie d’Alläh, qui tient baut les marques de la justice et de l’impartialite, qui abaisse les signes de l'irreligion 
et de l’injustice, l’ombre d’Alläh sur les pays et le maitre tout puissant de l’eau et de l’argile*, le sultan, fils 
du sultan, fils du sultan, le sultan Sulaimän, fils du sultan Salim, fils du sultan Bäyazid-bahädur-khän, qu’Alläh 
eternise sa royaule et qu'il fasse evoluer sa flotte dans les mers du sultanat! a rendu prospere et restaure 
cette mosquee hbenie la gloire des &@mirs nobles, l’emir Ahmad, fils de l’emir Muhammad al-Ruzzigi (2?) al- 
Husaini, emir de la place forte d’Ataq, de Ja province (?) du Diyar-Bekr, qu’Alläh redouble sa recompense 
et augmente sa puissance dans ce monde et dans l’aulre! En l’annee 935 (1528—29). 


La lecture de ce texte est assurde par une serie de photographies du general pE BEYLIE. 
Le protocole de Sulaimän, redige dans le style pretentieux de cette epoque, renferme quelques 
titres nouveaux. L’inscription commemore la restauration d’un masdjid. Ce mot designe-t-il 
la grande Mosquee tout entiere, ou seulement l’edifice qui porte l’inscription et que les Ami- 
diens, si je suis bien renseigne, appellent une madrasa? Les releves ne fournissent aucun de- 
tail sur l’amenagement de ce dernier.* Le restaurateur porte deux patropymiques; le premier 
se prete A plusieurs lecons, suivant l’attribution des points diacritiques”; le second est &erit clai- 


’ Voir plus haut, p. 46. 

. 

?2 La planche ne montre qu’une petite partie du bandeau, de ol 87 gm a I) >: 

® Ge titre est aussi dans l'inseription de la porte du vieux Serai, a Constantinople; voir pe Hanser, Constanti- 
nopolis und der Bosporos, I, appendice, p. xvır. 11 implique l’idee de dominalion universelle, l’eau et l’argile etant les 
deux elements du corps humain; ef. Coran, XXXIL, 6 et 7, et passim; GoLpzıuer, dans ZDMG, LXII, p. 13 en bas; 
Z. für Assyriologie, XXI, p. 324 en bas. 

4 A cette epoque, les grandes Mosquees comme celle d’Amid sont generalement appelees djämi, le terme de 
masdjid &tant reserv& aux sanctuaires de second ordre; voir CIA, I, p. 533, n. 1, et lindex ä ces mots, Il se peut 
que l’edifice appel& aujourd’'hui madrasa füt alors un masdjid, amenage dans le djämi‘. 

5 La lecon ruzzigi, que la distribution de ces points semble appuyer, rappelle un nom connu dans l’histoire de 
l’Egypte, celui du vizir fatimide Talä’i° ibn Ruzzig, fondateur d'une mosquee au Caire. 


115 INsScRIPTIONS DIVERSES. 


rement al-husaini, et non al-kasani. Cet Ahmad etait emir de la forteresse d’Ataq, dans la pro- 
vince! du Diyar-Bekr. Dans Ja division adıninistrative que les Ottomans venaient d’introduire, 
Ataq etait le chef-lieu d’un sandjaq kurde du vilayet d’Amid.? 


38. Fondation en faveur de la fontaine de la grande Mosquee. — Dans la cour, 
sur l'aile ouest de la face nord de la mosqude propre, entre la 5° et la 6° fenetre A partir de 
langle sud-ouest. Cing lignes en naskhi ottoman, sculptees dans le parement, la premiere 
a grands caracteres, les suivantes A caractöres moyens; quelques points et signes. Les lettres, 
peintes en noir, ressortent nettement sur le fond gris du mur (pl. VIII, ä droite en haut). Inedite.® 


N SEN A den Je Ns 5zlelle au als al 0) 


ds al EN ed: EN äy r N ar 


.* 


a Sl al Ba ol lee a il ee N 
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ll a a a oa ae ze u Sl a le 
oral > ia, 3 = 56) bl Ares N AN SE alas all el 
nee c# YA LH gulli min AU Nie eo, 
ob ‚en ds Leis 


A constitue wagf le tres puissant, tres noble seigneur Ibrahim, fils du seigneur Shams al-din 
d’Amid: la totalitö de sa boutique, sise dans le Marche long de la ville d’Amid, et la somme de douze mille 
pieces de monnaie frappees en argent, de celles appeldes para, pour que le loyer de la boutieue et Je produit 
de la somme? soient employes a l’achat d’un bien-fonds eonvenable au wagf (qu’il a constitue) en faveur de 
la fontaine qu'il a fait placer dans cette Mosquee, afin qu’on y boive de l’eau raffraichie de glace et de neige 
durant les jours de l’ete, depuis le Ier hazirän (juin) jusqu’ä 90 jours plus tard (fin aoüt). Et l’intendant (de 
ce wagf) sera ’imäm de la Mosquee; et le montant du prix de la glace et de la neige, ainsi que le salaire 
de l’intendant et du porteur d’eau, sont fixes dans l’acte de fondation. Ainsi, qu’Alläh aie pitie de qui boira 
de cette eau de la Mosquee. Et (il a stipul& que) l’on n’en emportera pas (hors de la Mosquee), et que 
intendant sera zele dans son service, qu’il s’y appliquera avec soin et quwil ne sera pas au-dessous de sa 
täche. Mais si..... 


2 % 
' L’original, un peu fruste ici, parait eerit SS ; On peut lire 8 „e pour SR ya „de la province de*, 


ou Ds „dont la capitale est“: mais ni l’une ni l’autre de ces lecons n'est tres satisfaisante. 

? Voir Hädji Khalfa, Djihän-numd, ed. Constantinople, p.436; Saryr-Marrın, Armenie, 1, p. 165; Cuarnoy, dans Sharaf 
al-din, la, p. 141; pe Hammer, Empire ottoman, IV, p. 223, 444; Rırter, Erdkunde, XI, p. 39, 43 (Atak et Asak); cf 
R. Kırpert, Karte von Kleinasien, Blatt C, VI. L’orthographe de ce nom dans liinseription est la möme que dans Hädji 
Khalfa; voir Saıyt-Martın, tom. eit., p. 94, avec des details sur cette ville, situee dans la montagne, au nord-ouest de 
Mifargin. L’orthographe arabe plus ancienne est ee: voir Yaqüt, Mudjam, IV, p. 952; Abu I-fidä’, ed. Reınaup, 
p. 250; trad., IIb, p. 57. — Amid ne joue nn röle efface dans les guerres de Sulaimän avee la Perse; voir les 
chroniques ottomanes et Horn, Die Denkneürdigkeiten Shäh Tahmäsp’s, index a „Diärbekr“. 

® Je dois a M. “Ari Bey Bansar au Caire la lecture d’une partie de ce texte bien conserve, mais peu correct 
et difficile a dechiffrer sur la photographie tres reduite de l’original. 

“ Les mots ribh al-mablagh „le benefice realise sur Ja somme* indiquent peut-etre qu'il s’agit, non de monnaies 
ayant cours, auquel cas le redacteur se füt, semble-t-il, exprime plus simplement, mais de pieces depreeiees qu'il 
s’agissait de vendre au prix de l’argent ou de negoecier a un change favorable. 


ÖTTOMANS, 119 


Le texte s’arrete court, sans doute sur une menace ä l’adresse de l’intendant negligent. 
Comme on ne voit aucune trace de martelage, il faut croire que le graveur a et& arrete dans 
son travail et qu’il n’a pas eu l’occasion de l’achever. 

La photographie assure la lecture integrale de cette inseription, dont le but est de faire 
connaitre aux interesses, par un resume ou un extrait de l’acte original, la fondation faite en 
leur faveur. Il s’agit de fournir aux fideles, durant les journdes brülantes de l’ete, de l’eau glacde 
et de la neige. De tout temps, cette jouissance a 6t& recherchee des Orientaux, auxquels nous 
devons le mot „sorbet*. Au Caire, sous les sultans Mamlouks et sans doute auparavant, il existait 
un service special pour approvisionner de neige les celliers des palais royaux.' En Egypte, le 
prix eleve de ce produit en faisait alors un article de Juxe. Mais dans le centre et le nord de 
la Syrie et dans la haute Mesopotamie, & proximite de montagnes couvertes de neige en hiver 
et souvent fort avant dans le printemps, un marchand A son aise (tel parait ®tre la condition 
du fondateur) pouvait faire le Mecene aA moins de frais.? 

A defaut d’une date preeise, le style des caracteres, maigres et allonges, parait indiquer 
la fin du XVe, ou plutöt la premiere moitie du XVI°® sieele, c’est-ä-dire l’öpoque de la conquäte 
ottomane, autant que jen puis juger, par analogie, d’apres la paleographie des inscriptions syro- 
egyptiennes. 


39. Sultan Muhammad IV. 1094 H. — Les photographies du general DE Beruıt montrent 
encore, sur l’aile est de la face nord de la mosqude propre, entre la 4° et la 6° fenetre ä partir 
de l’angle sud-est, une longue inscription de quatre lignes, en langue turque et en naskhi otto- 
man, ä caracteres moyens, munis de points et de signes (pl. XII en haut). Ce texte, au nom du 
sultan Muhammad IV et date de l’annee 1094 (1683), n’est pas assez distinet pour que j’en puisse 
donner une lecture definitive. D’ailleurs, sa place n’est pas ici, mais dans l’edition complete des 
inscriptions d’Amid, qui paraitra peut-tre un jour dans le Corpus. Autour de cette inscription 
s’en trouvent plusieurs autres, beaucoup plus courtes, qui ne renferment que des invocations ou 
des formules sans interet. 

Avant de quitter Amid, etudions encore un monument tres curieux, jusqu'ici peu connu, 
qui se rattache aux Ortokides de Kaifa. 


! La neige du Liban etait apportee par mer, des cötes de Syrie jusqu’a Damiette, puis transportee de nuit au 
port de Boulaq et de lä, sur des mulets royaux, dans le cellier du chäteau de la Citadelle, oü elle etait recueillie dans 
une glaciere construite ä cet eflet. Le sultan Mamlouk Malik Näsir Muhammad organisa, pour apporter la neige de 
l’Anti-Liban au Caire, dans des recipients charges sur des dromadaires, un service de terre par Damas, Baisan, Gazza, 
el-Arish et Bilbeis. Ce service fonctionnait de hazirän (juin) ä la fin de tishrin II (novembre). Ces curieux details et 
d’autres encore sont fournis par “Umari, Ta’rif, ed. Caire, p. 1975. D’apres Khalil, ed. Ravaısse, p. 117 s., qui resume 
ce passage, le service par terre aurait ete organise par le sultan Bargüqg; si cette assertion est exacte, il s’agit d’une 
reorganisation, puisqu’il fonetionnait deja sous le sultan Muhammad. Sur les glacieres actuelles d’Amid, voir 
GARDEN, p. 186, eite plus haut, p. 12. 

® Ainsi ä Alep, les cafes debitent en &t@ des sorbets ä la neige, 


CHAPITRE QUATRIEME. 
LA COUPE D’INNSBRUCK. 


Le Musee du Ferdinandeum ä Innsbruck possede une coupe en cuivre emaille, semblable 
a un bassin de balance et montee sur un simple anneau en guise de pied. Cet objet a ete 
acquis d’un Innsbruckois dans la famille duquel il se trouvait depuis longtemps et qui n’a pu 
fournir aucune indication sur sa provenance.' Est-il arrive d’Orient par le Brenner, cette 
grande route des pelerins au moyen äge? Est-ce un debris du butin turc en Hongrie, comme 
le beau plat de la Bibliotheque de Munich? Il parait desormais inutile de poser la question. 

Les deux faces de la coupe (pl. XXI en haut et fig. Strz.) sont couvertes d’un riche decor 
de rinceaux, de vegetaux et de medaillons A figures, en email cloisonne, dont l’examen souleve 
bien des problemes. Je laisse a M. Sırzycowskı le soin d’en decrire et d’en analyser les 
elements, pour me borner A un commentaire Epigraphique. 


40. Ortokide Däwud. — Deux inscriptions, bordees par deux filets, courent en exergue sur 
le bord des deux faces: a l’exterieur, une inscription persane, en caracteres rouges sur fond bleu 
elair; A linterieur, une inscription arabe, en caracteres blancs sur fond bleu fonce. Toutes les 
deux sont en naskhi ancien, &ä petits caracteres, sans points ni signes. Je neglige la premiere, 
que je n’ai pas eu le temps d’etudier & loisir et dont la leeture m’a paru tres difficile, pour 
aborder immediatement la seconde, la seule des deux, si je ne me trompe, qui fournisse une 
indication preeise sur l’origine de ce monument unique en son genre, Elle commence en un 
point de la eirconförence place au nord-ouest du personnage inscrit dans le medaillon central 
(fig. 51 & 53). Inedite. 


las AU el dl Ga ee N 


[@ 


A 2 9) el IN Gall 3 5 a 


. Sn ll er m RI 87 (sie) 30l> | [ir] a (?) IK) 


L’emir, le grand mar6chal, l’assiste, le vainqueur, Näsir al-din, Rukn al-daula, le glaive de la religion, 
l’sclat de la nation, le chef des armees, Ja eouronne des rois et des sultans, le tueur des infideles et des 
polytheistes, le vaillant coursier (??), le faucon prince, le pere (?), Däwud, fils de Sukmän, fils d’Urtugq, l’epee 
de l’emir des croyants. 


! Je dois ces renseignements a l’obligeance de M. vox Wieser, l’aimable directeur du Ferdinandeum. La coupe 
d’Innsbruck a &te signalee par Kararacek, Geschichte der Mazjaditen, p. 36, decrite par MısEon, Notes d’archeologie 
musulmane, tir. a part de la Gazette des Beaux-Arts, Paris, 1906, p. 6 8., et Manuel d’art musulman, p. 156, et 
etudiece par von Farke, dans Monatshefte für Kumnstwissenschaft, 1909, p. 234 s. Elle devait trouver place dans 
le tome II de Rırer, Spätrömische Kunstindustrie in Österreich-Ungarn, publication arretee par la mort de l’auteur. 


ÜÖRTOKIDES DE KAIFA. 


EELSITET NE 
Le u © 


“te A Fin 
MO%SS 


rs 





Coupe d’Inunsbruck, face interieure, avec l’inseription n® 40 


Anıida, 


122 LA COUPE D’INNSBRUCK. 


La lecture est assez malaisee. L’email blanc des caracteres a saute dans un grand nombre 
d’endroits, ol l’on ne voit plus que les filets de cuivre qui le sertissaient. De plus, le champ 
du bandeau est decore de rinceaux en email bleu fonce, de deux tons differents, et le tout est 
fortement patine. Il en rösulte que plusieurs traits de ce triple dessin peuvent ötre pris pour 
un fragment de rinceau, sans valeur graphique, ou pour une lettre dont l’&Email a disparu. 
Neanmoins, la lecture est certaine, A part quelques mots dont je parlerai tout ä l’heure. 

Le protocole annonce un dynaste du XII® siecle; il rappelle, notamment, celui de 
l’Ortokide @Qarä-arslän, dans son inscription de Kharput, datee de l’annee 561." Tous deux 
renferment les titres amir et isfahsalär kabir, suivis des m&mes (pithetes et d’une serie de titres 
composes analogues. Le seul passage douteux est celui qui renferme les titres tures, le nom 
et la genealogie du titulaire. Les diffieultes de la lecture proviennent en partie, comme on 
va le voir, du fait que ces mots sont rares ou 6crits d’une maniere insolite, et en partie de 

E ce quiei, linscription est plus fruste 

A n ‚Vcduca | qu’ailleurs. Il est donc permis de se 

sy % N demander s’ils n’ont pas ete mutiles 

Sr B4 intentionnellement, pour faire dispa- 

raitre un titre de propriete. En voici la 

reproduction, aussi fid&le que possible 

(fig. 54), d’apres les dessins et les photographies que j'ai faits moi-m&me a Innsbruck, en 1906 
et en 1907. 

Ce passage comprend deux parties distinctes: un groupe de titres tures, analogues ä ceux 
des n® 27, 30 et 32, et la gendalogie du titulaire. Le premier mot du premier groupe doit 
ötre alp „vaillant“, une des composantes les plus frequentes des noms et des titres tures.” Le 
mot suivant est tres indistinct, parce que l’email a disparu en plusieurs endroits et que les 
vides qu'il a laisses et que la patine a noircis se confondent avec les rinceaux du champ. 


Fig 54 


La lecon al, que je propose en hesitant, n'est qu’un expedient provisoire.” Le mot sui- 


vant me parait etre a sungur „gerfaut“; ce mot, frequent dans l'onomastique turque, s’ac- 
corde avec la paleographie et trouve, on va le voir, un appui dans liconographie de la coupe.* 


! Voir Leumann-Havpt, Materialien, Arab. Inschriften, nO 9. 

2 Voir les sources eitees plus haut, p. 92, n.5 A la fin, et les nos 30 et 32. 

3 Les trois premieres lettres, un peu frustes, paraissent etre re Dans le dernier groupe, le “ain est distinct, 
mais s’il etait seul, sa queue se prolongerait A droite en bas, alors qu’elle semble retourner a gauche, pour former 
un nün (ou un rd) final dont l’extremite, separee du corps, a l'air d’un point; il est done possihle de lire 
le: pour ap . D’apres P. pe CovRTeıLLe, Dietionnaire turk-oriental, p. 344, ce mot designe „un cheval debar- 
rasse du frein“. Cette explication parait empruntee au Sengiläkh, que ZENKER, Dietionnaire ture-arabe-persan, cite ainsi: 
BON FR SEE 3,3) x PL Bl ge cf, Rapuorr, Versuch, IV, p. 234s. D’autre part, ce mot serait un verbe, 
d’apres Sulaimäan Bukmarı, Lughat djaghatay we-turki, p. 183, qui l’explique ainsi: ElsalTs RETRG „Ye rg | 
ef. Ranrorr, loc. eit. Tout cela n’est pas bien clair. Si sawghun est un verbe, il faut y renoncer definitivement; 
si c'est un substantif, l’assoeiation de ce mot avec alp est assez satisfaisante; cf. alp-shaltshi, nom du cheval de 
Kultegin, dans les inscriptions de l’Orkhon. M. HrrzreLn me suggere la lecon & ,‚ tiree de quelques inseriptions de 
cette epoque A Alep, dans le titre agh arslan „cheval blanc“; voir Sogerxhein, dans Melanges H. Derenbourg, p. 384. 
Mais on aurait iei, devant le sin de sungur, la forme dure ag, comme dans Je titre alp aq sungur de quelques autres 
inseriptions d’Alep. D’ailleurs, ni lune ni l’autre forme ne s’accorde avec la paleographie, non plus que le titre 
sl, ulugh; ef. CTA, UI (Diwrigi), p. 67, n. 2. 

4 Voir Hoursma, Ein tivrkisch-arabisches Glossar, p. 28, et plus loin, p. 128; ef. la note precedente et plus haut, 
p. 99, n. 3. Surle sens de sungur et les variantes de ce mot, voir QWUATREMERE, dans Sultans Mamlouks, la, p. 90, 
n. 126; Hammer, Falknerklee, passim; Muskäcst, dans Revue Orientale, VII, p. 342. L’etymologie latine de ce mot 
(sacer, dans Henn, Culturpflanzen, p. 537) parait peu vraisemblable. 


ÖRTOKIDES DE KAIFA. 123 


Le mot suivant ne peut ötre que <, beg, car le käf est assure par sa forme tres partieuliere, 
qu’on voit dans le dessin et qu’on retrouve dans tous les käf de linseription: la queue superieure, 
au lieu de prolonger la hampe en retour d’equerre, est trac6e en surcharge, ä travers la hampe, 
ä peu pres comme la barre d’un ? manuscrit. Enfin Je mot suivant peut se lire afa „pere*. On 
sait que le titre atabeg se compose des deux mots ata et beg, places en rapport d’apposition, et 
non d’annexion; il signifie „pere prince“ et non „pere du prince“.' Il semble donc permis, logi- 
quement du moins, de renverser l’ordre des deux termes et de lire beg ata „prince pere‘. On 
peut lire aussi „le faucon prince, le pere“, en prenant ce dernier mot, & lui seul, pour un titre. 
Je me borne ä proposer ces diverses solutions, sans oser me prononcer encore. 

Le premier mot du second groupe est un peu fruste. A premiere vue, la deuxieme lettre 
est un /dm et semble appeler plutöt la lecon Salman. Mais cette lettre peut ötre un käf, si la 
queue superieure en coup de sabre est fruste & gauche, ce qui est tres possible, car la hampe, 
elle aussi, est fruste vers son sommet; il suffit, pour s’en assurer, de comparer cette lettre au 
käf du mot al-kafara, lequel, reduit au me&me etat, serait pareil ä la lettre en question. La 
lecon Sukmän parait d’autant plus süre que les noms suivants, Däwud ibn Urtug, dont la 
leeture est certaine, sont, avec Sukmän, ceux des trois premiers Ortokides. Il faut lire sans 
doute „Sukmän ibn Däwud ibn Urtuq“ et de fait, je cerois bien distinguer la trace d’un 
premier ibn dont l’email a disparu.” Mais voici la plus grosse diffieulte. 

On sait qu’Urtug, l’ancötre des Ortokides, eut un fils appel&E Sukmän et que ce dernier en 
eut un nomme Däwud; mais on ne connait ni un Däwud, fils d’Urtug, ni un Sukmän, fils de 
Däwud. Outre que la coineidence des noms propres, dans l’ordre genealogique inverse, est bien 
suspecte, si ces personnages avaient reellement existe, pourquoi l’histoire les eüt-elle oublies? 
D’ailleurs, parmi les titres de l’inscription figure le surnom Rukn al-daula, que les auteurs 
donnent a Däwud, fils de Sukmän.? II parait evident que c’est bien lui qui est le titulaire de 
linseription, oü il faut alors renverser l’ordre des deux premiers noms et lire „Däwud ibn Suk- 
män ibn Urtuq‘, en supposant une erreur d’execution. Ainsi, m&me avant d’ötre mutild, ce 
passage etait incorrect; il semble qu’il ait &t& mal interpret@ par un graveur ou un &mailleur 
peu familier avec l’ecriture arabe. Les negligences de ce genre sont rares dans l’Epigraphie 
monumentale, parce que les lapieides travaillaient sous l’ceil du maitre, ou du moins sous le 
contröle de ses secretaires. Elles sont plus frequentes sur les objets d’art, commandes souvent 
ä des artistes etrangers, qui les executaient fort loin de leur lieu de destination. A regarder 
de pres son inscription, il semble bien, en effet, que la coupe d’Innsbruck n’a pas et& fabriquee 
dans les Etats de Däwud. Il n’'y a la qu’un indice un peu vague, mais il est assez important 
pour que j’y revienne plus loin, A propos de la paleographie insolite de l'inscription.* Cher- 
chons d’abord ä en fixer la date. 

Sukmän, qui possedait Mardin et Hisn-Kaifa, mourut en 498, laissant deux fils, [brahim 
et Däwud. Ibrahim lui succeda ä Kaifa, mais on ignore la date de sa mort et, par induction, de 
l’avenement de son frere Däwud.° On sait seulement qu’en 501, Mardin passa ä& leur oncle 
Ighäzi, le chef de la branche ortokide de Mardin.* En rapprochant ces deux indications, 


! Voir DEFREMERY, Memoires d’histoire orientale, I, p. 117 s.; Fraeun, Opuscula postuma, II, p. 73, et les sources 
citees dans C/A, I, p. 290, n. 3 et passim, et Insceriptions arabes de Syrie, p. 27. 

? Je le devine au-dessus de Sukmän, mais il ne figure pas dans mon dessin, fig. 54. 

® Voir les auteurs cites plus loin, notamment Ibn al-Athir, qui l’appelle toujours Rukn al-daula; la variante 
Rukn al-din, dans Michel le Syrien, est done fautive, ainsi que l’a dejä remarque M. Cuasor dans son edition, III, 
p. 216, n. 23. Linseription d’Innsbruck l’appelle Näsir al-din, surnom qui parait inconnu aux auteurs, parce que 
les surnoms personnels employes couramment alors sont ceux en al-daula; voir plus haut, p. 37, n. 7, et 39, n. 4. 

* Voir plus loin, p. 125. 

° Voir Ibn al-Athir, X, p. 268s.; Ibn Khallikän, trad. pe Staxe, I, p. 172; Abu I-fidä’, ed. Constantinople, II, p. 229 
en bas, 230 en bas; Ibn al-Azraq, dans Ibn al-Qalänisi, ed. Ameoroz, p. 137, n. 1. 

® Voir Ibn Khallikän, tom. eit., p. 171. 

16* 


124 LA COUPE D’INNSBRUCK. 


M. Lane-PooLe a suppose qu'Ibrahim herita aussi de Mardin en 498 et que l'annee 501, qui 
marque l’avenement d’Ilghäzi a Mardin, est aussi celle de la mort d’Ibrahim et, par consequent, 
de l’avönement de Däwud a Kaifa.' Ce raisonnement specieux me parait peu convaincant, 
car l’evenement qui mit Ilghäzi en possession de Mardin, ä cette epoque agitee olı les dynastes 
changeaient de fief ä tout moment, peut n’avoir aucun rapport avec la mort d’Ibrahim. D’ail- 
leurs une autre source, il est vrai moins süre, nous montre Ibrahim encore en vie en 519.° 
La premiere mention certaine de Däwud comme seigneur de Kaifa remonte a l’annee 508 et 
la derniere est de l’annde 535. Il semble aussi que vers 1436 de l’ere greeque (519—20), il de- 
vint maitre de Kharput.' 

La date de la mort de Däwud a prete aussi & quelques controverses. Les historiens 
arabes les plus connus ne donnent aucune indication preeise a ce sujet.”? Les chroniqueurs 
syriaques le font mourir en 1455 de l’ere grecque (5335—39) et cette date a &te adoptee par 
quelques auteurs modernes.* Elle parait contredite par Ibn al-Athir, qui nomme encore 
Däwud en 541; en 542, il mentionne le seigneur de Kaifa, sans le nommer, et il ne nomme 
pour la premiere fois son fils et successeur Qarä-arslän qu’en 544.” M. Lane-PooLe, qui semble 
avoir ignore la date donnee par les chroniqueurs syriaques, a conclu d’Ibn al-Athir que Däwud 
a rögne jusque vers 543, en supposant que la mention anonyme de l’annee 542 se rapporte ä 
Däwud, deja connu par les lecteurs de la chronique arabe comme seigneur de Kaifa, plutöt 
qu’a Qarä-arslän.” Ce motif suppose du silence d’Ibn al-Athir touchant le nom du maitre de 
Kaifa en 542 est bien peu vraisemblable. Il arrive souvent que les chroniqueurs arabes men- 
tionnent le seigneur d’une ville ou d’un pays sans le nommer, non pas, comme le suppose 
M. Lanxs-PooLeg, parce que ce personnage est deja connu des lecteurs, car je ne trouve chez 
eux aucun souci d'une telle recherche de forme, mais simplement, sans doute, parce que son 
nom n’est pas present A leur memoire ou quils ignorent la date precise d’un changement de 
regne. Tel parait etre ici le cas chez Ibn al-Athir, dans l’euvre duquel on pourrait relever 
d’autres exemples d’un fait aussi simple. Quant au passage ol le möme auteur nomme Däwud 
en 541, il est retrospectif, ainsi qu’il resulte clairement du contexte, et ne prouve nullement 
que Däwud vecüt encore en cette annde. Ainsi l’auteur arabe, qui nomme Däwud pour la 
derniere fois en 535, dans l'ordre chronologique reel, n'est pas en contradietion avec les chroni- 
queurs syriaques, qui le font mourir en 538—39. 

D’autre part, un autre chroniqueur nomme @arä-arslän ä propos du siege de Shaizar en 
532 (1138). H. Derexgoure en a conclu qu'il r&egnait des cette Epoque, A moins, ajoute-t-il 
avec une prudente reserve, qu'il füt encore le lieutenant de son pere. Et plus loin, il se borne 
a reproduire les dates que l’on connait deja: 5385-39 pour la mort de Däwud, chez les chroni- 


! Voir Lane-PooLe, Coins of the Urtukis, dans Num. Chronicle, 1873, p. 8, et dans Marspen, Num. orientalia, 
Il, p.3. Dans le Catalogue de Londres et dans ses Dynasties, Vauteur a remplace la date 501 par la date approxi- 
mative 502, reproduite dans la traduction Barrnorn et dans G. Epnem, CMO, I, p.2. 

® Voir Matthieu d’Edesse, trad. Dvravrıer, p. 318. 

® Voir Ibn al-Athir, X, p. 352, 455, 467; XI, p. 6, 52; Hist. or. des crois., I, p. 293, 390, 438; ILb, p. 67, 70; 
Michel, IH, p. 216, 225, 237, 240, 249s.; cf. la fin du paragraphe suivant. 

* Voir Michel, III, p. 220. 

° Du moins Ibn al-Athir et Abu I-fidä’. Ibn Kbaldün, V, p. 218, 1. 17, se borne a dire: „Däwud prit possession de 
Hisn-Kaifa apres son pere Sukmän et son frere Ibrahim, mais je n’ai pas trouv@ d’indication sur (la date de) sa mort.“ 
On va voir, p. 125, n. 2, qu’il est mort en 539. 

° Voir Michel, II, p. 254, 258; Hist. arm. des erois., I, p. 339 (cf. p. 155, n. 1); Abu I-faradj, trad. Bruns, 
pP. 332; DE SLANE, dans Hist. or. des erois., I, p. xxxı1; KaraRacER, Mazjaditen, p. 36. 

” Voir Ibn al-Athir, XI, p. 73, 81, 92; Hist. or. des crois., I, p. 473 (ce passage ınanque dans l’index); 
It.b, p. 172: 

» Voir Laxe-PooLe, Coins of the Urtuki, dans Marspen, II, p. 6. Dans ses Dynasties, lauteur dit circa 543, ce 
que BarrHorn traduit par okolo, sans commentaire; dans CMO, 1, p- 2, G. Ennem donne 543 tout court. 

° Voir Kamäl al-din, dans Hist. or, des crois., II, p. 678; RönrıcHt, Beiträge, I, p. 307. 


ÖRTOKIDES DE KAIFA. 125 


queurs syriaques, 535 pour la derniere mention certaine de Däwud et 544 pour la premiere 
mention de @Qarä-arslän, chez Ibn al-Athir.! Ces trois indieations €tant parfaitement conci- 
liables, je ne vois aucun motif de mettre en doute la premiere. Ainsi, en l’absence de tout 
document preeis fourni par la numismatique ou l’&pigraphie, on peut admettre que Däwud a 
pris possession de Kaifa avant l’annde 508, sans en conclure que son frere Ibrahim est mort 
ä Ja me&me &poque, puisqu’un texte le signale encore en 519; que vers cette derniere anne, 
Däwud a oceupe Kharput et qu'il est mort en 539.” L/inscription, qui lui donne des titres 
reserves alors aux grands dynastes, a done ete redigee entre les anndes 1114 et 1144. A moins 
qu'elle n’ait ete ajoutee apres coup®, la coupe elle-m&me remonte a cette epoque. 


En analysant l'inseription, jai montre que la principale objeetion qu’elle soul@ve contre 
son attribution a Däwud peut ötre attenuee, si l’on suppose que la coupe n’a pas &te fabriquee 
dans les Etats de ce prince. La palöographie de ce texte et de l'inscription persane, qui, elle 
aussi, est en caracteres naskhi, souleve une objection tout aussi grave, mais qu'on pourrait 
attenuer peut-tre par Ja m&me supposition; voici comment. 

A l’epoque ol regnait Däwud, le caractere epigraphique employe dans toute l’Asie ante- 
rieure etait le coufique. Sans aller chercher des analogies jusque chez les Fatimides d’Egypte, 
les Bourides de Damas ou les Mengoutshekides de Diwrigi, je me borne ä rappeler, en restant 
dans le voisinage immediat des Etats de Däwud, que toutes les inseriptions inalides et nisa- 
nides d’Amid, jusqu’en 555, sont en coufique fleuri; qu’une inscription de Qarä-arslän ä Khar- 
put, en 56l, montre un coufique encore tres archaique; enfin, qu’a Mifargin, le coufique fleuri 
persiste jusqu’en 599.° Le caractere arrondi ou naskhi n’apparait a Amid qu’en 579 et ä 
Mifargin, qu’en 599.° Sur les monnaies de cette region, le nouveau caractere n’apparait pas 
avant la fin du XII® siecle.” Or, les deux inscriptions de la coupe d’Innsbruck sont en naskhi; 
bien plus, ce caractere, par son allure cursive, semble trahir un usage ancien. En bonne me- 
thode, il faut le comparer, non pas ä celui des inscriptions monumentales taillees au eiseau, 
mais ä& celui des inscriptions mobilieres gravees au burin, sur des objets analogues & la coupe 
d’Innsbruck, par exemple, sur les cuivres damasquin6s de l’ecole dite de Mossoul. Or, iei encore, 
la transition du coufique au naskhi, dans les textes historiques, se fait dans la deuxieme moi- 
tie du XII® siecle. Ainsi, le Cabinet des medailles a Paris conserve un cadran de poche en 
bronze dont l’inseription, au nom de Nür al-din Mahmüd ibn Zengi et datee de 554, est en 
coufique fleuri. En revanche, celle d’une petite buire en cuivre de la collection PrET-LATAuDRIE 
a Paris, qui vient d’entrer au Musee du Louvre, au nom d’un proprietaire de Nakhtshiwän, 
sur l’Araxe, et datee de 586, est en naskhi, probablement aussi celle d’un encrier de la collection 
SIouFFI, signee d’un artiste d’Ispahan et datde de 569.° 

Ces indieations, bien qu’assez vagues, nous conduiraient ä chercher l’origine de la coupe 
d’Innsbruck en dehors de la Mesopotamie et vers l’est ou le nord, plutöt que vers l'ouest ou 
le sud, c’est-A-dire vers la Perse ou l’Asie centrale. La paleographie de cette derniere re- 
gion, pour autant qu’on peut en parler A cette heure, parait ötre en avance sur celle des bas- 
sins de l’Euphrate et de la Mediterranee. M. Harrmanx a signale&, au Musde de Tashkent, 


! Voir DerexgouRg, Vie d’Ousäma, p. 162, 308, n. 4, 324 =. 

2 Cette derniere date est confirmee par un t&moignage que j'ai connu trop tard pour l’introduire dans la frame 
de mon commentaire, celui d’Ibn al-Azraq, dans Ibn al-Qalänisi, ed. Ameoroz, p. 137, n. 1, 267, n. 1. 

® Bien que cette hypothese soit peu vraisemblable, il serait prudent de faire examiner l'original par un expert. 

* Voir plus haut, p. 123. 

® Voir plus haut, nos 18 a 24; Lenmans-Haupt, Materialien, Arab. Inschriften, nos & et 0. 

® Voir plus haut, n0 26 et p. 74; Lenmans-Hauprt, loc. cit. 

” Ainsi, une belle monnaie frappee par Mulıammad ä Kaifa en 578 est encore en coufique fleuri, et meme 
quelques monnaies de Sukmän II et de Mahmüd; voir Laxe-Poore, CBM, I, pl. VII; G. Eonesv, CMO, 1, pl. Let. 

8 Voir mes Notes d’arch£ologie arabe, II, tir, ä part du JA, p- 97 et 3l, n.1. 


126 LA COUPE D’INNSBRUCK. 


une £pitaphe arabe en coufique fleuri, datee de lannde 230, c’estä.dire plus d’un siecle avant 
le plus ancien exemple de ce caractere dans le bassin de la Mediterrande.! En ce qui concerne 
le naskhi, les monuments lapidaires ne prouvent pas que l’Asie centrale soit en avance sur 
l'Asie oceidentale, puisqu'une autre epitaphe du Musece de Tashkent, datee de 541, est encore 
en coufique fleuri, alors que le naskhi n’apparait que sur une troisieme &pitaphe du meme 
Musee, datee de 608.° Mais sur les monnaies samanides, le naskhi se montre des Je debut du 
IVe (X®) siecle, ce qui fait dire a M. Hartmann, peut-etre un peu bätivement, que sur le metal, 
ce caractere a pris naissance en Transoxane, 





Fig. 56. 
Miroir chinois du Musee Cernuschi, a Paris. 


' Voir Oriental. Litt.- Zeitung, 1906, p. 2Ss., 70 s., 117 s. J’ai deja fait, p. 24, n. 1, sur cette date, une reserve 
que semble confirmer, on va le voir, Ja date de deux autres epitaphes du Musee de Tashkent. 
Voir ibid., p. 233 8., 297 8., 4215.; cf, le recueil SArRE (sous presse), inseriptions n0s 37 et 38. En revanche, 


7 
le naskhi lapidaire figure des 483 a Alep (texte inedit) et des 530 a Tlemcen; voir J. des Savants, 1906, p-. 423 s. 


27 


ÖRTOKIDES DE KAIFA, 12 


Voici l'occasion de signaler un monument inedit qui offre une certaine analogie de 
forme avec la coupe d’Innsbruck: je veux parler d’un miroir de bronze (fig. 55) conserve au 
Musee Cernuschi ä Paris.! Sa face posterieure est decoree de rinceaux et de dragons chinois 
en relief,” Comme sur la coupe d’Innsbruck, cette face porte en exergue une inscription arabe, 
mais en caracteres moitie anguleux, moitie arrondis, d’un style extremement curieux; voici ce 
texte inedit (fig. 56), sans les points diacritiques: 


— Coran, XXXIII, 46, et LXI, 13 (fragment, comme au debut du n? 27)... dla. 


„ale „ce ol an 3 a9. alsadl DI (lan; 


.... Et ce miroir d’acier (2?) a et& zrave de caracteres en l’annee 111 (729 —30). 


Le bismilläh, suivi de deux versets du Coran, prouve qu'il s’agit de l’öre hegirienne. Voilä 
done, sl n'y a pas d’erreur dans la date, une inscription dont les caracteres, plus voisins du 
naskhi que du coufique, seraient bien en avance sur tous les textes epigraphiques connus de cette 
epoque, olı regne encore le coufique simple, anterieur au coufique fleuri. Pour tirer de ce fait 
un indice sur le berceau du naskhi en epigraphie, il faudrait savoir ol l’inseription a &t& gravee. 
J'’ai eru d’abord que le mot hindimeäniyya, dont la lecture est certaine, fournirait cet indice.’ 
Mais M. InoSTRANTSEFF, A qui Jai communique le texte de linscription, veut bien attirer mon 
attention sur Je sens veritable de ce mot, qui parait n’avoir jei aucune valeur geographique.* 
Reste le style du decor aux dragons, qui accuse une origine franchement chinoise. Mais iei 
surgit une autre diffieulte: le mot margrina „grave, inscrit*, dont la leceture, elle aussi, parait 
certaine, semble indiquer que linscription a &te gravee en surcharge, dans un pays musulman, 
sur un miroir importe de Chine.” Dans ce cas, la date ne peut viser que cette gravure, et 


! Il m’a ete signal@ par M. Laurer, a l’obligeance duquel j'en dois une photographie (fig. 55). La figure 56 
reproduit un calque de l'inseription, fait par moi en 1908, 

? M. CHavanses, qui a bien voulu l’examiner a ma requöte, m’eerit qu’il mesure 19,6 centimetres de diametre et 
qu’il ne lui est pas possible d’en fixer le date par le style du decor. Sur les miroirs chinois, voir les sources citees 
par CHAvannEs, Le eycle ture des douze animauz, dans T’oung-pao, 2° serie, VII, et Hırın, Chinese metallic mirrors, 
dans Boas memorial. Sur les miroirs A inseriptions arabes, voir les travaux eites dans TiesexHausen, Materiali dlia 
bibliografiy musulmanskoy arkheologiy, p. 309 s. 

> Comme relatif de Hindumwän „les Hindous“, nom donne ä plusieurs localites, notamment au chäteau et A un 
quartier de la ville de Balkh, A un distriet et A une petite ville du Fars, au pont de la ville d’Ahwaz, sur le Karun; 
voir les sources eitees dans Le Strange, The lands of the Eastern caliphate, index A Hindiyän et Hinduwän. 

4 Le mot hind signifie „fer, acier*, parce qu’äa l’origine on tirait ce metal de I’Inde. De la hindi „de fer, d’acier*, 
en parlant d’armes et de miroirs, et l’espagnol alinde et variantes (vieux francais olinde); voir Yäqüt, Mu‘djam, 11, 
p- 489, 1. 4; Dozy et EnseLmann, @lossaire des mots espagnols et portugais derives de Uarabe, 2° ed. 1869, p. 142=.; 
ScuhwarzLose, Die Waffen der alten Araber, p. 128; Dozv, Supplement, s.v. NA, avec hunduwän „epee*; le relatif 
hinduwäni „tranchant comme une epee de l’Inde“, est dans Kazımırskı, Dictionnaire. M. GoLvzıner me signale a ce 
sujet plusieurs passages dans la litterature talmudique. Je rappelle toutefois que le miroir est en bronze. 

5 Voiei d’autres indices conduisant a la meme conclusion. Les lettres sont en ereux, alors que sur la plupart 
des miroirs portant des inscriptions arabes originales, celles-ci sont gravees en relief. En outre, le style du decor 
&tant purement chinois, il n’est pas probable que le miroir ait ete fabriqu& hors de Chine. Or, bien que l’ere 
hegirienne ait &t& employce plus tard en Chine, dans l’epigraphie musulmane (voir, par exemple, Hınıy, dans 
ZDMG, XLI, p. 142, et Huarr, dans T*oung-pao, 2° serie, VI, n0 3), cet emploi parait invraisemblable en l’annee 729 
de notre ere, puisque l’expansion de l'islamisme en Chine ne semble guere remonter au delä du debut du IX® siecle 
ou de la deuxieme moitie du VIII®; voir Daery pe Tuiersant, Le mahometisme en Chine, I, p. 16 ü 37; ÜUmavanNEs, 
dans JA, 9° serie, IX, p. 77s.; Hımev, loc. eit.; Gorvirr, Apergu sur Uhistoire de U’Asie, p. 16, et dans Melanges 
H. Derenbourg, p. 433 s.; Reıyaup, Relation, passim. J’ai regu röcemment du P. LasrassE A Jerusalem, qui le tenait 
du P. Arsaız ä Amoy, l’estampage d’une &pitaphe conservee dans une mosquee de Tsiuan-Tshou (Zeitun) et datee 
de ramadän 623 (septembre 1226), par consequent, anterieure a Marco Polo; sauf erreur, c'est la plus ancienne 
date hegirienne relevee jusqu’iei dans l’epigraphie musulmane de la Chine. 

L’hypothese d'un miroir chinois surcharge d’une inseription arabe gravee en pays musulman parait confirmee 
par l’observation suivante, Sur la surface polie du miroir est grave un zodiaque accompagne d’une legende en 


128 LA COUPE D’INNSBRUCK. 


non le miroir lui-möme, dont le style n'est plus d’aucun secours pour fixer la provenance de 
linseription. Toutefois, il semble quelle a ete gravee dans l’est plutöt que dans l'ouest de 
l’empire musulman, parce que l’ouest de cet empire, dont l’epigraphie est mieux connue, n'’a 
livre jusqu’ici aucune inscription comparable, pour le style, a celle du miroir Cernuschi. 

On le voit, la paleographie des monnaies et des objets d’art en metal conduirait a chercher 
vers la Perse ou l’Asie centrale le lieu d’origine de la coupe d’Innsbruck, dont liinscription, je le 
repete, parait bien etre contemporaine de l’objet lui-meme. A vrai dire, cet indice est trop vague 
pour faire pencher, & lui seul, la balance de ce cöte, siil est vrai que le decor accuse plutöt 
une origine byzantine; je prefere done ne pas conclure et je me borne ä signaler, dans ce decor, 
ce qui peut avoir une valeur immediate pour le commentaire de linscription. 


Autour du medaillon central, dans lequel figure un souverain couronne, assis sur un tröne 
et flanqud de deux griffons, sont disposes six medaillons plus petits (pl. XXI et fig. 53). L’un 
d’entre eux renferme limage d’un rapace debout, la täte de profil et inscrite dans une aureole, 
les ailes eployees'!, les griffes tenant un serpent terrasse. Ce rapace ressemble a un oiseau de 
chasse plutöt qu’ä un aigle. Or, on a vu que parmi les titres tures de linseription figure le mot 
sungur „gerfaut“.” Apres ce qui a ete dit des emblemes ortokides, est-il permis de voir dans 
cet oiseau un embleme personnel de Däwud, figurant le sungur de linscription, comme le 
baighu de Muhammad, ou le tshagir de Malik-shäh, ou l’oiseau double de Mahmüd?’ 

Des trois medaillons qui alternent avec les trois premiers, deux renferment une sorte de 
cheval aile, pietinant un mammifere, et dans le dernier, a droite du souverain, figure un felin, 
pietinant une gazelle. L’inscription ne revele aucun titre A rapprocher du felin sur la gazelle, 
ni des deux griffons du medaillon central. En revanche, on a vu quun des titres turcs 
pourrait, A la rigueur, etre lu sawghun „cheval“. Cette lecon, je le repete, est tres douteuse; 
jignore le sens precis de ce mot et s’il joue un röle dans la titulature turque. Je me borne A 
suggerer, avec une grande reserve, un rapprochement possible entre ce titre et le cheval aile 
qui pietine un mammifere, figur& dans deux des petits medaillons.* 

L’envers de la coupe (fig. Strz.) est d@cor€e de six autres medaillons dont deux renferment 
encore un rapace, tenant dans ses griffes un mammifere, et deux autres, encore un cheval aile, 
pietinant un mammifere. Les deux derniers inscrivent des scenes ä deux personnages. 


En resume, Ja coupe d’Innsbruck peut ötre attribuce a l’Ortokide Däwud de Kaifa; elle 
date done de la premiere moitie du XII° siecle, si l’on admet, ce qui parait probable, que son 
inscription est contemporaine de l’objet lui-m&öme. La redaction de ce texte et sa pal&ographie 
tres avancde semblent indiquer que la coupe a te fabriquee hors des Etats de Däwud et plutöt 
a lest, du cöte de la Perse ou de l’Asie centrale, en un mot, sur la route de la Chine, qui fut 
plus tard le pays elassique de l’&mail cloisonne; mais jusquici, cet indice ne repose que sur de 
vagues rapprochements. Enfin, deux titres de cette inseription pourraient etre en rapport avec 
les curieux emblemes figures dans les medaillons.? 


coufique astronomique et d’une inseription donnant le nom et la genealogie du cherif Idris IT, qui a regne au Maroe 
de 177 a 213 (793 A 828). Dans ses Chinese metallic mirrors, op. eit., p. 220s., M. Hırru a explique la cause de 
ces migrations lointaines des miroirs chinois. M.HERrRzFELD, auquel jıai soumis le probleme, croit que cette inseription 
n'est que la suite de la premiere, dont la date est inexacte, les caracteres des deux textes accusant plutöt le V° siecle de 
l’hegire. Jusqu’ü nouvelle etude de cet etrange document, son hypothese me parait vraisemblable. 

! L’oiseau aux ailes reployees qui figure dans deux autres medaillons est un paon faisant la roue. 

® Voir plus haut, p. 122. ® Voir plus haut, p. 78s. et 93. 

‘ Sur d’autres emblemes chevalins, voir plus haut, p. 40 et fig. 21 et 22. 

° En achevant ce travail, il me reste ä remercier M. GoLpzıHErR, qui a bien voulu en parcourir une epreuve et 
l’enrichir de ses observations, ainsi que la Direction de la Bibliotheque royale de Berlin, qui a mis le plus grand 
empressement ä m’envoyer, ä la derniere heure, le manuscrit d’Ibn Shaddäd que j’ai souvent cite dans ces notes. 
Pour la bibliographie de cet important ouvrage, je renvoie ä l’edition qu’en prepare M. Willy Sarasın, a Bäle. 


BEITRAGE 
KUNSTGESCHICHTE DES MITTELALTERS 
VON NORDMESOPOTAMIEN 
HELLAS UND DEM ABENDLANDE 


JOSEF STRZYGOWSKI 





VORWORT. 


Die nachfolgende kunsthistorische Bearbeitung geht wie die voraufgehende historisch- 
epigraphische Untersuchung Max van Bercumems aus von den Aufnahmen des Generals DE 
Beyuis in Dijarbekr-Amida. Es werden vorerst die beiden Fassaden und die Inschriften, die 
sie datieren, behandelt. Ähnlich wie gelegentlich Mschatta suche ich auch hier unter Aufwand 
eines dem heutigen Stande meiner Denkmälerkenntnis entsprechenden Vergleichsmateriales 
in die Fragen nach Zeit, Kunstkreis und Bestimmung der alten Teile beider Fassaden von 
Amida einzudringen. Es zeigt sich, daß auch im nördlichen Mesopotamien, wie ich an der 
Hand der Sarkophage vom Sidamaratypus für das südliche Kleinasien nachwies!, die Theater- 
fassade Ausgangspunkt der Entwicklung und der spezifisch orientalische Einschlag vor allem 
in den Netzornamenten der Säulenschäfte zu suchen ist. Schon in diesem ersten Hauptab- 
schnitte bietet die Bearbeitung der mir bekannt gewordenen christlichen Kirchen von Amida 
Gelegenheit, die überraschende Tatsache des Übergreifens persischer Kunstformen auf Hellas zu 
berühren. 

Der zweite Abschnitt behandelt den gebirgigen Teil von Mesopotamien und das von Miß 
Bern südöstlich von Dijarbekr aufgenommene Tur Abdin-Gebiet im besonderen. Er gestattet, 
den spärlichen Denkmälern christlicher Kunst im alten Amida einen Hintergrund zu geben, 
der meine auf sie gegründeten Annahmen bezüglich der Bedeutung Nordmesopotamiens in der 
Entwicklung der christlichen Kunst zur erwünschten Gewißheit erhebt. An dieser Stelle drängt 
sich dann auch die Gelegenheit auf, der Fäden zu gedenken, die sich allmählich immer dichter 
vom Öriente nach dem „romanischen“ Abendlande spinnen lassen. 

Der dritte Abschnitt über die Mauern von Dijarbekr ist rein beschreibend, der vierte über 
die Tore der Stadt dagegen gibt wieder reichlich Anlaß zu vergleichenden Studien. 

Die zweite Hälfte des Buches, beginnend mit dem fünften Abschnitte, geht im Anschluß 
an die große Moschee von Dijarbekr Problemen der islamischen Kunstforschung nach und bietet 
Anlaß zu einer kritischen Auseinandersetzung mit dem kürzlich von Hermann Turersch ver- 
öffentlichten Bande über den Pharos von Alexandria, wozu auch mein Aufsatz „Antike, Islam 
und Okzident“ in den Neuen Jahrbüchern für das klassische Altertum, XXIII (1909), S. 354 f., 
zu vergleichen ist. Der sechste Abschnitt über das Ornament bringt wieder Beiträge zu den 
Fragen Hellas und Orient einer-, Byzanz und Orient andererseits. Es wird daher nicht über- 
raschen, am Schluß ein siebentes Kapitel über Hellas und Mesopotamien angegliedert zu 
finden. 

Überblicke ich die Arbeit, die seinerzeit rein beschreibend und vergleichend im Hinblick auf 
einzelne Denkmäler begann, so ergibt sich als unbeabsichtigter Ertrag ein neuer Vorstoß in der 
Geltendmachung des Anteils, den ich dem Orient in der Kunstentwieklung beim Übergange vom 
Altertum zum Mittelalter zuschreibe. Diese Tatsache kommt mir doppelt stark zum Bewußtsein, 
wenn ich August Heıisexgeres kürzlich erschienenen Vortrag „Die Grundlagen der byzantinischen 
Kultur“ lese.” Er schließt mit dem Bekenntnis: „Auch uns wenige, die wir dem Studium dieser 


* Journal of hell. studies, XNXVII, p. 99f. 
= Neue Jahrbücher f. d. klass. Altertum, XXIII, 196 f. 


132 VORWORT. 


(der byzantinischen) Kultur unsere Kräfte widmen, beseelt im Grunde der frohe Glaube, daß 
wir das Land der Griechen mit der Seele suchen, wenn wir die Arbeit unseres Tages tun‘. 
HeisesperG hat wirklich diesen Glauben. „Aller Reichtum an Formen und Gedanken, den 
wir bewundernd (an der altbyzantinischen Kunst) wahrnehmen, ist entsprossen aus der einen 
hellenistischen Wurzel und hat sein besonderes Leben und seine Schicksale erhalten in Kon- 
stantinopel, in der Hauptstadt des byzantinischen Reiches.“ Ich kann diesen Glauben leider 
nicht teilen, muß vielmehr unter der Voraussetzung, daß man zwischen Hellenismus und Orient 
überhaupt noch vernünftig trennt, gegen diese Glaubenseligkeit Stellung nehmen. 

Schon in meiner Arbeit über den serbischen Psalter suchte ich nachzuweisen, daß nicht 
alles, was wir gewohnheitsmäßig in der slavischen Kunst dem byzantinischen Vorbilde zu- 
schreiben, auf Konstantinopel zurückgeht, vielmehr in manchen Zügen direkte orientalische 
Quellen vorliegen. Auch in Byzanz selbst mache sich dieser Strom noch in der Spätzeit geltend. 
Darauf antwortet jetzt HEisenßere: „Auch vom Orient her empfängt die byzantinische Kunst 
seit dem Ende des 5. Jahrhs. keine tiefgreifenden Anregungen mehr. Das Problem „Orient 
oder Byzanz“ ist zwar vor kurzem mit kühner Energie aufgestellt, und wie früher eine un- 
mittelbare Einwirkung orientalischer Kunst nach dem Abendlande, so ist zuletzt auch eine 
Byzanz umgehende unmittelbare Beeinflussung mittelalterlicher byzantinischer Kunst durch den 
Osten angenommen worden. Allein es stehen dieser Annahme schwere Bedenken entgegen. Die 
Kunst des byzantinischen Mittelalters ist eine unlösbare Einheit von durchaus geschlossenem 
Charakter, es finden sich alle Elemente darin wieder, die wir auf dem Höhepunkte, im Justi- 
nianischen Zeitalter, bereits ausgebildet sehen, und kein fremder Zug stört diese vollkommene 
Einheit, die einer Starrheit in der Tat verwandt scheinen könnte. In der Baukunst lassen sich 
im Mittelalter trotz deutlich fortschreitender Entwicklung keine prinzipiell neuen Formen er- 
kennen; die Kreuzkuppelkirche, die vorherrschende Stilart, ist nur die Weiterbildung der Apostel- 
kirche Justinians!, von der wir in S. Marco eine Nachahmung gerettet haben. Die Hagia 
Sophia steht heute noch aufrecht, und dieser glückliche Umstand hat an der Einheit der byzan- 
tinischen Architektur nicht zweifeln lassen.“ 

Soweit HEISENBERG. Ich kann ihm nicht beistimmen.” Im vorliegenden Bande wird man 
Beweise dafür finden, dals die byzantinische Kunst keine starre hellenistische Einheit ist. Nicht 
nur hat der nähere Orient vor dem 5. Jahrh. und zur Zeit der Bilderstürme? mächtig auf 
Byzanz eingewirkt und später, wie ich im serbischen Psalter zeigte, mit Umgehung von Byzanz 
von Syrien aus die Südslaven beeinflußt — das zentrale Gebiet, von dem aus der Vorstoß des 
Orients gegen Byzanz und das Abendland erfolgte, waren Zentralasien, Persien und Mesopotamien. 
Der Südstrom ging über Persien, im engeren Sinne gerade über das Grenzgebiet, in dessen 
Zentrum Amida liegt, d.h. Armenien und das Städtedreieck Edessa—Nisibis--Amida. Von dort 
aus wird ein guter Teil der Schicksale der byzantinischen Kunst bestimmt. Doch auch der 
Nordstrom bleibt im vorliegenden Buche nicht ganz unberücksichtigt. Ich greife nur eines der 
vielgestaltigen Probleme dieser Art heraus, die überraschenden Belege dafür, daß Hellas im 
frühen Mittelalter Bauten und Ornamente im persisch-islamischen Stil ausführt. Es genüge 
vorläufig die Feststellung der Tatsache, daß dies ohne Vermittlung von Byzanz geschehen zu sein 
scheint. Im persischen Bautypus freilich könnte die Apostelkirche den griechischen Kirchen Vor- 
läufer gewesen sein. Es ist zu beachten, daß der Baumeister der Heiligtümer Konstantins d. Gr. 
am Grabe Christi nach Theophanes 1, 33, 11 (de Boor) Zenobios hieß, ein Name, der auf das 
syrische Mesopotamien weist. Ich bin ferner überzeugt, daß bereits in altbyzantinischer Zeit 
ein Großteil der „byzantinischen“ Bildtypen von neutestamentlichen Vorgängen und vor allem der 


! HEIsenBEeRG läßt hier die Funde in Kleinasien und die Beschreihung der Sergioskirche in Gaza von ÜHORIKIOS 
außer acht. 

® Vgl. auch E. Gertann, Berliner philol. Wochenschrift, 1910, Sp. BSLf. 

® Vgl. meinen Aufsatz über Amra, Zeitschr. f. bild. Kunst, N. F. XVII, S. 214 f. 


VORWORT. 13: 


bärtige „byzantinische®“ Cbristuskopf aus Mesopotamien, genauer gesagt, von Edessa (wahr- 
scheinlich über Jerusalem) nach dem Bosporus gelangten — aber das alles hat nichts zu tun 
mit der persischen Oktogonalkuppel auf Trompen, wie wir sie nach 1000 ca. in Hellas heimisch 
finden und den mesopotamischen Tierornamenten mit kufischen Schriftbordüren, wie ich sie 
selbst auf der Akropolis von Athen nachweisen konnte. Überzeugen meine Ausführungen, dann 
wäre es doch vielleicht an der Zeit, daß die Gegner der Annahme einer Großmachtsstellung 
Persiens auf dem Gebiete der bildenden Kunst des Mittelalters in sich gehen und mit dem 
Vorwurfe, daß ich übertreibe, vorsichtiger würden. (Vgl. dazu Roman. Forschungen XXIX, 321.) 

Zum Schluß sei der Wunsch ausgesprochen, daß der praktische Erfolg dieser Arbeit die 
Ausrüstung von Expeditionen nach Mesopotamien, Armenien und Persien sein möchte. Wenn 
es BERCHEM und mir gelingt, für wen immer die nötigen Mittel flüssig zu machen, so daß zum 
mindesten endlich Edessa aufgenommen wird, so ist ein Hauptteil unserer Absicht erfüllt. Der 
Lohn dieser zukünftigen Mühen dürfte zunächst ein überraschend neuer Einblick in die Ur- 
sprungsfragen der christlichen Kunst des Mittelalters sein — die Osrhoöne und Armenien waren 
die ersten christlichen Staaten — und darüber hinaus im Wege des spätantiken, germanischen 
und islamischen Ornaments ein Einblick in Gebiete der Kunst des Altertums, die bisher kaum 
im Gesichtskreis der Kunsthistoriker lagen. 

Man gestatte einen Rückblick auf meine seit 1385 getane Arbeit. Ich ging einst nach dem 
Süden, um dem Ursprunge der italienischen Kunst nachzuforschen. Jahrelange Studien über- 
zeugten mich, daß der Schlüssel im Osten liegen müsse, nach damaliger Auffassung in Byzanz. 
So kam ich nach Konstantinopel. Und wieder nach einigen Jahren erkannte ich, daß auch 
dort nicht der eigentliche Keimboden der christlichen Kunst zu suchen sei. So ging ich nach 
Ägypten, Kleinasien, Syrien und bin nun in Mesopotamien gelandet. Nebenbei trat ich seit zwanzig 
Jahren auch der islamischen Kunst näher. Der Weg wird also weiter gehen nach Persien und dem 
fernen Osten und Süden. Inzwischen aber ist für die christliche Kunst immerhin eine entschei- 
dende Grenze erreicht. Sie brandet in Mesopotamien nicht aus, sondern hat vielmehr gerade 
dort einen ihrer Ausgaugspunkte. Es freut mich, nachdem ich das Buch mit Freunden zusammen 
geschrieben, am Schlusse auch noch von befreundeter Seite die Erklärung dafür zu bekommen, 
warum gerade Nordmesopotamien für die Aufnahme des Christentums so auffallend vorbereitet 
war und dort so früh eine bedeutende Welle christlicher Kunst zusammen mit der Kloster- 
bewegung entstehen konnte. 

Ich habe nach vielen Seiten zu danken, das wird an seiner Stelle geschehen. Hier sei 
nur ausgesprochen, daß Max vax Bereuem die Korrekturen mitgelesen hat und die Schreibung 
der arabischen Namen im Einklang mit dem ersten Teile zu halten suchte. Der Verleger hat 
einsichtig und gern älle meine Wünsche erfüllt. 


Graz-Wien 1909/10. 


Josef Strzygowski. 


I. DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


EINLEITUNG: DIE GRENZEN DER BEWEISKRAFT VON INSCHRIFTEN. 


Durch die vorausgehende Arbeit vav BERCHENS ist das in Amida für die Wissenschaft 
bereitliegende Material, soweit es bis jetzt, namentlich durch die Aufnahme des Generals pE BeyLı5 
bekannt geworden ist, chronologisch gesichtet und nach allen Seiten, auch vom archäologischen 
Standpunkt aus, geprüft worden. Es erübrigt nun noch die rein kunsthistorische Betrachtung. 
Ich möchte auch diese chronologisch aufbauen, so daß sich mit der Vorführung zwanglos gene- 
tische Fragen verknüpfen lassen. Aber freilich liegt die Sache hier nicht so einfach. Denn 
wenn ich die Dinge in ihrer zeitlichen Aufeinanderfolge geben will, muß ich mich zunächst 
einmal mit den allen Gelehrten bekannten Wahrzeichen von Amida-Dijarbekr auseinandersetzen, 
den beiden Fassaden, die im Vorhofe der großen Moschee einander gegenüberstehen. Stammen 
diese wirklich aus der Zeit, in welche sie die von BERCHEM mitgeteilten Inschriften verweisen ? 

Es handelt sich hier um eine für die islamische wie für alle Kunstgeschichte grundlegende 
Prinzipienfrage: sind Inschriften bindende Beweise auch in kunstgeschichtlichen Fragen? Ich 
will hier gar nicht von tatsächlichen Irrtümern oder Fehlschlüssen auf seiten der gelehrten Epi- 
graphiker reden. Der Streit um die Datierung der kleinasiatischen Kirchenbauten hat gezeigt, 
wie sehr es am Platze war, für die Kunstwissenschaft das Recht des selbständigen Urteils un- 
abhängig von dem Befund des Epigraphikers zu verlangen." Hier handelt es sich vielmehr um 
Irreführungen von seiten der einstigen Verfasser der Inschriften selbst. Es ist bekannt, daß 
nicht nur im alten Ägypten politische Rivalität zu Fälschungen geführt hat. Bercuen 
hat die Beweise zusammengestellt” für das Vorgehen der Abbasiden gegen die Omayaden, 
wie der Khalife von Bagdad Ma’mun im Jahre 216 H. (831) im Felsendom zu Jerusalem seinen 
Namen anstelle des Khalifen von Damaskus "Abd al-Malik 72 H. (691/2) und in der großen Moschee 
von Damaskus anstelle des Khalifen Walid S6 H. (705) setzte. Solche Fälschungen lassen sich 
immerhin noch im Rahmen der Epigraphik selbst aufweisen. Anders in Amida. An den In- 
schriften kann da nicht gerüttelt werden; was sie sagen, ist wahr. Und doch mul der Kunust- 
historiker der subjektiven Auffassung der Verfasser jener Inschriften objektive Tatsachen gegen- 
überstellen, die diese Dokumente als in entscheidenden kunsthistorischen Dingen unwahr hin- 
stellen. 

Überblickt man den Vorhof der großen Moschee von Dijarbekr (Taf. VIII u. XII, S. 298), 
so ergibt sich die Tatsache, daß die Front der eigentlichen Moschee in der Wirkung geschlagen 
wird durch die beiden Flügel zur Seite. Den Inschriften nach stammen die einzelnen Teile 
«dieses mehr malerischen als einheitlich architektonisch wirksamen Ganzen aus sehr verschie- 


! Byz. Zeitschr. XVI (1907), S. 716 und XVII (1908), S. 632. Dazu jetzt Ransay and Bert, The thousand and 
one ehurches, London 1909, 
* Inseriptions arabes de Syrie, p. S4 (SA. p. 10). 


EINLEITUNG. 155 


dener Zeit. Zuerst entsteht — Inschrift 15 — 484 H. (1091/2) mit der Angabe „befohlen hat 
dies zu machen... .. Malik-shah“, die rechte, d. h. die Westhälfte der eigentlichen Moscheen- 
wand. Dann folgt — Inschrift 19 — ca. 510 H. (1116/7) das Erdgeschoß der daran anstoßenden 
Fassade der Schmalseite. Erbauer ist Ilaldi, der Bau heißt die westliche Maksura und das — 
Inschrift 20 — 518 H. (1124/5) hinzugefügte Obergeschoß die unbedeckte Maksura. Sie ist in 
der Tat trotz der neun großen Öffnungen heute noch unbedeckt; nur die letzten Bogen im 
Süden sind modern verbaut. Nachdem der Bau im Westen fertig war, dürfte — Inschrift 21 
— 550 H. (1155/6) Mahmud ibn Ilaldi die linke Hälfte der Moschee selbst begonnen haben 
und fügt dann — Inschrift 22 — 559 H. (1163/4) die Ostfassade hinzu. In der Inschrift heißt 
dieser Bau an der linken Schmalseite, der westlichen Maksura gegenüber, „die östliche Suffa‘. 
Mahmud erbaut sie „von ihrem Fundament aus bis auf ihre Krönung und die ganze obere 
Maksura‘. 

Der Leser mag nun einmal die nachfolgenden Abbildungen (Taf. IX—XI und XIII—XV) 
der beiden Fassaden an den Schmalseiten des Hofes betrachten: sind diese so genau, im Westen 
sogar nach Stockwerken datierten Bauten wirklich islamischer Herkunft? Wofür wurden sie 
bisher ohne Kenntnis der Inschriften nicht ausgegeben! Texıer, der den Bau jedenfalls am 
genauesten von allen denen, die bisher darüber geurteilt haben, kannte, sagt, die Kapitelle seien 
römisch-byzantinisch und die Skulpturen deuteten auf eine Arbeit des 3. oder 4. Jahrhs. In- 
dessen seien alle Bogen der Tore im Erdgeschoß spitzbogig, was darauf hinweise, daß diese 
Art Konstruktion viel älter sei, als man glaube. — Rırrer! hat 1844 die älteren Angaben zu- 
sammengestellt. Nıepunr, der die Moschee nicht betreten durfte, nennt sie ein prächtiges 
Gebäude, das einst die christliche Hauptkirche gewesen. Dafür erklärt sie auch SourtHusATE 
trotz der Inschriften, die er als kufisch bezeichnet. Durr# schreibt die Erbauung den Khalifen 
zu. Rirmer selbst meint, es könne sich vielleicht um die vom Kaiser Heraklius gebaute und 
im 8. Jahrh. hergestellte große Kirche handeln. Ihm schloß sich noch 1902 General pe Beyrık 
an? unter Bezugnahme auf ScHLUMBERGER.” Andere Ansichten vertraten englische Architekten; 
sie hielten den „Palast“ für sasanidisch oder parthisch. Fereussox’ reiht ihn der sasanidischen 
Kunst ein und meint, er sei, nach dem Stil zu urteilen, in der Zeit des Tiridates (256—342) ent- 
standen. Er kannte nur Trxrers Zeichnungen, von denen noch die Rede sein wird, und sieht 
die Moschee für eine Kirche an. Rawrısox? datiert den Bau nicht vor 359 n. Chr. Der neueste 
Bearbeiter, Phen& Spırrs®, sagt wörtlich: „They seem to me to have been built up of materials 
taken from some more ancient palace, possibly that of Tigranes, an Armenian monarch, who, 
in B. C. 74, drove the Parthians temporarily out of Mesopotamia; and, though interesting for 
the exuberant richness of the carved shafts, capitals and friezes, and the various peculiar forıns 
of arched openings, they do not add much to the history of the Sassanian style. Cufic inscriptions 
run across the fronts, under the entablature. Here again the ornament which has been ap- 
plied resembles that which Mr. Lorrus found at Warka and which is peculiar to the Parthian 
style, shown in Ill. 26.“ Seine Abbildung 26 zeigt den Aufriß der Westfassade; diese wird also 
gleich Warka für parthisch angesehen. 

Wie steht die Frage nun heute, wo wir, dank den Bemühungen des Generals pe BEyLıf, 
die Inschriften kennen’: muß man da nicht endgültig anerkennen, daß diese Fassaden islamisch 
sind? Zur Beantwortung dieser Frage ist eine eingehende Betrachtung der beiden Fassaden in 
allen Details notwendig. 


ı Erdkunde, XI, S. 55. Dort auch die oben nicht gegebenen Zitate. 

® L’habitation byzantin, p. 55. 

3 Un empereur byzantin au X® sieele. 

* A history of architeeture, II, p. 425. — 5 The sixth great oriental monarchv. 
® Architeeture East and West 1905, p. 66. 

? Eine Kopie hatte schon Konsul Tayıor mitgebracht. Vgl. Fersussox a. a. O, 


136 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


l. DIE BEIDEN PRUNKFASSADEN VON DIJARBEKR. 
(Tafel XIIL.) 

Die Ostfassade, Taf. XIV—XV. Ich gehe, obwohl sie nach den Inschriften die jüngere 
ist, aus von der Ostfassade, weil diese bereits weiteren Kreisen bekannt wurde durch die 
photographische Aufnahme des Legationsrates Dr. Max Freiherrn von OPPENHEIM, die ich für 
meine Mschattaarbeit verwenden konnte.' Die Angabe, die Photographie gebe die Westfassade 
wieder, war falsch. Es handelt sich vielmehr um ein Detail der einfacheren Ostfassade, das 
ich hier nochmals reproduziere, weil es die neuen Aufnahmen pe Beyrifs in einem nicht un- 


wichtigen Punkte ergänzt. 


Marie 


N 


% 





Abb. 57. Dijarbekr, Große Moschee: Ostlassade des Hofes. 


Abb. 57 nach v. OrpExHEIv. Wir sehen zwischen zwei vermauerten Spitzbogen und einem 
offenen Durchgange, der von einem in der Mitte stufenförmig auseinandergeschobenen Rund- 
bogen abgeschlossen wird, zwei Säulen aufragen. Sie haben keine Basen, stehen vielmehr ganz 


39 


Jahrbuch d. Kgl. preuß. Kunstsammlungen, 1904, 8. 335 f. 


DIE BEIDEN PRUNKFASSADEN VON DIWARBEKR. 137 


unvermittelt zwischen einer Fußbank auf oder stecken an anderen Stellen (Tafel XIII unten) im 
Pflaster des Hofes. In zweidrittel Schafthöhe enden diese Säulen mit einem flachen Bande, 
darüber ist ein Stumpf aufgesetzt, der den unteren vollständigen Schaft zu einer dem antiken 
Empfinden nicht mehr ganz entsprechenden Höhe ergänzt. Die Aufnahme Oprexneins endet links 
unten mit einem weißen Schirmdach. Damit beginnt Abb. 58, eine Aufnahme Beyrifs. Man 
beachte, daß die Säulenzusammenfügung hier nicht über, sondern unter diesem Schirmdach er- 
folgt, und zwar gleichmäßig bei allen drei Säulen bis zur Hofecke, wo das Quaderwerk der 
Nordarkade sichtbar wird. Die Schaftanfänge unten sind hier durch allerhand Stein- und 
Mauerwerk verlegt. 

Den Wechsel in der Zusammen- 
fügung der Schäfte im Erdgeschoß 
beobachtet man gut auch in den neuen, 
prächtigen Aufnahmen der Oberwände 
von Beyui£ Tafel XIV und XV. Die 
Überhöhung der unteren Säulen durch 
Anstückelung geht durch, doch liegt 
eine Regel vor: die mittleren vier Schäfte 
setzen in gleicher Höhe ab, die seit- 
lichen sechs etwas tiefer. Jedenfalls 
sind alle zehn Säulen aus altem vor- 
islamischem Material zusammengeflickt, 
ein Brauch, der in Baalbek und Kairo 
ebensogut wie in Kairuan, Cordoba und Abb. 58. Dijarbekr, Große Moschee: Ostfassade des Hofes 
sonst beobachtet werden kann. Das 
gleiche gilt von den Kapitellen. Ich konnte das schon an Abb. 57 feststellen'; das Exemplar 
links mit dem schönen, durchbrochen gearbeiteten Mäander (vergrößert Taf. XIV, 2) ist ein 
selten feines korinthisches Kapitell von antikem Schnitt mit jenen stark überfallenden Blatt- 
spitzen, wie sie um 400 üblich wurden.” Die übrigen neun Kapitelle dieser unteren Säulen- 
stellung wecken kein besonderes Interesse; es sind Vertreter der fabriksmäßig hergestellten 
Massenware und haben verschiedene Höhe; ihr Akanthus ist zumeist nur im Umriß angedeutet. 

Über den Säulen läuft (Taf. XIV und XV) in drei Streifen ein Architrav hin, der durch 
eine nach oben wachsende Verkröpfung auf das zweite Geschoß überleitet. Wir sehen unten 
zunächst einen Inschriftfries, dessen Ornamente wertvolle Handhaben bieten zur Bestimmung und 
Datierung von ÖOrnamenten, denen solche Inschriftbeigaben fehlen. Die Vertikalhasten sind 
mannigfach glatt verknotet und die oben zwischen ihnen leer bleibenden Flächen von Ranken- 
werk gefüllt, das sich in schön ausschwingenden Wellen und Einrollungen gefällig in alle 





Lücken der Schrift einnistet, Krabben? und an den Enden mancherlei Arten von Palmetten- 
teilen ansetzt. Die Würfel über den Kapitellen sind, soweit man nach den Photographien ur- 
teilen kann, nur einmal frei von Schrift, über dem Kapitell vom Mitteleingang links (Abb. 57 und 
Taf. XIV, 2), auf dem man oben in einem dreieckigen Ansatz einen Stierkopf gebildet sieht. Die 
Ranken breiten sich da symmetrisch von einer darunter erscheinenden Scheibe aus. Dieselb« 
Schmuckart ist auf dem Würfel rechts zu erwarten, den man Tafel XV schlecht sieht. 

Der zweite Streifen des Frieses* zeigt zwischen drei horizontalen Stegen oben eine Wein 
ranke, unten die Folge von Dreiblatt und Lotos, dann einen Perlstab. Dieser untere Teil ist 


! Mschatta, ebenda, S. 339—340. 
= Jahrbuch d. deutschen arch. Instituts, VIII (1893), S. 10. 
3 Vel. meine „Kleinarmenische Miniaturenialerei*. Veröffentlichungen der k. Universitätsbibliothek zu Tübingen, 
1907, S. 19. 
* Vgl. die Vergrößerung Mschatta, S. 340, Besser Tafel XIV u. XV unten. 
Amida. 18 


138 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


abgeschrägt, wie man an den Verkröpfungen sehen kann. Inmitten der Weinranke sitzt so- 
wohl an den Kröpfen wie dazwischen eine rundbauchige Vase, aus der die dünnen Wellenstiele 
entspringen. In den Einrollungen liegt immer ein siebenzackiges Blatt und eine Traube. 

Der oberste Streifen ist am reichsten in Licht und Schatten abgestuft; man beurteile das 
wieder an den Ecken der Kröpfe. Zu oberst eime flache Viertelkehle mit Rankenwellen, die 
verdickte Palmettenlappen und kleine Bogen in den Gabelungen zeigen. Dann folgt eine starke 
Einziehung, aus deren Dunkel, fast frei herausgearbeitet, siebenzackige Blätter vortreten — ein 
eigenartiges Motiv, ergänzt durch Rankenteile zwischen und eine Wellenranke unter diesen 
Blättern. Man präge sich hier besonders die einseitigen Lappen der Flügelpalmette ein. Dar- 
unter noch ein Perlstab und ein Zahnschnitt. Dann eine glatte Hohlkehle. 

Das erste Geschoß dieser Fassade, das im Gegensatz zur „unbedeckten“ Maksüra gegen- 
über bewohnt, daher mit verglasten Fenstern versehen ist, zeigt das gleiche System der vor 
die Wand gestellten Säulen mit hohen Verkröpfungen wie im Erdgeschoß. Doch haben die 
Säulen hier Basen, und zwar antike, aber mit flachem Bande statt des Wulstes oben. Die 
kurzen Säulchen scheinen ebenfalls spätantik, die meisten von ihnen weisen farbige Äderung 
auf. Die Kapitelle sind sehr verschieden. Von links nach rechts gezählt, zeigen 2, 4 und 7 
Girlanden unter den oberen Ecken, 5 und 10 eine in anderer Art reichere korinthische Form. 
Die verkröpften Friese sind höher und anders angeordnet als unten. Über einem Würfel folgt 
ein heller Streifen mit einer Inschrift im mittleren Intercolumnium, darüber als Abschluß ein 
derber Weinrankenfries zwischen profilierten Leisten oben und unten. Auf den beiden Kröpfen 
zuseiten der Mitte sitzen Stierköpfe; ich schließe daraus, dafs auch unten ein zweiter Kopf an 
dem Kapitell rechts vom Eingang anzunehmen ist. 

Man werfe nun noch einen Blick auf die je vier glatten Spitzbogen unten zuseiten der 
profilierten breiten Mittelöffnung, dann auf die Bildung der oberen Öffnungen mit den von 
profilierten Konsolen getragenen Querbalken, über denen sich ein runder Entlastungsbogen 
wölbt, während die höhere Öffnung der Mitte über dem Balken eine horizontale Entlastung aus 
Keilsteinen zeigt, und springe dann mit dem Blick unmittelbar über auf 


Die Westfassade, Taf. IX—XI. Die Grundeinteilung ist hier fast die gleiche: zehn Säulen 
in zwei Geschoßen einer Wand vorgekröpft, die aber in anderer Art geöffnet ist. Oben laufen 
neun untereinander ganz gleiche Ausschnitte hin, alle entsprechen der einen mittleren Öffnung der 
Östfassade, d. h. sie sind ohne Rundbogen durch gerade Balken geschlossen. Unten entsprechen 
der einen mittleren Öffnung mit dem auseinandergezogenen Rundbogen zwei gleiche an den 
Enden, so daß nur drei Spitzbogen jederseits übrig bleiben. Also ist die eine Fassade nicht 
einfach ein Spiegelbild der andern, beide sind vielmehr Variationen desselben Typus. Sieht man 
sich nun die Westfassade genauer im Detail an, so ergeben sich recht merkwürdige Unterschiede. 

Im Jahre 1904 habe ich aus den Aufnahmen ÖOPPrEXHEINS genauer nur die Ostfassade 
gekannt. Damals lautete mein Urteil: „Ich kann nicht sagen, ob Abb. 1 den Stil des Ganzen 
oder nur eines von den Seldjuken ergänzten Teiles wiedergibt. In jedem Falle scheint dieses 
verkröpfte Gebälk mit den überreichen Ornamenten auf ein Original aus dem 4. bis 7. Jahrh. 
zurückzugehen.“ Nun, dem General pE Beyrı£ gebührt das Verdienst, uns dieses Original in 
Detailansichten beschert zu haben.” Auf Grund seiner Photographien der Westfassade läßt sich 
nachweisen, daß nicht nur, wie an der Ostwand, Säulenschäfte und Kapitelle, sondern auch die 
Hauptteile des Gebälkes vorislamischen Ursprungs sind. Es wird gut sein, diese Behauptung 
gleich von vornherein bei der nachfolgenden Beschreibung im Auge zu behalten. 

! Verschieden ist nur die Konstruktion der Entlastung. An der Östfassade sind es scheitrecht verzahnte Keil- 
steine, hier seitlich Balken, die unten etwas ausgeschnitten sind und einen Keilstein in die Mitte nehmen, der auf 
einem Stäbchen liegt. 

2 Taf. IN, 2 und XI, 3 nach Aufnahmen, die mir freundlich ein Mitglied der deutschen Assur-Expedition, Herr 
Ing. C. Preusser, zur Verfügung gestellt hat. 


DIE BEIDEN PRUNKFASSADEN VON DIJARBEKR. 139 


Der Aufbau der Westfassade beginnt von unten her nicht anders als gegenüber (Taf. XIII 
oben). Die Quaderpfeiler mit den drei gestreckten Rund- und den sechs Spitzbogen sind isla- 
mischen Ursprunges. Man beachte, daß die Spitzbogen Taf. IX —XI entgegen der Ostfassade ebenso 
wie die Rundbogen profiliert sind und die meisten dieser Bogen in der Mitte ein Zeichen aus- 
gespart zeigen, über dem Mittelportal einen Ring(?), rechts davon sechsteilige Sterne verschie- 
dener Art, links u.a. einen Krug. Die Schäfte sind wieder zusammengestückelt, die Kapitelle 
zeigen alle gute korinthische Bildung und vorzüglichen Akanthusschnitt. Das Kapitell rechts 
neben dem Mittelportal (X, 2) hat besonders feine Eckvoluten mit durchbrochen gearbeiteten 
Wirbelblättern. Dasselbe Kapitell findet sich auch einmal in der oberen Reihe (von links das 
dritte, IX, 3). Dort sind daran auch noch die eigenartig überfallenden Blattspitzen erhalten. 

Man beachte nun: der Inschriftfries 
sitzt entgegen der Ostfassade nicht als 
erster Streifen über den Kapitellen, son- 
dern läuft zwischen diesen verbindend 
hin.‘ Das verkröpfte Gebälk löst sich 
nieht in mehrere Streifen auf, sondern 
bildet eine organische Einheit, bestehend 
aus den von der Spätantike her bekannten 
Elementen. Ich gebe bier in Abb. 59 
für die Details eine Zeichnung HomMAIRE 
pE HErıs (Voyage, pl. XLIID). Über dem 
Kapitell, zunächst über Plättchen und 
Perlschnur ein Kyma mit aufrecht ste- 
henden Blättern. Dann folgt der Fries. 
Er zeigt an den Kröpfen wechselnde Mo- 
tive, dazwischen Weinranken, aus Vasen 
entspringend wie drüben an der Ostfassade, 
nur mit dem richtigen, fünfteiligen Blatt. 
Darauf folgt das weit vorspringende Kranz- 
gesims, mit einem Miniaturzahnschnitt 
beginnend, dann, durch eine kleine Hohl- 
kehle mit tief umrissenen Rillenenden 
vermittelt, Konsolen, über denen das 
Ganze abgeschlossen wird durch eine Sima 
von Palmetten, die in ganz linearer Auf- Abb. 59. Dijarbekr, Große Moschee: Details nach H. pe Heur. 
lösung wechseln mit Blattbildungen aller 
Art. Fast genau das gleiche Gesims krönt auch das obere Geschoß; es erhält nur dadurch 
Eigenart, daß ihm der auffallend breite arabische Schriftfries nicht zwischen, sondern über den 
Kapitellen, also wie an der Ostfassade, untergeschoben ist. Die Würfel über den Säulen zeigen 
rein islamische Ornamente und zuseiten der Mittelachse wieder die Stierköpfe (X, 1), jedoch 
nicht auf dreieckigen, sondern auf T-förmigen Ansätzen. 

Das Interessanteste an diesem Obergeschoß sind die Säulenschäfte. Sie erscheinen wie von 
Örnamentnetzen übersponnen, die nur beim zweiten Säulenpaar von der Mitte aus ganz gleich 
sind: einfache Fäden, diagonal gekreuzt. Links von diesen Säulen stehen andere mit einem 
Netz, das Kreuze übrig läßt, bzw. mit Kreisen, die sich bis auf die Weite eines kleinen Qua- 
drates schneiden. Es handelt sich um Muster ohne Ende, wofür die zweite Säule von rechts 
her mit Achtecken, die Kreuze zwischen sich lassen, besonders bezeichnend ist. Dann kommen 





I Nebenbei bemerkt stecken in der Inschrift weniger Knotenornamente, und die Ranken sind derber als an 
der Ostfassade, 


18* 


140 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


vor drei verschiedene Mäandermuster und an den beiden äußersten Säulen Schrägriefelungen, 
die links Gräten, rechts Rauten bilden. 

Überblicken wir nun den Tatbestand. Die zuletzt beschriebene westliche Fassade macht 
durch das Überwiegen des alten Materials zweifellos einen viel altertümlicheren Eindruck als 
die zuerst beschriebene östliche. Die Inschriften belegen denn auch, daß die westliche Maksura 
mit dem unbedeckten Obergeschoß 510 bzw. 518 (1116—1125) entstanden ist, die östliche Suffa 
dagegen mit der geschlossenen Maksura erst 1160. Also ist wahrscheinlich die zuerst beschrie- 
bene geschlossene Ostfassade nichts anderes als eine Kopie der offenen westlichen. Blicken wir 
unter diesem Gesichtspunkte vergleichend zurück auf die beiden Fassaden, so ergibt sich kunst- 
kritisch als Schlußresultat, daß die Westfassade nicht nur unter ausgiebiger Benutzung alter 
Säulen, sondern auch der Hauptteile eines verkröpften Gebälkes 1116-1125 neugebaut und 
die zuerst beschriebene Fassade im Jahre 1160 nach diesem Vorbilde kopiert wurde. Alt sind 
daran nur die Säulen und Kapitelle; das Gebälk ist 1160 nach dem Muster gegenüber vollständig 
neu gearbeitet worden. 


2. WIEDERVERWENDUNG UND NACHAHMUNG ÄLTERER 
BAUGLIEDER DURCH DIE MUSLIME. 

Die Feststellung, dal die Herren von Amida ihre Bautätigkeit u. a. damit begannen, eine 
ältere Schmuckfassade bei einem Neubau wieder zu verwenden und dal sie an diesem Stück- 
werk überdies derart Gefallen fanden, diese Schöpfung als Ganzes nochmals zu wiederholen, 
hat für den Kunsthistoriker manches Überraschende. Im allgemeinen ist ihm nur bekannt, 
daß die Muslime bei Erbauung ihrer Mo- 
scheen altes Säulenmaterial verwendeten. 
Wenn man erst einmal systematisch nach 
den altchristlichen Denkmälern des Orients 
forschen wird, dürfte sich bald heraus- 
stellen, daß sie der großen Mehrzahl nach 
zerstört wurden, um das nötige Säulen- 
material für die Neubauten des Islam zu 
liefern. Die Tulun-Moschee in Kairo war 
der erste Bau in Ägypten, der dieser 
Kirchenzerstörung durch Einführung des 
Samarratypus der Moschee mit Pfeilern 
steuerte. Das Menasheilistum in der Ma- 
reotis weiß von solchen Raubzügen zu er- 
zählen!, und S. Marco in Venedig ist ja 
nur auf diesem Wege zu einem Museum 
christlich-orientalischer Säulen geworden. 
Diese Art von Wiederverwendung älteren 
Baumaterials war also den Muslimen völlig 
geläufig; aber für das Vorgehen des Ina- 
liden Ilaldi und seines Sohnes Mahmud 
1116—1125 und 1160 sind die Parallelen 





Abb. 60 
Kairo, Madrasa des Muhammad ibn Kalaun: Gotisches Portal aus Akka doch erst zusammenzustellen. Ich will 


hier nur zwei anführen. 
Jedem Besucher Kairos, der die Denkmäler etwas genauer anzusehen pflegt, wird das 
gotische Portal der Madrasa (Hochschule) des Muhammad ibn Kalaun aufgefallen sein? (Abb. 60). 


3 


! Kaurmass, Die Ausgrabung der Menas-Heiligtümer, S. 56 f. — ° Vgl. Franz-PascHa, Kairo, S. 55. 


WIEDERVERWENDUNG UND NACHAHMUNG ÄLTERER: BAUGLIEDER DURCH DIE MUSLIME. 141 


Das schräge Türgewände mit seinen Säulchen und dem reich profilierten Spitzbogen umschließt 
eine Dreipaß-Lunette, in welche die islamische Tür eingefügt ist. Maxrızı! berichtet über dieses 
versprengte Stück abendländischer Architektur: 

„Diese Madrasa ist in der Nähe der Grabkuppel des Kalaun östlich von ihr. Der Platz, 
auf dem sie steht, war früher ein Bad, und es befahl der Sultan Katbugha an seiner Stelle 
eine Madrasa zu beeinnen. Es wurde mit dem Bau angefangen, die Fundamente gelegt, und 
der Bau stieg auch über die Erde hinaus etwa bis in die Höhe des vergoldeten Randes (tiraz 
eigentlich Stickerei) außen. Dann wurde er abgesetzt (d. h. der Sultan). Als dann Muhammad 
ibn Kalaun im Jahre 695 (1298/9) wieder an die Herrschaft kam, verordnete er die Vol- 
lendung der Madrasa. Sie wurde fertig 703 (1303/4). Sie gehört zu den hervorragendsten 
Bauwerken Kairos und ihr Tor zu den wunderbarsten, das Menschenhände gemacht haben. 
Es ist aus weißem Marmor von prachtvoller Form und herrlicher Arbeit und wurde von 
Akka nach Kairo transportiert. Dies kam so: Der Sultan Khalil ibn Kalaun hatte nach der 
Eroberung Akkas am 17. Djumada I, 690 (18. Mai 1291) den Emir Sandjar al-Shudja’i mit 
der Schleifung ihrer Mauern und Zerstörung ihrer Kirchen betraut. Dabei fand dieser dies 
Portal an dem Tor einer der Kirchen Akkas, und es war von Marmor, seine Fundamente und 
seine Pfosten und seine Säulen hingen fest zusammen. Da schaffte er das Ganze nach Kairo 
und stellte es bei sich auf bis zum Tode des Sultans Khalil. Und so blieb es unter der 
ersten Regierung der Muhammad. Katbugha brachte es dann an die Madrasa. (Der letzte 
Satz gekürzt.) 

Hier also liegt der Fall so, daß ein aus Akka (offenbar von einer vor 1291 entstandenen 
Kreuzfahrerkirche) herübergebrachtes Portal als Siegestrophäe aufgestellt wurde. Ähnlich hatten 
die Venetianer wenige Jahre früher, 1258, ebenfalls von Akka die Pietra del bando und die 
beiden Pfeiler mit Ornamenten herübergebracht, die jetzt neben der Markuskirche stehen.? 
Sollte auch die Westfassade von Amida als Erinnerung eines Sieges aus alten Bestandteilen auf- 
aufgebaut worden sein? Das scheint aus zwei Gründen nicht gut möglich. Erstens würden dann 
die Inschriften irgendeinen Hinweis enthalten und zweitens ist ja der Inalidenstaat, dem 
Amida angehörte, friedlich durch Auflösung des Großseldjukenreiches entstanden. Endlich kann 
man nicht gut annehmen, daß diese umfangreichen Architekturstücke auf eine Entfernung wie 
von Akka nach Kairo oder Venedig als Siegesbeute von auswärts herstammen. Sie könnten 
dann nur den Tigris abwärts gekommen sein. Wahrscheinlicher ist von vornherein, daß sie 
einem Denkmale des alten Amida selbst angehört haben. Auf diesen Fall würde dann besser 
die zweite Analogie passen, die ich noch beibringen möchte. 

Zur selben Zeit, als die beiden Fassaden von Amida entstanden, wurde das seldjukische 
Reich in Kleinasien gegründet und Ikonium zu seiner Residenz gemacht. Damals wurde dort 
ein Palast gebaut, dessen letzter Rest, der Kiosk von Konia, am 5. April 1907 teilweise ein- 
stürzte.” Er stammte wahrscheinlich aus der Zeit des Kilidj Arslan II. (1156—88). Etwas 
jüngeren Datums ist die angrenzende Moschee. Sie steht mit ihrem Vorhofe und den Mauso- 
leen noch aufrecht. Näher bekannt ist bis jetzt leider nur die dem Kiosk zugewendete Nord- 
fassade. Sie gibt in ihrer Gesamterscheinung ein so charakteristisches Beispiel seldjukischer 
Kunstbetätigung, daß sie gut als Untergrund für die Beurteilung des Wesens dieser Geschmacks- 
richtung überhaupt verwendet werden kann. Sehe ich von dem Vorbau ab, der ganz rechts 
in Abb. 61 erscheint und das Eingangstor enthält, dann ist die Flucht links ziemlich symme- 
trisch aufgeteilt durch eine spitzbogige Nische zwischen zwei im Dreieck vortretenden Strebe- 
pfeilern unten und einer Reihe von 10 bzw. 11 fensterartigen Öffnungen oben. Unter diesen 
Fenstern sitzen in der Mitte jeder Wand die Inschrifttafeln, von denen sich die eine links auf 


! Khitat II, 382. Ich danke die Übersetzung €. H. Becker. Vel. vax Berenem CIA I, p. 153. 
2 Vgl. Oriens christianus II, (1902), S. 429. 
® Zeitschrift für Geschichte der Architektur I, S.3f. Vgl. La revue de l’art anc. et moderne, Nr. 130 (1908), p. 13. 


142 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


den einen Gründer des Baues Kaikawus und das Jahr 616 (1219/20), die andere rechts auf 
einen Bruder des Ebengenannten, Kaikubad und dasselbe Jahr bezieht. Die Inschrift der 
Mittelnische meldet die Vollendung und nennt Kaikubad und das Jahr 617 H. (1220/21). 
Derselbe Kaikubad wird nochmals in der Inschrift ganz links an der Ecke als derjenige ge- 





Abb. 61. Konia, Palastmoschee: Fassade von 1219-1221. 


nannt, in dessen Auftrag die Vollendung vorgenommen wurde. Es ist also kein Zweifel, diese 
Fassade ist innerhalb der Jahre 1219--1221 entstanden. Bauleiter war Ayaz al-Atabaki, und 
auch der Architekt wird genannt: Muhammad, Sohn des Khaulan(?) von Damaskus." 

Eine Parallele für die unmittelbar unter dem Dach hinlaufende Fensterreihe kenne ich nur in 
der 876—879 n. Cbr., also dreieinhalb Jahrhunderte früher erbauten Moschee des Ahmad ibn 
Tulun in Kairo. Abb. 6 zeigt eine ihrer inneren Mauern. Sie ist im oberen Teil nahezu voll- 
ständig noch aus der Bauzeit erhalten. Wir sehen spitzbogige Fenster, durch kleine Nischen 
mit Muschelabschluß ergänzt, eine fast endlose Reihe bilden. Darüber folgt ein Fries mit 
Löchern in Quadraten und darüber die Zinnen. Diese Fassade ist, das steht jetzt allmählich 
fest, von einem Baumeister aus Samarra erbaut, jenem Orte, der das Versailles von Bagdad 
genannt werden kann.” Es sind persisch-mesopotamische Baugewohnheiten, die hier zum ersten 
Male auf ägyptischem Boden in Erscheinung treten. Die Zinnenkrönung, die spitzbogigen 
Fenster, die Nischen dazwischen und vor allem die Voraussetzung für den Ursprung aller dieser 
Motive, die aus Ziegeln aufgerichtete und dann verputzte Mauer gehen auf uralte Überliefe- 


! Vel. van BERCHEM, Arab. Inschriften vox OrrexHem, S. 132f. Vel. inzwischen auch Löyrver, Konia, $. 29. 
? Strzysowskı, Koptische Kunst, S. XXIII. C. H. Becker, Zeitschrift für Assyriologie XIX, S. 430. 


WIEDERVERWENDUNG UND NACHAHMUNG ÄLTERER BAUGLIEDER DURCH DIE MUSLIME. 143 


27 


rungen des Zweiströmelandes zurück. Diese Annahme ist jetzt glänzend durch die Aufnahmen 
Beyries in Samarra und Abu Dolaf bestätigt worden.! 

Dieselbe Tradition nun ist auch an dem Seldjukenbau in Konia wirksam. Zwar ist der 
obere Abschluß verschwunden, aber die spitzbogige Fensterflucht nahe dem Dache ist geblieben 
und ebenso die Nische. Beide Motive haben freilich der alten mesopotamischen gegenüber 
andersartige Gestalt angenommen. Aber gerade diese Wandlung erschließt eine Fülle von Er- 
kenntnissen über Ursprung und Entwicklung der frühesten islamischen, besser prototürkischen 
Kunst auf kleinasiatischem Boden. 





Abb. 62. Kairo, Moschee des Ibn Tulun: Außenmauer von 876—879, 


Da sind also zuerst die kleinen hohen Fenster. Sie nehmen sich aus wie eine romanische 
Zwerggalerie. Tatsache ist, daß sie aus „romanischen“, d. h. christlich orientalischen Bau- 
stücken zusammengefügt sind.” Man sehe genauer zu. Diese Fenster werden gebildet durch 
monolithe Pfeiler mit angearbeiteten Halbsäulen. Sie wenden ihre Breitseiten nach außen. Ur- 
sprünglich — in den christlichen Kirchen, aus denen sie geraubt sind — standen sie als Fenster- 
scheiden so da, daß man außen die Halbsäulen sah und die Breitseite die üblichen Doppel- 
fenster teilte. Man durchblättere mein „Kleinasien, ein Neuland der Kunstgeschichte“, und jetzt 
am besten Rausay and Bez, „The thousand and one churches“, auf die Denkmäler von Binbir- 
kilise hin und wird dort sehen, wie die gleichen Details in den Fenstern sowohl wie auch als 


! Revue archeol. 1907: „L’architecture des Abbassides*. 
® Vgl. dazu Zeitschrift für bildende Kunst, NF. XIV, S. 295 f. 


144 Die CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


Stützen der Arkaden und Gewölbe in den drei Schiffen verwendet erscheinen. Sie sind nach 
dieser doppelten Verwendung bald höher, bald niedriger, ähnlich wie an unserer Moschee, wo 
links elf ziemlich gleich große Fensterscheiden, rechts nur fünf von derselben Dimension, dann 
aber sieben immer höher werdende genommen sind, von denen die letzten ganz gut als Ge- 
wölbestützen gedient haben könnten. In diesen Pfeilern haben wir also wahrscheinlich ein 
Stück des alten, berühmten Ikonium vor uns, jener christlichen Metropole, die früher als Rom 
bestimmend für die Entwicklung unseres Glaubens war und von den Muslimen fast völlig rasiert 
und neugebaut wurde. Von diesem christlichen Ikonium rühren auch die beiden Pfosten her, 
die zu seiten der jetzigen Eingangstür stehen." Das Muster ihrer Flächenprofilierung ist in 
Binbirkilise nicht selten. 

Der vorliegende Fall beweist, daß die Seldjuken in Kleinasien ursprünglich nicht anders 
vorgingen, als ich es von ihren turkmenischen Stammesgenossen, den Inaliden von Amida und 
ihren Vezieren, den Nisaniden, annehme. Nach den angeführten Parallelen dürfte, was ich für 
die Westfassade annahm, glaublicher erscheinen. Das Vorbild für den Gesamtaufbau der 
Fassaden wird auch da persisch-mesopotamisch sein, nur die Schmuckteile sind älteren Bauten 
entnommen. Ich bleibe zunächst ausschließlich bei den alten Teilen dieser Fassade. 


3. DIE VORISLAMISCHEN TEILE DER WESTFASSADE. 


Die Westfassade fordert den Kunsthistoriker zu Nachforschungen nach zweierlei Richtung 
heraus. Er fragt: aus welcher Zeit stammt das von ihr wiederverwendete alte Material? und 





Abb. 63. Dijarbekr, Westfassade von der Nordecke aus gesehen (Aufnahme von Ing. PREUSSER). 


dann: welchem Zweck hat es ursprünglich gedient? Zunächst einige negative Feststellungen. 
Bisher ist außer Dupr& niemandem eingefallen, diese Fassade für islamisch zu halten. Seit 
wir Amra kennen und es Leute gibt, die auch Mschatta für omajjadisch ansehen, dürften sich 
gewiß auch Stimmen melden, die unsere Westfassade von Amida für frühislamisch auszugeben ge- 


! In Abb. 61 einer ganz rechts. 


Dis VORISLAMISCHEN TEILE DER WESTFASSADE, 145 


neigt sein werden (Abb. 63). Es dürfte daher angezeigt sein, festzustellen, daß es andere Moscheen- 
höfe mit derartigen Fassaden nicht gibt. Das gewöhnliche ist, daß auf allen vier Seiten Stützen- 
reihen, zumeist Säulen, herumlaufen, wie in Amida an der Nordseite des Hofes (Taf. XX); ein 
Obergeschoß ist nur in der großen 
Moschee von Damaskus nach- 
weisbar', Spuren vielleicht noch 
in dem ältesten Teile der Um- 
fassungsmauer der Amr-Moschee 
in Altkairo® und in der Fassade 
der Moscheeruine in Bosra.” Von 
einem verkröpft vorgeblendeten 
System von Säulen wie in Amida 
hat sich anderswo an einer Mo- 
schee auch nicht die Spur er- 
halten. Aber auch die bereits 
vorliegenden Deutungen der Fas- 
sade von Amida auf sasanidischen 
oder parthischen Ursprung müssen 
abgelehnt werden. Bezüglich des 
Zusammenhanges mit Sasaniden- 
denkmälern könnte man vielleicht 
auf den Ausweg verfallen, sasa- ih ES EEE EREEEE 

nidische Nischenfassaden als Pa- 

rallelen zu nehmen, so den Tak i-Kesra in Ktesiphon und seine islamischen Ausläufer, die Nischen- 














Alb, 65. Rakka, Rückseite der Fassade, 


! TuıerscH, Pharos, S. 106/7. — ? Fraxz-Pascha, Baukunst des Islam?, S. 40. 
' TiierscH, Pharos, S. 101. 


Amida. 19 


146 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


reihen von el-Ashik bei Samarra‘ oder die Fassade von Rakka.? Ich gebe umstehend (Abb. 64) 
eine Aufnahme Cnarors von diesem Bauwerk. Das entscheidende ist nicht die Säule, sondern 
die Nische. Ganz abgesehen von dem Tor und der Fensternische im Untergeschoß, die ohne 
jede Säulenbegleitung sind, kann auch im Obergeschoß nicht eigentlich von einem auf die 
Säule als Grundmotiv gelegten Nachdruck die Rede sein. Zwischen den konkav halbrunden 
Nischen sind dort zwar konvexe Vorlagen zu sehen; sie entbehren aber des Kapitells, und über 
ihnen sitzen Nischenschlitze zwischen Muschelnischen, die auf die Außenfassade der Tulun-Moschee 
in Kairo (Abb. 62) überleiten. Abb. 65 gibt die Innenansicht dieser Ruine, die ich schon 
deshalb bringe, weil sie bisher nicht bekannt ist und Miß Bers mir freundlich eine Photographie 
zur Verfügung gestellt hat. Mit allen diesen rein orientalischen Ziegelbauten aber haben die 
Steinfassaden von Amida nichts zu tun. 

Und auch das Parthische, Tigranes und Armenien müssen aus dem Spiele bleiben. 
Sobald man erkannt hat, daß die Eigenart der Fassade in der Mischung des islamischen Neu- 
baues mit älteren Bauresten besteht und diese Bauteile nun rein für sich betrachtet, ergibt sich, 









































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Abb. 66. Konstantinopel, Goldenes Tor: Vorbau Theodosios’ II. 


daß sie zweifellos nur der ausgehenden Antike ihren Ursprung verdanken können. Damit ist 
dann auch ein Gedanke Friedrich Sarrks unmöglich: „Vielleicht gehen die Säulenfassaden in der 
Moschee von Dijarbekr auf eine (Hatra) gleichzeitige Palastanlage zurück*.” Das parthische Hatra 
ist rund bald nach Christi Geburt entstanden und wurde schon durch Sapor I. (242—272 n. Chr.) 
zerstört. Die Architektur dagegen, die sich in den Fassaden von Dijarbekr wiederverbaut 
findet, ist gewiß kaum vorkonstantinisch. Als ein Hauptmerkmal dafür kann gerade die sehr 
zierlich dekorative Ausstattung der in zwei Geschoßen verkröpften Säulenstellung gelten, wo- 
von sich in Hatra nicht die Spur findet. Eher könnte jemand auf den Gedanken kommen, 
den Ausgangspunkt dafür in Rom zu suchen. Das verkröpfte Gebälk ist dort von einer großen 
Zahl von Beispielen her bekannt. Es ist nicht nötig, diese hier aufzuzählen, weil Rom keines- 
falls die Heimat dieses Motivs ist, sondern der Hellenismus. Daraus und nicht etwa aus einem 
Sinflusse Roms erklärt sich auch das Vorkommen der Verkröpfung in Amida wie in Baalbek. 
Man durchschaut die Sachlage, wie so oft, vorläufig noch besser, indem man von den Tatsachen 

' HerzreLd, Samarra, S. 40 und Taf. 4. 

° Sarapın, Manuel, p. 323. ViorLet, Description du palais de al-Moutasim, pl. I. 

° Deutsche Literaturzeitung 1908, Sp. 2797. 


DIE VORISLAMISCHEN TEILE DER WESTFASSADE. 147 


aus spätantiker Zeit aus zurückschließt auf die vorausliegende Entwicklung, als genetisch. So- 
lange wir für Alexandria, Antiochia und Seleukia nicht irgendwie Ersatz schaffen können, ist 
solchen Ursprungsfragen auf normalem Wege nicht beizukomnien. 

Ich bin auf die Frage der Fassadenbildung schon einmal gelegentlich von Mschatta ein- 
gegangen!, als nach Analogien für dieses heute in Berlin befindliche Denkmal vom Rande des 


Moab zu suchen war. Die Fassade von Mschatta selbst hat mit den Fassaden von Amida im 





Abb. 67. Konstantinopel, Goldenes Tor: Obergeschoß des Vorbaues 


Aufbau nichts zu tun; wohl aber ein Schmucktor, das Theodosios II. in der ersten Hälfte des 
5. Jahrh. dem Goldenen Tore von Konstantinopel in der äußeren Umfassungsmauer vorlegte 
und das ich schon zum Vergleich für Mschatta heranzog. Dort sieht man (Abb. 66) zuseiten 
des mittleren Torbogens verkröpfte Gebälke in zwei Geschoßsen auf je vier Säulen übereinander 





Abb. 68. Konstantinopel, Goldenes Tor: Untergeschoß des Vorbaues 


hingeführt — oder sah sie wenigstens einst so, denn heute sind nur noch wenige Spuren dieser 
Marmorverkleidung erhalten. Unten erscheinen (Abb. 68) in die Wand Pfosten eingelassen, an 
deren Vorderseite Pilaster angedeutet sind. Auf ihnen ruhen aus der Wand vorkragende Konsolen, 
vorn mit einem Akanthusblatt, seitlich mit zwei Streifen, einer Welle oben, Blättern unten ge- 
schmückt. Darüber läuft das verkröpfte Gesims hin, dessen Profil zwischen Stegen eine Sima 


! Jahrbuch d. preuß. Kunstsamml. 1904, S. 258. 


148 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


bildet, die unantik wirkt durch die sackartige Ausrundung, in welche die Hohlkehle unten 
übergeht — ein typisch syrisches Motiv, über das man Vocüs nachsehen möge oder Butter. Auf 
diesen Verkröpfungen standen Säulen; sie sind leider alle verschwunden. Mit ihnen die helle- 
nistischen Reliefbilder, die wir noch aus Beschreibungen 
kennen.' Aber das obere Kranzgesims ist erhalten (Abb. 67). 
Zunächst die quadratische Deckplatte in eigenartig straffer 
Profilierung: über Rundstab und Hohlkehle ein Steg mit 
dem syropersischen Zickzack,. Darüber das verkröpfte 
Gesims, bestehend aus dem Zahnschnitt und einem in fünf- 
lappig nebeneinanderstehende Blätter aufgelösten Viertel- 
wulst, dieser auch ein Motiv, das man kaum wo anders 
so häufig als in Syrien angewendet finden wird. Am 
Kranzgesims des hinter dem Schmucktor Theodosios’ 11. 
liegenden Goldenen Tores ist das Motiv, ungemein derb, 
erst später eingeführt worden. Man vergleiche dazu den 
Fries, der schmucklos um Wand und Türen des Kbarput- 
tores in Dijarbekr gezogen ist (Taf. II, Fig. 2f.). Trotzdem 
darf, scheint mir, gerade das eigentliche Goldene Tor von 
Konstantinopel schon in seiner ursprünglichen Anlage als 
Abb.69. Spalato, Sog. Jupitertempel: Inneresn. Avau. Nachdrücklicher Beleg dafür genannt werden, daß in 

der Zeit Theodosios’ d. Gr. nordmesopotamische Einflüsse 
in Konstantinopel maßgebend waren. Davon wird später ausführlich zu reden sein. 

So weisen also allerhand Details an dem 
aus dem Ende des 4. und dem Anfang des 
5. Jahrh. stammenden Goldenen Tore von 
Konstantinopel auf Syrien und Mesopota- 
mien,. Tatsächlich finden wir in dem von 
Antiochia abhängigen Kreise die nächsten 
Verwandten der Fassaden von Amida. Zu- 
nächst am Diokletianspalaste zu Spalato, 
einer großzügigen Schöpfung, die sich aus- 
nimmt wie eine Übertragung des Kaiser- 
palastes auf der Örontesinsel von Antiochia 
nach Dalmatien.” Im Innern des Mauso- 
leums, des sogenannten Jupitertempels, sind 
die Wände nicht mehr in der Art des rö- 
mischen Pantheons geschmückt, obwohl der 
Grundriß ja verkleinert diesem nahe kommt, 
vielmehr ist dem inneren Rund der außen 
I oktagonalen Mauern wie in Amida eine ver- 
BE re kröpfte Ordnung vorgeblendet (Abb. 69). Sie 
: ; ist heute leider total verrestauriert. Zwischen 

die rundbogigen Öffnungen sind, wie dort, 
ee Säulen vor die Wand gestellt, die Verkröp- 
fungen von einer Höhe tragen, gegen die 
nur die islamische Kopie der Ostfassade von 
Amida aufkommt, nicht das Original der Westfassade selbst. Zunächst ein Epistyl (Abb. 71), 











Abb. 70. Spalato, Sog. Jupitertempel: Obergeschoß. 


! Jahrbuch des k. deutschen arch. Instituts, VIII (1893), S. 29 f.. 
® Studien aus Kunst und Geschichte, Friedr. ScHxEiner gewidmet, S. 352 f. 


DiE VORISLAMISCHEN TEILE DER WESTFASSADE. 149 


bestehend aus zwei Plättchen und einer Schräge mit flachem Eierstab; dann statt des Frieses 
ein Lorbeerwulst mit aufsetzender Schräge: auf dieser, unglaublich aber wahr, ein zweistreifiges 
(mesopotamisches) Bandgeflecht. Endlich das Kranzgesims, geschmückt mit alternierenden Pal- 
metten und getragen von Konsolen, wieder mit umlaufendem Zickzack, darunter ein Zahn- 
schnitt. Auf diesen Verkröpfungen steht eine zweite Säulenreihe, die ein zweites verkröpftes 


x er 


FRNTTZIZITVZI TINTE 
rin RANG - 
ANNS“ 
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F a - 





Abb. 71. Spalato, Sog. Jupitertempel: Untergeschoß 


Gesims einfacherer Art trägt (Abb. 70). Es ist leider ebenfalls zum größten Teile „antikisierend “ 
nach den jetzt nicht mehr erhaltenen Resten und der 1764 erschienenen Monographie von Anıam, 
pl. XXXVI, ergänzt. Über dem Epistyl aus zwei Plättchen, die durch einen Spiralstab getrennt 
sind — ein Motiv, das auch an dem Kranzgesims der Grabeskirche in Jerusalem vorkommt 
folgt, durch einen Perlstab vermittelt, das lesbische Kymation, dann wieder das Bandgeflecht und 
der Zahnschnitt, darüber die Sima mit alternierenden Palmetten. — Man tut gut, bei allen diesen 
Beispielen zurückzublicken nicht nur auf die West-, sondern auch auf die Ostfassade, und wird 
immer bestimmter erkennen, daß das westliche Gebälk Original ist, das östliche islamische 
Kopie. 

Zwischen diesen Beispielen aus den Zeiten des Diokletian und Theodosios II. steht ein 
drittes, das auf Konstantin d. Gr. zurückgeht. Es handelt sich dabei um ein Denkmal ersten 
tanges, das leider nur in elenden Resten erhalten ist, um die Grabeskirche in Jerusalem. Ich 
habe vor Jahren darauf aufmerksam gemacht, daß in der heutigen Südfassade noch ein freilich 
wiederholt umgebauter Teil der Gründung des großen Kaisers erhalten ist." Die Sache trägt 
jetzt endlich ihre Früchte.” Konstantinisch ist u. a. ein prachtvolles Gesims, das die rechts an 


! Orient oder Rom, S. 127 f. — °® Heısexeers, Die Grabeskirche in Jerusalem 1908, 


150 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


die Fassade stoßende Schmerzenskapelle schmückt. Ich gebe hier meine Aufnahme (Abb. 72), 
sie zeigt das Gebälk in der Untensicht. Der Spitzbogen darunter wird wohl wie in Amida 
später eingezogen sein. Darüber sieht man heute die Sima von Konsolen getragen. Der Fries und 
das Epistyl fehlen; daß beide oder ersterer allein einst da waren, macht ein Vergleich mit dem 
Kranzgesims der Grabeskirche (Orient oder Rom, Taf. IX) wahrscheinlich und wohl auch der 
in der Photographie rechts unten sitzende Kämpfer, auf dem eine Tierdarstellung erkennbar ist. 
Oder sollte das schon das Kapitell der unteren Ordnung sein? 

Mit dieser Frage komme ich zurück auf die Fassaden von Amida. Auch dort finden wir 
an der Westfassade ein ähnliches Stück, und zwar im Zuge des Weinlaubfrieses.. Es sind die 
Vorderseiten der Kröpfe, auf denen wie in Jerusalem Tierpaare u. dgl. erscheinen. Sind es an 
der Grabeskirche zwei Löwen zuseiten eines zerstörten Lebensbaumes zwischen Eckblättern, so 
unterscheidet man an den zweimal zehn Säulen von Amida, soweit die Kröpfe (Taf. IX bis XI) 
erhalten sind, von links an folgendes.! 1. Oben: eine breite Vase zwischen Eckblättern, auf der 
Vase nippende Vögel; unten: unsymmetrisches Blattwerk, rechts ein Herzblatt. 2. Oben: ein 
Adler, nach links stehend, mit ausgebreiteten Flügeln (?)” auf Blattfolie zwischen Akroterienblatt- 





Abb, 72. Jerusalem, Grabeskirche: Gesims der Schmerzenskapelle 


werk ; unten: eine Muschel zwischen Blättern. 3. Oben: Hirsche (?) zuseiten des Lebensbaumes 
oder einer Vase; unten: Pfauen (?) zuseiten der Vase zwischen den Eekblättern. 4. Oben: zer- 
stört (Muschel zwischen Blattwerk?); unten: Palmette mit Krabbenansätzen symmetrisch auf- 
gebaut. 5. Oben: Blätter; unten: Vögel neben Vase. 6. Oben: Kranz mit Füllung (?) zwischen 
Blättern unten. 7. Oben: Blattwerk (Ranke?); unten: Tiere und Lebensbaum, am meisten an 
Jerusalem erinnernd. 8. Oben: Reihe Palmetten zwischen Akanthusecken; unten? 9. Oben: zwei 
Rankenkreise? unten? 10. Oben?; unten: Lebensbaum und Tiere? 

Das verkröpfte Gebälk der Schmerzenskapelle trägt heute noch eine obere Säulenordnung, 
über deren Ursprung ich freilich nach meiner Aufnahme keine Angaben machen kann; ich 
halte sie für jünger. Daß aber auch ursprünglich hier eine obere Ordnung gestanden hat, 
scheint mir sehr wahrscheinlich. Wir bekommen also auf dem Umweg über Amida einen Behelf, 


! Ich urteile lediglich nach den Beryrı£'schen Aufnahmen. Eigentlich sollte man über solche Details ohne 
Kenntnis des Originals kein Wort verlieren. Vgl. die Abb. 59 nach Howmaıre DE Herr oben S. 139, 
:2 Oder eine Taube mit dem Stabkreuz hinter sich. 


DiE VORISLAMISCHEN TEILE DER. WESTFASSADE. 151 


wie die Fassaden der Grabeskirche ursprünglich ausgestattet gewesen sein könnten. Es fragt sich 
nur, sind Säulen und Gebälk der Westfassade von Amida jünger als Konstantin, d. h. als die 
Gründung der Grabeskirche und das theodosianische Prunktor in Konstantinopel, oder wie ist 
das Verhältnis der Zeit nach sonst? 

Auf Grund der datierten Analogien und vor allem wegen der Darstellungen auf den Ver- 
kröpfungen ist es wahrscheinlich, daß die alten Teile der Westfassade von Amida nicht an- 
tiken, sondern christlichen Ursprunges sind. Bezeichnend dafür ist auch, daß anstelle des an 
tiken Frieses, der in Spalato durch Lorbeerwulst und Schräge mit Bandgeflecht ersetzt war, hier 
die einer Vase entspringende Weinranke getreten ist. Alle diese Motive finden sich freilich 
auch an Mschatta. Davon später. Ihre Deutung im christlichen Sinne wäre nur außer Zweifel, 
wenn sich unmittelbar christliche Symbole nachweisen ließen. Das kann nur eine genaue 
Untersuchung des Originals ergeben, die ich leider nicht durchführen konnte. Vielleicht kommen 
wir inzwischen in dem Bemühen, die alten Teile zu datieren, weiter, wenn jetzt die Frage auf- 
geworfen wird, wie waren diese Teile der Westfassade von Amida ursprünglich angeordnet? Da 
muß nun zunächst gesagt werden, daß die oberen Säulen von Amida heute weiter auseinander- 
stehen, als das ursprünglich der Fall gewesen sein dürfte. Sieht man genauer hin (Taf. IX bis 
XI), so ergibt sich, daß mit Ausnahme des neuen seldjukischen Inschriftfrieses alle an- 





dern Gebälkstücke, also sowohl der Weinlaubfries, wie das Kranzgesims mit den Konsolen, von 
den islamischen Steinmetzen angestückt sind. Am Weinlaubfries erkennt man dies gut daran, 
daß die Vase nur selten in der Mitte sitzt. Man zähle von ihr nach beiden Seiten drei Ein- 
rollungen: wo die aufhören, beginnt unfehlbar die Ergänzung aus neuem oder die Anstücke- 
lung aus altem Material. Dementsprechend ist dann auch das Oberstück mit den Konsolen 
zwischen den einzelnen Verkröpfungen verlängert. Nimmt man dazu, dafs die Quaderwand an 
sich, der das alte Material vorgeblendet oder eingefügt ist, ganz aus dem Jahre 1116—25 stammt, 
ebenso die Bogen im Erdgeschoß, und daß hier die Säulen der Höhe nach angestückt sind — 
dann muß sich die Erkenntnis durchsetzen, daß wir am besten tun, bei der Frage nach dem 
ursprünglichen Bestande nicht zu pedantisch an der jetzigen Erscheinung festzuhalten. 

Um sich die alten Teile der Westfassade von Amida in ihrem ursprünglichen Bestande 
denken zu können, muß ein Umweg gemacht werden. Ich glaube nämlich, das Säulensystem 
dieser Westfassade, d.h. ein Werk der Baukunst, lasse sich durch Analogien aus dem Gebiete 
der Bildhauerei in seiner ursprünglichen Verwendung vorführen. Man betrachte obenstehende 
Abb. 73 eines Sarkophages, der sich heute im Lateran befindet. Acht, statt wie in Amida 
zehn, vor einer Wand stehende Säulen tragen das gerade, verkröpfte Gebälk. Die Inter- 
kolumnien sind mit Ausnahme des mittleren sehr schmal, die Säulen zeigen wie in Amida 
Reliefschmuck, nur statt der orientalischen Gittermotive hellenistische Weinranken, die aus 


192 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


Vasen entspringen, oder aus Akanthusblättern hervorwachsende Kandelaberornamente. Das 
Gebälk erscheint heute sehr schmal, jedenfalls hatte es auf dem Deckel eine Fortsetzung. 

Dieses Umranken der Säulen ist ebenso im Orient zu Hause wie das Überspinnen mit 
Gitter- und Netzwerk. Es ist zusammen mit dem kleinasiatischen Typus Christi und der in 
Syrien heimischen traditio legis der deutliche Beweis dafür, daß der in Rom befindliche Sarko- 
phag auf einen hellenistischen Kunstkreis des Ostens zurückzuführen ist.' Dasselbe gilt von 
einem der berühmtesten christlichen Sarkophage Roms, dem des Junius Bassus in den vatika- 
nischen Grotten. Ich bilde auch ibn ab, weil er mehr noch als der Sarkophag des Lateran 
neben die Fassade von Amida gestellt zu werden verdient (Abb. 74). 

Hier haben wir — überdies wie an dem Propylaion von Konstantinopel in Verbindung mit 
Feldern in figürlicher Plastik — die zweigeschoßige Säulenstellung und das verkröpfte Gebälk 
wenigstens in der oberen Ordnung. Man würde die Zusammenstellung eher umgekehrt erwarten, 
unten den geraden Architrav, oben die Rund- und Spitzgiebel. Ein zweiter doppelgeschoßiger 


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Ablhı. 74. Rom, Grotten von St, Feter: Sarkophag des Junius Bassus. 


Säulensarkophag in Arles? zeigt die dekorativ sehr wirksamen Giebel und Bogen in beiden 
Geschoßen. Zweimal aber der verkröpfte Architrav wie in Amida, das ist an den rein dekorativ 
geschmückten Sarkophagen nicht nachweisbar. Und wenn ich nun übergehe auf die Säulen, 
die am Bassus-Sarkophage seitlich paarweise quergerillt, in der Mitte aber von Weinlaub um- 
schlungen sind und einander oben und unten entsprechen, so fällt an der Westfassade von Amida 
auf, daß sich Schmucksäulen nur oben finden und z. T. wenigstens entsprechen, die unteren 
Schäfte dagegen glatt und bunt zusammengestückelt sind. Soil man sich also den ursprünglichen 
Bestand der alten Teile der Westfassade von Amida nach dem Beispiel des Sarkophages, d.h. 
unten mit denselben Säulen wie oben und die Säulen untereinander paarweise gleich geschmückt 
ergänzen ? 

Der Junius Bassus-Sarkophag bietet noch einen anderen wertvollen Vergleichspunkt für 
die Fassade von Amida. In den Zwickeln zwischen den Bogen und Giebeln unten sieht man 


' Die eigenartigen Schmalseiten, die man heute im Lateran an die besprochene Vorderseite gefügt sieht, ge- 


hören nicht zu ihr. 


h 


° Garruccı, Storia Taf. 317, 4. 


DiE PARALLELEN IN ÄGYPTEN. 153 


aus Schafen zusammengestellt Szenen der Bibel: die Jünglinge im Feuerofen, das Quellwunder 
Mosis, die Brotvermehrung, Moses auf dem Sinai, die Taufe Christi und die Auferweckung des 
Lazarus." An ungefähr entsprechender Stelle sind über den Kapitellen von Amida an den 
Verkröpfungen die S. 150 genannten symbolischen Motive ausgeführt. Ich möchte glauben, daß 
für die hier zu erwartenden Typen die nächste Analogie in den Stukkaturen von S. Giovanni 
in Fonte zu Ravenna? vorliegt, einem Werke, das schon durch seine Technik und das band- 
artige Durchlaufen des wie in falscher Perspektive gebrochenen Architravs auf den Osten weist. 
Danach scheint es nicht unmöglich, daß auch über den oberen Verkröpfungen in Amida im 
ursprünglichen Bestand immer noch Rund- und Spitzgiebel ergänzt werden könnten.’ 

Von solchen reich mit Netzwerk, Weinlaub und Tiersymbolen ornamentierten in zwei ver- 
kröpften Säulenreihen mit Giebeln aufsteigenden Wänden ist vorläufig in Vorderasien kein in 
seinem ursprünglichen Bestande erhaltener monumentaler Beleg nachzuweisen. Und doch muß 
es dort dergleichen gegeben haben, vielleicht noch geben, freilich nicht gerade in Ländergebieten 
wie Kleinasien und Syrien, wo der architektonische Charakter des griechischen Schmuckstiles 
mehr herrschend in den Vordergrund trat. Wohl aber in den Persien näher liegenden Gebieten, 
vor allem in Mesopotamien, über dessen hellenistische und christliche Zeit wir so gut wie nichts 
wußten, bis Mschatta zusammen mit den altislamischen Denkmälern jene Rückschlüsse ge- 
statteten, die ein Denkmal wie die Fassaden von Amida in ihrer kleinornamentalen Tendenz 
durchaus nicht unerwartet erscheinen lassen. 

Gibt es auch vorläufig keine Parallelen für die alten Teile der Westfassade von Amida in 
Vorderasien, so finden sich solche dafür um so reichlicher in einem Lande, das von Syrien und 
Persien aus zu einer völligen Umwälzung auf ornamentalem Gebiete geführt worden ist: in 
Ägypten. 


4.DIE PARALLELEN IN ÄGYPTEN. 
Ich möchte hier 
einleitend einen Auf- 
satz abdrucken, den 
ich vor acht Jahren 
schrieb, als ich noch 
die Absicht hatte, den 
Ort, an dem die inter- 
essantesten Analogien 
für die Dekoration von 
Amida zu finden sind, 
monographisch zu be- 
arbeiten. Es wird sich 
zeigen, daß Amida eine 
Art von Schlußstein in 
Überzeugungen bringt, 
die sich schon vor 
einem Jahrzehnt in mir 
ausbildeten. Der Ort, 
um den es sich hier 
handelt, ist das Apollo Abb. 75. Daschlut, Djami Ali: Lünette der Hoftüre 
kloster von Bawit in 





! Näheres bei pe Waar, Der Sarkophag des Junius Bassus. 
® Garruccı, Storia, Taf. 406. 
° Solche auch über verkröpften Gebälken, vgl. Journal of hell. studies XXVII (1908), 99 f. 


Amida. 


154 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


Oberägypten, das ich wiederholt behandelt habe! und gern ausgegraben hätte. Die Ormamentart, 
auf die es beim Vergleich mit Amida ankommt, ist das „Muster ohne Ende“, wie ich es nenne, 
der unendliche Rapport nach der Terminologie Aroıs Rırsrs. Ich erkläre das Wesen dieser 
Gattung am besten an den beiden Hauptbeispielen in Bawit, d.i. den beiden Torlünetten der 
Djami Ali von Daschlut, die aus den Ruinen des alten Apolloklosters stammen. Das Mittel- 
feld der Hoftüre (Abb. 75) stellt den hl. Apollo zu Pferd, von Engeln in einem Medaillon ge- 
tragen, dar. Ich habe darüber an anderer Stelle gehandelt.” Heute interessieren lediglich die 
umschließenden Ornamente. Das Reiterbild erscheint um- 
zogen von einem breiten Ornamentfelde, besser gesagt, die 
Figurendarstellung ist aus diesem Felde ausgespart; denn 
der Schmuck dehnt sich über die Lünette aus wie ein 
Netz, dessen erste Masche in der Ecke links unten ge- 
schlungen und dann, unbekümmert um ein volles Aus- 
klingen der einzelnen Motive, die Grundlinie entlang nach 
oben fortgesetzt wurde. Die Einheiten, aus denen sich 
dieses Netz zusammensetzt, sind das Achteck und das 
Kreuz, dazu ein zwischen beiden übrig bleibender Rest in 
Form eines in die Länge gezogenen Sechseckes, alle mit 
doppeltem Rande. Das Achteck ist mit einer Rosette ge- 
füllt: ein Mittelknopf und acht lotosartige Ausschnitte 
mit oben durchlochtem Mittellappen bilden ihre Form. 
Im Sechseck wachsen zwei Dreiblätter in die Rautenenden, 
in der Mitte verbunden von durchlochten Schlingen zu- 
seiten eines Knopfes. Diese flächenartig wirkenden Teile 
durchsetzen tief ausgehoben die Umrisse und die Achsen 
des Kreuzes. Aus diesem Gegensatz von belichtetem 
Flächenschmuck und Tiefendunkellinien entsteht die treff- 
lichste Wirkung. 

Das Motiv kehrt in Streifenform wieder an der Stein- 
fassade der Moschee, vor allem aber an einer der Holz- 
konsolen im Museum zu Kairo (Abb. 76). Verändert ist 

_ da nur die Füllung des Kreuzes, in dem man Knopfreihen 

Kairo, Äuyptisches ee ausBawit. Sieht und das Weglassen der Durchlochungen in den 

hier mehr willkürlich mit Blättern gefüllten Rosetten und 

Sechsecken. Beachtenswert ist die Füllung der halben Rosetten an der Vorderkante durch 

ein T-fürmiges Rankenmotiv. Die Fugen sind etwas breiter gemacht, so daß, trotzdem das 

Kreuz als Flächenteil wirkt, der Kontrast mit den tiefendunkeln Fugen doch hinreichend kräftig 
zur Geltung kommt. 

Einen anderen, weniger kontrastreichen Flächenschmuck findet man im Türbogen der 
Moscheenfassade selbst (Abb. 77). Er überrascht um so mehr, als das Netz nicht lediglich als 
Umrahmung eines Figurenfeldes, sondern völlig eigenberechtigt auftritt. Hier bilden das Grund- 
motiv Kreise, die sich in allen vier Achsenrichtungen so kreuzen, daß ihre Peripherien sich im 
Abstand eines kleinen Quadrates gegenüberstehen und um dieses herum in Kreuzform vier 
Sechsecke bilden, zwischen denen als Rest ein spitzer Vierpaß mit einer kleinen Raute im 
Zentrum übrigbleibt. Die Fugen zwischen diesen Formen sind weniger tief und breit aus- 
gehoben, die Füllungen gleichartiger. Die zentralen Quadrate haben spitze Vierpässe in der 











' Catalogue gen. du Musee du Caire, „Koptische Kunst“, $. 117f. Zeitschrift für ägypt. Sprache XL, S. 49. 
® Zeitschrift f. ägyptische Sprache XL, S. 50. 


DiE PARALLELEN IN ÄGYPTEN. 155 


Diagonale mit gebohrten Ansätzen in den Achsen, die Rauten kleine Blattkreuze und in den 
anschließenden Zwickeln kleine Blattmotive. Reicher ausgestattet sind nur die Sechsecke. Hier 
wechseln ziemlich regellos Rosetten mit zahlreichen gerillten Lappen, die bald rund, bald spitz, 
bald glatt, bald durchlocht endigen. Öfter sind auch diese Rosetten klein gebildet und dann 
umzogen von einem breiteren Rande mit Knopfreihen. Das Ornament ist offenbar erst nach 
dem Versetzen der vier Steine ausgeführt; der Steinmetz zog dann die Unterkante entlang die 
erste Kreisreihe und setzte diese nach oben ohne Rücksicht auf ein volles Ausbilden der 
Einzelmotive an den Rändern fort. 








Abb. 77. Daschlut, Djami Ali: Lünette der eigentlichen Moscheetür. 


Wenn ich mich nach Analogien für diesen Flächenschmuck umsehe, so finde ich ihn, 
soweit meine Denkmälerkenntnis jetzt (1901) reicht, vollkommen identisch nur in Ron. Für 
die erste Art, Kreuz und Achteck, gibt die genaue Parallele eines der Mosaikfelder im Um- 
gange von S. Costanza.! Das Kreuz ist da mit Knopfreihen wie an dem Holzkonsol in Kairo, 
die Achtecke und Sechsecke mit zierlicheren, farbig mehrgliedrigen Formen geschmückt. Für 
die zweite Art: Kreise, die sich so schneiden, daß Quadrate und Sechsecke entstehen, gibt 
die genaue Analogie die bekannte Holztür von S. Sabina. Das erste Feld der zweiten Reihe® 
und die ganze vierte Reihe der ornamentalen Felder an der Rückseite der Tür sind in dieser 
Art ausgestattet. Die Rauten sind wie an den Steinen in Bawit gefüllt, die anschließenden 
Vierpaßzwickel dagegen in Kerbschnitt ausgehoben, wodurch eine lebhafte Licht- und Schatten- 
wirkung entsteht. Die Quadrate sind ähnlich gefüllt, die Sechsecke mit einer Art vierblätt- 
rigem Klee auf fassetierttem Grunde. An ihnen mag die Fiederung beachtet werden. 

I Vesturı, Storia I, S. 107, Fig. 92. 

2 Abb. bei Wıesanp, Das altchristl. Hauptportal an der Kirche der hl. Sabina, Taf. II. 


156 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


Wie erklärt man dieses Vorkommen derselben Ornamente in Rom und Oberägypten? 
Die einen werden die „Römische Reichskunst“ dafür verantwortlich machen; von Rom aus 
seien diese Dinge nach den Provinzen ausgestrahlt. Ich brauche das wohl nicht mehr zu 
widerlegen." Die anderen werden einen autokratischen Kunstwillen der spätrömischen Zeit 
proklamieren®, der sich aus innerem Drange heraus überall im Reiche seine Wege gebahnt habe. 
Ich halte auch das für verfehlt. Diese Art des Flächenschmuckes ist vielmehr altorientalischen 
Ursprunges, die ägyptischen Ornamente gehen auf asiatische Anregungen zurück, und ebenso ist 
ihr Auftreten in Rom ein Anzeichen des den neuen Stil der spätrömischen Zeit erklärenden 
Orientalismus. Dafür etwa folgende Beweise. 

Ist ornamentaler Flächenschmuck etwas, das die Antike, «. h. die griechische oder römische 
Architektur überhaupt kennt?” Soweit dabei die lotrechte Wand des Monumentalbaues in 
Betracht kommt, gewiß: nein. Das ist eben eine der größten, ästhetisch vielleicht die größte 
Errungenschaft der entwickelten griechischen Kunst, daß sie die vornehme Wirkung der leeren 
Wand entdeckt. Es ist das eines der ersten Anzeichen des sich im Rahmen der Massenarchi- 
tektur entwickelnden Raumsinnes. Ich will bei diesem bisher unbeachtet gebliebenen wichtigen 
Punkt der Kunstentwieklung nicht verweilen. Hier kommt es mir vielmehr auf dessen Kehr- 
seite an: die altorientalische Kunst, und zwar sowohl die ägyptische wie die des Zweistrom- 
landes kennt die Wand nicht anders als überzogen mit Gestalten irgendwelcher Art. Das ist 
nun nicht etwa ein spezifisch orientalischer Zug, sondern eine Erscheinung, die dem primitiven 
Kunstschaffen überhaupt eigentümlich ist. Beweis die entwicklungsgeschichtlich bedeutendste 
Vorstufe der ägyptischen Kunst. die zentralamerikanische. Das zeigt auch die ästhetisch am 
tiefsten stehende Strömung, die indische. China kommt hier nur in zweiter Linie in Betracht 
(Bronzen «des Pokutulu), weil es niemals recht den zur Entwicklung der hohen Kunst wich- 
tigsten Schritt vom Holz- zum Steinbau gemacht hat. 

Die Wände des ägyptischen Tempels sind mit einer für uns unbegreiflichen Ausdauer bis auf 
das letzte Plätzchen, nicht nur an den dem Lichte zugänglichen, sondern auch an den fast voll- 
ständig im Dunkeln liegenden Teilen mit figürlichen Reliefs in übereinanderliegenden Streifen 
überzogen. Was wir von altägyptischer Kultur kennen, stammt zum größten Teil aus dieser 
in Hieroglyphen oder wirklichen Bildern ausgeführten Schrift. Der Fall, daß eine vertikale 
Wand oder ein Teil derselben mit geometrischen Ornamenten überzogen wäre, findet sich in 
Ägypten nicht. Dagegen ist diese Art des Schmuckes in Ägypten zu Hause an den Decken. 
Owen-Joxe£s hat davon ganze Serien zusammengestellt.' 

In Mesopotamien fehlt solcher geometrische Flächenschmuck auch an den Wänden nicht. 
Es hängt das jedenfalls zum Teil mit der Technik der dortigen Wandausstattung zusammen. 
Da die Wände aus Luftziegeln aufgeführt wurden, war eine Verkleidung notwendig. Neben dem 
kostbaren, gewöhnlich nur für besonders hervorragende Stellen angewendeten Alabaster, traten 
Surrogate, unter anderm Stuck und glasierte Tonfließen, deren Anordnung zur Anwendung von 
geometrischen Mustern, die man ins Unendliche fortsetzen konnte, einladen mochte.” In diesen 
Ländern und in Kleinasien begegnet man auch zuerst solchem Flächenschmuck, plastisch aus- 
geführt, an Werken der Monumentalkunst, so an einem Türsturz aus Khorsabad® und am so- 
genannten Midasgrab’ und seinen Verwandten. 


ı Vgl. mein „Orient oder Rom“, Einleitung. Dazu PorreLreuter, Kritik der Wiener Genesis. Köln 1908. 

2 A. Rırer, Spätrömische Kunstindustrie in Österreich-Ungarn, Bd. 1. 

; [ch möchte ausdrücklich bemerken, daß ich von Textilien u. ä. absehe. Da finden sich solche Muster schon 
auf schwarzfigurigen Vasen. 

‘ The erammar of ornament, IX ff. Vgl. Semrer, Der Stil I, Taf. X. 

5 Ve]. die Wandbekleidung aus Warka (in allen Handbüchern, z. B. Lürke-Semrau |, 48). 

Abb. z. B. bei Perror u. Cuırirz, Histoire II, S. 251, vel. die Bronzeschüssel, S. 736. Owenx-Joxes XII. 
° LÜBkE-SEmRAU, 1, S. 82. 


Dir PARALLELEN IN ÄGYPTEN. 157 


Das Netzmuster ohne Ende ist also in der Monumentalkunst wohl im Orient, nicht aber 
in der griechisch-römischen Kunst zu Hause. Es ist auch nach Alexander d. Gr. nicht in letztere 
eingedrungen, wenigstens nicht, soweit dabei die Wände in Betracht kommen: nur die Decke 
macht eine Ausnahme; sie wird mit Kasetten in unendlicher Folge gefüllt, doch tritt auch auf 
diesem Gebiete kein freier Wechsel der Motive ein. Ein soleher läßt sich nicht in der späthelle- 
nistischen Kunst römischer Zeit auf orientalischem Boden nachweisen. Überaus mannigfache 
Beispiele bieten die Decken der Gebäude in Palmyra.' Roxezewskı” hat das Material zusam- 
mengestellt. Die volle Freiheit im Ausspinnen solcher Netze und Gitter gewinnt der Decken- 
schmuck im Gebiet der Farbe. Die Prachtbeispiele in Mosaik, die man in den Kirchen von 
Salonik und der Sophia von Konstantinopel sieht, gehen zum guten Teil auf Anregungen von- 
seiten persisch-syrischer Seidenstoffe zurück.” 

In Syrien ist es auch, wo solche geometrische Muster ohne Ende in gleicher Art wie in 
Bawit im Rahmen der Architektur auftreten, als Lünettenschmuck nämlich über Wandöft- 
nungen. Die Moschee von Daschlut zeigt diese Dekorationen heute (Abb. 75/7) über Türen, 
wahrscheinlich war auch die ursprüngliche Anwendung die gleiche. In Syrien dagegen ist sie 
gebräuchlich über Fenstern. VosüE hat fünf solche Füllungen zusammengestellt.‘ Ich sehe 
an dieser Stelle zunächst von einem mit Ranken gefüllten Felde ab; zwei andere zeigen als 
Mittelfüllung ein Kreuzmedaillon, doch hebt sich dieses wie am Hoftor von Daschlut von einem 
aus Kreisen gebildeten Netzornament ab. Zwei andere sind, wie an unserer Moscheentür, aus- 
schließlich mit Netzornamenten geschmückt; das eine Mal mit großen, rosettengefüllten Achtecken 
und Quadraten, das andere Mal mit Kreisen, die sich auf einem Grunde von in Quadraten 
gekreuzten Stäben schneiden. Die Kreise folgen sich in den Achsen so, daß zwischen ihnen 
sphärische Quadrate übrig bleiben. 

Dasselbe Kreisornament fand NavırLe auch unter den Schmuckstücken der Kirche von 
Ahnas; es befindet sich jetzt im Museum in Kairo (Cat. gen. 7318).” Wir sehen also auch an 
diesem Beispiel, wie nahe sich der syrische und ägyptische Kunstkreis stehen. Die sphärischen 
Quadrate sind in Ahnas mit Trauben, Vierblättern und Vögeln gefüllt. Es handelt sich um 
eine Steinfläche, die als Teil eines Frieses oder einer Wandfüllung gelten kann. 

Wie gewohnt man diese Art der Flächenfüllung in Ägypten war, zeigt eine in der christ- 
lichen Nekropole von el-Bagawat in der Oase el-Kharge erhaltene Kirchenapsis, die ganz mit 
einem Netzornament überzogen ist." 

Soweit der vor Jahren verfaßte Aufsatz. Man kann sich denken, wie freudig überrascht 
der Verfasser von den Bryrıf’schen Photographien der Westfassade von Amida war: sie brachten 
die Bestätigung für die aus dem Verkehr mit den ägyptischen Denkmälern gewonnenen, aber 
schwer positiv beweisbaren Überzeugungen. Die Säulen der oberen Reihe zeigen die Schäfte, 
überzogen mit jenen Mustern ohne Ende, von denen oben die Rede war. Ich will die zehn 
Säulen (Abb. 78), von links nach rechts nummeriert, in drei Gruppen vorführen und gleich 
auch die Parallelen dazu anführen. Man halte sich immer Tafel IX—XI vor Augen. Der 
Zeichner von Abb. 78 hat zu sehr Licht und Schatten, nicht das bezeichnende Tiefendunkel 
gegeben. 

I. Gruppe: 1 und 10. Bei 1 ist der Schaft quergeriefelt wie an den Ecksäulen des ‚Junius- 
Bassus-Sarkophages oder amı Clitumnustempel.” Klassisch ist das gewiß nicht, sondern ein 
charakteristisch ungriechisches Motiv, das in der späten Antike beliebt wird.° Seltener ist die 


! Nach Woon wiederholt bei Orrexnein, Vom Mittelmeer zum pers. Golf I, S. 311 und Tafeln. 

2 Gewölbeschmuck im Römischen Altertum, Berlin 1903. 

> Vgl. Jahrb. d. preuß. Kunstsamml. 1903, 5. 147 f. 

4 La Syrie centrale, pl. 50. — ® Meine „Koptische Kunst“, S. 56, Abb. 70. — ° pe Bock, Materiaux, pl. VII. 
Zeitschrift f. bild. Kunst XVI, 317; Nuovo Bulletino di arch. erist. I, S. 11 des SA. 

Vel. für den Ursprung Cuaror, La colonne torse 1907. 


158 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


Ausstattung der anderen Endsäule 10, wo Rautenspiralen fünffach ineinandergelegt, d. h. 
Riefelungen in beiden Diagonalen kombiniert sind. Das Motiv findet sich ähnlich, aber isoliert, 
an der Decke der Porte double am Haram in Jerusalem." 

II. Gruppe: 2, 5, 6 und 8. Das Grundmotiv ist das Hakenkreuz, die Svastica. Die ein- 
fachste Art gibt 6, und hier tritt auch gleich deutlich hervor, worauf es bei diesen Netzorna- 
menten eigentlich ankommt: nicht auf die hell hervortretenden Positivmuster, sondern auf die 
Reste des im Tiefendunkel liegenden Grundes. Was man sieht, sind die dunklen gleicharmigen 
Kreuze, nicht die Hakenkreuze dazwischen. Und doch ist der Ausgangspunkt der Komposition 





Abb. 78. Dijarbekr, Westfassade: Muster der zehn oberen Säulenschäfte. 


die Svastica, wie die andern Beispiele zeigen. Es handelt sich immer um ein Fortspinnen des 
Hakenkreuzes in der Fläche, nicht, wie beim griechischen Mäander, um ein Streifenornament. 
Eher könnte man den chinesischen Mäander zum Vergleich heranziehen. Er baut sich in 
Streifen zum Füllmotiv aus, verwendet aber nicht das Hakenkreuz.” Für die Komposition aus 
letzterem heraus finde ich einen weiteren einfachen Beleg an den beiden Säulchen, die heute 
das Mihrab der Ali-Moschee von Daschlut schmücken (Abb. 79).” Sie haben ca. 12 cm Radius, 
also ungefähr die Dimensionen derjenigen von Amida. Die Hakenkreuze breiten sich hier 
ohne Unterbrechung wie ein Netz mit engen, kleinen Maschen um den Umfang des Schaftes 


Vocte, Le temple, pl. VI. 
Vel. den Pokutulu und Jahrb. d. preuß. Kunstsamml. 1903, S. 175 f. 
\ndere Beispiele aus Asypten bei Wurrr, Altchristl. Bildwerke, Nr. 1652, S. 314. 


Dis PARALLELEN IN ÄGYPTEN. 159 


aus. An Säule 2 in Amida ist ein weitaus klarer wirkendes Motiv genommen, wo zwischen 
die in der Diagonale fortlaufenden Hakenkreuze ebenso angeordnete Rosetten von wechselndem 
Schema gefügt sind. Dasselbe Grundmotiv kehrt wieder an Säule 5, nur sind da sämtliche 
Linien schräg gestellt, von links unten nach rechts oben. Ganz eigenartig ist Säule 8. Hier 
baut sich die Figur wieder auf lot- und wagrechten Parallelen auf, Es sind Klammerpaare — 
das von den Franzosen „fer a T* genannte Motiv — angewendet, wobei immer ein lotrechtes 
Paar ein wagrechtes in die Mitte nimmt und umgekehrt. Die Verbindung erfolgt durch das 
Hakenkreuz. Es ist nun recht bezeichnend, daß ich genau dasselbe 
Muster auch an einer im Hofe der Ali-Moschee von Daschlut im 
Boden steckenden Halbsäule gefunden habe (Abb. 50). Dazu möchte 
ich bemerken, daß die beiden Halbsäulen des Mihrab genau die 
gleichen Dimensionen haben wie dieses Bruchstück im Hofe, wir uns 
also eine ähnliche Folge 
von Säulen mit Netzwerk 
im Apollokloster von 
Oberägypten denken kön- 
nen wie in Amida. Der 
Unterschied ist nur der, 
daß die Säulen in Amida 
frei vor die Wand treten, 
während sie im Apollo- 
kloster als Halbsäulen 
monolith mit der Wand 
verbunden waren. Z 
Abb. 79. Daschlut, Djami Ali: Das hier in Rede Abb. 50 
a ee: stehende Muster hat sich DD nn ES ulenfinemenEim "Hof 
lange noch in islamischer 

Zeit in der Gegend von Amida im Gebrauch erhalten. Es ist zur Füllung des Grundes auf 
dem Metallbecken des Atabeks Lulu von Mosul (1233—59) in der Kgl. Bibliothek zu München 
verwendet! und dürfte dahin kaum aus der hellenistischen Kunst, bzw. von den Säulen des 
alten Amida gelangt sein; vielmehr weist gerade dieser Umstand recht drastisch auf die gemein- 
same altorientalische Unterlage des Motivs. Die Mosulbronzen zeigen auch sonst ganz prachtvolle 
Muster ohne Ende. So gleich die Metallschüssel im Nationalmuseum zu München, für die 
gute Detailabbildungen vorliegen.’ 

Eine weitere Bestätigung für die Beliebtheit des orientalischen Musters ohne Ende bis in 
die Zeiten des entwickelten persisch-türkischen Islam liefert das sogenannte „coufique carre“, eine 
Anordnung von Koransprüchen, besonders gern der Glaubensformel, dann der Namen des Pro- 
pheten und der ersten Khalifen, und zwar nicht in der für die Schrift üblichen Streifenanord- 
nung, sondern in einer viereckigen, meist quadratischen Fläche.” Dabei wird die Schrift voll- 
ständig der dekorativen Wirkung preisgegeben. Amida bietet ein gutes Beispiel für die ur- 
sprüngliche Anregung zu solcher Anordnung der Schriftzeichen. Wir sehen (Taf. III, Fig. 1) den 
Schlußstein über der Tiernische des Kharputtores, durch die Inschrift datiert 909/10, mit dem 
Klammermuster (fer a T) gefüllt. Es könnte mit dem kufischen Quadrat verwechselt werden, 

Ill. Gruppe: 3, 4, 7 und 9, die eigentlichen Netzornamente. 4 und 7 sind untereinander 
sehr verwandt. In 4 liegt das alte Transenna-Motiv vor, in 7 sieht man schmale Stege in 
Windungen vertikal geführt und durch horizontale gekreuzt, so daß ein reiches Wellengewirre 








ı Münchener Jahrb. d. bild. Kunst 1907, I, S. 19f. 
ZeRE 80), 13.80, 
® Literatur bei Berenew, Corpus I, p. 139, Anm. 1. 


160 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


entsteht. Das Ornament ist nicht zu verwechseln mit dem Schuppenmuster, wie es z. B. an 
den beiden mittleren Säulen des Clitumnus-Tempels vorkommt. Säule 3 zeigt Achtecke so in- 
einandergesteckt, daß ein kleines Quadrat als Zwischenraum bleibt. Dieses erscheint dunkel, um- 
geben von vier kleinen, in die Länge gezogenenen Sechsecken. Dieses Ornament findet sich 
nicht wieder. An der Decke des Doppeltores am Haram zu Jerusalem und an Decken von 
Palmyra lassen sich freilich verwandte Muster nachweisen, doch sind sie nach antiker Art als 
Kassetten ausgetieft. — Es bleibt noch Säule ®, bei der die negativen Reste völlig zur Haupt- 
sache geworden sind. Man sieht nicht mehr die Stege, sondern lediglich die durch vierteilige 
Herzrosetten gefüllten Achtecke, die von vier langgestreckten Sechsecken umgeben und durch 
Kreuze zum Muster ohne Ende verbunden sind. Das ist nun genau das gleiche Muster, von 
dem 8.153 an der Spitze des einleitenden Aufsatzes als am Hoftor der Ali-Moschee von Daschlut 
befindlich gesprochen wurde. Es umzieht dort (Abb. 75) in einem breiten Bande das Reiter- 
relief und unterscheidet sich von der 9. Säule von Amida nur dadurch, daß die verbindenden 
Stege ganz fallen gelassen, bzw. nicht mehr erhaben, sondern im Tiefendunkel wirksam sind. 
Die einzelnen Elemente Achteck, Kreuz und langes Sechseck treten als Individuen auf; das 
Muster ist nicht mehr ausgestochen, sondern mosaikartig zusammengesetzt. Alle Figuren zeigen 
Randprofile, Achteck und Sechseck sind mit Rosetten gefüllt, nur das Kreuz noch in der Art 
von Amida gefurcht. Um es kurz zu sagen: Bawit bringt das Muster wie die Steinnachbildung 
eines islamischen Holzmosaiks — freilich mit Hinweglassung des Gerippes fester Stege, in die das 
Schnitzwerk eingefügt wird —, Amida dagegen bietet gerade diese Stege und fügt immer in das 
Achteck eine Rosette. Mit anderen Worten: Amida gibt das Netz, Bawit die Einlagen. 

Weitere Beweisstücke für die Existenz eines Bauwerkes im Apollokloster von Bawit, das 
denjenigen ähnlich war, dessen Reste in die Westfassade von Amida verbaut sind, befinden 
sich im Pavillon de la Tremouille des Louvre. Sie stammen aus den französischen Aus- 
grabungen in Bawit. Es sind, wie in der Ali-Moschee von Daschlut, hohe Steinplatten, an die 
Halbsäulen angearbeitet sind, und zwar mit der Basis und dem Wulst, über dem das Kapitell 
saß. Zwei völlige identische Stücke, von denen ich eines in Abb. 81 gebe', zeigen diesen Schaft 
sehr reich ornamentiert. Oben laufen horizontal vier an den Rändern mit Blättern gefüllte 
dreistreifige Ziekzack herum; um die Mitte liegt ein Ring von Spitzovalen, ebenfalls in Zick- 
zackstellung, und die untere Hälfte wird durch eine Vertikalrippe geteilt, von der nach beiden 
Seiten gegenständig schräge Stege ansteigen, zwischen denen schuppenartig Zellen ausgearbeitet 
sind. Ich sah noch andere Stücke ähnlicher Art, aber leider stark fragmentiert. Unter ihnen 
scheint mir eines besondere Beachtung zu verdienen, das auf den ersten Blick ebenfalls wie 
eine Halbsäule aussieht, aber bei näherem Zusehen sich doch als ein horizontal anzuordnendes 
Gebälkstück darstellt (Abb. 82): es ist ein Wulst, der mit Weinlaub vom Schnitt der antioche- 
nischen Maximianskathedra geschmückt ist, in dessen Mitte aber wie an den Architravstücken 
von Amida eine Vase eingefügt ist. Wir hätten also nicht nur die Analogie der Schmuck- 
säulen, sondern auch ein ähnlich ornamentisches Gebälkstück wie am Fries zu Amida. Die 
halbrunde Profilierung ist in Syrien nicht selten. Dafür und für die Rankenführung vergleiche 
man Mschatta. 

Die Pfeiler von Bawit im Louvre sind nicht der einzige Beleg dieser Art in Ägypten. 
Quisens hat in Sakkara eine christliche Kirche mit sehr reichem Tür- und Säulenschmuck frei- 
gelegt, die mit denen des Louyre geradezu verwechselt werden könnten. Wir sehen Abb. 83/4? 
dieselbe Grundeinteilung, d.h. den Pfeiler mit angearbeiteter Halbsäule und das gleiche Or- 
nament, unten die wie für Zellenschmelz vorbereiteten symmetrischen Querrippen, oben das 
dreistreifige Ziekzack mit den Blattfüllungen am Rande. Verändert ist nur der Gürtel um die 


! [ch danke die Aufnahmen für Abb. 81/2 dem freundlichen Entgegenkommen der Herren Cnassınar und 
BEsEnITE, sowie der Vermittlung Max van BERCHENS. 
? Nach Aufnahmen von Miß Bern mit Erlaubnis von Mr. Quigert veröffentlicht. 


Dis PARALLELEN IN ÄGYPTEN. 161 


Mitte. Wir sehen da das Mäanderband mit dazwischengelegten Rosetten wie an den Säulen 2 
und 5 von Amida. Auch die Füllung der Flankenstreifen ist da: wie in Bawit entsteigt auch 





Abb. 82. Paris, Louvre: Architrav aus Bawit 


er. 


RR 


9 
TR .4 
E 





Abb. 84. Sakara, Pfeiler einer Kirche. 





Abb. 83. Sakara, Pfeiler einer Kirche. 


Abb. SI. Paris, Louvre: Pfeiler aus Bawit 


hier das Laubwerk einer Vase, doch ist es als Weinlaub mit seltsam dreistreifigem Hauptstiel 
gebildet.' 


! Dafür wären die Pfeiler von Acre bei $. Marco in Venedig zu vergleichen. Oriens christ., IL, S. 423 1. 


Amida. 21 


162 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


Quisern wird uns Näheres über die Verwendung dieser Pfeiler sagen. Es scheint, daß ihre 
ursprüngliche Bestimmung nicht die als Türpfeiler war, auch ist einmal die Schmal-, einmal 
die Breitseite als Versatzfläche behandelt. 

Ich habe den Eindruck, daß sich aus den Resten von Bawit der alte Bau mit einigem 
Eifer wieder zusammenstellen ließe, leichter jedenfalls, als dies angesichts der islamischen Wieder- 
verwendung in Amida möglich ist. Die Stücke aus Bawit und Sakkara scheinen mir dabei eines 
außer Zweifel zu stellen, daß nämlich die Anordnung von fensterartigen Öffnungen zwischen 
den Säulen an der „unbedeckten Mansura*, d.h. dem Obergeschoß der Westfassade von Amida, 
von dem Erbauer, dem Inaliden llaldi im Jahre 518 H. (1124/5), nicht völlig als Neuschöpfung 
aus der Luft gegriffen sein könne. Die beiden Stücke im Louvre, Abb. 81, zeigen, wie gesagt, 
an den flachen Innenleibungen ein Ornament, das auch an den aus dem Hause des Omda 
von Beled Bawit in den Louvre gekommenen Steinpfeilern mit stehenden Heiligen vorkommt.! 
Dieses Ornament muß, wie die Weinranke in Sakkara, sichtbar gewesen sein. Also standen die 
Platten mit den angearbeiteten Halbsäulen nebeneinander, durch Zwischenräume getrennt, die 
nach der Länge des weinlaubgeschmückten Wulstarchitravs im Louvre ungefähr zu bestimmen 
wären. Man köunte an die Fassade der Moschee Ala al-din in Konia und die Verwendung 
solcher Pfeiler in Kleinasien zu Gewölbestützen und Fensterscheiden erinnern, wenn es darauf 
ankäme, sich in die Verwendung solcher Bauglieder hineinzudenken. Sakkara wird wohl, so- 
bald Quisern seine Publikation bringt, neue Aufschlüsse geben. 

Die Fragmente aus Bawit gehören sicher der christlichen Zeit an. Sie stammen aus einem 
Kloster, dessen Gründer, der heilige Apollo, im 4. Jahrh. gelebt hat. Das Kloster selbst be- 
stand jedenfalls schon vor der Mitte des 5. Jahrh.?, die angeführten Pfeiler mit Halbsäulen 
können also bis in diese frühe Zeit zurückgehen. Es frägt sich nur, welchem Zweck sie ge- 
dient haben. Leider ist darüber, solange der Bericht des Institut francais d’archeologie orien- 
tale du Caire aussteht, welches die Ausgrabungen von Bawit veranstaltet hat, nichts auf die 
Fundumstände Gestütztes zu sagen. 

Bezüglich Amidas möchte man glauben, daß die Seldjuken die Bauforın dieser Fassaden 
nicht neu erfunden haben, sondern, veranlaßt durch die Art der früheren Aufstellung ihrer 
Schmuckteile, zu dem eigenartigen Bautypus gelangt sind. Ich möchte daher, bevor von der 
ursprünglichen Bestimmung der alten Bauteile die Rede ist, doch zuerst auch danach fragen, 
wofür sie im Islam selbst angesehen wurden und gehe dabei aus von den zitierten Inschriften. 

Nach Bercuen heißt Maksura ein abgeschnittener (durch Mauern und Gräben) abgegrenzter 
Ort, also ein Schloß, ein Pavillon usw.” Ob aus dieser Bezeichnung die bei den Reisenden 
immer wiederkehrende Angabe herrührt, daß es sich bei den beiden Fassaden von Amida um 
Paläste handle? Suffa — wie die östliche Fassade von Amida in ihrer Inschrift genannt wird 
— heilst nach Bereuem Reihe, Ordnung, namentlich Arkaden-, Bogenreihe; die Bezeichnung ist 
also lediglich von dem Hauptschmuck der Fassade hergenommen, und es verwundert nicht, neben 
der Bezeichnung der Gesamtfassade als Suffa für das Obergeschoß die Benennung Maksura 
wiederkehren zu sehen. Es frägt sich, waren die beiden Gebäude mit den Suffa-Fassaden ur- 
sprünglich wirklich Paläste? 

Diese Frage bezieht sich zunächst natürlich nur auf die heute aufrechtstehenden, d.h. 
die islamischen Fassaden. Nach dem, was wir von der Moschee Ala el-din und dem einst un- 
mittelbar danebenstehenden Palaste oder von der großen Moschee des Shaikh Safı in Ardebil 
mit dem zum Palaste Abbas I. gehörigen Tshini-Khane! wissen, wäre eine solche Vereinigung 
von Palast und Moschee durchaus möglich. Eine andere Deutung freilich gibt den Fassaden 


' Vgl. meine „Hell. und koptische Kunst in Alexandria“, S. 39, und Monatshefte für Kunstwiss. I, S. 17 d. SA. 
” Zeitschrift für aeg. Sprache XL, S. 60 £. 

” Auch die Maksura im Innern der Moschee bedeutet einen abgegrenzten Raum. 

* Vgl. Sarke, Denkmäler persischer Baukunst. 


DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 163 


R. J. GARDEN, der Dijarbekr im Jahre 1856/7 besuchte: „On each side of the centre building is 
a wing, thus forming three separate mosques for three of the four sects of Mohammedans.*! 
Danach hätten wir es mit einem Vorläufer des Bautypus zu tun, dem später die Madrasa zu 
dienen hatte. 3 

Für uns freilich handelt es sich zunächst nicht so sehr um die Bedeutung der Fassaden 
in islamischer Zeit, als darum, ihre ursprüngliche, d. h. die vorislamische Verwendung festzu- 
stellen. Von einem Palaste des Tiridates oder Tigranes wird nach dem Bekanntwerden der 
Inschriften wohl niemand mehr sprechen. Für uns kommt nur in Betracht die Alternative: 
antik oder christlich? Die Lösung bietet vielleicht ein Blick auf die Stadtgeschichte und die 
in Amida überhaupt erhaltenen christlichen Denkmäler. 


5. DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 


Der Eintritt der Blüte Amidas fällt zusammen mit dem Siege des Christentums als Reichs- 
religion. Ammianus Marcellinus XVII, 9, 1 berichtet, wie Konstantius die an sich geringe 
Stadt mit weiten Mauern und Türmen umgab und dahin das Zeughaus für die großen Be- 
lagerungsmaschinen verlegte. Das soll im Jahre 349 geschehen sein. Schon vorher hatte Amida 
neben Edessa und Nisibis Bedeutung, auf dem Konzil von Nicäa 325 war es selbständig ver- 
treten. Im Jahre 359 und zum zweiten Male 502/3 wurde es von den Persern genommen. 
Damals war die Stadt sehr volkreich, die Perser zerstörten ihre Kirchen und deren Weinkeller. 
Anastasius und Justinian stellten den Ort wieder her. Auch das Mönchsleben hatte in und 
um Amida mancherlei Ansiedelungen gewonnen. Über die Bedeutung der Stadt in den fol- 
genden Jahrhunderten und über seine Kirchen hat eine lesenswerte Zusammenstellung schon 
RITTER, Erdkunde VII, 2 (XI, 5), S. 32f. gegeben.® 

Zu diesen aus dem Jahre 1344 stammenden Angaben verdanke ich wertvolle Nachträge 
der Güte NÖLDEREs und Pocxoxs sowie einem der besten Kenner der syrischen Archäologie, 
AnxTon BAUMSTARK, von dem auch die abschließende Redaktion der folgenden Bemerkungen 
herrührt. 

„Die Stadt muß schon bald nach ihrer durch Konstantius erfolgten Erhebung zum 
wichtigsten Waffenplatz der römisch-persischen Grenze auch ein bedeutendes kirchliches Zentrum 
geworden sein. Seit dem 6. Jahrhundert ist sie in der syrisch-monophysitischen Kirche Sitz 
eines Metropoliten. Dagegen ist der Bischofssitz Amida bei den Nestorianern mit demjenigen 
von Maipherkat-Martyropolis vereinigt (wie heute z. B. Gnesen-Posen oder München-Freising). 
Ein eigenes Gedächtnisfest aller heiligen Bischöfe dieses Doppelbistums sieht das nestorianische 
Evangeliar Sacuau 304 der Kgl. Bibliothek zu Berlin (fol. 187 v°) für einen Freitag des Spät- 
herbstes vor. 

Seit dem Auftreten des syrischen Dichters Isaak, genannt von Antiochia, im 5. Jahrh. 
(seine Geburt fällt wohl entschieden noch in das 4.), ist die Stadt Heimat einer ganzen Reihe 
hervorragender Persönlichkeiten der syrischen Literaturgeschichte gewesen, was auf eine dauernde 
Blüte des geistigen Lebens in ihr schließen läßt. 

Was die Quellen zur Geschichte derselben anlangt, so gibt es etwas dem Chronicon 
Edessenum oder der von MıxGana’ veröffentlichten Kirchengeschichte der Adiabene (bis zum 
Jahre 511) von Meschicha Zekha Analoges für Amida allerdings nicht. Aus der Zeit, in welcher 
die Stadt vielumstrittener befestigter Platz in den Kämpfen zwischen Römern und Persern war, 


! The Journal of the R. Geograpbhical Society, XXXVII (1867), p. 188. 
2 Vgl. auch Harnack, Mission und Ausbreitung d. Christentums, S. 443. Paury-Wissowa, Realenzyklopädie I, 
Sp. 1833. 
® Sources syriaques. Vol. I. Leipzig (ohne Jahr). 
21* 


164 DıiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


besitzen wir dagegen die beiden Geschichtswerke des (Ps.-)Josua Stylites' und des Unbekannten, 
dessen Kompilation vom Jahre 568/69 die griechische Kirchengeschichte des Zacharias Rhetor, 
Bischofs von Mitylene, zur Hauptquelle hat,” und namentlich der letztere, der in der Stadt oder 
ihrer Umgebung zu Hause gewesen zu sein scheint, bietet über deren Schicksale die wert- 
vollsten Aufschlüsse. Über die Blüte ihres Mönchtums geben die Biographien orientalischer 
Gottesmänner des Johannes von Ephesus® Kunde, der um 506 gleichfalls in ihrer Nähe das 
Licht der Welt erblickt zu haben scheint. Weiterhin gedenkt ihrer vielfach der vom Jahre 586/87 
bis zum Jahre 774/75 reichende vierte Teil der Chronik des (Ps.-\Dionysius von Tell-Machre, in 
Wirklichkeit wohl eines Mönches aus dem benachbarten Kloster Zugnin." 

Für das beginnende zweite Jahrtausend sind es weiter besonders zerstreute Notizen in 
der Weltgeschichte des Patriarchen Michael d. Gr. (1166—1199)?, welche über die Stellung Amidas 
im Rahmen der syrisch-monophysitischen Kirchengeschichte einiges Licht verbreiten. Im 
11. Jahrhundert diente nach dieser Quelle die Stadt gelegentlich als Residenz der jakobitischen 
Patriarchen. Die Veranlassung dazu, von dem neuerdings unter byzantinischer Herrschaft 
stehenden Melitene nach dem unter mohammedanischer verbliebenen Amida überzusiedeln, 
gaben den Patriarchen Erfahrungen religiöser Intoleranz, die man mit den byzantinischen Siegern 
zu Anfang des 11. Jahrh. gemacht hatte. Patriarch Dionysius IV. (1031 — 1042 n.Chr.) hat als erster 
bald in einem Kloster bei Mardin, bald dort residiert (XIII, 7, S. 566; Übers. III, 8. 147 £.). 
Sein Nachfolger Johannes IX. (1048—1057) hatte die Stadt zur ausschließlichen Residenz und 
starb auch in derselben (XV, 1, 5. 574; Übers. III, S. 162). Nach seinem Tode wurde bei 
zwiespältiger Wahl einer der neuen Kandidaten des Partriarchats dort ordiniert (loco citato). 
Später, allgemein anerkannt, hat dieser ursprünglich schismatische Patriarch Johannes X. die 
Stadt als Residenz wieder mit anderen — Harran-Karrhai und Maipherkat-Martyropolis — 
abwechseln lassen, starb aber im Jahre 1072 in ihr (XV, 5. 8.579; Übers. III, 8.171). Im 
Beginn des Zeitalters der Kreuzzüge wurde der Schwerpunkt des Patriarchats wieder in die Nähe 
von Antiochia verlegt. Doch wurde Patriarch Athanasius VI. (gest. 1129) durch den fränkischen 
Gouverneur der Stadt in Amida, als seinem eigentlichen Sitze, gewaltsam während seiner letzten 
Lebensjahre zurückgehalten. Athanasius VIII. wurde alsdann im Jahre 1138 wieder in Amida 
ordiniert, nachdem zur Besetzung des Patriarchenstuhls die jakobitischen Bischöfe hierher, offen- 
bar als an den zum Wahlakt gewohnheitsrechtlich zuständigen Ort, durch die fränkische Obrig- 
keit zusammenberufen worden waren (XVII, S. 623; Übers. III, S. 251). Dieser erneuerte 
ausdrücklich die Stellung Amidas als Patriarchenresidenz, anscheinend so, daß künftig der 
Patriarch auch hätte Metropolit von Amida sein sollen (a. a. O., S. 624; Übers. $. 252). 
Indessen hat schon sein Nachfolger, der Geschichtschreiber Michael d. Gr. selbst, einen anderen 
bekannten syrischen Schriftsteller Dionysius (Ja’qübh) bar Salibhi wiederum im Jahre 1166 zum 
selbständigen Metropoliten von Amida ernannt.° Doch erfahren wir gelegentlich noch aus dem 


ı Herausgegeben von Marrıx, Leipzig 1876 (Abhandlungen für die Kunde «des Morgenlands VI. I) bezw. mit 
englischer Übersetzung von Wrient, Cambridge 1882. 

2 Herausgegeben von Laxn in den Aneedota Syriaca II, deutsch mit ausgezeichneten Erläuterungen bei Anrexs- 
Krüser, Die sogenannte Kirchengeschichte des Zacharias Rhetor, Leipzig 1899. 

3 Herausgereben von Laxp in den Anecdota Syriaca III und in der lateinischen Übersetzung van Douwens in 
den Verhandelingen der Konklijke Akademie van Wetenschappen, XVIII (Amsterdam 1859). 

‘ Herauszegeben mit französischer Übersetzung von Cnapor (Bibliotheque de l’ecole des Hautes Etudes. Scien- 
ces philologiques et historiques (XII, Paris 1895). Über den wirklichen Verfasser vgl. NöLpere, Wiener Zeitschrift für 
Kunde des Morgenlandes X (1896), S. 110—170, und Nav, Bulletin Critique, 1896, Nr. 17. 

5 Herausgegeben von Cmaror, Chronigque de Michel le Syrien. Paris 1899 ff. Die Übersetzung in 3 Bänden. 
(Die röm. Zahlen vorn = Buch, die arab. — Kapitel des Werkes.) Nur einen sekundären Wert haben die entsprechenden 
Angaben der aus dem Geschiehtswerke Michaels schöpfenden Kirchengeschichte des Bar Hebraeus (ed. ArprrLoos-Lany, 
Louvain 1872—1877). 





° Vel. R. Duvar, La litterature syriaque. Paris 1889, S. 399. 


DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA, 165 


späteren 16. Jahrhundert von dem Bestehen einer Patriarchenresidenz in seinen Mauern.! Über 
die im Februar des Jahres 1213 erfolgte Zerstörung mehrerer Kirchen Amidas redet beiläufig 
die Subskription eines illustrierten Vierevangelienbuches im Besitz des jakobitischen Markus- 
klosters in Jerusalem.? 

Daß an einem Orte von solcher kirchlicher Bedeutung auf dem Gebiete des Sakralbaues 
eine hervorragende Tätigkeit entwickelt wurde, muß von vornherein als selbstverständlich gelten. 
Auch positiv weist es zunächst auf das Bestehen einer größeren Zahl von Kirchen in der Stadt 
schon zur Zeit Justinians hin, daß damals in derselben während der vierzigtägigen Fastenzeit 
eine der römischen ähnliche Stationsordnung in Geltung war, von der Michael d. Gr. IX, 26 
(S. 298; Übers. II, S. 223) redet. Die Zahl der Klöster, welche zu Anfang des 6. Jahrhunderts 
in ihr bestanden, wird durch die syrische Bearbeitung der Kirchengeschichte des Zacharias VII, 4 
und XII, 7 (S. 246, 326, Aurens-Krüser, S. 156, 251) auf fünf angegeben. Im einzelnen ist, was 
wir über die kirchliche Baugeschichte Amidas erfahren, freilich leider nicht allzu viel und 
nicht immer vollständig klar. 

Die älteste Kathedrale wird als „die große Kirche“ mithin bereits im Gegensatz zu weiteren 
Gotteshäusern erstmals durch die aus dem Jahre 463/64 stammende Subseriptio der syrischen 
Pentateuch-Handschrift Brit. Mus. Add. 1425 erwähnt.® Man muß sich indessen hüten, vor- 
schnell immer an diese Kirche, sei es auch nur in irgendeinem späteren Neubau, zu denken, 
wo anderwärts die für sie gebrauchte Bezeichnung wiederkehrt, da die fragliche Bezeichnung 
eben der jeweils als Kathedrale des Metropoliten benützten Kirche zukam, hier aber ein mannig- 
facher Wechsel im Laufe langer und sehr stürmischer Jahrhunderte nicht ausgeschlossen ist. 

Ein Bischof Johannes erbaute einer Klosterlegende zufolge, welche seinen Regierungsan- 
tritt erheblich zu spät auf das Jahr 512 ansetzt, noch vor der Persereroberung des Jahres 502/3 
eine Kirche der vierzig Märtyrer.‘ Die Art, wie diese, zugleich als „die große“ bezeichnet, von 
dem Bearbeiter des Zacharias VII, 4 (S. 208, Anrens-Krüser, S. 109) in dem ausführlichen 
Bericht über jene Eroberung eingeführt wird, legt den Gedanken nahe, daß sie damals als 
Kathedrale diente. Die Subscriptio der Bilderhandschrift in Jerusalem nennt sie unter den im 
Februar 1213 zerstörten Heiligtümern. 

Bereits im Jahre 488/89 war durch einen Johannes, genannt „der Urtäer“, ein späterhin 
dessen Namen tragendes Kloster gegründet worden, über dessen Geschichte bis zum Jahre 566/67 
ein Kapitel der Heiligenbiographien des Johannes von Ephesus handelt.° Es scheint in der 
Nähe der Stadtmauer gelegen zu haben, da nach dem Bearbeiter des Zacharias, a. a ©. (S. 206, 
AHRENS-KrÜGER, S. 107) Mönche desselben während der Belagerung durch die Perser in einem 
der Stadttürme (Tripyrgia) die Wache hatten und von den stürmenden Feinden nach einem 
Zechgelage überrumpelt wurden. Die Zahl der Mönche betrug nach Johannes von Ephesus 
damals 400, und man hatte gerade mit einem großartigen Erweiterungsbaue, dessen Haustein- 
fassade besonders hervorgehoben wird, begonnen, als der Persersturm hereinbrach. Ein späterer, 
legendarisch ausgeschmückter Bericht über die persische Eroberung“ nennt das Kloster ein 
solches Johannes des Täufers. Liegt hier kein Mißverständnis vor, so wäre seine Kirche mit 


' Nämlich durch die unten näher zu berührende Notiz der syrischen Handschrift Brit. Mus. Or. 1017. 

2 Vgl. über dasselbe Baunstark, Drei illustrierte syrische Evangeliare, Oriens christianus IV, (1904), S. 409—412 
und Palaestinensia. Ein vorläufiger Bericht, Röm. Quartalschrift XX, (1906), S. 123—149, 157—1SS, speziell S. 179 f. 

> Vgl. Wriscur, Catalogues of the syriac manuseripts in the British Museum acquired since the year 1838, 5.5. 

* Der dem 8. oder 9. Jahrhundert entstammende Text liegt vor in der Berliner syrischen Handschrift Sacnau 
221 fol. 74 ro — 114 vo. Die fragliche Notiz steht fol. 79 ro. Vgl. Sacnav, Verzeichnis der syrischen Handschriften 
der Königl. Bibliothek zu Beılin, S. 585. 

° Kap. 58 (Anecd. Syriaca II, S. 276—28S; v. Douwen, S. 181—189). Die Angaben über die Zahl der Insassen 
und dem Erweiterungsbau steht S. 254 (v. Dovwen, S. 186 f.). 

® In der Berliner syrischen Handschrift Sacnau 315 fol. 67 r0 — 68 vo (Fragment einer Kirchengeschichte oder 
Weltchronik). Vgl. Sıchav, a.a. O.. S. 525. 


166 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


derjenigen des Täufers identisch, in welcher nach (Ps.-) Dionysius, S. 8 (Übers., S. 7) im Jahre 649/50 
ein Johannes, Bischof der Araberstimme, beigesetzt wurde. Wohl sicher ist jedenfalls der 
letzteren die Johanneskirche gleichzusetzen, deren Zerstörung nach der Subseriptio der Bilder- 
handscehrift in Jerusalem schon einige Zeit vor dem Februar 1213 erfolgte. 

Einen Neubau der „großen Kirche“, welche durch die von den Persern angerichtete Ver- 
wüstung notwendig geworden wäre, läßt eine legendarische Überlieferung unter Wunderzeichen 
von dem berühmten Apostel des syrischen Monophysitismus, ‚Jakob Bürde’änä (gest. 578), ein- 
geweiht werden.! Sicher ist, daß ein solcher Neubau auf Befehl des Kaisers Heraklius unter- 
nommen wurde, wofür (Ps.-)Dionysius, S. 5 (Übers., S.5) das Datum 628/29 angibt. Nach der 
nämlichen Quelle, S. 114 (Übers., 8. 96) wurde dieser Herakliusbau, nachdem er schadhaft geworden 
war, in der zweiten Hälfte des 8. Jahrhunderts auf Kosten des Bischofs Abh(j), eines Periodeuten 
Georg und des Archidiakons Thomas einer glänzenden Renovation unterzogen. Eine vollständige 
Zerstörung hatte nach einem bei Michael d. Gr. fehlenden Bericht der Kirchengeschichte des 
Bar Hebraeus? im Juli 848 ein durch Fahrlässigkeit entstandener Brand zur Folge. Ein Neu- 
bau, welchen vorzugsweise die Freigebigkeit eines christlichen Vornehmen, Paqrat mit Namen, 
ermöglichte, blieb, wie hier ausdrücklich gesagt wird, hinter dem Zerstörten weit zurück. Patriarch 
Dionvsius fand im nördlichen Seitenschiff der „großen Kirche“ seine letzte Ruhestätte”, und 
unter den im Februar 1213 zerstörten Gotteshäusern wird sie an ersten Stelle genannt. 

Von einem und demselben „Martyrium* der Gottesmutter, das auf den Ruinen einer von 
ihnen zerstörten jüdischen Synagoge durch zwei Mönche Simeon und Sergius einige Zeit nach 
der Perserkatastrophe zu Anfang des 6. Jahrhunderts errichtet worden wäre, scheinen zwei 
Stellen bei Johannes von Ephesus zu handeln.* Wir haben es hier möglicherweise mit den 
Anfängen der späteren Gottesmutterkirche zu tun. Diese erscheint seit der Mitte des 11. Jahr- 
hunderts als die Hauptkirche der Stadt. Die Patriarchen Johannes IX. und X. wurden nach 
dem Zeugnis Michaels d. Gr. in ihr begraben’, ebenso, wie die Kirchengeschichte des Bar 
Hebraeus hinzufügt’, im 12. Jahrh. Dionysius bar Salibhi. Die „große“ heißt sie im Anhang 
der Profangeschichte desselben Autors’ an einer Stelle, die von ihrer am 20. Juni 1297 er- 
folgten Zerstörung bei Eroberung der Stadt durch Ala el-din berichtet. Über den Wiederaufbau 
im Jahre 1306/7 gibt es einen selbständig überlieferten kurzen Bericht.* Daß eine Wohnung 
für den Patriarchen neben der Kirche lag, gibt eine Notiz in der syrischen Handschrift Brit. 
Mus. Or. 1017 zu verstehen, laut welcher beide am 26. Dezember 1579 aufs neue durch mo- 
hammedanischen Fanatismus geplündert und verwüstet wurden.” 

In der Kirche eines hl. Ze‘örä wurden um die Mitte des 7. Jahrhunderts der Patriarch 
Johannes 1. und ein Bischof Simeon von Edessa begraben, die beide in Amida gestorben waren.!” 


! Die Überlieferung ist niedergelegt in der Johannes von Ephesus zugeschriebenen Biographie des Jakob 
Bürde’änä (Aneed. Syriaca II, 8. 378-380; v. Douwen, 8. 212 £.). Über die Unechtheit dieser Biographie vgl. Kevn, 
Jacobus Baradaeus, de Stichter der syrische Monophysietische Kerk. Leyden 1882, 5. 105—109. 

2 Ed. ArgeLoos-Lamy 1, S. 383f. 

> Vgl. Michael d. Gr. XII, 7 (S. 566; Übers. III, S.148) und darnach Bar Hebraeus in der Kirchengeschichte I, S.433. 

* Die Stellen finden sich in Kap.5 und Kap. 58 (Aneed. Syriaca Il, 49 f., 284; v. Douwen, S. 33, 187). An der 
ersteren die Angabe über Simeon und Sergius, an der anderen die ungefähre Datierung. 

5 Vgl. Michael d. Gr. XV, 1 und 3 (8. 574, 579: Übers. III, S. 162, 171) bezw. Bar Hebraeus in der Kirchen- 
geschichte I, S. 435f., 447 f. 

6 1, S. 559f. — ? Chronicon syriacum, ed. Bepsan. Paris 1890, S. 598. 

® Erhalten in der syrischen Handschrift Dd. 3, $! der Universitätsbibliothek zu Cambridge fol. 78 10. Vgl. 
Wricmt-Coox, A catalogue of the syriae manuseripts preserved in the library of the University of Cambridge, S. 950 
und auch schon Assenanı, Bibl. Orientalis III 2, S. CXAXIL f. 

° Vgl. WricHt, Catalogues usw., S. 901. 

» Dies bezeugen bezüglich des ersteren (Ps.-)Dionysius, S. 8 (Übers., S. 7, und Michael d. Gr. XI, 10 (S. 428, 
Übers. II, S. 443), wobei jener 649/50, dieser 648/49 als Todesjahr angibt. Für Simeon liegt dagegen unter gleicher 
Datierung nur das Zeugnis des (Ps.-)Dionysius, a. a. O. vor. 


DiE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 167 


In einem Eliaskloster ist laut Subseriptio im Jahre 1202/03 das Vierevangelienbuch Nr. 55 
der Bibl. Nationale in Paris geschrieben worden.! 

Eine dem hl. Kosmas geweihte war die dritte der im Februar 1213 zerstörten Kirchen. 

Eine Kirche des von den Nestorianern hochverehrten heiligen Pethion befand sich nach 
einer Notiz in der Handschrift Rich. 7197 des Brit. Mus. mindestens seit dem Jahre 1621/22 
und bis zum Jahre 1706/07 im Besitze der sogenannten Chaldäer, d. h. der unierten ehemaligen 
Nestorianer?*., 

Läßt man alle diese Nachrichten auf sich 
wirken, so stellt sich der Eindruck ein, daß bei 
der immer dringender notwendigen Expedition zur 
Aufnahme der alten Denkmäler von Edessa und 
Nisibis® doch auch Amida, schon um der zu er- 
wartenden Ausbeute an christlichen Denkmälern 
willen, nicht vergessen werden sollte. Einen Vor- 
geschmack dessen, was den Kunsthistoriker dort 
erwartet, mögen die nachfolgenden Mitteilungen 
bieten, die ursprünglich mehr als Hintergrund für 
die Beurteilung der Westfassade der großen Mo- 
schee, als um ihrer selbst willen eingeflochten 
wurden. 

Ein Blick auf den vom General pE BEYLIE 
entworfenen Stadtplan (oben S. 7) lehrt, daß von 
den Kirchen Dijarbekrs drei nach den vorliegen- 
den Angaben ein hohes Alter haben, während 
die übrigen aus dem 16. und 17. Jahrh. stammen. 
Zwei von ihnen liegen im Westen nahe beim Tor 
von Aleppo. Es ist die „griechisch-orthodoxe* 
Melkitenkirche der heiligen Kosmas und Damia- 
nos (c) und die jakobitische Marienkirche (b). Der 





M IO 5 oO 3) dritte, und zwar der in der Geschichte von Amida 
Abb. 85. Dijarbekr, Kosmaskirche: Grundriß. bedeutungsvollste Bau liegt am Fuße der Zitadelle 


im äußeren Mauerkranz, also am Nordostende der 
Stadt, die Kirche des nestorianischen Klosters. Die melkitische und jakobitische Kirche sind 
noch im Gebrauch, die nestorianische wird heute als Waffenhaus verwendet. Als Grundlage 
der Einzelbeschreibung dienten mir ursprünglich lediglich die vom General pE BEYLIE mitge 
brachten Photographien, Skizzen und Notizen; nachträglich kamen dann noch die genaueren 
Aufnahmen von Gertrude LowrurAan-BELL hinzu. 

1. Die melkitische Kosmaskirche (Mar Kosmo). In dem oben S.7 mitgeteilten Plane 
der Stadt heißt die Kirche orthodox. Nun teilt uns Herr Poscxon mit, dal es gar keine 
„Griechen“ in Dijarbekr gäbe, sie vielmehr nichts anderes als die alten Melkiten seien. „Il 
n'y a pas de Grecs a Diarbekir, pas plus qu’a Damas, a Jerusalem et dans toute la Syrie et 
ceux qu’on apelle Grecs catholiques ou Grecs orthodoxes sont en realite des Melkites catho- 
liques ou orthodoxes.“* — Miß Benw’s Plan (Abb. 85) ist von folgender Beschreibung begleitet: 

„Of the church of Mar Cosmo (Greek Orthodox) little remains, but that little is enough 
to show that it belongs to the early group of ecclesiastical buildings which are so plentifully 


ı Vgl. ZoTexgers, CGatalogues des manuscripts syriaques et sabeens (mandaites) de la bibliotheque nationale, S. 20. 
® Vgl. Rosex-Forsnar, Catalogus codieum manuseriptorum orientalium qui in Museo britannico asservantur, S. S9. 
® Vgl. Baumstark, Hoffnungen der christl. Archäologie im Gebiete der Bagdadbahn. Der Frühling I, 157 f. 

* Vgl. auch Pocxox, Inscriptions semitique, p. 57, Anm. 3. 


168 


Abh. S6. 


Dijarbekr, 
Kosmaskirche: 
\Westansicht 


Abb. 87. 
Dijarbekr, 
Kosmaskirche: 
Alte 
Architekturreste 
im Innern. 


DiE CHRISTLICHEN 


DENKMÄLER 





VON 


AMIDA. 





distributed through the Djebel 
Tur Abdin (davon später). The 
parts of the older structure still 
to be seen in Mar Cosmo (Abb. 55) 
include the apse and the rectan- 
gular chamber which lies before 
it, possibly also the small cham- 
bers to the South. The West side 
of the present narthex is later 
work, though the piers on the 
East side and parts of the wall 
belong to the original building. 
I take it therefore that the West 
side of the narthex of the original 
church has disappeared and been 
replaced by the present make-shift 
piers and wall. "The present west 
wall of the church, which has evi- 
dently been much patched and 
pulled about, bears out this view 
(Fig. S6). The church is built of 
stone and mortar, but the semi- 
dome of the apse is of fine brick- 
work. The chamber west of the 
apse is laid so that its greatest 
length runs from North to South; 
this is not unusual in the churches 


DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 169 


of the distriet, but I cannot feel certain whether, in the case of Mar Cosmo, we have the original 
disposition or no. The piers AA and BB look as if they had been intended to support a dome, 
which would give an entirely different character to the whole building. I think it quite possible 
that the original form of Mar Cosmo may have resembled closely the church of El Adra which 
still stands at Khakh. (Siehe unten.) At the northern end of this lengthways nave there is an 
altar resting on a mediaeval tomb. The most sigrificant fragments in the building are to be 
found on and near the southernmost engaged pier of the east wall of the narthex, marked © in 
the plan. On the north side of this pier there is a bit of moulding which indicates the existence 
of an arch that ran from east to west. It must have separated the southern end of the narthex 
from the central portion, forming a small chamber to the South of the narthex, such as that 
which still .exists. (Fig. 57.) Above it, built into the east main wall, is a fine Corinthian 


re 





Abb. 88. Dijarbekr, Kosmaskirche: Architekturreste bei C, unter denen von Abb. 87. 


engaged capital, with garlands hanging over the corners among the acanthus leaves. At a 
lower level. on the west face of the pier, is another fine capital of uncut acanthus leaves 
(Fig. 88). These capitals and mouldings belong to the same period as the work in other 
churches of the Djebel Tur Abdin and the old parts in the Court of the big Mosque in Diar- 
bekr; the profile of the arch moulding resembles many that are to be found on the lintels 
and string-courses of those buildings. 

The court to the west of the church and the bishop’s house still further to the west 
are modern. I was unable to approach from the east owing to the houses which are built up 
against the apse and therefore do not know the appearance of the church from that side.“ 

Beyuı’s Aufnahmen gewähren uns genaueren Einblick ins Innere. Abb. 89 zeigt die 
Bilderwand. Vor ihr stehen zwei Betpulte und zwei hohe Metalleuchter; dazwischen hängt ein 
Kronleuchter mit angehängten Bildern (zwölf), Lanzen, Straußeneiern usw. In der Mitte wird 
die Haupttüre sichtbar. Sie ist in Quadern aufgebaut und von zwei Reihen Spitzbogen in 


Amida. 22 


170 Dis CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


Stalaktitenart umrahmt; an dem Segmentbogen hängt ein als Lamberquin profilierter Vorsatz, 
hinter dem der Vorhang erscheint, der unten durch eine reich mit Malereien geschmückte Tür 
abgelöst wird. Man erkennt daran oben die für diese Stelle typische Verkündigung. Über 
der Tür eine Rautenmusterung in Fayenceart. 

Zu beiden Seiten der Tür gewahrt man unten Marmorplatten, die durch je eine grolse 
Raute geschmückt sind. Darüber die eigentliche Bilderwand, und zwar zunächst nach den 
ebenfalls verhängten Seitentüren vermittelnd je zwei große Bilder mit metallenen Nimben, links 
zunächst der Tür die Muttergottes, rechts Christus. Darüber ein Fries kleiner Bilder, dann 
eine obere Reihe größerer im Kielbogen geschlossen, endlich auf dem Gesims noch eine ganze 
Reihe einzelner Tafeln aufgestellt. 





Abb. 89. Dijarbekr, Kosmaskirche: Bilderwand. 


Betritt man das Sanktuarium, dann bietet sich der Anblick Abb. 90 mit dem Kreuzaltar 
in der Mitte der breiten halbrunden Apsis. Leider ist ihre Wand mit einer dieken Kruste von 
Tünche überschmiert. Man erkennt jedoch deutlich, daß es sich um die typische, von Kon‘ 
stantinopel, Ravenna, Parenzo usw. her bekannte Inkrustation mit kostbaren Marmorsorten 
handelt, die hoffentlich eines Tages noch eine prächtige Auferstehung feiern wird. Gut erhalten 
sind jedenfalls die trennenden Stege. Sie bilden unten hohe rechteckige Felder, wie man über 
den zu beiden Seiten des Altars unten sichtbaren Bildern sehen kann: da kommen die spitzen, 
langgezogenen Rauten zum Vorschein, die in breiten Rahmen durch einen schmalen Streifen 
mit aufgelegtem Vierpaß vom nächsten Felde getrennt sind. Darüber liegt ein schmaler 
Zwischenstreifen und dann folgt eine Reihe quadratischer, durch Streifen getrennter Tafeln, in 
denen man kleine Medaillons angebracht sieht. Ein völlig verschmiertes Kranzgesims schließt 
diese Dekoration ab. Nach pr Bryuıis Notizen müßte hier ein Ziegelfries von dieser Art 


DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 171 


> KKIKKKIX sitzen: „La demi-coupole a trompes n’a pas d’ornement alveole, mais une 
bordure de briques entrecroisees, system byzantin.“ Ich weiß mir diese Bemerkung nicht nach 
Beyrıss Photographie, wohl aber nach den Parallelen im Djebel Tur Abdin zu erklären, ebenso 
die Angabe, am Ansatz der Apsis seien trompes angebracht, was auch Beyrırs Grund- 
vißskizze bestätigt. Über dem Kranzgesimse folgt die in Quadern aufgerichtete Wölbung, in 
deren Mitte mehrere moderne Inschriften sichtbar werden, deren Lösung ich im Verein mit 
A. Baunstark versucht habe. 

Die Inschrift ist in barbarischem Griechisch abgefaßt und in ihren oberen Zeilen anschei- 
nend mehrfach recht schlecht erhalten. Paläographisch fallen die durchgängige Form M für N, 
das Nebeneinander von &, C und S, sowie die okzidentalische Zahlenschreibung 1689 auf. In- 





Abh. 90. Dijarbekr, Kosmauskirche: Inneres der alten Apsis. 


haltlich sind zwei Schichten zu unterscheiden. Eine obere gibt von einer Restauration der 
Kirche Kunde, eine untere besteht aus einem Gewirre von Namen, die durch Linien von- 
einander getrennt werden. Die erstere Hälfte lautet, soweit leserlich: 
ET®OCAAM||| 
PsBIXP 
1639 AMAKA 


MHCTY WNAO 
CTsAsPKWCM 
AKAIAAMHU AU 8 
(WAEEBAAOIWOH 


CABPOWCTO MA 
TOM -------- 


1172 Dis CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


d.h. zunächst einmal gewiß: "Eros "AA<eEavd>pou Bi Xp<oroü> 1659 avara<ı > vioon 
o vaöog TOV d<L...?>p<...?> ou Köoua kai Aauıvavoü (siel) öde. Die in ihrer Bedeutung 
zweifelhaft gelassene Abbreviatur APs dürfte, falls nicht ein Schreibfehler statt ayiov angenom- 
men werden soll, avapyupov aufzulösen sein. Denn avapyupoı heißen die heiligen Kosmas und 
Damianos in griechischer Liturgiesprache ständig und offiziell. Ratlos stehen wir dagegen dem 
letzten Buchstabenkomplexe gegenüber. Vorzuliegen scheint eine erste Person eines aktiven 
sigmatischen Aorists eraAdıwönoa oder ähnlich und ein daran anschließendes: mpög TOV aUTövV, 
das sich auf 6 vaög öde zurückbezieht. Ein Verbum, wie es gefordert wird, ist uns aber nicht 
nachweislich. Der Sinn muß indessen der sein, daß 
der Redende an dem vaös, bzw. seiner Restauration 
irgendwie tätig war, und es müssen die nun folgenden 
Namen als Unterschriften zu dieser Aussage verstanden 
werden, die also richtiger im Plural zu machen ge- 
wesen wäre. Es sind teilweise echte „nomina barbara*, 
denen weder vom Griechischen noch vom Syrischen 
her beizukommen ist. Zuerst kommt, durch zwei 
Kreuze eingeleitet, ein XATZH TOs KAIPs lEPEAC YWC, 
was wohl sein soll: Xaton roü Küpou iepewg vIög. 
„Qäjürä* steht für Küpog in syrischen Handschriften. 
Darunter nach rechts zu folgt ein HPMEIMPHS (Eph- 
raim?) ( lEPEMIAS, Name und Vatername durch den 
Artikel 6, aber ohne toü, getrennt. Der Vatername 
Jeremias allein ist klar. Links entspricht: XPICEA8AWC 
T TIECKHTZAAH ®IAI, worin nur der Name XpıoTödov- 
Aog und ein to0 sicher zu verstehen ist, das denselben 
von demjenigen eines Vaters trennt. Ganz unklar ist 
vollends eine letzte Namensangabe, in der Mitte bzw. 
etwas nach links zu unterst, etwas höher: W XAM und 
etwas tiefer: ATTOTTOAH. 

Nach den Angaben der Priester ist die Apsis 
allein alt, aus dem 10. (oder 7.) Jahrh. Durch Schrift- 
quellen wird lediglich eine Zerstörung der Kosmaskirche 

Abb. 91, im Februar des Jahres 1213 gemeldet (vgl. oben S. 167). 

Dijurbekn, Kosmaskirches Grabaltar des bi. Kosmas Die beiden Angaben ließen sich also vereinigen, und es 
käme nur darauf an, ob auch eine Datierung auf rein kunsthistorischer Grundlage sich damit in 
Einklang bringen läßt, Die Apsis gehört wohl zweifellos der Zeit vor 1213 an, mehr läßt sich 
vorläufig nicht sagen. Die Ikonostasis ist verhältnismäßig modern, nur die Marmorplatten unten 
sind alt und gehen zusammen mit dem Altarvorsatz am Grabe des heiligen Kosmas, den Abb. 91 
zeigt. Wir sehen hier die Rauten vollständig, als Mittelfüllung ist ein gleicharmiges Kreuz 
genommen. Die überhöhte, bzw. in die Breite gezogene Raute wird gebildet durch eine Hohl- 
kehle, der sich innen Steg und Wulst, nach außen ein flaches Band und ein Steg anschließen. 
Die leeren Eckdreiecke wiederholen sich in allen in den Photographien 89 u. 91 sichtbaren Tafeln. 
Ich möchte glauben, dafs auch die Tafel des Thomasaltars einst zur Ikonostasis gehörte; denn 
dieser Altar ist ganz modern zusammengeflickt, die Ornamentstreifen oben und unten, gewiß 
auch von anderer Stelle herübergenommen. Frägt man nach dem Alter der drei Reliefplatten 
mit dem Rautenmuster, so Jäßt sich mit Rücksicht darauf, daß die Hohlkehle noch in sehr 
später Zeit zum Formenschatze «der persisch-islamischen Kunst zählte, nur sagen, daß sie wohl 
noch der zweiten Hälfte des ersten Jahrtausends angehören dürften. Über dieses Motiv wird 
unten in dem Abschnitte über die Profilierung zu sprechen sein. An dieser Stelle wäre noch 





DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 173 
zu handeln über die Architekturreste, die Miß Bern am Pfeiler © aufgenommen hat, im be- 
sonderen über ein Pilasterkapitel, daß pe Beynı& in der Kosmaskirche photographiert hat. 
Wegen seines hohen kunsthistorischen Wertes wird es jedoch in einem eigenen Abschnitte 
mit anderen gleichalterigen Stücken zusammen vorzuführen sein. 


Die Kirche des nestorianischen Klosters! dient heute zur Hälfte als Waffendepot. Sie liegt 
in der Zitadelle an der Stadtmauer von Dijarbekr, so zwar, daß das Apsisfenster sich in der 
Stadtmauer befindet. Hier sollen die Perser im 6. Jahrh., als sie Amida einnahmen, durch 
Verrat der Nestorianer eingelassen worden sein. Ist diese Legende richtig, so haben wir es 
mit einem der ältesten Kirchenbauten von Amida zu tun. Es ist daher doppelt zu bedauern, 
daß die Behörden dem General ps BeyLıE keine photographische Aufnahme des Innern ge- 
statteten. Immerhin genügt das Wenige, das unser Gewährsmann notieren konnte, um zu 
zeigen, daß wir es mit einem Denkmal von durchschlagender Bedeutung für die Kunstgeschichte 
zu tun haben. Nach der Lokaltradition ist die Kirche im 4. Jahrh. entstanden, 518 unter 
Anastasios erneut und im 14. oder 15. Jahrh. in eine Moschee, später wohl erst in ein Waffen- 
magazin verwandelt worden. Dazu ist zu vergleichen, was 
oben S. 165 über die Johanneskirche gesagt worden ist. 

Nach der Grundrißskizze (Abb. 92) handelt es sich um 
eine Doppelkirche. BEyLı£ gibt an, sie sei ganz in Ziegeln aus- 
geführt. Das bestätigt auch Buckınenuan, Travels in Mesopo- 
tamia, London 1827, I, 375 (in der Beschreibung der Zitadelle): 
„One of the places used as a stable presents the ruins of a 
handsome and noble edifice, with finely-constructed domes 
of brick work, and a beautiful door with columns and pilasters, 
most probably the remains of an old Christian building.“ Ganz 
anders urteilt H. ps Herr, der übrigens auch in der Beurteilung 
der berühmten Fassaden im Hofe der Moschee, so genau er auch 
sah und beschrieb, geirrt hat. Da sein Bericht zusammen mit 
den Notizen BeyLigs den ganzen Schatz unseres Wissens über 
die wertvolle Doppelkirche des nestorianischen Klosters bildet, Abo 82. Diiarnekr, 
drucke ich den Absatz hier vollständig ab: H. px Herr, Voyage Nestorianische Doppelkirche: Grundrißskizze. 
en Turquie et en Perse 1847, II, p. 441: „Une vieille mosquee 
situde a cöte du palais du pacha dans l’enceinte de la eitadelle, &tait, dit-on, une ancienne &glise 
grecque. Je crois au contraire que c’est une mosquee construite du temps des califes .... on 
en a fait un magasin pour l’artillerie.*“ Und weiter p. 450: „La mosquee situede tout & cöte 
du palais (dans la citadelle) et qui passe pour avoir appartenu au culte chretien, ne me parait 
nullement, A un examen serieux, avoir eu cette primitive destination. En voiei la description, 
qui se rapproche beaucoup de celle des anciennes mosqudes de Brousse: Precede d’un vestibule 
quadrangulaire, aujourd’hui en ruines, l’edifice se compose de deux parties distinctes: 1° de la 
nef en croix, decorde de huit colonnes angulaires, au-dessus desquelles s’eleve le meme nombre 
de pendentifs formant le cercle qui supporte la voüte spherique, construite en briques; 2° du 
sanctuaire, seconde nef ornee de chaque cöte de quatre colonnes soutenant des arceaux en plein 
eintre, domines par des murs droits qui supportent une voüte elliptigue egalement en briques. 
Derriere les colonnes regnent des galeries laterales, de facon A prendre en totalit& la largeur de 
la grande nef. Les moulures des dites colonnes appartiennent au style grec de la decadence. 


3 
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8 
b) 
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ı Dieser Abschnitt ist zuerst in der Zeitschrift für Architekturgeschichte III, S. 1—15 erschienen. Die mir zur 
Verfügung stehenden Aufnahmen der nestorianischen Doppelkirche sind so unsicher und der Bau doch so wichtig, 
daß ich möglichst rasch einen Architekten veranlassen wollte, sich an die Aufnahme zu machen. Bisher ist mir 


keine solche zugegangen. 


174 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


A lextremite du sanctuaire s’eleve un mur droit; de belles sculptures orientales deceorent la 
porte du vestibule exterieur, mais on ne voit aucune trace de minaret A cöte de la mosquede.* 

H. oe Hers sah also noch, wenn auch in Ruinen, ein viereckiges Vestibül, dessen Portal 
offenbar das dekorative Hauptstück des Baues darstellte. Er spricht von „belles sculptures orien- 
tales“, und Buckinsnam nennt es „a beautiful door with columns and pilasters.“ Es sei darauf 
hingewiesen, daß nach Johann von Ephesos die Johanneskirche eine Steinfassade hatte, die zur 
Zeit des Persersturmes im Bau war, Davon unten mehr. Dieses Vestibül ging der eigent- 
lichen Kirche voraus, lag also wohl, da sich die Kuppelräume von West nach Ost folgen, 
im Westen. Heute ist auch (die Westkuppel, die H. ve Her „nef en croix* nennt, zur 
Hälfte eingestürzt, die Ostkuppel, das „sanctuaire“, beherbergt die Waffensammlung. Beide 
Kuppeln haben den gleichen Durchmesser von 17,10 m. Sie ragen über quadratischem Unter- 
bau auf; die Art der Überleitung aus dem Quadrat ins Achteck ist verschieden, aber in jedem 
einzelnen Falle sehr beachtenswert. Das Westquadrat wird durchsetzt von vier durch Tonnen 
überwölbten Kreuzarmen von je 4,50 m Breite und Tiefe; das Ostquadrat übernimmt den öst- 
lichen Kreuzarm und führt ihn im Osten als Apsis weiter, Jäßt aber die Querung im Norden 
und Süden fort. Wenn die acht Säulen, die im Westraum die acht Spitzbogen tragen, auf 
denen die Kuppel ruht, in den Ecken eines gleichsei- 
tigen Oktogons stehen, was doch zu erwarten ist, so 
müßten sie eine Achsenweite von 6,60 m haben, könn- 
ten also nicht unmittelbar in den Ecken der Kreuzarme 
aufragen, wie das Beyuıs Skizze zeigt, sondern ihre 
Achse würde dann jederseits 1,10 m neben die Ecke 
geschoben sein. Über den runden Säulen sind in den 
Zwickeln zwischen den Spitzbogen Stalaktitenornamente 
angebracht. Sie weisen zum mindesten auf eine Re- 
stauration in islamischer Zeit, vorausgesetzt, daß es 
wirkliche Stalaktiten und nicht einzelne Nischen, drei 
oder fünf übereinander sind, eine Kombination, die auch 
schon in frühehristlicher Zeit möglich wäre. H. pe Hern 
spricht ebenfalls von den acht Säulen, die er „angu- 
laires“ nennt, und erwähnt die acht Zwickel — penden- 








tifs — darüber, welche die sphärische Ziegelkuppel 
x tragen. Als Parallele für diese Art der Lagerung einer 
Abb. 93. Milet, Moschee: Kuppelkonstruktion. Kuppel über acht Säulen, die unmittelbar vor der Wand 


in den Ecken des Achsenkreuzes stehen, ist von alt- 
christlichen Beispielen etwa S. Giovanni in fronte in Ravenna um ca. 450, von islamischen z. B. 
die Selimije in Andrianopel um 1550! zu nennen. Als Beispiel einer solchen Ziegelkuppel bilde 
ich Abb. 93 meine leider recht schlechte Aufnahme der 1501 entstandenen Moschee in Milet ab, die 
ebenfalls quadratischen Grundriß hat und durch acht Spitzbogen ohne Säulen in das Kuppel- 
rund übergeleitet wird. Die Zwickel werden wie in Amida durch Stalaktiten gefüllt. Die Kuppel 
von Milet ist so durchlöchert, dafs sie nächstens wohl einstürzen wird. 

Im Ostraun ist die Konstruktion in einer Art durchgeführt, wie sie für den Osten als die 
typische neben der byzantinischen mit dem Pendentif gelten kann: die Ecken sind durch große 
Nischen, Trompen, übersetzt. So habe ich sie in den Schenuteklöstern in Sohag schon für das 
5. Jahrh. nachgewiesen und so kommen sie im Kloster von Kodja Kalessi in Kilikien wahr- 
scheinlich schon im 4. Jahrh. vor.” Sie sind dann vom Islam übernommen, in ihrer Zahl vermehrt 


' Eorem-PascHa, W'architecture ottomane, pl. I der Monographie über diese Moschee. 
® Srrzycowssı, Kleinasien, ein Neuland, S. 113, 


DiE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 175 


und endlich zur Stalaktite ausgebildet worden. Hier im nestorianischen Kloster von Amida 
hätten wir also in der Ostkuppel die Urform, in der Westkuppel ein späteres Resultat der Ent- 
wicklung vor uns. Auch für die Ostkuppel gilt, daß die Ecktrompen nicht in den Ecken der 
von West nach Ost durchgehende Arme von 4,50 m Durchmesser einsetzen, sondern gegen 
deren Ecken etwas zurückspringen dürften. H. pe Herı konstatiert eine elliptische Kuppel, auf 
seine Beschreibung wird später näher einzugehen sein. 

Über den Eindruck des Äußeren dieser Kirche von der Mauerseite her orientiert eine Auf- 
nahme (Abb.94), die ich Dr. Hugo Grorue verdanke. Sie zeigt links ein weißes Gebäude mit Eck- 
quadern und einem Giebelvorbau, dem über der Stadtmauer selbst ein kleiner Pavillon entspricht. 
Dieser hebt sich ab von einem Kuppelbau, der die in Rede stehende Ostkuppel (das Waffen- 
depot) der nestorianischen Doppelkirche darstellt. Man sieht die rechteckige, die Mauer über- 
ragende Apsis mit dem großen, tiefen Bogen, der dem Licht Zutritt zum Fenster gewährt, da- 
hinter die helle Kuppel, die rund aus viereckigem Unterbau hervorwächst, dann folgt das zu- 
erst beschriebene Gebäude, der weiße Serail des Divisionsgenerals von Dijarbekr. Über dem Giebel 





Abb, 9 
Dijarbekr, Nestorianische Doppelkirche: 
Die Ostkuppel 





Abb, 95. Dijarbekr, Nestorianische Doppelkirche: Die Westkuppel 


des Vorbaues sieht man die dunkle, oben horizontal abschneidende Masse der halb eingestürzten 
Westkuppel hervorkommen. Eine weiter unten abzubildende zweite Aufnahme derselben Stelle 
der Stadtmauer wird diesen Befund bestätigen, aber die Kuppel nicht breit und massiv, sondern 
schmal und spitz zeigen, was auf die elliptische Grundform zurückzuführen sein mag. 

Wir können dem Leser eine Detailaufnahme der Westkuppel bieten (Abb.95), nach einer 
Photographie, die pr Beyuı£ in Dijarbekr gekauft hat und die das Hötel du general de division auf 
der Zitadelle rechts im Vordergrunde, und zwar von der Rückseite gesehen, zeigt.' Uns interessiert 
lediglich die dahinter auftauchende Kuppel und die Mauern der nestorianischen Kirche. Wenn 
DE Herı, recht hat und eine oder beide Kuppeln elliptisch sind, dann sehen wir hier wohl eine 
Breitseite, und zwar die südliche. Sie ist außen polygonal in Quadern ummantelt. Der Einzelseite 
in der NS.-Achse entsprechen paarweise jedenfalls vier Seitenflächen; es könnte sich also um ein 


langgezogenes Zwanzigeck oder dgl. handeln. Darüber kommt die eigentliche Kuppel — wohl 
in Ziegeln — hervor; man sieht noch einzelne Ziegelrippen der Bedachung. Die Quaderum- 


ı Vergrößert nach einer ganz kleinen Aufnahme; daher etwas verschwommen. 


176 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


mantelung ist durch das in jede einzelne Seite gebrochene Rundfenster als Tambour gekenn- 
zeichnet. Diese Fenster sind, soweit sichtbar, heute vermauert. Die Mauern darunter scheinen 
ebenfalls aus Quadern errichtet. Sie zeigen flache Dächer, das mittlere höher, mit einem Strebe- 
pfeiler an der Ecke, wie er auch für die Mauern von Amida charakteristisch ist. Die Galerien 
an der Nord- und Südseite der elliptischen Kuppel müssen also in der Achse Räume haben, 
die höher sind als die Eekräume. Das leitet über auf die Bildung der Nebenräume überhaupt 
(Abb. 92). Die Apsis der Ostkirche ist viereckig, wie ps Herz bestätigt; ihr zur Seite liegen die 
beiden für den Kult erforderlichen Kammern. In der Skizze sind die Zugänge nicht ange- 















































Abb. 96. Hosios Lukas: Das Katholikon. 


deutet. Die Westkirche ist ganz umschlossen von Räumen, die überall von gleicher Breite, 
4,50 m, aber nur in den Ecken quadratisch sind. Zwischen diesen Ecken und den Kreuzarmen 
bleiben ca. 6,30 ın lange Rechtecke übrig, über denen Beyum ovale Kuppeln zeichnet. Daß 
solche in Mesopotamien auch für die großen Zentralkuppeln verwendet werden, hat das ovale 
Oktogon von Wiranschehr gezeigt, das 34,50 auf 32 m Durchmesser hat.' 

An dieser Doppelkirche ist mit Rücksicht auf die kunstgeschichtliche Stellung von Amida 
zweierlei im allgemeinen hervorzuheben, erstens die Tatsache des Vorhandenseins eines solchen 
Doppelbaues an sich und dann die Anwendung des kreuzdurchsetzten Kuppelquadrates oder 


! Kleinasien, S. 97. 


DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 177 


Oktogons als Grundtypus. In ersterer Hinsicht wird dieses Buch noch weitere Überraschungen 
bringen, in letzterer sei gleich hier auf die große Bedeutung dieses in Amida nachgewiesenen 
Beispiels eingegangen. 


DIE PERSISCHE KREUZDURCHSETZTE TROMPENKUPPEL. 

Im Jahre 1896 habe ich die Aufmerksamkeit auf eine Gruppe von Kirchen in Hellas und 
auf Chios gelenkt!, die alle entgegen dem jüngeren Typus der byzantinischen Kuppelkirche 
eine eigenartige Raumverteilung und Konstruktion zeigen. Während die byzantinische Kreuz- 
kuppelkirche in die Flucht der Hauptapsis vier Stützen stellt und das so gebildete Quadrat 
durch Pendentifs in das Kuppelrund überleitet, spannt die ältere Kreuzkuppelkirche die Kuppel 
vor allen drei Apsiden aus, verwendet auch nicht vier, sondern acht Stützen als deren Träger 
und ordnet sie paarweise zuseiten der Achsen 
an. Die zwischen diesen Stützenpaaren übrigblei- 
benden Ecken des Kuppelquadrates werden nicht 
durch Pendentifs, sondern durch Trompen in das 
Kuppelrund übersetzt. 

Hauptbeispiele dieser Bauart sind die beiden 
besterhaltenen und architektonisch reichsten Klo- 
sterkirchen von Hellas, Daphni bei Athen und 
das Katholikon von Hosios Lukas, beide der Zeit 
um das Jahr 1000 angehörig. Ich gebe hier 
(Abb. 96) den Grundriß und die Innenansicht die- 
ser letzteren Kirche nach den Aufnahmen von 
ScuhuLTz und BArNsLEY.” Man gehe aus von dem 
tund der Kuppel. Es wird umschlossen von 
einem Achteck, dessen Seiten genau zwischen den 
paarweis angeordneten Pfeilern und dem diago- 
nalen Abstand ihrer inneren Ecken liegen. Die 
Räume zwischen den Pfeilern bilden das in den 
Achsen liegende Kreuz, Nebenräume in den vier 
Ecken ergänzen dieses Mittelkreuz zu einem 
nach außen rechteckigen Baukristall. Im Aufriß 
sieht man über dem Erdgeschoß Emporen an- 
geordnet; über ihrem Kranzgesims beginnen die purssehe ee ekaeens 
Gewölbe. Die Pfeilerpaare werden in den Achsen von Hosios Lukas 
durch breite Gurtbogen verbunden. Das für den 
Bautypus entscheidende Motiv aber sitzt über den diagonalen Achteckseiten: jene über die 
Quadratecken gespannten Nischen, die man gern als Trompen bezeichnet. Es sind in den Ok- 
togonseiten Bogen, die sich dann trompetenartig nach den einspringenden Kanten und der 
Ecke des Quadrates einziehen. Die Trompe bildet im Grundriß ein rechtwinkliges Dreieck. 

Um das Motiv dieser Ecktrompe in seiner Eigenart recht deutlich zu machen, gebe ich 
hier noch (Abb. 97) die Photographie einer solchen einspringenden Ecknische des Katholikons 
von Hosios Lukas mit der Darstellung der Geburt Christi. Man sieht von unten herauf die 
mit Marmor inkrustierten Wände der Emporen aufsteigen, in der Ecke stoßen zwei rundbogige 
Öffnungen mit eingestellter Mittelsäule und Balustraden zusammen. Darüber die Bogen des 
Oktogons, dann das Kranzgesims der runden Kuppel. In den Zwickeln die Medaillons einzelner 





Abb. 97. 


! Byz. Zeitschrift V (1896), S. 140f. 
2 The monastery of Saint Luke, pl. 4. 


Amida. 


178 Die CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


Heiligen. Von den Bogen ist der am linken Rande offen; er liegt in der Achse des Quadrates, 
ist daher als Kreuzarm nicht geschlossen. Der Bogen in der Mitte der Aufnahme aber ist in 
einem halben Trichter oder Kegel nach der Quadratecke zu abgemauert. Am Rande umzieht 
ihn ein Ornament, die 'Trichterfläche ist geschmückt mit dem Mosaik der Geburt Christi. Das 
ist die typische Ecktrompe. 

Ich blicke von diesem Beispiel unmittelbar zurück auf die Kirche des nestorianischen 
Klosters in Amida. Die Ostkuppel ruht dort nach pe Herr auf den gleichen Ecktrompen in der 
Diagonale des durch sie über dem Grundquadrat errichteten Oktogons, während der eine Kreuzarm 
mit dem Stützenpaar hinüberleitet nach der Westkirche, die im Grundriß den reinen Typus der 
kreuzdurehsetzten Trompenkuppel vertritt, nur haben die Kreuzarme zwischen den Stützenpaaren 
in den Achsen nicht die volle Breite der Seite des in das Quadrat eingeschriebenen regel- 
mäßigen Achteckes. Die Säulen halte ich noch für alt, die Spitzbogen aber mit den zum 
Kuppelrund überleitenden Stalaktiten für eine jüngere Restauration, entstanden vielleicht nach 
einem Kuppeleinsturz. Dagegen könnte m. E. alt sein die Ergänzung des Kuppelkreuzes durch 
Eckräume zum kubischen Baukristall. 

Es unterliegt kaum einem Zweifel, daß das System der Raumverteilung und Konstruktion 
hier im nördlichen Mesopotamien im Prinzip genau das gleiche ist wie drüben in Hellas. Wie 
ist diese Tatsache zu erklären? Ist dieser Typus in beiden Gebieten unabhängig entstanden, 
liegt eine direkte Abhängigkeit vor oder vermittelt zwischen beiden Gebieten ein drittes? 

Als ich vor vierzehn Jahren die Glieder dieses Typus in Hellas zusammenstellte, ging ich 
aus von einem neuen Beispiel, der Nea Moni auf Chios. Für dieses Kloster aber meldet die 
Überlieferung, daß seine Kirche auf Befehl des Kaisers Konstantin Monomachos im Jahre 1042 
von einem byzantinischen Hofarchitekten begonnen und unter Zuführung kostbaren Materials 
aus der Hauptstadt ca. 1056 vollendet wurde. Es lag der Schluß nahe, daß diese Klosterkirche 


wie die beiden etwas älteren in Hellas — auch für Hosios Lukas meldet die Legende den Zu- 
sammenhang mit Byzanz — „den am Schluß der makedonischen Periode in Konstantinopel 


gültigen Typus des Kirchenbaues lieferte“. Diese Annahme erhielt scheinbar ihre Bestätigung 
dadurch, daß ich nachträglich' nach der Beschreibung bei Clavijo’ wenigstens eine Kirche am 
Bosporus nachweisen zu können glaubte, die des heiligen Johannes „de la piedra“, die mög- 
licherweise diesen Typus gezeigt hat. 

Inzwischen ist vor kurzem eine ohne mein Zutun entstandene Arbeit erschienen?, die, 
freilich ausgehend von der Annahme, daß in Konstantinopel kein Vertreter dieses Typus nach- 
zuweisen sei, zu dem Resultat gelangt, es sei die Möglichkeit einer Beziehung zur Reichshaupt- 
stadt überhaupt auszuschließen. Dieser eigenartige Typus, und zwar im besonderen die Ver- 
wendung von Eeknischen mit Säulen, sei vielmehr entweder direkt von Ägypten nach Klein- 
asien übertragen worden, wo er schon in früher Zeit konstruktiv durchgebildet erscheine, oder 
die Entwicklung gehe in beiden Fällen wenigstens auf denselben Ausgangspunkt zurück, der 
vielleicht in Syrien zu suchen sei. Damit ist ein neuer Angriffspunkt in dem von mir vor 
fünf Jahren aufgestellten Problem „Orient oder Byzanz“! geschaffen. Es wird sich nun zu- 
nächst darum handeln, festzustellen, auf welchem Wege man zu der neuen Auffassung über 
die Provenienz des Typus gelangt ist. Ausgangspunkt muß die Frage nach dem kreuzförmigen 
Grundriß überhaupt sein. 

Im 4. Jahrhundert sprechen literarische Quellen öfter vom kreuzförmigen Typus. Gregor 
von Nyssa beschreibt ihn zwischen 379—394 in einem Briefe an den Bischof Amphilochios 


ı Byzantinische Zeitschrift, X (1901), S. 224. 

° Historia del gran Tamerlan (Unger-RicHter, (Quellen, S. 247, No. 660). 

° FRIEDENTHAL, Das kreuzförmige Oktogon, Karlsruhe 1908, S. 16 und 27. 

* Die Miniaturen des serbischen Psalters. Denkschriften der Wiener Akademie, LII, S. 57. 


DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 179 


von Ikonium.* „Ein Kreuz ist der Grundriß der Kapelle“, die Mitte wird gebildet von acht 
im Kreise angeordneten Stützen, zwischen denen sich in den Diagonalen Nischen ausbuchten, 
während die Kreuzarme in den Achsen liegen. Von dieser Art sagt Gregor: „Die Verbindung 
der Räume ist so hergestellt, wie man es durchgehends bei dem kreuzförmigen Typus (ev tw 
otaupoeıdei turw) findet.“ Diese Art von Bauten müssen also damals in Kleinasien bereits all- 
gemein in Anwendung gewesen sein. Es überrascht daher nicht, diesen Typus auch bei der 
332 in Mailand erbauten Apostelkirche angewendet zu sehen; Ambrosius, der in der Gründungs- 
inschrift ausdrücklich von der „forma crueis“ spricht”, stand mit den kleinasiatischen Bischöfen 
in naher Verbindung. Die Anregung für Ambrosius, der kurz vorher in Konstantinopel ge- 
wesen war, wie für die Verbreitung dieses Typus im allgemeinen, dürfte, nahm ich an?, das 
Mausoleum gegeben haben, das Konstantin für sich und die Apostel in Konstantinopel erbaute. 
Gregor von Nazianz sagt von diesem, daß es sich kreuzförmig nach vier Seiten ausdehne 
(mAeupais OTAUPOTÜNOIG TETPAPXO Teuvöuevov). Neuerdings ist eine andere Beschreibung gefunden 
worden*, die um 1200 von Nikolaos Mesarites, also mehr als S00 Jahre später, verfaßt ist und 
in der das Gebäude genannt wird: kugelförmig und kreisrund, wegen des beträchtlichen Um- 
fanges durch eine dichte Reihe von ringsum laufenden Pfeilern der Halle gegliedert (opaıpoeıöng 
Kal KUKÄIKÖG OÖ OUUTTAS OUTOS Vvaog, dIü TO TTOAUXWPNTÖTEPOV WG OlUML TOU OXNUATOG TTUKVOIG TTEPIKÜKÄW 
OTWikolg Ywviaıg Kutateuvöuevog). Daraufhin wird der Vers des Gregor von Nazianz als Inter- 
polation und das Mausoleum als Rundbau ohne Kreuzdurchsetzung hingestellt”? Nach dem 
Material, das mir in dieser Frage jetzt vorliegt, möchte ich doch zur Vorsicht mahnen und zu- 
nächst noch bei meinem Standpunkte beharren.“ Es ist durchaus möglich, daß ein Bau gleich- 
zeitig Rundbau und kreuzförmig ist. 

Der kreuzförmige Kirchenbau ist dem 4. Jahrhundert vollkommen geläufig. Er wird 
daher wohl älter sein als diese Zeit. In der Tat stellt er sich dar als die oberirdische Parallele 
zu einer uralten, im hellenistischen Oriente heimischen Form des Grabbaues. Ausgangspunkt 
nämlich ist, wie ich schon „Orient oder Rom“, S. 20 annahm, die entgegen Rom im ganzen 
übrigen Reichsgebiete übliche Form der Katakombe.‘ Diese war, in den Fels gearbeitet, eine 
kreuzförmige in der Art, daß sich an ein Mittelquadrat in den Achsen Kammern anschlossen. 
Sobald man anfing, die Grabstätten über der Erde zu errichten, zugleich aber an dem traditio- 
nellen Typus der Raumyerteilung festhielt, war in die Entwicklung der Architektur ein neues 
Problem getreten. Vor allem handelte es sich um die Art der Eindeckung des Mittelraumes, 
von dem die Kreuzarme in den Achsen ausgingen. Die Masse der kleinasiatischen Bauten® 
zeigt, wie das Mausoleum der Galla Placidia in Ravenna’ und die Kirche in Casaranello!”, das 
in der Katakombe herkömmliche Mittelquadrat überwölbt durch eine einfache Hängekuppel. 
Gregor von Nyssa stellt in die Kreuzung der Arme ein Oktogon, in Persien dagegen — und 
das ist für uns das Entscheidende — wird man von vornherein die Trompenkuppel über das 
Quadrat gesetzt haben. Das war landesüblich, wie hier kurz gezeigt werden soll. 


ı Kleinasien, ein Neuland, S. 71f. 
®2 Ebenda, S. 137. 
® Ebenda, S. 138. 
* A. HEIsENBERG, Die Apostelkirche in Konstantinopel, S. 107. 
Vgl. das Mausoleum Diokletians in Spalato oder das des Theodorich in Ravenna. 
Vgl. auch meine Anzeige des Heısexgers'schen Buches in der Beilage der Münchener Neuesten Nachrichten 
vom 3. März 1909, No. 51. 
? Vgl. darüber jetzt Scaurtze-FÜHrer, Die altchristlichen Grabstätten Siziliens. Dazu meine Besprechung Byzan- 
tinische Zeitschrift, XVII (1908), S. 278. 


a u 


® Kleinasien, ein Neuland, S. 135f. und Miß Lowrutn Berr, Revue arch. 1906. Dazu jetzt Rausay-Berr, The 
thousand and one churches, p. 340 f. 
® Das von der Apostelkirche in Mailand gewiß unabhängig ist. Vgl. FriEDexTHAL, S. 56. 


10 HasELorr, Boll. d’arte, I (1907). Vgl. Byzant. Zeitschrift, XVIIL (1908), S. 640. 


23% 


150 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


Schon in den Palästen des Fars findet sich die Trompenkuppel über dem Quadrat. Ich 
gebe (Abb. 95) den Grundriß und (Abb. 99) die Trompenansicht eines Saales im Palast von 
Serbistan.' Man sieht, wie da eine tonnengewölbte Vorhalle nach dem kuppelgewölbten Haupt- 
saale führt, dessen Wände bereits von kreuzförmig in den Achsen liegenden Nischen mit Durch- 
gängen nach den übrigen Räumen hin durchsetzt sind. Über dem Grundquadrat in Stein liegt 
eine Ziegelkuppel, die zur Basis eine Übergangssphäre hat, in der als Hauptmotiv die Trompe 
auftritt. Diese Region bildet zugleich den Tambour insofern, als neben der Trompe rechts ein 
Fenster (heute geschlossen) sichtbar wird. Die Trompe selbst besteht aus Steinen, die sich nicht 
sehr regelmäßig zu 

immer größeren 
Spitzbogen über Eck 
stellen. Über diese 
Details gibt näheres 
DiruLAaroy, a. a. 0. 














Eine ähnliche 
haumverteilung und 
Konstruktion findet 
sich an dem früh- 
islamischen Khali- 
fenpalaste von Sa- 
marra im südlichen 
Mesopotamien. Ich 
gebe (Abb. 100) den 
Grundriß nach der 






















































































Abb. 98. Serbistan, Palast: Grundriß. 


Aufnahme von 
Herzrenn.? Wir sehen wieder den großen Saal mit der 
hier mehr in die Tiefe gezogenen und dreiteiligen Vor- 
halle. Der Saal 
| ist quadratisch, 











aber leider ganz Abb. 99. Serbistan, Palast: Ecktrompe. 
zusammenge- 

stürzt. Herzresp nimmt wegen der geringen Mauerstärke 
und der Raumweite von fast 17 m an, daß er wohl nur 
von einer flachen Decke auf Stützen überspannt gewesen 
sein könne. Die beiden Kuppeln des nestorianischen 
Klosters in Amida dürften den Gegenbeweis erbringen. 
Davon später. Hier sei zunächst eingegangen nicht auf 
den Saal selbst, sondern auf die Einwölbung der beiden 
Nischen, die sich hinter die seitlichen Bogenöffnungen der 
Fassade legen. Ich darf dafür hier zwei Neuaufnahmen 
DR von Miß Bern vorbringen. Abb. 101 zeigt die Gesamtfas- 
7, m -sade”. Im Hintergrunde der seitlichen Bogen erscheinen 
Abb. 100. Samarra, Dar al-Kalifa: Grundriß die Ecktrompen, die Abb. 102 in einer Detailaufnahme 
wiedergibt. Diese Seitenvorhallen sind im Grundriß halbe 
Quadrate; die Trompen befinden sich in der Kämpferzone entsprechend der Stelzung der Fas- 
































! Nach den Aufnahmen von Fraxnın et Coste, Perse aneienne, pl. XXVIH. Vgl. Dieurarov, L'art antique de la 
Perse, vol. IV, pl. II. Danach pl. V ist Abb. 6 angefertigt. 
® Samarra, Berlin 1907, S.5 u. 13. 


> Nach einer Aufnahme von Miß Bent. 


DiE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 151 





Abb. 101, Samarra, Dar al-Khalifa: Frontansicht. 


sadenbogen in den hinteren Ecken. Sie sind hier in horizontalen Schichten als richtige spitz- 
bogige Nischen gebildet. Es scheint also, daß die Trompe sehr verschieden ausgeführt wurde. 





Abb. 102. Samarra, Dar al-Khalifa: Ecktrompe 


Mir ist noch ein Beispiel am Torbaue auf der Zitadelle von Rabat Amman im Moab zur Hand, 
einem Baue, der ebenfalls zweifellos persischen bzw. frühislamischen Ursprunges ist." Abb. 103 
ist nach einer Aufnahme von Bruno Senunz hergestellt. Wir sehen die Ecke eines der Kreuz- 


1 Mschatta, Jahrbuch der preuß. Kunstsamml. 1904, S. 350. 


152 Die CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


arme, die das Mittelquadrat durchsetzen. Die horizontalen Steinschichten laufen die Ecke über- 
kragend durch, die Nische ist rein atavistisch durch eine umlaufende Kante angedeutet. — 
Ich verzichte darauf, an dieser Stelle die Weiterentwicklung der Trompe durch Vervielfältigung 
zu dem von uns „Stalaktiten“ benannten Gebilde zu 
verfolgen — Abb. 104 mag den Weg andeuten, den das 
Motiv genommen hat (davon später) — wende mich 
vielmehr ihrem Auftreten in der altchristlichen Kunst zu. 

Es ist keineswegs ausgeschlossen !, daß Trompen 
schon in den kreuzdurchsetzten Kuppeln des 4. Jahrh. 
vorkamen, waren sie doch nachweislich um diese Zeit 
im Gebrauche, sobald es sich um Überführung eines 
Quadrates in das Kuppelrund handelte. Beweis da- 
für sind in Kleinasien der Kuppelturm von Khodja Ka- 
lesi, in Ägypten die Kuppeln des Roten und (in der 








\bb. 103. Amman, Torbau: Scheintrompe. Restauration) die des Weißen Klosters bei Sohag. Trotz- 
dem ich die Beispiele bereits „Kleinasien, ein Neuland, 
S. 113 f.* zusammengestellt habe, sei hier eines der Klischees nochmals wiederholt. Es ge- 


schieht das deshalb, weil in diesen Beispielen das Trompenschema von einem für Amida be- 





Abb. 104. Eskisehchr, Ulu Djami: Stalaktitenbildung 


deutungsvollen Motive, der Säule, begleitet ist. Wir sehen (Abb. 105) in Deir el ahmar über 
den Schildbogen des quadratischen Kuppelraumes einen 'Tambour, dessen Ausstattung im 
kleinen einen Begriff geben kann von dem mit Säulen geschmückten Westraum des nesto- 
rianischen Klosters, dessen Kuppel eingestürzt ist. Wie dort spannt sich über die Ecke der 
auf den Säulen ruhende Spitzbogen, wie dort sind in den Achsen leicht statt der Rund- 
vielmehr Spitzbogen zu denken, die hier das Fenster, wie dort die Kreuzarme übersetzen. 


\Wie FRIEDENTHAL, a. a. O., annimmt. 


DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 183 


In beiden Fällen entspricht die Breite nicht der Achteckseite, Kreuzarm und Fenster sind 
schmäler. In Amida ist das Säulenschema vereinfacht, S Säulen statt 24. Ein Mittelding mit 
12 Säulen im Tambour von Kodja Kalessi. Eine Parallele mit 8 Säulen wie im nestoria- 
nischen Kloster von Amida wird unten aus dem nahe dem Euphrat gelegenen Resapha vor- 
geführt werden. 

%s gibt auch im Mittelmeer- 
gebiete ein Gebäude, das dem 
Kloster von Amida in der Säulen- 
verteillung sehr nahe kommt, die 
am jonischen Gestade stehende 
Nea Moni auf Chios, jenes Kloster, 
von dem seinerzeit meine Unter- 
suchung der ganzen Baugruppe 
ausging. Inzwischen ist das In- 
nere so entstellt worden, daß ich 
mich dafür nur auf meine eigenen 
Aufnahmen berufen kann. Der 
Grundriß (Abb. 106)! zeigt einen 
quadratischen Saal, den nur im 
Osten und Westen Nebenräume 
umgeben, während die Kuppel im 
Norden und Süden lediglich auf 
den Umfassungsmauern ruht — 
wie in der Ostkirche von Amida. 
Trotzdem ist der kreuzförmige 
Grundrißß angedeutet durch Ni- 
schen, die in die Oberwände gelegt sind’, und vor allem — wie in der Westkirche des nesto- 
rianischen Klosters von Amida — durch Säulen, die in den acht Ecken der Kreuzarme stehen, 
In der Nea Moni kommt dabei überdies ein Motiv zur 
Anwendung, das als spezifisch persich bezeichnet wer- 
den muß, die Anordnung der Säulen in Paaren. Man 
blicke zurück auf Abb. 98, den Grundriß des Palastes 
von Serbistan® und wird die Längssäle zu beiden Seiten 
der zentralen Kuppel mit demselben System von Doppel- 
säulen und Nischen ausgestattet finden wie in dem Klo- 
ster von Chios. Dabei kann kein Zweifel sein, daß 
hierin Persien der gebende Teil ist, besonders seit durch 
das nestorianische Kloster von Amida und ein genaueres (Ss on au? So ons ara Te 
Verfolgen der Konstruktionsart deutlich geworden ist, 
daß dieser Kirchentypus als der wahrscheinlich spezifisch 
persische angesprochen werden darf. Es spielt dabei 
gar keine Rolle, daß für Hosios Lukas und die Nea Moni Bauleute aus Konstantinopel als 
Schöpfer genannt werden; der Typus wäre dann eben, was ohne weiteres anzunehmen ist, auch 
durch die Reichshauptstadt hindurchgegangen. Es ist. aber auch möglich, daß nur die kostbare 
Innenausstattung der beiden Klosterkirchen auf Kosten des Hofes zu setzen ist, während der 








Abb. 105. Trompenkuppel im Roten Kloster bei Sohag. (Mit Genehmigung der 
J. €. Hinrichs'’schen Buchhandlung wiederholt aus STRZYGOWSKT, Kleinasien.) 








—] 


1. 


Abb. 106. Nea Moni, Kirche: Grundriß 


! Nach Wurrr, Das Katholikon von Hosios Lukas, S. 20. 

®2 Dabei wird die Wand im Norden und Süden so dünn und ähnlich durch ein Fenster durchbrochen wie in 
der Kuppel von Kasr ibn Wardan. Vgl. BurLers Monographie in der Princeton Expedition. 

® Details bei Dirvraroy, a. a. O., IV, p. 24 f. u. pl. VII. 


154 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


Bautypus im Gefolge einer auf Mesopotamien zurückzuführenden Klostertradition zu erklären 
wärel, ähnlich wie der trichore Typus dem ägyptischen Klosterbrauch zuzukommen scheint und 
die mesopotamische Tradition in Chios und Hellas durchsetzt wird von der Herrschaft der 
ägyptischen auf dem Athos. 

Amida kann der Nea Moni in Chios unter Umständen noch näher stehen, als bisher zu- 
tage getreten ist. Man nehme die Beschreibung des Ostraumes, wie sie H. pe Herz liefert. Er 
sagt, in diesem zweiten Schiff sei jede Seite mit vier Säulen geschmückt gewesen, die Rund- 
bogen getragen hätten (domines par des 
murs droits), als Stützen der Ziegelkuppel. 
Ich verstehe das so, daß die Säulen mehr 
dekorativ vorgelegt waren, die Mauern die 
eigentliche Arbeit verrichteten. Man be- 
trachte Abb. 107, eine Aufnahme der 
Nea Moni, die ich bisher nicht publiziert 
habe, weil unglücklicherweise eine zweite 
Aufnahme, ein Mosaik darüber photo- 
graphiert ist. Heute, wo «die Säulenpaare 
in dem chiotischen Kloster wegrestauriert 
sind, bilde ich sie trotzdem ab.” Man 
sieht rechts noch das Säulenpaar intakt 
von den hochgestreckten Basen mit ihrer 
Kuppelung bis herauf zur oberen Stellung. 
Links waren 'sie schon 1889 durch das Erd- 
beben zerstört. Und doch steht die Kup- 
pel, die Mauern leisten die ganze Arbeit. 
H. ve Her spricht in der nestorianischen 
Kirche von Amida von vier Säulen auf 
jeder Seite. Wie sind die in Abb. 92 unter- 
zubringen? Ich denke doch auch vielleicht 
zu zwei Paaren auf jeder Seite, wie in der 
Nea Moni. Das Motiv ist ja an sich per- 
sisch, also von vornherein in Amida zu 
erwarten. Dort dürfte sich die Ausführung 
von der Nea Moni nur dadurch unter- 
scheiden, daß sich zwischen den Mauer- 
pfeilern mit den Säulenpaaren seitliche 
Galerien öffnen. Auch sind die Säulen 





Abb. 107. Nea Moni, Kirche: Innenansicht. 
(Darüber leider eine Mosaikaufnahme.) 


selbst noch nicht so fremdartig orientalisch wie in der Nea Moni — man findet eine Analogie 
in St. Elias in Brussa® —, sondern, wie H. pe Herz sagt: „Les moulures des dites colonnes 


appartiennent au style grec de la decadence*, d.h. sie entsprachen gerade der Zeit, in die ich 
den ganzen Kirchenbau des nestorianischen Johannesklosters datiere, der ausgehenden helleni- 
stischen bzw. frühchristlichen Kunst. 

In Persien muß eine Neigung für den kreuzförmigen Grundriß mit zentralem Quadrat 
latent gewesen sein. Wenigstens kommt er etwa gleichzeitig oder 1—200 Jahre später als die 
im Norden auftretende Trompenkuppel der Christen im Süden auf mit der Madrasa. Diese 
islamische Bauform wird von türkischen Stämmen aus Persien gebracht und stellt sich dann 

' Vgl. dazu FRIEDENTHAL, a. a. 0., der auf Ägypten oder Syrien rät. 

> Man beachte «die kleine Ecktrompe links in der Ecke beim Übergange zur oberen Nischenreihe. 

Texıer and Porprewer Purrax, Byzantine architecture, pl. LVI. 


DiE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 155 


ebenso neben die ältere Moschee wie im Norden das verwandte Gebilde neben die hellenistisch- 
byzantinische Kirche. Der älteste Vertreter dieser Bauart ist das kreuzdurchsetzte Quadrat in 
dem monumentalen Tor auf dem Burgberge von Rabbat Amman.! Diese islamische Form unter- 
scheidet sich von der christlichen sehr wesentlich dadurch, daß über dem Quadrat keine Kuppel 
sitzt, die Mitte vielmehr unter freiem Himmel liegt. 

Wenn daher die Madrasa hier überhaupt in die Ursprungsfrage der kreuzförmigen Trom- 
penkuppel hereingezogen wird, so geschieht dies lediglich um der Raumverteilung willen; das 
(Quadrat mit den Liwanen scheint die persische Grundform, die hellenistische dagegen ursprüng- 
lich der Kreis und das Oktogon. Das gilt auch für die Kuppelkonstruktion. In Persien sind 
in vorislamischer Zeit vorwiegend Kuppeln über dem Quadrat nachzuweisen, im hellenistischen 
Kunstkreise — von einer Ausnahme, der Hängekuppel, abgesehen, die weder des Pendentifs, 
noch der Trompe bedarf — vorwiegend solche über dem Kreise bzw. dem Oktogon. Und 
selbst da scheinen sich im Westen «doch noch persische Züge anzukündigen. Gregor von Nyssa 
gibt seinem Oktogon eine orientalische Spitzkuppel, wie sie in Mesopotamien und Südpersien 
von alters her üblich war. Danach möchte man geneigt sein, einen Zusammenhang Klein- 
asiens mit diesen Ländern auf dem Gebiete des kreuzdurchsetzten Kuppelbaues anzunehmen, 
so daß schon für das 4. Jahrh. gelten würde, was oben auf Grund der Anwendung der Trompe 
für das 11. Jahrh. geltend gemacht worden ist. Nach den Erfahrungen, die ich auf dekorativem 
Gebiete gemacht habe’, nimmt mich diese Tatsache nicht wunder; es sind auch da gerade die 
Zeiten vom 4. bis zum 11. Jahrh., in welchen Persien die an sich schon dem Orient ausge- 
lieferte hellenistische Formenwelt von Grund auf durchsetzt und verändert. Die Architektur 
mag dieser großen Bewegung noch am meisten widerstanden haben. Das Auftreten der kreuz- 
durehsetzten Trompenküppel aber ist jedenfalls ein deutliches Anzeichen ihres Vorhandenseins. 
Siegreich blieb schließlich doch die Kreuzkuppel mit Pendentifs über vier Stützen in den Ecken 
des der Mittelapsis entsprechenden Quadrates. 

Für den persischen Ursprung der kreuzdurchsetzten Trompenkuppel kann endlich noch 
ein Merkmal geltend gemacht werden, das für manchen vielleicht den Ausschlag geben dürfte. 
Die Dimensionen der hellenischen Kuppeln sind verhältnismäßig geringe. Die Kuppel der Nea 
Moni hat 7,80 m, die von Daphni 7,85 m, die von Hosios Lukas S,10 m.” Man möchte, wenn 
die Entwicklung von West nach Ost gegangen oder Konstantinopel in beiden Gegenden 
der gebende Teil gewesen wäre, in Amida ähnliche Dimensionen erwarten, besonders da es 
sich doch auch hier um einen Klosterbau handelt. Auf diesem Punkte tritt einmal die Bedeutung 
der Denkmäler von Amida klar ins Licht: die beiden Kuppeln des nestorianischen Klosters 
sind mehr denn doppelt so groß als die hellenischen. Dazu kommt eine sehr merkwürdige Tat- 
sache, die kaum durch einen Zufall zu erklären sein dürfte: die Spannung der beiden Kuppeln 
von 17,10 m entspricht fast genau derjenigen des großen Zentralsaales im Khalifenschlosse von 
Samarra mit „fast 17 m“. Wir haben es also vielleicht mit einer in Mesopotamien üblichen 
Dimension zu tun. Darauf weist auch der eine Durchmesser des ovalen Oktogons von Wiranschehr 
mit 34,50 m Länge. Diese Maße werden unter dem neuen Gesichtspunkte nachzuprüfen sein. 

Für die Aufnahme des persischen Kirchentypus im Westen könnte geltend gemacht werden, 
daß er sich besonders für solche Bauten eignete, die über einer ausgedehnten Krypta zu er- 
richten waren. Musterbeispiel ist Hosios Lukas, wo die Krypta den Gesamtraum der Kuppel 
des Trompenquadrates einnimmt. Hier in der Unterkirche, wo es sich nicht um ein Freihalten 
der Mitte handelt, ist denn auch das Vierstützensystem angewendet.! 

H. ve Henn hat nicht mit Unrecht erwähnt, dal die Moscheen von Brussa in ihrer Grund- 
rißbildung und Konstruktion an die Doppelkirche des nestorianischen Klosters in Amida er- 


! Mschatta, S. 351f. — ? In dem Buche über Mschatta und unten. 
3 Im serbischen Kloster Studenitza hat die ebenfalls allen drei Apsiden vorgelegte Kuppel ca. 9 m Durchmesser. 
‘ Vel. Worrr, Das Katholikon von Hosios Lukas, S. 3. 


Amida. 24 


156 Dis CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AÄMIDA. 


innern. In Brussa steht auf dem Hügel im Osten der Stadt die Ruine der um 1400 erbauten 
Moschee Bayazid Yilderim, des Vorbildes der in aller Pracht erhaltenen Yeshil Djami von 
1420 ca.!' und der Muradjye. Aber dieses Verbinden zweier Kuppelräume auf quadratischer 
Grundlage liegt auch schon in der Ruine aus Justinians Zeit in Philippi’, in der kleinasiatischen 
Doppelkirche von Ütshayak und der Irenenkirche von Konstantinopel vor.” Besondere Beach- 
tung wird in diesem Zusammenhang die Sergius- und Bakchos-Kirche ebenfalls in Konstanti- 
nopel verdienen. Klarzustellen, wie da die Zusammenhänge liegen, muß ich späteren Studien 
anheimgeben. Die Osmanen können leicht zum zweiten Male einen ursprünglichen persischen 
Typus nach dem Westen gebracht haben. 

Hier sei noch auf eine Erscheinung aufmerksam gemacht, die mir das hohe Alter der 
Trompenkuppel zu beweisen scheint. Ich meine die Einteilung der gemalten Decken in den 
römischen Katakomben. Schon in den allerfrühesten der Domitillakatakombe, die WıLpErr? 
in die zweite Hälfte des 1. Jahrhunderts setzt, ist bezeichnend für den Deckenschmuck, daß 
die Ecken von Bogen übersetzt werden, auf denen sich dann der weitere Schmuck aufbaut, 
oder denen in der Gegenbewegung ein mittlerer Kreis entspricht. In den aus der Puzzolan- 
erde ausgehöhlten Gewölben der römischen Katakomben ist dieser Schmuck gewiß nicht auf- 
gekommen. Ich nehme an, daß seine Beliebtheit auf die persischen Ecktrompen zurückzuführen 
ist, wofür als architektonisches Hauptbeispiel die Wölbung von S. Giovanni in fonte in Neapel 
zu betrachten ist. Die Mauern stehen im Quadrat und werden durch Ecktrompen in das 
Oktogon als Unterlage der Wölbung übergeleitet.? 

Zum Schlusse möchte ich hier noch einen Gedanken aussprechen, der sich vielleicht in 
Zukunft fruchtbringend erweisen wird. Ich gehe dabei aus von der durch pe Beyniık und 
vE Heun bezeugten Tatsache, dafs der Chorschluß der Kirche des nestorianischen Klosters von 
Amida geradlinig ist, und zwar nicht etwa nur im Äußern, entsprechend dem syrischen Brauche, 
wo trotzdem innen runde Apsiden angebracht sind, sondern auch im Innern. Der Fall steht 
nicht vereinzelt in Mesopotamien. General pr Beyuıe hat in seinem Buche „Prome et Samarra“ 
Seite 61 den Grundriß der chaldäischen Kirche zu Mardin skizziert. Sie soll dem 5. und 
11. Jahrhundert angehören. Auch da bildet das Zentrum eine große, allen drei Apsiden in der 
typischen Weise vorgelagerte Kuppel. Sie ist leicht konisch und wird von Spitzbogen getragen. 
Es ist nun bezeichnend, daß die Apsiden alle geradlinig abschließen. Bei der armenischen 
Kirche desselben Ortes, deren Grundriß Beyum a. a. O. ebenfalls skizziert, sind die Seitenap- 
siden geradlinig geschlossen, die Mittelapsis durch einen sehr flachen Segmentbogen. Es fällt 
mir nun auf, daß nach der jetzt allgemein herrschenden Annahme der geradlinige Chorschluß 
auch bezeichnend war für die Apostelkirche Justinians in Konstantinopel.“ Dieser mächtigste 
Kirchenbau von Byzanz nach der von kleinasiatischen Baumeistern errichteten Sophia ist auch 
sonst bemerkenswert durch seine allem Byzantinischen gegenüber stark ausgeprägte Eigenart. Man 
macht sich gut eine Vorstellung von ihm durch S. Marco in Venedig, das als eine Kopie gelten 
kann. Fünf Kuppeln nicht nach der Art der byzantinischen Kreuzkuppelkirche, d. h. mit einer 
Hauptkuppel über der Mitte eines tonnengewölbten Kreuzes, sondern auch diese Kreuzarme 
durch Kuppeln eingewölbt. Ob die Kuppeln der Apostelkirche mit byzantinischen Pendentifs 
oder persischen Ecktrompen konstruiert waren, geht leider aus den Beschreibungen nicht 
hervor. Wenn wirklich. wie Konstantinos Rhodios v. 550 f. angibt, Anthemios von Tralles und 


! Epnem Pascna, a. a. O.; Sarapın, Manuel, p. 487, und sonst. Vgl. auch Wırve, Brussa 1909. 
® Vgl. meine Aufnahme Byzant. Zeitschrift, XI (1902), S. 475 f. 
5 SALZENBERG, Die altchristlichen Baudenkmale, Taf. XNXXIU. Guru, Die Baukunst von Konstantinopel, S. 17. 


' Die Malereien der Katakomben Roms, Taf. 27. 
5 Garruccı, Tav. 270; Musoz, L’arte XI. 
° Vgl. zuletzt Heisexgers, Grabeskirche und Apostelkirche, II, 113 u. 134. 


DiE AUTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 197 


der Jüngere Isidoros, zwei Baumeister der Sophienkirche, auch das Apostoleion erbaut haben. 
dann wird zu erinnern sein an deren Beziehungen zu Nordmesopotamien. ! 


3. Die Marienkirchen von Amida. Der Kult der Gottesmutter führte seit dem Jahre 431 
im ganzen Gebiete des Christentums zu bedeutenden Kirchenbauten. Es besteht daher von 
vornherein die Möglichkeit, daß Amida mehrere Kirchen auf den Namen Maria besaß, und das 
bestätigt auch Posxox, indem er meint, jede Sekte würde wohl über ihre eigene Kirche dieser 
Art verfügt haben. Vor allem müßte man mit einer melkitischen Marienkirche rechnen, ja sie 
dürfte die älteste und größte gewesen sein, weil die Melkiten, „en communion avee Rome et 
Constantinople, detenaient, dans les villes importantes comme Amida, toutes les grandes et an- 
ciennes eglises au moment de l’invasion arabe; les Jacobites n’avaient guere que de petites 
eglises recentes, plus ou moins tolerdces par l’autorite. Les Arabes ont mis toutes les commu- 
nautes chretiennes sur le m&me pied et les Melkites ont cesse de tenir le haut du pave. 
Beaucoup d’eglises sont devenues mosquees, mais les eglises qui sont restdes &glises n’ont pas 
cesse d’appartenir & la communaute A qui elles appartenaient lors de la conquete‘. Soweit 
Posnoxn. Bezüglich der Jakobiten schreibt mir A. Baunstark, daß Maria auch bei dieser im 
6. Jahrh. gegen die Orthodoxen und Nestorianer begründeten syrisch-monophysitischen Sekte 
in starker Verehrung stand. Ihnen gehört u. a. das Gottesmutterkloster der sketischen Wüste, 
Deir es-Suryani.” 

Ich stelle nun zunächst die oben S. 166 gesammelten christlichen Notizen über Marien- 
kirchen neben die arabischen. Nach Johannes von Ephesos bauten zwei Eremiten, Simeon und 
Sergios, auf den Trümmern der von ihnen zerstörten Synagogen ein kleines Martyrium der 
Muttergottes. Nach Wakidi (trad. Niesunr 94) baute eine Prinzessin Maria, die von den Arabern 
um die Mitte des 7. Jahrh. aus Amida vertrieben wurde, eine schöne große Kirche. Es ist an- 
zunehmen, daß es eine Marienkirche war. Im 11. und 12. Jahrh. wurden in der Muttergottes- 
kirche allerhand Persönlichkeiten beigesetzt; die Kirche muß nach den Berichten ganz angefüllt 
mit Gräbern gewesen sein. Nach Abul Faradj (trad. Bruns 647) brannte eine magna ecclesia 
Deiparae von Amida im Jahre 1297 n. Chr. ab. Im Jahre 1306/7 wurde, worauf auch Baunstark 
weist, eine Muttergotteskirche neu, d. h. doch wohl nur wiederaufgebaut. 1579 erfolgt eine 
Plünderung. 

Die wichtigste Quelle findet sich bei Gio. Batt. Ramusio, Secondo volume delle navigationi 
et viaggi (Venetia 1555). Er druckt (fol. 79) den Bericht eines Kaufmanns ab, der über acht 
Jahre in Persien verbrachte und seit 1507 unter dem Sefewiden Ismail I. gedient hatte: 

„Da questo castello a tre giornate si truoua la gran cittä di Caramit, la quale, come nelle 
lor chroniche vien detto, fu fabricata da Cöstantino Imperatore, & volge di cireuito da dieci in 
dodiei miglia. E murata di grosse mura di pietra viua lauorate, di maniera, ch’elle paiono 
dipinte, & attorno attorno sono fra torri, & torrioni trecento sessanta. lo per mio piacere caualeai 
due volte tuttil eireuito, considerädo qlle torri, & torrioni fatti diuersamente, que non & geometra, 
che non desiderasse di vederle tanto sono marauigliose fabriche: & in molti luoghi di quelle 
si uede l’arma imperiale scolpita cö vn’aquila di due teste, & due corone. In questa eittä ui si 
vedono molte marauigliose (B) chiese, palagi, quadri di marmi, seritti a lettere greche. Le chiese 
posson’essere di grädezza, come & quella di san Giouanni, & Paulo ö de’frati minori di Vinegia. 
Et in molte di loro sono molte reliquie di santi, & particolarmente quelle di san Quirino, che 
nel tempo, che li christiani dominauano, si posero in luce: & in una chiesa di san Giorgio io 
vidi vn braccio d’un santo in vna cassa d’argento, che si dice essere un braecio di san Pietro, 
& & tenuto con gran riuerenza. In questa chiesa v’® anche la sepoltura di Despinacaton, che 


! Kleinasien, ein Neuland, S. 130; Byzant. Zeitschrift, NVIII (1909), S. 2781. Darüber unten mehr. 


2 Oriens Christianus, II, S. 356 f, 
24% 


188 Die CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


fu figliuola del Re di Trabisonda nominato Caloianni, & e poueramente sepolta appresso la porta 
della chiesa sott'vn portieo, in terra, & di sopra v’® vna cosa fatta a guisa d’una cassa vn 
braccio alta, & un braccio larga, & eirca tre di longhezza, murata di mattoni, & di terra. \V’e 
anche vna chiesa di san Giouanni benissimo fabricata, co assaissime altre di molta bellezza, & 
dienitä: fra lequali non uoglio gia laseiare a dietro, poi che mi viene alla memoria, una 
chiesa detta santa Maria, che a giudicio mio per le dignissime qualita sue, non fastidirä 
i lettori. Questa & una gran chiesa & ui sono dentro sessanta altari, come si vedono anche 
attorno attorno ji luoghi delle capelle: & & tutta edificata in volte dalla parte di dentro, & le 
volte sono sostentate da piu di trecento colonne. Vi sono anche uolte sopra volte, che pari- 
mente son sostenute dalle colonne. Et per quel ch’io posso giudicare, questa chiesa non fu 
mai coperta nel mezo, pero che eösiderando il modo della fabriea; & massimamente il sacro 
fonte, doue si battezzaua, io vedeua essere al discoperto, come intenderete. Questo fonte del 
battesimo (C') © posto nel mezo della chiesa, ch’@ d’vn fino alabastro, fatto come un gran mastebe 
grossissimo d’intorno intagliato di diuersi fogliami, tanto sottilmente lauorati, che non potria espri- 
merli. Egli & coperto d’vna bellissima cuba di marmo finissimo, laqual © sostenuta da sei colöne di 
marmo fino come cristallo, & anche «ueste colonne sono intagliate di belli, & sottili Jauori, & tutta 
la chiesa & lastrieata di marmo. Di dsta chiesa hora tutta la parte verso Ostro & fatta moschea, & 
laltra parte & nel medesimo essere, che fu sempre, essendoui il conueto, doue stantiauano lı sacer- 
doti, nelqual © una mirabil fonte d’un’acqua chiara, com’un cristallo.. Questa chiesa & tanto deg- 
namente fabricata, che propriamente pare vn paradiso, täti vi sono di belli, & splendenti marmi, 
hauendo colonne sopra eolonne, come il palagio di san Marco in Vinegia. V’C anchora il cam- 
panile, done stauano le campane, & in molte altre chiese ui sono li campanili senza le cäpane. 
Questa citta & molto abbondante d’acque, che in molti luoghi sorgono fonti: & & parte in piano, 
& parte in monte, cio@ in un ulaggio, nel mezo d’vna grä pianura: intorno dellaqual nascono 
infinite aeque dolei. Ell’ha sei porte ben guardate co’suoi caporali, & soldati, tenendo ogni 
caporal per porta dieci, dodiei, & venti compagni: & per ogni porta v’® vna bella, & grä fon- 
tana. Vi sono anche molti christiani, & piu numero che Macomettani, cioe, Christiani, Greci, 
Armeni, Jacobiti: & de’'quali ogn’vn tiene la sua chiesa separatamente, officjiädola come 
vogliano, senz’esser stimolati da Macomettani. Tra gli altri fiumi in questa eitta ve n’e vno dalla 
banda di Leuante, il quale @ nominato (D) il Set. & al tempo del verno cresce marauigliosa- 
mente, & corre gagliardamente venendo ad Asanchif & a Gizire in Bagadet, & entra nel fiume 
Eufrate, & ambidue poi entrano nel mar Persico. Custaglialu Mahumetbee, signoreggia questa 
eitta con tutta la prouincia del Diarbec, pero che Sciech Ismael gliela dond per esser suo cog- 
nato marito d’vna sua sorella, & a lui fedelissimo*. 

Ich wiederhole hier zunächst die Beschreibung der Marienkirche in deutscher Übersetzung: 

„Dieses ist eine große Kirche, und darin sind 60 Altäre, wie man auch ringsum die Plätze 
der Kapellen sieht: und sie ist im Innern ganz erbaut in Bogen (in volte), und die Bogen sind 
getragen von mehr als 300 Säulen. Es sind da auch Bogen über Bogen, die ebenfalls von 
Säulen getragen sind. Und soweit ich urteilen kann, war diese Kirche niemals in der Mitte 
bedeckt, wenn man die Bauart bedenkt: und besonders den heiligen Brunnen, in dem getauft 
wurde, sah ich im Freien, wie ihr verstehen werdet. Dieser Taufbrunnen ist in die Mitte 
der Kirche gestellt, er ist von einem feinen Alabaster, gearbeitet wie eine sehr große „Mastebe*', 
ringsum eingeschnitten mit verschiedenem Blattwerk, so zart gearbeitet, daß ich es nicht aus- 
drücken kann. Er ist bedeckt von einer sehr schönen Kuppel vom feinsten Marmor, die von 
sechs Marmorsäulen so fein wie Kristall getragen wird, und auch diese Säulen sind geschnitten 
mit schönen und zarten Arbeiten, und die ganze Kirche ist gepflastert mit Marmor. Von dieser 
Kirche ist jetzt der ganze Teil gegen Mittag (ostro) zur Moschee gemacht, und der andere Teil 


! Das Wort ist von den Italienern dem Arabisch-Agvptischen entnommen und bedeutet Bank, erhöhter, mas- 
siver Sitz. 


DiE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 159 


ist in dem Zustande, in dem er immer war, da dort das Kloster ist, wo die Priester alt wurden 
(?stantiavano), in welchem eine wunderbare Quelle eines Wassers so klar wie Kristall ist. Diese 
Kirche ist so würdig gebaut, daß sie eigentlich ein Paradies scheint, so viel schöne und glän- 
zende Marmore gibt es dort, habend Säulen über Säulen wie der Palast von S. Marco in 
Venedig. Es gibt da auch den Glockenturm, wo die Glocken standen, und in vielen andern 
Kirchen sind dort die Campanili ohne Glocken.“ 

Nach diesen Angaben muß also die Marienkirche aus zwei Teilen bestanden haben, einem 
südlichen, der zur Moschee umgebildet worden war und einem andern, der in Verbindung mit 
einem Quellkloster den Christen verblieb. Für die Verwendung als Moschee wird wohl der 
Hoftypus Voraussetzung sein; dazu stimmt, daß der Berichterstatter ausdrücklich sagt, die 
Kirche sei „im Innern“ in Bogen erbaut. In die Moschee wird er kaum Eingang gefunden 
haben, also bezieht sich seine Beschreibung ganz auf die Kirche selbst, die zugleich Baptiste- 
rium war. Gehe ich aus von dieser Bestimmung und dem sechseckigen Tempelchen, das den 
Taufbrunnen überschattete — etwa wie im Baptisterium zu Aquileja —, so komme ich auf einen 
Zentralbau und möchte fast auch für das Innere des Kirchenbaues selbst hexagonale Grundform 
erwarten. So seltsam das im Abendlande wäre, im Orient gibt es dafür dennoch Beispiele. In 
Mesopotamien selbst beschreibt Maundrell 1699 einen sechseckigen Bau zu Corus!: „a noble old 
monument, sixsquare, which opens at six windows above, and is covered with a pyramidiecal 
cupola. In each angle within is a pillar of the Corinthian order of one stone, and there is a fine 
architrav all round just under the cupola, having had heads of oxen? carved on it, and it ends 
at top with a large capital of the Corinthian order.“ Ich erinnere ferner an den sechseckigen 
Vorhof in Baalbek und den hexagonalen Grundriß der Klosterkirche von Dau-Mendeli in Attika®, 
wo zwischen die vier typischen Pfeiler noch zwei vor die Wände im Norden und Süden treten, 
die dann zusammen die Kuppel tragen. Da eine solche an der Marienkirche von Amida nicht 
oder um 1507 nicht mehr vorhanden war, der Taufraum vielmehr unter freiem Himmel lag, 
so kommt für uns eher Baalbek in Betracht. Wenn ich mir vergegenwärtigen will, wie diese 
Kirche mit 300 Säulen und 60 Altären zu denken ist, dann gehe ich am besten aus von 
S. Stefano rotondo in Rom. Diese „Sphinx des Coelius* ist rund, nicht sechseckig. Die 
Mitte kann dort gut unter freiem Himmel gedacht werden, umschlossen von 22 Säulen. 
Für sie wären in Amida 6 Pfeiler mit je etwa 4 Säulen, im ganzen also 24 Zwischensäulen 
vorzustellen. Dann ein zweiter Kranz, der in Rom 8 Pfeiler mit abwechselnd 4 oder 5, im 
ganzen 32 Säulen dazwischen zeigt, würde in Amida leicht auf jene 60 Altäre zu bringen sein, 
die, zwischen entsprechend zahlreichen, etwa 9X 6=54 Säulen angebracht, den in S. Stefano 
an die Wände gemalten Märtyrerszenen entsprächen. Das Baptisterium von Amida müßte dann 
den an sich schon in den Dimensionen imposant wirkenden römischen Bau noch übertroffen 
haben. Ergänze ich mir zu den 24+54=78 Säulen und 12 Pfeilern noch eine weitere 
radiale Expansion des Innenraumes, ähnlich S. Stefano, so komme ich leicht auf 150 Säulen 
im Erdgeschoß, denen, wie der Berichterstatter angibt, Emporen entsprachen, ganz abgesehen 
davon, daß auch das Äußere wahrscheinlich in der Art des Dogenpalastes und der Fassaden 
der großen Moschee in Amida selbst Säulen über Säulen zeigte. Mir schweben die Pisaner 
Bauten mit ihrem Reichtum an übereinandergeordneten Säulenreihen oder das Baptisterium 
in Parma vor, wenn meine Phantasie daran arbeitet, sich ein Bild der alten Marienkirche von 
Amida zu bilden. 

Abgesehen von den bisher allein herangezogenen literarischen Nachrichten besteht heute 
noch eine jakobitische Marienkirche, an deren Nordseite nach Angaben von Pocxon, der sie 


I Vgl. Lernagy, Mediaeval art, p. 14. 
2 Vgl. den bekannten Stierfries im Innern der Fassadenwand von S. Apollinare nuovo in Ravenna. 
® Annual of the British school of Athens, IX (1902/3), pl. XV. 


190 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


l’eglise actuelle de Yoldat-Alloho (Gottesgebärerin) nennt, eine kleinere Jakobskirche stößt. Über 
die Marienkirche selbst ist den Aufnahmen und Notizen des Generals pe BeyLız folgendes zu 
entnehmen. Sie ist der Außenansicht nach (Abb. 105) so gut wie vollständig modern. Ein 
Portikus von drei, auf vier dieken Säulen ruhenden Rundbogen hat Kapitelle von ganz schema- 
tisch kelchartiger Werkform ohne jeden Schmuck. Dem mittleren Bogen entspricht ein anderer 
in der Fassadenwand, der, von Säulen getragen, eine Flachnische bildet, die ein Eingangsportal 
und zwei Fenster umschließt. Die Basen der Säulen könnten zum Teil alt sein. Über den 
Portikus ragt eine Fassade empor, die keinen Bezug zu der dahinterliegenden viereckig um- 





Abb. 108. Dijarbekr, Marienkirche: Westansicht 


mauerten Kuppel hat, auf deren rechter Seite ein zierlicher moderner Glockenstuhl sitzt. Die 
Fassade davor hat drei spitzbogige Fenster, von denen sich jedoch nur die beiden unteren nach 
dem Tiefendunkel des Innern öffnen. Ein Fensteransatz links wie das spitzbogige Fenster 
oben erzählen vom Wandel der Zeiten. 

Die Grundrißskizze des Generals pn BeyLık zeigt vor der Kirche einen Hof, der nach 
Posxon heute als Friedhof dient, und dann hinter der Portikus einen Zentralbau, dessen Dach 
auf acht, durch Spitzbogen verbundenen Pfeilern ruht, eine Raumgliederung und wahrscheinlich 
auch eine Konstruktion ähnlich der in der Westkirche des nestorianischen Klosters. An einigen 
Kuppelpfeilern sah pr Bevuır Stalaktitenkapitelle, ein Beweis, daß von vornherein mit Restau- 
rationen in spätislamischer Zeit zu rechnen ist. Abb. 109 versetzt den Beschauer in diesen 
Raum und läßt ihn durch einen der Kuppelbogen in das Sanktuarium blicken, das im Vorder- 
grunde durch ein modernes Gitter abgeschlossen ist. Hinter dem Bogen stehen zunächst zwei 


DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 191 


mächtige, oben übermauerte Säulen. Zwischen ihnen öffnet sich das von einem Stalaktiten- 
ornamente umrahmte, durch einen flachen Bogen abgeschlossene Portal. Davor hängt ein 
Kandelaber; ein Vorhang ist zurückgezogen, die Ikonostasis fehlt. Über zwei Stufen gelangt 
man zum Altar, vor dem ein Betpult steht. Nach dem Grundriß endet der Altarraum mit 
einer halbrunden Apsis. 

Es entsteht nun die Frage, läßt sich die Marienkirche des Anonymus bei Ramusio irgendwie 
in Zusammenhang bringen mit dieser jakobitischen Marienkirche von heute? M. Posxox meint, 
das ginge schon deshalb nicht, weil die Marienkirche des Anonymus nicht jakobitisch, sondern 
wegen ihrer Größe und Schönheit melkitisch gewesen sein dürfte. Auch bleibt die Identifizierung 


4 





I 
IR 
IE 
=: 


Abb. 109. Dijarbekr, Marienkirche: Innenansicht 


deshalb schwierig (trotzdem beide Kirchen gleicherweise Doppelkirchen sind); weil in der 
jakobitischen Kirche die Jakobskapelle nördlich, die Marienkirche südlich liegt, während bei 
ramusio die Südkirche Moschee und der Nordteil die Marienkirche ist. Wie diese Dinge sich bei 
näherer Untersuchung auch immer klären mögen, die heutige Marienkirche weist doch Reste 
auf, die beweisen, daß sie ganz alten Ursprunges ist. 

Ich habe die beiden mir ursprünglich vorliegenden Grundrißskizzen DE BEYLIEs und des fran- 
zösischen Konsuls Güys weggelassen, weil nachträglich die Aufnahme von Miß Bern. einlief (Abb.110). 
Sie führt sehr entschieden in das Problem ein und läßt Ausgrabungen als vielversprechend 
erscheinen. Es scheint mir sehr wahrscheinlich, daß der kolossale kreisrunde Vorhof von über 
50 m Durchmesser in der Mitte offen war. Wenn man heute ein Grab als dessen Zentrum an 
falscher Stelle zeigt, so mag den Anlaß dazu leicht das ursprünglich vorhandene Taufbecken, 
wie es der Anonymus des Ramusio beschreibt. gegeben haben. Wir haben eine Kolossalanlage 
vor uns, von der die durch Bernı£ beschriebene heutige Marienkircke nur ein kleiner Teil, der 


DiE CHRISTLICHEN 











| 

} 

{ 

| 

| 

{ 

| 

| 

ee 
I 


Marienkirche: 


Grundriß 


OS 


Darin Abb. 110a: 


DENKMÄLER 





[per 





VON AMIDA. 








ein altes Kapitell im Innern der Kirche 


DIE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 193 


Chor ist. Man halte sich bei den nachfolgenden Angaben von Miß BerL immer die Beschrei- 
bung des Venetianers von 1510 vor Augen. 

„El-Hadra, Diarbekr. By far the most important church which I saw in Diarbekr was 
that of El-Hadra (Jacobite). I had the good fortune to find the bishop at home — his house 
lies on the south side of the inner south court and he gave me a short history of the 
building. The church, said he, was once part of a very large monastie foundation, the pre- 
eincts of which stretched as far as the Aleppo Gate.' The part that stands at present had 
originally been no more than the choir of a large circular church in the centre of which was 
the tomb of the patriarch Yuhanna ibn Shurban who died, so the bishop said, about 1000 years 





ago. The site of the tomb is marked by a wire grille, but on measuring the ruins, I found 


u RE TTTTE 





Abb. 111. Dijarbekr, Marienkirche: Nordtür und Frofil des Türsturzes 


that the bishop had used the word Centre very loosely, for the tomb lies 15 metres from the 
east side of the circular church and 41 metres from the west side. The bishop then pointed 
out to me the remains of tlıe original building. The foundations of the eireular church can 
be traced at intervals, parts of them being hidden by the school and other modern structures 
which have been erected over them. The school occupies almost the whole of the nortlı side. 
On the south east side the curve of the foundations took an outer spring which I have indi- 
cated in the plan. With a little excavation the outer line of the walls could be recovered with 
complete accuracy. 

Turning to the existing church, the bishop observed that the curious eurved narthex had 
formed the east end of the round church. The four columns on the west side of the narthex, 


! See Parry, Six Months in a Syrian Monastery, p. 49. He mentions, but with ineredulity, the fact that the 
present church is but the saneluary of a far larger building, p. 44. His opinion in matters architeetural is not, how- 
ever, to be trusted. 


Amida 


194 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


together with the roof they support, are clearly modern additions. I think it possible that the 
west door of the existing church, with its two flanking windows, are not part of the first plan. 
The opening into the ancient choir was probably as wide as the full extent of the arch resting 
on short columns, that covers door and windows. There are no mouldings round the door, 
such as one would certainly expeet to find if it were early work. Above the narthex roof 
there was a gaunt fragment of old wall, pierced with pointed windows of different periods, 
some of which have been filled up." The bishop was positive that this wall had formed the 
east wall of the cireular church. How the original choir was roofed I am unable to say. The 
present dome is modern and the engaged piers supporting it seemed to me to be all later ad- 
ditions. They are irregular in shape and are placed without any ıegard for the older struc- 
ture. They block the western opening of tlie choir, whether it were originally single or triple; 
they impinge on the width of the original apse and are set quite irregularly in respect of the 
two old doors, the one in the north and the other in the south wall. Of these doors, the 





Abh. 112. Dijarbekr, Marienkirche: Außenansicht der Apsis 


northern alone remains. Its age is proved by the fine bold mouldings of lintel and jambs 
(Fig. 111 and section). The south door has been filled up, but a trace of it remains in the 
brick relieving arch visible on the outer wall. It corresponds to the relieving arch over the 
north door. AI the existing windows are modern. The apse has been buttressed and built 
round on the outside, but its line can easily be made out (Fig. 112). Inside, the opening of the 
apse has been narrowed bv two bits of wall, hatched in the plan. The interior of the church 
being thickly plastered with whitewash, it might have been diffieult to discover that the present 
arch of the apse is narrower than it once was, but fortunately there remain, high up on the 
wall on either side, the original engaged capitals that supported the apse arch, together with 
fragments of the moulding that ran round the arch and was extended on either side to the 


' Ich lasse hier zwei Photographien von Miß; Beun weg, weil sie Abb. 108 gerenüber nichts Neues bringen. 


DiE ALTCHRISTLICHEN KIRCHEN VON AMIDA. 195 


outer walls of the church (Fig. 115). I was obliged to photograph these capitals from below; 
but the pieture gives a sufficient indieation of their character. They are the same garlanded 
acanthus capitals that appear in Mar Cosmo, Diarbekr, in the churches of the Tur Abdin and 
in the courtyard of the big Mosque of Diarbekr. On the moulding above the capitals I could 
make out the egg and dart motive and a band of palmettes. 

To the north of the church lies a chapel dedicated to Mar Yakub, all of which is modern. 
Modern, too, are the north and west walls of the small court that lies to the west of this 
chapel. In the south west corner the court is blocked by the eurve of the north east wall of 





Abb. 113. Dijarbekr, Marienkirche: Südwestecke des Narthex von außen. 


the present narthex (Fig. 114) which, if I am correct, is a part of the old building. In it can 
be seen the traces of a window, now blocked up, covered by a brick arch or relieving arch. 
The original structure of the choir, so far as I can judge on a brief study, consisted therefore 
of a small rectangular building, the greatest length being from east to west, terminating to the 
east in a wide apse and to the west in a wide opening into the eireular church beyond. I 
should eonjecture that it was barrel vaulted.“ 

Nach den von Bryuız notierten Angaben der Einheimischen ist die Kirche im 5. oder 
7. Jahrh. erbaut und nach einem Brande am Anfang des 12. Jahrh. (1105/6) restauriert. Wir 
verdanken M. Po@xon die Mitteilung einer Reihe von Inschriften, die er an dieser Kirche 
kopiert hat. 


EGLISE DE LA MERE DE DIEU. 


I. und II. Dans le mur du portique ä l’exterieur, sur le eimetiere, les deux inscriptions 
arabes suivantes: 


196 Dim CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


an 


Sss2 ale (4) alas &) EUR PIE Ce le nal (2) Au 3 „H (1) 
ilisible) 5) 2 Nee 


Ein l’annde 2000 des Grees et 1104 de U'hegire! fut restaurce cette eglise, 


En l’anne 1844 des Grees, sous le patriarche 


ne el Farcheveque Jean, futl restaurce cette ee N] y\.! — 
lisa» bo NN en 


Ama nen Lımnf 


III. Dans l’eglise, dans Je mur qui separe le ch@ur de la nef, du cöte de la nef, fort haut, 
linscription syriaque suiyante: 
Ahaus ho 
(1) A te reslaurde I am N Sen 


(2) cette eglise 


(3) sainte 
(4) de la Mere de Dieu E N 
x r ä ; = 
(5) Marie en l’an (Te) a < S 
(6) 2030 des Grees. 5 
hır Pa aNn 
> ER 
(c) ) Test N 
IV. Dans la nef, dans le mur de separation entre Ja nef ct lechaur, en avant de l'autel 
de droite et ä l’angle de l’eglise, l’inseription syriaque suiyvante: 


Tombeau de St. Bar Wahboun(?) et de St. Jacques 





Abb. 114 


V. A gauche de l'autel de gauche, dans le chceur, dans la partie nord, sur une pierre, 


Finseription suivante: 


' Falsche Konkordanz, da 2000 der Griechen = 168S—S9, während 1104 der Hidjra 1692— 93 (BEREHEN). 


DEKORATIVER REICHTUM DER CHRISTLICHEN ARCHITEKTUR IN ÄMIDA, SYRIEN UND ÄGYPTEN. 19% 


(1) Tombeau des saints 5 
zur I 

(2) Bar “Abdaun NS 

(3) et des deux au- Fl G (& TRETEN 


(4) tres saints ci-dessus, 


Nase 


On ne voit aucune inscription au-dessus de celle-ci: un texte contenant le nom de deux 
saints a done disparu. 
VI. Tout pres de la, linscription syriaque suivante: 
ade, traut ann 
(1) St. Habib ma n.ıyneı 


(2) d’Amid, maitre 5 D = 
(3) de St. Zoaras aka) ent 


(4) et de St, Jean. en ER 


EGLISE ST. JACQUES. 

Au nord de l’eglise de la Mere de Dieu et attenant ä elle se trouve l’eglise de St Jacques, 
qui contiendrait, dit-on, les reliques de Jacques, de Saroug, avec une inscription peu ancienne 
que je n’ai pas copiee, 

Au-dessus de la porte d’entree de l’glise, linscription suivante en vers exe&crables: 


mis &- Spm)ol (mise 


(1) Selon le mötre de St. Ephrem: roh AN man un AusNK 
(2) Cette eglise a &te restauree 
(3) en l’an des Grecs 2004, x’ Eee cu m 20 dıhazca 


(4) qui est l’an du Messie 1695', 


or en ee ıULdu m 7 


(5) par la gräce divine. 


6. DEKORATIVER REICHTUM DER CHRISTLICHEN 
ARCHITEKTUR IN AMIDA, SYRIEN UND ÄGYPTEN. 

Außer den bisher in Aufnahmen von Miß Beur. vorgeführten Resten alter dekorativer Archi- 
tektur in der Hadra- und Kosmaskirche von Dijarbekr besitze ich noch zwei Detailphoto- 
graphien des Generals pr Beyuı‘. Von ihnen will ich in diesem Abschnitte ausgehen. 

Das Kapitell der Marienkirche mit dem Architrav (Taf. XXII,Fig.1/2; vgl. Abb. 110a) ist korin- 
thisch und gehört zu einem Pfeiler. Zwei Reihen Akanthus, unten vier, oben fünf Blatt stehen 
aufrecht hintereinander. Die Rippen sind noch ganz nach antiker Art ausgehoben, die Pfeifen 
schneiden dazwischen tief en. Die Lappen stehen einander von Blatt zu Blatt so gegenüber, 
daß immer ein kleiner und ein großer Ausschnitt wechseln. Charakteristisch gebildet erscheinen 
die obersten Spitzen; sie sind aus der Blattebene vorgezogen und hängen ganz freiräumig auf 
das Blatt herunter. Die Mittelbosse der Deckplatte schmückt ein Stern, umschlungen von einem 

1 Wiederum falsche Konkordanz, da 2004 der Griechen = 1692—93. Herr Pocxox meint, er hätte vielleicht 


einen Buchstaben mißdeutet: bei den zahlreichen Ungenauigkeiten dieser Art in der syrischen Litteratur scheint mir 


diese Vermutung kaum nötig (BERCHEN). 


198 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


Bande, das darunter einen Knoten bildet und dann übergeht in Girlanden, die unter die Eck- 
voluten herabhängen. Diese Girlanden zeigen die typische Lorbeerfügung mit dem Edelstein 
in der Mitte wie an der Corona triumphalis. An der Deckplatte bemerkt man trotz der Tünche 
eine Ranke mit langgezogenen, zackigen Blättern. Der Architrav darüber kommt von rechts 
her gerade an, scheint 
sich aber ganz eigentüm- 
lich in einen auf den 
Beschauer zugehenden 
Bogenansatz umzubilden, 
der dann vorn mit der 
Anstoßfläche zum näch- 
sten Keilstein des Bogens 
endet. Der runde, mit 
einer Art Weinranke ge- 
schmückte Fries wird zur 
Füllung der in der Photo- 
graphie von unten ge- 
sehenen Archivolte. Dar- 
über läuft das Gesims 
zunächst mit Zahnschnitt 
und Eierstab weiter, an 
dem Bogen kommt noch 
dazu eine Art vertikal 
stehender Konsolen, über 
denen ein Pfeifenfries mit abschließendem Perlstab ausladet. Unter deım Weinlaubwulst wird am 
horizontalen Architrav noch ein Blattfries sichtbar, der in der Archivolte wegfällt. Diese endet 
nach vorn mit einem Vorsprung zum Eingreifen in den nächsten Keilstein. 

Man könnte geneigt sein, diesen Architekturrest für antik zu halten. Es liegt derselbe 
Fall vor wie bei den alten Teilen der Westfassade. Um zunächst einmal diese Frage zur Ent- 
scheidung zu bringen, bleibe ich bei dem durch die Corona triumphalis-Gehänge vielleicht am 
meisten des Heidnischen verdächtigen Motiv, dem Kapitell selbst. Es hat sich noch ein zweites 
derartiges Kapitell vom alten Amida erhalten, in der Kosmaskirche. Mir liegt davon eine 
ebenfalls für den General vE BeyLıs gemachte Photographie (Abb. 115) vor, die auf der Rück- 
seite bezeichnet ist: „Chapiteau dans l’eglise Mar Cosmas.“ Das stimmt zu den Angaben von 
Miß Bert, deren Aufnahme des Kapitells ınit den zugehörigen Architekturteilen ich oben Abb. 7 
gegeben habe. 

Wir sehen wieder ein Pilasterkapitell der korinthischen Ordnung. Unten stehen abermals 
vier, oben fünf Blatt aufrecht nebeneinander, Rippenbildung und Lappenschnitt ist im wesent- 
lichen der gleiche. Auch die Girlanden aus Lorbeer mit dem Edelstein unten sind da, also 
wieder die richtige Corona triumphalis. Sie laufen oben in einem ähnlichen Knoten zusammen 
wie in der jakobitischen Kirche, nur die Bosse darüber ist anders geschmückt. Hier nun halten 
wir den Beweis in der Hand, daß zum mindesten dieses Kapitell sicher christlich ist: in einem 
von Akanthus umrankten Medaillon erscheint das gleicharmige Kreuz — wie ich gleich bemerken 
möchte, in dieser Rahmung das typische Siegeskreuz Konstantins im Oriente. — Es sei hier 
gleich auch aufmerksam gemacht auf die Ornamente, «ie rechts neben dem Kapitell erscheinen: 
vier Herzblätter in Kleeform zusammengestellt mit einem Rankenstiel, der, von der Mitte aus- 
gehend, sie umrahmt. Darunter eine Wellenranke mit einem aus dem Stiel mit drei Lappen 
gebildeten Blatt und einer Rosette. Daß diese rohen Motive alt und nicht erst später dazu 
gekommen sind, kann man an der Deckplatte des Kapitells beurteilen, wo derselbe „vierblättrige 





Abb. 115. Dijarbekr, Kosmaskirche: Altes Kapitell 


DEKORATIVER REICHTUM DER CHRISTLICHEN ARCHITEKTUR IN AMIDA, SYRIEN UND ÄGYPTEN. 199 


Klee“ verwendet ist,! diesmal von zweistreifigen Kreisen umrahmt, die untereinander ver- 
knotet sind. Die Veröftentlichung des Nymphaeums von Milet durch den Architekten Dr. HüLsex 
wird zeigen, daß solch rohe Ranken schon in der Zeit des Kaisers Titus möglich sind. 

Der Nachweis, daß Girlanden-Kapitelle noch in christlicher Zeit gearbeitet wurden, 
ist für die Beurteilung der alten Reste an den beiden Fassaden und der Nordarkade der Ulu 
Djami von Bedeutung. Dort kommen mehrere solche Girlandenkapitelle vor.” Sie wurden 
oben bereits einzeln besprochen. Mir liegt an dieser Stelle mehr daran, Vergleichsmaterial von 
christlichen Bauten des Orients herbeizuschaffen, das geeignet ist, den in Amida nachgewiesenen 





Abb. 116. Aleppo, Madrasa el-Halawiya: Innenansicht 


testen zum Zwecke ihrer Datierung etwas Hintergrund und weiter einen Begriff zu geben, wie 
reich die früheste christliche Architektur gedacht werden muß. Man darf dabei nie von der 
römischen Art ausgehen, sondern immer von der Neigung des Orients zu reicher dekorativer 
Ausstattung. Was zunächst das Kapitell anbelangt, so veröffentliche ich nachstehend eine 
Apsis in dem Nordmesopotamien benachbarten Aleppo. 

Die in Abb. 116 wiedergegebene Aufnahme verdanke ich dem Legationsrate Dr. Max Frei- 
herrn von OPPENHEIM. Wir sehen das Ende eines Saales, der rechts und links wahrscheinlich 
dieselben auf Säulen ruhenden Hufeisenbogen zeigt, wie an der Seite vor uns, wo zwischen 
diese Säulen vier andere im Halbkreise herumgestellt erscheinen. Es handelt sich um die 
Madrasa el-Halawiya, die der großen Moschee von Aleppo gegenüberliegt. Die Mauern sind 
heute weiß getüncht. Man muß sie sich reich mit Farben und Ormamenten ausgestattet denken, 


" Vel. über dieses persische Motiv Mschatta passim. 
2 Die „Girlandomanie“ scheint also nicht nur für Alexandrien bezeichnend, wie Brecera auf dem Archäologen- 
kongreß 1909 in Kairo behauptete. Vgl. Kunstchronik 1909, Maihetft. 


200 


Die 


CHRISTLICHEN 


DENKMÄLER VON AMIDA. 


die vielleicht eines Tages unter der Tünche noch eine Auferstehung feiern. In den beiden 
Ecken links und rechts erscheint in Kapitellhöhe ein Akanthusfries, wovon ich in Abb. 117 eine 


Abb 





117. Aleppo, Madrasa el-Halawiya: Linkes Eekkapitell der Apsis. 


I1S. Aleppo, Madrasa el-Halawiya: Mittelkapitell der Apsis. 


Vosör, La Syrie centrale, pl. 77 u. 146 (p. 106 u. 151). 
'‘ Vel. oben Abb. 67, S. 


Q 





147. 


Detailansicht gebe." Wir sehen über einem 
Wandablauf knollige Blattspitzen ähnlich 
vor die Blattebene vorkragend wie an den 
Kapitellen von Amida. Die hohen Akan- 
thusblätter über ihnen stehen zwischen 
Stielen, die entlang die Blattlappen tiefen- 
dunkle Ausschnittgruppen bilden.” Links 
liegt auf dem Akanthus ein Medaillon mit 
einem Kreuz, das von einem Quadrat durch- 
setzt wird. Die Ecke zeigt ein Blatt mit 
gegenständigen Spiralen. Die au diesem 
Akanthustries beobachteten Motive wieder- 
holen sich teilweise an dem Eckkapitell; 
hier finden wir auch nochmals den strikten 
Beweis des christlichen Ursprunges dieser 
Dekoration, das Kreuz im Kranze, das 
an der oberen Ecke unter der Deckplatte 
sitzt. Die beiden angrenzenden Kapitelle 
sind von gleicher Art, die beiden mitt- 
leren dagegen, Abb. 115, zeigen jene eigen- 
artig wie vom Wind bewegten Blätter, die 
in der Blütezeit der altbyzantinischen 
Kunst Mode geworden sind. Daß sie 
hier in Aleppo schon in früherer Zeit 
möglich waren, beweist ihr Vorkommen am 
Südportal von Kal’at Sim’an und an dem 
Pyramidengrabe von Dana, beide aus dem 
5. Jahrh.?; hier in der Halawiya sieht das 
Motiv so aus, als wenn zwischen die ge- 
krümmten Akanthusblätter Straußenfedern 
gelegt wären. Oben an der Ecke wieder 
das Kreuz im Kreise. Über den Kapitellen 
liest ein Kämpfer, mit einer steilen Hohl- 
kehle, die unten in eine Nase übergeht, bei- 
läufig gesagt, die syrische Parallele für die 
Kämpferaufsätze am Prunktore Theodo- 
sios’ II. bei der Porta aurea von Konstan- 
tinopel.* 


! Diese und die folgende Aufnahme ver- 
danke dem Architekten Ernest H£erarp, Stipendiaten 
der Acadömie de France in Rom, der ein Werk 
über Spalato vorbereitet. 

® Vgl. ein ähnliches Kapitell bei Miß Low- 
rHıax Bert, The desert and the sown, p.229 (Moschee 


in Hama). 


DEKORATIVER REICHTUM DER CHRISTLICHEN ARCHITEKTUR IN AMIDA, SYRIEN UND ÄGYPTEN. 201 


Ich könnte mir die Madrasa el-Halawiya zu einem kleinen Kuppelbau von persischem 
Typus ergänzen.‘ Eigenartig ist die Apsis: es sind lediglich die Säulen, die ihr Halbrund 
bilden. die Wände selbst stoßen im Eck zusammen. Diese eigenartige Bildung begegnet noch 
einmal im Oriente, und zwar im 
5. Jahrh. im Deir el-abyad in 
Oberägypten. Ich gehe hier auch 
auf dieses Ineditum näher ein, 
weil es nach den Berichten älterer 
Reisender ein ähnliches Pracht- 
stück gewesen sein muß, wie es 
unsere Phantasie für Amida sucht. 
Es handelt sich um eine Kapelle 
in der Nordwestecke des «der Mo- 
numentalität nach bedeutendsten 
Klosters von Ägypten, erbaut 
vielleicht noch zu Lebzeiten seines 
Gründers, des heiligen Schenute, 
in der ersten Hälfte des 5. Jahrh. 














= : - > n ‚Aal ko Br ll R Als _ 
Wir sehen im Grundriß (Abb. 119) Saslnäs =s 
>] ä 1 I; 7 Abb. 119 
an länglichen San wen Deir el-abyad (Oberägypten). Prunkkapelle in der Nordwestecke des Klosters. 


15,93 X 4,75 m Abmessung, viel- 

leicht die Grabkapelle des Lokalheiligen. Abb. 120° zeigt die Ansicht von Süden her: die 
Decke ist eingestürzt. Von der alten Dekoration sind nur die Nischen in den Seitenwänden 
und die säulengetragene Apsis erhalten. Will man sich vergegenwärtigen, wie die Kapelle 
einst aussah, dann lese man Curzox®: „Der Hauptein- 
sang (des Klosters) war früher am Westende, wo sich 
ein kleines Vestibulum befindet; unmittelbar innerhalb 
dessen Tür zur Linken ist eine kleine Kapelle, vielleicht 
eine Taufkapelle, etwa 25 Fuß lang und noch ziemlich 
gut erhalten. Es ist ein prächtiges Beispiel der reich- 
sten römischen Bauart aus der letzten Zeit des Kaiser- 
reiches und ist in Wahrheit ein kaiserliches kleines 
Zimmer. Die gewölbte Decke ist von Stein; und an 
jeder Seite befinden sich drei schön verzierte Nischen. 
Das obere Ende ist kreisrund und ist auf verschwen- 
derische Art mit Skulpturen in Paneelen, Karniesen 
(with a profusion of sceulpture in panels, cornices) und 
jeder Art von architektonischer Bereicherung ganz und 
gar bedeckt. Als es noch vollständig und mit Ver- 
goldung, Malerei oder Mosaik bedeckt war, muß es 
höchst prächtig gewesen sein.“ Kein Zweifel, daß Curzon 
trotz des falschen Maßes unsere Kapelle meint. Schon 
BurLer hat erkannt, daß es sich nicht um ein Bapti- 
sterium, sondern um eine Kapelle handelt. Abb. 120. Deir el-abyad, Kapelle: Innenansicht. 





! Man beachte die (wie das Postament einer Säule aussehende) Konsole in der Ecke links über dem Architrav 
am Gewölbeansatz. 
* Eigene Aufnahme. Vgl. ve Bock, Materiaux, pl. XVII. 
' „Besuche in den Klöstern der Levante*, Deutsch v. Meıssser, S. S3. Originalausgabe, p. 131 (Burrer, Coptie 
churches TI, p- 353). 
Amida, 


202 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


Auch die Ruine fesselt noch lebhaft. Der Bau ist ganz aus Quadern aufgerichtet, einige 
tragen Hieroglyphen, sind also altägyptischen Denkmälern entnommen. Vor die nördliche 
Schmalwand ist mittelst fünf Säulen, die einen halbrunden geraden Architrav tragen, eine 
Viertelkugelschale aus Ziegeln aufgerichtet, deren abschließender Rundbogen noch die alte 
Rundung des Tonnengewölbes gibt, das einst den übrigen Raum bedeckte. Den Ansatz 
dieses Gewölbes erkennt man noch deutlich. Darüber hinaus werden heute die Quadern der 
Umfassungsmauern des ganzen Klosters sichtbar. Auch die Ostwand der Kapelle setzt sich 
nach oben fort, es werden also wohl über der Kapelle noch Räume, Zellen oder dergleichen 
gelegen haben. Die Beleuchtung haben Schächte in der Westmauer, von denen man in Abb. 120 
deutliche Spuren im Gewölbeansatz sieht, besorgt. 

Beginnen wir die nähere Betrachtung mit der durch Säulen gebildeten Apsis. Die Art ihrer 
Herstellung wird erklärlich dadurch, daß der rechteckige Raum gegeben war, es sich also lediglich 
um einen passenden Einbau handelte. Der Baumeister befand sich in einer ähnlichen Lage 
wie der von Aleppo und wie früher schon der Architekt, der an der Hauptfront des Kaiser- 
palastes auf dem Palatin in Rom an die Seite des großen Audienzsaales in einen oblongen 
Raum eine Art Kapelle einzubauen hatte. Seine Lösung ist in Rom den Dimensionen (größere 
Breite, geringere Länge) entsprechend etwas anders: die Säulen stehen die Längswände entlang, 
und die Apsis ist so aufgemauert, daß sie, wie im weißen Kloster, an die Rückwand stößt; 
sie Jäßt aber seitlich Durchgänge.! 

Der heutige Zustand der Apsis gestattet die Struktur der Wölbung zu sehen; über dem 
Architrav liegen vier Ziegelschichten horizontal, dann folgt ein Band von Ziegeln, die gräten- 
artig im Winkel nach links und rechts von der Mitte gestellt sind, etwa wie in S. Pudenziana 
in Rom, der Rest der Kugelschale zeigt die Ziegel im Ziekzack schräg nach oben gestellt und 
in der Mitte einen Schlußstein mit einem gleichschenkligen Kreuz und den Buchstaben A und 
®. Am untern Rande über der Mitte des Architravs und der mittleren Säule ist das Mauer- 
werk bogenförmig durchbrochen. 

Der gerade Architrav besteht aus 12 Steinen, die in die dahinterliegenden Wände ein- 
binden. Die Profilierung ist sehr einfach, eine 35 cm hohe Vertikale, dann zwei Leisten und 
eine niedrige Schräge, das Ganze 50 cm hoch, ohne jedes Ornament. Die fünf Säulen, welche 
diesen Architrav tragen, sind monolith, der untere Teil steckt im Schutte, der obere hat den 
breiten flachen Rand, den man seit dem 4. Jahrh. häufiger beobachten kann. An den Ecken 
sind die Schäfte etwas höher, die Kapitelle niedriger. Alle diese Kapitelle sind wie im Chor der 
Kirche korinthisch mit einer Reihe Akanthus. Neu ist nur, daß der untere Rand des Kapitells 
von einem halbrunden Wulst umfaßt wird, der in der Art der Corona triumphalis mit Blättern 
geschmückt erscheint. Dieser Wulst datiert die Kapelle. Er ist ein charakteristisches Merkmal 
der Zeit von Theodosius bis auf Justinian, die Anwendung der Corona triumphalis spricht noch 
für die frühe Zeit. Die Rippen sind stellenweise durch Querstäbe zu Kreuzen ergänzt. Sehr 
auffallend (wie im Hauptchor) ist die Tatsache, daß der Blattschnitt des Akanthus nicht bei 
allen Kapitellen der gleiche ist: einmal plumb und ungefügig mit fast gesägten Lappen, einmal 
viellappig fast wie Tang mit gebohrter Mittelrippe. Das sind Vorstufen jener für die Jahr- 
hunderte des Theodosius und Justinian bezeichnenden byzantinischen Blatttypen, den fetten 
zackigen und den tangartigen Akanthus, die später wieder verschwinden. Bemerkenswert ist, 
daß die Kapitelle noch nicht von der Prokonnesos stammen, also wahrscheinlich vor dem 
5. Jahrh. liegen, in welcher Zeit der Import von der bei Konstantinopel liegenden Marmorinsel 
alle lokale Schöpfung dieser Art unterbindet. Dagegen scheint gerade das 5. Jahrh. für Ägypten 


ı Denıo und Bezorv, Die kirchl. Baukunst d. Abendlandes, Taf. 15, 3 u. 4, Horrzisser, Altchristl. und byz. 
Baukunst, S. 24. 
2 Ehenda Taf. 35, 5 und 38, 6. Man denkt bei dieser Ziegellagerung auch an die Kuppel «es Diokletians- 


mausoleums in Spalato oder am Grab des heiligen Demetrios in Salonik. 


DEKORATIVER REICHTUM DER CHRISTLICHEN ARCHITEKTUR IN AMIDA, SYRIEN UND ÄGYPTEN. 203 


die Zeit, wo der Zufluß neuer Dekorationsformen aus Asien beginnt. Lokale Züge machen 
sich geltend in der Krönung der Nischen, die an der Längswand der Kapelle ange- 
ordnet sind. 

Die erste Nische (Abb. 119) gleich rechts vom Eintretenden bei e ist rund und schließt oben 
mit einer Muschel, die von einem eigentümlich gebrochenen Giebel bekrönt wird." Er steigt 
zuerst sehr steil auf und setzt dann in einem stumpfen 
Winkel ab, wobei die steilen Kanten seitlich in Spitzen 
auslaufen. An derselben Wand folgt dann eine Tür 
und bei b eine zweite halbrunde Nische, deren Abbil- 
dung (Abb. 121) ich nach meiner Photographie gebe. 
Hier wird die kleine Apsis von einem glatten Profil 
umschlossen und flankiert von zwei Säulchen, die einen 
geraden, über ihnen verkröpften Architrav tragen. Auf 
diesem ruht wieder ein abgesetzter Giebel mit drei 
Spitzen. Die dritte Nische a (Abb. 119) bei der Apsıs ist 
viereckig, schließt oben mit einem Halbkreis und dar- 
über mit dem abgesetzten Giebel, dessen Mitte aber 
rundbogig ist. Die Nischen der Westwand entsprechen 
denen gegenüber, nur fehlt die Nische am Eingange 
links. Die an ihnen angebrachten Ornamente ent- 
sprechen denen an den Gesimsen der Apsiden des 
Kirchenchores. Bei ce ist zwischen Muschel und Giebel 
eine Folge von Blättern, Quadraten und Rauten mit 
verschiedenen vierlappigen Füllungen, bei b am Ge- 
sims der inneren Nische auf der Schräge dasselbe ein- 
fache Mäanderornament mit den gleichen Füllungen an- 
gebracht, wie es auch sonst an dem Klosterbau des hl. Schenute vorkommt. Solche Details 
sprechen für die Gleichzeitigkeit der ganzen Anlage. Zu erwähnen wäre noch, daß der Sturz 
der Tür an der Ostseite der Kapelle von einem offenen Rundbogen entlastet wird, ein Motiv, 
dal schon an der Porta aurea des Diokletianpalastes in Spalato und dann am Ende des 4. Jahrh. 
an der Porta aurea in Konstantinopel wiederholt vorkommt.” Es wird unten davon noch die 
Rede sein. 

Die dekorative Nische muß auch in der christlichen Architektur Nordmesopotamiens eine 
große Rolle gespielt haben; ich könnte sonst nicht begreifen, wie das Arkadenmotiv sich so 
typisch gerade von dieser Gegend aus in den Kanonestafeln am Anfang der Evangelien test- 
setzte. Als ältestes Beispiel führe ich an ein Fragment im British Museum Add. 5111.” Es 
zeigt, wie die Schenutekapelle, korinthische Kapitelle mit dem Lorbeerwulst; die Lünetten sind 
ausgefüllt mit Mustern ohne Ende wie in Bawit und die Säulenschäfte gemustert wie an 
der Westfassade von Amida. Unter den ÖOrnamenten kommen so ausgesprochen persische 
Motive vor, daß ich nicht an dem Ursprung der Handschrift in einer Persien naheliegenden 
Gegend zweifle. Sicher in Mesopotamien entstanden ist der syrische Codex der Laurentiana 
in Florenz. Er wurde vom Kalligraphen Rabbula im Jahre 586 im Johanneskloster zu Zagba 
vollendet. Ich gebe hier (Abb. 122) eine von seinen vielen Kanonestafeln. Man sieht die Säulen 
geschmückt mit ähnlichen Ornamenten wie an der Westfassade. Dazu korinthische Kapitelle. 
In der Lünette erscheint auf gemustertem Grunde das Triumphalkreuz wie an den Kapitellen 
von Aleppo. Tierdarstellungen, von denen später noch zu sprechen sein wird, umgeben die 





Abb. 121. Deir el-abyad, Kapelle: Dekorative Nische 


ı Vgl. für diese Giebelform meine Koptischen Denkmäler, S. 27 f. Die Anregung geht von Syrien aus. 
* Jahrbuch des k. deutschen arch. Instituts, VIII (1893), S. 6. 
° Abb. bei Suaw, Illuminated ornaments, pl. I-IV, Haserorr, Codex Rossanensis, S. 44/5 u. a. 


204 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


Arkaden. Oben sind als Akroterien Propheten dargestellt, rechts ebenfalls in einer Arkade die 
Verkündigung an Zacharias. Ein zweites Evangeliar dieser Art, der Cod. syr. 33 der Biblio- 
thöque nationale zu Paris, stammt aus dem Ananiaskloster zu Mardin. 

Doch auch in Amida selbst gibt es einen Beweis von der dauernden Beliebtheit der 
Nische. Taf. XII zeigt Details von der Fassade der großen Moschee, und zwar von dem 
Teile, den Mahnıud ibn Ilaldi 1155/6 erbaut hat. Man sieht oben zuseiten des spitzen Ent- 
lastungsbogens zwei Nischen mit Muschelabschluß und Ecksäulchen mit Ziekzackornamenten. 
Diese stammen wohl aus dem 12. Jahrh., sind also islamisch. Ein paar ganz kleine Nischen 
sieht man unten auf dem Türsturz (XII, 2). Der Bogen der Muschellünette geht da in den Architrav 
über und wird von schweren Säulchen getragen, darüber sieht man als Akroterien Hakenkreuze. 
Die Svastika kehrt vierfach wieder in dem Quadrat neben der Nische links; gegenüber steht 
in quadratischem Rahmen ein dreiteiliges breites Blatt. Die Mitte nimmt ein Kranz ein, bei 
näherem Zusehen die Corona triumphalis, deren Füllung ausgemeißelt ist. Es unterliegt für 
mich keinem Zweifel, daß da ursprünglich das gleichschenklige Kreuz zu sehen war!, wie es 
uns wiederholt begegnet ist. Dann aber ist der Türsturz, wenn er auch, wie Berenem oben 
S. 62 annimmt, aus abbasidischer Zeit stammen mag, doch christlichen Ursprunges. Das aber 


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Abb. 122. Florenz, Laurenziana: Abb. 123. Kairo, Ägyptisches Museum: 
Kanonesarkade aus dem Rabbula-Evangeliar. Koptisches Relief, 


wird bestätigt durch das merkwürdige Nebeneinander von Nische, Hakenkreuz, Blatt und 
Kranz mit Triumphalkreuz: Typischen Symbolen christlicher Grabsteine, wie sie von kop- 
tischen Friedhöfen aus der zweiten Hälfte des ersten Jahrtausends her massenhaft bekannt ge- 
worden sind.? Ich habe im ägyptischen Museum zu Kairo ein Kalksteinrelief zu katalogisieren 
gehabt (Nr. 8761)°, das ich hier abbilde, (Abb. 123), weil es die unmittelbare Parallele für den 
Türsturz von Amida bildet. Darauf hat sich ein Steinmetz sämtliche für die Grabplastik in 
Betracht kommende Symbole zusammengestellt, so den Nilschlüssel mit A und ®, den Fisch, 
die Taube, das EIC OEOC, dann die Weintraube, deren Blätter durch einen Knoten verbunden 
sind, einen Krug und endlich auch zwei von den Symbolen auf unserem Türsturz, das 
Kreuz, hier Monogramm in der Corona triumphalis, und darunter die Nische. Sie ist mit 
dem Giebel eingedeckt und zeigt Blätter als Akroterien. 


ı In den Diagonalen hente Löcher. — ? Grum, Coptie monuments. — 3 Vgl. meine Koptische Kunst, S. 108. 


DEKORATIVER REICHTUM DER CHRISTLICHEN ARCHITEKTUR IN AMIDA, SYRIEN UND ÄGYPTEN. 205 


Solche symbolische Darstellungen — die Tiermotive auf dem in Abb. 122 wiedergegebenen 
Blatte des Rabbula-Codex zählen ebenfalls dazu — sind auch auf den verkröpften Kämpfern 
der Westfassade zu erwarten. Ich will dabei nicht länger verweilen. Mir liegt, nachdem ich 
bisher vom Kapitell ausgegangen war, daran, in diesem Abschnitte noch einen Vergleich durch- 
zuführen zwischen dem Architravstück, das in der jakobitischen Kirche über dem Girlanden- 
kapitell erscheint, und dem Gebälk 
der Westfassade (Taf. XXIL'/» und 
IX f.). Wahrscheinlich hat dort das 
der Vase entspringende Weinlaub 
christlich-symbolische Bedeutung. 
Ich gehe davon aus. In der jako- 
bitischen Kirche liegt das Laub 
beim horizontalen Architrav auf 
einem Wulst; es überspinnt die- 
sen gitterartig. Das Blattwerk 
hat Akanthuscharakter, doch sind 
Trauben deutlich. Dieser tang- 
artige Akanthus tritt in Konstan- 
tinopel typisch entwickelt auf 
schon 463 an der Johanneskirche 
des Studios, dann in der Sergios- 
und Bakchoskirche, endlich in 
der Sophia und ihrer Stilschwester, 
der Ruine von Philippi." Es 
scheint mir, unter Rücksichtnahme 
auf das Girlandenkapitell, das viel 
älter ist, ganz unmöglich, wegen 

Abb. 124. Berlin, Mschattafassade: Eines der dekorativen Dreiecke. dieses Details einen Byzantiner in 

Amida tätig zu denken, vielmehr 

wird der Fall wohl umgekehrt liegen, daß nämlich nordmesopotamische Steinmetzen diese Art 
nach Konstantinopel gebracht haben. 

Das Überspinnen eines Wulstfrieses mit Laubwerk ist schon für Mschatta bezeichnend. 
Abb. 124 gibt eines der 21 Dreiecke mit der durchlaufenden Basis der Fassade, wie sie heute 
in Berlin aufgestellt ist.” Man sieht das Rankennetzwerk nicht nur unter der Rosette des 
Dreieckes selbst, sondern auch auf den beiden horizontalen Wulsten. Dazwischen taucht überall 
im Blattwerk die Palmette und der tangartige Akanthus neben rein persischen Motiven, wie 
der Flügelpalmette, auf. Auch die Weinranke selbst ist die persische: der Stiel endet zumeist 
mit einer oder drei Kugeln auf der Blattmitte. Derselbe Typus auch an dem großen Ranken- 
wulst am Triumphbogen des trikonchen Zentralraumes von Mschatta.” Eine Bestätigung für 
den alten Ursprung dieses Motivs jenseits des Euphrat hat neuerdings die Aufnahme der par- 
thischen Ruinen des von Sapor I. (242—272 n. Chr.) zerstörten Hatra durch die Deutsche 
Orient-Gesellschaft gebracht.‘ Es wurde dort die Ornamentierung eines Türgewändes gefunden, 
das bereits zweifellos diese Art Weinblatt angewendet zeigt. In Amida läßt es sich bis jetzt 
nicht nachweisen. Ebensowenig in Kleinasien und Armenien. Es scheint also Hatra-Palmyra° 





die Nordgrenze zu bezeichnen, denn südlich ist es sehr häufig. 


! Vgl. Sırzesgerg, Altchristl. Baudenkmale von Konstantinopel und Byzantinische Zeitschrift XI, (1902) Taf. IL. 
2 Vgl. Jahrbuch der preuß. Kunstsamml. 1904, S. 289, Taf. XI. — ° Mschatta, S. 291. 
t 19. Wissenschaftliche Veröffentlichung der D. O.-G., S. 12, Abb. 20. — ° Mschatta, S. 333. 


206 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


Neben dieser spezifisch persischen Art, war in Mesopotamien immer auch die rein helle- 
nistische im Gebrauch, d.h. das natürliche Weinblatt, wie es an dem Architekturrest der jako- 
bitischen Kirche in der Ranke der Archivolte, dann an der Westfassade von Amida und im 
ganzen antiochenischen Kreise! vorkommt. Ich erinnere gleich auch an die Torfassade von 
Resapha.” Allen diesen Beispielen gegenüber hat die Weinranke der Westfassade etwas Eigen- 
artiges (Taf. IX—XI). Man sieht in jeder Einrollung zwei Blätter, die eine Traube in die Mitte 
nehmen. Öhne irgendwelche naturalistische Tendenz sind sie ganz breit zur Füllung des flachen 
Feldes auf dem dunklen Reliefgrunde stehengelassen. Im Blatte sind die Rippen ganz schema- 
tisch in tiefen Strichen ausgehoben, das Weinblatt ist nur an seiner Fünflappigkeit zu er- 
kennen. Für diese schematische Aufteilung der Blätter und Trauben konnte ich in derselben 
Gegend schon in meiner Mschatta-Arbeit, S. 337, ein Beispiel beibringen, einen Fries im Regie- 
rungspalast zu Edessa. Heute möchte ich ein besonderes typisches Beispiel vorführen (Abb. 125), 





Abb. 125. Berlin, Kaiser Friedrich-Museum: Fries aus Bawit. 


einen Fries aus Bawit in Ägypten.’ Wie in Edessa sind auch hier je zwei Blätter und zwei 
Trauben zusammenkomponiert, nur ist das Blatt nach persischer Art gefiedert wiedergegeben. 
Wie in Edessa aber bilden die Kreise keine Wellenranke, sondern sie sind wie an der Deck- 
platte des Kapitells in der Kosmaskircbe von Amida (Abb. 115) zweistreifig umrahmt und durch 
Knoten verbunden. Diese Tendenz ist ungriechisch'; da sie sich an dem Weinlaubfriese der 
Westfassade noch nicht ganz durchgesetzt hat, dürfte der Fries doch einer ziemlich frühen 
Zeit angehören 

Fassaden wie die von Amida, d. h. mit hohen verkröpften und reich ornamentierten 
Gebälken, dürften in Mesopotamien nicht selten gewesen sein. Ich schließe das aus einem 
Funde, den das Comite de conservation des monuments de l’art arabe in Kairo in der Moschee 
el-Hakim gemacht hat. Dort wurden in einem Raume links vom Haupteingange zwei etwa 
um 1000 entstandene Nischen in Stein gefunden, die ganz unarabisch auf rein architektonischem 
Wege hergestellt sind (Abb. 126)? Man sieht einen schmalen Pfeiler auf einem breiteren, der 
den Gewölbeansatz trägt. Dazwischen liegen die Flachnischen, die oben durch Vorkragen des 
Steines in die spitzbogigen Rundnischen übergeleitet sind. Die überaus reichen Ornamente 
entsprechen zum Teil den islamischen der Ostfassade von Amida. Davon wird noch zu reden 
sein. Uns interessiert zunächst nur die Verteilung der Horizontalfriese; man vergleiche sie 
mit der Inschrift-, Fries- und Gebälkzone unserer Fassaden und wird sich vorstellen können, 


' Mschatta, S. 297 f. — ° Mschalta, S. 252 und unten. 

Jetzt in Berlin. Wurrr, Altchristl. Bildwerke Nr. 215, S. 72. 
' Chorikios von Gaza, ed. BoıssonaDE, p. S4. 
° Nach den Schriften des Komitees, 1907, pl. II. 


DiE URSPRÜNGLICHE BESTIMMUNG DER ALTEN WESTFASSADE. 207 


daß das Hakim-Gebälk in Kairo eine Fassade nach Art derjenigen von Amida zur Voraus- 
setzung hat. Zugleich zeigt der Vergleich, wie sehr die Friese von Dijarbekr den um 1000 
datierten in Kairo gegenüber noch antik wirken. Hier die persische Art, dort die hellenistische. 

Die am Schlusse des drittletzten Abschnittes gestellte Frage: sind die alten Teile der 
Westfassade von Amida antik oder christlich, muß mit Rücksicht auf die aus dem Gebiete der 
christlichen Kunst vorgeführten Analogien, dann im Hinblick auf die Stadtgeschichte und die 
große Bedeutung der übrigen altchristlichen Denkmäler der Stadt dahin beantwortet werden, 
daß der Bau, dem diese alten Teile entnommen wurden, ein christlicher gewesen sein dürfte. 
Es handelt sich jetzt nur noch um die Bestimmung der Zeit und des Zweckes, dem dieser Bau 
gedient haben kann. 


i. DIE URSPRÜNGLICHE BESTIMMUNG DER ALTEN 
WESTFASSADE. 

Fasse ich zunächst die im 
vorletzten Abschnitte zusam- 
mengestellten Nachrichten über 
die Kirchen zusammen und 
suche ich aus ihnen das her- 
aus, was etwa für die Entste- 
hungszeit der alten Teile der 
Westfassade von Dijarbekr in 
Betracht kommen könnte, so 
ergeben sich ganz wertvolle 
Schlüsse. Ich denke, was die 
Inaliden da im Vorhof ihrer 
Moschee wiederverwendet ha- 
ben, gliedert sich durchaus 
verwandt jenen Spuren einer 
eigenartigen Kunst der Stadt 
Amida ein, wie sie die Schrift- 
quellen zusammen miteinzelnen 
photographischen Aufnahmen 
von Beyuı# und Miß Bern deut- 
lich erkennen lassen. Der Be- 
richt bei Ramusio über die 
Marienkirche und die erhalte- 
nen Spuren lassen vor uns eine 
großartige Anlage erstehen — 
in demselben Berichte heißt es, 
die Kirchen von Amida dürften 
von der Größe von S. Giovanni 
e Paolo und der Frarikirche 
in Venedig sein —, wie sie 
auch die Voraussetzung für 
die Unterbringung der ver- 
kröpften Gebälke und Ziersäulen der Moschee ist. Bogen über Bogen von Säulen getragen und 
Säulen über Säulen wie am Palast von S. Marco — dem an sich im Typus orientalischen 
Dogenpalaste —, dazu am Überbau des Taufbrunnens sechs Marmorsäulen, geschnitten mit 








Abb. 126. Kuiro, Moschce el-Hakim: Steinnischen 


208 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


schönen und zarten Arbeiten: das sind Worte, die ebensogut von der Westfassade gebraucht 
werden könnten. Emporen einer Kirche mit entsprechenden Ziergliedern, prächtige Verklei- 
dungen im Innern, zweigeschoßige Höfe und dergleichen schweben uns vor. Von der Marien- 
kirche selbst dürften die Muslime ihren Fassadenschmuck nicht genommen haben, weil ja der 
Gewährsmann des Ramusio (gedruckt 1583) um 1510 schreibt und die Kirche damals doch 
wohl noch in ihrer alten Pracht vorfand. Auch ist nicht gut anzunehmen, dafs diese Marien- 
kirche des Ramusio dem Orte nach identisch ist mit unserer Ulu Djami, weil Eingriffe, 
wie die durch die Inschriften für das 12. Jahrh. bezeugten, unmöglich 1510 noch so viel zu be- 
wundern übrig gelassen hätten. Vielmehr ist es nach den Resten der jetzigen jakobitischen 
Marienkirche (trotz Po«nox) durchaus wahrscheinlich, daß diese mit der Marienkirche des Ramusio 
identisch ist. Darüber können nur genaue Aufnahmen, eventuell Ausgrabungen Aufschluß 
geben; sie würden unter allen Umständen sehr lohnen. 

Die von Beyuis und Miß Berı aufgenommenen Reste in den Kirchen des heutigen Dijarbekr 
- bezeugen aber, zusammen mit dem Bericht bei Ramusio, nicht nur den in der Westfassade 
der Ulu Djami steckenden zweigeschoßigen Bautypus als Lieblingsmotiv von Amida, sie bestätigen 
gleichzeitig, daß auch in der Detailbildung des Gebälkes und der Kapitelle spezifisch lokale 
Eigenart zutage tritt. Zum Vergleich kommen in Betracht das reiche Gebälk in der Jakobi- 
tischen Marienkirche und das Kapitell der griechischen Kosmaskirche. Diese beiden Pilaster- 
kapitelle sind untereinander bis in alle Einzelheiten so verwandt, daß sie gut von ein und dem- 
selben Bau herrühren könnten. Wahrscheinlich aber ist, daß sie tatsächlich von vornherein 
für verschiedene Bauten bestimmt waren, die alte, marmorinkrustierte Apsis der melkitischen 
Kirche läßt das Kapitell durchaus als zugehörig erscheinen, und die Reste in der Marienkirche 
haben ebenfalls wohl nie ihren Platz geändert. Also ist das Kapitell mit der unter der Ecke 
durchgezogenen Girlande ein für alle uns bekannten alten Bauten von Amida typisches Motiv. 
Es kommt auch sonst vor — davon unten — bekannt war es aus Syrien (Serdjilla)." An 
der Ulu Djami wurde es wiederholt nachgewiesen, sowohl an den beiden Fassaden, wie an 
der Arkade der Nordseite. Ich möchte diese Kapitelle nicht später als in das 4. Jahrh. setzen. 
Das wird unten noch an den Kirchen des Djebel Tur Abdin und einem Bau in Harran nach- 
zuprüfen sein. 

Dem stände nun entgegen, was sich an Vermutungen vorbringen läßt, wenn man an- 
nimmt, daß die alten Reste der beiden Fassaden von einer einst an Stelle der Moschee zentral 
selegenen Kirche herrühren. Entsprechend den oben S. 51 und 5.165 gemachten Zusammen- 
stellungen würde sich etwa folgendes sagen lassen: Nach Wakidi-Nresun teilten die Araber nach 
der Eroberung die Hauptkirche, St. Thomas, zwischen Christen ('/s) und Muslime (*»). 
Nach Analogie des Vorganges und des Grundrisses in Damaskus (St. Johann — Gr. Moschee) 
könnte die Ulu Djami Wakidis = St. Thomas sein. Nach Dionysios baute Kaiser Heraklius 
628/9 n. Chr. die große Kirche von Amida; sie wurde 770 n. Chr. gründlich restauriert. 

Wenn nun die Herakliuskirche — St. Thomas = Ulu Djami ist, so folgt daraus, daß 770 
n. Chr. diese Kirche noch teilweise den Christen gehörte, also daß der Vorgang der gänz- 
lichen und definitiven Islamisierung, die in Damaskus bereits unter Walid stattfand, in Amida 
erst später vor sich ging. Dies ist nun eine Schwierigkeit, weil Walid nicht nur in Damaskus, 
sondern ganz systematisch Kirchen in Moscheen umgewandelt haben soll, also zu erwarten 
wäre, daß dies auch in Amida geschehen sei; allerdings fehlt jeder Beweis dafür. Stammten 
die vorislamischen Reste der beiden Fassaden im Vorhofe der Ulu Djami von der alten 
Thomaskirche, dann müßten sie in die Zeit des Heraklius, bzw. um das Jahr 629 zu datieren 
sein. Dagegen nun sträubt sich meine Erfahrung. Ich möchte die alten Reste der Ulu Djami 
für älter halten. Dem kommt nun in der Tat die von Bavustark mitgeteilte Notiz zu Hilfe, 


ı Vosür, La Syrie centrale, pl. 31, 1. Butter, I, p. 28. 


DIE URSPRÜNGLICHE BESTIMMUNG DER ALTEN WESTFASSADE. 209 


wonach die „große Kirche“ von Amida schon 463/4 erwähnt wird. Also wird sie — wenn 
die Bezeichnung „große Kirche* nicht überhaupt mit der Zeit und der Sektenangehörigkeit 
dessen, der diese Bezeichnung gebraucht, wechselt — Heraklius wohl nur, wie die Grabeskirche 


in Jerusalem, erneut haben unter Benützung alter Bauteile. Es macht durchaus den Eindruck, 
als wenn die in der großen Moschee und zwei anderen Kirchen nachgewiesenen alten Archi- 
tekturstücke aus ein und derselben Zeit stammten. Dafür eignet sich meines Erachtens die 
Gründungszeit der Stadt, also die Zeit des Konstantius ca. 349 (oder allenfalls noch das 
5. und 6. Jahrh.) besser, als die dreihundert Jahre später liegende Periode des Heraklius. 

Für eine sehr frühe Datierung, etwa noch in konstantinische Zeit, sprechen nicht nur die 
Daten der Stadtgeschichte von Amida. Auch die selbständige Formengebung an den nach- 
gewiesenen alten Architekturresten lenkt das Urteil in diese Richtung. Vor allem aber sind 
rein kunsthistorische Erwägungen für diesen Zeitansatz maßgebend. Die hier leider nur bruch- 
stückweise vorgeführten Denkmäler von Amida scheinen mir doch schon entscheidend in der 
Frage, ob Mesopotamien selbständig zu seiner christlichen Kunst gekommen oder abhängig 
gewesen sei von Antiochia oder gar Byzanz. Manche werden womöglich an Rom als letzten 
Vermittler der Antike denken. Und doch ist es so natürlich anzunehmen, daß, als der Fürsten- 
hof der Osrhoöne am Anfange des 3. Jahrh. das Christentum als offizielle Religion annahm, 
die bodenständige hellenistische Kunst die neuen Aufgaben mit den hergebrachten, landes- 
üblichen Mitteln zu lösen suchte und so den Grundstein für eine eigenartige Entwickelung der 
ehristlichen Kunst im nördlichen Mesopotamien legte. Bezeichnend dafür ist der neue, von 
Edessa ausgehende Christustypus. Alle Welt stellte am Anfang des 3. Jahrh. Christus als 
bartlosen Jüngling dar, der kleinasiatische Norden mit langen Locken, der syro-ägyptische 
Süden mit kurzem, krausem Haar." Da brachten Edessener in ihren Christusbildern in Jeru- 
salem gegen dieses hellenische, das persische Mannesideal zur Geltung, einen bärtigen Kopf 
mit schlichtem, in der Mitte gescheiteltem Haar.” Es dauerte nicht lange, so war die helle- 
nische Auffassung fast völlig durch diese orientalische erstickt; wir stellen uns Christus heute 
nur mehr bärtig vor. Darin aber haben die persisch-syrischen Städte, nicht zuletzt wahr- 
scheinlich auch Amida (dieses wohl nach Armenien hin) Bahn gebrochen. Ähnliches läßt sich 
für gewisse Bildtypen von biblischen Szenen erweisen. 

Die Zeit, in der sich diese Dinge abspielen, das 3. Jahrh. und das des großen Konstantin, 
scheint mir zugleich jene Periode der Blüte, die wir suchen müssen, um die in Amida — und 
Mschatta — offenbar gewordenen Tatsachen erklären zu können. Es muß in der Zeit, die für 
Rom den völligen Niedergang bildender Kunst auf antiker Grundlage bedeutet und als letzte 
Tat das Konglomerat des Konstantinsbogens fertig gebracht hat, in der Zeit kurz vor Begrün- 
dung Konstantinopels einen großen Aufschwung der bildenden Kunst in Persien gegeben 
haben. Das mag zusammenfallen mit dem Sturz der Partherherrschaft, als durch die Sasaniden 
eine neue, stark mit äußeren Machtmitteln arbeitende Dynastie auf den Thron kam. Die christ- 
liche Osrhoöne hat an diesem Aufschwunge der späthellenistisch-persischen Kunst gewiß regen 
Anteil genommen. Beweis dafür meines Erachtens gerade die in Amida nachgewiesenen Reste 
altchristlicher Kunst. Ich hoffe, die nachfolgende Untersuchung wird zum mindesten den Ein- 
druck erwecken, daß diese Zusammenhänge nicht gerade nur in meiner Phantasie bestehen, 
wie manche gern annehmen und dabei nicht beachten, daß erst unsere allerjüngste wissen- 
schaftliche Flutwelle, von der ganz einseitig auf Hellas und Rom gerichteten klassischen Archäo- 
logie ausgehend, das harte Ringen heraufbeschwor, mit dem ich meine wissenschaftlichen Über- 
zeugungen durchsetzen muß. Die großen Reisenden aus der ersten Hälfte des vorigen Jahr- 
hunderts waren viel einsichtiger. So vor allem H. pe Herr, der 1847 über die Fassaden von 
Amida urteilt: „L’aspeet en est tr&s original. C'est la fantaisie orientale repandue A flots dans 


! Beilage zur Allg. Zeitung 1903, Nr. 14 vom 19. Januar, S. 105f. — °? Der Türmer, IX (1907), S. 505 f. 
Amida. 27 


210 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


une riche ornementation ... et reunie au style de l’architeeture grecque, ce qui les fait passer 
pour avoir appartenu ä une eglise chretienne.“ Er irrt freilich, wenn er annimmt, es sei doch 
wahrscheinlicher, daß wir es mit dem Werk griechischer Architekten zu tun hätten, die viel- 
leicht zu einem Palastbau an den Hof der Khalifen berufen wurden. Sein Schlußurteil lautet 
denn auch verfehlt dahin, es handle sich um klassische Architektur mit einem Überfluß von 
Ornamenten, wie sie die byzantinische Schule vom 9. bis 12. Jahrh. charakterisiere. Wenn er 
dabei alle christlichen Anzeichen vermißt, so ist auch das nur beschränkt richtig. Das Fehlen 
einer byzantinischen Inschrift überrascht nicht mehr, nachdem der Einblick in die Bauzeit und 
die verwendeten vorislamischen Teile gewonnen ist. Endlich scheint mir sehr zweifelhaft, wenn 
H. pe Her behauptet: „Nulle part on ne voit la trace d’une croix, d’un symbole.“ Ich empfehle, 
in Zukunft die Ornamente der westlichen verkröpften Kämpfer genau zu untersuchen. 































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Abb. 127. Rekonstruktionsversuch einer Bühnenwand nach einem pompejanischen Wandbild. 


Bei dem Versuche, die ursprüngliche Bestimmung dieser Teile zu erforschen, muß ich 
ausgehen von dem Modemotiv der östlichen Kunst in spätantiker und frühchristlicher Zeit, 
sobald es sich um reichere dekorative Ausstattung handelte: von der Theaterstirnwand. Die 
Städte der ausgehenden antiken Welt haben wohl alle über Theater verfügt; die Ruinen von 
Orange in Gallien, in Aspendos auf kleinasiatischem Boden geben die beste Vorstellung, welche 
dekorative Pracht dabei entfaltet wurde. Den lebendigsten Eindruck davon aber vermag sich 
der Reisende in Pompeji angesichts der Wäandmalereien vierten Stiles zu verschaffen, der, wie 
vermutungsweise gesagt werden kann, sich in Antiochia entwickelt hat.! Dafür sind beweisend 
besonders eine Reihe christlicher Denkmäler, die ich kürzlich in diesem Sinne zusammengestellt 
habe’: Sarkophage aus dem südlichen Kleinasien, die Vorderwand des Maximiansthrones in 
Ravenna und das schöne Londoner Engelrelief in Elfenbein mit der griechischen Inschrift — 
alles Denkmäler, die geeignet sind, über Kleinasien und Syrien auf die Osrhoöne überzuleiten. 
Dal insbesondere auch in Amida das Theater eine Rolle spielte, dürfte aus gewissen Darstel- 
lungen auf der Ortokidenschüssel in Innsbruck, von der noch in einem späteren Abschnitte 
die Rede sein wird, deutlich werden. 

Ich führe dem Leser in Abb. 127 eine architektonische Bühnenwand vor, wie sie G. von Cupr? 
nach einem Wandbild des Hauses Reg. I, ins. 3, No. 25 in Pompeji zu rekonstruieren gesucht 
hat. Wir sehen eine Flucht von zehn Säulen und Pfeilern. Sie stehen auf Postamenten, die 


' Göttingische gelehrte Anzeigen 1906, S. 910 f. — : Journal of Hellenie studies, XXVIL, S. 99 f. 


® Die römische scenae frons, Beiträge zur Bauwissenschaft, Nr. 6. 


DIE URSPRÜNGLICHE BESTIMMUNG DER ALTEN WESTFASSADE. 311 


einzeln vor die dahinter liegende Wand treten. Die Kapitelle sind entweder jedes für sich oder 
paarweise verkröpft, nur in der Mitte läuft der Architrav durch. Man rechne damit, daß die 
Anordnung in Abb. 127 einen von tausend Lösungsversuchen bedeutet. Doch ist die Anordnung 
von zehn Stützen in der Front häufig, und zwar deshalb, weil diese Anordnung am einfachsten 
gewisse Voraussetzungen dieser Dekoration erfüllt. In Abb. 127 wird man zwischen den Säulen- 
postamenten drei Treppen angeordnet schen, die nach drei Türen, einer in der Mitte, zweien 
in den Flügeln, führen. Dieses Schema weist jede Bühnenwand auf, das gehört zu ihrem festen 
Bestande, alles übrige kann wechseln. Die gewöhnlichste Anordnung war nun die, daß zwischen 
den drei Türen noch zwei Statuen, je eine auf jeder Seite, standen. Unsere Abbildung zeigt schon 
eine reichere Form. Aber auch in der einfachsten Fassung blieben mindestens zehn Säulen, 
weil es üblich gewesen zu sein scheint, sowohl jede der drei Türen für sich, wie jede der beiden 
Statuen dazwischen in ein eigenes Tabernakel mit zwei Säulen zu stellen. 











Abb. 128. Rekunstruktionsversuch einer Bühnenwand nach dem Wandbild in der Palästra zu Pompeji. 


Man werfe nun einen Blick zurück auf das Erdgeschoß der Westfassade von Amida, Taf. IXf.: 
wir sehen eine Reihe von zehn verkröpften Säulen. Das mag Zufall sein, jedenfalls läßt sich 
aus diesem Gebilde vom Jahre 1116—1125 noch nicht mit Sicherheit zurückschließen auf den 
ursprünglichen Verband der in der Fassade wiederverwendeten alten Teile. Aber eines ist doch 
merkwürdig: wir haben in der westlichen Inalidenfassade nicht nur zehn verkröpfte Säulen 
nach Art der Theater-Stirnwände vor uns, sondern es sind auch die drei Türen in dieser 
Fassade von 1116—1125 da. Sie heben sich dadurch aus den neun Arkaden heraus, daß fol- 
gender Rhythmus in der Anordnung der Bogen vorliegt: _ ... —_ ... — 

Man kann sich aus dieser Folge ohne weiteres eine Theaterfassade zurechtdenken: Im 
Bedürfnis der Zeit lag diese Anordnung nicht; die jüngere Ostfassade hat das Motiv des durch 
eine Stufe auseinandergeschobenen Rundbogens nur einmal, in der Mitte. Dort ist die Erin- 
nerung an die „scenae frons* mit Bezug auf die drei Türen bereits ganz verwischt. 

Für die Herleitung von einer Theaterstirnwand, die ich im Auge habe, spricht auch noch 
ein Umstand, der bisher nicht erwähnt wurde, die Zweigeschossigkeit. Abb. 127 kann geradezu 


97% 


212 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


als Ausnahme gelten; die Stiimwand des griechischen Theaters ist gewöhnlich zweigeschossig. 
Ich gebe als Beispiel eine andere Rekonstruktion von Cupr’s nach dem Wandbild der soge- 
nannten Palästra in Pompeji (Abb. 128). Wir schen die Treppen zu den drei Türen, auf jeder 
Seite davon je zwei, im ganzen zwölf Säulen, die paarweise verkröpft sind. Diese Einteilung 
bleibt auch im Obergeschoß, wo lediglich statt der Türen Statuen erscheinen. Wie an der 
Fassade von Amida gehen die Verkröpfungen durch, und die Rekonstruktion des pompejanischen 
Bildes gibt auch eine Idee, wie man sich den oberen Abschluß denken könnte, wenn es sich 
bei den alten Teilen der Amidafassade wirklich ursprünglich um eine Theaterstirnwand ge- 
handelt hätte. Man müßte schon für diesen Fall mit einem engeren Säulenintervall rechnen. 

In diesem Zusammenhange ist vielleicht auch jene Stelle der Inschrift heranzuziehen, 
wonach das Obergeschoß als unbedeckte Maksura bezeichnet wird. Ich weiß aus meiner Er- 
fahrung heraus nicht, was das eigentlich heißen soll — nAaxöv solarium? — und könnte nur 
denken, daß auch darin eine Erinnerung an die ursprünglich reine Kult- oder Schmuck- 
bedeutung des Obergeschosses vorliegt. Man wartete acht bis zehn Jahre, bevor man dieses Ober- 
oeschoß aufsetzte. 

Bei der Erörterung der Möglichkeiten, den Aufbau der Westfassade aus bekannten Bau- 
typen der Antike herzuleiten, muß auch noch der Nymphäen und ähnlicher Bauten in der Art des 
römischen Septizoniums Erwähnung getan werden. Auch diese Art ist nicht in Rom heimisch, 
sondern vom Osten aus angeregt. Septimius Severus hat, als er im Jahre 203 einen Abschluß 
für die appische Straße schuf, nur nachgebildet, was jetzt z. B. der Architekt Dr. Hürsex in 
einem trefflichen Beispiele in Milet aus 338 Quadern und Brocken wiedererstehen ließ. Es 
handelt sich dort um ein dreigeschossiges Nymphäum als Endpunkt einer Wasserleitung. Daran 
standen Tabernakel über Tabernakel mit verschobenen Achsen, und zwar im Erdgeschoß einfach 
mit geradem Architrav, darüber mit geraden und Volutengiebeln, die Säulen glatt oder kanneliert, 
die Pfeiler zuseiten der Mittelachse mit Ranken. Die Publikation ist unterwegs. Es ist bezeich- 
nend für die Zerstörung der Denkmäler im Orient, daß es zehnjäbriger ausdauernder und selbst- 
loser Arbeit bedurft hat, um das Denkmal mit voller Sicherheit aus den Trümmern auferstehen 
zu lassen. Dieses Nymphäum von Milet ist mehr als ein Jahrhundert älter als das Septizo- 
nium. Für die Westfassade von Amida kommt in Milet auch das zweigeschossige Eingangs- 
tor in den Südmarkt als Parallele in Betracht. Kxackruss hat es mit drei Toren und zehn 
Säulen in der Front rekonstruiert. ' 

Die vorgebrachte Hypothese, die alten Teile der Westfassade gehörten ursprünglich zu 
einer Theaterstirnwand oder dergleichen, verliert nicht an Boden, falls sich, was ich bereits oben 
aussprach, bestätigt, daß der ganze Bau kein antiker, sondern ein christlicher gewesen ist. 
Die Dekoration der scenae frons ist nämlich in mehrfacher Hinsicht übergegangen sowohl in 
die christliche wie in die islamische Kunst. Darüber nachfolgend einige kurze Andeutungen. 

Ich gehe zunächst aus von der Innenansicht der griechischen Kosmaskirche in Amida 
(Abb. 89, 8. 170). Wir sehen die Ikonostasis vor uns. Von ihrem ursprünglich wahrscheinlich 
plastischen Bestande sind nur noch die beiden Reliefplatten unten vorhanden, auf denen das 
Lieblingsmuster hellenistischer Säulenpostamente, die Raute, erscheint. Darüber steht heute 
eine Holzwand. Aber auch sie hält noch eine Grundeinteilung fest, deren Ursprung kürzlich 
von Karl Houı, zum Gegenstande einer eingehenden Untersuchung gemacht worden ist.” Danach 
ist die hohe Bilderwand, wie sie in den Kirchen des Ostens üblich ist, zurückzuführen auf die 
eben von mir behandelte Stirnwand der antiken Bühne. In der Tat sehen wir auch in Abb. 89 
am Rande noch die: beiden Seitentüren, die zusammen mit der Mitteltür jenen durch Stufen 
zugänglichen Dreiverein bilden, der jeder scenae frons zugrunde liegt. Mehr noch, auch der 


! Archäologischer Anzeiger 1906, Beilage zu S. 21. 
® Die Entstehung der Bilderwand in der griech. Kirche, Archiv f. Religionswiss., IX, 365 f. 


DIE URSPRÜNGLICHE BESTIMMUNG DER ALTEN WESTFASSADE. 213 


6} 


Aufbau der Höhe nach zeigt deutlich Zusammenhänge mit den pompejanischen Wandgemälden, 
bzw. dem gemeinsamen Vorbilde, der Bühnenwand. Man sieht die zweigeschossige Anordnung, 
das untere Stockwerk vertreten durch große Bilder, das obere durch eine fortlaufende Reihe 
kleinerer, dazwischen das verkröpfte Gesims, vertreten durch den schmalen Streifen von Bildern 


kleinsten Formats. 

Ich stelle neben 
dieses derbe Tischler- 
erzeugnis von Amida 
eine Ikonostasis (Abb. 
129), die ich im Jahre 
1889 in Eregli am 
Marmarameere aufge- 
nommen habe.! Sie 
datiert angeblich erst 
aus dem Jahre 1725. 
Im architektonischen 
Aufbau läßt sie sich 
zwischen die scenae 
frons und die Fassaden 
von Amida, in dem 
Reichtum ihrer Orna- 
mente neben Mschatta 
stellen. Wirsehenunten 
die hohen Brüstungs- 
platten aus Holz ge- 
schnitzt, wie die ganze 
Wand. Darüber treten 
die Säulen mit dem 
verkröpften Kämpfer- 
gesims vor. Es folgt 
ein breiter Fries von 
Rankenwerk, dann die 
zweite Säulenstellung 
nicht mit dem geraden 
Architrav, sondern mit 
Bogen schließend, dar- 
über ein zweiter brei- 
ter Rankenfries, end- 
lich noch eine Bilder- 
reihe. Man beachte 
auch die Säulenschäfte 
mit ihrem reichen 
Schmuck. 





Abb. 129. Eregli, Kirche: Ikonostasis. 


Können nun die alten Teile der Westfassade von Amida in ihrem ursprünglichen Aufbau 


vielleicht als Bilderwand gedient haben? 


Wir müßten dann mit einer ungeheueren Kirche 


rechnen. Kann die Amida nicht besessen haben? Man beachte, daß schon der Anonymus 
des Ramusio den Vergleich mit den Frari und $. Giovanni e Paolo macht. In der Jakobi- 


' Jahreshefte des österr. archäol. Instituts, I, Beiblatt, Sp. 20 f. 


314 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


tischen Marienkirche ist nach Beyrın unter der Kuppel eine Holzbalustrade erhalten, vor der 
Marmorbasen mit angearbeiteten Halbsäulen an der Vorderseite stehen. Dieser Rest einer Iko- 
nostasis(?) weist eine Länge von ca. 5 m auf. Unsere Fassade fordert im ursprünglichen Bestand 
mindestens 20 m Länge. 

Ich könnte mir denken, daß die zweigeschossige Fassade, wenn ich schon bei dem Ver- 
suche bleibe, sie im Innern einer Kirche unterzubringen, die Abschlußwand eines quadratischen 
Raumes mit der persischen Trompenkuppel verkleidet hätte. Ist das Normalmaß einer solchen 
(uadratseite 17 m, wie im nestorianischen Kloster, so können leicht auch Bauten von 20 m und 
mehr entstanden sein, wie etwa Wiranschehr mit 32m Durchmesser. Die „Bilderwand“ würde 
sich dann nicht nur vor die Hauptapsis, sondern mit ihren Seitentüren zugleich auch vor 
Prothesis und Diakonikon mit ihren Nebenapsiden legen. Die Zweigeschossigkeit im Innern 





Abb. 130. Mistra, Metropolis: Ikonostasis. 


der Kirche von Amida ist bezeugt; wäre sie es nicht, so könnten wir nach den griechischen 
Prachtbauten persischen Stiles, wie Hosios Lukas, darauf zurückschließen. Den interessantesten 
Beleg dafür habe ich vor Jahren in der Nea Moni in Chios aufgenommen. Dort war der spezi- 
fisch persische Typus dieser zweigeschossigen Säulenarchitektur im Innern des Kuppelraumes 
— sie ist inzwischen wegrestauriert — dadurch offenkundig, daß diese Säulen stets paarweise 
verwendet waren. Davon war bereits oben 8. 154 die Rede. 

In Hosios Lukas und einzelnen Kirchen von Mistra läßt sich noch nachweisen, daß die 
Bilderwände erstens aus Stein waren und zweitens nicht nur auf den Abschluß der Haupt- 
apsis beschränkt waren, sondern auch auf die trennenden Pfeiler übergriffen. Außerdem 
sind die Ornamente dieser Stein-Ikonostasen von so ausgesprochen persischem Charakter, daß 
man sie auf den ersten Blick für Schöpfungen islamischer Hände halten möchte. Über ein 
datiertes Beispiel vom Jahre 967 berichtete ich Wiener Studien XXIV. Ich bilde hier die 


DIE URSPRÜNGLICHE BESTIMMUNG DER ALTEN WESTFASSADE. 215 


Iknostasis der Metropolitankirche in Mistra ab als Beleg des Übergreifens der Schranken von 
der Haupt- auf die Nebenapsiden; der beide trennende Pfeiler wird von einem Bogen mit 
T I-föormigem Abschluß übersetzt. Dieser ruht auf kleinen Kapitellen. Als Beispiel der persischen 
Ornamente könnte schon dieses Beispiel gelten. Ich gebe aber noch ein anderes von der Iko- 
nostasis der Marienkirche von Hosios Lukas (Abb. 131). Das sind am unteren alten Architrav 
die reinen Arabesken: aus der Spitze der einen Palmette entwickelt sich die nächste.! 

Ein Nachklang der persisch-christlichen Sitte, das Innere von Räumen durch Arkaden- 
stellungen übereinander zu schmücken, hat sich meines Erachtens auch in dem von Bagdad 
abbängigen Islam erhalten, und zwar gerade an der Stelle, wo die christliche Apsis mit der 
Bilderwand Vorbild gewesen sein kann, am Mihrab. Ich gebe hier das Mihrab im Mau- 





Abb. 131. Hosios Lukas, Marienkirche : Ornamente der Ikonostasis. 


soleum des Kalaun in Kairo (Abb. 132), das bald nach 1290 entstanden sein dürfte. Wir sehen 
das Halbrund geschmückt mit Zwerggalerien, unten in zwei getrennten Reihen, oben mit einer 
zweigeschossigen Reihe, die lebhaft an den Aufbau einer Bilderwand erinnert. In der oberen 
Reibe sind Doppelsäulen genommen und ebenso darüber an den sonderbaren Fortsetzungen der 
mittleren von den drei das Mihrab flankierenden großen Säulen. Diese Art der Mihrabaus- 
stattung kann als die typisch persisch-islamische gelten. Das Kalaun-Mihrab gibt nur die für, 
unser Motiv reichste Art der Ausbeutung. 

Ich möchte bei dem Versuche, die ursprüngliche Verwendung der alten Teile der West- 
fassade von Amida festzustellen, doch zum Schluß auch noch mit der Möglichkeit rechnen 
daß sie die Schauseite am Außern eines christlichen Baues gebildet habe. Es ist zunächst 
gar nicht ausgeschlossen, daß dies ein Palast gewesen sein könnte. Es ließe sich diese 
Annahme sogar durch den Aufbau in der Art einer Bühnenwand begründen; denn diese 


! Noch überzeugender dürften die Gesamtaufnahmen dieser Bilderwände bei Schunrz and Barsstey, The Monastery 
of S. Luke, pl. 23 f., wirken. 


216 DIE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 
Sehmuckwände bedeuten nach der festen antiken Bühnenregel nichts anderes als die Fassade 
allem in der Tragödie! Doch liegen Spuren vor, die daneben 
Kirchenbaue sprechen. Ich gebe hier zunächst, Abb. 133°, die 
Außenansicht der Apsis der Hauptkirche des nordsyrischen Simeonsklosters, entstanden 
Wir sehen, wie in Amida, eine Reihe verkröpfter Säulen in zwei Geschossen 


bald nach 459. 
aufsteigen und bekommen an der Hand dieses Rundbaues eine Vorstellung, wie auch die de- 


eines königlichen Palastes, vor 
für die Verwendung an einem 


korativ weit reichere Fassade am Tigris ursprünglich ausgesehen haben könnte. A. BauMsTARK 


METRRRETE DE TEE DE Tr 





Kairo, Mausoleum der Kalaun: Mihrab 


Abb. 132 


macht mich auf eine Schriftstelle aufmerksam, die für Amida selbst, und zwar für das nesto- 
rianische Johanneskloster, von dem oben S. 173 die Rede war — man erinnere sich auch des 
dort heute noch erhaltenen Schmuckportals — den Bestand einer Fassade bezeugen würde. Die 
Stelle steht bei Johannes von Ephesos und bezieht sich auf die Zeit unmittelbar um 5023.” 
„Id monasterium beati Mar Joannis (des sog. Urtäers) tam frequens erat atque adeo florebat, 

habitarent, magnam sibi domum in oratorium 


ut socil, quibus artius esset quam ut in eo 


ı Vgl. CugeE, a.a. 0. S. 1lu. 15. — ? Nach einer Aufnahme von Max van BERCHENM. 
Commentarii de beatis orientalibus, cap. 58; Laxp, Anecdota Syriaca II, S. 284 (Übersetzung von v. Douwen, S. 187) 


DIE URSPRÜNGLICHE BESTIMMUNG DER ALTEN WESTFASSADE, 217 


(soll nicht heißen „Kirche“, sondern „Haus des Gebetes“, d. h. Kloster!) struere decernerent. 
Itaque urbis lapieidae animum intenderunt ad frontis partes exeidendas. Igitur porta urbis 
vespere clausa beati, quum ipsi saxa in monasterium ferre vellent, egressi sunt, atque uno ordine 
a monasterio ad lapacidinas producto singula axa de manu in manum tradita transtulerunt, donee 
aedibus essent iniuncta; atque hune in modum aedes illae solidae constructae sunt. Nec tamen 
confectae sunt prae expugnatione Persarum. Sed aliquanto, postquam Persae discesserunt, e 
monasterii agoga excisum est, quo strueretur, _ E= Attamen monasterium struc- 
turis et numero fratrum demiuntum fuit.“ 

Und noch eines muß ich zum Schluß vorbringen. Es gibt fern von Syrien und Meso- 
potamien eine Gruppe von Kirchen, die in ihren Fassaden Spuren einer Verwandtschaft mit 
dem Baue zeigen, den wir als Urtypus für die Fassade von Amida suchen. Ich meine die 
mittelalterlichen Kirchen von Pisa, Lucca und Pistoja, d.h. an einer Flußmündung, die den 
engsten Verkehr mit dem Orient unterhalten hat, einen Verkehr, dem wir zweifellos auch die 








Abb. 133. Kalfat Sim'an, Kirche: Außenansicht der Apsiden 


in den Stil der Gotik übersetzte, im übrigen islamische Fassade des Dogenpalastes in Venedig 
verdanken. Schon der Anonymus des Ramusio gedachte ja dieser Zusammenhänge. Ich bilde 
hier (Abb. 134) eine der Fassaden der pisanischen Bannmeile ab, S. Michele in Lucca, entstanden 
in den ersten Jahrzehnten des 13. Jahrh. Wir sehen unten nach typisch armenischer Art 


Arkaden vor die Wand mit den drei Türen geblendet — diese Arkaden weisen nicht auf die 
Absicht, einen Portikus davor zu legen! — und darüber in vier Geschossen, fast nach dem 


Prinzip des Kalaun-Mihrabs, Zwerggalerien in zwei Absätzen, die unteren in der Schicht der 
Seitenschiffdächer, die oberen vor dem Mittelschiff. Man war sich schon früher darüber klar, 
daß die überaus reiche Ornamentik dieses im Rahmen der romanischen Kunst Italiens auf- 
fallend neuen Systems stark vom Orient abhängig sei. Der Leser betrachte daraufhin die ein- 
zelnen Säulenschäfte und vergleiche das Ziekzack und die Muster ohne Ende mit den Ornamenten 
am Obergeschoß von Amida. Daß ich für meine Person einen direkten Zusammenhang zwischen 
diesen Bauten von Pisa und Lucca — ich erinnere vor allem an Dom, Baptisterium und Cam- 


! Vel. Schumarsow, S. Martin von Lucca, S. 54. 


Amida 


98 DiE CHRISTLICHEN DENKMÄLER VON AMIDA. 


panile in Pisa — mit Armenien, bzw. Mesopotamien für möglich halte, habe ich schon an- 
läßlich eines anderen Motivs ausgesprochen, das nahelegt, an solche Beziehungen zu denken: 
als von der Vorliebe Toskanas für den Wechsel weißer und schwarzer Steinschichten die Rede 
war.! Man lese darüber Lenmaxx-Haupt, Materialien zur älteren Geschichte Armeniens und Me- 
sopotamiens, 8. 74f. Ich komme auf diese Parallele unten noch zurück. Man beachte auch, 
daß in der von Ibrahim ibn el-Aghlab im Jahre 154 (800 n. Chr.) erbauten Stadt Abbasiyye 
südlieh von Kairawan eine Moschee stand, deren zylinderförmiger Turm aus Backsteinen er- 
baut und mit Säulen, in sieben Etagen angeordnet, geschmückt war.? 





Abb. 134. Lucca, S. Michele: Fassade 


! Bercnem teilt mir mit, daß diese Bauart im Arabischen den besonderen Namen ablak (fi l-hadjar al-ablak) 
führt, d.h. „in abwechselnd schwarzem (dunklem) und weißem (hellem) Stein gebaut“. 
® Enzyklopädie des Islam, Art. “Abbäsiya von Basser (deutsche Ausgabe, S. 16, 2. Kol. unten). 


II. DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


Bisher haben die beiden rätselhaften Fassaden von Dijarbekr im Vordergrunde der Unter- 
suchung gestanden. Es ist Zeit, daß sie als Leitmotiv zurücktreten. Mit ihnen soll auch 
Amida selbst für einige Augenblicke in den Hintergrund geschoben werden. Es handelt sich 
in diesem Abschnitte darum, den christlichen Denkmälern dieser Stadt einen breiteren Hinter- 
grund zu geben, die Frage aufzuwerfen: Stehen denn die Kirchen von Amida vereinzelt da, oder 
lassen sie sich in eine größere Gruppe von Kirchenbauten Nordmesopotamiens einordnen? Es 
dürfte kühn erscheinen, heute schon, wo wir noch kaum eine Ahnung von den Denkmälern der 
christlichen Zentren dieses Gebietes, von Edessa und Nisibis, haben, solche Fragestellungen zu 
wagen. Und doch setzen uns die Aufnahmen einiger in meinem Sinne reisenden Forscher in 
den Stand, auch diese scheinbar noch dicht verschlossene Tür aufzustoßen. 

Das nördliche Mesopotamien, bzw. die Osrhoöne, spielen in der Entwicklung der christ- 
lichen Baukunst eine hervorragende Rolle. In den gewölbten Kirchen des zentralen Kleinasiens 
und in den Ornamenten von Mschatta liegen direkte Anregungen des nordmesopotamischen 
Städtedreiecks Edessa-Nisibis-Amida vor. Die Fassade aus dem Moab wie die Tonnengewölbe 
von Kappadokien u. s. f. sind undenkbar ohne die Vermittelung von seiten dieses ältesten, einheit- 
lich christlichen Gebietes. Davon war schon in meinen Arbeiten über Kleinasien und Mschatta 
die Rede; jetzt sei der Sache vom entgegengesetzten Ende aus nachgegangen. 


1. DIE ZENTRALEN RIESENBAUTEN DER STÄDTE. 


Bei dem Versuche, die ursprüngliche Bestimmung der alten Teile der Wesifassade zu er- 
kennen, wurde als Hypothese geäußert, daß sie vielleicht als Bilderwand oder Fassade einem 
Kirchenbau von kolossalen Dimensionen angehört haben könnte. Es muß nun, sobald es sich 
darum handelt, den Denkmälern von Amida eine Unterlage zu geben, vor allem die Tatsache fest- 
gestellt werden, daß die Existenz solcher Riesenbauten sich nicht nur in der Beschreibung bei 
Ramusio und in den BErrschen Aufnahmen der Marienkirche nachweisen läßt, wir vielmehr gut 
tun, in den festen Bestand unserer kunstgeschichtlichen Vorstellungen das Vorhandensein einer 
ganzen Gruppe von zentralen Riesenbauten in Nordmesopotamien aufzunehmen. 

Der Rundbau, den Miß Berr vor der heutigen Marienkirche von Dijarbekr nachgewiesen 
hat, zeigt einen Durchmesser von ca. 51,5 m; die Gesamtlänge vom Westende bis zur Apsis- 
außenwand beträgt ca. SI m. Das sind Dimensionen, die sich im Hinblick auf den Zentralbau 
durchaus mit denen der Metropolen des Reiches, mit Rom, Jerusalem und Konstantinopel, 
messen können. Sie stehen nicht vereinzelt da. Ich habe schon „Kleinasien, ein Neuland“, 
S. 96f., einen zweiten Riesenbau im nordmesopotamischen Städtebezirk veröffentlicht, Wiran- 
schehr, das alte Konstantina. Auch dort handelt es sich um einen Zentralbau. Die Kirche 

28* 


220 DIE ALTCHRISTLICHE JAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


m-- 


hat mit ihren Vorbauten eine Länge von ca. 67.5 m und eine Breite von ca. 50 m. Das 
ovale Kuppeloktogon selbst hat 34.5%X32 m Durchmesser. Der mächtige Bau liegt heute in 
Trümmern, es ragen nur einige von den acht aus Stein erbauten Pfeilern aus der Schuttmasse 
hervor. Einen dritten Bau dieser Art hat kürzlich Sarke in Resapha-Sergiopolis aufgenommen. 
Die dortige „Zentralkirche* ist ca. 42,5 m lang und ca. 36m breit. Das sind gewiß nicht all- 
tägliche Größenverhältnisse. Sie scheinen mir danach angetan, unsere Begriffe von der Be- 
BERTEEEN deutung der syrischen Hinterland- 

N kunst von Grund auf umzuwälzen. 


=> Im zentralen Syrien findet sich 
nichts von derartigen Bauten, und 
Ra vom christlichen Antiocheia wissen 
wir leider, von einigen literarischen 
Zeugnissen abgesehen, kaum mehr, 
als daß noch etwas von seinen 
. Mauern steht. 


Großartig sind auch die Bau- 
formen der genannten drei nord- 
mesopotamischen Ruinen. Wenn 
wir das Rund vor der Marien- 
kirche in Dijarbekr nach der Be- 
schreibung bei Ramusio rekon- 
struieren, so kommt eine Tauf- 
kirche heraus, auf die man durch- 
aus wie die edessenische Chronik 
für den dort 369/70 errichteten 
Bau den Namen „das große Bap- 
tisterium“ anwenden kann.! Über- 
raschend ist nur, daß der vierge- 
schossige Bau in der Mitte über 
dem reich verzierten Taufbrunnen 
offen war. Wenn SArrE bzw. sein 
Architekt HeErzrELD recht hat, so 
war auch die Zentralkirche von 
Resapha in der Mitte offen. Das 
gilt keinesfalls von dem ovalen 
Öktogon in Wiranschehr (Abb. 

nn SW ransch en 70 721er OEtogon: GrundHiR: 135).” Das eigentliche Kuppel- 

achteck hat 6,55 m Seitenlänge 

mit einem 2,35 m eingeschobenen Mittelstück in der Apsisflucht. Die acht Pfeiler trugen zugleich 

eine Empore, wie das ja auch für Amida typisch ist. Die Außenmauer war von je fünf Fenstern 

durchbrochen; vor den Toren lagen in den Achsen Vorbauten, im Westen größere mit einer Treppen- 

anlage. Sehr eigenartig ist der 21 m tiefe Chor. Er wird wohl nach Analogie der unten vorzu- 

führenden Tur Abdin-Gruppe ein Tonnengewölbe mit Gurtbogen getragen haben. Der riesige 

Bau liegt inmitten einer großen Nekropole, dürfte also vielleicht als Martyrion eines großen 

Heiligen zwischen dem 4. und 5. Jahrhundert erbaut sein. Die aus dem Schutthaufen auf- 
ragenden Kuppelpfeiler (Abb. 136) sind das Wahrzeichen des Ortes. Von ihnen unten mehr. 











' Haruıer, Untersuchungen über die edessenische Chronik. Vel. V. Scnuutze, Archäologie, S. 30. Baunstark, 
Oriens christ. 1904, S. 9. 


° Nach meinem Kleinasien, S. 97, mit Genehmigung der J. C. Hinrichs’schen Buchhandlung. 


DiE ZENTRALEN RIESENBAUTEN DER STÄDTE. 221 


Die „Zentralkirche“ von Resapha-Sergiopolis, nach Sarre vielleicht das Martyrion des heil. 
Sergios, bildet im Grundriß den eigenartigsten Längsbau neben der Sophia von Konstantinopel 


(Abb. 137).! Man erkennt 
noch an der Nord- und 
WestseitederAußenmauer 
flache Exedren mit je drei 
großen Fenstern, diedurch 
einen MauerzugimWinkel 
verbunden sind. Spuren 
weisen darauf, daß sich 
dieses Schema auch im 
Innern, dort aber mit halb- 
kreisförmigen Exedren, 
wiederholte, zwischen den 
beiden Pfeilerfolgen aber 
ein Umgang vermittelte. 
An diesen großzügigen 
Baukörper ist im Westen 
ein massiver Chorbau an- 
geschoben, in dem Trep- 
pen auf Emporen zu deu- 
tenscheinen. Der Bau zeigt 
den charakteristisch rei- 





Abb. 136. Wiranschehr, Ovales Oktogon: Gesamtansicht der Ruine. 





Abb. 137. 








een sl.) 


Resapha, Zentralkirche: Grundriß 


ı Nach Sarre, Monatshefte für Kunstwissenschaft 1909, S. 103. Die Klischees 137 und 138 sind freundlich vom 
Autor und seinem Verleger zur Verfügung gestellt. 


222 DIE ALTEHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


x 


chen Ornamentschmuck, wie ich ihn (Mschatta, S. 262 u. 232) schon am Nordtore nachgewiesen 
habe. In Abb. 138 wird auch deutlich, daß die reiche Profilierung unten in typisch mesopota- 
mischer Art in die Horizontale umbricht. Astragal, Kyma, Weinlaub, einer Vase entspringend, 





Abb. 138. Resapha, Zentralkirche: Oruamentbogen. 


dann der Kettenmäander und ein Eierstab mit Blatteinlagen, ein Pfeifenmotiv, rechteckig um- 
rahmt mit Ranke-Astragal und gebauchter Palmette: Das sind die zahlreichen, eigenartig be- 
handelten Motive, für 
die sich Analogien am 
Tigris werden nach- 
weisen lassen und wie 
sie auch in Amida vor- 
kommen. Auf ein im 
Rahmen dieses Buches 
besonders wichtiges De- 
tail führte mich die ne- 
benstehende Abb. 159, 
die ich Alois Musın 
verdanke. Dargestellt 
ist, von unten gesehen, 
der obere Abschluß 
einer der seitlichen 
Chorkapellen am Ost- 
ende der „Zentral- 
kirche“. Wir sehen 
Quadratmauern empor- 








Abb. 139. Resapha, Zentralkirche: Trompen einer Kuppel des Chorbaues kommen und deren 

Ecken zunächst über- 

setzt von ausgerundeten Steinen. Sieht man näher zu, so erkennt man diese zweifellos als die 

Unterkante von Eektrompen, die oben durch ein (jetzt fast zerstörtes) Ziegelgewölbe überleiten zu 

einem auf Säulen ruhenden Quaderbogen, der die Achteckseite des Tambours, bzw. eine Kuppel 
zu tragen bestimmt war. Vgl. über diese Konstruktionsart oben $. 150f. 

Was den Bau nun für unsere Untersuchung besonders interessant macht, ist die mir zu- 

erst durch Alois Must nahegelegte Deutung desselben auf einen Palast. Mus, der Resapha 


DIE ZENTRALEN RIESENBAUTEN DER STÄDTE. 223 


genau aufgenommen hat, war sehr überrascht, als ich ihm von Sarkes „Zentralkirche“ sprach. 
Er hatte den Bau nie für eine Kirche angesehen. Dadurch aufmerksam gemacht, fiel mir die 
Analogie mit Kasr ibn Wardan ein, freilich nicht mit der dortigen Kirche, an die auch SARRE 
dachte, sondern mit dem Palast, dessen Aufnahme uns kürzlich BurtLer geboten hat und den 
ich in Abb. 140 im Grundrißß wiedergebe.! Da haben wir in kleinen Dimensionen und ein- 
facherer Form den gleichen Bautypvs. Statt ca. 42,5 m ist der zentrale Saalbau von Kasr ibn 
Wardan jedoch nur ca.25 m lang, und statt 36 m hat er nur ca. 16m Tiefe. Dieser Gegen- 
satz in der Dimensionierung hat zur Folge, daß in Resapha in die Umfassungsmauern ein 
innerer Mauerkern gestellt wurde, der freilich an sich noch immer größer ist als der Saalbau 
von Kasr ibn Wardan. 

Wir sehen in beiden Fällen den in Apsiden endigenden Längssaal in der Mitte durchsetzt 
von einem kürzeren, ebenfalls halbrund abschließenden Querbau. Der wesentliche Unterschied 
würde darin liegen, daß in Kasr ibn Wardan sehr geschickt neben alle Apsiden Paare von 
viereckigen Seitenräumen gelegt sind, in Resapha dagegen, wenn die Aufnahme SArrE-HERZFELDS 


= n 
ı 


wer 





ei) 

















Abb. 140. Kasr ibn Wardan, Palast: Grundriß 


richtig ist, nur an der Ostseite. HerzreLp leugnet auch bei diesem Baue die Wölbung 
und macht dagegen die geringe Mauerstärke geltend. Jedenfalls waren die Nebenräume der 
Apsis gewölbt, wie ich der mir von Alois Mus zur Verfügung gestellten Photographie 
(Abb. 139) entnehme. 

Außer diesen großen städtischen Bauten sind mir von Kuppelbauten nur noch durch Miß 
BerL ein paar kleine Vertreter in der nachfolgend beschriebenen Tur Abdin-Gruppe bekannt 
geworden. Der Abstand in den Dimensionen ist ungeheuer. Die Kirche el-Hadra in Khakh 
mit einem überaus interessanten Kuppelquerschiff hat nicht mehr als 13,60 m Länge und ist 
nur 13,20 m breit, die Mittelkuppel hat nicht viel mehr als 4 m Durchmesser. Die beiden 
Öktogone von Mar Gabriel sind von quadratischen Baukristallen umschlossen, die 9,80 m, bzw. 
16.60 m Seitenlänge haben. 


! Nach Burrer, Publications of the Princeton University Arch. Expedition to Syria in 1904/53. Div. II, Sect. B, 
Part I. Vgl. mein Kleinasien, S. 121 f. 


224 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


Nicht viel größer sind die längs- und quergerichteten Kirchen der Tur Abdin-Gruppe. 
Miß Bern zweifelt bei der größten von ihnen, Mar Sovo in Khakh, die 27,40 m lang und nur 
11,60 m breit ist, daß diese letztere Spannung von dem üblichen Tonnengewölbe überdeckt ge- 
wesen sein kann. Die gewöhnlichen Spannweiten der Gewölbe sind S—9 m. Das sind also 
kleine Dimensionen, denen gegenüber die drei zentralen Stadtkirchen um so riesenhafter er- 
scheinen. 


32. THE CHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABDIN 
pBy GERTRUDE LOWTHIAN BELL. 

It was almost by chance that I took my way from Mosul to Diarbekr through the Djebel 
Tur Abdin. I had intended to explore a piece of the country that lies to the north of the 
Tigris, between Hassan Keif and Diarbekr, thinking that while that district was comparatively 
unknown, the Tur Abdin had been thoroughly examined by Pocxox and others and contained 
little of further interest. But when I set eyes upon the buildings of which I here give plans 
and photographs, I determined that no time must be lost in making some small record of these 
wonderful specimens of early Christian architecture. Nowhere in the world does there exist a 
group of early Christian shrines more remarkable than that which lies about Midyat, and few 
monastie establishments can rival in interest the great houses of Mar Augen and Mar Gabriel. 
I take it that Amida and Nisibis should be regarded as the sources whence emanated that 
culture of which the evidences are to be seen scattered through the Tur Abdin. Nisibis I have 
not yet visited; the church of St. James needs careful study and would no doubt throw further 
light on the problems presented by the buildings in the mountains. Moreover there are several 
other sites known to me which will furnish additional, and I hope abundant, evidence. Mean 
time I embrace the opportunity of publishing, under the auspices of Max van BERCHEM and 
Professor Srrzyaowskı, the material already collected, without waiting to complete it by a se- 
cond journey into northern Mesopotamia, which I have in contemplation. Half a loaf, in mat- 
ters archaeological, is very much better than no bread, and more work is wasted by being 
stored up in note books until it can be perfected than ever finds its way into the light of day. 

When I left Mosul, I turned first to the east and visited the monasteries that lie along 
the foot of the Kurdish mountains. The existing buildings, both in this distriet and in Mosul, 
are not very ancient, though I believe them to preserve an old and important artistic tradition, 
the tradition of that eastern Christian world which was included in the Sassanian empire. This 
view is held by the modern incumbents of church and deir. I was sitting one morning in 
the high-placed religious house of Rabban Hormuzd, listening to the prior as he developed for 
me the history of Asiatic monastieism. „Here“, said he, „and all round Mosul, the monks 
belonged to the Persian church; but when you get into the Tur Abdin you will find that it 
belonged to Rum.» He had stated the problem perfeetly correctly; the Tur Abdin belongs to 
Rum, that is to say its civilisation was a part of the wide-spread culture of the Hellenistie 
East. The architecture of the Mosul distriet, in structure and in decoration, is unadulterated 
Persian, but the northern limits of the Mesopotamian plain, and the mountains beyond, were 
ruled by those mighty influences, part Greek, part Asiatic, which were probably the most 
powerful and the most productive of all the forces that were brought to bear upon the ancient 
world. I do not care whether they be illustrated by pagan or by Christian monuments, by 
the temples of Uomana or the churches of Khakh; both, as the prior would say, belong to 
Rum, both are chapters in the unbroken sequence of the history of Hellenistic Asia. It is this 
history, the vital importance of which is gradually being recognised, which has now to be piec- 
ed together. The architeetural material for it is abundant, so abundant, and often so diffieult 
of access, that the archaeologist may well quail before the labour that lies ahead. But the 
reward is commensurate with the labour; it is that which comes to every student, however 


THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın. 225 


slender his equipment of learning, whose eyes are riveted on a period of great artistic devel- 
opment: a keen delight in the creative power of mankind, a deep appreciation of artistie achie- 
vement, of the growth of one beautiful form out of another, each bearing with it the memory 
of all that has been and the promise of all that is to come. 


ni. Be 


% 
Ti pris Hassan Keif 
«Heft Djo: 
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x \ *Harkabriel 
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Mardin 2 \ > 
\ VI 






„Mar Yuhanna 


n 





MarAugen 





Abb. 141. Karte des „Djebel Tur Abdin‘ genannten Gebietes. 


MAR AUGEN. 


By far the most striking monastery which I visited im the Tur Abdin is that of St. Eu- 
genius. It-celings to the south face of the mountains, but a few hundred feet from their highest 
point, and is approached from above by a rocky path; the whole great Mesopotamian plain 
lies spread out before it, with the Djebel Sindjar lifting a long crest across the wide expanse. 
The monastery is half hewn out of the rock itself. The face of the celiff is honeycombed with 
cells and the few monks who still inhabit these wild solitudes are lodged in the caves of their 
earliest forerunners. They claim for the fondation thetitle of mother house of all the Tur Abdin. Their 
patron saint, Mar Augen, was a disciple of St. Anthony of Egypt and transplanted the first 
monastie traditions from the deserts that border the Nile to the rugged heights above Nisibis.! 
(In all the ancient monasteries of the Tur Abdin there is the same traditional connection with 
Egypt.) The monks are persuaded that the church with the group of monastie buildings round 
it are the handwork of tlıe founder and date from the third century. 

ı This is the local tradition ; I give it for what it is worth. 

Amida. 29 


226 DiE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


The monastery was visited by Posxnox and is mentioned by him in a short note.! He 
observes that the present oceupants, the Jacobites, have probably not been in possession for 
more than a hundred years, while there is reason to believe that the Nestorians held it as late 
as 1505. He found one inseription of the early period, dated in the 12th century. He believes 
that the church and monastic buildings had fallen into complete ruin after the Nestorians were 
driven out and that the existing structure was raised by the Jacobites. It consists of a church, 
Hlanked on the S. side by a cloistered court; to the E. of the court is a large burial chamber 
with a erypt; still further to the S. is another court, not cloistered, with a chapel at the eastern 
end and behind the chapel a small cell. There are two wells within the building, one in a 
dark chamber to the N. of the 
church, and another between the 
two courts. The whole complex 
lies on a narrow platform at the 
foot of formidable eliffs and forms 
a kind of citadel in the heart 
of a system of monastic fortifi- 
cations in which long lines of wall, 
now ruined, helped out the natural 
defences supplied by steep rock 
and mountain side (Abb. 142). The 
only entrance is through a modern 
porch to theW., which leads into 
a narrow vaulted chamber. A 
door in the E. wall of this 
chamber opens into the cloistered 
court. (Abb. 143.) The court has 
been in great part rebuilt, but it 
preserves traces of old work. They 
can best be seen on the S. side 
where a series of five arches (the 
arch at the W. end has been filled 
up) rest upon slender masonry 
piers (Abb. 144). The western arch 
retains an old column and another 
can be observed built into a pier 
in the N. E. corner. In both cases 
the column is crowned by a much 
battered Corinthian capital. On 
the N. side of of the cloister a door leads into the long vaulted nave of the church. It is very dark, 
being lighted only by exceedingly small windows high up in the S. wall. At the E. end lies the 
sanctuary, raised by a couple of steps above the nave. On either side of the great arch of the 
sanctuary are two capitals which are of the highest interest. T'hey belong to a well-known 
type of basket capital and bear a strong resemblance to two capitals in the central mihrab of 
the Mosque of Ibn Tulun in Cairo. (See too Sırzysowskı, Catalogue du Musee du Caire, Kop- 
tische Kunst, p. 71.) It was unfortunately almost impossible to get a satisfactory photograph, 
but I do not doubt that we have here relics of the earliest church and I am inclined to think 
that they are in situ (Abb. 145). The prior informed me that the arch above them, which had been 





Abb. 142. Mar Augen. Gesamtansicht. 


' Inseriptions de la Mesopotamie, p. 109. Vgl. Morrke, Briefe aus dem Orient. 


THE 


removed in recent years, 
had been carved with 
leaves and flowers; it was 
probably a finely moulded 
arch of the late 4th or 
early öth century, to 
which date there would 
be no diffieulty in assig- 
ning the capitals. The 
altar was covered by a 
domed brick canopy res- 
ting on two columns and 
two engaged columns. 
There where pitch dark 
chambers on either side 
which communicated both 
with the nave and with 
the sanctuary. 

To return to the 
eloistered court: at the 
E. end there is a large 
vaulted chamber which 
eontains the tombs of 
Mar Augen’s diseciples. 
A door in the N. wall 
leads into a tiny erypt 





UHURCHES 


M 


.l 


AND 


MONASTERIES OF THE TUR 





114 


Mar 


Augen, 


Abb, 143. Mar Augen, 


Arkadenhof: Südwestecke. 


ABDIN. 


Grundriß. 





DıiE ALTOHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 





Abb. 145. Mar Augen, Kircheninneres: Triumphbogen 









RR: 2 
er 


SErTFE 
DEE 
Br 


” 


A 


OZEET ET 





Abb. 146. Mar Augen: Offener Hof: Ostseite 


THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABopın. 2329 





Abb. 147. Mar Augen. Siüdostban: Kuppel der Vorhall 


where Mar Augen himself is buried, together with his sister and another member of his family. 
On the S. side of the cloister a door leads into the open court which is bounded on the S. 
side by a low wall. The hill drops away steeply here so that there is no need for a high 
boundary wall to the S. At the E. end of the court there are tlıree brick arches (Abb. 146). 
Behind tbe central arch lies a small square chamber cov- 
ered by a- brick dome set on brick pendentives (Abb. 147!). 
(The brick canopy over the altar in the big church, which 
I could not photograph on account of the obscurity of 
the apse, was of much the same character.) On the E. 
side this dome is carried by columns bearing capitals 
much broken but evidently taken from an earlier, if not 
from the earliest building (Abb. 148). Further to the E. 
is a vaulted oblong chamber containing an altar in the 
thickness of the wall; behind the chapel, there is a cell 
lighted by a window to the S. 

I believe that we have in the present structure of 
Mar Augen much more of the original foundation than 
Posxox thought possible. The reparations, which are of 
several different dates, seem to have been carried out 
mainly along the original lines and my impression is, not 





only that the monastery preserves in its disposition the 





plan of a very ancient building, but that a considerable Abb. 148. Mar Augen, Südostbau 

n 5 ö . . Eingebundene Ecksäule al ltrüg 
part of the masonry may well belong to the earliest period. 

! Ich möchte aufmerksam machen auf die Bedeutung dieser aus übereck gestellten Ziegeln hergesle Ilten Zwicke 


für die Geschichte der Stalaktite. Vgl. oben S. 182. 


230 DiE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


MAR YUHANNA. 

The monastery of Mar Yuhanna, founded by a disciple of Mar Augen, lies upon the 
steep hillside some two miles to the E. of the mother house. It is not nearly so interesting 
architeeturally (Fig. 149). The church consists of a narthex, a very long narrow nave and a 
rectangular choir. The exterior is entirely unadorned (Fig.150). The narthex is covered by a 
fine briek dome set on squinches (Fig.151). The nave is vaulted with a mixture of brick and 
stone. The sanctuary is raised above the nave and separated from it by a screen. Mar 
Yuhanna and his mother are buried in niches in the N. and S. wall near the eastern end of 





Mm,io b] oO 5 


ee) 


Abb. 149, Mar Yuhanna, Grundriß der Kirche Abb. 150. Mar Yuhanna, Kirche: Außenansicht. 


the nave. The high narrow door between nave and narthex presents a curious feature (Fig. 152). 
It is covered by a brick arch, slightly pointed, and this arch is set back on either side of the 
door exactly in the manner of which Ctesiphon furnishes the best known examples. In the 
great palace of Kheidar, which I found in the desert W. of Kerbela and intend shortly to 
publish, every door is treated in this way. Kheidar was certainly built by Persian workmen, 
but the scheme of its doorways is older than Sassanian times; it appears in the N. door of 
Nebuchadnezzar's palace at Babylon. 


MAR GABRIEL. (DEIR EL ’UMAR). 
The monastery of St. Gabriel of Kartmin is perhaps the most famous Jacobite establish- 
ment in Asia; it almost passes belief that this exceptionally important site should never have 
been carefully studied. Posxox devotes a few pages to it! and gives a rough sketch plan 


ı Op. cit., p. 39 et seg. 


THE ÜCHURCHES AND 
made without measurements. 
that of Posnxox.' I 
tempted to give some idea not 
only of two of the churches 
(there is a third small chapel 
on an upper floor), but also 


have at- 


of the great complex of monas- 
tie buildings in which they 
lie (Fig. 154). It must, 
be borne in mind that 


how- 
ever, 
the monastery represented in 
my plan is little more than half 
of the orieinal building. The 
ground to the W. of it is cov- 
ered with ruins, among which 
assured are the found- 
fourth 


I was 
ations of a church de- 
dieated to Mar Shim’un. The 
tomb of the Egyptian monks, 
of which I givea plan (Fig. 155) 
stands in this group of ruins, 
still the W. 


there is a square tower which 


and further to 
popular legend connects with 
the Egyptian princess who play- 
ed a romantie part in the story of the 
S. of the great church of Mar 
there are vast substructures which 


foundation.? 
Gabriel 


extend for a considerable distance; masses 
of ruined walls can be seen to the E. and 
if I remember risehtly to the N. also. An- 


other point to be observed is that (with 
the exception of the two churches, the long 
passage that leads from one to the other, the 
domed octagon with the hall used asa kitchen 
to the W. of it, and the passage leading 
the main entrance to the 
Mar Gabriel) all the buildinges on the ground 


floor are merely substructures, the lodeings 


from 


of the bishop and monks being upon the 
first floor. 
unlighted and were intended to be used only 


These substructures are entirely 


as stables, cattle byres and store-houses. To 
such purposes they are still applied. Though 
they are of 


I would have tried to get some more accurate 


little architectural importance. 


plan of them but for the horrible state of 


filth in which I found them. I leave it to 


! Six Months in a Syriaı 


Monastery, p. 334. — 


MONASTERIES Ol 


atrıum of 


THE TUR ABDIN. 231 


Parry also gives a plan which is scarcely more illuminating than 





Mar Yuhanna, Kirche: Kuppel der Vorhalle. 





[8 








Mar Gabriel, 


Grab 


ägyptischen Mönche 


Dr 


der 


ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOA AMIEN. 


Mar Gabriel 


Kloster 





Grundriß 





a braver explorer to 
face the legions of fleas 
that people them; there 
were certain doorways 
throush which even 
the nun who escorted 
me would not pass. 
T'he monastery is 
said to have been 
founded in the reign 
of Arcadius and rebuilt 
under Anastasius. As 
Posxon observes, there 
is no reason to doubt 
that the great church 
is a relie of the late 
5th or early 6th cen- 
tury and I conjecture 
that it preserves the 
plan of a yet earlier 
church. It consists of 
a narthex and nave, 
three sanctuaries and 
three burial chambers. 
The narthex lies to the 
W. and is covered by 
tlıe vast tiled gable 
roof that extends over 
the whole church (Fig. 
155). In a life of St. 
Gabriel, 


Posxon, it is stated 


quoted by 


that a similar gallery 
once ran round the 
other three sides of the 
atrium, but of this 
there is now no trace. 
From the narthex a 
single door opens into 
the nave, which is a 
large barrel vaulted 
hall, 10,70 metres from 
E. to W. and 18,25 
metres from N. to 8. 
A nave Iying with its 
greatest lengtlı from 
N. to S. is not found 
only in the church of 
Mar Gabriel. Mar Ya- 


THE CHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın. 20 


kub at Salah offers another example at least as early, if not earlier, than Mar Gabriel; the church 
in the monastery of Mar Melko, difieult to date on account of the rude character of its archi- 
tecture, is a third instance, and Mar Ibrahim at Midyat, now entirely rebuilt, but upon the old 
plan, a fourth. We have therefore a type which was familiar in the distriet at an carly date, and 
used apparently as frequently as that of the naye set with its greatest length from E. to W. which 
occurs in churches of the same period. It is perhaps not superfluous to observe that the two 
schemes, the hall lying broadways and the hall lying lengthways, are botlı known to ancient 
Mesopotamian architeeture. The broadways-Iying chamber is Babylonian, the lengthways As- 
syrian, though possibly borrowed from architeetural creations outside Mesopotamia. Even the 
Assyrian builders retained the broadways-Iying hall in their palaces.' "The nave is very insuf- 
ficiently lighted by small windows in the S. wall. A great stone slab stands near the middle 





Abb. 155. Mar Gabriel, Kloster: rechts Narthex der Hauptkirche. 


of the church; on it is an inscription of the Sth century.” Three doors lead into the three 
barrel vaulted sanctuaries, each of which contains an altar. The S. sanctuary has a rectan- 
gular niche to the E. built in the thiekness of the wall; the central sanctuary, in which is the 
main altar, has a curved apse, also hollowed out of the thickness of the wall. Except in the 
three other churches of the type to which Mar Gabriel belongs, the main altar is not con- 
cealed from the worshippers in the nave. In all other examples in the Tur Abdin there is 
either a light screen of columns and architrave between nave and sanctuary, or if there is a 
wall it is palpably a later addition.” Even the screen is in one case much later than the rest 
of the church. On the floor of the central sanctuary there is a mosaic pavement of big stones, 
but the chief beauty is the mosaic on the vault. This needs careful study with proper appli- 


! Anprae, Anu-Adad-Tempel, p. 83. — ? Pocxox, p. 42. 
° On the differences between the two types of sanctuary see Posxox, p. 91, note 2, He suggests that the closed 
sanctuary may indicate a monastie church, the open a parish church. 
Amida. 30 


23 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


ances, as the chamber is very dark and the mosaie much blackened by smoke. By burning 
a few pieces of magnesian wire, which I happened to have with me, I managed to get a par- 
tial view of it. In the centre is a large cross laid upon a gold ground, while the space on 
either side is covered by S-shaped vine scrolls, intertwined so as to form eireles, each circle 
being filled with a decorative motive. Tradition says that the whole church was once adorned 
with mosaics but that all except this small portion in the sanetuary were destroyed by Timur 
Leng. The eross on the semi-dome of the apse over the altar is a familiar object in the 
Djebel Tur Abdin; generally, however, it is carved in relief on the stones. A small door leads 
from the northern sanetuary into a burial chamber, very dimly lighted and containing an altar. 
To the W. there are two more burial chambers, totally dark and approached by a door so 
small that it is only just possible to squeeze through it. 





Abb. 156. Mar Gabriel: Bauten um die Hauptkirche. 


The second church, dedicated to the Virgin, lies at the W. end of the monastery. It oc- 
cupies the big rectangular block of buildings which appears between two courts. This church 
isin a bad state of repair; it is dark, damp and full of fleas. A long vaulted passage leads from 
the atrium of Mar Gabriel to the small court Iying to the N. of El Adra. There is a vaulted 
arcade in tbe W. side of this court and from the S. end of the arcade a door leads into the 
church. In ground plan it has the appearance of a cross-in-square, but there is no dome over 
the centre of the cross. The church is roofed like a basilica with three parallel barrel vaults 
over the nave and aisles. (This type is frequently found in and near Mosul.) Three irregu- 
larly shaped sanctuaries lie to the E. I have no means of dating El Adra, which is entirely 
without decoration, but the monks do not believe it to be as old as Mar Gabriel and I should 
say that they were certainly right. On the N. side of the arcade a door leads into a crypt 
full of graves. 

The tbird church, dedicated to forty martyrs, is also approached from the inner court. 
A stair at the N. E. corner of the court leads up to it. It consists of two barrel vaulted 
chambers, a narthex and nave, set with their greatest length from N. to $., and three sanc- 
tuaries to the E. It may belong to about the same period as the church of the Virgin. 


THE CHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın. 


235 

Almost opposite the door that leads into the atrium of Mar Gabriel, there is another 
door in the N. wall of the passage opening into a large octagonal chamber. This very remark- 
able building is, I need scarcely say, full of filth and but dimly lighted. In each of the eight 
sides there is a large rectangular arched niche and above the arches rises a splendid shallow 





Abb. 157. Mar Gabriel, Kloster: Proben der Ziegelbildung des Tur Abdin-Gebietes 


brick dome. The dome is entirely invisible from the outside; the building presents on the 


exterior the appearance of a square block with a flat roof. Among the ruins W. of the 





Abb. 158. Mar Gabriel, Grab der ägyptischen Mönche (Grundriß Abb. 153). 


monastery and in other churches of the Tur Abdin I have frequently found brick used 
together with stone. In every case when I have been able to take 


measurements of 
the bricks they have proved to be thin square tiles, 0,41 X 0,41 X 0,3. 


Fig. 157 shows the 
30* 


256 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


character of these bricks. The arches here represented were in a ruined chamber to the W. 
of the monastery; it was pointed out to me as the chapel of Mar Shim’un. I do not doubt 
that the bricks used in the octagonal chamber are similar to these. 

Pocaxos, in speaking of the stone block in the centre of the church of Mar Gabriel, alludes 
to its having been placed originally under a great dome resting on eight arches which was 
situated near the kitchen. He goes on to state that this dome has now disappeared. But it 
has not disappeared; on the contrary it exists in an excellent state of repair, indeed the in- 
terior looks as if the builder had just put his finishing touches upon it. I have mentioned 

that the dome is very shallow; it reminded me foreibly 
M.io 5 oO 3 of the magnificent flattened domes and vaults which I 

—— have seen in Mohammadan work of the best period, 
for example in the great medresseh at Baghdad which 
is now used as a custom house. In lack of any but 
architectural evidence I should be inclined to date the 
octagon of Deir el'’Umar in the 13th century. 

To the W. of it lies the kitchen, a long vaulted 
hall. I have not represented in the plan the arcades 
that are placed against the E. and W. walls. They 
are constructed in the same manner as the arched 
niches in the nave of Mar Gabriel, the object in both 
cases being the same, namely to increase the interior 
space of the apartment without increasing the span 
of the vault. The kitchen was inhabited by hordes of 
ferocious fleas and in my hurry to escape from them 
I forgot to measure the details and will not now put 
them in from memory. 

Finally there remains to be noticed the tomb of 
the Egyptian monks to tbe W. of the monastery 
(Fig. 158). It is a small octagonal domed chamber, 

Abb. 159. Salah, Mar Yakub: Grundriß square on the outside. The niches in the eight sides 

are alternately rectangular and eurved and each niche 
is filled with a tomb of no artistie pretensions. The dome is flattened, like the dome of the 
big octagon. 





MAR YAKUB, SALAH. 


Of the exquisite church of Mar Yakub at Salah there exist a small sketch plan by Parrr.” 
Posnxon visited Salah twice and has published eleven memorial inscriptions which he found in 
the narthex, where they still stand.” They are dated in the 10th and 11th centuries. He 
found another inscription among the ruins of the bishop's palace N. of the church, dated in 
the 14th century when the monastery of St. James was one of the most important in the Tur 
Abdin. The church lies outside the village. Of the monastie buildings little or nothing re- 
mains; there are some modern structures to the W. and S., and to the N. and E. masses of 
ruin. Some of these ruins are of excellent solid masonry. Pocxox believed that these build- 
ings belonged mainly to the 14th century. There are no longer any monks at Mar Yakub 
(1909); the church is unused and the windows are all blocked up. 


1 > 


DE Beyri&, Prome et Samarra, p. 33. But he mentions only the inseription. 


° Op. eit., p. 332. His observations on the architecture of the church are more than usually wide of the mark. 
- Op. cit., p. 62 et seq. 


THE CHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın. 


The church (Fig. 
159) as Pognon obser- 
ves, closely resembles 
Mar Gabriel in plan 
and is at least as an- 
cient — I should not 
be surprised if it were 
as old as the first 
foundation of Mar Ga- 
briel in the reign of 
Arcadius. As at Mar 
Gabriel, the narthex 
was probably part of 
a cloister which rau 
all round the church. 
I may observe that 
Mar Ibrahim at Midyat 
had also once been 
provided with this open 
narthex; perhaps there 
too it was part of a 
cloister. Mar Augen is 
the only monastery 
where the cloister is 
still preserved, though 
even there it has evi- 
dently suffered much 
rebuilding. At Mar 
Yakub, atrium and 
cloister have disappea- 
red, but the arcades of 
the W. side of the 
nartbex are still visible, 
though three have been 
walled up and one has 
been filled with a door 
(Fig. 160). The narthex 
is barrel vaulted, the 
upper part of the vault 
being of brick. This 
brickwork is treated 
in a way very charac- 
teristic of the Tur Ab- 
din. Itis divided into 
three square compart- 
ments, each separated 
from the otherby bands 
of nine courses of brick 
which give the appear- 


—1 





Abb. 160. Salah, Mar Yakub: Hauptansicht von der Westseite mit dem Narthex. 





Abb. 161. Salah, Mar Yakub: Bildung des Tonnengewölbes 


338 DiE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 





Abb. 162, Salah, Mar Yakub: Tür vom Narthex in den Nave 


ance of a rib. The squares are 
edged with an ornamental band 
made of semi-cireular tiles. "The 
photograph (Fig. 161) gives a better 
idea of the system than any des- 
eription. There is a door at the 
S. end of the narthex, and a fine 
moulded door leads into the nave 
(Abb. 162). All the windows ha- 
ving been blocked up it was ex- 
tremely diffieult to photograph the 
interior of narthex and nave, for 
there was no light except that 
which came in through the W. 
door. The nave lies with its 
greatest length from N. to S. as 
at Mar Gabriel, and shows the 
same arched niches in the N., S. 
and W. walls. There was a splen- 
did moulding allround the nave 
under the vault. The high barrel 
vault consisted of six courses of 
Abb. 163. Salah, Mar Yakub: Hauptlür zum Sanktuarium. stone on either side while the 

upper part was of brick, divided 

into three square compartments like the narthex and even more elaborately treated. Round each 





THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABDpın. 239 


zmde 


of the squares ran a broad border composed of two bands of the curved tile-work that appears in 
Fig. 161, and between them a band of bricks set in a herring-bone, each of these separated from 
the other by two courses of plain brickwork. Three doors led into the three sanctuaries. The 
central door was singularly beautiful (Abb. 163). The lintel and jambs were boldly moulded, 
the mouldings resembling those on the narthex door; on either side stood two pilasters car- 
rying a moulded string-course, which 
ran at this level all round the nave. 
Over the lintel of tlıe door the string- 
course curved up into a horse-shoed 
arch, and the tympanum between arch 
and lintel bore traces of fresco.! Of 
the pilasters I wish that I had a clearer 
photograph, for they are without rival 





Abb. 164. Salah, Mar Yakub: Skizze der Ornamente 

an der Sanktuariumstür. Abb. 165. Salah, Mar Yakub: Fenster. 
in the Tur Abdin. The decoration upon them is divided into bands (Fig. 164). The 
outermost band is plain; the next is composed of beautiful rinceaux, deeply undereut; 
within the rinceaux is a band of moulding and the centre of the pilaster is oceupied by an 
upright band of carving showing small birds in relief, set one above the other. Some notion 





Abb. 166. Salah, Mar Yakub: Östansicht mit den drei Apsiden. 


! Parry states that there is an inseription over this door recording that the church was built in 1109, Pocxox 
does not mention it, I did not see it, and it does not appear in the photograph. Moreover the church was built 
long before 1109. 


240 DiE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 





Abb. 167. Salah, Mar Yakub: Nordgiebel der Apsisseite. 


of this may be gathered from the appended sketch. The carved bands were worked on an 
inlay of darker stone. The capitals borne by these pilasters were of uncut acanthus with a 
rope or garland thrown over the corners and caught up in the centre of each face of the abacus, 
and a band of small dentils be- 
low the acanthus leaves. 

The three sanctuaries com- 
municated with one another both 
by a door and by a window; all 
three were barrel vaulted, the top 
of the vault being made of a 
square of bricks. At the E. end 
of the central sanctuary there was 
an apse covered by a semi-dome. 
A door was placed in the S. side 
of the S. sanctuary. 

It was only on the outside 
that I could see what had been 
the nature of the windows. They 
were narrow lancets covered by a 
moulding which was prolonged 
horizontally on either side of the 
arch (Abb. 165). A dentil appear- 
ed on this moulding as on the 
other outer mouldings of the church. Fig. 166 shows the E. end with gable roofs over the barrel 
vaults of the sanctuaries. These roofs originally ended with the moulding; the parts above 





Abb. 168. Salah, Mar Yakub: Nordfassade. 


THE CHURCHES AND MONASTERIES OF THE Tur ABpın. 241 


are later additions. Fig. 169 gives 
the N. sanctuary gable in detail, 
and the great cyma moulding 
which is used all over the exterior 
of the church. Beneath the cyma 
there is a small dentil which can 
be seen in the photograph though 
it is somewhat in shadow. This 
bold cornice is found on all the 
churches of the Tur Abdin, but 
it is nowhere used so freely as 
at Salah, nor do I remember to 
have seen the dentil elsewhere; 
it may, however, exist, for it is 
diffieult to distinguish when the 
cornice occurs only at a conside- 
‚able height from the ground. 
The N. side of the church is com- 
paratively plain, being broken only 
by the cyma below and round 
the gable of the nave vault, and 
by a big lancet in that gable 
(Abb. 168), the S. side is more 
elaborate (Abb. 169). The cyma 
moulding is lavishly used, there 


| 


m 


E-. Amida. 








Abb. 169. Salah, Mar Yakul:: Südfassade. 


Salah, Mar Yakub: Narthextür in der Westfassade. 


Dis AUTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 
are three lancets erowned with a moulding below the gable in the wall of the nave, and the doors 
into the narthex and S. sanctuary have moulded lintels and jambs. Over the narthex door there 
is a relieving arch above the lintel (Abb. 170). It is characteristie of Mar Yakub that all the 





Ahb.171. Salah, Mar Yakub: Details von der Südfassade. 
Jintels are in the nature of straight arches; they are all composed of tlıree parts, a key stone and 


two side blocks. This can be particularly wellseen in Abb. 170. Above the lintel of the S. sanc- 
tuary door there is a straight arch of stone voussoirs. Placed on the cyma moulding imme- 





Pfeilerkapitelle der Westseite 


ALb. 172. Salah, Mar Yakub: 
a victor's wreath 
the narthex wall 


and was crowned 


diately above the door is a tiny bit of decoration consistivg of a cross in 
(Abb. 171). On the W. facade it is to be observed that the upper part of 


above the arches is later work. The original wall was several courses lower 


THE UHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABDIn. 243 


by a comice which still remains in its old place. 'The original disposition is clearly visible at 
the left hand corner of Fig. 169. The roof over the nave has also been raised. The old gable 
came down as far as the cornice which can be seen in the wall above the narthex roof. 
The piers supporting the W. arcade of the narthex have finely moulded capitals showing 
the usual cyma with a bead below it and two plain bands (Fig. 172). 


MAR AZAZIEL AT KEFR ZEH AND MAR KYRIAKOS AT ARNAS. 


The churches at Arnas 
and at Kefr Zeh are both of 
the same type. Mar Kyriakos 
has suffered more than Mar 
Azaziel at the hand of time 
and of the restorer and it will 
therefore be well to take the 
latter first as it illustrates the 
type better. Arnas and Kefr 
Zeh, like most of the villages 
of the Tur Abdin, stand upon 
the summit of a hill. Both 
villages are now miserable little 
collections of hovels inhabited 
partly by Moslems, partly by 





Abb. 173. Kefr Zeh, Mar Azaziel: Nordwestansicht. 


Christians; the great churches, memorials of a past eivilization and prosperity, rising up over the 
rude dwellings of the present population give a most striking impression of splendour and decay. 
Especially is this the case at Kefr Zeh, where the church stands clear of the modern village and 








Abb. 174. Kefr Zeh, Mar Azaziel: Grundriß 


31* 


244 DIE AUTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 








THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın. 245 


is moreover exceptionally well preserved. Fig. 173, a view taken from the N. W., shows its fine 
position on the mountain top. It is a landmark across many miles of rocky hills. 

I do not think that Mar Azaziel (Abb. 174) was originally a monastie church, for I saw 
no signs of extensive monastie buildings. In the courtyard S. of the church there is one small 
room N. of the gate which is 
at present occupied by an old 
nun who seems to have con- 
stituted herself guardian over 
the church. Thoughı the walls 
are modern, the disposition of 
this court or atrium is no doubt 
ancient and I think it highly 
probable that it may always 
have contained a lodeing for one 
or more clerks who had charge 
of the shrine. Monasteria cleri- 
corum were well known institu- 
tions in early Christian times; I 
have dealt with them more fully 
in my book on the Kara Dagh.! 
The small exedra on the E. side 
of the court is a constant feature 
in the Tur Abdin (Abb. 175). 
The village priest at Khakh told 
me that these exedras were used 
for week-day prayer, only the 
Sunday prayers being recited 
in the church itself. Posxox 





states that they were used in 
summer and the churches 
in winter’, and his au- 
thority for this observa- 
tion is probably better 
than mine. The exedra 
at Mar Azaziel is dated 
in an inscription placed 
inside it. It was built 
in the year 1246 of the 
Greeks, i. e., about A.D. 
934. In everyZexample 
I judged the exedra, on 
architecetural grounds, to 
be later than the church 


to which it belonged; per Pr | RPFEESS Fer X 


haps the fashion of plae- \ 


ing exedras in the at 





rum did not arise till to 


! Ransav-Berı, The thousand and one churches, p. 416. — ? Op. eit., p. 93. 


246 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


wards the 10th century. They are invariably decorated with a cross cut in relief upon the in- 
terior of the semi-dome, as are many of the church apses. In Fig. 175 can be seen the stone 
tables that held the liturgieal books and seriptures, in this case three in number, one in the 
centre of the exedra and one on either side.! 

A single «door leads into the narthex which lies on the S. side of the church. The divi- 
sion across it is modern. The eastern half is very dark and heaped up with rubbish; I cannot 
be certain that the arcade which is to be seen along the N. wall of the western half of the 
narthex is not continued to the E. more regularly than I have indicated it on the plan; pro- 
bably it is. At Arnas the S. wall of the narthex is arcaded as well as the N. wall, but at 
Kefr Zeh it is plain. The narthex is covered with a brick vault, the bricks set in squares. 
Two doorways lead into a long vaulted nave, arcaded on either side. The sanctuary is raised 
a couple of steps above the nave and separated from it by a screen of four columns carrying 
an architrave (Fig. 176). 
This screen is not, I 
think, as old as the 
church, though it is 
certainly not modern. 
There are two columns 
with an acanthus ca- 
pital and an uncut 
acanthus capital. Both 
have the characteristie 
garland hung over the 
corners, and the acan- 
thus capital looks as 
if it had been copied 
from the splendid en- 
gaged capital under the 
apse arch on the N. 
side, which can be 
seen in Fig. 176. I 
give a detail of it in 
Fig. 177; the capital 
under the S. end of the 
apse arch was much 





Abb. 179. Kefr Zeh, Mar Azaziel: Gewölbekonstruktion damaged. On the semi- 

dome of the apse is the 

eross in relief of which I have spoken. A fine moulding runs round the apse under the semi- 
dome (Abb. 178). It is composed of a band of palmettes, a bead and reel, and a band of cross- 
shaped entrelac; the lowest member is a double band of dentils set alternately. The palmettes 
appear in every decorated moulding in the Tur Abdin. The apse arch is worked with two 
bands of palmettes with rinceaux between them. It is horse-shoed and so are all the arches 
of the arcades in nave and narthex. The nave is covered with a briek vault (Fig. 179), the 
bricks set in squares on the system described in the church at Salah. A door in the 8. isle 
of the apse leads into a small chamber which communicates also with the nave by a narrow 
door, and communicated with the narthex by a door now walled up. Above it is an upper 
chamber, approached by a wooden stair and containing an altar. Another small dark chamber 


THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın. 247 


with an altar lies still further to the E., and leading out of it there is yet another, quite dark, 
lying behind the apse. 

How much of all this building is the original work? It will be observed that the apse 
arch starts from within the screen; the capitals that support it are worked on the angles of 
masonry marked A. and B. on the plan. Further, it is evident that the pier €. has no archi- 
teetural relationship with the apse. This can be seen in Fig. 176, where the rudely moulded 
capital of pier Ü. obscures some of the fine mouldings of the apse arch. My impression is 
that the arcade on the N. side of the nave, and therefore the vault which it helps to support, 
are later work and this is borne out by the fact that some of the upper part of the N. wall 
seems to have been rebuilt (Abb. 179). The S. wall of the narthex is certainly late (Abb. 150); 





Abb. 1830. Kefr Zeh, Mar Azaziel: Südseite mit Narthex. 


it is a patchwork of re-used blocks. But the nave wall above it, with its lancet windows and 
cyma cornice, is old. Fig. 181 gives the windows of the W. wall in detail. They are three 
in number, one in the gable and two below. The moulded arches rest on short stumpy co- 
lumns. Between the two lower windows there is a curious piece of decoration, two lions’ heads 
with a cross between. Three rows of projecting blocks of stone can be seen in the N. and W. 
walls. They are so regularly placed that they must have been intended to have a decorative 
value. The E. end of the church has been much pulled about, but all the lower parts of the 
yalls seem to be the original work, including even the wall of the curious chamber behind 
the apse, while bits of the cyma of the topmost gable are still in place (Abb. 182). There is 
a window in the gable corresponding to the window in the W. facade. 

There is fortunately epigraphie evidence with regard to the restoration of Mar Kyriakos. 
(Fig. 183.) An inseription published by Posxox! states that the N. wall and vault were „restored 


Op: eit, p. 9% 


248 DIE AUTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


| and built“ at the end of the 16th 
century. I did not know of this 
inscription when I worked at the 
church, but I had independently 
come to the conclusion that the 
S. wall and arcades of the nave 
were old up to the top of the 
arcade arches, whereas in the N. 
wall only the foundations were 
old. It is satisfactory to find 
that the architeetural evidence 
agrees so completely with the epi- 
graphic. The plan of Mar Ky- 
riakos is almost the same as that 
of Mar Azaziel. There had been 
an atrium to the S., now partly 
built over by modern houses; the 
walls that remain are terribly rui- 
ned. Two exedras stand in the E. 
wall ofthis atrium (Abb. 184); that 
which lies to the N. appears to 
be the older of the two, but I do 
not think that it is as old as the 
church. The mouldings and de- 
eorations of the southern exedra 
betray acomparatively recent date. 
The S. wall ofthe narthex has been 
in part rebuilt; possibly, as Po@xon 
suggests, there was here an open arcade similar to that of the narthex of Mar Gabriel and 
Mar Yakub. The present narthex is arcaded on either side, the arches here as elsewhere in 





Abb. 181. Kefr Zeh, Mar Azaziel: Giebel der Westfassade. 








Abb. 182. Kefr Zeh, Mar Azaziel: Nordostansicht. 


THE CHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ÄBDIN. 249 


the church being horse-shoed. Two fine moulded 
doors lead into the nave. The sanctuary is raised and 
divided from the nave by a screen as at Kefr Zeh 
(Abb. 155). Here, however, the screen is much later 
work; it is dated by an inscription in the Sth century. 
(Pocnox, p. 96). Late work betrays itself infallibly when 
brought into comparison with the magnificent decorations 
of the early period; the two are so distinet that there 
can never be a moment's hesitation in deeiding between 
them, whether there be a dated inscription or no. 
The apse arch (plate XXII, Fig. 3/4) is carved with 
palmettes, rinceaux and entrelacs. It springs from gar- 
landed Corinthian capitals, the tops of which can be 
seen in Fig. 185. Again the N. E. pier of the nave 
arcade impinges upon the old capital, but here we 
know that the pier is part of the restoration. A cross 
decorates the semi-dome, which rests on a moulding 
adorned with palmettes and vine scroll (Abb. 186). An 
ornament is Jaid over the vine scroll in the centre 
of the apse. As at Kefr Zeh, a chamber containing 
an altar lies to the S. of the apse, communicating with 
apse, nave and narthex. There is no chamber behind 








the apse, but a very small room lies to the N. of it, 10 5 
communicating with it by a door that corresponds to M.{ an nennen 
the door on the S. side. High-placed windows light Abb. 183. Arnas, Mar Kyriakos: Grundriß. 


the nave, and a bold eyma moulding forms a cornice and runs round the gable of the nave roof 





Abb. 184. Arnas, Mar Kyriakos: Hofapsiden 


Amida. 


250 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


MAR SOVO AT KHAKH, AND MAR PHILOXENOS AT MIDYAT. 
There are two other churches of the same type as those at Arnas and Kefr Zeh. They 
are both ruined, but since they must both be placed among the very early buildings of the 
Tur Abdin, they cannot be neglected. The most important of the two is the great church of 





Abb, 185. Arnas, Mar Kyriakos: Apsis und Säulenabschluß 


Mar Sovo at Khakh (Fig. 187). It is by far the largest church of this type, the nave being 
27,30 metres long by 11,10 metres wide. These measurements are from wall to wall, not from 
arcade pier to arcade pier. At Kefr Zeh the nave is 17,40 metres long by 3,97 metres wide 
from wall to wall, and at Arnas 13,65 metres long by 3,90 metres wide. 

Mar Sovo was standing at 
the end of the 15th century, for 
a bishop was buried in it in 
1495. The ruins consist of a 
nave and apse and two aisles, 
but the N. aisle is certainly a 
later addition (Fig. 188). Seen from 
the E. the point where the later 
wall joins the old wall of the 
chamber that runs behind the 
apse is clearly marked by a 
straight joint. The two doors in 
the N. wall of the nave are, how- 
ever, part of the original plan; 
they are decorated on the out- 
side, i. e. inside the aisle, with excellent mouldings (Fig. 189). The pilasters and arches of 





Abb. 136. Arnas, Mar Kyriakos: Kranzgesims der Apsis, 


’OGNoN, p. 121 et segq. 


THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın. 251 


the arcade of the aisle are set so close to the jambs that they do not allow them to stand out 
in relief from the wall as they were intended to do. In the interior of the nave the piers of 
the arcade are also a later addition. In the N. arcade a pier impinges upon the easternmost 
of the two doors (Fig. 190); on the S. side the piers partly block the old doors which are here 
distributed in two groups of two. These doors also are finely moulded on the outside and 
above each lintel there is a shallow relieving arch (Fig. 191). The easternmost pier on either 
side of the nave is so placed with regard to the apse that it conceals the apse mouldings. 
Behind the pier, on the E. wall on either side of the apse (the narrow space between pier and 
wall can be seen in Fig. 192) I found 
a splendid moulding (Fig. 159). It 
formed a cornice to the wall. There 
are remains of Corinthian capitals under 
the horse-shoed apse arch, and a de- 
corated moulding ran round the interior 
of the apse under the semi-dome, but 
it is unfortunately much weather-worn. 
A trace of the moulding round the 
apse arch can be seen; it appears to 
have been even more elaborately worked 
than the corresponding arches at Ar- 
nas and Kefr Zeh (Abb. 176, 185). 
There was a small door on either side 
of the apse. That which stands to the 
S. is entirely blocked with ruins; the 
N. door leads into a narrow vaulted 
chamber running round behind the 
apse. Tlie vault is of brick and I be- 
lieve it to be part of the original struc- 
ture (Abb. 193). A door to the N. 
opens into another chamber Iying at 
the E. end of the N. aisle; it belongs 
to the later period. A tiny wedge-shaped \ | 
window lighted the chamber behind 

the apse. 

The arcade of the S. aisle is also 
later than the nave, One of the few 
pilasters that remain upon the N. side 
covers the mouldings of the western- 
most pair of doors. Presumably what 
I have called the S. aisle was originally 
a narthex on the S. side of the church. 





Abb. 187. Khakh, Mar Sovo: Grundriß 


This narthex must have oceupied exactly the same space that is now covered by the aisle, for there 
is some old masonry at the exterior S.W. angle. The W. door of the nave may be part of 
the original plan; it is perfectly plain. The nave had been lighted by windows high up in 
the wall; they can still be seen in the fragment of the old N. wall that rises above the N. 
aisle (Abb. 194). There are also some stones of the cornice. 

The question that chiefly occupied my attention while working on this church was the 
nature of the original roof. No doubt after the restoration the nave had been eovered with a 
brick vault, like all the other churches in the Tur Abdin; but the arcades on either side, which 


32% 








DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


Abb. 188. Khakh, Mar Sovo: Nördliches Seitenschiff. 


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Abb. 159. Khakh, Mar Sovo: Profile 





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THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABDın. DDr 


7 


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Abb. 190. Khakh, Mar Sovo: 
Nordwand des Hauptschiffes 
von Osten gesehen 





Abb. 191. Khakh, Mar Sovo, 
Tür der Südseite (außen). 





254 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


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Abb. 192. Khakh, Mar Sovo: Nordecke der Apsis. 





Abb. 193. Khakh, Mar Sovo: Gewölbe hinter der Apsis. 


THE ÜHURCHES AND MONASTERIES OF THE Tur ABpın. 255 





Abb. 194. Khakh, Mar Sovo: Außenansicht der alten Nordseite (im Gegensinn) 


were then put in, diminish the width of the nave by 3,30 metres, leaving only a space of 
7,30 metres to be spanned. There is nothing to show that an arcade on either side of the 
nave existed in the early plan; on the contrary, if it had once existed, why was it not restored 
as it stood instead of putting in piers that blocked the S. doors? But ifthere were no arcades, 
the nave was 11,10 metres wide. That implies a vault with a very large span, larger than 
any in the Tur Abdin where the widest vault known to me is that of Mar Gabriel, 10,70 
metres. Moreovor in Mar Gabriel tlıe walls were much thicker than in Mar Sovo. I am in- 
clined to believe that the original church at Khakh was not vaulted. 





Abb. 


195. Khakh, Mar Sovo: Ilofapsis. 


296 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


To the S. of Mar Sovo there is an atrium now filled with ruins. It contains an exedra 
in the E. wall. In the interior of the exedra here are memorial inseriptions of the 12th and 
13th centuries, and the usual cross in relief is cut on the semi-dome (Abb. 195). The mould- 
ings are good, but not as good as those of the church; they look like careful copies rather 
than contemporary work (see sections Fig. 189). 





Abb. 196. Midyat, Mar Philoxenos: Grundriß. 


To the E. of the apse there is a tower. High up on its W. face I saw a much worn 
inseription in a label and probably if it were legible it would give the date of the building, 
but the mouldings are decisive proof that it belongs to a later period than the church. I know 
of no early towers connected with churches in the Tur Abdin. There is a cusped arch over 
the niche in the W. wall of the tower which should be compared with the cusped arch over 
the S. docr of Mar Philoxenos. 


The plan which I give of Mar Philoxenos (Abb. 196) shows the whole complex of build- 
ings on the site, but the only part which is ancient is the much ruined church to the N. 
The apse and the S. wall of the nave are standing (Abb. 197). I do not believe that the 
arcade against the S. wall belongs to the original plan for it blocks the windows in the upper 
part of the wall (Abb. 198). There are good cyma capitals upon the piers (Abb. 199). The N, 
wall has certainly been rebuilt and the arcade does not exactly correspond with the arcade of 
the S. wall. The N. aisle is completely ruined; without excavation it would be impossible to tell 
whether it is a late addition or no. The doors leading from the nave into the S. aisle have good 


Amida 


THE CHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABpın. 





Abb. 197. Midvat, Mar_Philoxenos: Apsis und Südwand. 





Abb. 198. Midyat, Mar Philoxenos: Außenansicht der Südseite 


258 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 
Bi a | mouldings on the S. side, but they are difficult 
to see because the aisle is exceedingly dark. 
Besides the mouldings, the central door 
| | has brackets set on either side of the lintel, 
a motive common in Syria but unknown 
to me elsewhere in the Tur Abdin. Except 
for the wall containing these doors, all the 
S. aisle is late; so are the chapel to the E. 
of it and the buildings S. of that chapel. 
Part of the old cornice still crowns the S. 
wall of the nave. The S. door into the aisle 
with the cusped arch over the porch is not 
part of the old work. Little can be made 
of this church until it is cleared out. I 
cannot even be sure that I have got the 
plan of the apse correctly; there was, how- 
ever, certainly a chamber behind it. 





EL ADRA AT KHAKH. 

The crowning glory of the Tur Abdin is 
the church dedicated to the Virgin at Khakhı! 
(Abb. 200). Till two years ago it had stood ab- 
solutely untouched and unaltered except for 
the addition of the W. porch hatched in the plan. The interior is still as the first builders left 
it, but a thrice accursed priest conceived the idea of replacing the original roof with a dome. 





Abb. 199. Midyat, Mar Philoxenos: Kapitell 





Abb. 200. Kakh, el-Hadra: Gesamtansicht. 


“The old roof was perfectly good and never let in a drop of rain, so the village priest, who 
was bitterly against the alteration, told me; the present dome leaks, and unless some further 


' There is a sketch plan in Parrv, op. cit., p. 328, where, too, the legends connected with the foundation may 
be found 


THE CUHURCHES AND MONASTERIES OF THE TUR ABDIN. 2359 


repairs are carried out shortly the church will suffer. The new work (Abb. 201) is easily to 


be distinguished from the old, There had been, said the priest, a tiled pointed roof cover- 
ing the interior dome; 
this was removed and 5 


replaced by a round 
stone exterior dome. It 
is quite clear that 
above the row of ar- 
ched niches under the 
dome there was a small 
octagonal tower, the 
base of which still 
remains. From the 
tower rose the pointed 
roof of which the priest 
spoke; it was probably 
built with eight ridges 
converging towards a 
much flattened apex. 
From the foot of the 
niches a tiled roof had 
sloped down to a cor- 
nice which can still be Abb. 201. Khakh, el Hadra: Außenansicht von Norden 
seen, borne by pilasters 
with Corinthian capi- 
tals; but the wall has 
been raised above the 
cornice and the sloping 
roof is now of stone. 
The niches are flanked 
by small columns with 
Corinthian capitals 
which again carry hor- 
se-shoed arches. Very 
shallow pilasters with 
uncut Corinthian capi- 
tals are set along the 
N. and S. walls, four 
on either side; the W. 
wall is concealed by 
the modern porch; 
there are no pilasters 
on the E. wall except 
at the corners (Abb. 
202. Above the pi- 
lasters is a cornice. 
The W. porch is Abb. 202. Khakh, el Hadra: Außenansicht von Osten 








a 
clumsy addition to the old work and the W. door into the nave is modern, though it must 
occupy exactly the same space as that which was occupied by the old door. The ends of 


00% 


260 DıE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


the narthex, when 
I was at Khakh, 
were just filled with 
heaps of chalk for 
whitewash, which 
had, alas, been plen- 
tifully bedaubed 

over the interior, 
blurring the exqui- 
site mouldings. I 
observed a blocked 
door at the N. end 
of the narthex, but 
none at the S. There 
is a semi-dome at 
either end of the 
barrel vault. The 
vaultitselfis divided 
by two stone rib- 
bing arches into 
three compartments 
composed of bricks 
set in squares and 
bordered with the nie 
usual pattern of semi-eireular tiles. Three doors lead into the nave; each is surrounded by fine bold 
mouldings, but the central door is the most elaborately treated (Abb. 203 and 205). The mouldings 
of lintel and jamb are beautifully decorated with palm- 
ette, bead and reel and rinceaux. On either side of the 
door stand round columns carrying uncut Corinthian ca- 
pitals with garlands hung over the corners. Above the 
columns and over the lintel of the door is laid an en- 
tablature decorated with rinceaux and dentils. A cornice 
decorated with two rows of dentils runs round the top of 
the wall under the vault; it can be seen in Fig. 203 to- 
gether with the beginning of the vault. 

The central part of the nave (Abb. 204) is covered 
with a dome, semi-domes Iying to N. and S. of it and 
another over the apse to the E. The square inscribed 
by the four horse-shoed arches, to N.,S., E. and W. (the 
W. arch is over the narthex door) is turned into an 
M | ° 5 octagon by means of squinches (Taf. XXII.)! No attempt 

TEE TE | was made to change this octagon into a circle, for the dome 
itself is octagonal not eircular (Abb. 206). "The angles are 

lost in the upper part and the top appears to the eye almost like on ordinary dome, though on 
close observation I came to the conclusion that the octagonal shape is in reality preserved almost 
to summit. Between the squinches are small oblong windows; a dentil moulding runs continu- 





Khakh, el Hadra: Haupteingang vom Narthex in den Naos. 








ously round the horse-shoe of the squinches and the rectangle of the windows, and the same 
moulding is set at the base of the octagonal dome. The four arches are worked with rinceaux, 


! It is an eieht-sided Klosterkuppel. 


Abb. 205 


THE ÜCHURCHES AND MONASTERIES OF 


Khakh, el Hadra: Hanpteingang vom Narthex in den Nuos. 


THE 


Tur 





ÄBDIN. 261 


that over the apse having 
a richer decoration than 
the others. The arches 
spring from garlanded Corin- 
thian capitals (Taf. XXIII, 
2—4); below the acanthus 
leaves there iss a band of 
woven entrelac.. A mould- 
ing on the level of the top 
of these capitals passes over 
the W. door and under tlıe 
semi-domes. It is worked 
with palmettes, bead and reel 
and a band of interslung 
eireles with a diamond shap- 
ed motive along the centre 
where the circles intersect 
(Abb. 207). In the original 
plan the arch over the en- 
trance of the apse had been 
left open, but it is now 
blocked by a stone sereen 
filling the whole arch and 
pierced by a door — a ves- 
tige of it can be seen 





Abb 


200 


Khakh 


el Hadra 


Kuppel 


Südsı 


262 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


in the left hand bottom comer of Fig. 206. The apse is thus concealed, which is much to be 
regretted as it is extremely beautiful. It is set round with six columns carrying four small 
horse-shoe arches (Taf. XXIII, 2). Between the columns are five niches each furnished with a 
stone seat and covered by a tiny shell-shaped semi-dome. (I must apologise for the bad photo- 
graphs of the apse. The diffieulty of photographing in a space extremely exiguous and blocked 
by the altar was almost insurmountable.) The capitals are some of the most singular with 
which I am acquainted. They give the eflect of an acanthus capital, but when you observe them 
more closely, you find that they are composed entirely of cords and tassels. The arches are 
decorated with dentils and an interwoven band; above them is the moulding that runs round 
the base of the semi-dome. The two columns standing immediately to the E. of the doors 
leading into the side sanctuaries bear acanthus capitals. Each of the two small sanctuaries to 
N. and S. of the apse contains an altar. 

It would be diffieult to over-estimate the importance of this church in the history of 
architecture. It is probably the earliest example that still exists of the type called by Srazy- 
GowskI the Kuppel- 
querschiff, which is, 
as he points out, the 
prototype of Sta. So- 
phia, Constantinople.! 
Its almost perfeet pre- 
servation gives it an 
inestimable value and 
the setting of the dome 
is of the highest inter- 
est. I may say wi- 
thout hesitation that 
the Persian system of 
squinches would be 
predicted here by every 
one who is acquainted 
with Oriental architec- 
ture. Whether the dome be ancient or mediaeval, scarcely any other method of setting it on the 
square is known in the Mosul and Diarbekr distriets, though I have seen in the churches E. 
of Mosul a few mediaeval examples of small domes set on a straight corbel across the angle 
of the square substructure. But the arched Tromp, the squinch, is by far the most frequent 
device employed. Whenever and wherever it appears strong Oriental influence may be assumed.” 

The church of El Adra contains a copy of the Gospels (modern) in an interesting old 
silver binding which represents the descent into Hades. 








Abb. 207. Khahk, el-Hadra: Gesims unter der Nordapsis. 


3. ZUSAMMENFASSUNG. 


Die Funde von Miß Berr in Djebel Tur Abdin bestätigen m. E. viele von den Annahmen, 
die ich oben auf Grund eines völlig unzulänglichen Materials machen zu müssen glaubte, um 
das Interesse der Fachgenossen für ein Gebiet wachzurufen, das an der Entwickelung der christ- 
lichen Kunst von allem Anfang an tiefgreifend teilgenommen hat. 


! Byzantinische Denkmäler II, p. NVI. 
° I have given other examples of domes set on corbels and squinches in a book on the Thousand and one 
churches of the Kara Dageh, written in collaboration with Sir W. Ranusar. 


ZUSAMMENFASSUNG. 363 


Zunächst bestätigen die Gründungssagen der einzelnen Klöster die engen Beziehungen 
zu Ägypten, auf die ich schon vom Ornament aus geschlossen habe, und zwar müßte ein Aus- 
tausch in dem Sinne stattgefunden haben, daß vom Zweistromlande das, was die ägyptischen 
Mönche an klösterlichen Institutionen nach Nordmesopotamien brachten, zurückgegeben wurde 
in Werten der bildenden Kunst. Ich schließe auf dieses Verhältnis mehr aus meinen in 
Ägypten gesammelten Erfahrungen, als auf Grund des neuen mesopotamischen Materials. Das 
gilt sowohl für die frühkoptische Kunst!, wie für das 9. und 10. Jahrhundert, wo die Tulu- 
niden ihre Kunst aus Samarra-Bagdad bezogen, der Vorstand des syrischen Klosters an 
den Natronseen aber seine Handwerker aus der Gegend von Nisibis herüberbrachte.? 








Atb. 208. Aleppo, Kuppeldetail. 


Es sei hier nebenbei darauf aufmerksam gemacht, daß der Befund des Kunsthistorikers, 
wonach die Klosterkunst von Mesopotamien und Syrien nach Ägypten gegangen ist, vielleicht 
für die ganze Entwicklung des Klosterwesens ein Fingerzeig sein kann. Wir sind gewöhnt, 
Ägypten als die Wiege des Mönchtums anzusehen. Er fragt sich, ob das richtig ist. Cumoxt 
hat kürzlich auf die zwischen Buddhismus und Christentum vermittelnde Rolle der Manichäer 
hingewiesen.” Wer einen Einblick in das der christlichen Bewegung vorausgehende buddhistische 
Wesen dieser Art bekommen will, der lese Grünwepers Bericht über die Ergebnisse der dritten 
Turfan-Expedition.* Er wird geneigt sein, mit diesen Höhlen von Chinesisch-Turkestan zu 
vergleichen, was bis jetzt im Höhlengebiete Kleinasiens erforscht ist.” Es scheint sich um eine 
allgemein asiatische Kulturerscheinung zu handeln, die den Anlaß zur Entwicklung des Mönch- 
wesens gegeben hat und von Mesopotamien und Syrien aus auch nach Ägypten übergegriffen hat. 
Wie sehr die Kultur der Osrhoöne von Alters her für die neue Bewegung vorbereitet war, wird 
im Anhange anzudeuten sein. 

ı Vgl. die Einleitung zu meiner Koptischen Kunst. — ? Oriens christ. I (1901), 356 f. 

® La propagation du manicheisme dans l’empire romain. Revue d’hist. et de litt. religieuses 1909. 

4 Zeitschrift für Ethnologie 1909, S. 891. — ° Rorr, Kleinasiatische Denkmäler passim. 


264 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


Die Frage des Verhältnisses zwischen Ägypten und Nordmesopotamien spitzt sich zu, so- 
bald man nicht so sehr an die Dekoration als an Konstruktionen und Bautypen denkt. Die 
von dem erwähnten Abt des sketischen Syrerklosters, Moses von Nisibis, mit Holztüren und 
Stuckarbeiten geschmückte Hadra-Kirche am Rande des Nildeltas zeigt dieselbe Konstruktion 
des Querschiffes aus einer vollen Kuppel mit zwei angelegten Halbkuppeln! wie die Hadrakirche 
von Khakh. Aber dieser Aufbau kommt auch schon im Schenutekloster bei Sohag in Ober- 
ägypten im 5. Jahrhundert vor? und ähnlich im benachbarten roten Kloster. Ebenso wahr- 
scheinlich einst auch im Deir Abu 
Hennis bei Antinoö. Ähnlich 
steht es um die Anordnung von 
Muschelnischen mit Säulen in der 
Hauptapsis. Der Typus ist von 
Syrien aus in Ägypten angeregt’, 
es läßt sich aber heute noch nicht 
sagen, ob die Hadrakirche von 
Khakh darin einer lokalen Tradi- 
tion folgt oder das Motiv auf dem 
Umwege über Ägypten erhält. 
Ich glaube, daß Asien der ge- 
bende Teil ist. 

Die wichtigste Bestätigung 
bringt die Tur Abdin-Gruppe in 
der Frage nach der von mir für 
Persien in Anspruch genommenen 
Einführung der Trompenkuppel. 
Ich habe darüber bereits gehan- 
delt, bevor ich die Funde von Miß 
Bern kennen lernte.* Trotzdem 
wurde dieser Abschnitt über die 
nestorianische Doppelkirche oben 
S. 177 unverändert abgedruckt, 
obwohl ich ihn aus dem neuen 
Material hätte ergänzen können. 
Es freut mich, daß Miß Ber 
meine Erkenntnis aus der Praxis 

Sana leppon EnppZuolu]] bestätigen kann. Die Trompen- 

kuppel ist auch für sie unzweifel- 

haftes Kennzeichen des Persisch-Orientalischen. Die Beispiele, die ich „Kleinasien, ein Neuland‘, 
S.117f. aus Agypten und Kleinasien beibringen konnte, gehen meines Erachtens auf persische 
Anregungen zurück. Die neben Rom und Byzanz einzig durchschlagende Großmacht der Parther 
und Sasaniden macht sich eben auf dem Gebiete der Architektur und Dekoration frühzeitig 
bemerkbar. Die Kuppel von Mar Yuhanna (Abb. 151) gibt die einfachste in Ziegeln ausge- 
führte Art, die Kuppel der Marienkirche zu Khakh (Abb. 206) eine reichere dekorative Ausbil- 
dung. Ich bringe hier als Ergänzung des oben S. 182 Angedeuteten in zwei Abbildungen Bei- 
spiele aus Aleppo (208/9), die zeigen sollen, wie sich die Trompe im Islam weiter entwickelt 
und durch Vermehrung in Reihen von ungerader Zahl übereinander zur Stalaktite wird. Die 








Burrer, Goptie churches, pag. 321. — ? Vgl. meine Byz. Denkmäler, III, S. XVII; De Bock, Materiaux, p. 49. 
° Kleinasien, ein Neuland, S. 220 und Koptische Kunst, 8. 97. 
° Zeitschrift für Gesch. d. Arch. IIL, S.1f. Vgl. Cnoısy, Hist. de l’architeeture, I, S. 125 und IT, 13. 


ZUSAMMENFASSUNG. 265 


Bauten, in denen diese Aufnahmen der Miß Ber gemacht sind, stehen leider nicht fest. Viel- 
leicht handelt es sich um die Madrasen Malik Zahir und Kamiliya.! 

Soweit der Kuppelbau. Nicht minder durchsichtig liegen die Dinge vielleicht auf dem 
Gebiete der längs- und quergerichteten Kirchen. Es fällt sehr auf, daß unter diesen Kirchen des 
Tur Abdin-Gebietes nicht eine einzige Basilika ist, eine Form, die noch am Euphrat auftritt, 
so in Resapha und Zenobia. Der dreischifiige Typus kommt nur ein einziges Mal vor, bei der 
Hadrakirche in Mar Gabriel (Abb. 154 unten). Die Kirche ist spät, Miß Ber hatte nicht den Ein- 
druck der Basilika, sondern eher den einer aus durchlaufenden Tonnen gebildeten, d. h. degenerier- 
ten Kreuzkuppel. Ich glaube also, mit dieser „Basilika“ ist nicht zu rechnen; in Mosul soll es 
von dieser Art Kirchen mehrere geben. Es bleibt dann nur die Sergius-Basilika in Resapha’, 
und die zeigt so offenbar — auch in der Breite des Mittelschiffes — den Typus der syrischen 
Pfeilerkirchen von Ruweha und Kalb Luze”, daß bezüglich des Ursprungs die Frage, ob es 
sich nicht um einen syrischen Typus handelt, auftaucht. Ebenso in Zenobia-Halabiya.* 

Die typische Tur Abdin-Kirche ist der einschiffige, tonnengewölbte Saal. Miß Bern hat 
bereits oben ihre Überzeugung vom einheimischen Ursprung dieses wichtigen Typus ausgesprochen. 
Ich möchte nur hinzusetzen, daß schon das Auftauchen des Tonnengewölbes in den frühchrist- 
lichen Kirchen Kleinasiens ein Hinterland erwarten ließ, von dem aus diese „romanische* Art 
herübergewandert kam. Es entspricht meinen Erwartungen, wenn gerade in Mesopotamien der 
Schlüssel für die ganze Bewegung gefunden ist.” In Kleinasien wird die mesopotamische Art 
auf die hellenistisch dreischiffige Bauart übertragen. 

Der einschiffige, tonnengewölbte Saal, ob nun längs- oder quergelegt, das scheint der me- 
sopotamische Grundtypus. Die Sphäre der hellenistischen Basilika mag im wesentlichen mit 
der Euphratgrenze aufhören. Miß Beuı scheint geneigt, alle Pfeilereinbauten für jüngeren Ur- 
sprunges zu halten, etwa wie in der Hauptkirche I von Binbirkilise® Dort aber war schon 
das ursprünglich über 6m breite Schiff? mit Tonnengewölben und Gurten versehen. Das möchte 
Miß Bern nur für den größten der Säle in Khakh, Mar Sovo, nicht annehmen, dagegen meint 
auch sie, daß alle übrigen Bauten, die mäßigere Spannweiten aufweisen, so schon Mar Gabriel 
mit nur 40 cm geringerem Mauerabstand als Mar Sovo, von vornherein gewölbt waren. Man 
kann ziemlich genau nach den Mauerstärken auf die Wölbung schließen. In Mar Gabriel ist 
die Mauer 2 m stark, doch durch Nischen im Material entlastet; in Mar Yuhanna, wo diese 
Nischen fehlen, 150m. In Mar Yakub zu Salah ist die Ostmauer, wo die Nischen fehlen, 
1,50 m, die Westmauer, wo sie vorhanden sind, 1,72 m diek. Es fällt daher sehr auf, wenn 
in Mar Augen die Nordmauer der Kirche bei einer Spannweite von 7,10 m nur 0,80 m dick 
ist; ob daher nicht doch die L m starken Mauern von Mar Sovo eine 11,10 m breite Tonne 
getragen haben können? Nach den sasanidischen Gewölbebauten ließen sich Tonnen von jeder 
Spannweite erwarten. 

Die Apsisbildung anlangend fällt auf, daß die längsgerichteten Basiliken nur eine tiefe, 
halbrunde Nische haben, die außen geradlinig ummantelt ist. Die quergerichteten Kirchen 
Mar Gabriel, Mar Yakub und auch die Hadrakirche von Khakh haben drei Apsiden und nur 
die mittlere halbrund. Vorwiegend ist jedenfalls die außen viereckige Apsis, eine Eigentüm- 
lichkeit, von der bereits oben S. 186 die Rede war. Auffallend ist bei den drei zuletzt genannten 
Kirchen der dichte Mauerverschluß der Apsiden bis auf eine enge Tür; bei den einschiffigen 
Sälen besorgt diesen Verschluß meist die Säulenwand. 


1 Vgl]. über die Entwicklung der Stalaktite van BercHen, Notes, p. 76 und Fraxz-Pascha, Baukunst des Islam?, S. 49. 
2 Neue Jahrbücher f. d. klass. Altertum, XV (1905), S. 32. Sarre, Monatsh. f. Kunstwiss., II, S. 100. 
® Vocüg, pl. 68, 122. Vgl. Amra, Z. f. Gesch. d. Arch. 
% SırRe, Z. f. Erdkunde, Berlin 1909, S. 430 und Taf. S oben. 
5 Vgl. mein „Kleinasien“ an verschiedenen Stellen. 
% Kleinasien, S. 10 u. 13. Rausay and Berr, The thousand and one churches, p. 41f. 
7 Nach Horzwann, Binbirkilise, Taf. 3. Vgl. auch Rausay and Ber, S. 43. 
Amida. 34 


266 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


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Abb. 210. Djindeirmene, Kirchenruine: Grundriß, Längsschritt und Details. 


ZUSAMMENFASSUNG. 267 


Bemerkenswert ist ferner die Anordnung des Narthex an der Südseite bei den längs- 
gerichteten Kirchen. Nur die breitgerichteten haben ihn normal im Westen. Ist der Narthex an 
der Südseite mit einem Hof verbunden, so liegt hier im nordmesopotamischen Kreise eigentlich 
die abendländische Klosteranordnung vor mit dem Kreuzgang an der Südseite der Kirche. Es 
muß nun freilich einer näheren Untersuchung überlassen bleiben, ob es sich bei der Anordnung 
an der Südseite wirklich immer um einen Narthex handelt. Ich nehme die Kirche Mar Kyriakos 
in Arnas (Abb. 185). Der Narthex hat hier wie in Mar Philoxenos in Midyat (Abb. 196) sechs 
Nischen auf jeder Seite. Das ist nun die älteste Art der Bildung von Refektorien, wie ich 
kürzlich! gezeigt habe. Mit diesen Nischen wird auf die Zwölfzahl der Apostel Rücksicht ge- 
nommen. Dazu kommt, daß die Anordnung von Kirche, Refektorium und Nebenräumen, wie 
sie in Arnas und Midyat vorliegt, auffallend entspricht der Zusammenstellung derselben Räume 
im Weißen Kloster in Oberägypten.” Es muß der jetzt hoffentlich bald einsetzenden Forschung 
auf dem Gebiete der Klosterkunst, ihrer Bautypen und Entwicklung, überlassen bleiben, 
diesen Dingen nachzugehen. Vorläufig ist das Material zu wenig genau auf die vorgebrachten 
Gesichtspunkte hin untersucht. 

Als den eigenartigsten, 
spezifisch mesopotamischen 
Kirchentypus möchte ich die 
Bauten mit quergerichteten 
Tonnen bezeichnen. Man be- 
trachte oben Abb. 160: Jeder 
wird aus unseren Gewohnheiten 
heraus für ausgemacht ansehen, 
hier eine Seitenansicht der 
Kirche vor sich zu haben. In 
Wirklichkeit ist es die Vorder- 
ansicht, die Arkaden sind nicht 
die eines südlichen Narthex, 
sondern die westliche Vorhalle. 

Aus demselben Grunde, 
aus dem mit Bezug auf die 
schon durch Kleinasien geweck- 
ten Erwartungen die gewölbte 
Kirche in Mesopotamien nicht 
überraschte, nehmen wir auch das häufige Auftreten des Hufeisenbogens in der Tur Abdin- 
Gruppe als selbstverständlich hin.* 

Die Bogen der Gewölbe sind meist rund, selten einmal etwas zugespitzt. Die Art, den 
Bogenansatz anfangs noch aus Quadern weiterzuführen, dann erst mit dem Ziegelverbande zu 
beginnen, ist schon von den kleinasiatischen Kirchen und den sasanidisch-islamischen Palästen’ 
her bekannt. Von hohem Interesse sind die Muster der Ziegelschichtungen in den Tonnenge- 
wölben Abb. 161 und 179. Sie werden wohl sichtbar geblieben sein. Man beachte hier wie 
bei den übrigen Beispielen von Ziegelverwendung, daß die 41X41%X3 em großen Platten zwischen 
zwei- bis dreimal diekere Mörtellagen eingebettet sind, eine Technik, von der „Kleinasien, ein 
Neuland“, S.39/40 und Mschatta, S. 242 die Rede war. Ich komme unten noch auf sie zurück. Es 








Abb. 211. Djindeirmene, Kirchenruine: Ansicht des Innern, Sanktuariumswand 


ı _Wörter und Sachen“, Kulturhist. Zeitschrift, I (1909), S. 76 f. 


®2 pe Bock, Materiaux, p. 49. 
> Vgl. „Kleinasien, ein Neuland“, S. 29 f. 
‘ Vgl. auch Massısxox, Gaz. des beaux-arts 1909, I, p. 303. 


268 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


ist das gleiche Mauerwerk wie in Kasr ibn Wardan und Anderin. Nicht Byzanz, sondern das 
nördliche Mesopotamien bzw. Antiocheia ist in diesen ostsyrischen Städten der gebende Teil.' 

An dieser Stelle sei als Intermezzo eine Ruine vorgeführt, deren Aufnahme mir im Augen- 
blick der Fahnenkorrektur durch die Güte Samuel Guvers zugeht. Sie wird Djindeirmene, d.h. 
Geistermühle genannt und liegt im Gebiet von Urfa-Edessa.” Ich reproduziere Abb. 210 die 
Originalskizze von Guyzr, weil nicht mehr Zeit ist, sie umzuzeichnen. Der Grundriß zeigt eine 
Mittelapsis von gleicher Bildung wie die Kirchen vom Typus Mar Yakub in Salah (Abb. 159). 
Nach dem Längsschnitt ist auch hier der rechteckige Raum tonnengewölbt und öffnet sich wie 











Abb. 212. Edessa (Umgebung), Jakobskloster: Grabturm mit der bilinguen Inschrift. 


dort mit einer kleinen Tür nach einem breit vorgelagerten Hauptraum. Dieser endet an der 
Ostseite wie in jenen Kirchen mit tiefen Nischen. Sie stehen zu je dreien an den Seiten des 
mittleren Bosens mit der Sanktuariumstür. Man sieht sie in Abb. 211 über die massiven Gurt- 
bogen eines Nebenraumes weg, der seitlich neben das Hauptschiff gelegt ist. Die sieben Rund- 
nischen der Sanktuariumswand werden durch ein schweres Horizontalgesims vereinigt, das über 
dem Mittelbogen eine Stufe bildet. Darüber die Gurten eines mächtigen Tonnengewölbes. An 
dem durch die angebrachten Symbole und die griechische, einen Patriarchen Dionysios und 
einen Bischof Theodoros nennende Inschrift als christlich kenntlich gemachten Quaderbau fallen 
die einfachen großzügigen Profile auf, die sowohl die syrische Sackbildung, wie den mesopota- 


ı Vgl. Byz. Zeitschrift, XVII (1909), 279 f. 
> Auf der Kırpertschen Karte, Blatt Malatja, scheint sie Surp Agop bezeichnet. Lage: nördlich des Euphrat, 
1'/; Stunde westlich Kesun, ca, 18 Stunden westlich Samosata und ca. 24 Stunden östlich Marasch (Guver). 


ZUSAMMENFASSUNG. 269 


mischen Wulst aufweisen. Auch die Kannelierung der Schäfte an den korinthischen Pilastern 
scheint den Bau sehr hoch in altchristliche Zeit hinaufzurücken. 

Ich möchte nun doch gleich noch ein zweites Denkmal, dieses aus der näheren Umgebung 
Edessas, hier hereinziehen, weil es ein weiterer Beleg des hohen Alters der nordmesopotamischen 
tuinen ist; das Jakobskloster, 1!/ Stunden vor der Stadt. Ich konnte die photographischen 
Aufnahmen Abb. 212 und 213 von Victor Cuaror identifizieren mit der Beschreibung von 
SacHAU, Reise in Syrien und Mesopotamien, S. 204f. Wir sehen in Abb. 212 den „Grabturm‘, 
an dessen Fensterbank Sachau die bilingue Inschrift (griechisch und syrisch) fand. Da er sie 


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sa (Umgebung), Jakobskloster: Detailaufnahmen 


„wenigstens in das 2.“ nachchristliche Jahrhundert zurückdatiert und sie gewiß erst an dem 
fertigen Bau selbst angebracht wurde, so haben wir es in diesem Erzeugnis hellenistischer Em- 
pirekunst, das ein rundbogiges Fenster aufweist, mit einem Denkmal edessenischer Frühkunst 
zu tun. SacHau läßt es zweifelhaft, ob der Grabturm vielleicht älter ist als das übrige 
Kloster, von dessen Bauart Abb. 215 eine Vorstellung gibt. Das Tonnengewölbe aus Quadern 
ist dafür bezeichnend. Man wird sich nach diesen Parallelen und unter Berücksichtigung von 
BAUMSTARK, Oriens christ. 1904, S. 164 f., vielleicht eher für die Zeit gewinnen lassen, in die ich 
die ältesten christlichen Reste von Amida setze. 

Die wichtigste Bestätigung für meine oben im Vergleichswege gewonnenen Resultate 
bringen die Berrschen Funde im Hinblick auf die Datierung. Die Inschriften stammen aus den 
Jahren 1493, aus dem 14., 13., 12., 11., 10. Jahrhundert, vom Jahre 934 ist eine Nische 
in Mar Azaziel von Kefr Zeh datiert. Aus dem 8. Jahrhundert stammt der Säulenverschluß 
der Kyriakos-Kirche in Arnas (Abb. 135). Da dessen Ornamente fast rein geometrisch sind 


270 DIE ALUTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


— wie in den gleichzeitigen syrischen Handschriften — so müssen die hellenistischen Orna- 
mente am Bogen darüber, die den typischen Formenschatz der Tur Abdin-Bauten ausmachen, 
um Jahrhunderte älter sein. Damit kommen wir auf die Zeit des Arkadius und Anastasius, die 
in diesen Klöstern von den Mönchen genannt werden und in die Gründungszeit, als Eugenios, 
ein Schüler des hl. Antonius, aus Ägypten gekommen sein soll und das erste Kloster gründete. 
Miß Bern hatte den Eindruck, daß die Klöster und Kirchen in der Hauptsache den altchrist- 
lichen Typus dieser Frühzeit in einem unerwartet geschlossenen Bilde erhalten zeigen. 

Es kann unter diesen Umständen nicht verwundern, wenn die wenigen im Tur Abdin- 
Gebiete erhaltenen Kapitelle noch durchaus im hellenistischen Fahrwasser gehen. Wie in Amida 
herrscht auch dort das korinthische Kapitell. Es ist wichtig zu konstatieren, daß nicht eine 
Spur des persisch-byzantinischen Kämpferkapitells am oberen Tigris zu finden ist!, jenes Ka- 
pitells, von dem ich ein charakteristisches Beispiel aus Edessa beibringen konnte.” Diese 
Kapitelle müssen also mit Umgehung des nordmesopotamischen Städtedreiecks nach dem Nord- 
westen Vorderasiens und Byzanz gelangt sein. 

Typisch für fast alle Tur Abdin-Kapitelle sind die unter den oberen Ecken durchge- 
zogenen Girlanden. Wir haben es also in Amida nicht mit einer spezifisch lokalen, sondern 
einer am oberen Tigris — vielleicht von Amida aus — allgemein verbreiteten Form zu tun. 
Besondere Erwähnung verdient das Pilasterkapitell am Südende des Apsisbogens von Mar 
Azaziel in Kefr Zeh (Abb. 177). Dort ist unten zwischen Akanthus und Pfeilerprofil ein dicker 
Wulst geschoben, geschmückt mit dreistreifigem Bandornament. Ein ähnliches Kapitell beschreibt 
Miß Bers am Apsisbogen in Mar Augen (Abb. 145). Ich suche seit Jahren ein Ausstrahlungszen- 
trum für diese bei den Armeniern und insbesondere bei ihrem Partriarchen Nerses III. (640 — 661) 
gern verwendete Form’ und glaube es nun in dem südlich an Armenien grenzenden Gebiete gefunden 
zu haben. Es handelt sich dabei eben gerade um den mit dreistreifigen Flechtbändern ver- 
zierten Wulst oder „Korb“. Ein solches Flechtband findet sich — zweistreifig auch an den 
Altarkapitellen der SO-Kapelle von Mar Augen (Abb. 145), darüber stehende Eier(?). Ich glaube 
nicht, daß dieses Kapitell „from the earliest building“ herrührt, sondern würde es nach der 
Härte der Arbeit frühestens ins 8./9. Jahrhundert setzen. 

Es soll hier nicht unerwähnt bleiben, daß das Bandgeflecht im Tur Abdin - Gebiete 
nicht zum ersten Male im späthellenistischen Architekturornament auftaucht. Es ist immer 
auch schon am Rundtempel des Diokletianpalastes in Spalato sehr vermerkt worden. Die Be- 
lege aus Nordmesopotamien bestätigen nur aufs neue, daß der Palast die Schöpfung eines Bau- 
meisters bzw. von Bauleuten ist, die über Antiochia herüberkamen aus Nordsyrien oder Me- 
sopotamien. Welche Bedeutung das geometrische Flechtband in Mesopotamien behielt, dafür 
ist der Minbar von Kairuan, entstanden ca. 856/7 in Bagdad, der klassische Beleg, ähnlich das 
Ornament armenischer Kirchen. 

Eine besondere Erwähnung verdient das Kapitell Abb. 172 und 199, das Miß BeLL „eyma 
capital“ nennt. Es zeigt die beliebte „syrische“ Profilierung einfach auf das Kapitell übertragen 
und liefert damit den besten Beleg für die Beliebtheit der glatten Profilierung an sich in Nord- 
mesopotamien. Miß Bern hat denn auch die große Bedeutung dieses Licht- und Schatten- 
motivs für die Kunst Vorderasiens längst erkannt und sammelt auf allen ihren Reisen das ein- 
schlägige Material. Ich werde der Sache unten ein eigenes Kapitel zu widmen haben. Hier 
sei nur das für die Tur Abdin-Gruppe Bemerkenswerte zusammengestellt. Das Sackkyma kommt 
überall als Abschluß vertikaler Wände am Äußeren vor, bildet also die genaue Parallele zur ägyp- 
tischen Hohlkehle, die man als Abschluß der Mauern des Schenuteklosters bei Sohag ange- 





' Ich bin begierig auf das Kapitell, das Sarre in Suriya sah. Z. f. Erdkunde, Berlin 1909, S. 427. 

?2 Kleinasien, S. 119, Mschatta, S. 256. 

’ Byz. Denkmäler, I, S. 10 u. Ter Movsesian, Fouilles de l’eglise de St. Gregoire pres d’Etschmiadsine, Bull. 
de la comm. Imp. archeol. VIE (1903). Vgl. auch Marr, Ausgrabungen und Arbeiten in Ani (russ.), St. Petersb. 1907. 


ZUSAMMENFASSUNG. 271 


bracht sieht.' Höchst befremdlich ist eine Ansicht wie Abb. 166—169 von Mar Yakub in Salah. 
Das Kyma ist hier völlig ungriechisch, dafür aber echt mesopotamisch als fortlaufendes Band 
behandelt. Ich möchte schon an dieser Stelle das Nachdenken über die Frage anregen, ist das 
die lokale Umbildung eines griechischen Motivs, oder ist die Profilierung selbst, zugleich mit 
dieser bandartigen Verwendung, spezifisch mesopotamisches Gut? 

Es dürfte hier der Ort sein, ein wichtiges Bauwerk Nordmesopotamiens vorzuführen, von 
dem ich leider nicht mehr als Photographien von Baron von OPPENHEIM und Victor CHaPpoT 
besitze. Ich gebe (Abb. 214) die Aufnahme OPprExHeims, der den Bau auf der Photo- 
graphie selbst einfach „Nizib, alte Kirche“ bezeichnet. Cuaror nennt sie „Eglise armenienne 
de Nizib entre Killis et Biredjik“. Es handelt sich also nicht um das alte, berühmte Nisibis? 
im Tigrisgebiete südlich vom Tur Abdin, sondern um einen Ort westlich von Edessa, nahe 





Abb. 214. Nizib, Alte Kirche 


dem Euphrat. In seinem Reisebericht nennt Legationsrat von OPPENHEIM? die Kirche eine 
ausgezeichnet erhaltene Basilika“ Nach der Abbildung hat sie ein Querschiff und reiche 
Chorbildung. Ich füge sie gerade hier ein wegen der alle Dächer entlang laufenden, tiefschat- 
tenden Sackprofile, die, wie am Tigris, die Wände oben abschließen. Auch das als Fensterbank 
um die Apsiden laufende Profil wolle beachtet werden. 

Ich kehre nun wieder zurück zur Tur Abdin-Gruppe. Die Fensterkrönung Abb. 165 an der 
Jakobskirche von Salah gibt ein in der Entwickelung der Tempelfassade bedeutungsvolles Motiv.’ 
Es kehrt wieder an den pyramidal zusammengeordneten drei Fenstern der Westfassade von 
Kefr Zeh (Abb. 180/51). 

In reichen Türprofilierungen wie Abb. 162 stehen die mannigfachsten Licht- und Schatten- 
flächen nebeneinander: Sackkyma, Hohlkehle, Stab, Flachwulst, Viertelwulst u. s. f£ Es ist 
vielleicht hervorzuheben, daß die alten Profile aus zwei horizontalen Steinschichten übereinander 
bestehen, die jüngeren dagegen monolith gearbeitet sind (Abb. 189). Über den wechselnden 
Steinschnitt der Türstürze und über die runden und scheitrechten Entlastungsbogen wird unten 


! pe Bock, Materiaux, p. 39 f. 

® Man lese, was SacHav, Reise in Syrien und Mesopotamien, S. 391 und OPrrEsHemm, Vom Mittelmeer zum pers. 
Golf, II, S. 30 über die dortige Jakobskirche sagen, 

3 Byz. Zeitschrift, XV (1905), S. 11. 

* Er bewunderte in den beiden Nebenkapellen des Chores schöne alte Fresken. 

5 Vgl. mein Spalato, ein Markstein (Studien aus Kunst und Geschichte, Fr. ScHxEivder gew., S. 325f.). 


DD DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


noch zu reden sein. Man beachte die besonders reiche Profilierung emes solchen Bogens über 
der Eingangstür von Mar Yakub in Salah (Abb. 163). 

Für die Datierung kommen in erster Linie in Betracht die ornamentierten Profile. In den 
Apsiden laufen Gesimse herum, an denen oben stereotyp eine Hohlkehle, gefüllt mit gesprengten 
Palmetten, darunter meist ein Perlstab, auftritt (Abb. 178, 156, 207). Es folgt auf einem flachen 
Wulst ein durchbrochen gearbeitetes Muster: vierarmig fortlaufende Motive oder die Wein- 
ranke, darunter in Kefr Zeh der Doppelzahnschnitt. In Mar Kyriakos zu Arnas aber (Abb. 186) 
sitzt in der Mitte dieses Apsisgesimses eine Rosette von so feiner Tiefendunkelarbeit, daß sie 
mir wie von Mschatta herübergebracht erscheint. Eine geradlinige zweistreifige Raute mit Kugel 
und breiter Palmette an den Enden wird durchsetzt von einer sphärischen Raute mit spitziger 
Palmette über den Volutenenden. In der Mitte eine Scheibe. Dieselbe Freude am freien Her- 
ausarbeiten eines zierlichen Motivs in der Jakobskirche zu Salah (Abb. 171), wo über dem Tor 
des Sanktuariums in der Südmauer das Siegeskreuz im zweistreifigen Kreis, freischwebend über 
dem Sackprofil, erscheint. Ich muß bei diesem Virtuosenstück erinnern an den Minbar von 
Kairuan, der, wie gesagt, 856/7 aus Bagdad bezogen wurde.! Die Art hat sich also lang erhalten. 

Von den prachtvollen und reichen Ornamentprofilen der Triumphbogen hat die Zeit nicht 
viel übrig gelassen. Ich gebe auf Tafel XXII,3 eine Detailaufnahme von Miß Berr und 4 eine 
danach ausgeführte Vergrößerung vom Triumphbogen aus Mar Kyriakos in Armas (Abb. 185). 
Man sieht am unteren Rande wie herabhängend jene mit den Spitzen nach innen gerichteten, 
also außen in einem Linienzuge abschließenden Palmetten. Das Motiv ist in Mschatta nicht als 
unterer, sondern als oberer Abschluß, d.h. als Zinne verwendet.” Es folgt ein glattes Flecht- 
band, dann eine Weinranke, beide hell im Tiefendunkel herausgearbeitet, dann nach zwei Stegen 
und einer Perlschnur nochmals die einwärts gerichtete Palmette, diesmal also als richtige Zinne. 
Im übrigen möchte ich daran erinnern, daß, wie in Mschatta, so auch im Tur Abdin-Gebiete 
in keinem Friese die Palmette fehlt. Sie ist das Um und Auf der persischen Ornamentik. 

Am meisten erfreulich ist vom Standpunkte dieses Buches die Auffindung des Schmuck- 
tores, das in der Marienkirche zu Khakh aus dem Narthex in das Schiff führt (Abb. 203/4). Es 
ist leider derart mit Tünche überschmiert, daß sich kaum noch Bestimmtes von den Einzel- 
motiven herausbringen läßt. Darauf kommt es auch für uns nicht so sehr an; Hauptsache ist, 
daß der Türrahmen von jenem Grundmotiv umschlossen ist, aus dem sich in neunfacher Wieder- 
holung und Verdoppelung der Höhe nach die Westfassade von Dijarbekr zusammensetzt. Zu 
beiden Seiten stehen die Säulen, gearbeitet offenbar aus einheimischem Material; darüber liegt 
das verkröpfte Gebälk. Es scheint, daß hier über dem hohen Ansatz, dem Plättchen- und Rund- 
stab, ein flacher Wulst mit Bandgeflecht folgt, darüber Stäbchen, Zahnschnitt und das abschließende 
Kyma. Ich möchte glauben, daß dieses Beispiel in Khakh mehr ländlich-orientalisch gegen- 
über der hellenistisch-städtischen Fassade von Dijarbekr ist. Das zeigt sich besonders auch an 
den Kapitellen mit ihren Löffelblättern und den dünnen in einen Knoten verschlungenen Gir- 
landen. Über dem verkröpften Gebälk läuft, durch eine Steinlage getrennt, auch noch das 
Kranzgesims mit Konsolen (?) hin, das in Amida den ganzen Aufbau einst wie heute abschloß. 

Es erübrigt nun noch mit einem Worte einzugehen auf die Art, wie im Tur Abdin-Ge- 
biete das Innere der Kirche mit Malereien geschmückt wurde. Die wichtigste Nachricht ist die 
über Gewölbemosaiken in der Hauptapsis von Mar Gabriel mit dem Kreuz in Weinranken auf 
Goldgrund. Dies ist meines Wissens das erste Zeugnis vom Vorkommen von Wandmosaiken 
in Mesopotamien. Über Pavimentmosaiken berichtete schon Oprexuem.? Es liegt ein langer 
Weg vor uns von diesen ersten Spuren bis zum Nachweise meiner Annahme, daß diese Iukru- 
stationstechnik im Zweiströmelande ihren Ausgang genommen hat. Das Motiv des Kreuzes in 
Weinranken entspricht durchaus den Erwartungen, die ich von Syrien aus für die älteste orien- 

! Mschatta, S. 347; Kunstchronik, XVIIL (1907), S. 387. 

® Mschatta, S. 278. — ° Byz. Zeitschrift, XIV (1905), Taf. IV. 


ZUSAMMENFASSUNG. 973 


talisch-christliche Kunst im Anschluß an die Malereien von Amra geäußert habe.! Darin bestärkt 
das stereotyp wiederkehrende eigenartige Kreuz, das überall, und zwar in Flachrelief, groß in 
der Apsis erscheint. Es ist das Kreuz mit langem Unterarm und seitlich ausladenden Schlingen- 
an den Armenden, d.h. das Kreuz, das Chosroös vom Golgathafels in Jerusalem entführte und 
das Heraklius wieder zurückbrachte.” Ein Kreuz sieht man auch gemalt inmitten der leider 
stark zerstörten Lünette über der Prachttür von Mar Yakub in Salah (Abb. 163). Diese Art der 
Türausstattung kennen wir bereits aus Bawit (oben S. 153f.). Hier handelt es sich um Pal- 
mettenarabesken, die oben eine Außenwand bilden und sich unten nach dem Kreuzfuße zu 
ausbreiten. Das könnte eine Weiterbildung der ikonoklastischen Fußranke sein. Die alten 
Kreuze in den Apsiden entbehren dieses Zusatzes. Will man sich von der Ausstattung der 
eigentlich orientalischen Kirchen zu der Zeit, wo die hergebrachte dekorativ-symbolische Aus- 
stattung (die später die Bilderstürmer wieder aufnahmen) bedrängt wurde vom historisch-figür- 
lichen Zyklus, so lese man, was der heilige Nilus, der Mönch im Sinaikloster war, in den 
ersten Jahren des 5. Jahrh. an den Präfekten (? &rapxos) Olympiodoros schrieb?: 

„Im Begriffe, einen großen Tempel zu Ehren der heiligen Märtyrer zu errichten, fragst 
du mich, ob es angemessen und passend sei, einmal ihre eigenen Bildnisse in (durch) Darstel- 
lungen der Leidenskämpfe und Mühen, womit sie in Todesschweiß ihr Christentum bezeugten, in 
der Sakristei (iepateiov) anzubringen, und zweitens mit aller Art von Tierjagd die Wände zu 
füllen, sowohl die zur Rechten wie die zur Linken, also daß man auf dem Lande ausgespannte 
Fangnetze erblicke, ferner Hasen, Rehe und weitere Tiere auf der Flucht begriffen, endlich die, 
die sie erjagen wollen und sie atemlos mit ihren Hunden hetzen ; im Meere aber Netze herabgelassen, 
dann voll von jeder Art von Fischen, dann aufs Trockene von Fischerhänden gezogen; ferner (ob 
es angemessen sei) jede Art von Stuckverzierung (yuyorkaoiag) anzubringen, um sie im Gotteshause 
als Augenweide erscheinen zu lassen, und mehr noch (ob es angemessen sei) in dem gemein- 
samen (allen, den Laien, zugänglichen) Raume tausend Kreuze anzubringen und Schildereien 
von fliegenden, gehenden, kriechenden Tieren und jeglicher Art Pflanzen. Ich kann auf diese 
Mitteilung nur erwidern, daß nur ein Kind, nur ein Säugling mit all dem Vorgenannten das Auge 
der Gläubigen wird in die Irre führen wollen. Einem männlich gefestigten Denken steht es 
an, in der Sakristei, im Osten des Gotteshauses, einzig und allein ein Kreuz anbringen — denn 
in dem einen Heilskreuze wird das Menschengeschlecht gerettet und den Verzweifelten all- 
überall Hoffnung verkündet —, mit Schilderungen aus dem Alten und Neuen Testamente aber 
auf beiden Seiten den heiligen Tempel von der Hand des trefflichsten Malers schmücken zu 
lassen, damit die der Schrift Unkundigen, so die heiligen Schriften nicht lesen können, durch 
den Anblick der Malerei Kunde gewinnen von den Tugendvätern, die recht dem wahren Gott 
gedient, und also erweckt zum Wettkampf in den höheren, hochgepriesenen Heldentaten werden, 
durch welche (jene) den Himmel gegen die Erde eintauschten (es ist EvnAAd&avro statt arm. 
zu lesen), da sie höher, was sie nicht sahen, denn was sie sahen, schätzten. In dem allge- 
meinen Raume aber, der durch viele und verschiedene Kapellen (oikiokoıg) gegliedert ist, werde 
jede Kapelle mit der Anbringung eines hehren Kreuzes abgefunden. Was darüber hinausgeht, 
muß man nach meiner Ansicht lassen.“ 

Ich weiß sehr wohl, daß Serruys auf das Zeugnis des Patriarchen Nikephoros hin diese 
Briefstelle für eine ikonoklastische Fälschung ansieht.‘ Mir als Nichtfachmann in philologischen 
Dingen erscheint die Sache nicht überzeugend, vielmehr muß ich, der Kunsthistoriker, feststellen, 
daß der Brief des Nilus den für den Anfang des 5. Jahrh. nachweisbaren Tatsachen durchaus 
entspricht. 

ı 7. f. bild. Kunst, N. F. XVII, S. 216. 

2 Vgl. Byz. Denkmäler I, 120 f. und Grüneısen nach Byz. Zeitschrift XVI, 384. 

® Mıcne, Patrol. Graeca 79, p. 577, Nil. ep. V, 61. Ich verdanke die Übersetzung Bruno Keır. 

* Vgl. Mırrer, Bull. de corr. hell, XXXIV, p. 98 f. 


Amida. 


Si 


274 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


4. MESOPOTAMIEN UND DAS ABENDLAND. 


Im Schlußabschnitte meines Buches „Kleinasien, ein Neuland der Kunstgeschichte“ 
(S. 206/7) habe ich den Ursprung der romanischen Kunst des Abendlandes u.a. darauf zurück- 
zuführen gesucht, daß ihre orientalischen Formen schon in der Zeit, in der sie im Oriente 
selbst lebendig waren — ich hatte damals im besonderen Ägypten, Syrien und Kleinasien im 
Auge —, sich auch im Abendlande einbürgerten und so in der Heimat des Romanischen Über- 
lieferung wurde, lange bevor durch flüchtende Bilderstürmer, Kreuzfahrer und ähnliche Vermittler 








Abb. 215. Resapha, Sergios-Basilika: Innenansicht 


Nachschübe stattfanden. Ich suchte damals schon einige der alten Wege aufzuweisen und 
hatte insbesondere die Städte Ravenna, Mailand und Marseille dafür herausgehoben. In zweiter 
Linie betonte ich die Bedeutung der Klostertradition. In einem Aufsatze über die Schicksale 
des Hellenismus in der bildenden Kunst! habe ich dann zum erstenmal auf Grund einer Auf- 
nahme Unarors nach der Sergios-Basilika in Resapha auch Nordmesopotamien in den Kreis 
dieser Untersuchungen gezogen. Der Bau ist inzwischen von SARRE genauer aufgenommen 
worden.” Ich wiederhole hier nochmals die gute Aufnahme von Unaror (Abb. 215). Wir sehen 
drei Bogen von ca. 6,5 m Spannweite durch Pfeiler mit stark vortretenden Pilastern getragen. 
In diese großen Bogen sind zwei auf drei Säulen ruhende Archivolten eingestellt. Ich nahm 
an, diese ganze Architektur sei einheitlich entstanden, SaRrRE dagegen meint, die Archivolten 
wären erst bei einem Umbau in die Bogen eingestellt worden. Er datiert die ursprüngliche 
Pfeilerkirche in die Zeit des Anastasios (491—518), den Einbau der Säulen ins 6. bis 7. Jahrh. 
Der Fall verliert dadurch nicht an Interesse. Ich machte seinerzeit darauf aufmerksam, 
daß der massive orientalische Bau mit dem bezeichnenden Stützenwechsel von Pfeiler und Säule 
einen Typus vertrete, der mit dem hellenistisch-römischen Kirchenbaue nichts zu tun habe, 
dagegen als eine nahe Parallele für die mittelalterliche Kirche des Abendlandes gelten könne. 
Die Untersuchung von SArrE führt etwas weiter. Sie zeigt einen der verschiedenen Wege für 


! Jahrbücher f. d. klass. Altertum, XV, S. 31. — °? Monatshefte f. Kunstwiss. 1909, S. 100 f. 


MESOPOTAMIEN UND DAS ÄBENDLAND. Zle 


das Aufkommen des Stützenwechsels. Dieser Weg wäre ein ähnlicher wie der des Aufkom- 
mens der doppelten Chöre. Die Kirchen, die zuerst die Apsis im Westen hatten, erhielten beim 
Durchgreifen der kleinasiatischen Art eine zweite Apsis im Osten. ! Ähnlich wurden in Kirchen 
mit großen Bogenspannungen — ich nenne als unveränderte Beispiele die syrischen Kirchen in 
Ruweha und Kalb Luze? — Säulenwände eingebaut, wodurch sich dann der Stützenwechsel 
von selbst ergab. Man vergleiche mit dem angeblich durch Umbau entstandenen mesopota- 
mischen Stützenwechsel Abb. 215, den von vornherein vorgesehenen Wechsel von Pfeiler und 
Säule in der kleinasiatischen Kirche von Khodja-Kalesi.° — Ich glaube nicht, dafs Mesopo- 
tamien gerade in der Frage nach den Aufkommen des Stützenwechsels eine entscheidende 
Rolle spielen wird, sicher entscheidend aber ist 
sein Eingreifen gewesen im Gebiete der Umbildung 
der hellenistisch-römischen, d. h. flachgedeckten 
Basilika, in die gewölbte „romanische“. Wie die 
Wege von Mesopotamien nach Gallien liefen, das 
ist vorläufig nicht zu sagen. Ein Weg war jeden- 
falls der von Stadt zu Stadt über das zentrale 
Kleinasien nach dem Pontos. Von dort könnten 
die Goten den Typus mitgenommen haben nach 
dem Westen. Das scheint mir eine der Hauptadern 
gewesen zu sein, durch die Kunstformen von Ost 
nach West gelangten. In meinem Buche über 
Kleinasien habe ich daran noch nicht gedacht. 
Erst der Streit um die Herkunft des Theodorichs- 
grabes brachte mich dazu, Vermutungen öffent- 
lich auszusprechen, die zuerst im Kolleg auf- 
getaucht waren. Der Nachweis wird noch sehr 
viel Arbeit erfordern, vor allem muß die Erforschung | 
des großen altarmenischen Kunstkreises erfolgen; N 

ich habe gezeigt, wie nah sich das Grabmal des 

Theodorich mit armenischen Rundbauten berührt. Vorläufig sei hier im Anschluß an die Tur 
Abdin-Kirchen auf eine merkwürdige Analogie aufmerksam gemacht.” 

Es war oben $. 265 die Rede von den spezifisch mesopotamischen Kirchen mit quergelegtem 
Hauptschiff. Als bestes Beispiel wurde Mar Yakub zu Salah, oben S. 236, Abb. 159, genannt. 
Diese Kirche hat wie alle vom gleichen Typus drei tiefe Apsiden, die mit Ausnahme der mitt- 
leren geradlinig abschließen. Weiter ist S. 186 gesagt worden, daß drei derart geradlinige Apsiden 
nebeneinander etwas wiederholt Vorkommendes sind, die Tur Abdin-Kirchen von Mar Gabriel, 
S. 232, bestätigten diese Konstatierung. Ich halte nun neben diese Art von Kirchen den Grund- 
riß Abb. 216, den wahrscheinlich jeder für mesopotamisch ansehen wird, da überdies sämtliche 
Räume mit Tonnen eingewölbt sind. In Wirklichkeit steht diese Kirche im spanischen Oviedo 
und ist nur einer von mehreren ähnlich eingewölbten westgotischen Bauten, wie sie kürzlich 
A. Haupt in seinem Buche „Die älteste Kunst, insbesondere die Baukunst der Germanen‘, 
S. 191f. zusammengestellt hat.° Damit ist ein weiteres Beispiel jener typisch orientalischen 
Kirchenbauten aus merowingischer und karolingischer Zeit beigebracht, wie ich sie im Dome zu 





2 E2 IM 





! Kleinasien, ein Neuland, S. 216 f. 

2 Vosür, La Syrie centrale, pl. 68 und 122. Vgl. Zeitschrift f. Gesch. d. Arch., I, S. 57 f. — ® Kleinasien, S. 110 f. 

4 Zeitschr. f. Gesch. d. Architektur, I, S. 247 u. Beil. zu Heft 12. — 5 Vgl. auch Monatshefte f. Kunstwiss. 1910, S. 1f. 

& Vgl. meine Besprechung im Zentralblatt für kunstwiss. Literatur, 1909, S. 114f. Dieunaroy veröffentlicht eben 
im „Florilegium de Vogüe“, Paris 1910, S. 187 ff. einen Aufsatz „Monuments asturiens de style oriental“ und verspricht 


zugleich eine „Hist. gen. des arts de l’Espagne*. 
36* 


276 DIE ALTCHRISTLICHE BAUKUNST VON NORDMESOPOTAMIEN. 


Aachen und ganz unzweideutig in Germigny-les-Pres erhalten sehe.! Kürzlich hat Duo dann 
auch aufmerksam gemacht? auf die Ähnlichkeit des in Wimpfen gefundenen Zentralbaues mit 
der Templerkirche Vera Cruz in Segovia und beider Abhängigkeit vom Osten. Es wäre Zeit, 
daß jemand die ganze Gruppe eingehend studierte, freilich müßte es ein frischer Geist sein, den 
weder Hochmut noch Eigenwille, noch auch Trägheit oder wissenschaftliche Halbheit an herge- 
brachten Schulmeinungen festhält. 

Das wichtigste Gebiet für den Nachweis der orientalischen Voraussetzungen der ger- 
manischen Kunst ist die Ornamentik. Davon wird unten noch zu reden sein. Man wird 
auch S. 288/89 eine Bemerkung finden über den orientalischen Ursprung der „romanischen“ 
Stufenportale mit eingestellten Säulen.” Ich sehe bei allen diesen Hinweisen ganz ab von 
Entlehnungen durch die Kreuzfahrer.* Als Beispiel der Beziehungen, die ich für diese späte 
Zeit zwischen Mesopotamien und dem Abendlande annehme, lese man nach, was oben 8. 217f. 
über die toskanischen Kirchenfassaden mit mehreren Säulenreihen übereinander oder in schwarzem 
und weißem Stein gesagt wurde. 


! Vel. mein „Der Dom zu Aachen und seine Entstellung*, S. 35 f. 

® Zeitschr. f. Gesch. d. Architektur, I (1907), S. 45 f. Dazu meine Anzeige, Byz. Zeitschrift, XVII (1908), S. 639. 

® Ferner sind zu beachten die Feststellungen, die französische Forscher wie Vosür, CovrAson u. a. gemacht 
haben. Vgl. dazu BrEHIER, Les origines de l’art musulman (Revue des Idees 1910). 

* Wie sehr man in Frankreich geneigt ist, gerade mit Übertragungen durch die an den Kreuzzügen beteiligten 
französischen Familien zu rechnen, das belege ein Beispiel, wobei Edessa und die Fassaden von Amida in nähere Ver- 
bindung gebracht werden mit der Fassade des Domes zu Chartres. Herr E. G. Rey hat die Güte, uns darüber zu schreiben: 

„En 1096, au moment de la premiere croisade, presque toutes les familles des seigneurs de la region comprise 
entre la Seine et la Loire, c’est-a-dire la Normandie, l’Ile-de-France, la Beauce, le Gätinais, le Perche, l’Anjou etc., 
etaient representees ä cette entreprise par leurs chefs ou par des cadets; unis entre eux par de nombreuses alliances, 
ils etaient, en quelque sorte, partis en famille pour la croisade. 

Le modus vivendi que je signale dans mes Colonies franques de Syrie dut bientöt s’etablir a Edesse, comme 
dans les autres provinces de Syrie soumises aux Frances, et de frequents rapports de toute nature, entre les conque- 
rants et leurs voisins arabes, dont ils subirent aussitöt l’influence, en furent la consequence. 

Je ne reviendrai pas ıci sur les nombreux emprunts faits par les Croises a la civilisation musulmane, dont 
la trace se fit bientöt sentir dans la mere patrie et qui se retrouvent jusque dans la decoration des edifices religieux 
eleves en France durant la premiere moitie du XII® siecle, notamment a Bayeux. 

Ainsi, on est tent@ de se demander, en regardant l’ornementation des colonnettes supportant les statues du 
porche royal de la cathedrale de Chartres, si les artistes qui les ont executees, dans la periode s’etendant entre les 
annees 1135 et 1150, ne se sont pas inspires des souvenirs de choses deja vues en Orient? 

Car ces colonneltes ont recu une ornementation peu ordinaire de dessins en relief presque tous de disposition 
geometrale, presentant une etrange analogie avec celles qu’on voit sur les füts des colonnes decorant un monument 
syro-arabe de Mesopotamie. Je veux parler des deux facades se voyant encore dans la cour de la grande mosquee 
de Diarbekir, ville assez voisine d’Edesse, et qui dut etre frequemment visitee, en temps de treve, par les Franes 
etablis dans le Comte. 

Ces deux facades semblent avoir fait partie d'un palais eleve vers le X® ou le XI® siecle par des architeetes 
probablement chretiens et doivent, je crois, &tre considerees comme un des specimens les plus interessants de l’art 
syro-arabe, qui se developpa du VII’ au XI® sieele dans l’Asie anterieure, dont nous trouvons des restes au Kasr 
d’Amman, a Maschita, a Kalaat-Beyda, ete. et qui semble bien ätre derive d’une influence persane. 

Ces monuments ont ete dessines en 1847 par Mr. Jules LAurEns, peintre accompagnant Hommaire de Herr dans 
son voyage en Asie Mineure (pl. XLIll). Ils ont ete depuis photographies en 1881 par le capitaine Barry et enfin 
1908 par le general pr BevLie.* 





Abb. 217. Dijarbekr, Zitadelle: Ostansicht. (Vgl. Tafel I rechts.) 


II. DIE MAUERN VON AMIDA. 


Die Geschichte der Stadt ergibt, daß Amida zu allen Zeiten ein Stützpunkt in den 
Kämpfen zwischen Römern und Persern war, daß es am Beginne der „byzantinischen“ Zeit zu 
einem Hauptwaffenplatz eingerichtet und später nach der islamischen Eroberung ein fester Halt 
für alle die verschiedenen Dynastien wurde, die sich zu Herren von Dijarbekr zu machen 
wußten. Es wäre eine lockende Aufgabe, die berühmten schwarzen Mauern von Kara-Amid! 
nicht nur, wie ich es vorhabe, einfach zu beschreiben, sondern zum Ausgangspunkt einer 
doppelten Untersuchung zu machen, 1. nachzuforschen, ob denn außer den durch Inschriften 
datierten Mauerteilen nicht auch sonst der Zeit nach sicher einzuordnende Stücke, etwa aus 
vorislamischer, besonders konstantinischer Zeit erhalten sind; 2. durch eine vergleichende Unter- 
suchung festzustellen, ob vielleicht die Mauern unserer Stadt Besonderheiten aufweisen, die 
sie anderen Typenkreisen gegenüber eigenartig erscheinen lassen. Sowohl BercHem als ich 
mußten auf ein solch genaues Eingehen verzichten, weil uns beiden der Augenschein und die 
rechte Erfahrung auf diesem Gebiete mangelt. Ich beschränke mich darauf, an der Hand der 
Notizen und Photographien des Generals pe BeyLı£ einen Rundgang um die Mauern zu 
machen. Dabei lasse ich die Tore unberücksichtigt, weil ihnen ein eigenes, das nächste Kapitel, 
gewidmet werden muß. Man halte sich nachfolgend immer den Grundplan der Stadt, Abb. 1, 
S. 7, vor Augen. 

Wenn ich mich von dem nach Norden führenden Kharputtore nach Westen wende, so 
bietet sich, von außen gesehen, der Anblick Tafel II, 1 dar. Die zinnengekrönte Mauer wird in 
gleichen Abständen durch Rundtürme verstärkt, zwischen denen in der Mitte immer ein schmaler 
Strebepfeiler eingeschoben ist. An einer im Stadtplan ersichtlich gemachten Stelle (U) mündet 
schräg die in Taf. II, 1 im Mittelgrunde sichtbare, langsam aus dem Niveau des Ackerlandes 
in Rundbogen aufsteigende Wasserleitung ein. Dann geht die Mauer in der gleichen sauberen 
Art weiter bis zum Tor von Aleppo im Westen. Bald darauf ändert sich ihre Zusammen- 
setzung, an Stelle der Rundtürme treten viereckige. Einen guten Eindruck dieses Mauerteiles 
vermittelt Abb. 49, die schon pE Beyuıf, Prome et Samara, p. 62, gegeben hat. Doch wechselt 
dort immer ein schlanker Mauerpfeiler mit dem Turm, während der Stadtplan S. 7 Variationen zeigt. 
Es folgt (Fig. 35 u. Taf. XVIII), der mächtige Turm A des Ortokiden Mahmud, der nach In- 


ı Nach Naumann, Vom goldenen Horn zu den Quellen des Euphrat, S. 298, bestehen sie aus einem dunkelgrauen, 
kavernösen Andesit. 


278 DıE MAUERN VON AMIDA. 





Abb. 218. Dijarbekr, Stadtmauer: Turm B, genannt Yedi Qardash. 


schrift 29 (S. 88f.) 1208/9 datiert ist und Evli Badan genannt wird. Durch eine Winkelmauer mit 
dem zweiten Riesenturm B (Abb. 40 u. 218) verbunden, der nach Inschrift 30 (S. 91f.) vom selben 
Erbauer im gleichen Jahre errichtet wurde und Yedi Qardash genannt wird, bilden die zu diesen 
Türmen gehörigen Mauern einen M-förmigen Vorsprung, der aus dem im übrigen in gleichmäßiger 


Diartek 





Autir Opid. 
pr Gm 


Abb. 220. Dijarbekr, Stadtmauern vom Mardintore bis zur Südostecke. 


Rundung vorlaufenden Mauerzuge heraustritt. Die Türme sind fast im vollen Rund, A mit 43 m, 
> mit 32 m Durchmesser, vor die Mauerspitzen gesetzt und Turm A durch ein Bollwerk aus 
(uadern unten herum befestigt. Die Mauern neben Turm B zeigen, dem Grundplan nicht ganz 


entsprechend, zwei Mauerpfeiler zwischen den viereckigen Türmen, darüber gibt besonders 


' Vgl. die Details bei Hommaire pe Herr, pl. NLII (Saranın, Manuel, p. 481). 


DıiE MAUERN VoX AMIDA 219 





Abb. 219. Dijarbekr, Stadtmauern um den Turm B herum. 


Abb. 219 gut Auskunft. Die Türme bei B’ sind polygonal. Sie treten 8,30 m vor, die Ecken 
sind mit 2,70, bzw. 3,20 abgeschrägt zur Vorderfläche von 6 m. 





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Abb. 221. Dijarbekr, Stadtmauern der Südostecke. 


Es folgt dann der am stärksten geschützte Teil der Stadtmauer um das Mardintor herum. 
Darüber liegen genauere Aufzeichnungen DE BEYLTEs vor, u.a. eine Skizze des Verlaufes der Mauern, 
die vom Mardintore um die Südostecke der Stadt herum bis gegen die sogenannte Porte neuve 
hinführen (Abb. 220ff.). Doch macht diese Skizze nicht Anspruch auf Richtigkeit im einzelnen. 
So liefert der General selbst die Photographie 222, die eine Innenansicht der Mauer zwischen 
dem Mardintore und der Turmzunge F darstellen soll. Auf der Skizze erscheint dieser Teil gerad- 
linig. Beyuıt bemerkt dazu: „Cette saillie polygonale entre D‘ et la tour F ne figure pas sur 
le plan; cela montre encore une fois combien le plan est insuffisant.“ In Abb. 222 sieht man 
links den Anfang des Turmes F, dann die aus Hakelsteinen errichtete, konvex nach dem Stadt- 
innern ausgebuchtete Mauer mit einem gedeckten Wehrgang und in der Ferne ganz rechts die 


280 DıiE MAUERN VON AMIDA. 


Türme am Mardintore. Ich gebe diese Deutung, obwohl mir nicht ausgeschlossen erscheint, 


daß ein Irrtum pE Beyriss vorliegt und Abb. 222 


vielmehr die im Haupt- wie im Detailplan 


sichtbare Ausbuchtung der Mauer gleich östlich neben Turm F darstellt. 





Ahb. 222. 


Dijarbekr, Stadtmauer: Innenansicht in der Nähe der Turmzunge F. 


Die Türme beim Mardintore sind 
nach der Skizze Abb. 220 halbrund. Der 
Turm links, im Plane Ö© benannt, 
springt 4,50 m vor und hat eine 33 m 
lange Rundung. D entspricht ©. Es 
folgt knapp daneben, vielleicht durch 
einen Pfeiler getrennt, D’, ein mit Kase- 
matten in zwei Stockwerken ausgestat- 
teter Rundbau, der von innen her durch 
Treppen zugänglich ist. Dann kommen 
viereckige Türme, zwei oder drei an der 
Zahl, durch Pfeiler getrennt, einer von 
ihnen (E), nicht massiv, sondern durch 
drei hintereinanderliegende Querräume 
von ungleicher Länge gegliedert. Am 
Ende dieses Mauerzuges springt die 
Turmzunge F vor. Man vergegenwärtigt 


sich ihre Lage gut in Abb.223. Der Lavaboden, auf dem die Mauern stehen, springt hier gegen 
die zum Tigris abfallenden Talwände vor. Unten stehen terassenartige Häuser, über ihnen die 
Felszunge mit Turm F, der nur errichtet scheint, um dem Feinde einen festen Standplatz im 
Niveau der Mauern zu nehmen. Nach dem Grundriß bildet er in der Tat ein ganzes Gebäude 
mit sechs säulengetragenen Querschiffen hintereinander, denen erst der eigentliche halbrunde 





Abb. 223. Dijarbekr, Stadtmauern: Turmzunge F. 


Turm vorgelagert ist. Der Saal nimmt die ganze Höhe der Turmzunge ein, doch führt ein 
Wehrgang im ersten Stock außen um ihn herum zum Turme, der ein Obergeschoß hat. Die 
Detailskizzen pe Beyrigs geben darüber Auskunft (Abb. 224—226). Ich möchte näher eingehen 


Dis MAUERN VON AMIDA. 281 


nur auf die Architektur des Saales. Man sieht in Abständen von 6,50 m Pfeiler vor die Wände 
gelegt, zwischen denen am Eingange drei, in den übrigen vier Fällen nur zwei Säulen stehen 
— mit einer Ausnahme. Die dritte Reihe vom Eingange weist statt der Säulen Pfeiler auf, 
aus denen ein paar Säulen vortreten: das Ganze nimmt sich aus wie romanische Pfeiler mit 
Halbsäulen. Beyrız meint, die Pfeiler könnten später um den Kern des Säulenpaares gelegt sein. 
Von einem Säulenpaar zum nächsten sind Spitzbogen gespannt, in denen konzentrisch kleinere 
Spitzbogen von Pfeiler zu Pfeiler laufen. Alle übrigen Bogen dieser Hallen sind Rundbogen, 
auch die sämtliche sechs Schiffe überdeckenden Tonnengewölbe sind überhöht rundbogig. Be- 
züglich der verwendeten Säulen bemerkt pE BEyLıE zur ersten Arkade am Eingang, es handle 
sich um eine Ableitung vom jonischen Kapitell. Nach seiner Skizze sind zwischen die quadra- 
tische Deckplatte und einen trichterförmigen, mit kleinen undeutlichen Ornamenten geschmückten 
Rundansatz unten runde Stäbe eingeschoben, die allerdings, falls sie durchlaufen, an die jo- 
nischen Voluten erinnern würden. — Saalbau und Turm schließen oben mit einer gemeinsamen 
Plattform, die durch eine Treppe vom Turm aus zugänglich ist. 

Der folgende Mauerteil hat für den Kunsthistoriker Interesse, weil die quadratischen Türme 
G, G‘, G” (Abb. 220/1) Innenräume aufweisen, die mit Kuppeln über dem Oktogon eingewölbt sind, 
wobei nach der oben besprochenen persischen Art Ecektrompen zwischen Achteck und Kreis 
vermitteln. Die folgenden Türme H und H‘ sind Rundtürme, in H/ stellte pe Beyrız einen 
halbrunden Innenraum fest. Nach ihnen kommt die Südostecke der Stadt mit einem quadratischen 
und einem Rundturm, die der General nicht genauer aufgenommen hat. Es scheint mir nicht 
ganz unmöglich, daß hierher Abb. 227 gehört, eine Aufnahme, die Beyrıs auf die Türme A 
und B bezieht, was nicht zutreffen kann. Allerdings deckt sich die Photographie auch nicht 
mit den im Stadtplan S. 7 und der Skizze 221 gezeichneten Mauerzügen der Südostecke. Ich weiß 
keinen Rat und ordne «die Aufnahme nur deshalb hier ein, weil das Terrain abschüssig ist, wie 
überall nach dem Tigristale zu und vor der Mauer terrassenähnlich eine Zisterne angelegt ist. 

Die Türme I, J und K hat pr Beyuıs wieder genauer aufgenommen (Abb. 221). Der Turm 
I, an dem sich kleine Nischen mit Vogelecken finden, von denen $. 289 noch zu reden sein 
wird, ist durch Inschrift 11 in das Jahr 1052/53 datiert. Turm J ist vorn halbrund, Turm K 
wieder viereckig. Der die ganze Mauer oben entlang führende Wehrgang steigt mit Treppen, 
die auf Konsolen getragenen Bogen ruhen, zur Höhe des Turmes auf. Es muß nun der Mauer- 
teil folgen, den Tafel I zeigt." Diese Aufnahme stellt den erwünschten Zusammenhang zwischen 
der Stadt und dem an ihr vorbeiströmenden Tigris her. Wir sehen den Fluß breit im Vorder- 
grunde. Jenseits steigen baumbepflanzte Hügel an, über denen auf einem Felsplateau die Stadt 
liegt. Man sieht ihr Häusermeer, ihre runden Minarets und nahe der Mitte zwei eckige Türme, 
der eine links zur Ulu Djami gehörig. Er wird zusammen mit dem zweiten rechts noch aus- 
führlich zu besprechen sein. Die Stadtmauer zeigt links zwischen viereckigen und Polygonal- 
türmen immer mehrere Pfeiler; sie stehen viel weiter auseinander als in den Grundrißskizzen. 
techts von der Mitte schneidet vor dem Turm ein baumreiches Tal ein; an seinem linken 
Rande ist die Mauer teilweise eingestürzt. Diese Stelle ist auch im Stadtplane ersichtlich. Dann 
komint im Tale unten die Yeni Kapu (Neutor), dann jenseits des Tales auf einer Terrasse über 
der Stadtmauer ein großer moderner Bau. Die Mauer scheint hier doppelt zu sein, hinter 
der niedrigeren Vordermauer (oder einer Stufe der Felsterrassen) sieht man Pflanzenwuchs. 
Folgt man dem oberen Mauerzuge — diesen Teil gibt Abb. 217 genauer wieder —, so 
endet er etwa da, wo im Stadtplane die „double tour“ eingetragen ist, mit einem Kuppelbau, 
der wie ein Kiosk oder ein Mausoleum aussieht, das uns im Unterbau eine Ecke zuwendet. 
Neben ihr springen im Winkel tiefe Rundbogennischen zurück. Die Kuppel selbst ist spitz- 
bogig und fällt durch ihren weißen Anstrich stark auf. Das ist die Ostkuppel und die in der 


! Vgl. Naumann, a. a. O. S. 297. Dort S. 295 auch die Taf. II, 1 gegebene Wasserleitung. 


Amida. 36 


289 Dis MAUERN VOX AMIDA. 


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Abb. 224. Dijarbekr, Turmzunge F: Grundril 





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Ahb. 225. Dijarbekr, Turmzunge F: Längsschnitt 
Stadtmauer liegende Apsis der Doppelkirche des nestorianischen Klosters, von der oben 8.175 
die Rede war und die Abb. 94/5 und 217 im Detail wiedergegeben ist. 


Rechts von dieser Kuppel werden die Umfassungsmauern der Zitadelle sichtbar. Nach 
Ansaben pr Beyuißs müßte es da einen Punkt geben, von dem aus sich der Anblick Abb. 225 


Die MAUERN VON AMIDA. 283 


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\bb. 226. Dijarbekr, Turmzunge F: Obergeschosse 
bietet. Man sieht in der Ferne den Tigris, dahinter Anhöhen. Im Vordergrunde ein Tal, durch 


eine schwache Mauer geschlossen, gegenüber das Felsplateau, auf dem die Stadtmauer nach 
rechts von einem Eekturm zu einem Halbturm geht. Bei jedem Turm die Treppen, die zum 





Abb. 227. Dijarbekr, Stadtmauer. 


254 Dim MAUERN VON AMIDA 


Wehrgang und ins Innere führen als Beleg, daß wir eine Innenansicht der Mauer vor uns 
haben. Ich weiß sie nicht unterzubringen. Auch Beyuıt versieht die Angabe: „angle sud-est 
de la citadelle“ mit einem Fragezeichen. 
Ich gehe nun wieder zurück auf die Gesamtansichten Taf. I. Die Zitadelle zerfällt in zwei 
Teile, eine Mauergruppe rechts, die links mit dem nestorianischen Kloster, dem jetzigen Waffenma- 
gazin, endet, und einen 
m DEBIGD. ] Hügel links davon, der 
| den Palast davor über- 
ragt. Er ist im Stadt- 
plan S.7 mit N bezeich- 
net und soll die Ruine 
eines „chäteau d’eau* 
sein, eines großen 
Wasserbehälters. Man 
sieht ihhn aus grölserer 
Nähe in Abb. 229/30, 
wo zugleich die inneren 
Umfassungsmauern 
der Zitadelle gegen die 
Stadt zu sichtbar sind. 
Vor dem Hügel liegt 
in Abb. 230 links das 
auf dem Stadtplane 
init MM’ bezeichnete 
Abb. 228. Dijarbekr, Stadtmauern der Zitadelle Tor, dessen polygonale 
Türme am Ende einer 





Flucht von viereckigen Türmen stehen, die um cie Zitadelle herum zu dem Tore OÖ, Abb. 50 
(S. 102), führen. Es ist zwischen den letzten Turm und die Stadtmauer links eingeschoben 
und heute vermauert. Die Tür zeigt einen dünnen Deckbalken, der durch einen Segmentbogen 
entlastet wird. Aus der Basaltmauer heben sich hell die Inschriftstreifen Nr. 31 ab, die den 
Bau demselben Ortokiden Mahmud zuteilen, der die Türme A und B im Südwesten der Stadt 
gebaut hat. General pr Beynıf hat noch ein anderes Tor der Zitadelle skizziert, das am Finde 





Abb. 229. Dijarbekr, Zitadelle: Ansicht von der Stadtseite. (Aufnahme von Dr. GROTHE.) 


eines gebogenen und gewölbten Durchganges erscheint. Es ist spitzbogig und weckt Interesse 
durch zwei Löwen, die mit Kopf, Hals und Vorderfüßen 0,60 m zuseiten des Tores aus der 
Mauer vorspringen. Der Typus ist anders als der der ägyptischen Steinlöwen, die ich „Koptische 


Kunst‘, S. 94 f., zusammengestellt habe. 


DiE MAUERN VoX AMIDA. 285 


Von dem letzten Stück der Stadtmauer, das uns noch zu betrachten übrigbleibt, dem Stück 
im Norden zwischen Zitadelle und Kharputtor, hat pe BeyLıg als typisches Beispiel der an den 
Mauern von Dijarbekr üblichen Art der Treppenführung zu Wehrgang und Türmen bei S eine 
Skizze angefertigt, Abb. 231. Im Erdgeschoß führen, verdeckt in der dicken Mauer selbst, zwei 
Treppen zuseiten einer Tür im Winkel herauf zu einer zweiten Tür, und von da geht die Doppel- 
treppe im Freien weiter zum ersten Absatz, dem Wehrgang, und zum zweiten, der Plattform des 
Turmes. Der General meint, „cette disposition a l’avantage d’interdire l’acces de la tour et du 
sommet du rempart A un ennemi qui aurait penetre par surprise dans la ville. Il faudrait 
d’abord briser la porte A“. Hinter den vorderen Türen A und B liegen kleinere Türen R und 
S, die zu Kasematten führen. Die gleiche Anlage auch bei dem Turme links vom Tore von 
Aleppo, wenn man die Stadt verläßt. Für die Bildung der Wehrgänge auf den Mauern be- 
trachte man in Abb. 2, S. 8 den Mauerzug mit seinen Türmen ganz im Verdergrunde. 

An den Schluß dieser Vor- 
führung der Mauern von Amida 
möchte ich eine aus der Ferne von 
der Tigrisbrücke im Süden der 
Stadt aufgenommene Ansicht der- 
selben setzen, Abb. 16 (S. 31), 
und Taf. VI, 2, die sie in ihrem 
ganzen Verlaufe von Turm B über 
das Tor von Mardin hinweg bis 
zur Südostecke der Stadt zeigt. 
Die Brücke im Vordergrunde ist 
nach der an ihrem Anfange links 
angebrachten Inschrift Nr. 13 da- 
tiert, scheint jedoch öfter, beson- 
ders im Mittelteil, restauriert. Ihre 
breiten Spitzbogen haben ver- 
schiedene Spannweiten. Abb. 236. Dijarbekr, Zitadelle. 


EB | 





Die Mauern von Amida sind kürzlich als Beispiel dafür aufgestellt worden, wie sehr die 
runde Turmform nach dem Ende der Antike allerorts in der frühmittelalterlichen orientalischen 
Kunst die eckige, kantige Form zurückdränge.' Rundtürme kämen immer nur an besonders 
wichtigen Stellen der Befestigung vor; so seien in Amida alle Türme viereckig bis auf die Eck- 
türme und die prachtvollen Rundtürme an dem dreiportaligen Haupttor. Letzteres trifft wohl 


zu; im übrigen aber wird Amida-Dijarbekr eher BR 
als Beweis dafür genannt werden dürfen, daß Te 

. . = . Ar. 9 Lu EOS ouum/ 
selbst im reinen Steinbau der runde Mauerturm a en 
in Mesopotamien älter ist als der viereckige. Die ein 
ganze Nordseite der Stadt, Taf. II, 1, mit dem 5 _ Gealin vuerbl_ we unge" 
909/10 entstandenen Kharputtor hat ausschließlich 5, ER re 
Rundtürme. Sie überwiegen auch sonst. Bei den Er 
drei Fatimidentoren von Kairo wechseln eckige _Dpijarbekr, Stadtmauer: Bes an der Innenseite 
und runde Türme. Für völlig verkehrt halte ich 
die Anschauung, daß es die Römer gewesen seien, die eine große allgemeine Verbreitung der 
halbrunden und dreiviertelrunden Türme gebracht hätten.” Der Rundturm ist vielmehr, wie 
das Rundminaret, eher eine orientalische Form, und zwar dürfte er ursprünglich mit der Aus- 
breitung des Ziegels in hellenistischer Zeit immer häufiger auch im Gebiete des Mittelmeeres 
zur Anwendung gekommen sein. 


D 





! 'TuıerscH, Pharos, S. 141. — ° Ebenda, S. 142. 


IV. DIE TORE VON AMIDA. 


1. Dagh Kapu oder Tor von Kharput (Abb. 232)!, das Nordtor am Ende der von Nord 
nach Süd an der Ulu Djami vorüberlaufenden Hauptstraße (Abb.1), dürfte der Lage nach vor- 
islamischen Ursprunges sein, obwohl die Inschrift über dem Rundbogen der Außenseite samt 
den beiden Rundtürmen daneben in die Zeit des Khalifen Muktadir und in das Jahr 297 H. 
(909/10) datiert ist. Wir sehen Taf. IV,1 den Rundbogen getragen von zwei Pilastern mit Kapitellen, 
an denen man trotz der Tünche unterhalb der Deckplatte breite Akanthusblätter und ebenso 


ur 





Abb. 232. Dijarbekr, Khbarputtor 


tlach gearbeitet an einer Schräge darunter den Eier- und Perlstab erkennt. Zu diesen schwerlich 
islamischen Details gesellen sich beiderseits Nischen, die so gefügt sind, daß auf einer Fuß- 
leiste zwei Steinpfosten mit angearbeiteten Säulen stehen, zwischen denen richtige Quadern ein- 
gebettet sind. Der Sturz mit der Muschel und dem profilierten Bogen ist dann wieder mono- 


lith aufgelegt. 


V.l. oben S. 16, Abh. 5, dazu den Grundriß S. 24, Abb. 13 


Dir TorRE voX AMIDA. 287 


Es erscheint mir, wie auch vax BERcHENM (oben S.18), wahrscheinlich, daß diese Teile des Tores 
einem spätantiken Bau entnommen sind, dem Tore vielleicht, das einst an derselben Stelle im 
4. Jahrhundert errichtet worden war. Wäre es neu erbaut, so könnte man irgendeinen Zusammen- 
hang mit den drei Fatimidentoren von Kairo erwarten, die 1087—1092, nach Makrizi von drei 
Brüdern aus dem Amida benachbarten Edessa, erbaut wurden. Zwar liegen fast zwei Jahr- 
hunderte dazwischen; immerhin möchte man erwarten, daß sich um 900 in Amicda vorbereitet, 
was um 1100 von dem nordmesopotamischen Städtebezirk aus nach Ägypten übergreift. Die 
Mauern von Amida und das Kharputtor bestätigen diese Erwartung nicht. Man flickt die 
Tore hier bei aller Solidität der Mauern aus alten Resten oder, wie wir gleich beim Griechen- 
tore sehen werden, sonst irgendwie zusammen. 

Daß im Kharputtore das 
Material eines älteren Tores 
verbaut ist, scheint mir der 
Vergleich mit erhaltenen syri- 
schen Toren der Spätantike zu 
belegen. Der Typus der von 
zwei Nischen flankierten Tür 
liest völlig entwickelt bereits 
um 170 n. Chr. an den drei 
Toren von Husn Suleiman süd- 
lich von Antiocheia vor.” Nicht 
viel jünger werden die alten 
dreibogigen Tore der Moschee 
in Damaskus sein.” Die Porta 
aurea des Diokletianspalastes in 
Spalato ferner zeigt das Motiv 
in reichster Entfaltung (Abb. 
235). Unten die Tür mit dem 
horizontalen Keilsteinsturz, ent- 
lastet durch einen Rundboeen, 
der breiter als die Tür ist — 
man behalte das Motiv im Ge- 
dächtnis —, zuseiten die beiden 
Nischen mit Fußbank und Pi- 
lastern. Der Nischenbogen blieb 
ungeschmückt, weil hier das 
Modemotiv der Zeit, die Büh- 
nenwand mit ihren im An- 
schluß an die drei Türen un- 
gleich breiten Interkolumnien, 
Platz greift, ein Motiv, das die kleinasiatischen Sarkophage zuerst und dann die christliche Iko- 
nostasis, wie der Elfenbeinthron in Ravenna, typisch festhielten.* Wie stereotyp das einfache 
Tormotiv der Dagh-Kapu von Amida in Nordsyrien zu Hause war, mag eine Aufnahme Farros 
von einem Tore der Stadt el-Bara belegen (Abb. 234). Man sieht den Rundbogen über dem 





Abb. 233. Spalato, Porta auren: Außenfassade. 


horizontalen Türsturz und daneben die beiden rundbogigen Nischen, das Ganze völlig schmuck- 
los in derber Gewöhnung ausgeführt. Die steinernen Türflügel sind geschlossen. 
! van BERCHEN, Notes, p. 45. Davon unten mehr. 2 Vel. mein Kleinasien, ein Neuland, S. 162 f. 
' Phene SPiers, Journal of the R. Institut of Brit. Architects, Third series, vol. IV, S. 25 f. und Nachtrag, S. 1681 
' Vgl. mein „A sarcophagus of the Sidamara type“, Journal of hell. studies, XNNVII. 


>88 DıE ToRE von AMIDA. 


Eine der Porta aurea in der Anordnung der Mitteltür mit den beiden Nischen auffallend 
entsprechende Analogie lerne ich auf dem Boden Mesopotamiens durch Alois MusıL kennen, der 
in der nordarabischen Wüste südöstlich von Resapha etwa am 35° Grad ein Lager al-Her fand, 
dessen Tor zwischen vorspringenden Rundtürmen eine Tür mit geradem Sturz (monolith oder 
aus scheitrechten Keilsteinen?) zeigt. Er wird entlastet durch einen großen Rundbogen, dessen 
Profil nach mesopotamischer Art horizontal weiterläuft. Neben dem Bogen, etwas höher als in 
Spalato, sitzen die kleinen, mit eingebundenen Ecksäulen und Rundaufsätzen versehenen Nischen. 
Der obere Teil ist ganz anders als in Spalato mit einem balkonartigen Vorsprung versehen.! 

An dem Kharputtore und den beiden flankierenden Türmen sind im ganzen vier Nischen 
angebracht, deren Nebeneinander ein gutes Beispiel der Wandlung bietet, wie die Antike durch 
Persien bzw. die christlich-antike Form durch die islamische abgelöst wird. Zu beiden Seiten 
des Tores (Taf. IV und Abb. 232) sitzen spätantike Originalnischen. Wir sahen die hellenistischen 
Postamente, dann attische Basen, schräg geriefelte Schäfte?, jonische Kapitelle, dann die Muschel 
mit scharfen Sporen, umrahmt von einer Profilierung (zwei Plättchen und eine Viertelkehle), 
die zum größten Teile weggeschlagen ist. Dabei wird klar, daß Säule und Bogen nach antiker 
Art vor die Wand vor- 
treten, diese Umrah- 
mung also noch nicht 
eingebunden ist. Soll 
ich ihr die typisch per- 
sisch-islamische Art ge- 
genüber stellen, so ge- 
schielit dies hier am 
besten mit Hilfe des 
Mihrab in der Moschee 
des Alımad ibn Tulun 
in Kairo, die ich wegen 
ihrer Profilierung noch 
nach einer anderen 
Richtung hin brauchen 
werde (Abb. 235). Man 
sieht hier im Jahre 
876—S78 bereits die 
Abstufung der Wand 
mit jenen eingestellten 





Abb. 234. El-Bara, Tor. Ecksäulen durchge- 

führt, die später an den 

romanischen Kirchenportalen des Abendlandes allgemein üblich geworden ist. Die Säulen 

treten von vornherein bei dieser Nischenbildung hinter die Vorderwand zurück.” Obwohl das 

Material einem christlichen Bau entnommen ist — man beachte die zierlichen Kämpfer- und 
Korbkapitelle — wurde es doch ganz in persischer Art wiederverwendet. 

Auch die dritte Nische am Kharputtore in der Wand links vom Kommenden' hält noch 
an der antiken Art fest, obwohl es sich hier vielleicht um eine islamische Nachahmung handeln 
könnte (Taf. III, 2). Die Säulchen treten vor die Wand und sind aus zwei Steinlagen auf- 

' Vel. zur Porta aurea und dem Streit um ihre Provenienz B. Scnvrz, Jahrbuch d. k. deutschen arch. Instituts 
190), 5. 46 f. 

" Vel. Gmagor, La colonne torse, 
Vgl. über den Ursprung des Motivs mein Kleinasien, ein Neuland, S 207. 
Im Grundriß Abb. 13, S. 29 die Nische rechts im Vorhofe, 


DıE ToRE von AMIDA. 289 


gebaut. Die Kapitellchen lassen die antiken Ordnungen ganz im Stich, sind rein linear mit 
Ornamenten geschmückt, nachdem ihnen die kubische Gestalt durch eine gerundete Abfasung 
der Ecken und Unterschiebung einer Perlschnur genommen war. Man sieht eine den Rand be- 
gleitende Parallellinie und in der Mitte einen Pfeil zwischen zwei Ovalen; es mag darin noch 
das Eierstabmotiv nachklingen, das auch auf den kleinasiatischen Sarkophagen schon ähnlich 
linear, nur weiß auf dem im Tiefendunkel aus- 
gehobenen Grunde erscheint.! Rein islamisch ist 
zweifellos die Art, wie der Rundbogen der Ni- 
sche entlastet ist: Zuerst durch einen halben 
Schwalbenschwanz, dem eine Rolle untergescho- 
ben ist,” dann durch einige verzahnte Keilsteine, 
wie sie auch schon der Spätantike geläufig sind. 
Ringsum sind von den Muslimen antike In- 





Abb. 236. Dijarbekr, Manerturm I: Nischenrelief. 


schriften verkehrt verbaut’, überdies Ornament- 
steine, so einer mit Mäander.* Auf sie und die 
Tiermotive wird später 
einzugehen sein. Wie 
vorsichtig man übri- 


} 


gens mit dem Urteile: 


3 
x 
\ 


spätantikes Original 
bzw. islamische Nach- 
ahmung seinmuß, zeigt 


ft Bee nr y% 


ai 


eine Flachnische, die 


\ 


zusammen mit einer 
zweiten an dem in- 
schriftlich 444 H. 
(1052/3) entstandenen 
Turme I von Dijarbekr 
Abb. 235. Kairo, Moschee des Ibn Tulun: Mihrab verbaut ist (Abb. 236 7). Man könnte sie auf 


den ersten Blick für vorislamisch halten. Bei 








Abb. 237. Dijarbekr, Mauerturm I: 
Nische (Detail von Abb. 236) 





1 Journal of hell. studies, XXVIL, S. 108. — ? Vgl. dafür die oberen Öffnungen der Westfassade. 
3 Veröffentlicht Byz. Zeitschrift, XIV (1905), S. 62 f. 
4 Der Mäander ist als Muster ohne Ende ähnlich Säule 2 und 5 der Westfassade verwendet. Vgl. oben S. 158. 


Amida. 37 


290 DıE ToRE von AMIDA. 


näherem Zusehen findet sich an der Fußleiste eine unleserliche kufische Inschrift, die Bercurm 
ungefähr für gleichzeitig mit den Inschriften des Muktadir an den Toren von Kharput und 
Mardin 909/10 hält. Die durchaus als Relief behandelte Nische wäre dann älter als der Oberbau 
des Turmes, an dem sie sich befindet, aber — und das ist beachtenswert — doch islamischen 
Ursprunges. Man beachte den Schatten, den die gerade Fläche der fünfteiligen Muschel auf 
die konkave Innen- 
Näche wirft und wie 
die Muschel, scheint es, 
nach oben ausladet: ein 
merkwürdig unorgani- 
sches Zusammenschie- 
ben von Raummotiven, 
das in den sog. Stalak- 
titen seine weitgehend- 
ste Ausbildung erfah- 
ren hat. Muschel und 
Halbzylinder umrahmt 
zunächst ein Perlstab, 
dann die Säulchen mit 
den knollig ungebilde- 
ten korinthischen Ka- 
pitellen und ein Rand- 
streifen, der sich um 
den Bogen und unten 
um das ganze Relief 
herumzieht. Die obe- 
ren Ecken füllen gegenständig Vögel. Von ihnen wird später noch zu reden sein. 
Reicher an Tiermotiven ist die interessanteste von den vier Nischen des Kharputtores von 
Amida, diejenige im Turme rechts (Taf. III, 1, dazu Abb. 5). Nach der darüberstehenden 
Inschrift aus dem Jahre 297 H. (909/10) stammend, weicht sie vollständig von den bisher be- 
sprochenen Nischenmotiven ab. Sie hat keine Säulen und auch kein Profil am Bogen. Was 
wir vor uns sehen, ist eine spezifisch persische Bildung. Die krönende Muschelnische ist 
monolith auf einen umlaufenden Kämpfer gelegt, unter dem ein Tierfries gemeißelt ist. Ich 
behandle in diesem Abschnitte nur die Bildung der Muschel. Man sieht, daß die mittlere 
Höhlung zwischen den radialen Rippen spitzbogig gebildet ist, die beiden Dreivereine zur Seite 
dagegen rundbogig. Weiter beobachtet man, daß die Rippen ungefähr in der Mitte durch 
kleinere Rundbogen zu einer halben inneren Rosette verbunden sind. Alle diese Details ent- 
springen nicht zufälligen Launen des Steinmetzen. Was sich hier in Amida im Jahre 909/10 
ankündigt, ist vielmehr eine Bewegung, deren Ausleben man heute am besten in Kairo ver- 
folgen kann. Ich stelle Abb. 235 unmittelbar neben die Nische von Amida zwei andere vom 
Grabmale des Imam Shafiii, einem Kuppelbau, der inmitten der großen Gräberstätte des ältesten 
Fustat-Kairo in der Ayyubidenzeit (1171—1250) errichtet worden ist.! Rechts ist die gewöhn- 
liche Art gegeben, eine spitzbogige Eintiefung in die Wand, oben konkav, unten eckig; links 
die durch eine füllende Muschel bereicherte Art, weiterentwickelt zu einem seltsamen Neugebilde, 
das an Stelle der Bogenform den Umriß eines Gehäuses bekommen hat. Die Furchen sind nicht 
nur in der Spitze, wie in Amida, sondern durchgehends spitz gebildet, und die eine dort 





Abb. 238. Kairo, Grabmal des Imam Shafifi: Wandnischen. 


! Die Aufnahme rührt von FachiserLı her. Ich kann freilich nicht feststellen, ob die Angabe „Imam Shafi‘i* 
richtig ist. Franz-Pascna meint, das Detail könnte von den inzwischen zerstörten Teilen herrühren. 


DıE TORE voN AMIDA. 291 


beobachtete Unterteilung (Rosette) ist hier verdreifacht. In der Mitte liegt eine glatte Tafel, 
dann folgen drei Stufen. Die nächste Etappe ist dann, daß das Grundmotiv der Muschel ganz 
zugunsten radial angeordneter Stalaktiten zurücktritt. 

Das Kharputtor ist nicht die einzige Stelle der Mauern von Amida, woran die Vorliebe 
des Ostens für das Nischenmotiv beobachtet werden kann. An dem Polygonalturm der Süd- 
seite, dessen Inschrift vom Jahre 1089/90 datiert (Nr. 16 oben $. 38) und von einer ganzen 
Herde von Tieren begleitet ist, erscheint in der Mitte der Breitseite unten nahe dem Boden 
eine Muschelnische mit in Relief behandelten Ecksäulen (Taf. VII, 1). Darüber auf einem der 
zur Entlastung unterschnittenen Decksteine eine Inschrift. Dasselbe Nischenmotiv auch nahe 
den Ecken der Langseiten. Wenn H. de Herz (vgl. oben S.11) sagt, diese „niche(s) a colonnefs)* 
seien „telle(s) que l’on en voit ä Eregli et qui sont assez communes dans l’architeeture byzantine“, 
so muß man die Bezeichnung byzantinisch ersetzen durch späthellenistisch. In der vorderasiatischen 
Kunst spielt die Nische als Wanddekoration und Kultplatz tatsächlich eine hervorragende Rolle.! 

Der kunsthistorische Wert 
des Kharputtores ist mit den 
bisherigen Beobachtungen nicht 
erschöpft. Wir haben noch die 
Innenseite, Abbildung 239°, eine 
sehr der Beachtung werte Grup- 
pierung von Spitzbogen, vorzu- 
nehmen. Der innere Torbogen 
(Taf. V,2 und Abb. 14) ist breit- 
spitzbogig, eigentlich ein Rund- 
bogen mit leichter Zuspitzung. Das 
gilt schon viel weniger von dem 
hohen Bogen darüber, der eine 








Art Portalnische bildet, wie man = \ N m 78 

sie später so häufig in den =; Sl a _ 
Seldjukenbauten von Kleinasien BE u ER ER ER 
als Hauptdekorationsmotiv der Abb. 239. Dijarbekr, Kharputtor: Innenansicht. 


Fassaden verwendet sieht. Man 
möchte erwarten, daß zuseiten dieses Portalbogens oder in seiner Leibung unten Nischen sitzen, 
entsprechend etwa den beiden Nischen an der Außenseite des Kharputtores. Wäre das richtig, 
dann würde die Innenseite des Kharputtores von Dijarbekr anknüpfen an einen alten Typus, 
der schon an dem nach syrischer Art erbauten Palast des Diokletian vorkommt. Ich habe dessen 
Porta aurea bereits oben S. 237 zum Vergleich herangezogen. Noch näher liegt es, das jetzt zu 
tun, denn über den spitzen Torbogen aus der Merwanidenzeit zieht sich eine Reihe von Spitz- 
bogen hin, die an sich mit der Nischenreihe des Goldenen Tores von Spalato verglichen werden 
kann. Denkt man sich aber die in Abb. 239 links sichtbaren drei Bogen in derselben Zahl 
auch rechts und dazu ursprünglich einen siebenten Bogen über der Mitte, dann kommt die gleiche 
Einteilung der Fassade heraus wie am Palaste des Diokletian. Das Befremdende, ein Motiv 
an der Adria verglichen zu sehen mit einem Bau am Tigris, verliert sich, sobald man erfährt, 
daß der Palast an der Adria mehr als wahrscheinlich von denselben Bauleuten errichtet wurde, 
die kurz vorher den Kaiserpalast auf der Orontesinsel von Antiocheia geschaffen hatten.” Der 
Nachklang in Amida würde meine vor Jahren gemachte Beobachtung neuerdings bestätigen. 
Man sehe Abb. 239 genauer an. Die Portalnische nimmt die Tiefe eines Vorbaues ein, 
der vor die alte Fassade mit ihren sieben Bogen oben vorgebaut ist. Ursprünglich kann der 
ı Vgl. außer dem in diesem Abschnitte Gesagten mein Kleinasien, ein Neuland, S. 38 und Mschatta, passim. 


2 Vgl. Naumann, S. 301. — ° Vgl. Studien aus Kunst und Geschichte, Friedrich ScnxEiver gewidmet, S. 325 f. 
37* 


292 Dın ToRE Vox AMIDA. 


Anblick noch viel näher an die Porta aurea von Spalato herangekommen sein als seit diesem 
Merwanidenumbau im 11. Jahrhundert. Man erinnere sich, daß ich für die Vorderseite einen 
im 10. Jahrhundert umgeänderten Torbau das 4. Jahrhunderts annahm. Können nun auch die 
sieben (?) Spitzbogen der Rückseite etwa auf diese bzw. nahe an die Zeit Diokletians zurück- 
reichen? Die Torfassade ist aus Quadern aufgebaut, aus solchen sind auch noch die trennenden 
Pfeiler zwischen den Fenstern gebildet. In Kämpferhöhe sieht man Löcher, in denen einst 
Holzanker gelegen haben müssen. Die breiten Spitzbogen darüber sind aus auffallend dünnen 
und sehr langen Ziegeln gebildet, die in überaus dicke Mörtellagen gebettet sind. In den 
Zwickeln erkennt man Ziegelornamente, 
bestehend aus kurzen Hochziegeln mit 
in der Länge wachsenden Horizontal- 
schichten. Darüber haben sich links 
an der Ecke Quaderlagen erhalten. 

Der Ziegelbau steht im Mittel- 
punkte des Interesses jener Kunsthi- 
storiker, die den frühchnistlichen Bauten 
in Kleinasien und Syrien nachgehen. 
Das landesübliche Baumaterial ist dort 
der Stein. Um so auffallender sind 
vereinzelte Ziegelbauten wie Ütchayak 
in Kleinasien, Anderin, Kasr ibn War- 
dan und Mschatta in Syrien. Über 
diese Bauten findet man in meinen 
Arbeiten „Kleimasien*, 8. 32f. und 
Mschatta*, 5.237 f. Ausführliches. Ich 
habe die drei erstgenannten der helle- 
nistischen Strömung mit Antiocheia et- 
wa als Zentrum zugewiesen, Mschatta 
aber dem persisch-sasanidischen Kreis, 
der in Ktesiphon und dem südlichen 
Mesopotamien seinen Kern hat. Für 
ihın ist charakteristisch, dafs der Ziegel 
zusammen mit dem Spitzbogen herr- 
schend ist. Im zentralen Syrien be- 
gegnet man nur Bauten in Stein mit 
dem Rundbogen. Wo Stein und Ziegel, 
tund- und Spitzbogen nebeneinander 
vorkommen, wie am Kharputtore von 
Amida, liegt von vornherein ein Anzeichen der Mischung syrischer und persischer Elemente vor. 
Man vergleiche die Außen- und Innenseite unseres Tores. 

Die in Rede stehende Innenseite bietet eine Handhabe zur Lösung der im Augenblick 
scharf umstrittenen Frage nach der Herkunft der Mauertechnik von Kasr ibn Wardan und 
Anderin, Bauten, die aus den Jahren 564 bzw. 558 stammen. Ich sah sie, wie gesagt, für Ver- 
treter der späthellenisch-frühchristlichen Bauweise an, die in Syrien wohl von Antiocheia aus 
verbreitet worden sein dürfte. Man vergleiche nun ein Detail (Abb. 240) aus dem Innern der 
Kirche von Kasr ibn Wardan mit unserer Torfassade. Auch da ist im Unterbau Stein, allerdings 
wechselnd mit Ziegeln, verwendet, auch da kommt konstruktiv neben dem Rund- der Spitzbogen 
vor, und auch da liegen die dünnen Ziegel in dieken Mörtelbettungen. Man kann ruhig sagen, 
die Bauweise der Innenseite des Kharputtores von Amida sei eng verwandt mit derjenigen von 





Abb. 240. Kasr ibn Wardan, Kirche: Innenansicht. 


Die ToRE voX AMIDA. 293 


Kasr ibn Wardan. — So weit war ich, ohne die Tur Abdin-Gruppe zu kennen; jetzt ist über 
die mesopotamische Eigenart dieser Bauweise, ob sie nun ursprünglich aus den hellenistischen 
Großstädten wie Antiocheia oder Seleukeia kommt oder nicht, kein Wort mehr zu verlieren. 

Nun ist eben die von mir gewünschte genauere Aufnahme von Kasr ibn Wardan er- 
schienen.” H. C. Butter, der sie veranlaßt hat, ist geneigt, sich in dem Streite „Orient oder 
Byzanz“, auf die Seite von Byzanz zu stellen. Er verwirft Antiocheia und deutet an, die Ziegel 
könnten nach Kasr ibn Wardan, wie nach Ütchayak aus Konstantinopel gekommen sein. 
Wird er daran noch festhalten, wenn er jetzt die Parallelbeispiele aus Amida und dem Tur Abdin 
zu Gesicht bekommt? Meine ganze Mschatta-Arbeit war durchweht von der Ahnung der großen 
Bedeutung der persischen und im besonderen der nordmesopotamischen Kunst des Städtedrei- 
ecks Edessa-Nisibis-Amida. Ich habe diese Annahme mit Hilfe der wenigen Aufnahmen BEyLı£s 
auf dem Gebiete des Kirchenbaues nunmehr auf feste Tatsachen stützen können und denke, 
was Amida und der Djebel Tur Abdin von nordmesopotamischer Kunst widerspiegeln, wird 
nicht verfehlen, Eindruck zu machen. Glaubt man jetzt immer noch, daß die Baumeister 
Justinians nötig waren, um in Amida und Kasr ibn Wardan Bauten von der nachgewiesenen 
Eigenart auszuführen? Nein, diese Bauten sind das Ergebnis jener großen Baubewegung, die in 
den hellenistischen Großstädten und in Persien in frühchristlicher Zeit emporkam und von der 
wir bis jetzt kaum eine Ahnung haben. Es freut mich, daß BurLer zugibt, der jüngere Isi- 
doros, der, von Byzanz kommend, Kasr ibn Wardan erbaut haben soll, dürfte die unbyzan- 
tinischen Neuerungen, wie z. B. den Spitzbogen, angenommen haben von Gebäuden „that he 
had seen in the earliest home of arch and dome building, while engaged in the government 
work in Mesopotamia and on the borders of Persia‘.” Ich glaube, daß die Byzantiner im 
Orient dieselbe Rolle gespielt haben wie vorher die Römer in Gallien und dem Norden über- 
haupt. Kunst haben sie nicht dahin gebracht, wohl aber besondere technische und militärische 
Anstalten. Wenn nach dem Bericht des Prokopios’? Justinian den Chryses von Alexandria nach 
Dara beruft, so geschieht es, weil dieser besonders erfahren im Wasserbau war. Und wenn 
Justinian bei neuen Wasserschäden Anthemios und Isidoros, seine Dombaumeister, um Rat 
frägt, so geschieht dies nicht, um neue künstlerische Ideen und Formen nach Mesopotamien 
zu importieren, sondern aus rein praktisch-strategischen Rücksichten. Einzig verfänglich er- 
scheint, wenn es von der am Euphrat gelegenen Stadt Zenobia heißt, Justinian habe nicht nur 
für die Sicherheit dieser Stadt gesorgt, ad Koi iepd TAaUTN Avednke Kai OTPATIWTIKWV ONuelWv 
oikiug. Erı uevror Kal AoutpWvag Kai OTOÜS TTPOGETTOINGEV aUTH DNUOOIOS. €s TAUTA de TTAVTU "Joidwpös 
Te xai "Iwdvvng unyavonomoi Tv ümoupyiav Trup&oxovro, BuZavriog uev "lwavvng, loidwpos de 
MiAno1os revog, "loıdwpov AdeApIdoÜG, oUTTEP Eunpoodev Erreuvnodnv, veavioı EV dupW, DÜvauıv de PÜGELWG 
umep mv Mıkiav emderkäuevor Kai TI Eureipia TWv ToD Baoık&wg Ouvaruaoavres Epywv.* Dieser 
Hymnus auf die beiden Jünglinge, die in Zenobia neben den militärischen Gebäuden auch 
Kirchen, Bäder und Hallen bauen, dürfte gerade als Ausnahme erwähnt worden sein und kaum 
hinreichen, darauf die Theorie vom Einfluß von Byzanz auf Mesopotamien zu begründen. 

Neuerdings haben übrigens Sarre-Herzrenn die Ruinen von Halebiye, die der gewöhnlich 
für Zenobia angesehenen Schwesterstadt Selebiye gegenüber liegt, untersucht.” Ich denke, sie 
haben nichts Byzantinisches daselbst gefunden. Wenn die beiden Basilikaruinen auf Isidoros 
und Johannes zurückgehen, dann haben sie hier am Euphrat nach syrischer Art gebaut. Die 
späthellenistische Kunst strömt eben damals noch nach Konstantinopel ein, nicht aber von 
dort aus. 


ı Publications of the Princeton University Archeological Expedition of Syria in 1904/5, Division II, section B, 
part 1, p. 26 f. 

2 Butler, a.a.0. S.44. — ° De aedifieiis II, 3 ed. Bonn, III, p. 217. 

4 A.a. O0. U, 9 ed. Bonn, II, p. 234. 

5 Zeitschrift der Ges. für Erdkunde zu Berlin, 1909, S. 429 und Taf. 8 oben. 


294 DiE ToRE vVoN AMIDA. 


Ich lasse einen Einfluß von Byzanz auf Mesopotamien nicht einmal für die Innenseite des 
Kharputtores gelten. Denn wenn auch Prokopios! berichtet: Koi "Auiöng de TTöAewg TO TE TEIXog 
Koi TO TPOTEIXIOUA Ev TOIS dvw Yerevnueva Xpövoig Kal Am aUTOU UMONTa OvTa EZitmAa Yevnoeodan, OU 
moAAW ÜOTEpov vea Tıvi xararaßiv oikodonia Ti TLÖAEL TNV doparaıav Aveowoato, so wird doch 
gerade diese durch ihre Eigenart und den Spitzbogen, ferner durch die Übereinstimmung mit 
Kasr ibn Wardan und Anderin in diesen unbyzantinischen Zügen gekennzeichnete Fassade 
keinesfalls der justinianischen Restauration zugeschrieben werden können — außer diese wurde 
von einem eingeborenen Architekten durchgeführt. 

2. Das Kharputtor, von dem ich bisher ausgegangen war, vertritt den Typus des Ein- 
bogentores mit Nischen. Daneben läßt sich in Amida auch das Dreibogentor ohne Nischen 


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Abb. 241. Konstantinopel, Goldenes Tor: Grundriß. 





nachweisen. Es ist das Tor von Aleppo, Rum Kapu. Taf. XVII, 1 zeigt zwischen den beiden 
Türmen links den einzigen, jetzt noch in der Basaltmauer offenen, 1183/4 in seiner heu- 
tigen Marmorrahmung (Taf. XVII, 2) hergestellten Durchgang. Daneben rechts erscheinen im 
Schlagschatten des Turmes zuerst ein großes mittleres Tor und dann ganz rechts ein kleineres. 
In das Mitteltor waren einst zwei Durchgänge eingebaut worden, die heute, wie der Bogen 
rechts, vermauert sind. Ich vermute, daß auch dieses Westtor der Stadt in seiner Grundanlage 
auf das 4. Jahrhundert zurückgeht, aber freilich seinen Oberbau vollständig gewechselt hat. 
Will man sich einen Begriff von der ursprünglichen Anlage machen, so kann man von zwei 
Denkmälern ausgehen, vom parthbischen Hatra oder von Konstantinopel. Ich betrachte zunächst die 
Porta aurea von Schon bei Publikation des Goldenen Tores vor sechzehn Jahren? 


ı A.a.0O., II, 3, ed. Bonn III, p. 220. 
Jahrbuch Ei = deutschen archäol. Instituts, VIII (1895), S. 39. 


DıE TORE voN AMIDA. 295 


kam ich zu dem Schlusse, daß an keinem andern Baue das Nebeneinander lokal syrischer und 
ägyptischer Motive neben rein römischen so deutlich hervortrete. Heute muß ich dieses Urteil 
etwas anders formulieren. Abb. 241 zeigt den Grundriß der ganzen Anlage. Man sieht die 
drei Bogen des eigentlichen Tores mit seinen durch 1-förmige Steinmauern getrennten drei 
Durchgängen, von denen der mittlere hach Art der Triumphbögen breiter ist. Schon dieser 
Mittelbau ist von kolossalen Dimensionen, 29,31 m breit. Daran schließen sich „Pylonen‘“, die 
16,89 m vorspringen und 18,35 m breit sind. Allein der Name, den ich ihnen gab, zeigt, daß 
ich sie um ihrer Massigkeit willen für ägyptisch angeregt hielt. Ausgehend von der gewöhn- 
lichen Art der Triumphbogen nahm ich an, daß der Mittelteil zuerst allein dastand und die 
Pylonen erst später anläßlich des Mauerbaues dazu kamen. Doch erregte schon damals der 
überaus sorgfältige Fugenschnitt und das Einbinden der Quadern meine Bedenken.! In diesen 
Tagen ist durch die Veröffentlichung der 
Deutschen Orient-Gesellschaft über Hatra? der 
Schlüssel zur Lösung der Ursprungsfrage 
solcher Baugruppen geliefert worden. Abb. 242 
zeigt den .Grundriß des Tores II, das dort 
vom Vorhofe in den einen Palastteil führt. 
Es ist dieselbe Zusammenfügung wie am 
Goldenen Tore. In der Mitte die 1-förmige 
Bogentrennung, dann die schwachen End- 








nr rn 
Abb. 242. Hatra, Tor II: Grundriß. 
pfeiler, die fordern, daß die „Pylonen“ gleich- 
zeitig errichtet wurden, das Ganze nur etwa 
'/s der Größe des Tores von Konstantinopel. 
Handelt es sich dort um ein zwischen 388 
bis 391 errichtetes kaiserliches Triumphtor, 
so in Hatra um eines von mehreren Palast- 
toren, das aber jedenfalls um Jahrhunderte 
älter ist. Der Typus ist so auffallend gleich, 
dafs ich, da das Goldene Tor in Konstanti- 
nopel auch sonst durch viele Details nach 
(lem syrischen Oriente weist — man vergleiche 
Abb. 243. Dijarbekr, Mardintor: Außenansicht. besonders Jetzt seine schweren Kranzgesimse 
mit denen im Tur Abdin-Gebiete — nicht 
an einem Zusammenhange des byzantinischen mit dem parthischen Baue zweifle. In diese Ent- 
wickelungsreihe gehört nun meines Erachtens auch das Griechentor von Amida. Es steht, 
falls es konstantinischen Ursprunges ist, zeitlich zwischen Hatra, das von Sapor I. (242—272) 
zerstört wurde, und dem theodosianischen Tor in Konstantinopel. Die seitlichen Türme des 
Griechentores von Amida waren schon älteren Reisenden durch ihre Mächtigkeit aufgefallen; daß 
sie rund sind, tut der Sache keinen Eintrag, verstärkt nur ihren orientalischen Eindruck. 
3. Das Mardintor von Amida (Abb. 243)° ist ein Einzeltor aus Muktadirs Zeit (909/10). 


Wir besitzen leider keine Gesamtaufnahme davon. Uber die Profile wird noch zu reden sein. 





ı A.a.0. S. 15. — ?Von W. Anprae 1908, S. 27 und Taf. 15. 
3 Vgl. Abb. 3 oben S. 13, eine Aufnahme, in der die Türflügel geöffnet sind. 


296 Dıe ToRE von AMIDA. 


Sehr interessant ist der alte Eisenbeschlag der Torflügel: es kreuzen sich lot- und wagrecht 
Stäbe, die durch Nieten befestigt sind. In den Feldern sitzen größere Buckel, die öfter nach 





Diarbsci- PRrit de Lancro Calus 


Abb. 244. Dijarbekr, ein Tor nach TEXTER. 


oben oder unten Schnäbel ansetzen. Sie sind ebenfalls durch Nieten befestigt. Der Typus ist 
entgegenzuhalten der islamischen Prunktür, wie man sie in langer Folge seit der Tuluniden- 
zeit in Kairo verfolgen 
kann. 

4. Unter den 
Zeichnungen TEXTIERS 
in der Bibliothek des 
R. Institute of British 
Architeets — es wird 
gleich ausführlich da- 
von die Rede sein — 
findet sich ein Blatt, 
das die Unterschrift 
„Diarbekir, Porte de 
l’ancien Galius“ trägt 
(Abb. 244). Man sieht 
die Mauer zwischen 
zwei Türmen geöffnet 
durch einen auf breiter 
Basis hoch aufragen- 
den Spitzbogen aus 
Keilsteinen. Er ist 
durch Verkaufsbuden seitlich verbaut und öffnet sich nach einer Straßenflucht. Die Spitze 
ragt über die Mauer und den halbrunden Turm rechts hinaus. Links steigt ein Polygonalturm 
sehr hoch als Ruine empor. Da, wo links die regelmäßige Quaderfügung aufhört, nimmt drei 





Abb. 245. Dijarbekr, Porte neuve? 


DıE TORE Vox AMIDA. 297 


Quaderschichten eine Nische in Anspruch, die mit einem abgesetzten Rundbogen schließt. Zu- 
seiten des Torbogens sieht man symmetrisch Inschrifttafeln angedeutet und Reliefs, auf denen 
zwei Tiere übereinander mit den Köpfen der Mitte zugewendet erscheinen. Nach dem über 
den Rücken erhobenen Schwanz und dem geneigten Kopf möchte ich das obere für einen Löwen 
halten und glauben, daß unter ihm ein Stier zu erwarten sei. Das ganze Arrangement und die 
breite Bildung des Spitzbogens erinnert sehr an den Torbogen in der östlichen Umfassungsmauer 
der großen Moschee (Taf. XVI, 1 und Abb. 24/5, S. 67), die nach der Inschrift ca. 1163/4 datiert 
ist. Daran sitzen auch zu beiden Seiten Tierkampfreliefs, Löwe und Stier. 

Ich weiß nicht zu sagen, ob diese „Porte de l’ancien Galius“ noch exi- 7 
stiert. Man wäre geneigt, zu glauben, daß die jetzige Yeni Kapu an ihre Stelle G 
getreten sein könnte. Aber das scheint nicht möglich, wenn ich Abb. 245 be- Z 3 G, 
trachte, eine von DE BEYLIE gekaufte Photographie, auf deren Rückseite er G 
schrieb „Porte neuve?*“. In der Tat stimmt die Aufnahme nicht mit dem Grund- 
riß des Tores im Stadtplan (Abb. 1, S. 7); aber damit stimmt ebensowenig die von Ab». 246. Dijarbekr, 
DE BEYLIE angefertigte Grundrißskizze der Porte neuve (Abb. 246), ein Hoftor von erananc. 
2,75 m Breite, das nach der Innen- wie nach der Außenseite der Stadt durch 
Portale abgeschlossen wird, und noch weniger stimmt damit die Texter’sche Zeichnung. Man 
möchte vor dem Tigristore steil abfallendes Terrain, wie in Abb. 223, 228 oder 245, erwarten. 
Texıers Zeichnung setzt eher eine Ebene voraus. Dazu schreibt mir Berenen: „Ich kann mir 
die ‚Porte de l’ancien Galius‘ nur als ein Tor der Zitadelle denken. Dazu paßt auch 
das Vorhandensein von Buden außerhalb des Tores, also in der Stadt. Auch scheint bei keinem 
der bekannten vier Tore das Terrain innerhalb des Tores so auffallend anzusteigen, was beim 
Eingang MM’ in die Zitadelle wohl der Fall ist.“ 

Es ist sehr wenig, was wir vorläufig über die Topographie von Amida-Dijarbekr vorbringen 
konnten. Dieses Buch soll ja, wie „Mschatta“, mehr zur Forschung anregen, als feste Resultate 
geben. Denkt man sich das alte Amida ohne die späteren Zusätze, so stellt es sich als Ganzes 
von ovaler Gestalt dar mit gekreuzten, nach den Toren führenden Hauptstraßen. Ist 
dieses Schema hellenistisch-römischen Ursprunges? In Persien und Zentralasien gibt es so viele 
Städte von diesem bzw. rechteckigen Grundriß und vier in den Himmelsrichtungen senkrecht 
aufeinander zulaufenden, oft mit Holz gedeckten Straßen. Über der Kreuzung in der Mitte 
eine Kuppel. Arabisten werden diesen Dingen literarisch und auf Reisen nachzugehen haben. 

Eine andere Frage ist die nach den übrigen Kirchen und Moscheen von Amida. Wir 
haben nur drei Kirchen besprochen; schon der Plan S. 7 zeigt ihrer viel mehr. Moscheen sieht 
man in den Stadtansichten S. 8 und Tafel I und II, 1 die Menge. 

Nachschrift: Im letzten Moment laufen photographische Aufnahmen von Miß Bern ein, 
die beweisen, daß die „Porte de l’ancien Galius“ tatsächlich ein Zitadellentor nach der Stadt- 
seite zu ist. Ich gebe unten S. 376 ein Detail des Tierkampfreliefs mit der zugehörigen In- 
schrift vom Jahre 1207/8 (vgl. unten S. 386). 


Amida. 38 


V. DIE GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR. 


1. DIE BEIDEN FASSADEN. 


Wir besitzen seit langem genauere Maßaufnahmen des Hofes der großen Moschee von 
Dijarbekr, doch waren sie bisher nicht veröffentlicht. Diese wertvollen Zeichnungen liegen in 
London in der Bibliothek des Royal Institute of British Architects. Ich verdanke Kopien davon 
Mil Gertrude Lowruran-BELL, die mit R. Phene Spiers zusammen, auf meine Bitte hin, in die 
Blätter Einsicht nahm. Von diesen Zeichnungen spricht Fersussoxn im vol. Il, p. 425 seiner 



















































































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Abb. 247. Dijarbekr, Große Moschee: Grundriß des Hofes. (Die Orientierung ist falsch.) 


History of architecture (London 1867), wo er von der großen Moschee von Dijarbekr handelt: 
„For the prineipal part of the information regarding this building I am indebted to M. C. Texıer. 
He possesses detailed drawings of every part, but they have never been published.“ Phene Spiers 
hat sie, wie er mir schreibt, in seiner Arbeit über Sassanian Architecture! verwendet. 

Ich gebe zunächst Texıers Grundriß des Hofes (Abb. 247). Er ist im Original im Maß- 
stabe von 0,005 zu 100 gezeichnet. Ich hätte bei der photographischen Verkleinerung den 


! Neudruck in „Architecture East and West‘, p. 66 f. 


DIE BEIDEN FASSADEN. 299 


Mafßistab weglassen können, da die gemessenen Quoten ohnehin eingetragen sind. Danach 
handelt es sich um einen Platz von 30,25 bzw. 30,225 m an der Schmal- und wohl nur an- 
nähernd gemessen 60 m an der Breitseite.! Schwierigkeiten macht die Orientierung. Tuxıer gibt die 
Himmelsrichtungen merkwürdigerweise so, als wenn die Kibla nach Osten gerichtet wäre. Beyuın 
notiert sie meines Erachtens wegen der Kibla richtig im Süden. Wir sprechen daher nicht wie 
TExIER in seinem Plane vom Palais du Nord und Sud, sondern von der West- und Ostfassade. 
In der Mitte des Hofes steht ein Brunnen mit einer Dachpyramide, die auf acht Säulen ruht. In der 
perspektivischen Ansicht (Abb. 248) sind es nur 7 Säulen, auch ist der Brunnen da rund und 
nicht achteckig. Es wird sich also bei Trxırr wohl um Zeichnungen aus dem Gedächtnisse 
handeln. Die Photographien Beyri£s (Abb. 249) zeigen den Brunnen rechteckig mit drei Säulen 
an der Westseite. Jenseits derselben ist in den Hof ein offenes Waschbecken eingebaut, um 
das herum Holzstangen Stäbe tragen, die zum Aufhängen der Kleider dienen. 



























































DIARBER'E (Amıma) 
PFALS/IS DE TIaRAHE 





Abb. 248. Dijarbekr, Große Moschee: Hofansicht mit Brunnen und Hauptfassade, 


Um den Hof läuft nach Texrers Grundriß (Abb. 247) eine Fußbank; hinter dieser stehen die 
Säulen und festen Wände. Im Süden (bei Texıer Ost) schlielßen zwei Mauerzüge an, die man nach 
Texters Gesamtansicht der Moschee (Abb. 249) leicht als die Mauern des über das Dach hinaus- 
ragenden Mittelbaues erkennt. Texrer zeigt im Erdgeschoß zwei Türen, die eine niedrige dritte 
mit einem Balkon darüber in die Mitte nehmen. Über den drei Fenstern des Obergeschosses 
mit ihren kleinen Fußbänken sind noch drei Fenster in die Giebelwand des Daches gebrochen. 
Auch seitlich gewahrt man noch ein Fenster, das aber vom Seitendach überschnitten wird. 
Hinter diesem kommt ein rechteckiger Turm hervor, der im ersten sichtbaren Geschoß keine 
Fenster, dann je eine kleine Öffnung im Quadrat und erst im obersten Geschoß jene hohen 
rundbogigen Öffnungen, je eine auf jeder Seite, zeigt, die sich an der ganzen Fassade typisch 
wiederholen. Über dem wie an den anderen Turmgeschossen vorspringenden Gesims erhebt sich 
ein pyramidales Dach. Die Seitenflügel sind ebenerdig und lassen je drei der rundbogigen 


! Auf einer kleinen Skizze sind als Quoten 3350 ><58 ... m, auf einer dritten Skizze die Hälfte der Längs- 


seite mit 29,9 (?) angegeben. 
38* 


300 Die GROSSE MOSCHEE VON DWARBEKR. 


Öffnungen sehen. Hinter dem Brunnen links wird die Ost-(N.-)Fassade sichtbar. Im Grund- 
riß zeichnet TExter in die eine Ecke der Südfassade ein vorspringendes Rechteck von 8,30 m 

Länge, wozu allerdings die Quote nur 0,85 lautet; ich weiß dieses Detail nicht zu erklären. 
Genauere Maßauf- 
nahmen eibt Abb. 247 nur 
von den Säulenstellungen. 
Die Säulen der West- und 
Öst-(S.- u. N.-)Fassade ha- 
ben 3,30 m Achsenab- 
stand, in der Mitte 3,80 m; 
nur in den Ecken finden 
sich nennenswerte Abwei- 
chungen. Hinter den Säu- 
len stehen in 2,40, in der 
Mitte 2,90m Abstand von- 
einander Pfeiler von O,s5m 
im Quadrat. Den Raum 
dahinter läßt Texıer in 
einer Tiefe von ca. 10 m 
leer. Das „Palais du nord“ 
im Osten zeigt in der 
Abb. 249. Dijarbekr, Große Moschee: Nordwestecke Mitte der Abschlußwand 
und an deren Nordende 





Türen, das „Palais du sud“ nur eine Mitteltür, davor aber einen zweiten Mauerzug (?). 
Ich lasse nun die beiden Aufrisse der West- und Ost- (nach Texter der Süd- und Nord.) 
Fassade, Abb. 251 u. 252, zum Vergleich nebeneinandergestellt, folgen. Die Westfassade ist, ich 





Abb. 250. Dijarbekr, Große Moschee: Westfassade.! 


! Nach einer mir freundlich zur Verfügung gestellten Aufnahme von Ingenieur C. Preusser (Assur-Expedition). 


DıiE BEIDEN FASSADEN. 301 


wiederhole, um 1116/7 im Erdgeschoß, 1124/5 im Obergeschoß, die Ostfassade 1163/4 erbaut.! Sie 
sind sehr verwandt untereinander, trotzdem ist O nicht eine direkte Kopie von W. Während W 
drei Stufenbogen im Erdgeschoß zeigt, hat O nur einen solchen in der Mitte; an W sind die Off- 
nungen im Obergeschoß alle gleich, an O entspricht ihnen nur die Mitte. Leider sind die Auf- 


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Abb. 251. Dijarbekr, Große Moschee: Westfassade. 


risse Trxters nicht unbedingt verläßlich; so zeigt er die Anstücklung der Säulen gleichmäßig 
durchlaufend. Wir sahen schon an O, daß das nicht der Fall ist. Taf. XIII, 1, eine Aufnahme 
Beyuifs, zeigt, daß W in dieser Beziehung noch viel unregelmäßiger ist. Und auch die Pro- 
portionen sind andere; die Bogen wirken viel breiter als bei Texter. Doch muß das auf die 





















































































































































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Abb. 252. Dijarbekr, Große Moschee: Ostfassade. 


verschiedene Wirkung von Strichzeichnung und Photographie in Licht und Schatten zurück- 
geführt werden; denn Texrer kannte die Einzelmaße genau, wie seine Zeichnungen je eines 
Joches beider Fassaden bezeugen. Ich stelle auch sie hier zum Vergleich nebeneinander, 
Abb. 251/2. Da es sich um die frühesten, bis jetzt bekannten seldjukischen Kunstbauten 
handelt, verspricht die eingehende Betrachtung weittragende Schlüsse für die Kunstentwicklung 


! Ich muß die oben S. 140 widersprechende Datierung 1160 entschuldigen. Sie erklärt sich aus einer $. 63 
während des Druckes vorgenommenen Änderung. 


302 DIE GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR. 


dieses türkischen Volkes, sowohl 
nach dessen Vergangenheit auf 
persischem Boden, wie nach dessen 
Zukunft in Kleinasien hin.' 

Vor den Pfeilern stehen die 
unten 0,45 m dicken Säulen. Sie 
haben W: 2,40+? ‚0: 2,35+ 1,90 
— 4,25 m Höhe und verjüngen 
sich oben auf 0,383 bzw. 0,355 m. 
Die Pfeiler selbst sind (an W nach 
der Photographie) aus fünf un- 
gleich hohen Quadern aufgebaut 
und zeigen an W an den vorderen 
Ecken Dreiviertelsäulen angedeu- 
tet, die an OÖ fehlen. Die kleinen 
Kap iiele die TexıEr skizziert, 
kann ich in den Photographien 
nicht feststellen. Sicher falsch ist 
an O die Bogenkonstruktion ge- 
zeichnet und auf einer Annahme 
beruht auch die Fortführung der 
Profile von W hinter den Säulen. 
Wir können uns in diesen Dingen 
nur an die Photographien halten. 
Für die Konstruktion von W ist 
interessant Taf. XI,2 (vgl. Abb, 
250); man sieht da in dem Bogen 
rechts mehrere Platten ausgefallen: 
also liegen sie als Querplatten in 
inneren Falzen der Profilsteine? 
DieKeilsteine darunter sind jedoch 
zweifellos monolith, also muß eine 
Täuschung vorliegen. Man be- 
achte, daß an diesem Bogen auch 
das Profil links abgesprungen und 
— was sich beim Vergleich mit 
dem Nachbar ergibt, auch die in- 
nere Leiste ausgefallen ist. Diese 
war also aus Hakelsteinen für 
sich errichtet, dann folgt aus 
Keilsteinen das0, 15—0,10 m breite 
Profil, darüber die ganz regel- 
mäßig mit einer durchlaufenden 
Schicht oben gefüllten Zwickel. 


' Die Inschriften des Malik-shah 
vom J. 1082/3 unter der Kuppel der großen 
Moschee von Damaskus beziehen sich auf 
eine Restauration. Vgl. Berechnen, Inser. 
arabes de Syrie, p. 12f. 





















































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Abb. 253. 


Dijarbekr, Große Moschee: 


Detail der Westfassade. 


DIE BEIDEN FAssADeEn. 

































































































































































Abb. 254. 





Dijarbekr, Große Moschee: Detail der Ostfassade. 


305 


An OÖ, wo die Profile fehlen, ist der Bogen 
glatt aus Keilsteinen errichtet und die 
Zwickel wieder in Horizontalschichten aus- 
gefüllt. Texıer hat einen der Stufenbogen 


- an W gemessen. Er ist gebildet aus einem 


Viertelkreis von 0,61 Radius, die Stufe be- 
trägt 0,28, die Verbindungslinie 2 X 0,63. 

Das Gebälk des Untergeschosses hat 
TExIER genau vermessen. An O ist die 
unterste Quaderschicht 0,52, der den Kapi- 
tellen entsprechende Inschriftfries an W 
0,355 hoch. An O liegt der Fries über 
den Kapitellen und bildet eine 0,47 m 
hohe Steinschicht für sich. Er wird wie 
alle Inschriften in weißem Stein gearbeitet 
sein. Die O-Fassade zeigt darüber einen 
0,25 m Streifen schwarze Lava, der an W 
fehlt. Dafür erscheint dort unmittelbar 
über der Inschrift das 0,227 breite Epistyl, 
das an O mit dem Fries in eine Lage zu- 
sammengezogen is. An W bildet der 
Fries eine 0,32, das Kranzgesims eine 0,529 
hohe Schicht. An O ist zwischen Fries 
und Kranzgesims ein ca. 0,107 m breiter 
Streifen von schwarzer Lava eingeschoben. 
Diesen Tatsachen gegenüber wird schon 
am Untergeschoß klar: an der Westfassade 
sind die alten Lageverhältnisse belassen, 
an der Ostfassade sind sie durch Erhöhung 
des Inschriftfrieses um eine Schicht und 
Einschiebung zweier Lavaschichten höher 
und die Gesamtwirkung zugleich farbig 
gemacht. 

Am Obergeschoß entwickelt sich in 
beiden Fassaden die Mauer breiter, die 
Öffnungen werden kleiner. Sie sind 1,60, 
in der Mitte 2,20 m breit und 2,40 m hoch, 
die Wände haben 1,68 Breite. An W bildet 
nach Taf. IX—XI die 6., an O nach Taf. 
XIV/V die5. Quaderschicht die Konsole des 
0,44 m breiten Deckbalkens, über dem an 
W 0,44 m hohe scheitrechte Bogen, an OÖ 
derüberhöhte Entlastungsbogen von 1,60 m 
Durchmesser folgt. Die Schäfte der vor 
die Wand gestellten Säulchen sind an 
W 2,29, an OÖ 2,68 hoch und wirken da- 
durch an O höher, daß ihnen hier zwei 
Plinthen, statt einer von 0,20 m Höhe, 
unterlegt sind. Die Säulchen von O 


304 DIE GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR. 


wechseln in der Farbe, Texıer schreibt auf eine „marbre violet“, auf die andern „marbre jaune‘“. 
Am stärksten kommt die Steigerung in Höhe und Farbe heraus am oberen Abschluß. Schon W 
schiebt zwischen Kapitell und Epistyl den ca. 0,46 m breiten Inschriftfries. Das antike Gebälk 
gerät dadurch ganz außer Proportion. An OÖ läßt sich der Architekt ganz gehen, die Zeichnung 
von Texter entspricht, obwohl Male dabeistehen, nicht der Wirklichkeit, das Kranzgesims ver- 
läuft als flaches Band, das krönende Profil ist ganz verkümmert. Dafür wirkt der weiße In- 
schriftstreifen in der schwarzen Lavawand sehr auffallend. Alles in allem ist die W-Fassade, 
wenn ich nur die Gesamtmasse nach Texızr nehme, 10.70, die O-Fassade 11.84 hoch oder 10.90 
auf 12m; es liegt also eine Höhendifferenz von ca. I m vor. 

Der Hauptunterschied der beiden Fassaden, aus dem sich auch der Höhenunterschied zum 
guten Teil auf den ersten Blick erklärt, steckt darin, daß die Deckbalken der Öffnungen des 
Obergeschosses an W durch scheitrechte Bogen, an OÖ durch überhöhte Rundbogen entlastet 
werden. Außerdem zeigt die Westfassade drei Tore im abgestuften Rundbogen im Erdgeschoß, 
die Ostfassade nur eines. Im übrigen herrscht überall der Spitzbogen. Von letzterem war 
schon oben die Rede. Dagegen ist der abgestufte Rundbogen neu. 

Er besteht in Amida nach Texıers Messungen aus einem reinen Rundbogen (R. 0.61), 
im Scheitel auseinandergeschoben durch eine Horizontale, die ungefähr der Länge des 
Durchmessers (1.26) entspricht und etwas weniger als den halben Radius (0.28) gehoben erscheint. 
Die Fugen laufen so, daß die Horizontale in ihrer unteren Länge zwischen zwei die Stufe um- 
fassende Ecken als Schlußstein eingefügt ist. Es handelt sich wohl um eine ähnliche Dehnung 
der Mitte, wie sie beim sogenannten Perser- oder Fatimidenbogen mit Bezug auf den Spitz- 
bogen durchgeführt ist, indem dort an die seitlichen Bogenteile eine Spitze aus geraden Linien 
in den Tangenten angelegt ist. Der sogenannte Eselsrücken setzt diese Geraden in Konkaven 
um, die sich dann im vollen Schwung an die Konvexen der Seite anschließen. Diese 
Tendenz ist persisch. Ich kann keine älteren Beispiele für die abgestuften Rundbogen von 
Amida anführen und möchte nur aufmerksam machen auf das, was unten anläßlich der Profi- 
lierung von Rum Kapu gesagt werden wird. 

Die durch Bogen entlasteten Deckbalken des Obergeschosses lassen sich weit zurück ver- 
folgen. Die ältere Westfassade verwendet dafür den scheitrechten Bogen. Diese Art der Stein- 
fügung kannte bereits die Antike!, doch verwendet sie sie für den Architrav selbst, nicht als 
Entlastung eines solchen. In Amida ist das Typische der scheitrechte Bogen über dem Stein- 
balken, wie er an der Westfassade dominiert. Diese Konstruktion findet sich schon im Jahre 297 H. 
(309/10) an der Nische im Turm links vom Kharputtor (Taf. III,2).. Man sieht den Deckstein 
mit der kleinen Walze über dem Nischenbogen, dann die verzahnten drei Steine und wie die 
beiden seitlichen den Schlußstein frei über der Mitte emporheben. Auch Rum Kapu (Taf. XVII, 2) 
vom Jahre 579 (1183/4) zeigt den geraden Sturz des Türprofils durch einen scheitrechten Bogen 
entlastet, der unten über der Mitte ausgeschnitten ist. Am Mardintore (S. 13 u. 295) liegt zwar 
im Türsturz selbst ein mittlerer Schlußstein — er ist wie an der berühmten Cellatür des kleinen 
Tempels von Baalbek* herabgesunken —, doch wird er gegen den Druck geschützt durch einen 
kurzen, fast scheitrechten Stichbogen. Es sei hervorgehoben, daß an den drei Fatimidentoren 
von Kairo ebenfalls der scheitrechte Bogen, aber vor allem im Sinne der Antike, als Türsturz 
selbst, nicht als Entlastung für einen monolithen Deckbalken vorkommt. 

Die jüngere Ostfassade von Amida verwendet zur Entlastung des Steinbalkens einen über- 
höhten Rundbogen von der Breite der Öffnung darunter. Die Fügung zeigt sehr deutlich, daß 
die Überhöhung jener Quader entspricht, die dem Eckstein des Bogens noch untergeschoben 
ist. Die Balken sind nicht immer monolith; es ist vielmehr wiederholt ein Stein zwischen zwei 


' Vgl. Durm, Die Baukunst d. Römer,? S. 22 ff. 
° FrAUBERGER, Die Akropolis von Baalbek, Taf. 14/5. 


DIE BEIDEN FASSADEN. 305 


seitliche eingeschaltet! und dann öfter herabgesunken. Man versteht deshalb, warum die Balken 
tiefer in die Wand einbinden als an der Westfassade. Dieselbe Konstruktion begegnet an der 
Süd- und dem Teil der Nordfassade, der die volle Wand statt der Bogenhalle aufweist. An 
diesen beiden Fassaden ist jedoch der Spitz-, nicht der Rundbogen zur Entlastung verwendet. 
Es ist überdies festzustellen, daß die ältere Südfassade (Abb. 255) einen mittleren Keilstein 
zwischen zwei tief einbindenden Steinpfosten aufweist (wie O), die jüngere Nordfassade (Abb. 256) 
den kurzen durchlaufenden Steinbalken auf Konsolen (wie W). Ich bilde die beiden Fassaden 
hier nebeneinander ab, weil ihr Gegensatz noch in einer anderen Hinsicht lehrreich ist. Die 
Hauptfassade aus dem 12. Jahrh. ist gleichförmig in Basalt erbaut, die dem 16. Jahrh. an- 
gehörige Fassade der westlichen Nordmadrasa dagegen zeigt den Unterbau in schwarzem 
Basalt, den Oberbau wechselnd in weiß und schwarz. Die Inschrift z. B. ist in weißen 
Stein geschnitten, läuft aber zwischen zwei Basaltquaderlagen hin und ebenso sind auch die 
Spitzbogen schwarz umrahmt. Dieser farbige Schmuck entspricht einer Lieblingsrichtung der 
islamischen Dekoration. Es mag bei diesem Fall an das oben S. 218 Gesagte erinnert werden, 
wonach die gleiche Art auch im toskanischen Kirchenbau beobachtet werden kann. 

Entlastungsbögen wie in Abb. 255/6 sind schon der Antike bekannt. Über dem scheitrechten 
Bogen zeigt sie das Theater in Ferenti” und wiederholt der Diokletianspalast in Spalato, besonders 
an der Porta aurea (Abb. 233). In Syrien kommt dann auch der offene Bogen über dem monolithen 
Türsturz vor, so in Ruweha, Shakka und Shehba.” Typisch scheint diese Art der Türbildung 
für den sasanidischen Ziegelbau gewesen zu sein. In Mschatta und Kasr at-Tuba ist ganz 
stereotyp ein spitzbogiger offener Entlastungsbogen über einer Überlagsbohle mit scheitrechter 
Ziegelübermauerung verwendet.‘ Neuerdings schließt HerzrEeLp® aus dem charakteristischen 
Verfallszustand der Türen von Tak-i-Kesra, Firuzabad und Sarvistan, daß diese Art für die 
sasanidische Architektur bezeichnend sei. Er findet sie dekorativ verwertet wieder in den Ab- 
basidenbauten von Samarra. Für uns könnte aus dieser Sachlage die Frage entstehen: geht 
die Art der Fassaden von Amida mehr auf die antik-syrische oder mehr auf die sasanidisch- 
mesopotamische Überlieferung zurück? Wenn auch für den Ursprung des Motivs wohl der 
Osten entscheidend gewesen sein mag und in der Entstehungszeit der Fassaden von Amida im 
12. Jahrh. die Lokalschulen kaum noch deutlich auseinander zu halten sind, so möchte ich 
doch glauben, daß im vorliegenden Falle mehr das syrische Element durch die Anwendung des 
Steinbaues an sich und die gelegentliche Verwendung des Rundbogens für die Entlastung zur 
Geltung kommt, wie das übrigens nach der neuesten Publikation der Deutschen Orientgesell- 
schaft auch schon in dem parthischen Hatra der Fall war. 

Es ist nun vom höchsten Interesse, an der Hand der Inschriften die zeitliche Aufeinander- 
folge in Anwendung der besprochenen Bogenformen an der großen Moschee festzustellen. Nicht 
der Rund- und auch nicht der scheitrechte Bogen stehen am Anfang, sondern der Spitzbogen. 
Ihn wendet über dem geraden Deckbalken der seldjukische Architekt des Westteiles der Süd- 
fassade 1091/2 an (Taf. VIII, 4). Dann folgt 1124/5 die Westfassade (Abb. 253), oben mit dem 
scheitrechten Bogen über derselben Art von Deckbalken, der jedoch Konsolen untergeschoben sind. 
Und nun setzt an der Ostseite die Arbeit des Architekten Hibatallahı aus Gurgan ein. Er beginnt 
1155/6 mit dem Östteil der Südseite (Taf. XII), den er entsprechend dem Westteil, also mit Spitz- 
bogen, über geradem Türsturz bildet. Um so auffälliger ist, daß er bei der Ostfassade (Abb. 254) 
in den Bogen des Obergeschosses nicht Rücksicht auf die Westfassade nimmt, sondern zu einer der 
Zeit im allgemeinen fernliegenden Form, dem Rundbogen, greift. Es scheint mir daher zweifel- 
haft, daß dieser Hibatallah ein Perser gewesen sein soll, eher würde ich ihn für einen Syrer 


ı Vgl. die ähnliche Fügung am Theater in Syrakus bei Durm, Baukunst der Römer?, S. 230. 


2 Durm, a. a. 0., S. 228. — 3 Butter, Architeeture and other arts, p. 229, 371, 394. 
* Für Mschatta vgl. die Zeichnung von Br. Scnurz, Jahrb. d. preuß. Kunstsamml. 1904, S. 215. Für Tuba 
das Werk von Musır, Kuseir Amra, S. 109. — ° Samarra, S. 40/1. 


Amida. 39 


306 Die GRroSssE MOSCHEE VON DWARBEKR. 


oder Armenier halten. Der Ort Gurgan müßte dann in jenen Gegenden gesucht werden oder 
man müßte den Namen in der Inschrift anders punktiert zu lesen haben. Möglich wäre auch, 
daß Gurgan nur den Ursprungsort der Familie bedeutet. Hibatallah könnte dann anderswo 
geboren sein. 











Abb. 255. Dijarbekr, Große Moschee: Fassade der eigentlichen Moschee an der Südseite des Hofes. 


Der Rundbogen geht so weit, als die hellenistische Kunst reicht; ihm steht gegenüber der 
persische Spitzbogen. Der Kampf dieser beiden Wahrzeichen im Gebiete der architektonischen 
Entwicklung entbrennt erst, als der persische Islam erobernd nach dem Westen stürmt. Ist 
ihm das Abendland auch nicht politisch verfallen, im Gebiete der Architektur hat er äußerlich 
einst vollkommen gesiegt. Anders im christlichen Morgenlande. Byzanz widersteht dem An- 
drange und ebenso Armenien. Hier bleibt der Rundbogen weitaus vorwiegend in Geltung. Das 
nordmesopotamische Städtedreieck bildet den Wall zwischen Persien und der armenischen Grenze. 
Was Hibatallah an der Ostfassade der großen Moschee von Dijarbekr durchsetzt, ist dort im 
11./12. Jahrh. ebenso auffällig wie die drei Fatimiden-Tore in Kairo inmitten der großen per- 
sischen Kunst, die in Ägypten mit den Tuluniden und erneut gerade mit den Fatimiden 
heimisch geworden war. Es ist daher auch für unsere Frage von Bedeutung, was Makrizi be- 
vichtet, man erzähle, drei Brüder, die Architekten waren, seien aus Edessa nach Kairo gekommen ; 
jeder habe eines der drei großen Tore erbaut. Bercuem, dem wir die erste wissenschaftlich 
genaue Untersuchung über die Fatimiden-Denkmäler von Kairo danken!, konnte diese Nach- 


! Journal asiatique 1891. 


DIE BEIDEN FASSADEN. 307 


richten bestätigen erstens auf Grund der syrischen Elemente in der Architektur der Tore, dann 
damit, daß der Erbauer Bedr al-Djamali lange in Syrien gekämpft und mit einer syrischen 
Armee nach Kairo gekommen sei; das erkläre die augenscheinliche Anomalie einer fast voll- 





Abb. 256. Dijarbekr, Große Moschee: Fassade der Westmadrasa an der Nordseite des Hofes. 


ständig byzantinischen Mauer (d’une enceinte presque entierement byzantine) im rein fatimi- 
dischen K:iro, wo die religiöse Architektur so viel persische Einflüsse in sich aufnahm. 

Das spezifisch Syrische dieser Bauten — die Bezeichnung byzantinisch verwende ich in 
einem andern Sinn als es im Französischen üblich ist — steckt nun gerade darin, daß in allen 
drei Toren der Rundbogen allein herrschend ist, in allen Bogen nicht nur, sondern auch in den 
Gewölben. Als Beispiel gebe ich die Außenansicht der Bab al-Futuh, des Siegestores von Kairo, 
erbaut 480 H. (1087). Es tritt (Abb. 257) mit zwei Türmen vor die Stadtmauer. Der Durch- 
gang wird beiderseits verengt durch pfeilerartige, in die Hauptmauer einbindende Vorsprünge, 
die im verbindenden Rundbogen eigenartig durch die mittelst einer Stufe abgesetzte Aufeinander- 
folge von Wulst und Hohlkehle nach Art der attischen Basis ausgeschnitten sind. Der ganze 
obere Teil dieses Torbogens ist durch eine Steinwand geschlossen, die aus zwei Architraven, 
einem sehr schweren unteren geraden mit doppelt abgestuften Keilsteinen und einem oberen, 
unten segmentförmig, oben wagrecht abschließenden, auch weniger starken Architrav in glatten 
Keilsteinen besteht. Dieser Durchgang erhält seinen besonderen Schmuck durch eine schräge 
Ausweitung, die um den Bogen herum reich in flachem Relief ornamentiert ist. Ein schmaler 


308 DiE GROSSE MOSCHEE VON DWARBEKR. 


Randstreifen von Kreis- und Rautenfolgen, dem sich ein zweiter in Kerbschnitt angliedert, um- 
schlielst hier ein langes Feld, das durch zweistreifige Diagonalen in Rauten zerlegt wird, die 
von der Mitte aus nach beiden Seiten mit denselben fast von Raute zu Raute wechselnden, 
im Mittelstreifen vertieften, oben und unten erhaben gearbeiteten Mustern gefüllt ist: Kreise, 
Kreuze, Pentagramme, Muscheln, Blätter und ähnliches wechseln in bunter Folge. 

Darüber sitzt ein von einem flachen Bogen aus abgestuften Keilsteinen überspanntes 
Gesims, das von steilen Konsolen getragen wird, zwischen denen Kassetten gebildet sind, 
einzelne Teile überzogen 
mit Flachornamenten. In 
den Ecken dienen kleine 
auf Konsolen aufsitzende 
hohe Pilaster als Träger. 
Die Seitenwände der Tür- 
me nehmen das Bogen- 
motiv des Portals auf; sie 
zeigen je eine große flache 
Nische, deren Bogen auf- 
gelöst ist in eine Folge 
'adıal stehender Polster, 
über denen am Rande 
rundbogige, ausgeschnit- 
tene Lappen stehen. Ganz 
eigenartig ist, daß die Vor- 
derseite der Türme nicht 
halbrund, sondern mit 
dem Bogenteil eines Krei- 
ses vortreten, der bis et- 
wa in die Mitte des Tores 
reichen würde. Ebenso 
merkwürdigistdann auch, 
daß dieses Rund nicht 
nach oben absetzt, sondern 
mit einer Kante vor- 
springt, die wie ein schrä- 
ger Schnitt, also in Form 


Pe? 


I 





Abb. 257. Kairo, Bab al-Futuh: Außenansicht einer Ellipse!, quer über 
die Wand läuft. 

Dieser prachtvolle Steinbau zeigt die Übergangsform zwischen der syrischen Porta aurea 
von Spalato und den seldjukischen Portalfassaden Kleinasiens. Die seitlichen Nischen sind 
an die Tarmwangen verlegt. Was am Kharputtore von Amida 909/10 noch mehr zufällig und 
unorganisch nebeneinander vorkommt, ist hier in eine trefflich wirksame organische Einheit 
gebracht. Ich möchte nur beiläufig darauf aufmerksam machen, daß in den sieben Konsol- 
zwischenräumen immer noch ein Anklang an die sieben auf die Theaterfassade zurückgehenden 
Nischen am Oberbau der Porta aurea vorliegen könnte. 

Unter den Inschriften von Amida finden sich mehrere, die den Baumeister (?) nennen: 
Ubaid, Sohn des Sandjar, Muhammad, Sohn des Salama. Einmal 1228 bzw. 1236/7 nennt 
sich auch der Kalligraph, Meister Djafar, Sohn des Mahmud von Aleppo. In Kleinasien finden 


' Da der Schnitt ganz gerade geführt ist, wird die Kurve sehr kompliziert. Ich wähle die Bezeichnung Ellipse 
nur als annähernd. 


DIE BEIDEN FASSADEN. 309 


sich Künstler aus Damaskus genannt, so Muhammad, Sohn des Khaulan von Damaskus als 
Erbauer der Fassade der Moschee Ala ad-dins zu Konia und an der Moschee von Ephesos Ali 
ibn Dawud, geboren aus dem Lande Sham (Damaskus).' Ich habe wegen des Hibatallah aus 
Gurgan auch einen gründlichen Kenner des Armenischen, Dr. Dashian, von den Mechitaristen 
in Wien, befragt. Er schreibt mir: 

«Der Architekt in Mesopotamien aus dem 12. Jahrh. mit dem Namen „Hibat allah de 
Gurgän“, al-Gurgäni, gebürtig aus Gurgän, wie ihn die Inschrift nennt, ist wohl ein Hyrkanier, 
ob aber aus einem armenischen Geschlechte ist sehr zweifelhaft. Da so bestimmt „Gurgan“ 
geschrieben steht, ist es weder die armenische Landschaft „Gugan“ oder „Gogan“ in Waspurakan 
(vgl. H. Hüpschumann, Arm. Ortsnamen, Abt. III, $ 96) resp. das Dorf „Gugans“ bei Wan (ib. 
$ 73), noch das Grenzland Altarmeniens „Gogarene* — „Gugark* (ib. $ 153 usw.). Es wird das 
so oft erwähnte Grenzland Persiens sein, also Gurgän = altpers. Wrkäna, daher arm. Wrkan, 
bei den alten Griechen “Ypkoxvia, usw. (vgl. J. Marauart, Eransahr, S. 72 ff.). Es ist aber nicht 
unmöglich, daß ein „Hyrkanier“ (= al-Gurgäni) doch ein Armenier gewesen sei; und sein Name 
„Hibat allah“ könnte am Ende eine Übersetzung des ursprünglichen Namens „Theodorus“ 
sein. In Hyrkanien gab es schon im 6. Jahrh. starke armenische Kolonien ; die Perser ließen 
dort im Lande eine armenische Truppenabteilung stehen; und Sembat Pagratuni, der Ende des 
6. Jahrh. Marzpan von Gurgän war, hatte schon zu sorgen, daß die Kolonisten das Armenische 
nicht ganz vergaßen (nach Marquart). Wirklich erobert wurde das Land von den Arabern erst 
im Jahre 716/7; dann wurde es islamisiert. Ob noch im 11. bis 12. Jahrh. ansehnliche arme- 
nische Kolonien existierten, weiß ich nicht genau. Einzelne Familien konnten immerhin nach 
Mesopotamien ausgewandert und daher den Beinamen al-Gurgäni erhalten haben. Wenn man 
also sonst Grund genug hat, diesen Hyrkanier Hibatallah als einen Armenier zu betrachten, 
so könnte man eventuell eine Erklärung dazu finden. — Mir scheint aber, er ist ein Syrer, 
und zwar ein Nestorianer gewesen. Speziell bei den Nestorianern scheint der Name Hibatallah 
gebräuchlich gewesen zu sein. Schon J. S. Assemanı (Bibliotheca Orientalis usw.) erwähnt nach 
Bar-Hebraeus: „Hebatollae (= Hibatallah, in neusyr. Aussprache) seu Hebatallae, tres hujus 
nominis medici celebres, Christianus, Judaeus et Mahometanus“, dann „Sahet ebn-Heba- 
tolla medicus“ usw. (ib. II, 311). Die beiden „Hebatolla Astrologus Poeta“ mit „Hebatalla Iu- 
daeus“ werden nochmals erwähnt (ib. III, 1, S. 556) in der Biographie des berühmten Medi- 
ziners und Schriftstellers „Hebatollah Abulhasanus ebn-Talmid, Saödi filius“ usw. (ib. 
III, 1, S. 555—6). Als „archiater* ist er bei der Wahl des nestorianischen Patriarchen Elias II. 
(im Jahre der Griechen 1422 — 1111 n. Chr.) anwesend gewesen (ib. II, 449: „Abulhasanus Hebe- 
tolla Saedi filius, cognomento Ebn-Talmid“.) Dieser „medicus christianus Bagdadensis“ stand 
in großem Ansehen auch am Khalifenhofe; er starb im Jahre 1164. — Einen Moment habe 
ich mir gedacht: vielleicht ist gerade dieser Mann der „Architekt“ des Baues im 12. Jahrh., 
d.h. er wird der Bauherr, resp. der Beförderer des Baues und dergleichen gewesen sein. Ob 
das zutrifft, weiß ich freilich nicht; Bau und Inschrift usw. sind mir unbekannt. Aber er ist 
„aus Bagdad“, wohl auch sein Vater Sahid. „Al-Gurgäni* konnte am Ende auch diese 
Familie gewesen sein. Nestorianische Bistümer gab es in Gurgän schon im 5./6. Jahrh. (vgl. 
MARQUART, ib. S. 61, 73, usw.). — Schließlich stand ein Syrer, ein Hyrkanier nach Mesopotamien 
ausgewandert, im 12. Jahrh. vielfach, wie die damaligen Verhältnisse beweisen, unter arme- 
nischem Einflusse. Früher war die syrische Kirche die Lehrerin der armenischen; später war 
Armenien oft die Stütze der arg bedrängten und zusammengeschmolzenen syrischen Kirchen. 
Speziell in Nordmesopotamien saßen Armenier und Syrer fast überall beisammen, auch Mischehen 
waren nicht selten. So kann dieser al-Gurgäni eventuell auch aus diesem Grunde teilweise arme- 
nisches Blut gehabt haben, auch wenn er ein Syrer war.» 


! Forschungen in Ephesos I, S. 130/1. 


310 DIE GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR. 


Einen weiteren Fingerzeig für den Kunstkreis, aus dem der Architekt der Ostfassade her- 
kam, könnten die der Westfassade nachgeahmten Ornamente geben. Waren die christlich- 
antiken Friese der Westfassade im Orient flach gearbeitet unter Beibehaltung des Schwunges 
in der Profilierung der Flächen, so ist an der Östfassade auch diese Schweifung aufgegeben, 
die Flachornamente werden auf gerade Flächen gelegt. Das an sich ist im 12. Jahrh. kein 
maßgebendes Unterscheidungszeichen zwischen syrisch und persisch. In spätantiker Zeit freilich 
mag das syrische Hinterland früher zur Anordnung der Ornamente an geraden Flächen geneigt 
haben, als Persien; man vergleiche die Ornamentfriese nordsyrischer Kirchen bei Vosüs und 
BurLer mit den Friesen an der Mschatta-Fassade. Immerhin habe ich wenigstens von den 
Friesen des Hibatallah eher einen syrischen als einen persischen Eindruck. Das liegt aber wahr- 
scheinlich mehr an den Ornamentmotiven in plastischer Dekoration aus den Jahrhunderten um 1000 
herum und ihrem Schnitt. Als spezifisch syrisch sehe ich die Tore von Kairo (Abb. 257) an, als 
spezifisch persisch die Tulunormamentik und den Schmuck der Fatimidenmoscheen in Kairo 
(Abb. 126,265), abgesehen von Abbasidenbauten in Mesopotamien selbst, wie Makam Ali (Abb. 306). 

Am oberen Rande des unteren Epistyls (Taf. XIV/V) ist an Stelle der Palmetten eine dünn- 
stielige Ranke getreten, die sich in zwei Lappen einrollt, von denen der eine breit halbmond- 
förmig wird und bisweilen sonderbare Ausladungen ansetzt. Sehr bezeichnend ist auch der die 
Gabelung der Ranke überspannende kleine Rundbogen. Noch merkwürdiger ist die Bildung 
der Ranke unter den in Blätter verwandelten Konsolen desselben Epistyls. Auch hier der dünne 
rankenstiel; er rollt sich jedoch trompetenartig und mit zwei Wirbelenden ein. 

In diesem Zusammenhange möchte auch noch auf die geometrischen Ornamente hinzu- 
weisen sein, die zuseiten der Tiernische des Kharputtores erscheinen (Taf. III, 1). Auf dem Keil- 
stein über der Nische selbst erscheint das Hakenkreuzmuster." Zu beiden Seiten unten sind am 
dritten Quader von der Kante links ein, rechts zwei Ornamentquadrate geritzt. Links sind zwei 
Herzformen in der Diagonale durcheinandergesteckt; an den Enden und ebenso in der andern 
Diagonale Kreisschlingen, in der Mitte ein Sechseck. Rechts erscheint zweimal ein Quadrat, 
durchsetzt von einer Raute, die einmal geradlinig, einmal in Wellenlinien gebildet ist, im letz- 
teren Falle Doppellinien. In der Mitte einmal ein Wirbel, dazu am Rande Halbbogen. Die 
treffendste Analogie für diese Ornamente findet man etwa 50 Jahre früher an dem aus Bagdad 
stammenden Minbar von Kairuan’, nur sind dort die Ornamente in durchbrochener Arbeit aus 
Holz gebildet. — Neben der Säulennische Taf. III, 2 fallen rechts oben Ornamente auf, wie ein 
Quadrat gebildet aus Hakenkreuzen mit Rosettenfüllung, ähnlich den Mustern ohne Ende an 
den Säulenschäften der Westfassade (oben Abb. 78,2). Daneben sind Trauben gemeißelt und darüber 
ein profilierter Knopf. Alle diese Ornamente sind kaum wie die griechischen Inschriften daneben 
älteren Bauten entnommen, sondern vom islamischen Steinmetzen wie zum Spiel ausgeführt. 


2. DIE EIGENTLICHE MOSCHEE. 


Die große Moschee von Dijarbekr bildet einen rechteckigen, 71x30 m großen Gebäudeblock. 
An den Schmalseiten des Hofes stehen sich zwei Fassaden gegenüber, an den Langseiten liegen 
im Norden zwei Madrasen, im Süden die große Moschee. Ich wende mich jetzt dieser letzteren 
im besonderen zu: Wir sehen im Grundriß (Abb. 23, S. 44)” zwei dreischiffige, innen 16,20 m 
breite Hallen, die mit je vier Pfeilerpaaren zulaufen auf ein mittleres Hauptschifl, in dem nur 
zwei paar Pfeiler stehen. Sie sind bei gleicher Breite (1,20 m) um einen halben Meter stärker 
als die quadratischen Pfeiler der beiden Seitenhallen. Alle Pfeilerreihen setzen an den Mauern 


! Vgl. darüber oben S. 159. 

° Kunstehronik, XVII (1906/7), Sp. 356 f. Vel. Jahrbuch d. preuß. Kunstsamml. 1904, S. 315 und 347 und 
Sırapın, La mosquee de Sidi Okba. 

” Nach Angabe pe Bevrıes unter Aufsicht van BERCHEMS gezeichnet. 





DIE EIGENTLICHE MOoscHEE. 3 


mit Pfeilervorlagen an; zwischen diesen sind die Mauern geschlossen bis auf die Hofseite, wo 
zuseiten der beiden offenen Türen des Hauptschiffes — zwischen denen unten ein Mihrab, oben 
eine Kanzel zu sehen ist — je sieben, heute durch Gitter verschlossene Türen angebracht 
sind, die merkwürdigerweise auf die innere Pfeilerstellung keine Rücksicht nehmen sollen. Am 
Ende des Hauptschiffes findet sich im Süden das eigentliche Mihrab. Daneben steht der 
Minbar. 

Diese Plandisposition der Moschee weicht völlig ab von der im Süden der islamischen 
Welt gebräuchlichen Art. Die Amr-Moschee in Fustat, die großen Moscheen in Kairuan und 


Abb. 258. Baalbek, Moscheeruine: Vorhof und Südhallen 


Cordoba, die al-Azhar in Kairo — um nur die ältesten zu nennen — zeigen alle einen Wald 
von Säulen an der Kiblaseite des Hofes, kaum daß die Säulen in dem auf das Mihrab selbst 
zulaufenden Streifen etwas weiter auseinander gestellt sind. Und auch der persische Moscheen- 
typus mit Pfeilern statt der Säulen, also die Moscheen in Samarra und Abu Dolaf sowie die 
Tulun und Hakim in Kairo — um nur die wichtigsten zu nennen — bleiben bei diesen viel- 
säuligen Hauptliwanen. Da ist es nun merkwürdig, daß ein Reisender, der unsere Moschee vor 
der Zeit, in welche die Inschriften deren Neubau setzen, daß Nasiri Khusrau! gelegentlich eines 
Besuches von Amida im Jahre 438 H. (1046/7) berichtet, im Innern der aus schwarzem Stein 
erbauten großen Moschee hätten mehr als 200 Monolithsäulen gestanden, auf ihnen Steinbögen 
und darüber eine zweite Säulenreihe: „Au-dessus du sommet des arcs s’elevent de nouvelles 


1 Ed. ScHEFER, traduction, p. 28. 


312 DIE GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR. 


colonnes et une autre rangee d’ares sont bandes au-dessus des grands arcs du rez-de-chaussee.* 
Nasiri Khusrau beschreibt das Innere der Moschee; wenn ich Bereurxs Übersetzung oben 8. 52 
genau nehme, so steht im oberen Stockwerk eine Säule über der unteren Bogenspitze. Wahr- 
scheinlich waren oben doppelt so viel Säulen, d.h. halb so große Bogen, und dazu stimmt, 
daß sie in Gegensatz zu den „großen“ Bogen des Erdgeschosses gesetzt werden. Es kann sich 
daher schwerlich um die Hoffassaden handeln, auch deshalb nicht, weil Nasiri Khusrau zuerst die 
Dächer über dem Innern der beschriebenen Moschee als solche mit je zwei Schrägen reich 
stilisiert und bemalt schildert und dann erst auf den Hof mit seinem runden Wasserbecken 
übergeht. Die Hofarkaden erwähnt er überhaupt nicht. Nasiri Khusrau spricht ausdrücklich 
von der großen Moschee, daher schwerlich von der Marienkirche (vgl. oben S. 187 f.); es wird 
also notwendig anzunehmen sein, daß der ursprüngliche Bau derselben auch in Amida der 
gemeingültige, von Muhammeds Moschee in Medina ausgehende war. 

Um eine Vorstellung dieses Moscheentypus zu geben, bilde ich hier nach einer Aufnahme 
van Bercnems die Ruine der Moschee in Baalbek (Abb. 258) ab. Wir sehen im Vordergrunde 
ein viereckiges Wasserbassin, an dessen Ecken noch drei Säulen erhalten sind. Zwischen ihnen 
hindurch sieht man eine kleine Nische, die wohl die Mittelachse der ganzen Anlage kennzeichnet. 
Der Pfeiler, in den sie ausgetieft ist, bildet den mittleren einer langen Reihe, die etwa der 
Vorderwand der Moschee von Amida entsprechen. Dahinter aber stehen nicht Pfeiler, sondern 
Säulen, und zwar, wie wir später sehen werden, in drei Reihen hintereinander. Man beachte 
die kurzen dieken Säulenschäfte, die alle oben den antiken Ablauf haben und unten im Boden 
stecken, ferner die massiven korinthischen Kapitelle und die glatten, auf einem Sattelstein 
aufruhenden Bogen aus Keilsteinen. Im Vordergrunde liegt um den Waschplatz herum der 
Hof. Das Dach der Moschee ist eingestürzt, die Spitzbogen sind der Breite, nicht der Tiefe 
nach (Amr) zu niedrigen Wänden abgedeckt. Es wird schwerlich eine zweite Säulenstellung 


darüber angeordnet gewesen sein. Was Nasiri Khusrau in Amida sah, läßt sich — wenn ich 
nur gut erhaltene ältere Anlagen in Betracht ziehe, also auch Damaskus weglasse — nur in 


Cordoba belegen, wo tatsächlich über den unteren starken Säulen noch Zwergsäulen oder Pfeiler 
mit Pilastervorlagen aufragen. Ihnen entsprechen dann auch Doppelbogen übereinander. Auch 
in der ersten Moschee von Amida waren nach Nasiri Khusrau die oberen Säulen niedriger; 
es ist daher vielleicht zulässig, sich den Vorläufer der heutigen Moschee im Aufbau nach dem 
Muster von Cordoba vorzustellen. Ich verzichte darauf, eine Abbildung beizugeben, weil das 
Innere des spanischen Denkmales ja allgemein bekannt ist. Die hier wiedergegebene Moschee 
in Baalbek wird uns noch in anderer Beziehung wertvolle Parallelen für Amida liefern. 

Suche ich nun in Amida nach Resten jener älteren Moschee, der seit 484 H. (1091) ein 
Neubau folgte, dann bieten sich zunächst die beiden Fassaden der Hofschmalseiten dar, weil 
sie zweigeschossig sind, was gegenüber den eingeschossigen Seitenhallen der jetzigen Moschee 
etwas auffällt. Doch können diese Wände, die aus alten Resten aufgebaut bzw. solchen nach- 
geahmt sind, niemals frei im Innern eines Moscheenraumes gestanden haben; eher würden sie, 
wie oben gesagt, für die Ikonostasis oder Fassade einer Kirche zulässig sein, denn sie wurden 
von allem Anfang an als Wandverkleidung geschaffen. Vielleicht daß einzelne von ihren 
Kapitellen aus der alten Moschee stammen. Dagegen gibt es eine Arkadenreihe am Nordrande 
des jetzigen Hofes, die, wie sie dasteht, aus der 1046/7 von Nasiri Khusrau gesehenen alten 
Moschee stammen könnte (vorausgesetzt, daß er nicht überhaupt die Marienkirche meint): 


DIE NORDARKADE. 

Die Nordseite des Hofes wird von zwei Madrasen eingenommen. Die eine (Taf. XIII, 1 
und Abb. 256) an der Westseite zeigt eine ähnliche in ihrer Flucht mit dem Hofrand zusammen- 
fallende Fassade wie die eigentliche Moschee gegenüber. Sie stammt nach der Inschrift aus 
dem Jahre 935 H. (1528/9) und ist in allem offenbar ihrem Gegenüber nachgeahmt. Nach 


DIE EIGENLTICHE MOoscHEE. 31: 


sieben vergitterten bzw. vermauerten Türöffnungen folgt zuerst der Haupteingang zum Hofe. Dann 
die zweite Madrase (Taf. XX, 2 u. Abb. 259). Diese aber steht mit ihrer Fassade nicht am Hofrande 
selbst, sondern tritt weit zurück. Die Flucht des Hofrandes halten vielmehr lediglich zehn Bogen 
fest, die auf neun Säulen zwischen zwei Eckpfeilern ruhen. Ob diese nun als eine Art Vorhalle 
für die dahinter liegen- 
de Mauer geplant oder 
unabhängig davon als 
Abschluß des Hofes ge- 
dacht waren, läßt sich 
nicht auf den ersten 
Blick entscheiden. Die 
Steinmadrasa dahinter 
stammt aus dem Jahre 
625 (1228), die Arka- 
denreihe dagegen sieht 
weit älter aus, ist auch, 
scheint es, in keiner 
Weise mit der Madrasa 
verbunden. Die Tafel 
XX zeigt diese Arka- 
denreihe in ihrer vollen 
Ausdehnung. Über kur- 
zen dicken, auf zwei 
Steinstufen stehenden 
oder in drei Stufen 
steckenden Säulen mit kp. 359% Diierheir, Große Mose 
antikem Ablauf sitzen 

schwere Kapitelle, die Spitzbogen tragen. Gerade im Scheitel ihrer Profilierung hört die Wand 
in einer Horizontalen auf. Der dritte Bogen von Osten (rechts) her ist heute das Tor eines 
kleinen, einstöckigen Gebäudes, dessen Fassade die Bogen durchsetzt. Sieht man von diesem 








314 Dis GROSSE MoscHEE VON DIJARBEKR. 


ganz jungen Einbau ab, so stellt sich der Eindruck einer Vorhalle für die Madrasa ein, das 
verbindende Holzdach mag zerstört worden sein. Wichtig nun ist, daß Säulenschäfte und 
Kapitelle antiken Ursprunges sind (Abb. 260/1), also sehr wohl von der ersten Moschee herrühren 
könnten. Es ist eine alleemein bekannte Tatsache, daß das Säulenmaterial aller älteren Moscheen 
von antiken und christlichen Bauten genommen wurde und die Muslime erst sehr spät anfingen, 
selbständig Säulen herzustellen. Es würde also durchaus der normalen Erscheinung frühislamischer 
Moscheen entsprechen, wenn wir uns die älteste Moschee von Amida in der Art der Ruine von 
Baalbek als einen Arkadenhof dächten, nach Süden mit einem Wald von Säulen in der Art 
derjenigen, die heute die nördliche Hofarkade bilden. Man beachte, wie verwandt die Er- 








Abb. 261. Dijarbekr, Große Moschee: Kapitelle der Nordarkade, 


scheinung dieser Säulenflucht in vielen Einzelheiten mit den Säulen und Bogen der großen 
Moschee von Baalbek ist. Mehr läßt sich vorläufig auf Grund der Aufnahmen pE BEYLIES 
nicht sagen. 

Wir betrachten nun die Kapitelle der Nordarkade um ihrer selbst willen. Sie fallen durch 
ihre großen, wuchtigen Dimensionen auf, scheinen also von einem bedeutenden Monumentalbau 
herzurühren. Es braucht wohl kaum gesagt zu werden, daß sie schwerlich importiert sind. 
Will man byzantinischen Import und einheimische Arbeit nebeneinander sehen, dann vergleiche 
man in Jerusalem die zierlichen Kapitelle des Kettendomes mit den Säulen der benachbarten 
Moschee el-Aksa, die von ähnlich massiver Art wie die in Rede stehenden Kapitelle von Amida 
und diejenigen in Baalbek sind.‘ Die Form ist in Amida und Baalbek sehr ähnlich, in der el- 


Kleinasien, ein Neuland, S. 129. 


abi 


DIE EIGENTLICHE MOSCHEE. 31: 


Aksa öfter total verschieden. Die Kapitelle der el-Aksa sind Vertreter einer jüngeren Zeit; 
selbst das gewöhnliche korinthische Kapitell hat dort einen abschließenden Wulst unten und 
fast quadratische Deckplatte. Die Kapitelle von Amida dagegen machen den Eindruck älter, 
d. h. vor dem 6. Jahrhundert, entstanden zu sein. Die späteren Formen der Kämpfer- und 
Korbkapitelle fehlen noch ganz, die korinthische Ordnung ist alleinherrschend. Die Kapitelle 
sind verschieden hoch, stammen also nicht alle von demselben Bau. Zwei von ihnen sind eigen- 
artig. Es sieht aus, als wenn von den Ecken der Deckplatte Spitzen, untereinander durch Rund- 
bogen verbunden, herabhingen. In Wirklichkeit schieben sich, Abb. 261, unter die Enden der 
Deckplatte eingerollte Ranken, unter denen von einer Mitte der Deckplatte zur andern Gir- 
landen hängen, die untereinander durch den orientalischen Knoten verbunden sind. Das Motiv ist 
an sich spätantik und ziemlich allgemein gebräuchlich, besonders in Kleinasien und Alexandrien; 
gewöhnlich treten Putti als Träger der Girlanden auf, auch an Kapitellen. Die Girlande findet 
sich gleich dreimal an der angrenzenden Ostfassade, wo jedoch die Mittelbossen, vielleicht Fi- 
guren, weggeschlagen sind. 
Eigenartig ist nur die Ver- 
bindung der Kapitelle mit 
ihren Voluten und der Gir- 
lande zu spitzen Sporen, die 
geschlossene Bogen bilden. 
Die Neigung zur Bildung 
ähnlicher Sporen an den 
Blattenden beobachtet man 
auch in den koptischen 
Denkmälern Ägyptens.! Ich 
gebe hier Abb. 262 ein De- 
tail der Säulenstellungen aus 
den Klöstern bei Sohag in 
Öberägypten, das in der vor- 
liegenden Arbeit auch schon 
oben S. 201 zum Vergleich 
hätte herangezogen werden 
können. Man sieht ein ko- 
sinthisches Kapitell ohne 
Deckplatte, die Blattspitze stehen wie Stacheln nach abwärts. 

Ich setze nun die Betrachtung der eigentlichen Moschee, wie sie heute ist, fort. 

Der Westflügel ihrer Fassade ist nach den Inschriften 4854 H. (1091/2) von Malik-shäh, der 
Ostflügel 550 H. (1155/6) von Mahmud ibn Ilaldi erbaut. Das Hauptschiff in der Mitte 
(Taf. VIII, 1) ist an der Fassade nicht datiert, an Stelle der Inschriftfriese erscheinen dort die 
höheren Torbogen, begleitet von (wohl ganz moderner) Muschrabyenpatronierung. Der Mittel- 
trakt kann also zwischen 1091/2 bis 1155/6 oder vor dieser Zeit entstanden sein — oder später? 
Die Quadern sind weder mit denen im Osten noch mit den westlich anstoßenden bündig, ob- 
wohl beide Flügel im Niveau der Lagerfugen genau übereinstimmen. Ich urteile freilich nur 
nach den weißen Strichen in Abb. VIII, 1, die aber nach einzelnen Detailaufnahmen tatsächlich 
mit den wirklichen Fugen identisch sind. Da fällt nun auf, daß sowohl von links wie von 
rechts etwas unter der Höhe des Türsturzes Steine der Seitenfluchten in die Fassade des Mittel- 
traktes einspringen. Danach scheint doch der Mitteltrakt zuletzt gebaut zu sein. Wie dem 
auch immer ist, jedenfalls stehen wir vor einer sehr sonderbaren Bauführung. Sie kann nur 
verstanden werden, wenn der Ostflügel nicht als nachträglich notwendig gewordene Erweiterung 





Abb. 262. Sohag (Oberägypten), Kloster: Kapitellbildung. 


! Vgl. auch meine „Koptische Kunst“, Nr. 7356, Taf. IV. 


316 Dis GROSSE MOSCHEE VON DWARBEKR. 


des Westflügels geschaffen wurde — man vergleiche nur, wie sich die Moscheen in Fustat und 
Cordoba allmählich durch Agglomeration erweitert haben, sondern wenn das Ganze von vornherein 
einheitlich entworfen war und dann in Teilstücken gebaut wurde. Die einfachste Lösung wäre 
freilich, wenn der Bau, der dem heutigen vorausging, dessen Plandisposition (S.44) gezeigt hätte 
und man 1091—1156 nur die baufälligen Teile allmählich durch neue ersetzt hätte. Wenn es 
aber richtig ist, den Bericht des Nasiri Khusrau vom Jahre 1046/7 auf unsere Moschee zu be- 
ziehen und der ältere Bau den Typus des Säulenwaldes hatte, dann müßten wir eine andere 
Lösung für das Problem der Bauführung suchen. 

Es gibt eine Stelle bei Samhudi, die bezeugt, daß es schon in der Zeit Walids (705 —15) 
zwei Bautypen für die Moschee gab. Walid, der bereits die Moschee in Damaskus erbaut hatte, 
als er auf einer Pilgerfahrt die neue Moschee in Medina sah, rief aus: „Welcher Unterschied 
zwischen meiner Moschee und der eurigen.“ Worauf man ihm antwortete: „Wir haben nach 
Art der Moschee, ihr aber nach Art der Kirchen gebaut.“ „Nach Art der Kirchen“, das muß 
man zugeben, trifft als Charakteristik auch für unsere Moschee zu: zwei Pfeiler-Basiliken, auf 
ein Querschiff zulaufend, das ist eine Raumdisposition, die seit dem Aufschwunge der Kirche 
im 4.—5. Jahrhundert gar nicht selten gewesen sein dürfte. Sie entstand wahrscheinlich so, 
daß man zunächst am Grabe eines Märtyrers ein Martyrion mit Kuppel erbaute und dann, als 
der Zudrang der Andächtigen wuchs, Basiliken hinzufügte. Man denke daraufhin Baukomplexe 
wie die Grabeskirche in Jerusalem vor Modestus, die Bauten des Paulinus von Nola, die Menas- 
stätte, die „Doppelkirche* in Ephesus und besonders das Simeonskloster in Nordsyrien durch. 

Läge nicht die zweideutige Nachricht des Nasiri Khusrau vor, dann könnte man annehmen, 
daß im Grundriß der heutigen Moschee eine solche Erinnerung an das einstige christliche 
Heiligtum stecke. Man müßte beim Erwägen dieser Möglichkeit von einem im alten Amida 
hochverehrten und dort bestatteten Märtyrer ausgehen. Über einen solchen ist jedoch meines 
Wissens nichts bekannt. Dagegen berichten die Annalen vom Jahre 629, daß Kaiser Heraklius, 
der die Sasaniden aus Mesopotamien verjagte, in Amida die große Kirche zu bauen befohlen 
habe und daß diese im Jahre 770 durch die Fürsorge des Episkopus Georgius Periodeuta und 
des Archidiakons Thomas wieder hergestellt wurde. Ob das die Thomaskirche ist, von der 
Wakidi sagt!, sie sei unter den Christen und Muslimen geteilt worden? Mit der letzten Angabe 
wird der Weg gewiesen, den wir ohne den Wunsch, alle Möglichkeiten zu erörtern, sofort hätten 
betreten können. Denn was hier von der Hauptkirche Amidas berichtet wird, ist eine in erster 
Linie von Damaskus her bekannte Tatsache. Ob nun eine grundlose Übertragung auf Amida 
stattgefunden hat oder nicht, jedenfalls ist es sehr bemerkenswert, daß der Grundriß der Moschee 
von Amida übereinstimmt mit dem der großen Moschee von Damaskus (Abb. 263)’, die von den 
Erbauern der Moschee in Medina dem Walid ins Gesicht als nach Art der Kirchen erbaut 
bezeichnet wurde. Der Plan unserer Moschee könnte also sehr einfach die Nachahmung des- 
jenigen von Damaskus sein. Das würde die durch Nasiri Khusrau wie durch den Mangel eines 
bedeutenden Märtyrerheiligtums in Amida geschaffene Schwierigkeit einer anderen Deutung des 
Problems erklären. 

Es gibt noch ein drittes Beispiel dieses seltenen Moscheentypus, den großen Bau am Fuße 
des Burgberges von Ayasoluk, die im Jahre 1375 von dein Aidiniden Isa I. erbaute große 
Moschee des alten Ephesos. Ihr Plan sei hier Abb. 264 neben den von Damaskus gestellt zum 
Vergleich mit Amida. Man sieht, Amida steht Damaskus in dem Verhältnis der Dimensionen 
des Hofes sowohl wie der Moschee selbst sehr nahe, entgegen Ephesos, das sich als eine freie 
Umbildung desselben Typus erweist. Der langgestreckte Hof ist fast quadratisch geworden, 
ebenso die Seitenhallen der Moschee. Dagegen stimmen Damaskus und Ephesos in den rings- 
umlaufenden Arkaden des Hofes und der Anlage der seitlichen Zugänge unmittelbar vor 


! Assemanı, Bibl. orient., II, p. 102, 11% (nach Rırrer, Erdkunde, XI, 5. 32). 
® Es kommt zum Vergleich nur der mittlere Teil der Damaskusmoschee in Betracht, 


DiE EIGENTLICHE 


MOSCHEE. 


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der Fassade überein; in Amida stehen an den Schmalseiten die beiden höchst sonderbaren 
Fassaden mit ihren verschiedenen Durchgängen. Ephesos und Amida schließen sich zusammen 





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durch die Mauerflucht mit zahlreichen Türen ent- 
gegen der Säulenfront an der Fassade von Damas- 
kus. Im Innern der Moschee stehen sich Damaskus 
und Ephesos nahe dadurch, daß sie den Mitteltrakt 
durch Kuppeln eindecken, Amida dagegen das Holz- 
dach der Seitenhallen auch hier beibehält. Bezüg- 
lich der Seitenhallen stellt sich Amida in der Drei- 
schiffigkeit neben Damaskus, Ephesos bleibt allein 
mit seinen zwei Schiffen. Manches in dieser wech- 
selnden Bauart hängt von den absoluten und relativen 
Dimensionen ab; der Baukomplex in Damaskus hat 
132X38 m, in Amida ca. 71%X46,20 m, in Ephesos 
ca. 50%56,53 m. 

Ich gehe bei der Einzelbetrachtung der Moschee 
von Amida zunächst aus vom Äußern. Die langge- 
streckte, fast völlig schmucklose Fassade (Taf. VIII/1) 
ist zwischen 1091 — 1156 entstanden. Was bedeutet 


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B. Bab Jerdn 


C, Bab Jerün (Nur$h door). 


D. Bab-ez-Zindeh 
E, Madinet el Ghurbiych. 





H, Kubber el Kuctub, 
1, Kubbet el Ochmau. 
J Kubbet es Sam. 


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Damaskus, Große Moschee: 





Große Moschee: 





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Grundriß 


318 DiE GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR. 


diese Tatsache in der Geschichte der islamischen Baukunst? War man damals wirklich noch 
nicht über diese kahlen Mauern mit dem Inschriftbande hinaus? Es ist sonderbar genug, daß 
man einige Jahre nach dem Baubeginn ein Prunkstück wie die westliche Maksura danebenstellt. 
Hatte der Islam damals noch keinen eigenen Schmuckstil, mußte er zur Antike und ihrer 
Nachahmung greifen, um über die einfache Zweckform, die in der Vorderwand der Moschee 
vorliegt, hinaus zu großdekorativer Wirkung vorzudringen? 








Abb. 265. Kairo, Moschee el-Akmar: Fassade. 


Um diese Fragen zu beantworten, muß ich etwas weiter ausgreifen. In demselben Jahre, 
in dem neben dem kahlen Westflügel der Moschee die üppige spätantike Säulenfassade 
vollendet wurde, entstand in Kairo eine Moscheenfassade, die im Reichtum ihrer deko- 
rativen Motive selbst neben den reichen seldjukischen Fassaden des 15. Jahrhunderts in 
Kleinasien und dem Übermaß von Schmuck an den späteren Bauten des Islam bestehen 
bleibt. Ich gebe hier eine Abbildung davon Abb. 265. Dargestellt ist die im Jahre 
519 H. (1125) von dem Fatimidenvezier al-Ma’mun in Kairo erbaute Moschee, die heute el- 
Akmar heißt. Diese Wand bildete die äußere Westwand des Hofes der Moschee; sie war 
völlig durch allerhand Buden verstellt, als zuerst Bercnem die Inschriften unter der Tünche 
hervorkratzte und dann Franz-Pascna und ich auf die Freilegung drangen. Ein Mittelrisalit 


' Nach einer Aufnahme, die ich Direktor Herz-Bry verdanke. 


DiE EIGENTLICHE MOoscHEE. 319 


zeigt neben der großen Nische des Haupteinganges unten kleinere Nischen, darüber ein Sta- 
laktitenfeld und oben eine Flachnische. Der linke Seitenflügel endet mit einer Stalaktiten- 
konsole an der Ecke und zeigt über seiner Portalnische Ornament-Rauten und ein zierlich durch- 
brochenes Fenster neben zwei anderen fast zerstörten Motiven. Es ist ja möglich, daß die 
Moschee in Amida einst an der Nordseite anstelle der beiden Madrasen eine ähnlich reich 
geschmückte Fassade hatte. Diese wird dann aber kaum der el-Akmar in Kairo ähnlich, sondern 
wie die Ostfassade nachgeahmt gewesen sein der antiken Säulenwand im Westen. Wenn also 
die Akmar-Fassade nicht das Allgemeinvermögen der Kunst des Islam um 1125 repräsentiert, 
dann wird sie wohl eine Schöpfung des Kairiner Zweiges sein? Auch das ist nicht der Fall. 
Die koptische Kunst war nur in dem, was sie von Asien übernommen hatte, ein Vorläufer des 
Islamischen. Im übrigen spielt sich die Entwickelung der islamischen Kunst ganz im Innern 
von Vorderasien ab; was wir in Ägypten sehen, und so auch die Akmar-Fassade, sind Aus- 
strahlungen dieser Bewegung. Daß dieses Werden sich nicht etwa in Amida vollzieht, belegt 
eben die Moschee, die wir hier monographisch behandeln. Ebensowenig wie Konstantin von 


Rom aus der christlichen Kunst den großen Anstoß gab — er stellt den Konstantinsbogen 
genau so zusammen wie Malik-shah die Westwand — ebensowenig ist der Anstoß auf dem 


Gebiete der islamischen Kunst vom nordischen Grenzlande Mesopotamiens ausgegangen. Was 
man dort um 1100 konnte, zeigt Amida, was aber im Zentrum geleistet wurde, zeigt glänzend 
el-Akmar. Man lasse sich nicht durch ihr Material täuschen. Sie ist die älteste Steinfassade 
in Kairo. Aber ihre Dekoration ist gewiß nicht in Stein entstanden, sondern das Resultat einer 
uralten Entwickelung, von der wir nichts wissen und wissen können, weil ihre Spuren infolge 
der Vergänglichkeit des Materials fast vollständig verschwunden sind. Jetzt, wo man anfängt, 
neben Antike und altern Orient auch die Denkmäler von Buddhismus, Christentum und Is- 
lam zu beachten, tauchen allmählich auch die Umrisse einer Kunstentwickelung auf, die noch vor 
kurzem niemand ahnte und die heute noch sehr natürlich von den im Schulglauben an Hellas 
und Ron Aufgewachsenen geleugnet wird: es zeigt sich, daß neben der Treibhauskunst dessen, 
was wir Altertum nennen, neben den Kulturen am Nil, in Mesopotamien und dem griechischen 
Insellande, der alte allgemein herrschende volkstümliche Strom in Asien weiterläuft, daß er zur 
Zeit des Verblühens der ägyptisch-assyrischen und griechischen Kulturen wieder die Oberhand 
gewinnt und durch den Islam sich zur extremsten Eigenart entwickelt. Die Ornamente der Ak- 
mar-Fassade gehen auf Stuck, Holz, Bronze zurück; neben Assyrischem und Antikem setzt sich 
stark auch schon der erneute alte Geist des abstrakt Ornamentalen durch, und die türkischen 
Elemente, die diese Wandlung in dem alten Kernlande des Orients, dem südlichen Mesopo- 
tamien herbeiführen, sind damals, als die Moschee el-Akmar und die große Moschee in Amida 
entstehen, bereits Sieger oder wenigens auf dem besten Wege, es zu werden. Was wir in Amida 
vor uns haben, ist von diesem großen Strome noch unberührt. Dort steckt man noch, unbe- 
irrt durch die neuen Dekorationssysteme, in der Steinkonstruktion, oder man greift zurück auf 
die antiken Denkmäler des Landes. Es mag sein, daß ein gut Teil dieser Zustände durch das 
landesübliche Baumaterial, den schwer zu bearbeitenden Basalt, mitverschuldet ist. Man be- 
gnügt sich oft einfach damit, ihn durch Streifen weißen Steines dekorativ zu durchsetzen. 

Die Mitte der Fassade wird gekennzeichnet durch eine Nische." Der Fall ist nicht ver- 
einzelt; auch die Ruine von Baalbek (Abb. 258) zeigt an derselben Stelle eine Nische. Es 
handelt sich wohl um ein für die im Hofe Betenden bestimmtes Mihrab.” Man sieht, daß sie 
in Amida mit Stalaktiten abschließt und darüber ein Holzbalken gelegt ist. Auch dafür gibt 
es Parellelen. Ich bilde hier, Abb. 266, das Mittelstück der Eingangsfassade des Hofes in der 
Universität in Kairo, der berühmten Azhar-Moschee ab, deren Kern 970—972 erbaut ist. Auch 


' Daß Texıer Abb. 248 da eine Tür zeichnet, ist woll eines seiner vielen Versehen. 
® Es war oben S. 245 f. davon die Rede, daß auch die Christen der ältesten Zeit solche Hofapsiden kannten. 


320 Dies GROSSE MOSCHEE VON DIWARBEKR. 


hier erscheint in der Mittelachse, die zugleich durch den Haupteingang gekennzeichnet ist, 
der Balkon. Er entspricht wohl dem Minbar im Innern der Moschee. 

Die Fassade der Azhar-Moschee kann auch weiter leiten in der Betrachtung der Seitenteile 
der Fassade von Amida. Man sieht den Haupteingang im Perserbogen ähnlich dem englischen 
Tudorbogen gewölbt und daneben dieselben Bogen, heute durch Mauern geschlossen. Darüber 
sind zu beiden Seiten Flachnischen mit dem Perserbogen gebildet, dazwischen, wie unten im 
Zwickel, eine Rosette. Von alldem findet sich nichts an der rechten Hälfte der Fassade von 
Amida, die 1091 von Malik-shäh errichtet ist. Dort herrscht der Spitzbogen aus Kalksteinen statt des 
gemauerten Perserbogens und angewendet nicht um seiner selbst willen, sondern mehr als Ent- 
lastung für den geraden Steinbalken, dessen Konstruktion mit dem mittleren Keilstein bereits 
erwähnt wurde. An Stelle dieser Art ist gegenüber am linken Flügel von 1155/6 ein einziger, an den 
Enden aufliegender Steinbaiken getreten, dazu an einer Tür (Taf. XII/2) ein Fassadenschmuck, der 
zurückleitet auf die Azhar-Fassade. Auch an dem Bau des Ilaldi sind seitlich Flachnischen an 


























Abb. 267. Dijarbekr, Große Moschee: 
Abb. 266. Kairo, Moschee el-Azhar: Hofansicht des Haupteinganges Schnitte. Vgl. den Grundrib S. 44. 


gebracht, nur zeigen sie im Gegensatz zur persischen Art der Azhar den syrischen Typus, den 
wir schon von den Mauern und Toren her kennen. 

Über die innere Ausstattung der Moschee ist nichts Näheres bekannt. Die Höhengliede- 
rung und das Dach betreffend, Abb. 267, können wir das in den Schnitten Gegebene lediglich 
als wahrscheinlich bieten. Das auf die Kibla zulaufende Hauptschiff sieht man in seiner 
Aulsenerscheinung gut in Taf. VIIL,1. Es hebt sich um eine volle Geschoßhöhe über die Seiten- 
hallen heraus und wird durch umlaufende Fenster, die nach der Photographie rundbogig sind, 
nach Beyuıß aber im Innern so erscheinen, als wenn halbrunde Öffnungen (arab. täq) mit 
spitzbogigen Fenstern wechselten. Die Decke soll im Innern flach sein. Über dem Dachgiebel 
sieht man in Taf. VIII, 1 das Minaret. Davon später. Die Seitenflügel sind durch ein gemein- 
sames Dach eingedeckt, dessen Gebälk im Innern offen sein muß, so daß Bryum da den Ein- 
druck von drei einzelnen Dächern gewinnen konnte. Es scheint das in der Tat die ursprüng- 
liche Dachform gewesen zu sein. Dafür spricht fürs erste die Deckenbildung in der großen 


DIE EIGENTLICHE MOSCHEE. 321 


Moschee in Damaskus. Ich gebe hier Abb. 265 eine Aufnahme, die Bercnkem gleich nach dem 
Brande von 1893 gemacht hat. Wir stehen in der östlichen Seitenhalle, deren Säulen damals 
einstürzten. Man sieht quer vor sich das auf die Kibla losgehende Hauptschiff mit der Kuppel. 
Auf den Quadern der uns zugekehrten Wand erscheinen im Verputz noch die drei Dachgiebel. 
Sieht man durch die Bogen hindurch, dann steht da noch ganz hinten die Giebelwand im 
Mittelschiff aufrecht. Man kann am Mangel einer horizontalen Teilung an dieser Giebelwand 
feststellen, daß der Dachstuhl offen gewesen sein muß.! Dagegen war er, wie ich einer alten 
Aufnahme von BoxrIss entnehme, in den Seitenschiffen durch eine horizontale Decke dem Blick 
entzogen. Man sieht in Abb. 268 auch deutlich, daß an den Längswänden der Seitenhallen 
teihen rundbogiger Fenster hinlaufen, die ebenso über den Säulenarkaden des Innern festgehalten 





Abb. 268. Damaskus, Große Moschee: Innenansicht nach dem Brande von 1893 


sind. In der inzwischen im Innern neu aufgebauten Östhalle sind dagegen heute, wie auch 
eine Aufnahme OPrPrExHEins belehrt, Säulchen (mit zu Konsolen umgebildeten Bogen) über die 
unteren Arkaden gestellt, so daß jetzt der Anblick zustande kommt, wie ihn Nasiri Khusrau 
für die Moschee von Amida vom Jahre 1046/7 beschreibt. Man darf daraus noch nicht schließen, 
daß die Moschee von Damaskus in diesem Motiv Vorbild für Amida gewesen sei. 

Hier ist nun vielleicht der Ort, einer Moscheenruine Erwähnung zu tun, die Legationsrat 
Freiherr von OrrExneim in Harran photographisch aufgenommen und Sacnau schon 1883 be- 
schrieben hat.” Letzterer schildert sie als ein großes, von einer hohen Mauer eingefriedetes 
Viereck, wovon die östliche Begrenzungswand mit Türen und Fenstern noch erhalten sei. Wir 
sehen sie Abb. 269. Im Zusammenhange mit Amida-Damaskus interessieren die drei Giebel 

ı Ve]. die alte Aufnahme Bercnens vor dem Brande bei Phen& Sriers, Architecture East and West, p. 238. 


* Reise in Syrien und Mesopotamien, S. 220 f. 
Amida 


3232 Dis: GROSSE MoscHEE VON DWARBEKR, 


nebeneinander. Von rechts, Norden, her beginnend, sieht man zunächst eine Mauer mit zwei 
Fenstern, dann ein schönes Tor mit Hufeisenbogen auf korinthischen Pilastern, umschlossen 
von einem schweren Fries von Rundlappen, der unten in die Horizontale umbricht. Es sei 
gleich gesagt, dal Sacırau über diesem Tor Reste einer arabischen Inschrift sah und rechts 





Abb. 269. Haran, Moscheernine: Ostansicht. 


davon, d. h. nördlich in der daranstoßenden Mauer, von ciner andern Inschrift noch lesen 
konnte: „Unser Herr und König usw. Saläh-eddin hat die Erlaubnis gegeben, daß usw.*“. Sacnav 
nimmt an, daß ein Teil dieses Baues, sei es Neubau, sei es Restaurierung, aus der Zeit Saladins 
(1171— 1193) stamme. Auf das Tor folgt dann südlich der erste Giebel mit einem hufeisen- 
bogigen Fenster, darunter drei rechteckige; dann der zweite jetzt zum größten Teil eingestürzte 





Abb. 270. Harran, Moscheeruine: Innenansicht 


Giebel von gleicher Breite; Tor und Fenster haben den Einbruch veranlaßst. Nach den erhaltenen 
Bogenansätzen dürften sie spitz oder im Perserbogen eingewölbt gewesen sein. Daneben noch 
ein spitzbogiges Fenster. Es folgt der dritte Giebel, der schmäler ist und tiefer ansetzt, mit 
dem kleinen Hufeisenbogenfenster und drei rechteckigen Öffnungen darunter. Die Mauer geht 
dann noch ungefähr in der Breite eines größeren Giebels weiter und zeigt in der Mitte eine 
Tür. Man beachte den an der Giebelbasis durchlaufenden Stufenfries und das stellenweise er- 


URSPRUNG DER BEIDEN NMOSCHEETYPEN. 323 


haltene Geison. Daß diese Fassade nicht rein antik oder christlich, sondern frühislamisch 
durchsetzt ist, steht wohl fest. Ob Saladin auch an ihr beteiligt ist, wird zu erörtern sein. 

Wir sehen uns den Ruinenkomplex nun von innen an (Abb. 270) und beginnen 
wieder mit der Längsmauer des Hofes im Norden. Sie erscheint gleich rechts neben dem 
Bogen, der am linken Bildrande steht. Man sieht die beiden Fenster, dann das „Saladin-Tor“; 
die Ansätze zuseiten desselben weisen auf eine Bogenreihe. In der Tat lag hier im Norden 
ein Vorhof; Sacnau sah noch in ihm das Wasserbassin. Das „Saladintor* erscheint wie eines 
der Tore mit dem abgestuften Bogen an der Amida-Westfassade und in Ephesos unmittelbar 
vor der Fassade; davor würden die Hofarkaden auf die Fassade der Moschee gestoßen sein. 
Danach muß das „Saladintor* noch zum Hofe gehören, und es muß dann auch, etwa wie in der 
Azhar-Moschee zu Kairo, eine Arkadenreihe als Hofabschluß vor dieser Fassade angenommen 
werden; der Pilaster mit dem Laubkapitell und dem Bogenansatz links am „Saladintore“ weist 
darauf. Dann folgt nach Süden die eigentliche Moschee.-. Wir sehen die drei Giebel und am 
Ende eines jeden Ansätze von Pfeilerreihen, von denen einige Stützen rechts noch aufrecht 
stehen. Was bedeutet nun der Bogen links? Er bleibt in der Flucht der übrigen Pfeiler- 
reihen." Nach Sacnau kann kein Zweifel sein, daß dieser Rundbogen bedeutend breiter ist als 
die einst angrenzenden Reihen von Spitzbogen. Wir kämen so anscheinend auf ein viertes 
Beispiel des Kirchentypus, der in den Moscheen von Damaskus, Amida und Ephesus vorliegt, 
ein Beispiel, das Amida durch die Verwendung von Pfeilern statt der Säulen besonders nahe 
stände. Wie die drei früher besprochenen Vertreter jeder vom andern etwas abweichen, so würde 
die Eigenart der Harranmoschee vor allem darin liegen, daß das dritte Schiff der Seitenhallen 
schmäler als die beiden nördlichen ist und die Moschee sich offenbar nach Süden noch fortsetzte. 
Es könnte sich also vielleicht auch um ein Beispiel des anderen Typus mit breiterem Mittel- 
schiff handeln. Zu dieser Moschee gehört endlich auch das Wahrzeichen von Harran, ein schlanker 
Turm, von dem unten die Rede sein wird. 


3. URSPRUNG DER BEIDEN MOSCHEETYPEN. 

Im Augenblick, wo ich dieses Buch dem Drucker übergeben will, erscheint eine Arbeit 
über Antike, Islam und Okzident von Hermann TurerscH unter dem Öbertitel „Pharos.“?” Der Ver- 
fasser ist klassischer Archäologe, hat aber jahrelang im südlichen Oriente, besonders in Alexandria, 
gearbeitet. Man begreift daher, daß er fortschrittlich unter Antike nicht nur, wie es traditionell 
ist, Hellas und Rom versteht, sondern die gesamte Kunst des Altertums, Vorderasien also und 
Ägypten mit inbegriffen. Trotzdem verrät sich bei ihm ein Schwanken und die Neigung, das 
Steuer im alten Fahrwasser zu halten, ähnlich wie in K. M. Kaurmanss 1905 erschienenen 
Handbuch der christlichen Archäologie, der auch meine Wege gehen wollte. ohne sich ent- 
schließen zu können, dem alten Glauben völlig abzusagen. Ausgehend vom Pharus behandelt 
TuıerscHh sehr eingehend das Minaret und den christlichen Turmbau, in einem Anhange auch 
die Entwicklung der Moschee. Ich gehe von diesem letzten Abschnitte aus, muß aber gleich 
sagen, daß TuıerscH’ Scheidung engerer Typengruppen nicht zutrifft. Ich setze dafür meine 
eigene, auf Grund vieljähriger Erfahrung gewonnene Einsicht. 

Die typische Moschee des Islam tritt in zwei Arten auf, einer syroägyptischen, die auch 
auf Nordafrika und Spanien übergreift, und einer mesopotamischen, die durch die persisch- 
türkischen Statthalter auch in Kairo eingeführt wird. Die erstere verwendet als Stützen mono- 
lithe Säulen, die den spätantiken und christlichen Denkmälern entnommen wurden, die letztere 
gemauerte Pfeiler. Ich gebe hier für jede Art ein Beispiel. 

! SacHau gab irrtümlich an, er wende sich mit der Front nach Osten. 

? Bei B. G. Teuexer, 1909. Vgl. meine Besprechung unter dem Titel „Antike, Islam und ÖOkzident“ in den 


Neuen Jahrbüchern f. d. klass. Altertum XXIII (1909), S. 354 f. 
41* 


324 Dis GROSSE MOSCHEE VON DIWARBEKR. 


Abb. 271 zeigt den Grundriß der Moscheeruine 
in Baalbek!, von der oben 8. 312 die Rede war, und in 
Abb. 272 eine Ansicht vom Hof aus auf den Gebetraum 
gegeben ist. Wirsprachen dort von den dicken, kurzen 
Säulen, die im Süden hinter den den Hof umschließenden 
Pfeilern aufragen. Es sind im ganzen drei Reihen, jede 
teihe mit 10 bezw. 11 Säulen. Das ist sehr bescheiden. 
Nasiri Khusrau spricht in Amida von 200 Säulen, in 
der Amr-Moschee in Altkairo, in Kairuan und Cordoba 
handelt es sich um ganze Säulenwälder. Übrigens 
weckt schon Abb. 272, eine Aufnahme des Freiherrn 
von OPPENHEIM, die aus der Südostecke auf die drei 
Säulenreihen und die vorgelagerten Pfeilern gernacht ist, 
mit ihren 30 Säulen den Eindruck der großen Menge. 
Die Schäfte sind, soweit sie Ablauf haben, alle antik 
(Basen fehlen); sie sind ganz verschieden dick und 
hoch, ebenso die Kapitelle. Obwohl alle korinthisch, 

Abb. 271. Banlbek, Moschee: Grundriß. zeigen die einen richtigen Akanthus, die andern 

löffelförmige Blätter. Wenn die Säule zu hoch war, 
wurde die untere Hälfte des Kapitells weggeschlagen. Die spitzbogigen, parallel zur Kiblawand 
laufenden Arkaden helfen ebenfalls zum Ausgleich dadurch, daß einmal über dem Kapitell ein 























4 


wi x 
Innenansicht von der Südwand her. 


Abb. 272. Baalbek, Moschee 





! Nach einer von BERCHEM zur Verfügung gestellten Aufnahme von E. Farıo. Die Aufnahme, die THıErscH, 


S. 235, Abb. 420, wiedergibt, ist nicht richtig. 


URSPRUNG DER BEIDEN MOSCHEETYPEN. 325 


Sattelstein liegt, ein andermal nicht. Das Dach bestand jedenfalls aus Holz; die Moschee wäre 
heute ohne weiteres wieder in Stand zu setzen. Dieses kleine nordsyrische Beispiel gibt den 
am Mittelmeere herrschenden alten Typus prächtig wieder. In der Mitte des Hofes ist ein 
Wasserbecken ausgetieft (Abb. 258), an dessen Ecken drei bzw. vier Säulen als Träger eines einst 
über dem Becken liegenden Schirmdaches stehen. Das Minaret liegt neben dem Portal der Nord- 
westecke. Die Mehrzahl der Eingänge befindet sich an der Ostseite. In der NS.-Achse liegt das 
Mihrab, eine kleine Nische, der außen wohl durch eine Mauervorlage Tiefe geboten wird. Man 
blicke nochmals zurück auf Abb. 272 und wird bemerken, daß vor dem Mihrab ein breiter 
Bogen durch Pfeiler gebildet wird, an den sich Halbsäulen anlehnen; das bestätigt auch der 
Grundriß Abb. 271. Die über den angrenzenden Interkolumnien errichteten Bogen sind sehr spitz. 
Man hat an dieser Stelle also drei verschieden weite Bogenstellungen nebeneinander. Wie der 
breite Mittelbogen wirkt, zeigt Abb. 272. Trotzdem die Schiffe überall gleich breit sind, wird doch 
durch dieses eine Motiv auf das Mihrab vorbereitet. 

Ich gehe über auf den zweiten, den mesopota- 
mischen Pfeilertypus. Abb. 
273 zeigt die vom General 
DE BEyLı£E aufgenommene 
Moschee von Abu Dolaf, ca. 
15 Kilometer nördlich von 
Samarra, also im südlichen 
Mesopotamien gelegen. Wir 
sehen einen 105 X 155 m 
großen Hof, auf allen Seiten 
umschlossen von Pfeilern, 
und zwar in zwei Reihen auf 
drei Seiten, in fünf Reihen 
auf der Südseite. Aus mehr- 
fachen Gründen stelle ich vn | 
neben diese Grundrißskizze Abb. 273. Abb. 274. 

5 . Abu Dolaf, Moschee: Grundriß Kairo, Tulun-Moschee: Grundriß, 

gleich die exakte Aufnahme 
der 876—879 erbauten Moschee des von Bagdad nach Ägypten gesandten Türken Ahmad ibn 
Tulun in Kairo, Abb. 274.” Der Hof ist fast quadratisch und hat 90 X 92 m Größe. Die 
Zahl der Pfeilerreihen ist genau die gleiche, nur die Zahl der Stützen selbst wechselt um 
ein weniges. Abu Dolaf hat 149, die Ibn Tulun 160 Pfeiler, d. h. in jeder Reihe einen 
mehr. Verschieden ist nur die Art der Umfassung des ganzen Baues. In Abu Dolaf steht 
15,50 m von der äußeren Pfeilerreihe eine durch Rundtürme befestigte Mauer, in Kairo um- 
schließt den Innenraum eine Wand mit Türen, um die sich eine zweite äußere Mauer in einem 
Abstand von ca. 19 m legt. Sie hat keine Türme (Abb. 62). Das Minaret steht in beiden Moscheen 
an derselben Stelle, d.h. dem Mihrab gegenüber außerhalb der (inneren) Mauer; es hat quadra- 
tische Basis, der Aufstieg ist durch eine außen herumlaufende Rampe bzw. rampenartige 
Treppe hergestellt.” An der Kiblaseite fehlt in Kairo die äußere Mauer; die Pfeiler stehen vor 
dem Mihrab weder hier noch in Abu Dolaf weiter auseinander. Die Pfeiler sind aus Ziegeln 
aufgebaut und in Abu Dolaf einfach durch tief profilierte Nischen, in Kairo unten durch vier 
Ecksäulen, oben durch kleine, offene Arkaden gegliedert. In Kairo kommt dazu reicher 
Ornamentschmuck in Stuck; über ihn ist Mschatta, S. 346, gehandelt. Die Bogen sind in Abu Dolaf, 


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soweit sie noch stehen, sehr breite Spitzbogen mit dem für Persien charakteristischen Rücksprung‘*, 











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ı Im Gegensatz zu Harran. — ? Comite de conservation des monuments de l’art arabe, VII (1890), Taf. 1, S. 37 f. 
° Vgl. dazu meine Notiz über HerzreLos Samarra, Deutsche Literaturzeitung, 1908. 
‘ Vgl. Jahrbuch der k. preuß. Kunstsamml. 1904 (B. Schurz, Mschatta), S. 214 f., Herzrero, Samarra, S. 17. 


326 Die GROSSE MOSCHEE VON DIWARBEKR, 


in der Tulun gestelzte, fast hufeisenförmige Spitzbogen. Beide Moscheen waren jedenfalls 
mit Holz gedeckt. 

In beiden Gruppen, sowohl bei der syroägyptischen wie bei der mesopotamischen Art, besteht 
die Moschee aus einem oflenen, von Lauben umschlossenen Hof, dem in der Kibla, d.h. der 
Richtung nach Mekka, eine gedeckte Halle angegliedert ist. Wenn wir nach dem Ursprung 
dieses Systems fragen, so wird jedenfalls das Nächstliegende sein, auf den Religionsstifter selbst 
zurückzugreifen. Für Christus war bezeichnend, daß er nicht den jüdischen Tempel, sondern 
die Synagoge aufsuchte; ebenso die Jünger. Hätte man sich nicht durch falsche englische Auf- 
nahmen beirren lassen, so würden wir längst das Verhältnis von Synagoge und Kirche auf- 
geklärt haben, und es ständen sich nicht zwei Meinungen gegenüber, die meinige, die die Kirche 
von der Synagoge herleitet!, und die von 'Turerscn, die den umgekehrten Weg für wahr hält.” 
Ein ähnlicher Gegensatz besteht zwischen uns auch bezüglich der Herleitung der Moschee. 
Muhammed flüchtet von Mekka nach Medina; es kommt also nicht die Kaaba in Betracht; 
vielmehr entwickelt sich erst in Medina aus seinem Hause heraus die erste Moschee. Zuerst 
war sie nichts als der typische Wohnhof, wie er im Orient und auch in unserem bäuerlichen 
Wirtschaftshof noch vorliegt.” Die von Caötani in den Annalı dell’ Islam I, S. 432 f. zusammen- 
gestellten Nachrichten lassen darüber keinen Zweifel. Wie nun Turerscn dazu kommt, zu 
sagen: „Das, was wir heute Moschee nennen, ist zum allerwenigsten eine Schöpfung Muham- 
meds, sondern erst das Resultat einer langen, nach seinem Tod einsetzenden Entwicklung, und 
zwar einer, die sich in der tiefen Ausgestaltung des Liwans an das Vorbild der Aksamoschee 
zu Jerusalem angelehnt zu haben scheint“ — das verstehe ich nicht. Denn die von mir aus 
Sambuhis Geschichte der Stadt Medina zusammengestellten Daten? lassen keinen Zweifel dar- 
über, daß die folgerichtige Entwicklung des Schutzdaches, das die unter den Sonnenstrahlen 
leidenden Gefährten des Propheten für den Gebetplatz verlangt hatten, zur richtigen Halle aus 
Palmstämmen sich ohne Einwirkung von außen her, d. h. ohne das Agoravorbild, voll- 
zogen hat. Nicht Mekka oder die Moschee el-Aksa in Jerusalem und am allerwenigsten die 
Omayyadenmoschee in Damaskus haben zur Entwicklung der Moschee wesentlich beigetragen, 
sondern diese vollzog sich vielmehr einzig und allein von Medina aus. Dort entstand das aus 
dem Hof und der Halle zusammengesetzte System, von «dort aus wurde es im ganzen Gebiete 
des Islam kanonisch. Turerscn, der wie Alois RırsL planmäßig darauf aus ist, überall an- 
tiken Einfluß nachzuweisen, geht fehl, wenn er die Einführung der Lauben um den Hof durch 
den Einfluß der Antike erklären will. Das Bedürfnis nach Schatten hat dazu geführt. Und 
ebensowenig ist Alexandria schuld, wenn der Hof quadratisch wurde statt länglich. Das ist 
überhaupt kein Unterscheidungsmerkmal für verschiedene Grundtypen der Moschee. Und am 
allerwenigsten war für die Entstehung der Halle vor dem Mihrab die Moschee in Damaskus 
und für diese gar das Augusteion in Konstantinopel Voraussetzung. Damit berühre ich eine 
Art fixer Idee von Tiruersch und zugleich die Frage nach dem Ursprung jenes eigenartigen 
Moscheentypus, dem auch Amida angehört. 

Bezeichnend für diese Abart der Moschee, wofür ich oben Damaskus als älter, Ephesos als 
jünger, Harran als ein zweifelhaftes Beispiel anführte, ist, daß die in der Richtung nach Mekka 
gelegene Halle durch ein auf die Gebetnische zulaufendes Querschiff in drei Teile zerlegt wird, 
von denen die seitlichen symmetrisch mehrschifig sind. Tmrersch macht die Entdeckung, daß 
dieser Baugedanke im Kaiserpalast am Bosporus seinen Ursprung habe und ist darauf wohl nur 
sekommen, weil die arabische Überlieferung berichtet, Walid (705—15), der Erbauer der großen 
Moschee von Damaskus, habe 200 Arbeiter vom byzantinischen Kaiser bezogen.“ Was diese 

ı Die Religion in Gesch. und Gegenwart, I, Sp. 381. — ? Pharos, S. 213. — 3 Vgl. darüber mein Mschatta, S. 230 f. 
— * Ausgezogen bei Tnıerscn, Pharos 227 f. — 5 Artikel Art (Muhammadan) in der Eneyclopaedia of Religion and 
Ethies. Vgl. die Ausgaben Samhudis von Wüsrtexrerp, Abh. der Ges. der Wiss. zu Göttingen, IX, (1860), S. 60f. — 

Guy ne Strange, Palestine under the Moslems, p. 222, 241, 267. Journ. asiat. VII (1896), p. 193, Tmierscn, Pharos, S. 214 f. 


297 
oazi 


ÜRSPRUNG DER BEIDEN MOSCHEETYPEN. 


) 


Legenden wert sind, habe ich anläßlich des Streites um den Ursprung der Ibn Tulun in Kairo 
gezeigt. Turersch hätte auch das feine Ebenmaß in den Dimensionen dieser Moschee gern der 
„besten Tradition“ zugeschrieben und bedauert, daß die Überlieferung, welche den Baumeister 
der christlich ausklingenden Antike zuweise, nicht einwandfrei sei. Diese Legende ist eine Er- 
findung, wie vielleicht auch die Legende von den byzantinischen Arbeitern des Walid und der- 
gleichen Sagen mehr, über deren Ursprung und Wert doch einmal ein Arabist zusammen- 
fassend arbeiten sollte. Den arabischen Parvenüs scheinen die Kräfte in den eroberten Gebieten 
zu wenig standesgemäll gewesen zu sein. Die Literaten mußten alles aus dem damaligen Paris im- 
portiert sein lassen; sie wußten nicht, daß man auf diesem Umwege zum guten Teil nur die Ideen 
der eigenen Landeskinder zurückerhalten hätte. Turersch bezieht sich bei seinem entwicklungs- 
geschichtlichen Einfall auf eine Stelle des Prokopios, De aedif. I, 10 (p. 203 ed. Bonn.), worin die 
von Justinian neugebauten Teile des Kaiserpalastes beschrieben werden. Nachdem Prokop das 
Augusteion, die drop& tepiotukog des Palastes mit der Säule des Kaisers und dem Bouleuterion 
beschrieben hat, fährt er (nach einer freundlich von A. HEIsENBErRG besorgten Übersetzung) fort: 

„Wie man aber sagt, ‚den Löwen erkennt man an der Kralle‘, so werden auch dieses 
Kaiserpalastes Bedeutung die Leser des folgenden aus dem Vorbezirk erkennen. Folgendermaßen 
ist nämlich der Vorbezirk (gestaltet), den man Chalke nennt. Aufrecht stehen zum Himmel 
emporragend Wände im Viereck da, vier an der Zahl, in andrer Beziehung einander gleich, 
aber an Länge zwei, nämlich die auf der Süd- und auf der Nordseite, um ein weniges hinter 
den anderen zurückbleibend. Vorgelagert ist an der Ecke einer jeden von ihnen eine Art Auf- 
bau aus sehr schön bearbeiteten Steinen, der mit der Wand vom Boden bis zum oberen Rande 
emporsteigt, vierseitig, aber an der einen Seite mit der Wand verbunden, nicht die Schönheit 
des Platzes zerstörend, sondern ihm sogar ewigen Schmuck verleihend durch eine harmonische 
Gleichheit. Über ihnen (den Wänden) sind acht Gewölbebogen in die Höhe geführt, von denen 
vier das in der Mitte des Ganzen (gelegene) Dach emporhalten, das sich in der Luft in kugel- 
förmiger Gestalt wölbte, während von den anderen (Bogen) zwei im Süden, zwei im Norden 
sich auf die benachbarte Wand stützen und (de) das Dach emporhalten, das zwischen ihnen 
als Tonnengewölbe sich erhebt.“ 

Danach stellt sich die Chalke, wie ich mit HEısexBEr@ interpretiere, dar als eine Kuppel, 
ruhend auf vier Pfeilern, die im Norden und Süden durch breitere Tonnengewölbe verbunden 
waren. Das aber ist eine seit Jahrhunderten in Übung stehende, daher so gewöhnliche Kon- 
struktion!, daß nur die Dimensionen und die Pracht der Ausstattung die Chalke berühmt ge- 
macht haben können. Ebensowenig ist spezifisch byzantinisch, daß man in einem Hallenhof 
eine Großarchitektur in einer der Achsen einordnet. Ganz ähnlich wie das Augusteion hatte 
auch der Vorhof der vor 532 eingeweihten Sergioskirche in Gaza ein Propylaion. Es lag am 
Eingang, nicht am Ausgang des Hofes, ähnlich etwa wie in der Sophia von Salonik.” Chorikios 
beschreibt diesen Bau mit seinen vier karystischen Säulen und der Lünette über dem mittleren 
Interkolumnium der Fassade auch im Innern ausführlich. Es krönte ihn wie in Damaskus eine 
Kuppel: ‘'H dE tig öpopnig Epyaoia, TO UEOOV UEV AUTNS Apideg EIG TETTAPES, TETPATWVOV TTEPIEXOVOUL 
TÜNOV' WV TO UETAEU TETPÜOIV NpEIyev Ö TEXVITNS KolAaıvouevoms TPIYWVoIgS' TO dE TWV ÜKPWV EKÜTE- 
pov uia mordi ppaipa didkevog Ertiong uepıZouevn.° Und wie sich nun Turersch das Augusteion in 
seiner Einteilung mit drei Säulenreihen zuseiten der Chalke zurechtmacht, das wird er wohl 
selbst bei ruhigem Blute nicht halten wollen.‘ 

Ich gehe nun dazu über, meine eigene Ansicht über den Ursprung des Bautypus der 
großen Moschee von Damaskus bzw. der Moschee von Amida auszusprechen. Abb. 263 zeigt den 


ı Vgl. mein Mschatta, S. 244. — ° Strzysowskı, Der Dom zu Aachen, S. 72. 

3 Chorieii Gazaei orationes, ed. Boıssoxape 1846, p. 84. 

* Vel. zu der Frage Resger, Abh. der bayr. Akad., II. Cl., XIX. Bd., III. Abt.S.23f. Paspares, Ta BuZavrıva 
"Avaktopa, S. 239«tA.; Lagarte, Le palais imperial de Constantinople, p. 61f. 


328 Dis GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR. 


Grundril® der Omayyadenmoschee, wie ihn Dickız 1897 aufgenommen hat.! Ich stimme ihm 
darin gegen Tmrersen zu, daß auch ich annehme, das bekannte Tor mit dem bogendurchsetzten 
Giebel in der Westachse der alten Temenosanlage sei gleichzeitig mit jener dreiteiligen Tür, 
auf der die christliche Inschrift steht und in deren Westbogen das heutige Mihrab, vor deren 
Mittelbogen aber die Ostpfeiler der Walid-Kuppel sowie der Nordeingang des Hofes liegen. Die 
Kirche, die einst in diesem Tempelbezirk eingebaut war, 
muß nach Westen oder wohl schon nach Osten orientiert 
gewesen sein, die Moschee ist es nach Süden. Dieser 
Gegensatz machte notwendig, für die Betonung der Kibla 
durch einen monumentalen Einbau zu sorgen. Näheren 
Einblick in die 


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gegangenwerden. 

Als ich 1904 Mschatta bearbeitete, kam ich auf eine 
eigenartige Raumkomposition, die zweifellos persischen 
\, Ursprunges ist, aber doch wohl erst in hellenistischer Zeit, 
| i in das ihr eigene ideale Gleichgewicht gebracht sein dürfte.” 
| Ich gebe hier Hof- und Hauptbau von Mschatta (Abb. 275). 
Auf den Hof öffnet sich in der Achse mit drei Toren eine 
Fassade, die einem dreischifigen Bau mit trikonchem 
Abschluß vorgelegt ist. Zu dessen Seiten liegen sym- 
metrisch jene persischen Raumgruppen. In der Mitte 
beiderseits ein 18,57 X 10,31 m großer Zentralraum, hier 
wahrscheinlich ein offener Hof, an diesen achsial anstoßend 
tonnengewölbte Säle von 14,55 X 6,93 m; in den Ecken 
je zwei Kammern. Und nun der Schluß: Ich brauche mir eine solche Raumgruppe, quergelegt, 
nur als Abschluß eines Hofes zu denken, um — im Prinzip wenigstens — auf die Anordnung 
der Moschee von Damaskus zu kommen. Dafür aber gibt es ein Beispiel. 

Abb. 276 zeigt den Grundriß des Palastes von Kasr ibn Wardan, datiert 564 n. Chr., den 
ich Mschatta, 239 f., besprochen habe und dessen genaue Aufnahme wir der Princeton University 
Expedition von 1904/5 verdanken.” Wir sehen einen Hof von ca. 25,50 m Quadrat und an 
dessen Südseite genau die beschriebene Raumgruppe; nur haben die Haupträume absidialen 


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Abb. 276. Kasr ibn Wardan, Palast: Grundriß. 





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Abb. 275. Mschatta, Palast: Mitteltrakt. 


! Nach dem Journal of the R. Institute of Brit. Architects, p. 16 f. 
° Mschatta, S. 244. HERZFELD, Samarra, 8. 7 f. —- ® Section II, part. I, p. 36. 


URSPRUNG DER BEIDEN MOSCHEETYPEN. 329 


Abschluß, und auch der mittlere Saal war gewölbt, im Erdgeschoß über der Mitte mit einem 
orientalischen Kreuzgewölbe, im Obergeschoß mit einer Kuppel. Im übrigen erscheinen in den 
achsialen Haupträumen dieselben mesopotamischen Tonnen von ovalem Querschnitt angewendet 
wie in Mschatta. 

Ich greife nun wieder auf Damaskus zurück. Mschatta und Kasr ibn Wardan sind Ruinen, 
die bei ihrem frühen Verfall unberührt blieben; die Omayyadenmoschee dagegen ist heute noch 
eine der heiligsten Stätten des Islam. Öfter, zuletzt 1893, abgebrannt, ist sie immer wieder glänzend 
hergerichtet worden. Eine genaue Monographie über den Bau, die seiner Baugeschichte beizu- 
kommen suchte, fehlt noch. Weiß Gott, wie die ursprüngliche Anlage Walids aussah. Ich rechne 
nur damit, daß wahrscheinlich das Prinzip der Raumeinteilung im allgemeinen noch das alte 
ist, vielleicht auch die Anwendung von Säulen nach syro-ägyptischer Art im Gegensatz zum 
mesopotamischen Pfeiler von Aınida. Immer wurde die Bauart der Moschee von Damaskus 
als außer dem Gebräuchlichen liegend empfunden, und es frägt sich, ob der Vorwurf, der Walid 
beim Besuch des Neubaues von Medina mit Bezug auf Damaskus gemacht wurde: „Wir haben 
nach Art der Moscheen, ihr aber nach Art der Kirchen gebaut“, nicht, wie ich schon in einem 
früheren Abschnitte andeutete, wörtlich zu nehmen ist, d. h. schon die der Moschee voraus- 
gehende Kirche der orientalischen Raumgruppierung Walids vorarbeitete. Die Kuppel würde 
auf das Martyrium des Johannes zu beziehen sein, die beiden Basiliken als radiale Erweite- 
rungen. Über alles das kann nur eine genaue Untersuchung des überaus wertvollen Denk- 
males Aufschluß geben. Möge sie nicht zu lange auf sich warten lassen. Keinesfalls scheint 
mir notwendig, Byzanz für den Bautypus heranzuziehen. 

In Amida liegt der Fall nicht viel anders. Solange wir nichts als ein paar flüchtige 
Notizen über das Innere der eigentlichen Moschee besitzen, der ganze Komplex nicht genau 
und kritisch aufgenommen ist, wird über ein unsicheres Raten nicht herauszukommen sein. Ich 
möchte mich durchaus nicht ohne weiteres mit der Annahme einer Nachahmung der großen 
Omayyadenmoschee von Damaskus begnügen. Vielleicht läßt sich sogar hier in Amida der 
Ursprung dieses Moscheentypus leichter durchblicken als in Damaskus, wo der Bericht von der 
Teilnahme byzantinischer Arbeiter zu den sonderbarsten Kombinationen verführt hat. Man 
werfe zunächst einen Blick auf den Stadtplan, Abb. 1, S.7; es schreit nach Beachtung, daß die 
Ulu Djami gerade in der Kreuzung der beiden Hauptstraßenzüge liegt. Wenn ich von West 
nach Ost das Tor von Aleppo mit dem Tigristore gegenüber und das Kharputtor im Norden 
quer mit dem Mardintor im Süden verbinde, dann vereinigen sich die vier Kreuzarme gerade 
ungefähr in unserer Moschee. Brrcuem hat oben wiederholt auf Grund der Berichte arabischer 
Schriftsteller gezeigt, daß diese Disposition einst noch viel stärker hervorgetreten sein muß als 
jetzt. Es hat keine Schwierigkeit, hier im Zentrum von Amida ein bei Anlage der befestigten 
Stadt im 4. Jahrh. vorgesehenes Forum anzunehmen. Die Muslime hätten dann bei Besetzung 
des Ortes ähnlich gewaltet, wie bei der Grabeskirche in Jerusalem, wo es ihnen ebenfalls auf 
den säulenumschlossenen Vorhof ankam, nicht auf die Kirche selbst, die sie den Christen über- 
ließen. Das war um so eher möglich, als die Kibla sowohl in Jerusalem wie in Amida nach 
Süden liegt, so daß sich also die Christen nicht wie in Ägypten zwischen die Muslime und Mekka 
stellten, wenn diese einen Westhof okkupierten und sich dann wie die Christen nach Osten 
wenden mußten. Eher kam es vor, daß die Muslime den Östteil einer Kirche in Beschlag 
nahmen, sich also in die Orientierung der Christen stellten. Das war ursprünglich sowohl in 
Jerusalem wie in Damaskus der Fall. Ich könnte mir ja auch denken, daß in Damaskus ur- 
sprünglich in die Südwestecke des alten Trempelbezirkes eine Kirche eingebaut war, die nach 
Osten etwa unter der heutigen Kuppel mit einem Trikonchos, d. h. nach Analogie des Deir el- 
abyad und des Deir el-ahmar! mit einem Kuppelquerschiff schloß. Aus der jetzt gänzlich ver- 
schwundenen Apsis müßte man dann in das Martyrium des Johannes im Osten gekommen 

ı Byzantinische Denkmäler III, S. XVLf. 

Amida. 42 


330 Dis GROSSE MOSCHEE VON DIWJARBEKR. 


sein, das die Muslime zuerst okkupierten. Walid baute dann diese ganze Anlage einheitlich um, 
d.h. Apsis und Martyrium verschwanden, und im Osten wurde die gleiche dreischiftige Basilika 
zugebaut, wie sie im Westen schon vorhanden war. 

Ich komme deshalb nicht von dem Glauben los, in der Moschee von Damaskus stecke 
mehr vom antiken bzw. christlichen Bestande, als man heute auf den ersten Blick erkennt, 
weil auch bei dem zweifelhaften Beispiele, das dafür in Betracht kommt, in der Moscheeruine 
von Harran, das Antik-Christliche, scheint es, den Kern bildet. Sie ist oben $. 321 f. bereits aus- 
führlich beschrieben. Ich komme hier nur nochmals zurück auf den großen Rundbogen, der wie 
ein Triumphtor inmitten der Ruine steht. Abb. 277 gibt davon eine Detailansicht, die ich eben- 
falls Max Frh. von Oprexneim verdanke. Wir sehen den massiven Quaderpfeiler vom Norden 
her. Abb. 270 hatte die Südseite gegeben. Während diese glatt verlief, zeigt die Vorderseite 
eine einspringende Ecke, ausgefüllt durch einen Pilaster, der unten ausgefallen, oben aber noch 





Abb. 277. Harran, Moscheeruine: Mittelbogen. 


samt dem Kapitell erhalten ist. Dieses Kapitell ist ohne allen Zweifel antik bzw. christlich; 
es zeigt denselben Typus, den wir in Amida herrschend fanden mit den unter die Ecken herab- 
hängenden Girlanden, die sich an der Mittelbosse durch einen Knoten zur Korona schlingen, 
worin ursprünglich das Kreuz gesessen haben mag. An der Deckplatte eine Ranke. Die Doppelreihe 
von Akanthus zeigt durchaus antiken Tiefschnitt. Ich glaube, daß dieses Kapitell den Beispielen 
in Amida gleichalterig ist und möchte es nicht später als in das 4. Jahrhundert datieren. 


> 
- 


Das MINARET. 3 


Was bedeutet nun der Bogen, inmitten von Pfeilerreihen stehend, die durch Hufeisen- 
bogen verbunden waren, an deren Ursprung Kämpfer mit demselben Blattwerk herumlaufen 
wie am „Tore des Saladin“, das also vielleicht nur in seinem Oberbau aus späterer Zeit her- 
rührt? Der Pilaster mit dem Girlandenkapitell wird wohl auch einen Bogen getragen haben, 
er war nach Norden gerichtet. Ich kann mir diese ganze massive Architektur nicht gut anders 
als in Verbindung mit einer Kuppel oder einem Gewölbe denken und komme so auf eine Kon- 
struktion von der Art der Omayyadenmoschee in Damaskus. 


4. DAS MINARET. 


Für die Frage nach der ursprünglichen Bedeutung des Platzes, auf dem heute die Ulu 
Djami steht, ist von Bedeutung, ob das Minaret, das in Taf. VIII, 1 über das Dach des mit 
Mihrab und Minbar versehenen Hauptschiffes emporragt, zum Baukörper der Moschee gehört 
oder nicht. Man möchte glauben, daß es unmittelbar südwestlich an dieses Hauptschiff, viel- 
leicht in den westlichen dreischiffigen Flügel, eingebaut ist. Darin bestärkt die Zeichnung 
Texıers Abb. 248, die vom Nordwesten her aufgenommen ist. 
Man sieht vor sich das Hauptschiff; es hat statt der kleinen 
Kibla eine niedrige Tür, 
unter den Dächernsieht 
man Balkenköpfe, der 
3runnen hatein Gitter. 
Das Minaret steht un- 
mittelbar hinter dem 
Dachfirstdes westlichen 
Dreischiffes an der 
Wand des Haupt- 
schiffes. Es war schon 
oben davon die Rede, 
daß Texıer aus dem 
(Gredächtnisse zeichnet: 
unter anderem gibt er 
I überall an der Süd- ee 
fassade Rund- statt 
Spitzbogen (Abb. 255). Es wird daher nicht überraschen, wenn festgestellt werden kann, daß 
auch das Minaret eine ganz andere Situation hat. 

Man beachte: bei Texıer trägt es ein Pyramidendach, heute steht ein dünner Zylinder 
mit konischer Spitze auf seiner obersten Plattform, die von einer Balustrade umschlossen scheint. 
Das oberste Stockwerk hat offenbar auf jeder Seite einen Rundbogen, bei TExIEr ist er offen, 
bei Beyuis ist ein Fenster eingestellt; Texter zeichnet regelmäßige Quaderschichten, bei 
Beyrı# ziehen sich zwischen den Fenstern vier weiße Streifen hin, und auch sonst sind aller- 
hand Fugen wie unten an der Fassade aufgemalt. Dann kommt ein Stockwerk mit je einem 
kleinen Rechteckfenster. Mehr sieht man bei BeyLıs nicht. Bei Trxıer folgt dann ein Stock- 
werk ohne Fenster, dann beginnt noch eines. Ich habe genau beschrieben, damit man den 
Turm wiedererkennt, auf zwei Stadtansichten, die General de Bryrıf mitgebracht hat. Abb. 278 
zeigt eine solche von Südwesten her. Man sieht die vier Stockwerke richtig links neben dem hoch 
über die Dächer emporragenden Hauptschiff: die richtige Kathedrale, die sich aus dem Stadt- 
ganzen heraushebt. Auch in dieser Aufnahme kann man nicht beurteilen, ob das Minaret an 
das Hauptschiff angebaut ist oder nicht. Anders in Abb. 279, die Hauptschiff und Minaret von 
Südosten her zeigt, hier beide unzweifelhaft getrennt, und zwar ziemlich weit voneinander. 
Danach ist das Minaret in gar keiner Verbindung mit dem Baukörper. 





Dijarbekr, Große Moschee: Ansicht von Südwesten. 


Dis GROSSE MOSCHEE VON DWARBEKR. 


Es gibt noch ein zweites Minaret gleicher Artin Dijarbekr, d.h. vierkantig, mit mindestens 
vier durch Gesimse getrennten Stockwerken und einem Zylinder als Aufsatz. Es steht nach 
der Stadtansicht Abb. Taf. I ungefähr beim Tigristor (Porte neuve). Abb. 280 zeigt eine Detail- 
aufnahme davon. Es unterscheidet sich von dem Minaret der Ulu Djami durch die nach oben 
gleichmäßig an Höhe abnehmenden Stockwerke. Auch finden sich Fenster nur im obersten 
Stock, und die sind ganz klein. Die weiße Bemalung beschränkt sich auf einzelne Restau- 
rationen an den Ecken. 

Ein weiteres Beispiel dieser Minaretform ist mir in Nordmesopotamien 
noch in Harran, und zwar in der großen Moschee, von der bereits oben S. 322 
und 330 die Rede war, bekannt geworden. Ich danke auch diese Aufnahme 
dem Legationsrate Frh. von Orrexnem. Der Turm steht im Vorhofe der 
Moschee, nach der Planskizze von Sacuau! östlich von dem Wasserbecken. 
Sıcnauv führt ihn als vierte Sehenswürdigkeit von Harran auf: „Der bekannte 
Turm von Harran, nordöstlich von dem Bogen Abb. 270; er ist viereckig 
und von einer beträchtlichen Höhe; der untere Teil ist aus großen, viereckig 
behauenen Quadern erbaut, der obere aus Ziegeln. Die Treppe in dem 
Turme ist verfallen.“ Nach Abb. 281 reicht das Quaderwerk bis zu der nach 
sieben Treppenfenstern stark vorspringenden Sima und dann noch über die 
Höhe zweier Treppenfenster hinauf. Dann erst setzt, ohne dekorative Ver- 
inittlung, der Ziegelbau ein, der noch ca. fünf Treppenfenster hoch erhalten 
ist. Ich schätze die Gesamthöhe mit 14 Treppenfenster auf ca. 23m. Nach 
der Photographie könnte der Turm neben der Nordostecke in der Flucht der 
Nordmauer des Vorhofes der Moschee stehen, am Ende etwa der Mauer mit 
der Inschrift des Saladin. Stammt der Turm nun etwa aus dessen Zeit? 

Die Frage ist ohne genaue Untersuchung des Denkmals, allein auf 
Grund der photographischen Aufnahme schwer zu entscheiden. Doch möchte 
ich aussprechen, daß der Turm meines Erachtens sehr alt ist, vielleicht aus 
christlicher oder antiker Zeit stammt. Ich schließe dies aus dem Quaderver- 

unse, Diem, ‚band, der mit dem des Bogens mit dem Girlandenkapitell übereinzustimmen 
Minaret beim Tigristore. scheint, und aus der Anwendung des Ziegels in den oberen Teilen. Ich 
kenne Beispiele für eine Anwendung dieses Baumaterials in den oberen Teilen aus christlicher 





ELCH | 





Abh. 2831. Harran, Moscheeruine: Minaret. 


! Reise in Syrien und Mesopotamien, $. 221. 


Das MıNARET. 


Zeit: Kasr ibn Wardan, Anderin, dann Wiranschehr, zwischen Edessa und Amida, d. h. Urfa 
und Dijarbekr gelegen, endlich die Innenseite des Kharputtores in Amida selbst. Am nächsten 
kommt dem Turm von Harran einer der Pfeiler des Oktogons von Wiranschehr, den ich daher 
hier in der Abb. 283 (vgl. Abb.136) bringe, weil die Abb. in meinem Kleinasien, S.98, zu undeutlich 
und leider retuschiert ist. Man sieht das einst so genaue, inzwischen freilich etwas gelockerte 
Quadergefüge. Über der 17. Quaderschicht folgen drei Ziegelschichten, eingebettet in dicke 
Mörtellagen, dann zwei Quaderlagen und wieder drei Ziegelschichten, dann wieder Quadern, 
Ziegeln u.s.f. Das ist dieselbe Art wie in Kasr ibn Wardan, nur beginnen dort die Mauern im 
Schichtenwechsel und werden oben rein in Ziegellagen zu Ende geführt.' 

Ich möchte also elauben, es bestünde zum 
mindesten die Möglichkeit, daß der Turm von Har- 
ran spätantik bzw. christlich sei, und dazu stimmt 
die von Nıegunr und BuckIssHAm mitgeteilte Lokal- 
tradition (oben S. 10)? daß die viereckigen unter 
den Minareten von Dijarbekr 
alle christlichen Ursprunges 
seien. Einen neuen Beleg 
hat Miß Ben aus dem Tur 
Abdin-Gebiete mitgebracht. 
Ks ist der viereckige Turm 
von Mar Sovo in Khakh 
(Abb. 282), den ich hier 
nochmals im Detail abbilde. 
Er stebt hinter der Kirchen- 
apsis links von der Exedra 
des Hofes, also ähnlich ohne 
engen Zusamenhangmit dem 
Kirchenbaukörper wie in der 
Ulu Djami von Dijarbekr. 

Es ist wohl heute nicht 
mehr nötig, noch den Nach- 
weis zu führen, daß Türme 
zum Bestande des altchrist- 
lichen Kirchenbaues gehör- 
ten. Ich habe „Kleinasien, 
ein Neuland‘, S. 213, die Be- 
weise aus der Plastik zu- Abb. 258 7 Wiranschehr 

Oktogon: Pfeiler. 

sammengestell. Auf der 

Lipanothek zu Brescia, einem kleinasiatischen Elfenbeinschnitzwerke des 4. Jahrhunderts 
etwa, ist ein hoher quadratischer Turm, wie wir ihn eben als typisch für Nordmesepotamien 
erwiesen haben, in vier Stockwerken erhalten mit den gleichen Fenstern in der Mitte der Mauern, 
derselben Unregelmäßigkeit in der Höhe der Stockwerke und dem gleichen pyramidalen Dach, 
wie es TExIER am Turm unserer Moschee zeichnet. Die Wichtigkeit der Tatsache veranlaßt 
mich, diese Turmdarstellung hier in Abb. 234 zu wiederholen. 

Ich gehe nun wieder zurück von der Form des Minarets der großen Moschee von Dijar- 
bekr auf seinen Standort. Wenn es gleichzeitig mit der Moschee entstanden und diese eine 
Nachahmung des Omayyadenbaues von Damaskus wäre, dann würde doch wahrscheinlich das 





Abb. 282. Khakh, Mar Soyo: Turm neben der Kirche 


1 Strzycowskı, Mschatta, S. 240, Kleinasien, S. 123, Butter a. a. O., Ill 26/7. 


®S. 10 sind nur Auszüge gegeben. Die einschlägigen Stellen werden nachzuschlagen sein. 


>02 
394 


DıiE GROSSE MOSCHEE VON DIJARBEKR. 


Minaret im Baukörper der Moschee stecken und an einer Stelle stehen, die einen der Minarets 
von Damaskus entspricht. Das ist nicht der Fall, in Amida ebensowenig wie in Harran. Ich 





Abb. 284 
Breseia, Museo 
eivico: Turm 
von der sog. 
Lipsanothek. 


glaube auch gar nicht, daß gerade die Omayyadenmoschee von Damaskus eine so aus- 
schlaggebende Rolle in der Entwickelung des islamischen Kultbaues gespielt hat, wie 
das Tuierscn annimmt. Vielmehr ist es der syrisch-mesopotamische Turm an sich, 
wie er auch in dem Mosaik von Ölasse in S. Apollinare nuovo in Ravenna, einer 
Tochterstadt Antiocheias, auftaucht'!, der den Typus der ältesten Minarets bestimmt 
hat. Dafßs in Syrien selbst neben dem viereckigen auch der oktogonale und runde 
Turm zu finden war, wissen wir von dem oktogonalen Uhrturm von Damaskus? 
und den Rundtürmen auf dem Werdener Kästchen im Vietoria- und Albertmuseum 
in London.® Es hat also nichts Verwunderliches, in späterer Zeit in Ravenna oder 
St. Gallen Rundtürme zu finden und ebensowenig berührt verwunderlich, wenn später 
eine Kombination von Quadrat, Oktogon und Rund beliebt wird; sie liegt in der 
Entwickelungsrichtung jeder Endigung wie auch bei der Kuppel. Ich finde es nicht 
ganz gerechtfertigt, wenn Turersch aus Anlaß des Pharus gleich alles und jedes 
heranzieht, was wir von Türmen und Minareten besitzen. Freilich müssen wir der 
Verlagsbuchhandlung Teubner danken, daß sie uns diese ganze von Turersen in 
hingebendem Eifer zusammengetragene Serie in vorzüglichen Abbildungen bietet. 


I "THIERSCH, 8. 183. — ? Thierscn, S. 175. 
® Vgl. mein Kleinasien, S. 214 und KEHreEr, Die hl. drei Könige, S. 28. 


Ss, 


VL ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES. 


1. DIE PROFILIERUNG. 


Eine eigentümlich wechselnde Rolle spielt in der christlichen und frühislamischen Archi- 
tektur Vorderasiens die Profilierung. Ich gehe aus von der großen Moschee in Dijarbekr. Am 
Untergeschoß der Westfassade von 1116/7 (Taf. IX—XI) ist sie am Rande der Bogen an- 
gewendet, am Untergeschoß der Ostfassade von 1163/4 (Taf. XTV und XV) nur am mittleren Tor- 
bogen. Die Spitzbogen daneben, dann die der ganzen eigentlichen Moscheenwand und der 
späteren Madrasa gegenüber sind ganz glatt gelassen. Eine bedeutungsvolle Rolle spielt die 
Profilierung nur noch an den Arkaden der Nordseite (Taf. XX) und an den Fensterkonsolen 
im Obergeschoß beider Prunkfassaden (Taf. IXf.). An diesen Konsolen sind die Profile weitaus 
am saubersten gearbeitet: im Westen Wulst und Hohlkehle durch einfache Stege, im Osten 
Hohlkehle, Wulst und Hohlkehle durch Doppelstege getrennt. Diese Kombinationen in der Art 
der attischen Basis findet sich sonst an der großen Moschee nicht wieder; die Profile sind viel- 
mehr unsauber und anhebend mit einem breiten Außenbande so gearbeitet, daß ungleich breite 
Wülste vier- bis sechsfach nebeneinander gelegt erscheinen, die Hohlkehle aber ganz fehlt. Es 
fragt sich, ob hier nicht zwei ganz verschiedene Profile nebeneinanderliegen, das „attische“ und 
das „Wulstprofil. Das von Miß Bert beigebrachte und mir sonst zugängliche Material setzt 
uns in den Stand, dieser Beobachtung auf breiterem Boden nachzugehen. 

Das attische Profil ist von der durch Vrrruv eingeführten Bezeichnung der attischen 
Basis her allgemein bekannt. Dieser setzt es entgegen der ionischen Basis mit dem Wulst und 
zwei Hohlkehlen darunter. Dazu schrieb mir vor Jahren O. Pvenstein: „Wir können an diesem 
Namen nichts aussetzen, um so weniger, als sich in der Tat die ‚ionische‘ Form eben in den 
ionischen Gebieten Kleinasiens seit dem 6. Jahrhundert findet, die attische in Athen seit dem 
5. Jahrhundert (aus dem 6. ist wohl kaum eine Basis bekannt). Neben diesen beiden Haupt- 
typen der Säulenbasis finden sich aber reiche Varianten, wovon manches in den Handbüchern 
(z. B. bei Duru) zusammengestellt, das Gesamtmaterial aber nicht untersucht ist.“ 

Für die spätere Zeit hat die Trennung verschiedener Arten keinen Zweck mehr. Ich ver- 
stehe unter attischem Profil jene Gattung, in der halbrunde Wülste mit Hohlkehlen, durch Plätt- 
chen getrennt, wechseln. Wie kommt diese Art nun an die Konsolen der Fassaden von Amida? 
Ist ihr Vorkommen auf das Fortwirken der antiken Tradition zurückzuführen? Ich habe den 
Eindruck, daß dem möglicherweise nicht so ist, und möchte in diesem Sinne hier Gründe bei- 
bringen. 

Abb. 285 zeigt eine 1220/1 datierte Bauinschrift des Kaikubad an der alten seldjukischen 
Palastmoschee von Konia, von der bereits oben S. 142 die Rede war. Die Inschrift sitzt in 
einem achteckigen Stern, der sie mittelst acht Quadern umgibt. Inschrift und Stern könnten 
daher vielleicht aus verschiedener Zeit stammen. 


336 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ÖRNAMENTES, 


Der Stern wird umfaßt von einem quadratischen Rahmen, fmit dem er durch „Flächen-“ 
oder „Horizontalprofilierung“ geschickt in eine geometrische Einheit gebracht ist. Um sich über das 
Wesen dieser Schmuckart klar zu werden, gehe man aus von ihrer allgemein bekannten Paral- 
lelart, der Vertikalprofilierung, z. B. einer attischen Basis. Schneidet man eine solche in der 
Vertikalebene, so erscheinen zwei Wülste, durch eine Hohlkehle getrennt, diese drei Motive ver- 
mittelt durch schmale Leisten. Man blicke nun auf unseren Stern: er wird genau durch 
mehrere attische Profile nebenein- 
ander gebildet, nur sind diese nicht 
vertikal, sondern eigentlich horizon- 
tal gelegt. Das attische Profil des 
Sternes kommt neben dem äußeren 
quadratischen Rahmen nochmals zu- 
stande dadurch, daß sich zu dem 
breiten Außenwulst ein schmaler in- 
nerer gesellt. Er gehört zu einem 
F-Motiv in den vier Ecken, das für 
sich auch wieder die „attische“* Pro- 
filierung zeigt. Der Unterschied be- 
steht nur darin, daß hier in den 
F-Ecken die Hohlkehle, in dem Stern 
und Quadratrahmen aber die Außen- 
wulste Hauptmotiv sind; diese bei- 
den Wulste greifen dann auch inein- 
ander, indem sie sich in der Mitte 
jeder Quadratseite kreuzen. Dadurch 
erhält das Ganze den ausgesprochen 
flächenhaften Charakter, der die mei- 
sten im ersten Augenblick wohl kaum 
an die Analogie mit der attischen 
Basis denken ließ. Im Prinzip ist 
das dieselbe Art, mit einem Streifen- 
motiv in der Fläche zu wirtschaften, 
wie beim Muster ohne Ende. 

Es fragt sich nun, ist dieser 
Flächenschmuck auch sonst im Is- 
lamischen nachweisbar oder wird 
schon durch die Vereinzelung des 
Beispiels von Konia die Wiederver- 
wendung eines älteren, etwa vorisla- 
mischen Rahmens wahrscheinlich? 

Abb. 255. Konia, Palastmoschee: Bauinschrift vom Jahre 122011. Da muß nun gesagt werden: die 
Flächenprofilierung an sich als Streifenschmuck ist der islamischen Kunst durchaus geläufig; so 
kann ich die im vorliegenden Fall angewendete Gliederfolge der attischen Basis gleich noch an 
dem Mihrab der Moschee des Ibn Tulun in Kairo nachweisen. Diese Gebetnische gehört mit 
ihren Säulen und dem Schmuck des Feldes über ihrem Spitzbogen bis zu dem Fries mit der 
kufischen Inschrift der Gründungszeit (876—9) an und ist, wie alle Ornamente dieser Abstammung, 
in Stuck ausgeführt. Man sieht dort (Abb. 235), abgesehen zunächst von der Profilierung, voll- 
kommen ausgebildet ein Element des christlich-islamischen Flächenschmuckes, das, aus der ar- 
nenisch-byzantinischen Miniaturmalerei bekannt und, mir von dieser Seite her längst des per- 








DiE PROFILIERUNG. 337 


sischen Ursprunges verdächtig, auch in der Seldjukenkunst eine große Rolle spielt: den recht- 
eckigen Nischenaufsatz. In Abb. 235 umzieht sowohl den gestelzten Spitzbogen wie das Recht- 
eck unser attisches Profil, und zwar auch wieder in einem fortlaufenden Bande. Man sieht, ganz 
groß und breit angelegt, den inneren Wulst, der vollständig erhalten ist, dann die breite Hohl- 





‚ 
} TEEN 





Abb. 286. Damaskus, Zitadelle: Inschrift rom Jahre 1209/10. 


kehle, dann den teilweise zerstörten Außenwulst, dazwischen die Plättehen. In die Zwickel sind 
profilierte Knöpfe gelegt, die ebenfalls das „attische“ Profil, horizontal gelegt, zeigen. 

BErcHEM macht mich auf ein drittes gutes Beispiel „attischer“ Profilierung aufmerksam, 
das zeitlich dem Stern in Konia nahesteht. Es ist das der Rahmen einer Inschrift des Malik 
Adil (Saladins Bruder) an der Zitadelle von Damaskus, datiert 606 H. (1209 10), die ich in einer 


Amida. 13 


398 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES. 


Aufnahme von Berenem wiedergebe. Wir sehen (Abb. 256) als Umrahmung der Inschrift ein 
breites Feld mit dreiteiligem Aufsatz. Den Rand bildet die Folge: Hohlkehle — Wulst — 
Hohlkehle, durch Plättchen getrennt und innen begleitet von einem Perlstab, außen von einer 
eingeritzten Linie, ähnlich wie an der Tiernische am Kharputtore (Taf. IIl,1). Die Profilierung 
bildet ein breites Band, das beliebig aus der Horizontalen in die Vertikale und den Bogen um- 
bricht. 

Sind das nun alles Nachahmungen antiker Vorbilder? Mit der Verwendung des bequemen 
Schlagwortes „attisch“ soll auch nicht der Schein der Annahme des attischen Ursprunges erweckt 
werden, so daß jemand etwa im Sinne von Rızser-Kısa-Turerscn annehmen wollte, die isla- 
mische Kunst sei ein unter dem Einflusse des Orients entstandenes Derivat der Antike. Im 
gegebenen Falle dürfte mit der Zeit deutlich werden, wie die Dinge liegen. Die „atttische“ 
Profilierung könnte schon in das Griechische, wie später in die islamische Kunst aus einem dritten 
Kunstkreise eingedrungen sein, einem orientalischen. Wenn wir dies vorläufig nicht aus alten 
vorionischen Denkmälern nachweisen können, so liegt das vielleicht daran, daß die Dokumente 
aus einem sehr natürlichen Grunde verloren gegangen sind. Die Profilierung ist wohl kaum 
für Steinschmuck erdacht, sondern beruht auf der Technik des Drechselns oder Ziehens in 
weichem Material, ist in der Stuck- und Holzdekoration zu Hause und wohl erst von den Griechen 
nach der Berührung mit Persien, und zwar von lonien aus, in Marmor übertragen worden. In 
dem rechteckigen Nischenaufsatze der Tulun-Moschee steht noch ein Wahrzeichen dieses Her- 
ganges vor uns, mehr als tausend Jahre nach der Entlehnung durch die Griechen hat hier 
ein Vertreter des im Gebiete des Dekorativen einzig hoch entwickelten Volkes im Zweiströme- 
lande, damals in den Händen der Perser, das uralte technisch-tonige Motiv der „attischen* 
Profilierung zugleich mit dem persischen Nischenrechteck in Stuck an den Nil übertragen. 
Daß die Ibn Tulun der Architektur nach von einem Perser herrührt, wurde oben bereits erwähnt. 
Ich habe bei anderer Gelegenheit gezeigt!, daß diese Tatsache auch für die gesamte Stuck- 
dekoration zu gelten habe. 

Kehre ich nun zu dem horizontal profilierten Stern um die 1220/1 datierte Inschrift der 
Moschee Ala ad-din in Konia zurück, so gewinne ich einen weiteren Stützpunkt für meine 
These vom orientalischen Ursprunge des Motivs. Zunächst einmal haben wir es in dem Achteck- 
stern zu tun mit Quadrat und Raute, die sich durchsetzen. Das Motiv ist in Varianten auch 
dem Abendlande seit dem Mittelalter bekannt. Es kam mit der orientalischen Invasion nach 
dem Westen, später mit der Gotik nach Italien, wo die beiden älteren Batisteriumstüren zu 
Florenz unter dem Zwange dieses orientalischen Dekorationsschemas stehen. Am bekanntesten 
sind aus diesem Kreise neben dem eigentlichen Pentagramm die beiden durcheinandergesteckten 
Dreiecke. Seltener findet sich unsere aus Quadraten gebildete Figur. Sie ist ohne weiteres 
zu erwarten auf den aus Mesopotamien nach Rom herüberwandernden sog. römischen Pavi- 
mentmosaiken und liegt als ein unverkennbares Zeichen persischen Einflusses vor in dem 
Julianabilde des um 512 entstandenen Wiener Dioskorides’, wo nur außen herum kein Quadrat, 
wie in Konia, sondern ein Kreis genommen ist, in den die beiden über Eck gestellten Innen- 
quadrate einschlingen. In dieser Wiener Handschrift ist auch das Zopfgeflecht, aus dem die 
ganze geometrische Figur besteht, persischen Ursprunges; darauf kann hier nicht eingegangen 
werden. Dagegen ist auf die Tatsache zu verweisen, daß in der Zeit um 500 nach Chr. 
die Flächenprofilierung in der Art des Rahmens der seldjukischen Inschrift von Konia sich 
von Persien aus in der Kunst des Mittelmeeres und vor allem in Byzanz einführte.” Lieblings- 


! Öriens christ., II, 356 f. 

® Vel. Byz. Denkmäler, II, Taf. IV, Jahrbuch der Kunstsamml. des Allerh. Kaiserhauses, XXIV (1903), S. 105 f. 
und die Monographie von SUTHOFF. 

° Beispiele gibt es in Unzahl: Ambon in S. Apollinare nuovo in Ravenna, Schranken in der Sophia zu Konstan- 
tinopel und vermauert an S. Marco in Venedig usw. 


DiE PROFILIERUNG. 339 


motiv war damals das Rechteck mit einer langgezogenen Raute als Füllung. Es blieben in den 
Ecken dreieckige Reste, die gewöhnlich mit Blattmotiven gefüllt wurden. Die oben angeführten 
islamischen Beispiele stammen aus einer Zeit, wo diese ganze Schmuckart in Byzanz längst 
verflacht und des scharfen Schattenschlages verlustig war; sie hatte sich nur auf ihrem Stamm- 
boden und in der für ihren Ursprung entscheidenden Technik in Stuck auf mesopotamischem 
Boden stilgetreu erhalten. Von dort aus wohl sind die vorgeführten Beispiele in Amida, Da- 
maskus und Konia direkt abhängig, nicht von Hellas, Ronı oder Byzanz. Den spezifisch 
persischen Typus gibt das Tulun Mihrab (und u. a. der Nilmesser) von Kairo. 

Zum Beweise für Vorkommen 
und Fortbestand dieser Profilierungs- 
art in Mesopotamien, die ihre Haupt- 
wirkung durch die tiefschattende 
Hohlkehle erzielt, sei an dieser Stelle 
zurückverwiesen auf die Profile des 
Tur Abdin-Gebietes und Schranken- 
platten an der Ikonostasis und dem 
Thomasaltar von Mar Kosmas in 
Amida. Man sieht am besten an 
der Altartafel Abb. 91 (S. 172), daß 
hier die Hohlkehle das entscheidende 
Motiv ist. Iclhı brauche nur die ty- 
pisch byzantinische Art daneben zu 
stellen (Abb. 287), um den charak- 
teristischen Gegensatz zur vollen Gel- Abb. 287. Lawra (Athos), Weihbrunnen: Brüstungsplatte (nach BROCKHAUS). 
tung zu bringen. Daß auch diese 
Art, worin die Hauptrolle in der Führung der Bänder ebenfalls dem von Rändern begleiteten 
Wulst zufällt, vom Osten abhängig ist, d. h. nicht etwa als spezifisch byzantinisch oder vom 
Westen, etwa von den Longobarden angeregt gelten darf, wird unten in dem Abschnitte über 
das Tierornament zu berühren sein. 

Die Formkraft nun, die mit der tiefschattenden Hohlkehle arbeitet, ist wohl das Persische 
und, in ihm wurzelnd, das Griechische. Hellas hat das Motiv, vertikal gestellt, zur vollen 
Wirkung gebracht: solange hellenischer Geist in der antiken wie christlichen Kunst nach- 
wirkt, bleibt die Hohlkehle im Vertikalschnitt ein Hauptmotiv jedes Formenschatzes. Ihr Vor- 
kommen kann geradezu als Gradmesser des hellenistischen Beisatzes in der Kunst des ersten 
christlichen Jahrtausends betrachtet werden. Daneben taucht im Gebiete des Mittelmeeres die 
Flächenprofilierung mit der Hohlkehle als charakteristisch persisches Motiv der Spätzeit auf. 

Eine andere persische, in antiken und christlichen Denkmälern nur selten auftretende 
Schmuckform ist das „Wulstprofil“. Die halbrunde, mit dem Wulst kontrastierende Hohlkehle 
verschwindet dabei ganz oder fast ganz, die Wulste liegen fast unmittelbar parallel neben- 
einander. Öfter kommt auch nur ein Wulst allein vor. Hauptbeispiel: das Profil der drei 
Bogen an der Innenfassade von Mschatta (Abb. 288). Wir sehen außen ein Wulstband gleich- 
mäßig um alle drei Bogen fortlaufen; es bricht nicht nur über den Kapitellen in die Horizon- 
tale um, sondern umschließt auch die ganze Bogengruppe mit dem charakteristischen ["]-Auf- 
satz. Bezeichnend ist die Ecklösung unten. Der Wulst bricht ohne Anstand um; aber der 
ihn begleitende Randsteg muß außen neu anfangen. Der Steg gehört also, obwohl er an dem 
[ ]-Aufsatz in der umschließenden Wand aufgeht, wesentlich zu dem Profil. 

Ich stelle unmittelbar daneben die Spitzbogen der Nordarkade im Hof von Amida 
(Abb. 259). Man sieht, wie das Randprofil, über den Säulen umbrechend (Abb. 260), gleich- 
mäßig fortläuft. Den äußeren Rand bildet wieder der Steg, dann folgen schräg nach innen 


15 





540 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES. 











2 IMERMWTLIEHE FOIPGOLMMÖHE 2 Sram tn 











Ahb. 238. Mschatta, Innenfassade: Wulstprofil 


nebeneinandergelegt vier Wülste. Auch dieses flau entstellte Motiv hat in Mschatta seinen 
typenreinen Vorläufer. Man betrachte den Querschnitt der abgebildeten Fassade (Abb. 255, rechts) 


WERTE, 
EL 






TON IE DINO N NIE LINIEN ETW, 


Abb. 289. Dijarbekr, Große Moschee: Nordarkade 


DiE PROFILIERUNG. 341 


und sieht da an der Innenleibung der Bogen vier Wülste nebeneinander hinlaufen. Ich sehe 
diese Schmuckart für sasanidisch an; nach Syrien mag davon freilich etwas schon in römischer 
Zeit durchgesickert sein, als persische Elemente immer stärker auf den Westen zu wirken be- 
gannen. Davon ahnen heute freilich noch die wenigsten etwas. Im gegebenen Falle handelt 
es sich um den Einzelwulst. Man erinnere sich, daß in Syrien die Vorliebe aufkam, den Fries 
des Epistyls halbrund vorzuwölben, ein Motiv, das vom Atrium in Spalato und S. Costanza bei 
Rom her allgemein bekannt ist. Ich sehe darin ein erstes Anzeichen des persischen Vorstoßes. 

Außer den Profilen, deren wichtigstes das attische ist, kennt die Antike noch die sog. 
Kymatien, schön geschwungene Flächen, die das Vor- oder Zurücktreten der Gesimse und 
Wände in horizontale Tonwirkungen auflösen. Wir sehen sie neben dem Wulstprofil ange- 











Abb. 290. Stufenfries aus einem Gehöft bei Behnesa in Agypten. 


wendet an Rum Kapu, dem im Westen der Stadt nach Aleppo führenden Griechentore (Taf. XVII). 
Erbaut von dem Örtokiden Muhamniad im Jahre 579 H. (1183/44), ist es der heute allein 
noch im Gebrauch befindliche linke Seitenflügel eines dreiteiligen Tores, das nach Triumph- 
bogenart eine größere Mittelöffnung hatte. Das Portal vom Jahre 1153/4 erscheint ganz in die 
Nordecke der die beiden Türme verbindenden Mauer gerückt. Wir sehen den eigentlichen Tür- 
rahmen, mit einem wuchtigen Wulst geschmückt, begleitet von allerhand kleineren Rundmotiven 
zwischen Plättchen, die nach außen abgeschlossen werden von dem Randstege, nach innen aber 
in den oberen Ecken einen Zuwachs bekommen haben in quer nach der Tiefe gestellten Ky- 
matien, die zu vergleichen sind mit den „attisch“ profilierten Konsolen an den beiden Prunk- 
fassaden. Die tektonische Absicht ist die gleiche: der Türsturz hier, der Fensterbalken dort, 
soll in seiner Spannung verkürzt werden. An dem Griechentore wird dieses Vorspringen des 
Gewändes durch ein Profil vermittelt, dessen sackartige Ausbauchung sehr in die Augen fällt. 
Das nun ist ein zwar ungriechisches, aber in später Zeit in den christlichen Bauten Syriens 


342 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ÖRNAMENTES. 


allgemein angewendetes Motiv. Man findet es in jedem Handbuche abgebildet und mag sich 
das Material genauer bei Vocüß und BurLer ansehen. Im Tur Abdin-Gebiete ist es zu Hause, 
wie wenn es da seit jeher bodenständig wäre. 

Über dem Türrahmen von Rum Kapu sitzt, Wappen und Inschriften dekorativ zusammen- 
fassend, ein Stufenfries. Dieses Motiv an sich — ohne Rücksicht auf die Profilierung — läßt 
sich wiederholt an Kirchenbauten Syriens, so auch an dem Rest der konstantinischen Grabes- 
kirche in Jerusalem, und in Ägypten nachweisen.! Ich danke es dem Royal Institute of British 
Architects?, wenn ich hier, Abb. 290, ein von WurrEnousE 1882 an dem Tore eines am Bahr 
Yusuf in der Nähe von Behnesa gelegenen Gehöfts eingemauert fand. Sie sollen aus dem 
alten Kloster zu Moöleh stammen. Wir sehen den Torbogen begleitet von einem Wulst mit 
den charakteristischen koptischen Ornamenten. Wie in Amida das Wappen, so sitzt hier ein 
größerer Keilstein in der Mitte. Darüber die oberste der drei mn Wurremouse’ Aufnahme sicht- 
baren Stufen, in den Vertikalen mit der koptischen Wedelranke, in den Horizontalen dreimal 
mit Kreisfolgen geschmückt, worin Vasen und dergleichen dargestellt sind. Bei der nahen, in 
diesem Buche wiederholt berührten Verbindung, die zwischen dem syrischen Mesopotamien und 
Ägypten auf dem Gebiete der bildenden Kunst vorliegt, ist das Motiv des Stufenfrieses für ein 
Kloster des Fayyum nicht überraschend. 

Am Griechentor von Amida (Taf. XVII) ist der Stufenfries in demselben Sackkyma pro- 
filiert wie die Konsolen in den Türecken. Man sieht Hohlkehle und Wulst in einen Linien- 
schwung zusammengebracht, der dem gewöhnlich herrschenden Halbkreise ausweicht und die 
3ogen gestreckt oder hängend in Verbindung bringt. Das ist die für die altehristlichen Denk- 
mäler Syriens charakteristische Art, wie sie dort von Vocüs festgestellt wurde. Ich sehe auch 
sie für persisch an und in Syrien als von Mesopotamien aus angeregt, weil sie in Nizib 
(Abb. 214) und im Tur Abdin-Gebiete in einem fortlaufenden Bande um die Giebel und Dächer 
ganzer Kirchen herumgeführt ist. Davon war bereits oben S. 271 die Rede. 

Ein prachtvolles Beispiel aller Art friesartiger Profilierung bietet der im Jahre 1208/9 er- 
baute Turm A der Mauern von Dijarbekr, genannt Evli badan. Taf. XVII,2 gibt eine Aufnahme 
des Freiherrn von OPPENHEIM, die ihn von der Seite zeigt und auch einen Blick ins Innere ge- 
stattet. Dort sieht man eine Folge von Rundbogen, auf ähnliche Art durch ein fortlaufendes 
Wulstprofil verbunden wie an der Nordarkade des Hofes der großen Moschee. Daneben 
gleich am Anfange eine Öffnung mit dem abgestuften Rundbogen, die einmal deutlich zeigt, 
wie diese Form entstand: dadurch, daß man einem durchlaufenden Deckbalken zwei im Viertel- 
kreis auseinanderstehende Konsolen unterschob. — An der Außenseite des Turmes laufen unter 
den Zinnen Balkone, von je zwei Stalaktitenkonsolen getragen, hin, verbunden durch ein gekehltes 
Profil, das über den von einem abgestuften Wulstprofil überdachten Fensterschlitzen sich [ ]- 
förmig aufrichtet. Darunter ein um den ganzen im Dreiviertelkreis errichteten Turm herum- 
laufendes Wulstprofil; ein ähnliches ist auch um die unteren Fensterschlitze und als Umrahmung 
um die Inschrift (Taf. XVIII) gelegt. 

Eine eigene Art der Profilierung, die am weitesten verbreitete, ist durch die Gotik im 
Norden so zur Gewohnheit geworden, daß niemand mehr nach ihrem orientalischen Ursprunge 
fragt. Ich will sie bier durch den Kontrast einführen. Man nehme das Mardin- (S. 13) und 
das Griechentor (Taf. XVII) in Amida. Das Griechentor zeigt Kyma- und Wulstprofile, das 
Mardintor das attische Profil, beide Tore mögen gleichzeitig 1183/4 n. Chr. entstanden sein. 
Bezeichnend ist, daß die Profile in der Fläche gezogen, nicht freiräumig etwa um eine Ecke 
herum in tiefschattender Unterschneidung ausgeführt sind. Als Beispiel dieser vierten hier 
nur nebenher zu erwähnenden Gruppe der Profilierung, die im Mittelalter in Ost und West 
die ausgedehnteste Verwendung gefunden hat, und wofür auch oben S. 140 Abbildung 60 das 





! Orient oder Rom, 8. 127 f. — ? Vel. dessen Journal, II. ser., Bd. I, p. 581. 


DıE PROFILIERUNG. 343 


gotische Portal aus Akka in Kairo zu vergleichen ist, habe ich ein Denkmal vorzuführen, das 
durch die einfache Tatsache seines Vorhandenseins und durch seine Datierung die allgemeine 
Aufmerksamkeit erwecken dürfte, eine der Portalfassaden des seldjukischen Wunderbaues von 
Diwrigi im zentralen Kleinasien. Diese in Abb. 291 wiedergegebene Fassade ist datiert 1223/29. 
Man könnte elauben, ein französischer Gotiker sei nach dem Morgenlande verschlagen worden 





Abb, 291. Diwrigi, Große Moschee: Tor vom Jahre 1228/29. 


und habe sich dort den Forderungen des Islaın untergeordnet. In Wirklichkeit ist das unmöglich. 
Genaueres über diese Moschee wird man im III. Teile des Corpus inseriptionum arabicarum 
von BERcHEM finden (S. 70f., Taf. VI und XXXIV f.), worin dieser zusammen mit Hau EpHEM 
die kleinasiatischen Inschriften vorführt. 

Man sieht in Abbildung 291 wie mächtig sich die sehnige Spitzbogenrippen vor die 
Fassade legen, diese mit sich in die Höhe reißen und durch das tiefschattende Nischenmotiv wirk- 
sam machen. Die Ornamente, die sich dem Auge in der Nähe zeigen, sind hier auffallend unsicher 


344 ZuR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES. 


und spärlich verteilt. Auch fehlt der Fassade ihr oberer Abschluß; denn die aus dem Achteck 
gebildeten Konsolen oben neben dem Bogenansatz tragen einen Quaderaufbau, dessen Gestalt 
heute nach der Photographie nicht mehr festzustellen ist. Sie kommen auch am Nordportal 
vor, spitzen sich nach unten, wie etwa die Franziskuskanzel des Benedetto da Majano zu und 
werden am unteren Ende im Ziekzack von Rundstäben umklammert, die enthüllen, wie skrupellos 
die Bildner dieser Fassaden vorgingen. Die Rundstäbe sind nichts anderes als Säulchen, die 
paarweise von unten emporsteigen. Sie kommen von jenen Säulchen, die ganz organisch im Sinne 
unserer Gotik an den Profilkanten der großen Nische aufsteigen und über den kleinen, von 
Laubwerk gekrönten Kapitellchen sich in einem Rundstabe bis zur Bogenspitze fortsetzen. Man 
sieht in Abb. 291 auf der linken Seite deutlich, daß es sich um zwei durch einen tiefschattenden 
Raum getrennte Dreivereine solcher Dienste mit ihren einspringenden Zwischenkanten handelt, 
deren einfach tektonische Wirkung nur durch je eine große Scheibe mit Halbmondrahmung 
und Polygonalfüllung beeinträchtigt wird. Die eigentliche in der Tiefe dieser „gotischen“ Nische 
liegende Wand über der kleinen modernen Tür, die früher vielleicht überhaupt nicht bestanden 
hat, ist mehrfach in Felder geteilt, die einmal von Profilen umrahmt, einmal in der Lünette 
auf einem Muster ohne Ende aus fünfeckigen Sternen gefülltist. Sehr eigenartig ist das von einer 
reich verzierten Säule geteilte Fenster. Die Inschrift darunter wird von einem Bande umzogen, das 
sich im Mäander seitlich von einer Gruppe von Sechseckrosetten bis herab über den seitlichen 
Sockel zieht. Diesen umziehen Ornamente und ein seitlich in die Höhe steigender Wulst. 


2. DIE TIERMOTIVE. 

Unter der Muschelnische des Khar- 
puttores läuft in Flachrelief ein Tierfries 
hin (Taf. III, 1). Wir sehen außen zwei 
Löwen, dann in der Nische zwei Buckel- 
ochsen und in der Mitte einen Vogel. Er 
erscheint nach rechts fliegend zwischen 
den aufemanderzuschreitenden Paaren von 
Löwe und Zebu. Von Naturnachahmung 
kann, abgesehen von den allerallgemein- 
sten Gattungsmerkmalen, nicht die Rede 
sein. Der Steinmetz hat sich die Gestalten 
nach einem geläufigen Schema umrissen 
und ließ sie dann, indem er den Grund 
abarbeitete, in der Vorderfläche des Steines 
stehen. Diese Ausschnitte werden belebt durch eingeritzte Linien, die einmal dem Umriß parallel 
laufen, dann aber Details, wie Gesicht und Haare, geben. 

Ich stelle mit diesem Friese gleich zusammen, was der General pe BryLık sonst an Tier- 
motiven in Amida aufgenommen hat, zunächst noch am Kharputtore. Da beginnt links von der 
Nische, die der mit dem Tierfriese gegenüberliegt (Taf. IH, 2 und Abb. 292), eine Inschrift (Nr. 7) aus 
dem Jahre 297 H. (909/10), also aus demselben Jahre, der die Tiernische selbst angehört. Man 
sieht zwei Zeilen auf der zweiten Steinlage vom Boden, eine Zeile auf einem Quader dar- 
über und dann auf der vierten und fünften Steinschicht, ganz an die Kante des etwas ein- 
springenden Rundturmes gerückt, zwei Tierstreifen. Unten stehen sich wieder zwei Löwen 
gegenüber; ihre Haltung ist ähnlich wie an der Nische gegenüber, nur lebendiger: die Vorder- 
füße sind wie zum Sprung erhoben, der Schwanz über den Rücken zurückgeschlagen, der Kopf 
in die Vorderansicht gedreht. Trotz der Kleinheit der Darstellung — daher fehlen die Doppel- 
konturen — ist ganz deutlich, daß der Löwe rechts die Zunge aus dem Maule hängen läßt. — 
Über ihm erscheint in der nächsten Schicht auf einem Dreifuß ein Stamm, der zunächst eine 





Abb. 292. Dijarbekr, Kharputtor: Detail. 


DiE TIERMOTIVE. 345 


Nabe durchsetzt!, von der beiderseits je drei Äste herabhängen. Darüber endet der Stamm wie 
ein siebenarmiger Leuchter; von der Krone stehen langgestielte Trauben (?) ab. Die Vögel zu- 
seiten dieses „Lebensbaumes“ fliegen nicht, wie der eine gegenüber, sondern stehen mit er- 
hobenen Flügeln da; der eine links scheint, nach dem Schnabel zu urteilen, eine Ente darzu- 
stellen, der andere gegenüber ist gerade am Kopf zerstört, doch war er, scheint es, an der 
Traube pickend gegeben. Man beachte, daß die Ente sich allein auf einem schmalen Stein, 
Baum und Vogel dagegen zusammen auf einem breiten Stein befinden; ebenso auf einem breiten 
Stein die Löwen darunter. Vielleicht wäre die „apres la pose“ vorgenommene Anordnung etwas 
anders ausgefallen, wenn die Fugen anders lägen. — Zu beachten ist auch noch, daß sich auf 
dem Turm daneben auf einer Quader, wenn ich recht sehe, ein nach links hin galoppierendes 
Pferd skulpiert findet; darunter auf dem zweiten Stein eine Hand (?).? 

Zu diesen Darstellungen am Kharputtore kommen dann andere am Mardintore, abermals 
begleitet von Inschriften des Khalifen Muktadir vom Jahre 297 H. (909/10). Man sieht 
(Taf. II,2) rechts gleich neben dem Rücksprung am Turme selbst eine über drei Quadern neben- 
einander laufende Inschrift (Nr. 1), die am 
Steine rechts unten ganz kalligraphisch 
eine Rautenschnur zeigt. Auf der mitt- 
leren Quader schließen daran zwei schräg 
gegeneinander gestellte Vierfüßler mit er- 
hobenem Schwanz und Flügeln. Schwierig- 
keiten macht nur der Kopf: es wird sich 
wohl um Vogelköpfe, also um Greifen, 
handeln, deren Schnabel zusammengesetzt 
erscheint aus Kreis und Tropfen. — In 
der dritten Quaderreihe unter der zweiten 
Inschrift (Nr. 2) links sieht man auf einem 
Stein in der Mitte einen Kreis mit acht- 
teiligem Stern zwischen einem Löwen (?) 
rechts und einem Hirsch (Antilope) links, Abb. 293. Dijarbekr, Mardintor: Quaderfügung und Löwenrelief. 
beide nicht gegenständig, sondern in der- 
selben Richtung nach links hin angeordnet. Es ist natürlich fraglich, ob diese flüchtig aus- 
geführte Darstellung gleichzeitig ist mit der Inschrift darüber. Dasselbe Bedenken bezüglich 
der Datierung gilt für zwei gegeneinander anspringende Löwen, Abbildung 293, die ähnlich 
flüchtig in der 7. Quaderreihe unter der erstgenannten Inschrift auf einer Quader in der 2. Reihe 
vom Boden angebracht ist. Immerhin wird man die bisher vorgeführten Tierdarstellungen als 
geschlossene Gruppe aus der Zeit des Abbasiden Muktadir 909/10 behandeln dürfen. Im übrigen 
sind mir aus dem 10. Jahrh. und der Merwanidenzeit (990—1085) nur zwei Belege bekannt 
geworden: ein Löwe an der Brücke (Inschrift 135, S. 34, Taf. VI,2) und ein Löwe an einem 
Turm (Inschrift 15, S. 36). Erst mit den Ortokiden stellt sich das Material wieder auffallend 
reich ein, aber freilich in ganz anderer Art als früher. 

Der Großseldjuke von Bagdad Malik-shah, den wir als Begründer der jetzt bestehenden 
großen Moschee von Amida kennen lernten, hat einen Stadtturm mit einer fünfteiligen 
Inschrift (Nr. 16) versehen, die von einer kleinen Herde von Tieren begleitet wird (Taf. VII, 1 
und Abb. 294). Leider ist die Aufnahme nicht scharf genug, um über die einzelnen Motive mit 
Sicherheit entscheiden zu können. Unter der krönenden [ ]-Leiste sieht man zwei galoppierende 


Pferde (S. 40), diesmal unzweifelhaft an der Zäumung und den herabhängenden Steigbügeln 





ı Vgl. m. Kleinarmenische Miniaturenmalerei, Tübingen, 1907, S. 30 f. 
® Vgl. damit das Elfenbeinhorn von Jaszsereny (bei Hawrer, Altertümer des frühen Mittelalters in Ungarn, II, 
S. SSS f., (den Vertreter einer Gruppe, die wahrscheinlich wie die Sternkasten aus Mesopotamien stammt). 


Amida. 14 


>46 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES. 


kenntlich. Sie erscheinen in dem typischen Relief auf zwei längeren Steinen und nehmen 
einen Stein in die Mitte, auf dem eine Doppelnische angedeutet ist, mit einem Turban (?) 
auf dem Stein darüber (nach Bercuem bedeutet diese Mitte vielleicht einen Raubvogel, wie am 
Tor von Aleppo). Die erste Inschriftzeile steht zwischen zwei Löwen, zwei andere erscheinen im 
Mittellot unter der vorletzten Zeile; ihnen entsprechend sieht man am Ende dieses Zeilen- 
zwischenraumes zwei Vögel mit ausgebreiteten Flügeln. An den Seitenflächen des Turmes 
(Taf. VII, 1) scheinen noch weitere Tiere angebracht. 

Aus dem Jahre 1163 ca. stammt eine Tierdarstellung über dem äußeren Östeingange der Ulu 
Djami (Taf. XVI,1 und Abb. 24 und 25). Wir sehen am Ende der Bauinschrift (Nr. 24)! eine 
große Quader eingefügt, auf der in dem gewöhnlichen flachen Relief ein Löwe auf dem Rücken 
eines niedergebrochenen Rindes erscheint. Das Katzenartige ist gut zum Ausdruck gebracht, 
nur das Gesicht entbehrt, wie der Kopf des Rindes, der Belebung. Man beachte die Bildung 





Abb. 294. Dijarbekr, Stadtmauer: Turm und Inschrift vom Jahre 1059—90. 
der Halsfalten bei letzterem. — Aus der Zeit des Ortokiden Mahmud um 605 H. (1203/9) 


stammt die von einem vollständig heraldisch stilisierten Doppeladler und zwei pathetisch drein- 
schauenden Löwen begleitete Inschrift an dem Mauerturm B (Taf. XIX, 1, Abb. 40 auf S. 91) 
und eine andere ebenfalls mit Doppeladler, aber von vier Löwen begleitete Inschrift am Mauer- 
turm A (Taf. XVII, 1, Abb. 36, S. 89). In diesen beiden Beispielen sind die Tiere durch pro- 
filierte Rahmen von der Schrift getrennt. 

Diese Tiermotive von Amida wurden bisher absichtlich rein nach der Zeitfolge vorgeführt 
ohne Rücksicht darauf, daß in ihnen streng zwei Gruppen zu trennen sind, die ihrem Ursprunge 
nach sich in keiner Weise miteinander berühren. Da diese Erkenntnis für die Kunstgeschichte 
und Archäologie des Orients sowohl wie des Abendlandes grundsätzliche Bedeutung hat, sei 
ihrer Darlegung hier mit einiger Ausführlichkeit Raum gegeben. 

1. Die hellenistisch-dekorative Gruppe. Zu ihr gehören die Tierdarstellungen vom Jahre 
909/10 an den beiden Toren und vielleicht auch noch das Relief vom Jahre 1163 über dem 
Östeingange zum Vorhof der großen Moschee. Unter ihnen sind alle drei Hauptgruppen dieser 
Abteilung vertreten. 


! Datierbar im Vergleich mit Nr. 22. 


DıE TIERMOTIVE. 347 


Schreitende Tiere. Der Typus ist in monumentaler Ausgestaltung bekannt seit Auf- 
deckung der altpersischen Fließendekoration aus Susa im Louvre; man erinnere sich des Löwen- 
frieses. Neuerdings sind zahlreiche Beispiele vom Istartore in Babylon dazugekommen, phan- 
tastische Tiere darstellend." Kombinationen verschiedener Tierarten sind nicht ausgeschlossen ; 
die Herleitung des Tierfrieses unter der Muschelnische am Kharputtore aus dem Altmesopota- 
mischen unterliegt daher keinem Zweifel. Sie ist ungefähr gleichzeitig mit den Seidenstoffen, 
die sich in rheinischen Kirchenschätzen erhalten haben und die Namen von byzantinischen 
Kaisern des 10. Jahrh. tragen. So in Siegburg „em "Pwuavoü Koi Xpıotopwpou“ und in Düssel- 
dorf „em Kwvorav(Ttiv)ou kai Baoıeiou*.” Die Löwen sind durchaus im altmesopotamischen Typus 
paarweise aufeinander zuschreitend gegeben ohne ein die Mitte zwischen ihnen markierendes 
Motiv. Über ihrem Rücken erscheinen persische Palmettenbäume. Der Kopf ist grinsend nach 
vorn gewendet. 

Tiere in Wappenstellung. Die gegeneinander anspringenden, d.h. nicht einfach schrei- 
tenden Löwen kommen wiederholt vor. Sie erheben die eine Pfote und legen den Schwanz 
über den Rücken zurück. Bestes Beispiel am Kharputtore, gegenüber der Tiernische (Taf. III, 2). 
Es sei ausdrücklich bemerkt, daß auch in dem Friese schreitender Tiere an der Muschelnische 
des Karputtores (und auf den byzantinischen Seidenstoffen) schon eine antithetische Anordnung 
steckt. Die Tiere schreiten nicht gleichmäßig auf die Mitte, den Vogel, zu, sondern bilden 
selbständige Seitenflügel, als deren Richtungsmitte die Nischenkante wirkt. Einen zweiten Beleg 
für die Zusammenstellung von Löwe und Buckelochs findet ınan an der Mschattafassade.’ 
Für gewöhnlich ist die Mitte bezeichnet durch den Lebensbaum oder eine Vase. Unter den 
Beispielen von Amida ist für diese Wappenstellung mit betonter Mitte der Lebensbaum mit 
den beiden Vögeln heranzuziehen, wie er sich über der Löwenplatte am Kharputtore findet 
(Taf. III, 2). Für diese uralte, vor allem in Mesopotamien heimische Tradition werden nach- 
folgend Denkmäler genug aus dem Kreise von Amida beigebracht werden. Ich verweise hier 
schon auf eine Reihe von Stuckreliefs, die geeignet sind, eine Vorstellung von dem Reichtum 
des Tier- und Pflanzenornamentes in einer Art Technik zu geben, die zur Verkleidung von 
Ziegelwänden bestimmt war, deren Denkmäler aber leider infolge ihrer geringen Dauerhaftigkeit 
zugrunde gegangen und von der Kunstgeschichte vergessen worden sind. Ein Werk wie die 
Alhambra steht dann freilich gleich einem Wunder vor uns. Das ist es zwar, aber die größeren 
Phänomene dieser Art und die Muster dafür wären in mesopotamischen Denkmälern zu suchen. 

Tierkampf. Für diese Gruppe liefert Amida ebenso eine monumentale Lösung wie für die 
beiden andern; es ist der äußere Torbogen im Osten des Moscheenhofes (Tafel XVI, 1 und 
Abb. 24/5, S. 67), beiderseits flankiert durch Quadern mit einander entsprechenden Reliefs des 
Tierkampfes, darüber die Bauinschrift (Nr. 24). Man erhält hier em auch nach der Quaderfügung 
so einheitlich auf geschlossene symmetrische Wirkung hin gerichtetes Ganze, daß ebensowenig 
wie an der Muschelnische mit dem Tierfriese an einer ganz bewußten und traditionellen archi- 
tektonischen Schmuckart gezweifelt werden kann. Das ist prinzipiell von Bedeutung, weil alle 
diese Tierdarstellungen für die Zeit vor und nach 1000 n. Chr. zwar in Ost und West sehr 
häufig vorkommen, nirgends aber bisher der Zusammenhang mit der alten Schmuckarchitektur 
Mesopotamiens so unmittelbar belegt erscheint, wie in Amida. Freilich sind die Motive hier in 
Nordmesopotamien in Stein übertragen; ihre ursprüngliche Verwendung fußt, das darf nie ver- 
gessen werden, in anderem Material. 

Das von einem Löwen überfallene Rind ist nicht die einzige Tierkampfdarstellung in 
Amida. An dem polygonalen Südturm vom Jahre 1089—90 erscheint an den abgeschrägten Ecken 
unterhalb der Inschrift mit der Tierherde und über den drei Nischen eine Quader (Tafel VII, 1), auf 


! Mitteilungen d. Deutschen ÖOrientgesellschaft. Einzeltafeln als Beiblätter. 
2 Näheres bei DrEser, Künstlerische Entwicklung der Weberei und Stickerei; vgl. Bonner Jahrbücher, 1893, S. 22. 


3 Dreieck E, Jahrbuch d. preuß. Kunstsamml., 1904, S. 312. 
44* 


348 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES. 


der ich einen Adler mit einem Hasen (?) in den Klauen zu erkennen glaube; doch fehlt der 
Oberteil des Raubvogels; er scheint avant la pose gearbeitet und beim Versetzen ohne das zu- 
gehörige Oberstück eingefügt. Auch hier ist, wie am Moscheentore, dasselbe Motiv symmetrisch 
auch auf der Gegenseite ausgeführt zu denken.' Auch an dem von Texisr aufgenommenen Tore 
„du Galius* erscheinen an den seitlichen Türmen Tierkampfreliefs (vgl. Abb. 244 u. 329, S. 376). 

2. Die innerasiatischen Wappentiere. Es dürfte genügen, die Kunsthistoriker auf diese 
von Berenem oben S. 78f£., 90f. und 128 ausführlich behandelte, von den Türken nach Amida 
gebrachte Art des Tiermotives hinzuweisen. Ich kann die Untersuchung über das hier in aller 
Kürze systematisch geordnete Gebiet der Verwendung des Tieres in der bildenden Kunst 
von Amida nicht weiter ausdehnen, weil es gilt, noch zwei hervorragende Denkmäler zu betrachten, 
die bezeugen, wie außerordentlich beliebt diese ganze Gattung in Amida-Dijarbekr war. Sie 
erhielt durch den mit den Türken und Mongolen verstärkt eindringenden asiatischen Strom 
neue Nahrung. 

Die an den Mauern und Toren Amidas aufgenommenen Tierbilder geben nur einen 
schwachen Begriff der abergläubischen Beliebtheit, deren sich diese Motive bei Christen und 
Muslimen erfreuten. Es war oben schon davon die Rede, daß die spätantik-christliche Fassade 
der großen Moschee an ihren Verkröpfungen eine Unzahl von Tieren in Wappenstellung zeigt. 
Diese Symbole verbreiteten sich vom 4. Jahrhundert an und von Mesopotamien und Syrien 
aus derart, daß nur das Bedürfnis, die der Schrift Unkundigen durch das Bild zu unterrichten, 
die christliche Kunst verhinderte, damals schon von der figürlichen Darstellung, d. h. der antiken 
Tradition, ganz ab- und die Wege des Islam zu gehen. Für diese islamische Art geben zwei 
heute nicht mehr in Amida befindliche Denkmäler treffliche Proben. 


Die Ortokidenschüssel in Innsbruck. (Taf. XXI, 1 und Abb. 53 u. 295.)? Das Ferdinandeum 
besitzt eine kreisrunde Kupferschüssel von 26,75 cm oberem Durchmesser und 5 cm Höhe. Sie hat, 
in einer Achse angeordnet, massive Henkel mit mittlerer Verdickung und sitzt unten auf einem 
Ringfuß von 7,5 cm Durchmesser. Die Schüssel zeigt außen und innen die gleiche Schmuck- 
einteilung, einen breiten Randstreifen mit sechs in Abständen gereihten Kreisen, in der Mitte 
innen ein Figurenmedaillon, außen dafür den Fuß. Der gesamte Schmuck ist in Zellenemail 
ausgeführt. Die Schmuckmotive der Schüssel sind so dicht gedrängt über die Außen- und Innen- 
seite verteilt, daß auch nicht die kleinste leere Fläche übrig bleibt, das Email vielmehr wie ein 
feinmaschiges Netz ohne Unterbrechung ausgesponnen erscheint. Man könnte, an die Vorliebe 


des alten Orients für geometrische Gitter- und Netzmotive erinnernd — wie sie in Amida an 
den Säulenschäften der Westfassade beobachtet wurden — sagen, daß auf der Innsbrucker 


Schale Ähnliches aus Figuren hergestellt sei. Es wird schwer, sich in diesem dicht aneinander- 
gedrängten Vielerlei zurechtzufinden. Ich beschreibe zunächst die Tierdarstellungen. Verwendet 
sind sowohl Szenen des Tierkampfes, wie Tiere in Wappenstellung zuseiten des Lebensbaumes. 
Erstere Gruppen findet man in den sechs Kreisen des breiten Randstreifens. Sie wechseln auf 
der Innenseite der Schüssel (Taf. XXI, 1) mit Vogeldarstellungen, die zunächst dadurch auffallen, daß 
um die Köpfe Nimben gelegt sind. Der eine Vogel mit ausgebreiteten Flügeln, ein Adler, hält 
eine Schlange(?) in den Klauen; die beiden anderen sollen wohl Pfauen bedeuten: von dem 
dunkelblauen Körper gehen horizontal rote Federn ab, die in gelbe Halbmonde endigen. Unter 
den Füßen je ein gelber Ring. Die Tierkampfmedaillons zeigen zweimal dunkelblaue Flügel- 
löwen mit grünen Köpfen, einmal einen fleischfarbenen Löwen ohne Flügel über grünen oder 
einem schwarzen Tiere. Bezeichnend sind immer die zur Schaffung kleiner Zellen für das 

' Nebenbei sei auch noch hingewiesen auf die Münzen mit Szenen des Tierkampfes, die H. Nürzer in der 
Festschrift der numismatischen Gesellschaft 1893 veröffentlicht hat. 

” Ich verdanke die beiden Aufnahmen dem Entgegenkommen des K. K. österreichischen archäologischen Insti- 
tuls. Es wurde mir gestattet, die für den zweiten Band von Rırsı, „Spätrömische Kunstindustrie*, angefertigten Nach- 
billungen etwas verkleinert wiederzugeben. 


DIE TIERMOTIVE. 349 


Email notwendigen bunten Ornamente, die den Tierkörper ebenso überziehen wie die blauen 
Ranken mit bunten Enden den weißen Grund. Durch diesen heben sich die sieben Medaillons von 
dem übrigen blauen Grunde der Schüssel ab. Auf ihm erscheint zwischen den weißen Scheiben 
dreimal das zweite Hauptmotiv der Tierdarstellung mit dem Lebensbaum in der Mitte, hier 
Palmen mit weißen Stämmen und grünen Ästen um eine mittlere rote Raute. In den Zwickeln 
sitzt oben ein Paar grüner Fasanen (?), unten fleischfarbige Löwen unter Ranken. Auch auf 








Abb. 295. Innsbruck, Ferdinandeum, Ortokidenschüssel: Außenseite. 


der Außenseite der Schüssel (Abb. 295) sieht man zwischen den Kreisen dreimal die Palmen mit 
den Tieren und von den Kreisen selbst zwei Paare, gefüllt mit Adlern oder mit geflügelten 
Löwen, besser Greifen, die ein Tier in den Klauen halten. Es sind also innen alle sechs, außen 
vier Kreise und beiderseits je drei Zwischenräume, im ganzen also 16 von 24 Randfeldern mit 
den typischen Tierbildern gefüllt. Das mag die Beliebtheit des Motivs in Amida bzw. seinem 
Kunstkreise belegen. 


350 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN OÜRNAMENTES. 


Es wird nun doppelt interessant sein, festzustellen, welche Motive die übrigen acht Rand- 
felder und das zentrale Medaillon der Innenseite füllen. Vielleicht läßt sich von ihnen aus zu- 
rückschließen auf den Kunststrom, dem auch die Tierdarstellungen unmittelbar entnommen 
sind. Die drei Zwischenfüllungen der Innenseite zeigen einen Gitarrespieler, eine Tänzerin und 
einen Akrobaten, begleitet von bunten Vögeln in den oberen Zwickeln. Der Musikant ist bärtig 
und trägt ein ähnliches Kostüm, wie wir es noch an den Figuren des zentralen Medaillons sehen 
werden, nur in anderen Farben, die Tänzerin ist ganz hellenistisch mit geblähtem Schleier, 
allerdings in grünem Untergewand mit roter Jacke dargestellt, was wohl dem gegürteten Chiton 
entsprechen soll. In der Akrobatenszene balanziert ein Maun ein T-förmiges Gestell auf der 
Stirn; darauf steht einer Kopf, während zwei andere mittun.! 

Dieser Innenschmuck der Schüssel wird gegliedert durch den Inschriftrand und einen Or- 
namentstreifen um die Mitte, worin grüne Blattmotive in roten Pelten, umzogen von hellblauen 
Bogen mit dunkelblauen Zwickeln erscheinen. Diese Buntheit des Emails wird durchsetzt von 
den braunen Stegen des Kupfers, in das die Zellen eingetieft sind. 

Auf der Außenseite der Schüssel stehen in dem 
dritten Kreispaare zwei Ringer gegenüber einer 
sitzenden Gestalt, die Gitarre spielt, begleitet von 
einer zweiten Stehenden, die einen Becher anbietet. 
Zwischen den Medaillons wechseln die drei Palmen 
mit einer Tänzerin, einer Gestalt, die Gitarre und 
einer, die Flöte spielt. Für alle diese Motive lassen 
sich Parallelen im späthellenistischen-persischen und 
byzantinischen Bilderkreise nachweisen. Es bedarf 
. .: en dafür an dieser Stelle vielleicht keines Beleges, weil 

Abb, 206, Venedig, S:Marco-Alexanderrelief: eine einzige Figur genügt, diesen Zusammenhang 

klarzumachen. 

Im mittleren Rund der inneren Höhlung (Taf. NXI,1) sieht man auf weißem Grund 
eine jugendliche bartlose Gestalt im Brustbild über einen roten Bogen emporragen. Auf den 
langen Locken sitzt ein hohes gelbes Diadem mit rotem Rand und einem Oval zwischen Recht- 
ecken in der Mitte, über der ein Knopf erscheint. Die Hände halten vor dem Leibe grüne 
Stäbe, die über den Schultern in gelblichen Knollen endigen. Das blaue Gewand hat eine gelbe 
Bordüre um den Hals und zeigt ein gelbes herzförmiges Muster neben roten Kreisen auf den 
Armen und einem roten Rechteck mit grüner Mitte auf der Brust. — Zu beiden Seiten dieser 
Gestalt springen bunte, geflügelte Greifen auf, ihre blauen Schwänze scheinen sich unterhalb 
des Bogens, mit dem sie durch einen grünen Grund zu einer Einheit zusammengefaßt sind, 
zu kreuzen. Dazwischen rote Herzformen. Die Füße scheinen verbunden durch ein recht- 
eckiges gelbes Stück mit vier blauen Kreisen; daneben sieht man grüne Kreise mit ihren 
blauen Achsen. Es sollen wohl Räder sein; das Ganze stellt also einen König auf dem Greifen- 
wagen dar. Die Deutung macht keine Schwierigkeiten. Wir sehen Alexander den Großen, der 
sich durch Greifen, denen er Köder vorhält, auf einem Wagen in die Lüfte tragen läßt; die 
Greifen springen nach außen auf, wenden aber ganz richtig den Kopf zurück und empor nach 
den Ködern. Es ist also außer Zweifel ein hellenistisch umgebildetes orientalisches Sagenmotiv, 
das uns hier auf der islamischen Schüssel entgegentritt. Daß es im Mittelalter im ganzen 
Oriente sehr beliebt war, davon mögen die vier Beispiele eine Vorstellung geben, die ich neben- 
stehend abbilde. Abb. 296 zeigt ein Relief, das an S. Marco in Venedig eingelassen ist, aber 

















! Diese Szene hat bereits Hawreı (Altertümer des frühen Mittelalters in Ungarn II, S. 903) behandelt und mit 
verwandten Darstellungen verglichen. Unter ihnen ist besonders bemerkenswert das Horn von Jaszbereny, von dem 
Hanrer ausgeht; es dürfte mit seiner ganzen Gattung dem nordmesopotamischen Kunstkreise angehören. Vgl. dazu 
das oben S. 210 über den Bestand eines Theaters oder einer Arena in Amida Gesagte. 


DIE TIERMOTIVE. 351 


zweifellos aus dem ÖOriente stammt. Die Komposition baut sich hier auf der Horizontalen auf, 
die von der verlängerten Achse der Biga mit den wie auf unserer Schüssel in die Vorderan- 
sicht gedrehten Rädern gebildet wird. Alexander gibt das Mittellot; in den Ködern und den 
Drachen mit ihren Zügeln, Flügeln, Füßen und Schwänzen entwickelt sich ein Spiel diagonaler 
Richtungen, das in den über dem Leib Alexanders gekreuzten Schulterstreifen auch an der 
Hauptfigur wiederkehrt. Auf der Ortokidenschüssel beschränkt sich dieser dekorative Aufbau 














Abb. 297. Darmstadt, Museum: Relief eines Elfenbeinkästchens. 


mehr geschlossen auf die Köder, die Flügel und die horizontal verbundenen Arme Alexanders. 
Auch das Kostüm ist sehr wesentlich verschieden. Auf dem Relief von S. Marco ist Alexander 
leicht bärtig, trägt kurzes Haar und die Tiara mit Ohrgehängen. Die Schüssel zeigt ihn un- 
bärtig mit langen Locken, der typischen Krone und dem Gewand der christlichen Kaiser. Man 
vergleiche damit die Darstellung auf einem Elfenbeinkästchen in Darmstadt, Abb. 297,! wo 
Alexander ganz die Erscheinung eines byzantinisch-persischen Kaisers der Zeit nach dem Bilder- 
sturme angenommen hat. Die Anordnung der Wagenachse und der Deichseln kommt der 
Wirklichkeit in der Anordnung 
nahe, die Drachen springen 
symmetrisch nach außen auf, 
ohne sich um die Köder zu 
kümmern. Putti tauchen raum- 
füllend an den Seiten auf, ähn- 
lich wie in anderen Szenen des- 
selben Kästchens, auf dem per- 
sisch-indische Motive mit an- 
tiken wechseln. Abb. 298 zeist 
eine Darstellung der Greifen- 
fahrt, wie ich sie in der Peri- Abb. 298. Mistra, Peribleptos: Alexanderrelief 
bleptos von Mistra im Pelopon- 





nes aufgenommen habe. Die Wirkung ist heute durch das Fehlen der farbigen Masse des Grundes 
abgeschwächt. Diese Technik zusammen mit den der Darstellung auf der anderen Seite eines 


I Vol. Grarvex, Bonner Jahrbücher, Heft 108/9, S. 269 f. 


852 ZuR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ÖRNAMENTES. 


Mittelmedaillons entsprechenden Arabeskenstreifen läßt islamische Einflüsse wahrscheinlich 
erscheinen, wie sie um das Jahr 1000 in Hellas allgemein nachweisbar sind. Alexander ist ganz 
roh ohne nähere Merkmale angedeutet, sein Kasten ruht auf dem Rücken der symmetrisch in 
der Mitte zusammenstoßend gelagerten Greifen; die Stränge sind um die Stangen geschlungen, 
an denen die Köder recht augenfällig als Vierfüßler gebildet sind. Abb. 299 endlich gibt ein 
sehr rohes Relief, das ich 1888 im athonischen Kloster Dochiariu (unter dem linken Kirchen- 
fenster eingemauert) skizzierte Der „König“ mit den leuchterartigen Ködern, zu denen sich 
seitlich Löwenköpfe gesellen; neben dem schwungvoll gekneteten Wagen die Greifen mit er- 
hobenen Flügeln. Das Motiv ist bis nach Indien vorgedrungen und von dort aus durch den 
Buddhismus in das Turfangebiet getragen worden.! 

I a Ich sehe, was uns die Innsbrucker Schale an Motiven 

uI zeigt, im wesentlichen für westasiatisch an, auch die Gesamt- 





DN einteilung des Schmuckes. Man vergleiche dafür die kürz- 

! Ns Ga lich in Köln gefundene Glasschale mit vier großen um einen 

SI kleineren Kreis im Zentrum, alle gefüllt mit biblischen Szenen 

MIR: N \ nach Art der ähnlich eingeteilten Katakombenmalereien, mit 

Fe Ya g denen die Kölner Schale gleichalterig ist.” Auch vergleiche 

Abb. 289. Athos, Dochiariu: Alexanderrelief, man aus der Spätzeit, der die Ortokidenschüssel selbst ange- 

hört, das Deckenmosaik des Rogerzimmers im Normannenpalast 

zu Palermo, wo die Medaillons über die Rippen des Kreuzgewölbes hinweggehen, die abend- 

ländische Konstruktion also der importierten orientalischen Dekoration im Wege ist. In den 

Medaillons Fabeltiere, Löwen, Greifen und im Zenit ein Adler mit dem Hasen in den Krallen. 

In frühmittelalterlicher Zeit ist das Motiv der radial gestellten Kreise um einen Mittelkreis oft 
und oft verwendet worden, besonders in byzantinischen Deckenmosaiken. 

Auch daran ist nicht zu denken, daß die Technik, Zellenschmelz auf Kupfer, vom Osten 
her, wie KarAaBAcer®, MiGEon! und Martıy® angenommen haben, aus China importiert sein könnte." 
Das hat während der Drucklegung dieses Buches Otto v. FAuLkE? gezeigt. Er leitet die Technik aus 
Byzanz her, urteilt aber vernünftig, wenn er meint, es sei sehr wohl möglich, daß die Innsbrucker 
Schüssel nicht in der Hauptstadt selbst, sondern in einem provinziellen Betrieb des oströmischen 
Reiches entstanden sei. Ich habe seit Jahren Armenien als Zentrum dieser Kunstgattung im 
Auge und wundere mich gar nicht, ein Schmelzwerk vom Ausgange des frühen Mittelalters an 
der armenisch-persischen Grenze lokalisiert zu finden. Auch das Auftreten der Tauschiertechnik 
mit dem Zentrum in Mosul überrascht unter diesen Umständen nicht. Für diese Mosul- 
bronzen ist eine Fülle von spätantiken und byzantinischen Vorläufern namhaft zu machen.® Es 
fehlt auch für die Technik der Ortokidenschüssel von Innsbruck nicht an älteren Parallelen aus 
dem Westen. Hauptstück, freilich in einer Art Grubenschmelz, ist die Flasche von Pinguente 
(Istrien) im Wiener Hofmuseum.” Dazu kommen die Fragmente eines Seitenstückes in größerem 
Format im Kunstgewerbemuseum in Berlin (SS, 179/180); sie sollen, wie mir Lessing sagte, im 
Tiber gefunden sein. Beide Denkmäler dürften nach der Einteilung des Schmuckes und den 
Motiven vorderasiatisch aus der zweiten Hälfte des ersten Jahrtausends unserer Zeitrechnung 
sein. Mit ihnen sind vielleicht zusammenzustellen andere Funde aus der Völkerwanderungszeit, 
wie die Schöpfkelle von Arolsen u.a.!’ Ich meine also, es kann durchaus an dem Mangel bzw. 









! 


7 N 


' Vel. Grünwener, Zeitschrift für Ethnologie 1909, S. 906, Abb. 13. 
* POPPELREUTER, Zeitschrift für christl. Kunst, 1908, Sp. 67 f. 
® Beiträge zur Gesch. d. Mazjaditen, Leipzig 1874. — * Gazette des beaux arts 1906 und Manuel, p. 156. 
> A history of Oriental carpets, S. 110. — ® Vgl. dazu Bushell, L’art chinois, trad. d’Ardenne de Tizac, p. 2571. 
° Monatshefte f. Kunstwiss., II (1909), S. 234 f. 
Vgl. RosexBers, Geschichte d. Goldschmiedekunst. 
' (azette arch. 1884, pl. 18/19, p. 133. Rıeer, Spätröm. Kunstindustrie, S. 188 f. — !% LinpenscHeipr, III, 11, 3. 


DiE TIERMOTIVE. 3: 


dem Unbeachtetsein der einschlägigen Denkmäler liegen, daß uns die Ortokidenschüssel von 
Amida so überraschend neu anmutet. 

Soweit hatte ich geschrieben, als mir das Manuskript Bercnexs S.120f. zukam. Das Protokoll 
der Inschrift ist das eines Dynasten des 12. Jahrhunderts und erinnert besonders an das des 
Ortokiden Kara-arslan von 561 (1166) in einer Inschrift von Kharput. BERCHEM entnimmt ge- 
wissen Fehlern in der arabischen Inschrift, daß die Schale nicht am Hofe des Bestellers Dawud 
ibn Sukman ibn Urtuk ausgeführt sei, sondern auswärts. Dawud war seit ca. 508 (1114) 
Herr von Kaifa, um 519 (1125) wurde er es auch in Kharput; er starb 539 (1144). Daß 
die Innsbrucker Schale nicht in diesen Städten gearbeitet sein kann, würde belegt, meint 
BERCHEM, durch die Naskhischrift des Arabischen, die um 1114—1144 im Kreise von Amida 
ausgeschlossen sei. Dieses Merkmal weise eher auf Zentralasien, woher auch Spiegel chi- 
nesisch-mongolischer Art stammten, die der Innsbrucker Schale verwandt seien, darunter ein 
Spiegel im Museum Cernuschi, der angeblich 730! entstanden sein soll. Ich hätte gegen letztere 
Datierung nichts einzuwenden, da ich überzeugt bin, daß der chinesische Einfluß nicht erst 
mit den Türken und Mongolen nach dem Westen kommt?; mehr wird es darauf ankommen, 
auch nachzuweisen, daß das Drachenmotiv des Cernuschi-Spiegels in China selbst schon 730 


möglich war. Wie dem auch immer sei — man beachte, daß auch Marrıx bei der Innsbrucker 
Schale chinesische Einflüsse annimmt — ich glaube doch nicht, daß die Schale im Osten ent- 


standen ist. Vielmehr könnte die Sachlage so sein, daß ein aus Iran oder Transoxanien 
stammender Künstler die Schale am Hofe Dawuds mit Benutzung einheimischer Motive her- 
gestellt hat. Jener Kalligraph, der die Inschriften 32 und 34 von Amida in den Jahren 1228 
und 1236/7 ausführte, Meister Dja’far war aus dem Westen, aus Aleppo nach Amida gekommen. 
Ähnlich kann auch ein zentralasiatischer Handwerker an dem Hofe Dawuds gelebt haben. Ich 
finde in den ÖOrnamentmotiven nichts, was auf den Osten wiese. Denn auch die Deutung 
einzelner Tiere durch BErcHEm auf Wappentiere ist für mich nicht überzeugend. Schon der 
„sungur de Dawud“ ist nach dem rein ornamentalen Charakter der ganzen Dekoration unwahr- 
scheinlich und das Flügelpferd „sawghun“ wird wohl überhaupt ein Greif sein. 

Dazu kommt, daß die Innsbrucker Schale sowohl nach der Einteilung ihres Schmuckes, 
wie nach einzelnen Motiven vorzüglich hereinpaßt zwischen die späthellenistisch-byzantinische 
Kunstweise und die Gruppe der sog. Mosulbronzen. Wären nicht die arabischen und per- 
sischen Inschriften, so könnte man die Schale ohne viel Zwang als orientalisch aus frühchrist- 
licher Zeit ansehen. Für die Technik habe ich Parallelen angeführt. Die Mosulbronzen 
wachsen aus Schöpfungen hervor, wie unsere Schale sie in einem einzigen Beispiel vertritt. 
Auch die Technik widerspricht dem nicht: sie ist eine hellenistisch-orientalische; man lese nur 
nach, was Marc RosExBEr@G kürzlich in seiner Geschichte der Goldschmiedekunst über das Niello 


! Bezüglich der Datierung vgl. oben 127. Berrcuem schreibt dazu nochmals gelegentlich der Korrektur: „Die 
Inschrift am Cernuschi-Spiegel ist sicher S29—30 datiert, doch ist das Datum bei der Schriftart höchst auffallend, 
da letztere eher in das 5. Jh. Hidjra gehört. Auch die Inschrift mit dem Datum mag, wie die an der Rückseite, im 
Namen Idris II. nachträglich in Marokko graviert worden sein. Somit ist die Frage nach diesem Spiegel noch sehr 
im Dunkeln und muß für sich studiert werden. Damit fällt auch einstweilen ein Hauptstück für den Vergleich 
mit der Innsbrucker Schale. Immerhin bleibt die Tatsache bestehen, daß keine bekannte Inschrift aus der ersten 
Hälfte des 12. Jhs. dasselbe Naskhi aufweist, während es auf persischen Münzen (Samaniden) bereits früher erscheint 
(im 10. Jh.). Andererseits dürfte das Naskhi als frühestes Beispiel in Steininschrift bereits 483 (Hidjra) auf dem großen 
Minaret in Aleppo vorkommen (nach HerzreLn ist die Datierung ganz sicher, das Datum steht da, es fragt sich nur, 
ob es sich auch auf den rundschriftlichen Teil der Inschrift bezieht, das Datum und der Hauptteil der Inschrift 
sind kufisch). Kurz, das einzige Beispiel einer rundschriftlichen Inschrift in Stein vor Mitte des 12. Jhs. ist Aleppo, 
Minaret der gr. Moschee (nach Herzrerp sicher); andererseits viele Beispiele einer solchen auf Münzen schon früher, 
doch in Persien. Die ganze Frage liegt somit noch sehr im Dunkeln, und es kann aus der Schrift nichts Bestimmtes 
zum Ursprungsort der Schüssel gefolgert werden, höchstens daß sie nicht in Amida-Kaifa oder doch von einem (wie 
Sie vermuten) fremden Künstler gemacht wurde.* 

® Vgl. Jahrbuch der Kgl. preuß. Kunstsammlungen 1903, S. 147 f. r 

Amida. 45 


354 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ÖRNAMENTES. 


zusammengestellt hat, und halte dazu folgende Tatsachen. Die islamische Tauschierkunst ist 
schon 216 H. (831 n. Chr.) belegt durch die Bronzetür Ma’muns an der Omarmoschee zu Jerusalem 2 
die byzantinische durch die nur wenige Jahre jüngere am Südende des Narthex der Sophien- 
kirche in Konstantinopel.” Es folgen dann die italienischen Ageminatüren in Amalfi, S. Paolo 
fuori, Venedig u.a. ©. — kurz, die Mosulbronzen haben Vorläufer in Massen. Ihre Eigenart liegt 
im starken Vorwiegen persischer 
und im Eindringen chinesischer 
Motive®. Unter ihrem Motiven- 
schatz findet sich übrigens auch 
das Alexanderschema, und zwar 
verwendet für die Darstellung 
von Sonne und Mond, so auf 
dem Metallbecken des Atabeks 
Lulu von Mosul (1233 bis 1259) 
in der Königl. Bibliothek zu 
München.* 


Die Stuckreliefs aus Dijar- 
bekr im Museum zu 
Konstantinopel. 


Im Jahre 1905 fand ich 
unter den Neuerwerbungen des 
Kais. ottomanischen Museums 
in Konstantinopel (Nr. 13927) 
eine größere Reihe von Stuck- 
fragmenten, die nach den An- 
gaben der Direktion aus Dijar- 
bekr stammen. Es wurde mir 
gestattet, diese Reliefs zu ord- 
nen. Um sie vor weiterer Zer- 
störung zu behüten, gruppierte 
ich sie in fünf Felder, die mit 
Gips in feste Rahmen einge- 
gossen wurden. Dienachfolgend 
veröffentlichten Aufnahmen 
danke ich der freundlichen 
Vermittelung des Direktors 

Abb. 500. Konstantinopel, Kais. ottoman. Museum: Stuckfragmente aus Dijarbekr. Haus, Epuem.?” Man rechne da- 
mit, daß die Fragmente in den 

Photographien nur auf die Hälfte etwa, die beiden Stücke mit Buchstaben sogar noch weniger 
verkleinert sind, dafs es sich also um eine Dekoration in sehr kleinem Maßsstabe handelt. Das 
große Inschriftfragment (Abb. 300) ist 0,135 m hoch; das ist zugleich die Breite des Frieses, 
den das coufique fleuri bildete. Wir sehen oben und unten einen profilierten Rand. Die oben 
palmettenartig endenden Hasten sind durchsetzt von einer dünnen Ranke, an der ich nur her- 








! Becker, Zeitschrift f. Assyriologie, 1904, S. 105; BercHem, Inser. arabes de Syrie, S. S, Taf. II, 4. 

® SALZENBERG, Taf. XIX, LetHaey and Swarsson, The church of S. Sophia, p. 269. 

"Vgl. Miseox, Manuel, p. 165 f. — * Vgl. Sarke-BercHen, Münchener Jahrbuch f. bild. Kunst, 1907, 1. 

° Sie sind inzwischen von Sarg, Seldschukische Kleinkunst, Taf. IV/V, ohne Kenntnis meiner Intervention ver- 


veröffentlicht worden. 





DıE TIERMOTIVE. 355 
vorheben möchte, wie die Spitze sich in einen Knopf einrollt. Das zweite Inschriftfragment 
zeigt, daß die Ranken bisweilen auch mehrfach parallel gelegt waren. Darüber in Abb. 300 die- 
selbe Ranke um einen Pfau gelegt, dessen Kopf entweder zerstört ist oder von Anfang an 
fehlte, so daß die Tendenz, den Tierleib völlig im Sinne der schöngeschwungenen Linie zu ver- 
wenden, dadurch besonders auffällig wird. Der Pfau füllt eine rechte Ecke, in die links zwei 
Bogen übereinander mit dem Randprofil einschneiden. Abb. 301 zeigt eine andere Art der 
Füllung dieser Zwickel. Wir sehen gegenständig Löwen angeordnet, die neben dem oberen 
Bogen Kopf und Vorderfuß erheben. Hinter ihrem Rücken ein Drachenkopf mit geöffnetem 
Rachen, nicht das Ende des 
Schwanzes, sondern eher zur 
Ranke gehörend. Neben dem 
unteren Bogen könnte vielleicht 
die Ranke allein oder ein zwei- 
tes Tier die Füllung besorgt 
haben. Ich weiß nicht, ob unter 
den Füßen des Löwen nicht 
ein Vogelkopf erscheint. Kei- 
nesfalls gehört dahin das Stück 
in der Mitte mit dem schlanken 
Hinterteil eines Tieres, weil am 
Rande der Knopffries fehlt, 
von dem die Löwenfragmente 
umrahmt sind. Die Ranke 
selbst bildet am rechten Rand 
Achter. Dieses Motiv, rein geo- 
metrisch als Stab durchgeführt, 
erscheint in Abb. 302 zwischen 
oder neben Sirenen in Ranken, 
d.h. Vögeln mit Menschenkopf. 
Die Vögel stehen auf hohen 
Beinen mit Sporen, der Leib 
mit den leicht gehobenen Flü- 
geln wird im Profil gesehen, 
der Kopf dagegen, der aus einer 
Art Halskrause hervorsieht, ist 
nach vorn gedreht und trägt 
eine Krone. Man folge dem 
Linienzuge der dünnen Ranke, 





der Bildung der zwei- oder drei- Abb. 301. Konstantinopel, Kais. ottoman. Museum: Stuckfragmente aus Dijarbekr. 
teiligen Palmettenendigungen, 

beachte auch die krabbenartigen Ansätze dazwischen und wird finden, daß die vier Fragmente 
derart genau übereinstimmen, als wären sie alle aus einer Form hervorgegangen. Außer der 
Sirene findet sich auf den Fragmenten auch ihre Parallele, die Gorgo (oder Sphinx), der Tierleib 
mit Menschenkopf. Wir sehen einen Rest davon in Abb. 303 links oben. Der Kopf steht wieder 
in Vorderansicht, der Leib, an den Flügel anzusetzen scheinen, im Profil. Am Halse ist ein 
rautenförmiger Kragen bemerkbar. Auch dieses Stück bildet noch einen Bogenzwickel mit den 
typischen Ranken. Rechts gegenüber sieht man das Fragment eines Reiters auf einer breiten Tafel, 
deren rechte untere Ecke erhalten ist. Das Pferd schreitet nach links und hebt den rechten Vorder- 
fuß. Ein Bogen quer über den Hals könnte als einziges Zeichen einer Zäumung genommen werden. 

45* 








ZUR GESCHICI 


BI 2 
oltoman. Museu 


ITE DES ISLAMISCHEN 


m: Stuckfragmente 


u, 


aus Dijarbekr, 





ÜRNAMENTES. 


Der Reiter sitzt ohne Bügel 
in einem Rock, dessen 
linden zurückflattern, wäh- 
rend Schenkel und Gesäß 
unbedeckt bleiben. Die Arme 
der unverhältnismäßig gro- 
ßen Gestalt sind über den 
Kopf des Pferdes erhoben. 
Die Ranke schlingt sich 
zwischen den Hinterfüßen 
durch und füllt den Grund 
hinter dem Rücken des Rei- 
ters. Es sind noch zwei 
mandelförmige Stücke, teils 
vollständig, mit einem An- 
satz unten, teils fragmentiert 
da: in einem Flechtband- 
rahmen eine in Vorderan- 
sicht mit weiten Hosen auf 
dem Boden hockende Gestalt 
zeigend, die in der Linken 
einen Pokal seitlich erhebt 
und dazu die Rechte vor die 
Brust hält. Sie trägt eine 
spitze Kopfbedeckung. Im 
Grunde neben ihr sieht man 
als Füllung Knöpfe, einzeln 
oder zu dreien. Daneben links 
ein kleines, falsch gestelltes 
Fragment, das links einen 
Schlangen- oder Drachen-, 
rechts einen Löwenkopf zeigt. 
In Abb. 304 endlich sind die 
besten Stücke einer Masse von 
Örnamentstreifen zusammen- 
gestellt, auf denen man vor- 
wiegend schön bewegte Tiere 
laufend auf der Folie zarter 
Wellenranken dargestellt sieht, 
oben vielleicht Löwen, unten 
Ziegen oder Gazellen, allenach 
rechts bewegt. Man beachte in 
den Ranken die Neigung zu 
asymmetrischer Bauchung der 
Blattspitzen. Unten das Bei- 
spiel eines fein in Licht und 
Schatten wirksamen geometri- 
schen Ornamentes von achttei- 
ligen Rosetten in Stabwerk, 
das um sie aus Rundstäben 
achteckige Sterne bildet. 


op 


DıiE TIERMOTIVE. 357 


Für die Art, wie diese Fragmente einst angeordnet gewesen sein dürften, ist ein anderes 
angeblich ebenfalls aus Dijarbekr stammendes Ornamentstück heranzuziehen, das Abb. 305 gibt. 
Es ist bereits mehrfach besprochen, so von MrsEon!, der es als „fronton de porte“ abbildet, und 
von Marrın,? der richtig angibt, daß es aus Upper Mesopotamia stammt, es um 1100 ansetzt 





Abb.304. Konstantinopel, Kais. ottoman. Museum: Stuckfragmente aus Dijarbekr. 


und mit einem in seinem Besitz befindlichen armenischen Manuskript von 1201 vergleicht. 
BERCHEM teilt mir mit, die kufische Inschrift enthalte nichts Historisches, das Stück sei nach 
ihr ins 11. oder 12. Jahrhundert anzusetzen. Wir sehen zwei Bogen, zusammengefaßt durch 
einen [ ]|-förmigen Aufsatz. Oben läuft, wie es auch von den Inschrift- und Streifenornamenten 
aus Stuck zu erwarten ist, ein horizontales Band, darunter sind Tiere gegenständig in Ranken 


zu sehen, einmal in der Mitte Vögel, 
über den Bogen Greifen. In den 
Bogen wechseln vier Spitzen mit drei 
fast vollen Kreisen. Dergleichen ist 
von der Stuckdekoration, deren Reste 
in Konstantinopel liegen, nicht zu 
erwarten ; dort herrscht der überhöhte 
(Spitz-)Bogen, wahrscheinlich von 
der Art, wie er im 11. und 12. Jahr- 
hundert an den Fatimidenbauten 
Kairos beobachtet wird, d. h. mit in 
der Spitze zusammenlaufenden Tan- 
genten, eine persische Form, die an 
Makam Ali am Euphrat schon im 
10. Jahrh. vorkommt (Abb. 306).° 








! Manuel d’art musulman, p. 76. — ° A history of Oriental carpets, p. 108, bzw. 111. 
® SARRE, Jahrbuch d. Kgl. preuß. Kunstsamml. 1908, S. 1f. Diesen Bogen zeigen schon die persischen Export- 


waren der Völkerwanderungszeit. 


358 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ÖRNAMENTES. 


Dieses letztgenannte Denkmal kann zugleich mit einem andern mesopotamischen, dessen Stuck- 
reste sich in Berlin befinden!, als bestes Vergleichsmaterial für unsere Fragmente dienen. 

In diesen drei Denkmälern liegen Beispiele einer Schmucktechnik vor, mit der man nicht 
gewohnt ist, als einem entwicklungsgeschichtlichen Erreger allerersten Ranges im frühen Mittel- 
alter zu rechnen. Und doch muß die Verkleidung von Ziegelbauten durch Stuckornamente als 
einer der Hauptwege betrachtet werden, auf dem orientalische Einflüsse nach dem Westen ge- 
langten. Mesopotamien war dafür, wie für alle Verkleidungstechniken, z. B. für alle Arten von 
Mosaik, dann in Vorhängen von Seide und Wolle, das eigentliche schöpferische Stammland. 
Die Spuren in den Sasanidenbauten sind vorläufig gering; viel wertvoller ist, was sich im 





Abb. 306. Makam Ali, Moschee: Stuckornamente. 


Abendland und in Ägypten von mesopotamischen Stuckarbeiten nachweisen läßt. Ich habe das 
Material kürzlich in einem Aufsatze über die persisch-hellenistischen Stuckornamente in Cividale 
zusammengestellt.” Hier wird es sich darum handeln, nachzuforschen, ob die Stuckornamente 
im K. ottomanischen Museum den bisher bekannt gewordenen mesopotamischen Stuckorna- 
menten entsprechen oder eine neue Art vertreten. Ich muß unter diesem Gesichtspunkte die 
einzelnen Ornamentsysteme kurz charakterisieren. Sie dienen alle der Architektur, mit Ausnahme, 
scheint es wenigstens, der Berliner Medaillons, die in ihrer quadratischen Form durchaus als 
Muster ohne Ende in der Art von Seidenstoffen gedacht sind. Ich bilde sie hier ab (Abb. 307),? 


! Ebenda, S. 7. — ? Das orientalische Italien, Monatshefte f. Kunstwiss., I (1908). 
' Ich verdanke die Photographie Friedrich Sarre. Vgl. dessen Publikation im Jahrbuch a. a. O. 


DIE TIERMOTIVE. 359 


weil auch sie Tierdarstellungen enthalten, daher ihr Verhältnis zu den Fragmenten aus Dijarbekr 
erörtert werden muß. In den Medaillons kommen zwei Füllungen vor: sind die Knöpfe am 
Rande einreihig, so sind Flügel in Wappenstellung genommen; die Kreise mit zwei Knopfreihen 
dagegen zeigen gelagerte Steinböcke. Diese, an sich sasanidisch, werden in diesem Ursprunge 
noch besonders durch das flatternde Halsband bestätigt. Das Flügelmotiv aber ist das typische 
Kennzeichen der sasanidischen Krone.! Sasanidisch endlich sind auch die Zeichen zwischen 
den Flügeln; man lese darüber SarrE (a. a.O., S.6) nach. Die Datierung anlangend, halte ich 
dafür, daß diese Muster zwar noch viele 
Jahrhunderte in Übung blieben, im vorlie- 
genden Falle aber doch noch in sasani- 
discher Zeit selbst entstanden sind. Daher 
wird dann auch das dritte Motiv, der Pflanzen- 
kandelaber mit Vögeln, dieser frühen Zeit 
angehören. Ich komme darauf zurück und 
möchte an dieser Stelle nur noch bemerken, 
daß die Erörterung der untektonischen 
Flächenfüllung durch Tiere und figürliche 
Darstellungen, wie sie sich auf der Inns- 
brucker Schale, auf Elfenbeindiptychen und 
den Mosulbronzen findet, hier etwa anzu- 
schließen wäre. Doch sind bis jetzt keine 
Beispiele aus dem Gebiete der Stucktechnik 
bekannt geworden. 

Im allgemeinen herrscht in der nach- 
sasanidischen, d. h. frühislamischen Zeit in 
Persien ein Ornament, in dem die Verwen- 
dung von Lebewesen vermieden ist. Belege 
dafür bieten die offenkundig auf Mesopota- 
mien zurückzuführenden Stukkaturen der 
Tulun-Moschee in Kairo von 876 —879 
(Abb. 308). In diese Reihe gehört auch ein 
Parallelbeispiel aus Mesopotamien selbst 
(Abb.309), die neuerdings auch von VIOLLET? 
aufgenommene Moschee von Rakka (vgl. 
oben S. 145). Zwar ist nur das Kapitell der 
in die Pfeilerecken gestellten Säulen erhalten, 
dieses aber ist durchaus verwandt mit ein- 
zelnen Stuckkapitellen der Ibn Tulun. Daraus 
läßt sich auch auf die übrige Ornamentik 
schließen. Hierher sind ferner zu zählen die 
etwa fünfzig Jahre später als die Ibn Tulun- 
Ormamente entstandenen Stuckarbeiten im 
Haikal des jakobitischen Klosters an den 
Natronseen, die wahrscheinlich auf den Abt Moses aus Nisibis, einem Orte zurückzuführen 
sind, der mit Amida und Edessa zusammen das kunsthistorisch bedeutungsvolle Städtedreieck 
im nördlichen Mesopotamien bildet.” Ich gehe dieser Gruppe nicht weiter nach, bleibe viel- 











Abb. 307 Berlin, Kaiser Friedrich-Museum: 
Stuckfragmente aus Mesopotamien. 


! Vgl. mein Mschatta, S. 320 f. 
2 Description du palais de al-Moutasim, pl.I. Ich gebe eine Aufnahme von Miß Berı. 
3 Vgl. darüber Mschatta, S. 342. 


360 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN OÜRNAMENTES, 


mehr bei dem Ormament mit Tierfiguren und gehe über auf jene Gattung, die, wie die Orna- 
mente der Tulun und im Deir es-Suryani, immer in Verbindung mit einem architektonischen 
Grundschema auftritt. 

Bei Besprechung des geläufigen Schemas kann von der Nische am Turm I von Dijarbekr 
ausgegangen werden (Abb. 237), die BERCHEM in die Zeit Muktadirs 909/10 datieren möchte. Wir 
sehen über den Säulen einen [ ]-förmigen Aufsatz, in den ein Muschelbogen einschneidet. Die 





Abb. 308. Kairo, Moschee des Ibn Tulun: Stuckornamente. 


Zwickel sind mit Vögeln geschmückt. Dieses Arkadenmotiv kann für die christliche Kunst als 
das Lieblingsmotiv der syrischen Teile von Mesopotamien bezeichnet werden. Von hier aus 
hat es in der Handschriftenmalerei seinen Siegeszug durch fast alle christlichen Länder an- 
getreten, mit den Kanones nämlich der Evangeliare. Davon war schon oben $. 203 die Rede. 
Dem ersten 586 datierten syrischen Beispiel aus dem Johanneskloster von Zagba in Mesopo- 
tamien etwa gleichaltrig sind griechische Handschriften in London! und Wien’, die aber im 
Ornament ebenso unzweideutig auf Syrien führen wie der lateinische Kalender vom Jahre 354.? 


! HasELoFF, Codex purp. Rossanensis, S. 43. 


WiıckHorF, Jahrbuch der Kunstsamm]. des Allerh. Kaiserhauses XIV, 196 f. 
Ergänzungsheft I des Jahrbuchs des k. deutschen arch. Instituts. 


Dis TIERMOTIVE. 361 


In  karolingischen 
und byzantinischen 
Evangeliaren sind 
diese Arkaden stän- 
dig zu finden. Suche 
ich nach Parallelen 
für die Stuckorna- 
mentevon Dijarbekr, 
so bieten sich in 
erster Linie arme- 
nische Evangeliare 
zum Vergleiche dar. 
Vat. arm. 3, nicht 
nach 1250 in Kili- 
kien geschrieben!, 
zeigt auf Fol. 5" bis 
135" die Kanones in 
völlig persisch-ara- 
bischer Art und Fol. 
317’ eine überra- 
schende Analogie für 





Abb. 309. Rakka, Moschee: Reste der alten Stuckornamente. unsere Stuckfrag- 











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Abb. 310. Rom, Vat. gr. 354, fol. 4r Abb. 311. Rom, Vat. gr. 354, fol. 14r, 


" Maı, Cat. cod. orient. Bibl. Vat., p. 240. 
Amida 16 


8062 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES. 


mente. Vat. gr. 354, ein griechisches Evangeliar, das nach der Eintragung Fol. 234» von einem 
gewissen Michael im Jahre 6457 (948/9 n. Chr.) geschrieben ist, wahrscheinlich auch in 
einer Persien naheliegenden Gegend oder in Persien selbst, zeigt Fol. 1— 16" Arkaden 
mit Tiermotiven in den Medaillons der Lünetten, 17" den Matthäusanfang mit einer Vogel- 


ET) INSEL RIESTER G, 420 Berl le 
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RÄT: 


Abb. 312. Lemberg, Armenisches Evangeliar vom Jahre 1198: Hypothesis. 


initiale, 78" und » Arkaden, 79 den Anfang des Markusevangeliums mit vier Medaillons, 
darin Adler, Greif, Pfau und noch ein Vogel; 115°’—117’ wieder Arkaden, dann den Lukas- 
anfang mit Bandgeflechten in Medaillons, endlich 179' und Y Arkaden und 180" vier orna- 
mentale Medaillons am Johannesanfang, alles in schmutzigen Farben rot, blau und gelb 
gezeichnet. Ich hebe den Schmuck einiger Arkaden heraus. 1" zwei Hasen, übereinander 
an einer Traubenranke, 1» Greif mit zwei Enten, 2» Greif mit Hasen und zwei Hähnen, 


DıE TIERMOTIYVE. 363 


3» und 4’ Hirsch an Lebensbaum und Vögel (Abb. 310)!, 4” 5" Elefant und zwei Vögel. 
Dann erst beginnen 5» die Kanones, alle mit Vorhängen zwischen den Säulen, in der Be- 
krönung zunächst mit geometrischen Ornamenten und Vögeln, 12" Vögel über einem Hasen, 
12» der typisch-persische Drache mit Pfauenschwanz?, 13" ein heraldisch einköpfiger Adler und 
dann wie auf der Innsbrucker Schale 14" zwei radschlagende Pfauen (Abb. 511). Man möchte 
fast glauben, die Emailschüssel von Innsbruck und die Miniaturen müßten am selben Orte 
entstanden sein. 

Den Stukkaturen aus Dijarbekr am allernächsten kommen armenische Miniaturen wie das 
Lemberger Evangeliar vom Jahre 1198, das in Kilikien entstanden ist (davon unten mehr). Ich 


2 5 
EB t8 


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% 














Abb. 313. Jerusalem, Jakobskirche: Abb. 314. Jerusalem, Jakobskirche: 
Armenisches Evangeliar vom Jahre 1272: Lukasanfang. Armenisches Evangeliar vom Jahre 1272: Kanonesarkade, 


reproduziere hier Fol. 2 (Abb. 312), die Hypothesis. Man sieht über dem geraden Architrav 
Hufeisenbogen in mehreren Ornamentzonen. In der mittleren kriechen durch die Ranken 
Drachen und darüber sind — wie als Bekrönung des Ganzen — Pfauen mit verschlungenen 
Hälsen gegeben. Uns interessieren wegen der Analogie mit den Stukkaturen besonders die 
Zwickelfüllungen zwischen dem äußeren Hufeisenbogen und der [ |-förmigen Umrahmung: 
auch da erscheint wieder ein geflügelter Drache, diesmal mit geringeltem Schwanz auf Ranken- 
erund.” An dieser Stelle ist nun sehr häufig in armenischen Handschriften auch die gekrönte 
Gorgo oder die Sirene nachweisbar. 

Ich denke, der Leser wird den Eindruck gewonnen haben, daß die Innsbrucker Email- 
schüssel, zusammen mit den Stukkaturen und den vorgeführten armenischen Miniaturen, eine 
zusammengehörige Gruppe bildet. Ich möchte hier noch zwei Miniaturen abbilden, die ich in 
Jerusalem, in der Jakobskirche des armenischen Patriarchates, aufgenommen habe. Es handelt 


! Nach Aufnahme von A. Gorpsenamipt, ebenso Abh. 236. — ? Mschatta, S. 312. 
’ Vgl. oben S. 82/2. 


16* 


364 ZUR GESCHICHTE DES ISLAMISCHEN ORNAMENTES. 


sich um ein Evangeliar, das im Jahre 1272 für die Königin Geran von Kilikien, die Gemahlin 
Leos III. (1269—89), von dem Kalligraphen Avedis geschrieben und „von einem guten Künstler 
mit Kopfleisten (arm. choran), Blumen mit Goldschmuck ausgestattet ist“. Abb. 313 zeigt den 
Anfang des Lukasevangeliars. Wir sehen die [ |-Leiste mit der in einen Hufeisenbogen ein- 
schneidenden Kleeblattöffnung. In dem Rankenbogen selbst langgestreckt laufende Tiere wie in 
unseren Stuckfragmenten und im Zenit ein Löwe. Abb. 314 gibt eine Kanonesarkade im 
Hufeisenbogen und innerhalb der Regenbogenstreifen ein Knopfornament ähnlich wie auf den sasa- 
nidischen und den Dijarbekr-Fragmenten. Beachtenswert sind für uns auch mit Bezug auf die 
Innsbrucker Schale die seitlichen Beigaben, unten die Bäume, wie auf der Schale Palmen 
mit Vögeln auf der Krone, und oben auf den Architravenden die zweigtragenden Männer mit 
Stierkopf, Gestalten, die ebenso dem Zirkusspiel entnommen scheinen, wie auf der Innsbrucker 
Schale die Akrobatengruppe. 


VI. HELLAS UND MESOPOTAMIEN. 


An den beiden Prunkfassaden der großen Moschee, also im 12. Jahrh., sind sämtliche 
Inschriften zweifellos nicht nur als historische Dokumente, sondern vor allem auch dekorativ 
angebracht. Das geht hervor aus ihrer Einfügung in den alten oder dem alten nachgebildeten 
Fries, wo sie gleichwertig mit den Kapitellen (West) oder über diesen (Ost) angeordnet sind, 
bzw. als ausgleichendes Band zwischen Bogen und Dach (Süd), endlich als weißes Band 
zwischen zwei schwarzen Basaltstreifen (Nord) hinlaufen. Die Schmuckabsicht wird auch deutlich 
durch die Schrift selbst, das coufique fleuri, die von Ranken durchsetzten, durch Verschlingung 
und Palmettenendigung der Hasten zu einem reichen Streifornament umgebildeten Buchstaben. 
Man frage sich, ob dergleichen irgendwo im Griechischen oder Lateinischen nachweisbar ist. 
Dort herrscht die Unziale in ihrer auf Deutlichkeit berechneten Strenge, wenn es auf Schmuck 
ankommt umrahmt von Ornamenten oder als Initiale am Anfange herausgehoben. Weder die 
Ligatur noch die geschmückte Buchstabengruppe sind direkt mit der arabischen Schmuck- 
schrift zu vergleichen. Eher wären die Fischvogel-! oder Knotenbuchstaben? armenischer Hand- 
schriften heranzuziehen, die in langen Reihen und mehreren Zeilen übereinander auftreten. 
Die Beispiele, daß sich einmal eine Ranke durch die armenischen Buchstaben schlingt, sind 
sehr selten und gehen dann auf Anregungen vom Islam selbst zurück.° Stärker vielleicht war 
der direkte Einfluls auf das Abendland, wo im Mittelalter schon im 11. Jahrh. coufique fleuri 
als Ornament nachgeahmt wird. Ich brauche diesen Dingen nicht weiter nachzugehen, weil 
darüber die für ihre Zeit doppelt wertvolle Zusammenstellung von A. DE LoNGP£RIER, Oeuvres, 
ed. SCHLUMBERGER ], p. 3S1f.: „De l’emploi des caracteres arabes dans l’ornementation chez les 
peuples chret. de l’Occident“ vorliegt.‘ 

Hier möchte ich vielmehr näher eingehen auf einen viel älteren Vorstoß des islamischen 
Schriftornamentes auf die Kreise des Mittelmeerbeckens, und zwar deshalb, weil die vom 
General pe BeyLız in Nordmesopotamien gesammelten Denkmäler endlich einmal gestatten, eine 
Tatsachenkette, die ich längst mit der Zuspitzung auf diese Gebiete im Auge hatte, zu schließen. 
Ich habe über diese Dinge im Jahre 1905 einen Vortrag auf dem archäologischen Kongresse 
in Athen gehalten, ohne freilich irgendeinen Erfolg verzeichnen zu können. Ebenso blieb un- 
beachtet eine Bemerkung in „Mschatta*“.? 

Ich gehe zunächst vom Tierornament aus und stelle zwei datierte Denkmäler nebeneinander. 
Man blicke zurück auf den Tierfries der Nische des Kharputtores vom Jahre 909/10 (Taf. II, 1 und 
Abb. 315) und vergleiche ihn mit dem reichen Tierornament, das sich (Abb. 316) unter dem Ziegelfries 
der Hauptapsis einer im Jahre 873/4 entstandenen Klosterkirche befindet, die zwischen den 
beiden oben S. 177f. wegen der persischen Kuppelkonstruktion besprochenen Klöstern Daphni und 


! Vgl. Abb. 331 und meine Byz. Denkmäler, I. S. 1. 

2 Vel. meine Kleinarmenische Miniaturenmalerei. Veröffentl. der K. Universitätsbibliothek in Tübingen 1 (1907). 
3 Vgl. Alishan, Sisagan, p. 202 (aus Bourtalaschen). — * Vgl. auch Revue arch. 1845/6, II, p. 696 t. 

® Jahrbuch der preuß. Kunstsammlungen, 1904, S. 334 f. 


366 HELLAS UND MESOPOTAMIEN. 





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Abb. 315. Dijarbekr, Kharputtor: Tiernische vom Jahre 909/10 
Flügel sind auch bei dem Greifen 
von Skripüı nicht paarweise nach 
oben wie üblich, sondern der eine 
nach oben, der andere wie herab- 
hängend nach unten gestellt. 

An zweite Stelle setze ich 
eine Reliefplatte (Abb.317), deren 
Photographie der General DE BEY- 
zı5 in Amida (oder Aleppo?) mit 
der Angabe gekauft hat, das Ori- 














Hm 


Hosios Lukas zu suchen ist. Der Ort 
heißt Skripü und liegt auf dem Boden 
des alten Orchomenos.! In der Art von 
persischen Seidenstoffmustern sind hier 
„rotae siricae“, wie die untereinander 
verschlungenen Kreise im Abendlande 
heißen, nebeneinander gestellt. In dem 
einen Kreise rechts ist ein Vogel mit 
Tierleib, in dem Kreise links als Haupt- 
motiv ein Löwe mit nach vorn gewen- 
detem Kopf gegeben. Man fasse die 
gleichen Motive an der Nische von 
Amida ins Auge: die Köpfe der Löwen 
und die Flügelstellung des Vogels. Die 
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Abb. 316. Skripu (Hellas): Tierfries“der Kirchenapsis vom Jahre 87374. 


ginal befinde sich in einer Kirche zu 
Miafarkin, einer Stadt, einige Stunden 
nordöstlich von Dijarbekr. Wir sehen 
Vorder- und Rückseite eines Tür- 
Nügels (?), der oben fragmentiert ist. 
Das Hochfeld wird beiderseits ähn- 
lich wie in Skriptı durch Kreise bzw. 
Quadrat und Raute eingenommen, 
die untereinander verknotet sind. In 
diesen Verschlingungen ist das Band 
bald gleichmäßig dreigestreift, bald 
zeigt es den breiten Miittelstreifen. 
Links ist zweimal der Pinienbrunnen 
gegeben, unten mit Greifen, oben 
mit einem Vogel und Affen.” Rechts 
sieht man im Kreise oben den Dop- 
peladler, unten in der Raute Vögel. 
— Ich stelle neben dieses Stück eine 
der Platten von der Phiale des 


! Meine Beschreibung Byz. Zeitschrift, 
I, &f. 

® Der Affe auch im Tierornament von 
Hosios Lukas, vgl. Scnurtz u. Barnstey, The 
monastery of S. Luke, pl. XIII. 


HELLAS UND MESOPOTAMIEN. 367 


Klosters Layra auf dem Athos (Abb. 318).! Wir sehen da Kreis, Raute und Rechteck durch 
Bandverschlingungen vereinigt und das Mittelfeld ausgefüllt mit einem Adler, der einen 
Hasen überfällt. In den kleineren Feldern Palmetten, Vogel, Rosetten wie an der Platte aus 
Miafarkin. Ich will hier gleich noch eine ganze Reihe von Tierplatten aus Athen daneben- 
stellen (Abb. 319), und zwar die vier Platten von der Fassade der alten Metropolis, die einst 
Rıyorra veranlaßten, sie ursprünglich einem griechisch-ägyptischen Tempel zuzuschreiben?, 
während MicheL und Struck sie nicht vor das Ende des 6. oder den Anfang des 7. Jahrh. ansetzen 
und ihren christlich-orientalischen Charakter anerkennen.’ In den beiden Tafeln oben links und 
unten rechts sind gleicherweise oben Greifen zuseiten des Pinienbrunnens — der sonderbaren 
Deutung, die Tiere verzehrten die Kerne des Zapfens, will ich bier nicht nachgehen‘ — unten 
Adler und Schlangen gegeben. In den beiden Reliefs oben rechts und unten links erscheinen 





Abb. 318. Athos, Lavra: Reliefplatte von der Phiale, 


dreimal paarweise Tiere mit Menschenkopf, zweimal geflügelt, zuseiten des langgestielten Pinien- 
zapfens oder einer ornamentalen Umbildung desselben. Einmal sitzen unten Löwen einander 
gegenüber und legen die Köpfe zurück auf den Rücken. 

Angesichts der vorgeführten Parallelen griechischer und nordmesopotamischer Tierreliefs 
entsteht die meinen Thesen „Orient oder Byzanz?*, „Orient oder Rom?“ parallele Spezialfrage 
„Mesopotamien oder Hellas?“, d.h. sind diese in Hellas und am Euphrat- und Tigrisoberlauf 
merkwürdig verwandten Schmucksysteme da und dort ohne direkte Übertragung rein auf Grund 
der gemeinsamen hellenistisch-orientalischen Unterlage entstanden, oder vermittelt zwischen 
beiden Kunstkreisen Byzanz, oder endlich liegt eine direkte Übertragung des in Hellas oder 
Mesopotamien zuerst aufgekommenen Tierornamentes auf das andere Gebiet vor? 


ı Nach einer Aufnahme von Mırrer, Hautes etudes, C 140. 


® Le origini della architettura lombarda, p. 207. — 5 Athenische Mitteilungen, 1906, S.299 f. Daher auch Abb. 319. 
s Vgl. MicHer u. Struck a.a.0., S. 299. 


368 HELLAS UND MESOPOTAMIEN. 


Die Frage läßt sich, glaube ich, mit Hilfe des amidenischen und anderen örtlich nahe- 
lievenden Materials glatt lösen. Zunächst sei auf den Schmuck armenischer Handschriften ver- 
wiesen. Die Tiere mit Menschenkopf, ob man sie nun Sphinx oder Gorgo nennen will, kommen 
wie an der Metropolis und sonst in Athen und Aegina sehr häufig auch in den Titelleisten 
soleher armenischer Bilderhandschriften vor. Ich habe ein Beispiel dafür vom Jahre 1375 aus der 
Bibel Cod. arm. 14 in der Mechitaristenbibliothek in Wien im ersten Bande meiner Byzanti- 
nischen Denkmäler, S. 1, gegeben. Hier sei für die andern Tiermotive der Platten vom Athos 


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Abb. 319. Athen, Alte Metropolis: Reliefplatten an der Fassade. 


und in Athen die Leiste zum Evangelium des Johannes in dem Lemberger armenischen Evan- 
geliar aus dem Jahre 1198 reproduziert (Abb. 320). Die Handschrift ist in zwei berühmten 
Klöstern, die bei den festen Burgen am Abhange des Taurus und oberhalb der Hauptstadt 
Tarsus liegen, also im kilikischen Armenien entstanden. Wir sehen links den Adler des 
Johannes und in der Mitte das Agnus dei, dazwischen ähnlich den Reliefs an der Athener 
alten Metropolis den Vogel mit der Schlange, rechts den Adler mit dem Hasen, verwandt dem 
lrelief in der athonischen Lavra. Nun wird man sagen, auch da dürfte Byzanz vermitteln, 


HELLAS UND MESOPOTAMIEN. 369 


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Abb. 320. Lemberg, Armenisches Evangeliar vom Jahre 1198: Anfang des Johannesevangeliums. 


der Athos weist ja Athen gegenüber schon die Richtung an, und auf der andern Seite ver- 

mittelten ähnlich Reliefs in der Nikolauskirche in Myra! und in Konia? den Weg nach Arme- 

nien. In Wirklichkeit geht die Bewegung gewiß umgekehrt, und zwar läßt sich das nachweisen 

mit Hilfe des Schriftornamentes, für dessen Heranziehung Amida durch die frühesten erhaltenen 

kufischen Inschriften aus der Zeit des Muktadir 909/10 den Anlaß bietet. Wie BEercHem oben 
! Rorr, Kleinasiatische Denkmäler, S. 341. — ? Jahrbuch der preuß. Kunstsamml., XXVI (1905), S. 79. 


Amida. 47 


HN) HELLAS UND MESOPOTAMIEN. 


\ 


S. 20 bemerkt, kannte man so frühe Belege bisher aus Mesopotamien nicht. Das war der 

Grund, weswegen ich den Beweis des Zusammenhanges von Hellas und Mesopotamien im frühen 

Mittelalter nieht exakt liefern konnte. Wir kannten frühe kufische Inschriften nur in Syrien 

und Ägypten. Dort aber fehlt das ausgesprochen mesopotamische Tierornament, das für Hellas 
bezeichnend ist. 

Ich gehe aus von der Inschrift gegenüber der Tiernische des Kharputtores unter den 
Reliefs mit den Vögeln zuseiten des Lebensbaumes und den einander anspringenden Löwen 
(Taf. III, 2 u. Abb. 330, 5. 357). Auf dem Stein mit den großen Buchstaben über der zweizeiligen 
Inschrift sieht man am linken Ende zuerst eine Hasta mit der keilschriftartigen Verdiekung, von 
der Bercurm S. 20 spricht. Dann folgt eine Gruppe von Buchstaben, die unten durch einen recht- 
winkligen Bügel verbunden sind und unter der keilförmigen Spitze noch einen palmettenartigen 
Haken zeigen. Ich nenne diese Gruppe n gesprengte kufische Palmette. Werden sie fort- 
laufend aneinander gereiht, wie in Abb. 321, so stoßen die Vertikalhasten paarweise Rücken an 
Rücken aneinander; die gesprengten a schließen sich dann zu richtigen kufischen Pal- 
metten zusammen, aus der Schrift ist ein Schriftornament geworden. Abb. 321 zeigt diesen 


Typus vollkommen ausgebildet. Das Ur- 
Su bild könnte von irgendeinem Denkmal in 
Amida stammen. Doch ist das Beispiel nicht 


aus Mesopotamien, sondern aus Hellas 





genommen. Es ist ein Friesfragment, das 
heute im Hofe des Klosters Daphni bei 
Athen liegt, desselben Klosters, dessen 
persische Kuppelbildung oben bereits An- 
laß gegeben hat, entwicklungsgeschicht- 
lich eine Brücke zwischen Mesopotamien 
und Hellas zu schlagen. Ich habe das 
Ornament direkt von der schrägen Fläche 
des Marmororiginals durchgerieben und dann schwarz mit Tusche ausgefüllt, weil ein ähnliches 
Ornament, dessen Hasten sich jedes zweite Mal über dem sie unten verbindenden Bogen — 
dieser Bogen auch zweimal in Abb. 321 — auseinanderneigen,' mit schwarzem Wachs ausge- 


Abb. 321. Daphni (bei Athen): Marmorfries der Klosterkirche 


füllt ist. Es befindet sich in der Apsis der Kirche. 

Bevor ich weitergehe, möchte ich den Leser bitten, doch einmal sämtliche oben 8. 14f. 
von Berenem besprochenen Inschriften Muktadirs vom Jahre 909/10 auf die Bildung der Ver- 
tikalhasten und ihre natürliche Gruppierung im Verlaufe einer wirklichen Inschrift hin anzusehen. 
Das Typische ist die einfache Keilschriftendigung. Am Mardintor (Taf. II, 2) kommen nur sie vor, 
doch ist der Keil bisweilen, besonders an der Inschrift rechts, als Rand um ein tiefer liegendes 
Innenfeld ausgehoben. In der Inschrift über dem Kharputtore (Taf. IV, 1) findet sich neben 
einer häufigen Spaltung des Keiles unter dieser auch schon der eigentliche Palmettenhaken. Er 
fehlt an der Inschrift über der Tiernische (Taf. III, 1), wo nur die Vertikalschlitzung des Keiles 
zu beobachten ist. Die Inschrift Taf. III, 2 u. Abb. 330, von der ich ausging, zeigt den flachen, 
ungegliederten Keil — das Ausheben der Mitte fehlt — und die Palmettenhaken. Alle diese 
Dekorationsarten müssen also 909/10 nebeneinander bestanden haben. Man springe von ihnen 
unmittelbar über auf die Inschriftränder rechts und links von Abb. 322, eines Reliefs, das an 
sich genügen würde, auf die schwebende Frage mit völliger Sicherheit zu antworten. 

Die Platte Abb. 322, die so durch und durch mesopotamisch aussieht, befindet sich heute 
im Nationalmuseum von Athen, wohin ich sie 1889 von der Akropolis gebracht habe. Man sieht 
die kufischen Palmettenbänder an den Vertikalrändern. Die Mitte füllt eine echt altmesopotamische 


' Abb. bei Mırrer, Le monastere de Daphni, p. 66. 


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HELLAS UND MESOPOTAMIEN. 





Abb. 322. Athen, Nationalmuseum: Reliefplatte von der Akropolis. 


Darstellung: Der Ornamentbaum mit dem Pinienzapfen und zwei im Profil aufrechtstehende 
Löwen, deren Köpfe wie von oben gesehen erscheinen. Sie strecken, wie die beiden gegen- 
einander anspringenden Löwen (Taf. III, 2 und Abb. 330) von Amida, die Zunge heraus. Die 
Ornamente sind in der typisch frühislamischen Art durchweg aus der Palmette entwickelt, für 
die schöne Arabeskenranke im oberen Randstreifen erinnere ich an die Ornamente an den 
alten Minarets der Hakim-Moschee in Kairo, entstanden bald nach 1003.! 

Die vorgeführten Belege dürften genügen für den Beweis, daß Mesopotamien im gegebenen 
Falle der gebende, Hellas der nehmende Teil ist. Die kufischen Palmettenbänder geben den 
Ausschlag, ganz abgesehen davon, daß schon die Tiermotive diesen Weg weisen und die per- 
sischen Kuppeln der griechischen Klöster eine nicht minder deutliche Sprache reden. Ich 
möchte trotzdem der Vollständigkeit halber noch einen Schritt weiter gehen. Es gibt in Hellas 
noch eine Reihe von ornamentalen Reliefs mit gesprengten kufischen Palmetten.” Ich ziehe 


! Abb. im Jahrbuch der kgl. preuß. Kunstsammlungen, 1904, S. 332. 
2 2.B. auch noch in Mistra. Vgl. die Photographie von MırLer, Hautes etudes, B 59. 


372 H&1LLAS UND MESOPOTAMIEN. 


nur die wenigen heran, von denen ich noch Kopien gemacht habe. Beim Asklepiaion 
am Südabhange der Akropolis fand ich 18858 zwei Stücke. Eine vollständige Platte 0,95 m 
hoch, 0,54 m breit im Brunnenhaus (Abb. 323). Sie zeigte im Hauptfelde ein hohes Kreuz 
auf zwei Stufen stehend, und darüber als einzigen Schmuck gesprengte Palmetten, gefüllt mit 
fünflappigen Blättern; darunter Palmettenhasten paarweise horizontal gelegt. Das zweite Stück, 
Abb. 324, ein Fragment, trug eine ganze zweizeilige kufische Inschrift. 
































Y Bercnem äußert sich dazu: „Trotzdem die Buchstaben zweifellos sicht- 
au ‚ bar sind, ist das Fragment zu klein, um eine Lesung zu gestatten. Es 
—ıR darf schon wegen der Zweizeiligkeit und dem Mangel jeder bewußt 
| ) ( werdenden dekorativen Symmetrie mit ziemlicher 
| | | Sicherheit angenommen werden, daß es sich um das 
IP = zı Bruchstück aus einer wirklichen arabischen Inschrift 
| | : —_| | handelt. Diese könnte dem 11. oder 12. Jahrhundert 
| | angehören.“ Ich möchte dazu bemerken, daß mir 
| | | | dieses Fragment den Beweis zu liefern scheint von 
| | | der Anwesenheit von Muslimen in Athen um diese „1p.384. Athen, Akro- 
r u Zeit. Die Platte ist in hhymettischem Marmor ge- HR ERDE 
ee DL | arbeitet. Es ist also durchaus nicht zulässig an- 
re zunehmen, daß die Platten und Friese, von denen bisher die Rede 
ELOBOTSERE ERDE war, etwa fertig aus dem Orient importiert worden sind. Dagegen 


im Asklepinion. 


sprechen schon die Tatsachen auf architektonischem Gebiete. 

din datiertes Beispiel liegt in dem Hauptkloster von Hellas, das oben ebenfalls bereits 
wegen seiner persischen Kuppel besprochen wurde, in Hosios Lukas, und zwar in der Unter- 
kirche des Katholikons. Dort stehen drei Särge, zwei davon gepaart. Der linke gilt für den 
Sarg des Stifters Romanos I. (959 — 963). Er zeigt auf der Deckplatte das kufische Ornament- 
band Abb. 325. Wir sehen zwei gesprengte kufische Palmetten symmetrisch miteinander ver- 
bunden. In der Mitte entsteht 
jedesmal ein ganzer Baum durch 
die im Charakter der kufischen 
Ornamentschrift angesetzten Äste. 
Der Grund ist mit schwarzer 
Masse gefüllt. Diese Felder wech- 
seln mit mehr ornamental aufge- 
lösten, deren Grund rot gefüllt 
ist.’ In demselben Lukaskloster 
kommenkufischeSchriftornamente 
auch an der Außenseite der Ap- 
siden der kleineren Kirche vor, 
und zwar von Ähnlichem Charak- 
ter wie am Asklepiaion in Athen, 





einmal bestehend aus gesprengten 
kufischen Palmetten, einmal aus 
einer Art Inschrift, die man glaubt 





Abb. 325. Hosios Lukas, Unterkirche: Ornament vom Sarg Romanos IH (?) 


lesen zu können.” In Abb. 326 

gebe ich diese Ornamente in einer der Ecken zwischen zwei Apsiden in einer eigenen Aufnahme. 
Das kußische Schriftornament kommt noch auf einem anderen Gebiete hellenischer Kunst 

des frühen Mittelalters zur Geltung, im Ziegelornament. Man werfe in Abbildung 326 


' Abb. bei Scnurrz and Barnsteyr, The monastery of Saint Luke, p. 35. — ? Abb. a. a. O., pl. 28. 


HELLAS UND MESOPOTAMIEN. 3 


einen Blick von dem Marmorsims auf das um- 
gebende Mauerwerk. Da wechseln immer Qua- 
dern, die von Ziegeln umrahmt sind, mit je zwei, 
im ganzen vier Ziegelschichten. Zwischen die 
einzelnen Quadern und Ziegel sind außerdem 
Ornamente eingeschoben, und zwar diagonal in 
gewissen Intervallen ansteigend.. Man besehe 
diese Ornamente genau: sie bestehen aus Teilen 
kufischer Palmetten und sind auch nach Art der 
arabischen Buchstaben zusammengesetzt.! Solche 
kufische Schriftornamente findet man nun 
einer großen Zahl griechischer Kirchen, aber ge- 
rade nur in Hellas selbst, nicht auch auf dem 
Athos oder in anderen byzantinischen Gebieten, 
vor allem nicht in Konstantinopel. Deshalb habe 
ich entschlossen „Hellas und Mesopotamien“ als 
Titel an die Spitze dieses Abschnittes gesetzt. Denn 
die Übertragung der kufischen Schriftformen kann 
nicht von Kleinasien oder Armenien, sie kann, 
da gleichzeitig auch die Tierornamente mit her- 
überkommen, nur von Mesopotamien ausgegangen 
sein. Ich denke, wenn man die ganze Kette der 
vorgebrachten Beweise überdenkt, wird daran kein 
Zweifel sein können. 

Ich will hier nicht ausführlicher über diese 
hellenischen Ziegelornamente, denen ich seit vielen 
Jahren nachgehe, handeln; Spyridion Lameros 


an 





Alb. 326. Hosios Lukas, Marienkirche: Ornamente der Apsiden 


wird hoffentlich auf meinen Oktober 1908 


gemachten Vorschlag eingehen und diese merkwürdigen mesopotamischen Beziehungen in 


Hellas vereint monographisch behandeln. 


Inzwischen bilde 


ich Abb. 327 eine Zusammen- 


stellung ab, die Georgios Lampakıs in seinem Memoire sur les antiquites chretiennes de la Grece 


Ei 7 IC Se 
ok au Bel Biel 


! ScHhuLtz u. BaRNSsLEY, a. a. O., Taf. 11, haben 


Lukas zusammengestellt. 


diese 


Ziegelornamente hellenischer Kirchen nach Lampakis. 


Ornamente am Außern der Marienkirche von Hosios 


374 HE1LLAS UND MESOPOTAMIEN. 


(1902) gemacht hat. Er schreibt dazu S.20f.: „Jusqu’a une certaine epoque, on a considere ces 
ornements ceramoplastiques comme une decoration purement et simplement architecturale 
n’ayant aucune secrete signification thöologique. Eh bien! ils en ont “une fort profonde. Je 
m’explique. Entre les pierres qui entrent dans la construction de l’eglise, s’interposent bien 
souvent des ornements en brique encastres dans les murs et qui ne sont autre chose que les 
lettres IX et IC.“ Man sehe in Abb. 327 die unter die Zeichen gesetzten Auflösungen.! 
Wenn Lamparıs Recht hätte, wäre mit diesen Ziegelornamenten ein Zusammenhang bis 
auf die altchristliche Zeit erwiesen, und Hellas stände in einem für die griechische Nation sehr 
schmeichelhaften, selbstschöpferischen Lichte in Jahrhunderten da, die sonst gern gerade für 
Hellas als die dunklen bezeichnet werden. Dafür tritt nun der merkwürdige mesopotamische 
Einfluß ein. Ich kann mir auch denken, wie gerade auf dem Gebiete der Ziegelornamentik in 
Hellas ein islamisches Vorbild zur Geltung kommen konnte. Man werfe nur einen Blick auf 
die prachtvollen seldjukischen Ziegelbauten Kleinasiens! Sie sind zwar jüngeren Ursprunges, 
setzen aber eine sehr bedeutende Entwicklung voraus, an der gewiß Persien und Mesopotamien nicht 
unbeteiligt war. Ich gebe mit Rücksicht auf die Rolle, die dabei das Schriftornament spielt, hier _ 
eine Probe nach der Inschrift vom Mausoleum der Mu’mine Khatun in Nachtschewan im 
Araxestale.” Der Bau ist vollendet im Jahre 1186. Inschriften und Ornamente sind in bunten 
Ziegeln ausgeführt. Abb. 325 zeigt ein Beispiel davon. Man wird finden, daß darin dieselben 





Abb. 328. Nachtschewan, Mausoleum der Mu’'mine Khatun vom Jahre 1186: Ziegelinschrift. 


Hasten mit Palmettenendigung und manche Bildungen vorkommen wie in den hellenischen 
Ziegelornamenten. Besonders mache ich aufmerksam, daß auch hier Ornamente zwischen die 
Hasten eingeschoben sind, und vor allem, daß auch hier der Grund in der Raumausdehnung 
überwiegt. Man sehe zurück auf Abb. 326 von der Apsis in Hosios Lukas: wie feingliederig 
auch da das Schriftornament in die breite Mörtellage eingebettet ist. Und nun, da wir einmal 
beim Mörtel sind: auch die Tatsache, daß die Mörtelschichten dicker sind als die Ziegel, weist 
auf den Osten. Ich habe darüber Kleinasien, S.39f. und Mschatta, S. 242 gehandelt. Ziegel- 
mauerwerk von Amida ist mir aus der Aufnahme der Innenseite von Dagh Kapu (Abb. 239) 
bekannt, die spätestens aus den Jahrhunderten kurz vor oder nach 1000 herrühren dürfte. 
Auch dort wie in Kasr ibn Wardan und Anderin sind die Mörtellagen weit dicker als die (wie 
in Abb. 326) auffallend dünnen Ziegel. Endlich ist in Abb. 526 wahrscheinlich mesopotamischen 
Ursprunges auch der auf eine starke Licht- und Schattenwirkung bestimmte Fries aus über Eck 
gestellten Ziegeln, wie er seit der frühchristlichen Zeit überall im Abendlande auftaucht. Das 
aus Sasanidenbauten beizubringende Material (z. B. Abb. 99), wird für eine dahin zielende Unter- 
suchung wohl genügend Anregungen ergeben. 

Es entsteht nun zum Schluß die Frage, sind alle angefübrten kufischen Ornamente von 
Hellas auf die einfache arabische Schrift, wie sie in Amida die Muktadir-Inschriften von 
909— 910 aufweisen, d.h. mit dem einfachen Schmuck der keilförmigen Hasten, zurückzuführen, 


' Von der Apostelkirche in Athen, der Nikodemoskirche ebenda, vom Kloster Daphni, einer Kirche bei Sparta, 
aus Hosios Lukas und S. Maria degli Angeli in Palermo. Ich sehe natürlich von offenbar christlichen Buchstaben ab. 

> Vel. die Photographie von E. Jakorstuar „Mittelalterliche Backsteinbauten zu Nachtschewän“. Deutsche Bau- 
zeitung, 1899, 


HELLAS UND MESOPOTAMIEN. 


ist also der Einfluß von Mesopotamien auf Hellas zu beschränken auf die Zeit vor dem Auf- 
kommen des coufique fleuri (BERCHEm, S. 20) oder übernimmt Hellas auch noch diese wohl 
am besten durch die Einführung von Teilen der Palmettenranke in die kufischen Buchstaben, 
sei es als Endigung, sei es als Füllung zu charakterisierende Schriftart? Ich denke, diese De- 
finition trifft für das Ornament Abb. 325 am Sarkophage des Kaisers Romanos zu. Wenn 
wir auch annehmen, daß dieses Grab erst von des Kaisers Sohn, dem Bulgarentöter Basileios 
(976— 1025) errichtet wäre, so zählt dieses Ornament doch zu den frühesten Beispielen des 
coufique fleuri, als dessen erster Vertreter in Amida die Merwaniden-Inschrift von 1034/5 auf- 
tritt (BercHEN, S. 23). Man vergleiche die Folge der Inschriften in blühendem Kufi, und dürfte 
finden, daß in diesem Falle Hellas gegenüber Amida einen zeitlichen Vorsprung hat. Das 
könnte ja natürlich lediglich daran liegen, daß uns durch Zufall vorläufig keine älteren Belege 
des Coufique fleuri in Mesopotamien bekannt geworden sind. Doch wäre auch möglich, das 
frühe Auftreten dieser dekorativen Schriftart in Hellas als sprechendes Symptom für eine andere 
Herleitung anzusehen. 

Während in Amida noch 909/10 einfach kufisch geschrieben wird, ist ein sehr merkwürdiger 
Grabstein in Taschkend vom Jahre 844 bereits in blühendem Kufi ausgeführt! Dagegen 
tritt diese Schriftart in Syrien und Ägypten erst mit den Fatimiden auf. Also läßt sich ein 
Vordringen dieser Schmuckschrift aus Zentralasien nach dem Westen erweisen. Hellas ver- 
wendet das coufique fleuri früher als der islamische Westen, das deutet auf einen Zusammen- 
hang mit Zentralasien und führt auf eine Spur, die ich schon ins Auge gefaßt hatte, bevor 
noch das merkwürdige Symptom des frühen Auftretens einer nur in Turkestan ähnlich früh 
nachweisbaren Schriftart mir den Mut gab, meine Beobachtungen auszusprechen. 

Auf welchem Wege ist das Kufische und das „Blumensteil“, wie Hartmann das coufique 
fleuri nennt, nach Hellas gelangt? Die eine Inschrift von der Akropolis in Athen bezeugt die 
Anwesenheit von Muslimen in Hellas um das 11. Jahrhundert. Sie könnten aus Ägypten 
oder Syrien gekommen sein. Aber die Steine, auf denen die kufische Palmette als Ornament 
erscheint, sind meines Erachtens im 9. oder 10. Jahrhundert entstanden. Wie liegen da die Zu- 
sammenhänge mit Zentralasien? Auch Bercuem meint, diese kufischen Schriftornamente er- 
innerten ihn in der Magerkeit der Hasten eher an östliche Schriftbeispiele als an solche aus 
Ägypten und Syrien. Ich weiß für diese Sachlage keine Erklärung, kann vielmehr lediglich 
fragend eine Hypothese äußern. 

Unter den Hellas in der zweiten Hälfte des ersten Jahrtausends bedrohenden Slaven be- 
fand sich auch ein turanisches Reitervolk, die Bulgaren.” Dieses war schon 493 in Thrakien 
eingedrungen. Unter Justinian fielen 539/40 Bulgaren und Slaven in Hellas ein, drangen 
durch die Thermopylen bis zum Isthmus vor. „Niemand weiß zu sagen, ob sie damals auch 
Attika und Athen heimgesucht haben.“? Die Abwehr der Slaven und Bulgaren füllt die sog. 
dunklen Jahrhunderte von Hellas aus, in die bisher kein Gelehrter hineinleuchten konnte. Erst 
dem Kaiser, der in Hosios Lukas das Grab mit dem Rande in blühendem Kufi errichtet hat, 
Basileios II., gelang es im Jahre 1014, die Bulgaren und Slaven niederzuwerfen, als Bulgaroktonos 
hielt er seinen Einzug in Athen. 

Ich könnte mir u.a. denken, daß im Gefolge der Bulgaren turanische Muslime nach dem Balkan 
gekommen, bis nach Athen vorgedrungen und dort mit ihrem „blumendurchsetzten“ Schrift- 

ı Vgl. Harrmans, Oriental. Lit.-Zeitung, 1906, S. 28f. Dazu schreibt mir BercHem: „Das Taschkender Beispiel 
ist eine so überaus auffallende Ausnahme, daß ich mich zu der Tatsache nie recht verstehen wollte und in 
dem Datum einen Fehler oder eine andere Ära suchte. Seither hat mir HerzreLo eine andere Erklärung eingegeben: 
Die Inschrift wäre eine später gemachte Kopie eines 230 H. entstandenen Originals. Freilich liegt kein Beweis dafür 
vor, doch wäre der Fall nicht vereinzelt (vel. z. B. Corpus I, n® 160). Darüber auch oben S. 24, Anm. 1, 126, Anm. 1.“ 

2 JırECer, „Gesch. der Bulgaren“, und Archiv f. slav. Philologie, XXI, 687 f., GeLzer bei KrusBacHer, Gesch. d. 
byz. Literatur, 2. Aufl., S. 949 f. 

3 GREGoRoVIUS, Gesch. der Stadt Athen, I, 73. 


376 HELLAS UND MESOPOTAMIEN. 


ornament Eindruck gemacht haben. Die Bulgaren selbst haben sasanidische Bildtypen nach 
ihrer neuen Heimat gebracht. Ich erinnere an das Relief eines Reiters auf der Jagd an der 
Felswand von Madara.' Man glaubt eines der sasanidischen Felsbilder von Naksch-i-Rustam 
vor sich zu haben. Und ebenso ist der Schatz von Nagy-Szent-Miklos, obwohl auf ungarischem 
Boden gefunden, zum besten Teil persisches Erzeugnis, zum andern Teil aber durch Inschriften 
als den Bulgaren des 9. Jahrhunderts etwa angehörig bezeugt. Es wird in diesem Zusammen- 
hange auch zu beachten sein, was die ungarischen Funde an Samanidenmünzen zutage gefördert 
haben.? 

Ich meine, die Kunstgeschichte wird mit der Zeit beachtenswerte Zeugnisse für die Kultur 
von Hellas im frühen Mittelalter liefern können. Neben dem persisch-islamischen Zustrom, den 
die Bulgaren nach Böotien und Attika geleitet haben könnten (wie später die Bogumilen nach 
dem Balkan), scheint doch auch ein anderer Weg über die Inseln (Chios) gegangen zu sein. 
Immerhin bleibt bezeichnend, daß das kufische Schriftornament in denselben Klöstern herrscht, 
die in ihren Kuppelkirchen persisch sind, daß es aber außerhalb von Hellas in der Kunst des 
christlichen Orientes nicht nachweisbar ist. Das spricht doch wieder für eine Vermittlung auf 
einem Umwege um Konstantinopel herum, scheint also eher für die Bulgaren und die sie 

BE EIERN begleitenden persischen und armenischen 
| Künstler zu sprechen. Ich stelle mir die 
Art der Übertragung persischer Motive ähn- 
lich vor, wie seinerzeit durch die Germanen 
kleinasiatisch-armenisch-syrische Architektur- 
formen und zentralasiatische Schmuckmotive 
nach dem Westen, d. h. bis nach Italien, Gal- 
lien und Spanien kamen: nicht darch die 
Goten selbst, bzw. nicht allein durch sie, 
sondern vornehmlich durch den ihnen aus 
den alten Sitzen aın Schwarzen Meer und 
die Straße ihrer Wanderung entlang folgen- 
den Troß von allerhand Künstlern. Diese 
sind es wohl in erster Linie gewesen, die 
jene blühende asiatische Kunst nach Europa 
übertragen haben.” 

Nachschrift. Abb. 329 zeigt das 
linke Ende eines Inschriftfrieses, den Miß 
Bern an dem von Texıer „Porte de l’ancien 
Galius* genannten Zitadellentore photogra- 
phiert hat (vgl. Abb. 244). Man sieht die 

ann mit dem Datum 1207/S endende Inschrift 
(vgl. S. 386), begleitet von einem Profilrande, der, nach links hin ausladend, das stark zerstörte 
Tierkampfrelief mit umfaßte. Der Inschriftfries muß also wohl um die Torwand über dem Spitz- 
bogen herumgelaufen sein, Parallelen dazu lassen sich mehrfach nachweisen. Nur die Endigung 
mit dem Tierkampfrelief ist eigenartig, sie ist hier noch viel organischer durchgeführt als an 
dem Eingangstore der großen Moschee (Abb. 24). Sehr bemerkenswert sind dann auch die 
teste rechts oben neben dem Inschriftstreifen; man erkennt noch eine Art Leiter und einen 
durchgesteckten Stab mit seltsamen Enden. Darunter Reste von Schriftzeichen. 





' Eine Abbildung in dem vom russ. arch. Institut in Konstantinopel herausgegebenen Album Aboba-Pliska. 
° Vgl. Hamper, Altertümer des frühen Mittelalters in Ungarn, I, S. 29 f. 
Vel. Zeitschrift für Gesch. der Architektur, I, S. 249. 


ANHANG: 


NORDMESOPOTAMIEN UND OSTTURKESTAN 
von LEOPOLD VON SCHROEDER. 


Das nordmesopotamische Gebiet, in welchem Amida und Edessa liegen, hat eine ethnisch 
und religionsgeschichtlich höchst eigenartige Geschichte hinter sich, über die wir leider lange 
noch nicht genügend orientiert sind, von der wir aber doch schon einige so merkwürdige Tat- 
sachen kennen, daß auf dieselben wenigstens anhangsweise auch bei diesem Werke hingewiesen 
werden muß, dessen kunstgeschichtliche Untersuchungen ihrerseits — und ganz unabhängig von 


jenen "Tatsachen — dazu geführt haben, Nordmesopotamien eine ganz eigenartige Stellung in 
der Entwickelung der altchristlichen Kunst zuzuweisen. Die Frage ist eine überaus schwierige 
und verwickelte, — doch zwingen uns überraschende, ja epochemachende inschriftliche und 


handschriftliche Funde der letzten Jahre dazu, nicht schweigend an ihr vorüberzugehen, sondern 
von allen Seiten her und mit allen Mitteln eine Lösung anzustreben, wenn sie auch vorderhand 
nur teilweise erreichbar ist. 

Ich beginne meine Mitteilungen über diesen Punkt mit einem Hinweise auf das neu- 
erschienene Werk des Berner Professors Dr. Hermann BrunnHorER über „Arische Urzeit, 
Forschungen auf dem Gebiete des ältesten Vorder- und Zentralasiens nebst Osteuropa'“. 

BRUNNHOFER ist bekanntlich seit Jahren bemüht, den Nachweis zu liefern, daß ein Teil der 
Rigveda-Hymnen noch vor dem Einrücken der Inder in Ostindien, resp. ins Pendschab, ge- 
dichtet worden sind, und zwar auf dem Boden Irans, resp. Zentralasiens, von woher die Inder 
dann weiter nach Südosten hin zogen, um in der Folge durch mehrere Jahrtausende im eigent- 
lichen Indien ihre große Kultur zu entwickeln. Daß BruxNHorErR, der über eine ungewöhnliche 
Gelehrsamkeit, Scharfsinn und Kombinationsgabe verfügt, in seinen kühnen Kombinationen 
vielfach über das Ziel hinaus schießt, steht ebenso fest wie die andere und wichtigere Tatsache, 
daß er nicht selten zweifellos das Richtige trifft, was im einzelnen auch von einem so vorsichtigen 
und vertrauenswürdigen Forscher wie Alfred Hınvesraxpr längst schon bestätigt wurde.” 

BruNNHoFER nun handelt in seinem oben erwähnten neuesten Werke „Arische Urzeit“, 
S.S folg., über „Indien in Vorderasien“, weist darauf hin, daß das Land Kolchis und gewisse 
Landschaften am Ostende des Pontus Euxinus wegen ihrer dunkelhäutigen Bevölkerung Äthio- 
pien oder Indien genannt wurden, und fährt dann fort: „Es gibt aber auch ein anderes 
vorderasiatisches Indien, dessen Name nicht von der dunklen Hautfarbe seiner Bewohner, 
sondern von ihrer Zugehörigkeit zur sanskrit-arischen Rasse und brahmanischen Kirche her- 
rührt.“ Verschiedene Zeugnisse antiker Schriftsteller und daran geknüpfte Kombinationen, die 
man a.a. ©. nachlesen wolle, führen BrRuUNNHoFER zu der Annahme, daß in Nordmesopotamien 
Inder gelebt haben müssen, was vor ihm seinerzeit auch schon Cuworsox vermutet hatte. „Diese 
Auffassung‘ — sagt BRUNNHOFER weiter — „gewinnt die größte Wahrscheinlichkeit durch die 
Mitteilung des Porphyrius (bei Cuworsox, Sabier I 370), der Gnostiker Bardesanes, der während 
des 2. Jahrhunderts nach Chr. in Edessa lebte, habe mit Indern verkehrt“. „Diese Inder müssen 

! Bern 1910, Verlag von A. Francke. — ? Vgl. Alfred Hırzesranpt, Vedische Mythologie, Bd. I, p. 94—116. 


Amida 15 


378 ANHANG: NORDMESOPOTAMIEN UND ÖSTTURKESTAN. 


sich,“ meint Unworson mit Recht, „im nördlichen Mesopotamien aufgehalten haben, denn von 
Bardesanes ist nicht bekannt, daß er je Reisen nach Indien gemacht habe.“ 

„Wir gelangen an der Hand solcher Belege zu jener wunderbaren Stadt und Landschaft 
Harrän oder Kappaı, Carrhae, über deren bis ins späte Mittelalter produktiv gebliebene Ur- 
weisheit CnwoLson sein großes Werk ‚Die Sabier‘ veröffentlicht hat, ohne jedoch, trotz stu- 
pender Gelehrsamkeit, den Schleier über Rasse und Lehre dieser rätselhaften, nur mit den 
Brahmanen vergleichbaren Gesellschaft erlauchter Köpfe zu lüften.“ ! 

Weiter bespricht Brunsuorer einen Flußnamen jener Gegend und eine harranische Anä- 
hita-Sage (bei Cnowrson, Sabier II, 40) und kommt 8. 11 zu dem Schlusse: „Es liegt auf der 
Hand, daß hier nicht von Ostindien die Rede sein kann, sondern dal} das Indien dieser Legende 
wiederum nur im nördlichen Mesopotamien gesucht werden darf.“ 

In einem späteren Kapitel desselben Buches, „Vedische Anklänge an Vorderasien“, er- 
kennt BrunxHorer den vedischen Namen Kacyapa nicht nur in dem Kaomov öposg, dem Kau- 
kasus, wieder, sondern auch im Berge KarZanög in Bithynien u. dgl. m. und knüpft S. 24 
daran die Frage: „Wenn echt vedische Bergnamen sich in Vorderasien erhalten hatten, 
warum sollten nicht auch sanskrit-arische, indoiranische Götternamen in Kleinasien ihr Dasein 
gefristet haben?“ Und so findet er tatsächlich den leibhaftigen vedischen Varuna an der Süd- 
westküste des Pontus Euxinus in Bithynien wieder, und zwar in der Form Büpuvvog, beim 
Scholiasten zu des Appollonius Argonautica II, 780.° 

Es scheint aber BrunxHorEr entgangen zu sein, daß vor wenigen Jahren (1907) eine viel 
überraschendere Bejahung seiner Frage durch eine Inschrift gebracht worden ist, die Hugo 
Wisckter in Boghazköi, in der alten Hauptstadt des Hethiterreiches, im nordwestlichen Kap- 
padokien, aufgefunden und wenigstens teilweise auch schon veröffentlicht hat.” Es ist eine In- 
schrift, die sich mit Sicherheit in das 14. Jahrhundert vor Chr. setzen läßt und die unter 
anderem zu unserer höchsten Überraschung die Namen der indischen, resp. wohl schon indo- 
persischen Götter, des Mitra, Varuna, Indra und der Näsatya, d. h. der Acvinen, enthält, und 
zwar als Götter, welche von dem damals im Reiche Mitanni, im oberen resp. mittleren Me- 
sopotamien, herrschenden, zweifellos arischen Stamme der Charri verehrt wurden. 

Es handelt sich hier um einen sehr ausführlichen Vertrag zwischen dem Hethiterkönige 
Subbiluliuma (ca. 1400 vor Chr.), der in Chatti, dem jetzigen Boghazköi, residierte, mit Mat- 
tiuaza, dem Sohne des Duschratta oder Tuschratta, einstigen Herrschers von Mitanni. Dem 
genannten Mattiuaza war es nach dem Tode seines königlichen Vaters schlecht ergangen, bis 
er endlich bei König Subbiluliuma seine Zuflucht fand. Dieser nimmt ihn freundlich auf, 
macht ihn zu seinem Schwiegersohne und setzt ihn wieder in die Herrschaft des väterlichen 
teiches Mitanni ein, doch tritt dieses von da ab in ein Verhältnis der Abhängigkeit zum 
Chattireiche.' 

Die Dynastie, zu welcher Duschratta und Mattiuaza gehören, ist offenbar eine arische. 
In Mitanni hat dieselbe zu Ende des 15. Jahrhunderts vor Chr. die Herrschaft gewonnen. 
Sie gehörte zu dem arischen Stamme der Charri, welcher in der Nachbarschaft, wohl in Nord- 
mesopotamien, resp. Harrän, ein selbständiges Reich bildete, dann aber auch in Mitanni zur 
Herrschaft gelangte. Wir begegnen unter den Königsnamen dieser Dynastie so deutlich arischen 
Bildungen, wie z.B. Artatama, welcher Name mehrfach wiederkehrt, u. dgl. m. Das Merk- 
würdigste in jenem Vertrage aber ist der Umstand, daß neben vielen anderen Göttern, teils 
hethitischen, teils babylonischen Ursprungs, auch die besonderen Götter des Charristammes ge- 
nannt werden und daß dies eben jene schon erwähnten indischen, resp. indopersischen Götter 


ı Vol. Brunsnorer a. a. O., p. 10. — 2 p. 430: man lese die Stelle bei BrunsHorer a. a. O., p. 24 nach. 

> Vel. H. Winekter, Vorläufige Nachrichten über die Ausgrabungen in Boghazköi im Sommer 1907, 1. Die 
Thontafelfunde, in den Mitteilungen der deutschen Orientgesellschaft zu Berlin, Dezember 1907, Nr. 37. 

! Vgl. WinckLer a. a. O., p. 30—54. 


ANHANG: NORDMESOPOTAMIEN UND ÖSTTURKESTAN. 319 


sind. Die resp. Stelle dieses Vertrages, wo nach den alten babylonischen Göttern und den zu 
Chatti und Mitanni gehörigen sogen. Teschubgöttern die genannten arischen Götter erscheinen, 
lautet folgendermaßen :! 


ıläni mi-it-ra-aS-Si-1l iläni u-ru-w-na-as-Si-el 


Variante: a-ru-na-as-Si-il 
ilu (!) indar iläni na-sa-alt-ti-ia-a] n-na 
Variante: indara na-S [al-at-ti-ia-an-na 


Hier könnte nun BrUNNHOFER den deutlichsten Beweis für seine Behauptung finden, daß 
in Nordmesopotamien Inder, wirkliche Inder lebten, welche den Mitra, Varuna, Indra und die 
Acvinen verehrten. Die Sache läßt sich aber auch noch anders und wesentlich modifiziert auf- 
fassen. Jene Götter wurden zweifellos schon vor der Abtrennung der Inder von den Persern, 
in der sogen. indopersischen Einheitsperiode, von den noch vereinigten Indopersern verehrt, 
und es ist sehr wohl denkbar, daß ein nicht näher zu definierender Zweig dieses Volkes, der 
in Nordmesopotamien sitzen blieb, dieselben im 14. Jahrhundert vor Chr. noch ebenso verehrte, 
wie sie von den Indern zu derselben Zeit und auch noch lange nachher auf indischem Boden 
weiter verehrt wurden. Eine Ansicht, welche durchaus zu der wohl zweifellos richtigen Voraus- 
setzung stimmt, daß die Indoperser, aus Europa kommend, zunächst ihre gemeinsame Kultur- 
periode auf dem Boden Irans durchlebten, bis dann die Inder sich abtrennten und nach 
Indien zogen. 

Die überaus merkwürdigen Suffixe, welche mit jenen Götternamen in unserer Inschrift 
verbunden sind, haben mich aber mit Notwendigkeit schon im Jahre 1908 zu einer noch an- 
deren Kombination geführt, resp. zu einer nicht unwesentlichen Modifikation der obigen Annahme. 


Die Suffixe aSsil — in Verbindung mit den Namen des Mitra und des Varuna — und 
anna — in Verbindung mit dem Namen der Näsatya — sahen höchst räthselhaft und fremd- 


artig aus. Eduard MEYER vermutete, daß sie ihre Aufklärung von der hethitischen Sprache 
her erhalten dürften.” Diese Aufklärung aber ist inzwischen von ganz anderer Seite her erfolgt. 

In Ostturkestan, speziell in Turfan, sind bekanntlich neuerdings buddhistische Werke in 
Brähmi-Schrift, in einer früher unbekannten Sprache, entdeckt worden. Diese Sprache ist von 
den Herren Dr. E. Sırs und Dr. W. Sırsuine als das Tocharische festgestellt worden?, resp. 
als die Sprache der Indoskythen, oder — wie R. PiscueL vorzieht zu sagen — eine Sprache 
der Indoskythen. Diese von buddhistischen Indoskythen einige Jahrhunderte nach Chr. in 
Turfan, Ostturkestan, gesprochene Sprache zeigt unter anderem in ihrer Deklination ein merk- 
würdiges Komitativ-Suffix assäl und ein Suffix des Nominativ Pluralis anä, welche an jene 
Sufixe asSil-und anna in unserer Inschrift so merkwürdig anklingen, daß wohl nichts näher 
Jag, als dieselben zu identifizieren. Tut man dies, wie ich es seinerzeit getan habe', dann läßt sich 
dieser Teil der Inschrift leicht und vollkommen befriedigend übersetzen: 

Die Götter mit Mitra zusammen, die Götter mit Varuna zusammen, der Gott Indra, die 
Näsatya (genannten) Götter. 

Daß Mitra und Varuna als Mittelpunkt eines Götterkreises gedacht sind, erscheint über- 
aus passend, denn ohne Zweifel waren sie es, um welche sich schon in der indopersischen 
Einheitsperiode jener Götterkreis gruppierte, den wir auf indischem Boden unter dem Namen 
der Adityas so gut kennen; derselbe Götterkreis, aus welchem die Reformation des Zarathustra 


! Ebenda p. 51. 
2 Vgl. Ed. Meyer, Das erste Auftreten der Arier in der Geschichte (Sitzungsberichte der Kgl. Preuß. Akademie 
der Wiss., Gesamtsitzung vom 9. Januar 1908), p. 16. 
3 Vel. Sitzungsberichte der Kgl. Preuß. Akademie der Wiss., Gesamtsitzung vom 16. Juli 1908. 
‘ Vgl. L. v. Schrorper, Das Tocharische und die Charri-Inschrift, in der Wiener Zeitschrift f. d. Kunde des 
Morgenlandes, Bd. 22, p. 348 u. 349. 
48* 


3S0 ANHANG: NORDMESOPOTAMIEN UND ÖSTTURKESTAN. 


die Amesha cpentas hervorgehen ließ, indem der Reformator an die Stelle der alten Götter ganz 
abstrakte Neubildungen setzte. 

Die überzeugende Einfachheit der Übersetzung bürgt dafür, daß sie tatsächlich das Rich- 
tige trifft. Dann aber ist es zweifellos erlaubt, in jenem arischen Stamme der Charri, wie ich 
es seinerzeit getan habe, einen indoskythischen Stamm zu vermuten. Waren aber die Charri 
Indoskythen, dann begreift man leicht, warum zwischen ihnen und den Indoskythen auf dem 
Boden Ostturkestans, in Turfan, Beziehungen stattfanden. Es waren eben blutsverwandte 
Stämme. Dann aber liegt auch durchaus eine Beeinflussung des Charristammes durch die 
ostturkestanischen Indoskythen im Bereiche historischer Möglichkeit. Diese letzteren Indoskythen 
aber waren nachweislich Buddhisten und lebten in einem Lande, das reich an buddhistischen 
Klöstern war. Einem Lande, wo auch der Manichäismus blühte, wie die neueren Funde 
gezeigt haben, und auch die Manichäer hätten ja nach Strzysowskis Bemerkung oben $. 263 
mitgewirkt bei den Beziehungen zwischen der christlichen Welt Vorderasiens und der bud- 
dhistischen Welt Ostturkestans. Ebendaselbst aber lebten dann nachgewiesenermaßen auch 
nestorianische Christen, was gleichfalls für einen Kulturzusammenhang zwischen Ostturkestan 
und Mesopotamien spricht. Auf jeden Fall erscheint eine Beeinflussung des frühe schon christ- 
lich gewordenen Landes Osrhoöne, d. h. eben des Landes der Charri, mit der Stadt Harrän 
in der Nähe von Edessa, von Ostturkestan her durchaus «denkbar. Und wenn wir uns diese 
Charri als einen begabten Arierstamm denken dürfen, dem es an Selbständigkeit und Initiative 
nicht fehlte, hat es gewiß nichts Unwahrscheinliches an sich, daß unter ihnen zuerst christlich- 
klösterliche Bildungen sich entwickelten, — klösterliche Gemeinschaften, welche zuerst auch 
christliche Klosterbauten entstehen ließen. Gaben buddhistische Vorbilder der ostturkestanischen 
Indoskythen vielleicht die Anregung dazu, so haben doch die verwandten christlichen Indo- 
skythen, die Charri in der Ösrhoöne, unter dem Einfluß der sie umgebenden hellenistisch- 
vorderasiatischen Kunst, etwas Selbständiges, Neues geschaffen, was weiterhin nach Syrien, ja 
nach Ägypten hin gewirkt haben könnte und dadurch für die Entwicklung der frühchristlichen, 
klösterlichen Baukunst überhaupt von Bedeutung wurde. Jene Anregung vom buddhistischen 
Ostturkestan, resp. von seinen indoskythischen Bewohnern her, kann sich nur auf das Mönchs- 
und Klosterwesen im allgemeinen bezogen haben, nicht auch auf die resp. Baukunst, da die 
ostturkestanischen Klöster ja Höhlenklöster waren. Für die nordmesopotamischen Christen 
aber lag es nahe, bei ihren Klosterbauten sich an die umgebenden hellenistischen und vorder- 
asiatischen Bauten zu halten. Sie wirkten dann weiter sowohl durch das, was sie übernommen, 
wie durch das, was sie neu dazu erschaffen hatten. 

Vermutungen dieser Art dürften angesichts des vorliegenden Amidawerkes gewiß ihre 
Berechtigung haben. Sie dürfen nicht mehr sein wollen, als sie tatsächlich sind, — nämlich 
Hypothesen, die auf Grund der eigenartigen ethnischen und religionsgeschichtlichen Bedeutung 
des Charrilandes die besondere Rolle zu erklären suchen, welche dasselbe in der Geschichte 
der christlichen Kunst nach den vorliegenden Untersuchungen gespielt zu haben scheint. Es 
sind Versuche der Erklärung, die naturgemäß nur tastende Versuche sein können und weiter 
nichts wollen, als die Aufmerksamkeit der wissenschaftlichen Welt auf den merkwürdigen 
Komplex wichtiger Fragen zu lenken, welche wir hier auf einem verhältnismäßig engen und 
früher wenig beachteten Gebiete in auffallender Weise gehäuft vorfinden. Wenn schärfere 
und für diese Fragen besser vorbereitete Augen als die meinigen sich mit denselben beschäftigen 
wollten und mehr dabei zu sehen imstande wären, könnte es mir nur zur Freude und Genug- 
tuung gereichen. Ich habe mit dem Obigen schlechterdings nicht mehr gewollt, als eine An- 
regung zu weiteren Untersuchungen zu bieten, die mir allerdings angesichts des vorliegenden 
Tatsachenmaterials dringend geboten erscheinen. 


INDEX. 


ssl 


L’index de la premiere partie renferme les noms propres (a l’exelusion des noms d’auteurs, de savants, 


d’explorateurs), les noms de lieu (ä l’excelusion de ceux qui font partie de la bibliographie) et quelques termes 
speciaux. 

Chaque personne est classee sous son nom propre. Pour simplifier l’index, j’en ai elimine tous les 
titres et surnoms de ces personnes contenus dans les inscriptions ou dans le commentaire; je n’ai classe 
sous un surnom (tel que Saif al-daula) qu’un petit nombre de personnes dont le nom propre ne figure ni 
dans les inscriptions, ni dans le commentaire. Les califes abbassides et fatimides sont classes sous leur 
surnom imamien, plus connu que le nom propre, meme quand ce dernier figure dans les inscriptions; ainsi, 


le calife Dja’far, dont le nom propre figure dans les premieres inscriptions, n’est class qu’a „Mugtadir*. 
La plupart des references relatives aux noms de lieu sont suivies d’un mot entre parentheses indiquant le 


sujet special (monument, inscriptions, ete.) dont il est question ä la page correspondante. 


Ces indications 


n’ont d’autre but que de faciliter les recherches sans introduire de nombreuses subdivisions dans l’index; 
elles ne sont ni completes, ni tres preeises, parce qu'il arrive souvent qu’une page renferme plusieurs fois le 
meme nom de lieu a propos de sujets differents. 
La plupart des termes specjaux sont des titres, notamment d’origine turque ou persane, peu connus, 
ou etudies dans le commentaire; je n’ai pas depouille methodiquement la terminologie des inscriptions. 
L’article arabe a &t& supprime dans ces termes et dans les noms propres tels que Hasan; il n’a ete 


maintenu qu’en etat d’annexion. 


anc. — ancetre, ar. = arabe, arch. 
egl. = E£glise, enc. — enceinte, Ev. 


Mosquee, hist. — histoire, id. 


idem, ing. 


Voici la liste des abreviations: 
architecte, arm. — armoiries, cit. — citadelle, coll. = collection, 


eveque, fort. — place forte, gouv. — gouverneur, gr. M. 
ingenieur, inser. = insceription, min. 


grande 
minaret, mon. 


monument, mus. = musee, n. pr. = nom propre, pal. = palais, pers. = personnage, p. — porte, riv. = riviere, 
t. = titre, tomb. — tombeau, v. = ville, village (cette derniere indication ne suit pas les noms les plus connus.) 


Aba, ev. d’Amid 51. 

Abagqa, Houlagouide 94. 

Abbassides 13, 15, 17, 19—21, 23, 
52, 72; voir Mugtadi, Mugtadir, 
Mu’tadid, Näsir, Qä’im. 

‘Abd al-Malik, pers. 38. 

“Abd al-Wähid, juge 32, 34-36, 
38, 40—42, 53, 54, 60. 

—, juge (petit-fls du precedent) 
58—60. 

“Abdalläh, n. pr. 20. 

—, Ayyoubide 110, 114. 

Abü Bakr, Ayyoubide 105, 106. 

—, Ortokide 96. 

—, Timouride 115, 116. 

Abu l-Hasan ibn Djahir, gouv. du 
Diyar-Bekr 41, 54. 

Abü Kälidjär, Bouyide 37. 


Abü Nasr, Nisanide 55. 
Abü Sa’d, ing. 36. 
Adalia, v. 77 {p.). 
Afrique 3. 

agh arslan, t. 122. 
Ahmad, pers. 26, 28. | 


—, charge de construction 14, 15, 
17218 | 

—, Merwanide 23—30, 32, 33, 35, | 
37, 41, 64. | 

—, Nisanide 55, 61. 

—, Ortokide (de Kharput) 96. 

— ou Sälih II, Ortokide (de Mar- | 
din) 115, 116. 

— Ruzzigi Husaini, emir 117, 118. 

— ibn al-Shaikh, gouv. du Diyar- 
Bekr 21. 


Ahmad-shäh, Mengoutshekide 98. 


MayvAB: 


Ahwaz, v. 197. 
Aidoghdi, charge de construction 61. 
Aikaldi, voir llaldı. 


“Alä’, gouv. d’Amid 25. 
| Alep 7 (enc.), 46 (gr. M.), 47 (id.), 


73 (enc. et p. Bäb al-sa’äda), 75, 
33 (eit.), 84 (id.), S6, 104 (inser. 
et mon.), 106, 107, 110, 116, 119, 
122 (inser.), 126 (id.); voir Amid, 
Ayyoubides, Zenguides. 

Alepins 107. 


| Alexandre 3. 


Alexandrie 6 (enc.). 


| Algerie 74. 


“Ali, pers. 15. 
—, autre pers. 26, 28. 
— , Nisanide 55, 63, 65—68, 71—73. 


ı Allah 14, 17, 18, 20, 26, 29, 32, 


56, 59, 61, 68, 
‚89, 92, 104, 
118. 


zur 
107, 112—1 

Allemagne 3. 

alp, t. 92, 122. 

ag sungur, t. 122. 

Alp-arslän, Seldjoukide 37, 38, Al, 
53,100. 

Alpi, n. pr. Sl. 

—, Ortokide 111. 

Amid 4—11 (ene.), 13 (hist. et 
inser.), 15 (id.), 18—24 (ene. et 
inser.), (id.), 
(pont), 37 (ene. et inser.), 38 
(id.), 42—47 (gr. M. et min.), 51 


26—28 32 —34 


(eel.), 52 (id.), 54 (gr. M., hist. 
et inser.), 55, 57, 58, 60—64 
(id. et pal.), 66, 69 (id.), 71—74 
(hist. et inser, diverses), 77—S0 


(arm. et inser.), S2—S4, 86, 87, 
s9, 93—96, 98, 100 (id.), 101, 
103— 119 (hist. et 135 
(id.); voir Ayyoubides, Ortokides, 


inser.), 


voir aussi Diyar-bekr. 

—, p. d’Alep ou de Rum 7—9; 
11—13, 21, 27, 40, 61, 74, 75, 
78—89, 86, 87, 91, 93, 95, 100, 
105, 108. 

—, p. de Kharput, de la Montagne 

d’Armönie 7, 9, 10, 12, 21, 

99, 97, 29, 30, 35, 40, 62, 75; 

77, 100, 105. 

. p- de Mardin ou de Ja Colline 

7—11, 13, 15, 16, 19, 21, 27, 

‚31, 33, 78, 101, 108, 115. 
-, p. du Tigre ou Neuve (Yeni 
kapu) 7, 9—11, 26, 27, 108. 

—, Evli badan ou tour A SS. 

. Yedi gardash ou tour B 91. 

Amidiens 72, 104, 117. 


Amoy, v. 197. 


ou 
BD) 


29 


Anatoliens (lire ainsi) 107. 

Angora 115 (bataille). 

Ag-quyunlu, voir Turcomans. 

Arabes 13, 53, 56, 59, 104, 111, 
117. 

Arabie 97, 9. 

Araxe, rıv. 195. 

Arban, v. 74 (pont). 

Arısh, v. 119, 

Armenie 92, 105; voir Amid. 

107. 


Armeniens 43, 64, 


Arsacides 64. 


InDEx. 


arslan, vor agh «arslan. 
Arslän-baighu, voir Isrä’il. 


‚, Asad al-din, Nisanide 55. 


Asie 3, 6, 37, 105, 107, 110, 116, 
1952126. 

— centrale 80, 125, 126, 128. 

— Mineure ou Rum 4, 7, 31, 54, 
72, 74, 81, 92, 94, 99, 104; 
Seldjoukides. 


volr 


Assassins 83. 





Assur (expedition allemande) 57, 
59,60. 

atabeg, t. 123. 

Atabeks, voir Bourides, Önör. 

Ataq, fort. 117, 118. 

Attila 80. 

Ayyoubides 54, 74, 85, 101, 106, 
109; voir Ayyüb, Saladin. 

— d’Alep 109; voir Türän-shäh, 
Yüsuf. 

— d’Egypte et d’Amid 23, 72, 100, 
105. 109, 110; voir Abü Bakr, 
Ayyüb, Muhammad, Türän-shäh. 

— de Kaifa 110,114; voir "Abdalläh, 
Malik Sälih. 

— de Mifargin ou Mesopotamie 105; 
voir Muhammad, Müsä. 

— de Syrie 105. 

Ayyüb, ane. des Ayyoubides 105, 106. 

—, Ayyoubide (d’Egypte) 85, 86, 
105—107, 109. 


Baalbek, v. 113 (inser.). 

Bädh, chef kurde 22. 

Bagdad 5, 6 (enc.), 14, 37, 38, 41, 
53, 58, 60, 73 (p. du Talisman), 
89, 83 (id.), 111. 

Baibars, Mamlouk 14, 78, 80, 93, 
100. 

Baighu, Seldjoukide 81. 

baighu, t. 76, 77, 81, 92, 95, 104, 
128. 

Baisan, v. 119. 

Balkh, v. 127 (cit.). 

Barkyärug, Seldjoukide 41, 54, 58 

Bargüg, Mamlouk 115, 119. 

Barsbäy, Mamlouk 87, 116. 

Batman, pont et riv. 9, 33 (inser.). 

Bäyazid II, Ottoman 117. 

beg, t. 92, 123. 

Bektimur, emir 40. 

Berlin 84 (monnaie), 
royale). 


128 (Bibl. 





Bilbeis, v. 119. 

bilgä, t. 92. 

Bosra, v. 93 (inser.). 

Boulag, v. 119. 

Bourides ou Atabeks de Damas 54, 
si, 125; voir Toghtekin. 

Bouyides 29, 38, 39, 42, 85; voir 
Abü Kälidjär. 


\ Brenner 120. 
Byzantins 13, 22, 37, 43; voir Con- 


Constantin, Heraclius, 


Justinien, Zimisces. 


stance, 


Caire 10 (cit.), 20—22 
et portes diverses), 24 (inser.), 
47 (Azhar), 52 (gr. M.), 64, 73 
(enc. et p. Bäb Sa’äda), S4—87 
(madrasa, ınus. et tomb.), 101 
(eit, et ene.), 105, 106 (imnser.), 
109 (id.), 113, 114, 117 (mos- 
quee), 119 (eit.). 

Caramanides, voir Muhammad, Qara- 


arm., enc. 


män. 

Caspienne 62. 

Cherif, voir Idris. 

Chine 9, 127, 128. 

Chosroes 76, 92, 104. 

Cividale, v. 66 (egl.). 

Constance, Byzantin 19. 

Constantin, Byzantin 50. 

Constantinople 47 (S. Sophie et 
mosquee), 50 (Hebdomon), 63 
(mus.), 77 (p. Doree), 79 (coll. 
Martin), 89, 99 (id.), 117 (inser.); 
voir Konia. 


Damas 4 (inser.), 7 (ene.), 38 (gr. 
M. et insc.), 39, 43, 44, 46, 47, 
51 (id.), 73 (Där al-sa’äda), 77 
(ene. et p. Bäb shargi), 114, 119; 
voir Bourides. 

Damasquins 107. 

Damiette, v. 119. 

Däwud, Ortokide (de Kaifa) 76, 87, 
89, 92, 96, 104, 120, 123—125, 
198. 

—, Ortokide (de Mardin) 111. 

— Tshaghri (Tshagir)-beg, Sel- 
djoukide 81. 

Diocletien 50. 

Diwrigi, v. 4 (inser.), 74, 77 (id.), 
97 (gr. M.), 98 (arm. et tomb.), 
125 (inser.). 


Diyar-Bekr(Diarbekr, Diarbekir, etc.) 
1 (lire Bekr), 2, 6, 9, 10, 12, 13, 
90, 21, 23, 24, 37, 39—4Al, 47, 
48, 50, 53, 54, 58, 68, 71, 79, 
86, 92, 97, 101, 104— 107, 109, 
111—118; voir aussi Amid. 

Diyar-Rabi’a 38. 

Dja’far, pers. 89. 

—, seulpteur 104, 106. 

Djahängir, Turcoman 116. 


Djahir (ou Djuhayyir), gouv. du 


Diyar-Bekr 41, 53; voir aussi 
Abu I-Hasan, Muhammad. 
Djakam, Mamlouk 116. 
Djamil, pers. 14, 15, 17, 18. 
Djardjaräya, v. 14, 15. 
Djazira (Djazirat ibn “Umar), v. 36, 
74, 94; voir Zenguides. 
Djelairides, voir Uwais. 


Djurdjan, Djurdjaniyya, voir Gurgan, | 


Gurgand). 
Dugäg, Seldjoukide 54. 


Edesse 21 (ing.), 101 (erois6s); voir 
Josselin. 
Egil, fort. 55. 


Egypte 3. 4, 10, 20, 24, 40, 44, 7A, | 


s5, 86, 93, 98, 104—107, 109, 
110, 114—117, 119, 125; voir 
Ayyoubides. 

Egyptiens 107, 112. 

Eregli, v. 11 (niches). 

Erzerum, v. 75 (eit.), S3 (mosquee). 

Espagne 24. 

Euphrate 116, 125. 

Europe 3, 66. 

Euyuk, v. 93 (aigles). 


Faradj, Mamlouk 116. 

Fareskur, v. S6. 

Fars 60, 127; voir aussi Perse. 

Fatimides 20, 24, 125; voir Mu- 
stansir. 

Frances 78, 101. 


Gazza, v. 119. 

Georgie 115. 

Ghazan, Houlagouide 111, 112. 
Ghäzi II, Ortokide 111, 113, 114. 
— —, Zenguide 97. 

Gurgan ou Djurdjan, v. 61—63, 65. 
Gurgandj ou Djurdjaniyya, v. 62. 


IxDEx. 


Hama, v. 46 (gr. M.). 

Hamdanides 22; voir Saif al-daula. 

Hamid, pers. 36. 

Hamza, Turcoman 116. 

Hasan Balkhi, gouv. du Diyar-Bekr 
38—41, 53. 

—, juge 26, 28. 

—, Merwanide 24, 64. 

—, Nisanide 55, 61, 63, 
GSET“ 

—, Turcoman, voir Uzun. 

Hauw, riv. 33. 

Hazo ou Hazu, riv. et v. 9, 33. 

Hazru, riv. et v. 33. 


65,267, 


| Heraclius, Byzantin 51, 52. 








| Iraq 60, 62, 


Hibhatalläh, arch. 61, 63, 65. 
Hierapolis, v. 77 (p.). 


| Hindous 127. 


Hishäm, Omayyade 33, 34. 
Hisn-Kaifa, voir Kaifa. 
Homs, v. 46 (gr. M.). 
Hongrie 120. 

Houlagouides 94, 111, 112, 114; 
voir Abaga, Ghazan, Hulagu. 
Hulagu, Houlagouide 94, 110, 111. 

humäyün, t. 98. 


Ibrahim, pers. 92. 

—, Inalide 55—57, 59. 

—, ing. 89, 90. 

—, Ortokide (de Kaifa) 123 —125. 
—, Ortokide (de Kharput) 96. 

—, sayyid 118. 

Idris II, Cherif 128. 


| aldi (Aikaldi), Inalide 55—61, 63, 


68, 71, 72. 

Ilghäzi, Ortokide 55, 123, 124. 

Ilik-khän 39, S1. 

Inäl, Inalide 54, 55. 

Inalides 23, 41, 54, 55, 57, 59, 
61—65, 67— 73, 78, 82, 87; voir 
Ibrahim, Ialdi, Inäl, Mahmüd, 
Sädar. 

Inde 27, 127. 

Innsbruck (coupe au mus.) 39, 82, 
120—128. 

Iran 76, 92, 104. 

115; voir Seldjoukides. 

Irbil, v. 94, 9. 

‘Isa, Ortokide 115, 116. 

— ibn al-Shaikh, gouv. du Diyar- 
Bekr 21. 


isfahsalär, t. 59, 62, 65, 87, 122. 





Ishaq, pers. 14, 15, 17, 18. 

Islam 375, 38, 517.56, 59/261, 63, 
67, 76, 89, 92, 102—104, 106, 
127. 

Isma‘il Shäh, Sefewide 116. 

Ispahan 41, 125. 

Isrä’il Arslän-baighu, Seldjoukide 81. 

Italie 50. 

“Iyäd, chef ar. 13, 51, 104. 

jabghu, t. 76, 77, Sl, 92. 

Java 24. 

Jean, ev. d’Amid 34. 

Jerusalem 47 (Agsä), 50 (mon.), 
77 (p. Double), 127. 

Josselin, eomte d’Edesse 101. 

Justinien, Byzantın 13. 


Kaifa ou Hisn-Kaifa. v. 74 (mon.), 
79, 85-87 (arm. et monnaie), 
94, 96 (id), 107,110, 114 
(monnaie), 123—125 (id.); voir 
Ayyoubides, Ortokides. 

Kaikäwus I, Seldjoukide 109. 

— II, Seldjoukide 111. 

Kaikhusrau II, Seldjoukide 107, 109, 
110. 

— III, Seldjoukide 111. 

Kaiqubäd Ier, Seldjoukide 96, 98, 99, 
105, 107. 

— II, Seldjoukide 114. 

Karun, riv. 197. 

Khabur, riv. 74. 

Khälid ibn al-Walid, chef. ar. 47. 

Kharizmiens S6, 107. 

Kharput, v. 16 (eit.), 79, 96, 122 
(inser.), 124, 125 (id.): voir Amid, 
Ortokides. 

Khidr, Ortokide 96. 

Khudäwend, princesse seldjoukide 
99. 

Khushgadam, Mamlouk 116. 

Khwarizm 62. 

Khwärizm-shäh 110; voir Muham- 
mad. 

Kirmanshahan 62. 

Konia 4 (inser.), 6 (enc.), S4 (mus.), 
98 (enc. et mus.), 99 (id. et pal.), 
110. 

—, Mosquee “Alä’ al-din 104. 

—, p. de Constantinople, Eski kapu, 
de Larenda 98, 99. 

Kretopolis, v. 77 (p.). 


984 


Kultegin, chef ture 122. 
Kurdes 116. 


Larenda, voir Konia. 
119. 
98 


Liban 
Londres (releves Texier), 40 
(lampe ar.), 60 (monnaies), 96 
(coll. Blacas), 124 (monnaies). 
Lulu’, Zenguide 94, 97, 111. 

Lune, planete 94. 
Lydda, v. 14 (pont). 
Lyon 66 (Manecanterie). 


Mahmüd, pers. 104, 106. 

—, Inalide 55, 61—63, 65, 66, 68, 
71—73, 78. 

— , Ortokide 79, 81, S6—89, 92, 
95, 100-105, 195, 198. 
, Seldjoukide (d’Irag) 59, 60, 62, 
68. 


—, Seldjoukide (de Perse) 60. 
(Nür al-din), Zenguide (d’Alep) 
74, 101, 105, 125. 

—, Zenguide (de Djazira) 97. 

Mahomet, voir Muhammad. 

Malatia 115. 

malik,t. DS, 65, 76, 85, 57, 109, 110. 

Malik Sälih, Ayyoubide 114. 

Malik-shäh, Seldjoukide 36—39, 41, 
52—54, 56—60, 68, 81, 95, 100, 
128. 

Mamlouks 20, 40, 110, 114, 119; 
voir Baibars, Bargüq, Barsbäy, 
Djakam, Faradj, Khushgadam, 
Muhammad, Qaläwün, Shaikh. 

Mansür, Merwanide 35 —37. 

Mansura (d’Egypte), v. 85. 

magsüra, enc. reservee 56, 57, 63, 





64. 

Marco Polo 127. 

Mardin 111, 113—115, 116 (inser.), 
123, 124: voir Amid, Ortokides. 





Maroc SO, 128. 

Marwän, anc. des Merwanides | 
9_96,. 98 | 
22—26, 28. | 


r | 


Mas’üd, Nisanide 55, 72, 73, 78. 
Maudüd, Ortokide 79, 85, 86, 95, | 
96, 103— 106. | 
-, Zenguide 97. | 
Mecque 27. 
Mediterrane 125, 126. 
Mengoutshekides S1, 


125;  voir 


Alımad-shäh, Shähanshäh. 


InveEx. 


25, 27,29, 31, 


Merwanides 22, 93, 
33—37, 59, 64, 72; 


voir Ahmad, 

Hasan, Mansür, Marwän, Mu- 
hammad, Nasr, Sa’id. 

Mesopotamie 4, 5, 13, 20, 38, 40, 
50, 54, 60, 74, 82, 85, 93, 94, 
99, 104, 105, 108, 110, 111, 115, 
116, 119, 125; voir Ayyoubides. 

Mesopotamiens 107. 

Mifargin, v. 9 (fort.), 23, 2% (ene. 
et inser.), 26 (hist.), 33, 34, 37, 
38, 40 (id.), 64 (egl. et pal.), 
74 (inser.), 99 (egl.), 105 (hist.), 
I11 (id.), 118, 125 (inser.); voir | 
Ayyoubides. 

Moise 47. | 

Mongols 80, 83, 107, 110, 111, 
113—115. 

Moscou 20 (coll. Zouboff). 

Mossoul 1% (p. Bäb Sindjar, 37,38, 
53 (hist.), 72, 78 (id.), 94 (arm., 
p. Bäb Sindjar et monnaies), 114 
(hist.), 116 (id.), 125 (cuivres); 
voir Zenguides. 

Mu’äwiya, Omayyade 64. 

Muhammad, pers. 35, 60. 

—, Ayyoubide (d’Egypte) 85, 86, 
105, 106, 109. 

— , Ayyoubide (de Mifargin) S6, 111. 

—, Caramanide 85. 

— ibn Djahir, gouv. du Diyar-Bekr 
37—4l, 53, 54. 

— —, fils du preeedent, gouv. du 
Diyar-Bekr 40, Al, 53, 54. 

—, emir 117. 

—, ing. 38, 40, 41. 


—, juge (petit-fils du pers. de ce 
nom, le premier ci-dessus) 36, 
38, 40—42, 54, 58—60. 

Khwärizm-shäh 83. 

le proph&te Mahomet 14, 29. 

Mamlouk 10, 40, 119. 

Merwanide 26, 27. 

‚ Ortokide 71, 72, 74, 76—82, 
S4, 87, 89, 92, 95, 96, 101, 104, 
105, 125, 128. 

— IV, Ottoman 119. 

— Pasha Biyigli 10. 

— I®, Seldjoukide 55—60, 62, 68. 

— ibn al-Shaikh, gouv. du Diyar- 
Bekr 21. | 

— , Zenguide 97. | 

Mu’min, n. pr. 35. | 


58, 





Munich 83 (plat ar.), 94, 120 (id.). 
Mugtadi, Abbasside 37, 38. 
Mugtadir, Abbasside 6, 14, 
17—22, 29, 30, 34, 77. 
Müsä, Ayyoubide 105. 
Mustansir, Fatimide 
Mu’tadid, Abbasside 


15, 


29, 


21. 


Nakhtshbiwän, v. 125. 

Näsir, Abbasside 78, 83. 

Nasir, ing. 26, 28, 29. 

Nasr, Merwanide 31—37. 

Nigda, v. 99 (inser. et mon.). 

Nil 6. 

Nisän, Nisanide 55, 61, 63, 65, 67, 
Zeile 

Nisanides 55, 61, 65, 68, 71—74, 
78, 82; voir Abü Nasr, Ahmad, 
“Ali, Asad al-din, Hasan, Mas’üd, 
Nisän. 

Nizäm al-mulk, vizir 37, 38, 54. 

Nüh ibn Mansür, Samanide 38. 


Occident 3, 50, 93. 

Oghuz 80, SI. 

Omayyades 13, 20, 33, 47; 
Hishäm, Mu’äwiya, Walid. 

Önör, atabek 93. 

8, 21, 77, 82, 93 


voir 


Orient 3, 4, 6, 
113, 120. 


I 


\ Orientaux S0, 119. 


Orkhon (inser.) 87, 92, 122. 

Ortokides, voir Sukmän, Urtug. 

— de Kaifa, puis d’Amid et Kaifa 

74, 75, 77, 79, 81, 83—87, 
89, 91, 93-95, 97, 99, 101, 
103, 105,.119,121,1237123, 127 
voir Däwud, Ibrahim, Mahmüd, 
Maudüd, Muhammad, Qarä-arslän, 
Sukmän. 

— de Kharput 96; voir Abü Bakr, 
Ahmad, Ibrabim, Khidr, Urtug- 
shäh. 

— de Mardin 815. 110, 1115 
113—116, 123; voir Ahmad, Alpi, 
Däwud, Ghäzi, Ilghäzi, ‘Isa, Sa- 
fiyya, Sälil, Timurtäsh, Yumnä. 

Öttomans 110, 117— 119; voir Bäya- 
zid, Mahammad, Salim, Sulaimän. 


72, 


99, 


Palestine 4. 
Paris 40 (coll. G. de Rothschild), 
97 (coll. Doucet), 99 (id.), 125 


(cab. des medailles, coll. Piet et 
mus. du Louvre), 126 (mus. 
Cernuschi), 127 (id.). 

Parthes 50. 

Patara, v. 77 (p.). 

Persans 53, 56, 59, 117. 

Perse 27, 37, 38, 54, 60, 118, 125, 
128; voir Seldjoukides; voir aussi 
Fars. 


Qädi Fädil, seeretaire de Saladin 72. 
Qä’im, Abbasside 37. | 
Qaläwün, Mamlouk 10. 
Qarä-arslän, Ortokide 72, 74, 76, 
79, 84—87, 89, 92, 96, 100, 101, 
104, 105, 122, 124, 125. 
Qarabagh, v. 116. 
Qara-hisar, v. 97 (aigle). 
Qaramän, Caramanide 85. 
Qarä-Yuluq, Turcoman 115, 116. 
Qarä-Yüsuf, Turcoman 116. 
Qarlug 80. 
Qilidj-arslän IV, Seldjoukide 111. 
Qinaq 81. 
qutlugh, t. 92. 


Ragga, v. 5. 
Rum, voir Amid, Asie Mineure. 


Sa’äda, n. pr. 79. 

Sabä, pers. 26, 28. 

Sädar, Inalide 54, 55. 

Safıyya, princesse ortokide 55. 

Sagittaire, signe 85. 

Sahl, pers. 25. 

Said, Merwanide 24. 

— , autre Merwanide 32. 

Saif al-daula, Hamdanide 71. 

Saladın (Yüsuf), Ayyoubide 55, 
71—74, 78, 101, 105. 

Saläma, pers. 38, 40, 41. 

Saldjuq, anc. des Seldjoukides 81. 

Salıh Ier, Ortokide 111— 114. | 

— II, voir Ahmad. | 

Salim Ier, Ottoman 10, 69, 116, 117. 

Salomon 60. 

Samanides 38, 39; voir Nüh. 

Sandjar, pers. 22, 33; 
Sindiar. | 

Sapor (Shäpür), Sassanide 47. 

Sassanides 13, 38, 50, 56, 64; voir | 

| 





voir aussi | 


Sapor. 
sawghun, t. (?) 122, 128. | 
Sefewides 110; voir Isma'il. 


Amida. 


INDEX. 


Seldjoukides, voir Saldjuq. 
— d’Asie Mineure ou de Rum 38, 


72, 81, 99, 105, 107, 109—111, | 


114; voir Isrä’il, Kaikäwus, Kai- 
khusrau, Kaiqubäd, Khudäwend, 
Qilidj-arslän. 

— d’Iraq 68; voir Mahmäüd. 

— dePerse et de Syrie 23, 37—39, 
41, 52—54, 62, 68, 72, 79, 81, 
85, 99, 98, 99, 105; voir Alp- 
arslän, Baighu, Barkyärug, Dawud, 
Dugäg, Mahmüd, Malik-shäh, Mu- 
hammad, Sindjar, Toghril-bek, 
Tutush. 

Shähanshäh, Mengoutshekide 98. 

shähanshäh, t. 38, 39, 59. 

shahriyär, t. 104. 

Shaikh, Mamlouk S4—S6. 

Shaizar, v. 124 (hist.). 

sharif, voir Cherif. 

Siegburg, v. 83 (tresor), 86 (id.). 


| Sindjar, v. 94 (monnaies), 97 (inser. | 


et min.), 116; voir Mossoul, Zen- 
guides. 

Sindjar, Seldjoukide 60; voir aussi 
Sandjar. 

Siwas, v. 4 (inser.). 

Spalato 50 (pal.). 

suffa, portique 56, 62. 

Sukmän Ie, ÖOrtokide 76, 87—89, 
99, 96, 104, 120, 123, 

— II, Ortokide (de Kaifa) 79, 8 
103, 105, 125. 

Sulaimän Ier, Ottoman 117, 118. 

sultan (et variantes), t. 39, 
79, 85, 87, 95—98, 106, 109, 
110, 114. 

Sultanıa, v. 115. 

sunqur,t. 82, 99, 122, 128; voir alp. 

Sunqur beg 99. 

Syrie 4, 20, 24, 37, 43, 74, 78, 100, 
101, 104,105, 108, 109, 111, 114, 


115, 119; voir Ayyoubides, Sel- | 


djoukides. 
Syriens 111. 


Tala’i“ ibn Ruzzig 117. 


Tashkent (inser. du mus.) 24, 125, | 


126. 
tekin, t. 97. 
Thomas, &v. d’Amid 51. 
— , archidiaere 51. 
Tigrane 47, 50. 


58, 59, 





Tigranocerte, v. 13. 

Tigre 6, 8-12, 14, 31 (pont), 
33—35 (id.), 37 (id.), 64, 74, 78 
(pont), 104, 116; voir Amid. 

Timourides 110; voir Abü Bakr, 
Timur, "Umar. 

Timur, Timouride 115, 116. 

Timurtäsh, Ortokide 55. 

Tiridate 50. 

titres, voir agh arslan, alp, atabeg, 
baiyhu, beg, bilgä, humäyün, is- 
fahsalär, jabghu, malik, qutlugh, 
sawghun, shähanshäh, shahriyär, 
sultan, sunqur, tekin, toghrul, 
tshaghri, ete. 

— califiens et imamiens 20. 

— en daula, din, mulk, ete. 39, 60, 
16987,.193: 

— sultaniens, voir sıeltan. 

— viziriens 41, 49. 

Tlemcen 126 (inser.). 

Toghril (Toghrul)-bek, Seldjoukide 
37..31. 

toghrul, t. 82. 

toghrul-tekin, t. 97, 98. 

Toghtekin, Bouride 54. 

Transoxane 126. 

Tripoli (de Syrie) 
113 (id.). 

tshaghri-tekin, t. 81. 


108 (inser.), 


| Tshaghri-beg, voir Däwud. 


Tshaldiran 116 (bataille). 
Tshao 40 (tomb.). 

Tshagir-beg, voir Däwud. 
Tsiuan-Tshou (Zeitun), v. 13 


[83 
1 


(inser.). 


‘ Tunisie 24. 


Turan 104. 
Türän-shäh, Ayyoubide (d’Egypte) 
85, 86, 107, 109, 110, 114. 


\ —, Ayyoubide (d’Alep) S6, 109. 


Turcomans 55. 

— du Mouton blane ou Ag-quyunlu 
110,116; voir Djahängir, Hamza, 
Qarä-Yuluq, Uzun Hasan. 

— du Mouton noir 116; voir Qarä- 
Yüsuf. 

Tures 10, 11, 37, SO. 

Turkestan 27, 39. 

Tutush, Seldjoukide 38, 54. 


Ubaid, ing. 32, 33. 


“Umar, Timouride 116. 


356 INDEX. 


Urtug, Ortokide 76, 87, 89, 92, 96, | Yalıyä, gouv. d’Amid 14,15, 17, 18. | Zengi I®', Zenguide (de Mossoul) 
104, 120, 123. — Sarafi, ing. 92, 101. 97, 195. 

Urtug-shäh, Ortokide 96. | Yasili-kaya, v. 93 (aigles). — II, Zenguide (de Sindjar) 97. 

“‘Urwa, pers. 61. | Yuhannä, n. pr. 93, 101. Zenguides d’Alep S1; voir Mahmüd 

“Uthmän, calife 33. Yumnä, princesse ortokide 55. (Nür al-din). 

Uwais, Djelairide 114, 115. Yüsuf Ie, voir Saladın. — de Djazira 94, 97; voir Mahmüd. 

Uzun Hasan, Turcoman 116. — II, Ayyoubide 86, 109. — de Mossoul 74, 81, 94, 97; voir 
— ibn Damna, pers. 24, 64. Ghäzi, Lu’lu’, Maudüd, Zengi. 

Walid Iet, Omayyade 51, 32. — de Sindjar 93, 94, 97; voir 

Warka, v. 51. | Zaim al-daula, pers. 37, 41, 54. Muhammad, Zengi. 

Wasit, v. 14. Zeitun, voir Tsiuan-Tshou. Zimisces, Byzantin 22, 34. 








ADDITIONS ET CORRECTIONS. 


P. 19, n. 1: Voir un exemple de coufique retournd dans Hurer, Voyage en Arabie, p. 372. 

P. SO, n. 3,1. 1: Memoires (Zapiski), live Travaux (Trudi); ef. Brocner, Introduetion a Vhistoire des 
Mongols, p. 1. 

Depuis l’impression, j’ai pu me procurer la relation de voyage de Soutusate (Narrative, ete., London, 
1840). De sa deseription de Diyar-Bekr en 1838 (II, p. 291 s.), jextrais quelques passages se rapportant A 
des sujets traites plus haut, aux pages citees ci-dessous: 

P. 12 et 119, n. 1 (aqueduec et glacieres): „Ice is made in the winter, and is preserved in the open 
air, by piling it ın conical heaps and covering them with straw. In the summer it is sold so cheaply in 
the market, that the poorest man may cool his drink with it. A fine aqueduct on arches enters the city 
near the gate of Constantinople (Rum), ete.“ 

P. 20, n. 1 (inseriptions enigmatiques): „In the cemetery just beyond its walls, I observed some massive 
grave-stones with ancient insceriptions upon them that I could not deeipher, nor was I able to conjeeture to 
what language they belonged. Upon the wall, near the principal gate, are other inscriptions in Gufie, with 
figures of anımals and birds. I noticed also an inseription in Greek, ete.“ 

P. 47 (grande Mosquee, ä interealer entre Niesunr et Texıer): „The principal mosque of Diarbekir was 
formerly a Christian church. It is called the Great Mosque, and is the finest remnant of antiquity in the 
place. It has a large square tower which is now used as a minaret. The roof is sloping, and the windows 
are round at the top... On one side is a spacious court paved with stone, and having a large fountain 
in the middle. Along the lofty walls of this court are rows of columns of various kinds of beautiful 
marble... On the exterior wall of the church are inseriptions in Gufie, ete.* 

P.51,n.5, et 163 s. (eglises): „I visited several of the churches. The Jacobites worship in a very 
old one, while the Chaldeans have one newly erected, large, handsome, and profusely ornamented with 
foreign painlings. The Syrian Catholies are accomodated as in Mardin.... In the Greek church I saw once 
more the high, straight, and narrow-seated chairs fixed against the wall, and the pictures of Saints, with 
the arms and feet of silver, attached to the canvass, ete.* 








Au dernier moment, je regois de Miss G. Lorumn Bern quelques photographies d’Amid, dont trois 
fournissent des documents nouveaux. 

1°. Un saillant carre de l’enceinte, portant une inseription coufique de trois lignes dont je ne puis 
dechiffrer que la fin, a l’echelle miceroscopique des caracteres. Elle est identique A la fin du n® 16; ce 
nouveau texte est done au nom de Malik-shäh. L’analogie des deux documents est renforeee par une 
frappante similitude du style des lettres et du bestiaire decoratif. Iei, l’on voit au-dessus de la l. 1, sous une 
eorniche amortie en retour d’&querre, le meme motif central, mais flanque de deux taureaux agenouilles et 
affrontes; aux bouts de Ja l. 1, deux felins affrontes; entre les lignes 1 et 2, deux felins et deux oiseaux. 

2°. L’are d’une des entrees de la citadelle, qui n’est autre que la „porte de l'ancien Galius* de 
Texıer (voir plus haut, p. 296 et fig. 244). 

3°, Un detail encastre dans le mur A gauche de cet arc, avec un fragment d’inseription fruste 
renfermant la date 603 (1207—08) et un relief tres fruste representant un lion sur le dos d’un taureau (cf. 
p- 67, fig. 24). Cette porte est done de l’Ortokide Mahmüd, comme celle de l'inseription n® 31. 





Abb. 330. Dijarbekr, Kharputtor: Tiermotive und kufische Schrift. 
(Aufnahme von Miß BELL, Ersatz für Abb. 292, S. 344.) 


Abbasiyye 218. 

Abendland 274. 

Ablak 218. 

Abu Dolaf, Moschee 325. 
Adler 349, 363, 367 f. 
Affe 366. 

Ägypten und Mesopotamien 
Ägypten und Syrien 2631., 342. 
Ahnas 157. 

Akanthus, tangartig 205. 

Akka Pfeiler 141. 

Akrobaten 350. 

Aleppo 199, 264, 353. 
Alexander 350f. 

Altareiborium 227. 

Amida, Brücke 285. 
—, Eliaskloster 167. 

—, Geschichte 163f. 

—, Große Kirche 165f., 208, 316. 
—, Jakobskirche 195, 197. 


99> 


ZZ). 





— ‚Kosmaskirche 167 f.,198,212,338. | 


—, Marienkirche 166, 187f., 208, 
9J4, 219£., 312. 

—, Mauern 2741. 

—, Minaret beim Tigristor 332. 

—, Moscheen 297. 

— , Nestorianisches Johanneskloster 
165, 173f., 216. 

— , Petbionkirche 167. 

—, Stadtplan 7, 329. 

—, Thomaskirche 316. 

—, Tore 286 f. 

— —, Aleppotor 293f., 341f. 

— —-, Kharputtor 287f., 291 f., 
294, 310, 344 f., 365, 370f., 386. 


REGISTER. 


Amida, Tore, Mardintor 276, 295f., 
349, 345. 

297. 

997f., 348, 


— —, Neues Tigristor 

— —, Porte de Galius 
376. 

—, Türme 294f., 345f., 360. 

— —, Evli Badan 275, 342. 

—, Turmzunge 280. 

—, Yedı Qardash 275. 

—, Ulu Djami 298f., 310f., 329. 

— —, Brunnen 298. 

,„ Hof 2951. 

‚ Inneres 320f. 

— —, Madrasa 312f. 

, Minaret 331. 

‚ Ostfassade 136f., 298f. 

OÖsttor 347. 

, Nordfassade 305, 312 f., 339. 

, Südfassade 204, 305, 315f. 

— —, Westfassade 138f., 298Sf. 

—, Vierzig Märtyrer Kirche 165. 

—, Vogelnische 189. 

— , Zeorakirche 166. 

— , Zitadelle 173, 284f. 


Amra 265, 272. 


Anargyroi 172. 
Anderin 186, 293. 
Antike 323. 


Antiocheia 292. 


Ap« llokloster 153f., 162. 


Apsis 265. 

—, geradlinig 186, 275. 

—, im Hof 245, 248, 256. 

— , mit Kreuz 246, 249, 256, 273*. 


— , Säulen 246, 249. 


| Architrav, halbrund 340. 


Ardebil 162. 

Arles, Sarkophag 152. 
Armenien 275, 306, 352, 361. 
Arolsen, Kelle 352. 

Asiatische Volkskunst 319. 
Athen, Akropolis, Reliefs 372. 
—, Metropolis, Reliefs 367. 

—, Museum, Löwenplatte 370f. 
Athos, Dochiariu, Relief 352. 
—, Lavra, Relief 367. 


Baalbek 189, Moschee 312,319, 324*. 
Bandfriese 260, 271. 
Bandornament, dreistreifiges 270. 
Bara, el-, 287. 

Basalt 305, 319. 

Basilika 265, 271. 
Baumeister 308. 

Baumstark, A., 163,171, 187, 
Bawit 153f., 206. 

Behnesa, Stufenfries 342. 
Bell, Miss 146, 160, 167, 180, 193, 


994, 264f.,270,298,333, 335,359. 


216. 






Berchem, v., 133f., 287, 306, 329, 
353, 357 
Berlin, Kaiser - Friedrichsmuseum : 


Kopt. Skulptur 206. 
—, Kunstgewerbemuseum: Email- 
flasche 352. 
Beyli& de 169—173, 186, 190, 197, 
993, 331, 344f., 365f. 
Bilderwand 169, 212f., 233. 
Binbirkilisse 143. 
Bogen 267, 292f. 


49* 


385 


Bogen, Hufeisen- 199, 249, 259, 
9263, 267, 363. 
—, Perser- 330, 357. 
-, Rund- 292, 305. 
—, Rund-, abgestulter 304, 342. 
—, Spitz- 281, 291f., 3051. 
Bosra, Moschee 145. 
Brescia, Lipsanothek 333. 
Brunnhofer, H., 377f. 
jrussa 184 f. 
Buchstabenornamente 365 f. 
Buckelochs 347. 
Buckingham 173, 333. 
Bulgaren 3751. 


Butler, H. C., 223, 293. 
Byzanz 326. 
Byzantinische Kunst 205, 293, 307, 


338. 


Caötani 326. 

CGasaranello 179. 
Gernuschispiegel 353. 

Chapot 145/6, 269, 271, 274. 
Chartres 275. 

Chios, Nea Moni 178, 183f. 
Christustypus 209. 

Chryses 293. 

Cordoba 311 f. 

Corona triumphalis 202. 
Corus 189. 

Coulique carrre 159. 
Coufique fleuri 354, 365 1., 375. 
Cube, G. v., 210. 

Cumont 263. 

Curzon 201. 





Damaskus, Große Moschee 287, 
316, 321, 326f. 

— , Inschrift der Zitadelle 337. 

Daphni 177f., 365, 370. 

Darmstadt, Elfenbeinkasten 351. 

Daschlut 153. 

Dashian, Dr., 309. 

Datierungsfragen 134f., 

Dau 189. 

Dehio 275. 

Deir, Abu Hennis 

-—- el abyad 201, 315 


209, 269. 


364. 


359. 


— es Suryani 
Dijarbekr, vgl. Amida. 
Djindeirmene 268. 
Diwrigi, Moschee 


343 
Doppeladler 346f., 3 
Pl 


66. 








TEGISTER. 


Doppelchöre 275. 
Doppelkirche 173. 

Drache, chinesischer 353 f. 
—, persischer 363. 


Edessa 206, 209, 220, 268 f., 276, 
306, 3471. 

Eierstab 289. 

Einlagen in Holz 160. 

Elefant 362. 

Entlastungskonstruktion 138, 203, 
949, 351, 271, 287, 289, 304*f. 

Ephesus, Doppelkirche 316. 

—, Große Moschee 316f. 

Eregli, Ikonostasis 219. 

Eselsrücken 304. 

Eskishehr 182. 

Exedra im Hofe 245, 248, 256. 


Falke, O. v. 359. 

Farbige Wände 305. 
Fassade, islamische 318. 
—, christliche 216f. 

— , toskanische 218. 
Fenster 247. 
Fensterscheiden 143. 

Fer a T 150. 

Fergusson 135, 298. 
Fischfang-Darstellungen 273. 
Flächenschmuck 156f. 
Flechtband 270. 

Florenz, Rabbulacodex 203. 
Flügelmotiv 359. 
Franz-Pascha 318. 
Friedenthal 17Sf. 


Garden 163. 

Gaza, Sergioskirche 327. 
Germanenkunst 275f., 376. 
Gewölbebau 262, 275. 
Girlandomanie 199. 
Gorgeo 355, 363. 

Goten 275. 

Gotik 343. 

Greif 350. 366f. 

Gurgan 306. 

Grothe, H. 175. 
Grünwedel 263. 

Guyer 268. 


Hakenkreuz 158, 
Hand 345. 
Harran 164, 321, 330, 332, 378. 


204, 310. 





Hase 348, 362, 367. 

Hatra 146, 205, 294*, 305. 

Haupt, A. 275. 

Hebrard, E. 200. 

Heisenberg, A. 132f., 179, 327. 

Hell, Hommairede 173, 184,209 ,291. 

Hellas 178, 365f. 

Her, al- 288. 

Heraklius 166, 208. 

Herzfeld 180,220, 293,305, 325,343. 

Hibatallah 305. 

Hirsch 362. 

Hockfigur 356. 

Höhlenklöster 263. 

Hol, K,.212, 

Hörner 350. 

Hommaire de Hell 129. 

Hosios Lukas 177, 185, 215, 355f., 
872,319. 

Hufeisenbogen 249, 259, 263, 267. 

Hülsen, Architekt 212. 

Husn Suleiman 287. 


Ikonoklasmus 273. 

Ikonostasis 169, 212. 
Inschriftornamente 365f., 369. 
Indien 377. 

Inkrustation 170. 

Innsbruck, Ortokidenschüssel 348 f. 
Inschriften, syrische 195 f. 
Isidoros 157, 293. 

Islamische Kunst 318. 


Jagddarstellungen 273. 

Jakobiten 187, 226. 

Jerusalem, Armenisches Evangeliar 
363. 

— , Grabeskirche 149, 316, 342. 

—, Haram 314. 

—-, Omarmoschee 326, 354. 

—, Porte double 158. 160. 


, Johannes, Architekt 203. 


Justinian 293. 


Kairo, Ägypt. Museum, Relief 154, 
204. 

— , Akmarmoschee 318. 

— , Azharmoschee 319. 

— , Fatimidentore 287, 306. 

— , Grabmal Imam Shafi 290. 

— —, Kalaun 215. 

— , Hakim Moschee 206, 371. 

—, Mausoleum des Kalaun 215. 


Kairo, Madrasa Muh.ibn Kalaun 140. | 


—, Tulunmoschee 140, 142, 288 
325, 336, 359. 

Kairuan, Minbar 272, 310. 

Kalb Luze 275. 

Kalligraphen 352. 

Kanones 203, 360, 

Kapitelle 137, 169, 197 f., 226 f., 243, 

956, 262, 270, 281, 289, 313f. 

‚ Girlanden- 198f., 208, 246, 

961, 270, 215, 330. 

—, Korb- 226, 270. 

—, Stalaktiten 190. 

—, Wind- 200. 

—, Wulst 202. 

Kasr ibn Wardan 2921., 328#f. 

Katakomben 179, 186. 

Kaufmann, K. M., 323. 

Kheitar-Palast 230. 


Kirche, kreuzförmig 178f. 

—, mit Quertonne 232f. 

—, Ursprung 326. 
Kirchenausmalung 273. 
Kirchentypen 232f., 265. 
Klee-Ornament 198. 

Klosterkunst 224, 267. 

Kloster, Ursprung 225, 263, 380. 
Klosterhof 237. 

Klosterkuppel 260. 
Knopfornament 355, 359. 

Köln, Glasschale 352. 

Konia, Palastmoschee 141, 161,335. 
—, Relief 369. 


Konstantinopel, Apostelkirche 179, | 


186. 
—, Augusteion 327. 
—, Goldenes Tor 147, 200. 
— , Irenenkirche 186. 
—, Johanneskirche 178. 
—, Museum, Steinaufsatz 357. 
— , Stuckfragmente 354. 
—, Sergios u. Bakchos 186. 
—, Sophienkirche 262, 354: 
Krabben 137. 
Kreuz in Apsis 234, 
ar 
— in Ranken 272. 
Kreuzgang 267. 
Kreuzzüge 275. 
Kufische Buchstaben 370. 
Kuppel 185, 219*f., 235, 259. 
—, Kreuz 265. 


REGISTER. 


Kuppel, ovale 176. 
—, Querschiff 262. 
— , Trompe 177, 264. 
Kyma 341, 340f. 


Lambros, Sp., 373. 
Lampakis, G., 374. 
Lava 303. 
Lebensbaum 349. 


Lemberg, Arm. Evangeliar 363, 368. 
London, Brit. Mus. (Add. 5111) 203. 
Löwe 247,284, 345f.,355, 366f., 371. 


Lucca 217. 


| Madararelief 376. 





246, 249, 256, | 


| Mosul 234, 


Madrasa 184, 

Mailand, Apostelkirche 179. 
Maipherkat 163. 

Makam Alı 357 f. 
Makrizi 141, 287. 
Maksura 162, 212. 
Malerei 272. 
Manicheismus 263, 380. 
Mardin 186, 204. 
Marienkult 187. 
Marmor, farbig 304. 

—, Inkrustation 170. 
Martin 353, 357. 
Martyriendarstellung 273. 
Mauerbau 285. 
Mauerstärken 265. 


| Medina-Moschee 316. 


Melkiten 167, 187. 
Menasheiligtum 140, 316. 
Mesopot. Kirchentypus 233, 265. 


—, Kunst (Bagdad) 209, 319, 358. 


Miafarkin, Relief 366. 


| Migeon 357. 


Mihrab 215, 319. 


| Milet, Moschee 174. 
| Nymphäum 212. 


Minaret 331. 


| Mistra 215, 351. 


Moöleh, Kloster 342. 
Monasteria celericorum 245. 
Mosaiken 233f., 272. 
Moschee 145, 311f., 323f. 
262, 265, 352f. 


| Mosulbronzen 159. 


Mschatta 147, 292, 328, 339f. 
München, Lulubecken 159, 354. 
Muschel 290. 
Musil, A. 222 


222T., 


288. 





' Nische 146, 


| Pompeji, 4. 
\ Portalnische 291. 
| Preußer, Ing. 144, 300. 


Myra, Relief 369. 


Nachtschewan 374. 

Nagy Sz. Miklos, Schatz 376. 

Narthex 260, 267. 

Naskhischrift 353. 

Nasiri Khusrau 311f., 316, 321. 

Natronkloster 264. 

Neapel, Baptisterium 186. 

Netzornamente 159. 

Nilus 273. 

Nimbus 348. 

203, 288f., 319, 344, 
360. 

Nisibis 224, 263, 271, 359. 

Nizib 271, 342. 


Oktogon 281. 


Omayyaden 134. 

Oppenheim, Frh. v. 136f., 
271,.32153247 3307332, 

Orient oder Byzanz 178. 

Ornamente 272, 310. 

Osrhoöne 209, 219, 380. 


199, 
349. 


Palasttypus 223. 

Palermo, Rogerzimmer 352. 

Palmette 246, 272. 

—, gesprengte kufische 370. 

Palmyra 160. 

—, Bibl. nat. (Cod. syr. 33) 204. 

Parry 239. 

Paris, Louvre: Bawitsachen 160f, 

Paulinus v. Nola 316. 

Paviment 233. 

Pendentif 229. 

Persische Kunst 
306 f., 338. 

Pfau 348, 355, 363. 

Pflanzendarstellung 273. 

Pflanzenkandelaber 359. 

Phen& Spiers 135, 298. 

Philippi 156. 


184, 262, 209, 


| Pilaster 259. 


Pisa, Bauten 189, 217. 

Pognon 187, 189f., 
936 f., 245f. 

Stil 210f. 


195, 2924f., 


Profilierung, 172, 194, 250, 256*, 
970f., 335. 
—, attische 335 f. 


390 REGISTER. 














Profilierung, Flächen- 336f. | Säulenpaare 183. | Tur Abdin 924f., 293. 
—, Kyma 241, 270. | Schichtenmauerwerk 332. | —, Arnas, Mar Kyriakos 247 f., 2 
—, Sack- 340f. Schlange 3671. —, Khakh, el-Hadra 169, 223, 258f., 
—, Wulst- 147, 339. | Schultz, Br., 288. 212: 
Prokopios 293f., 327. Sechseck im Grundriß 189, | — —,Mar Sovo 224, 250f.,265,333. 
Puchstein, O., 335. | Seldjukidenkunst 306. —, Kefr Zeh, Mar Azaziel 243f., 270. 
Seleukeia 293. —, Mar Augen 225f., 270. 
Quadrat 338. Serbistan, Palast 180, 183. | —, Mar Gabriel 223, 230f., 264, 
Quibell 160. | Serruys 273. | 975. 
Siegeskreuz 198, 203, 342. | —, Ibrahim 233, 237. 
Rabat Amman 181. Silberdeckel 162. — , Mar Melko "933, 
Ramusio 187. \ Simeonskloster 216, 316. \ —, Mar Yuhanna 230. 
Ranke 310. | Sirene 355, 363. —, Midyat, Mar Philoxenos 256f., 
Rautenmuster 170f., 212,319, 33Sf. | Skripu 366. 267. 
Bautepspirale 158. Sohagkapitell 315. —, Salah, Mar Yakub236f., 273,275 
Ravenna, S. Apollinare nuovo 334. | Spalato 148, 270, 287*, 291, 341. | Turfan 263, 379. 
—, S. Gio. in Fonte, Stuck 153. —, Porta aurea 305. Turkestan 375, 377. 
, Mausoleum d.GallaPlaeidia179. , Spanien, Kirchen 275. Türkische Kunstelemente 319. 
—-, Thedorichsgrab 174. Spiegel, chinesische 353. Turm 256, 274f., 285, 333. 
Refektorium 267. Stadtpläne 297. ' Türprofile 271. 
Reiter 355. Stalaktite 182, 264, 291, 
Resaplha, Sergiosbasilika 265, 274. | Steinbock 359. | Ütshayak 186, 29. 
‚ Tor 206. Steinbau 292. 319. | 
‚ Zentralkirche 183, 220. Sternkasten 345. | Venedig, S. Marco 140f., 161, 207, 
eteurekonen a PIE PArler Stuckverzierung 273, 358f. 350. 
Rey, E. G., 275. Stufenfries 329, 349. | Verkröpfung 146, 260f., 272. 
Rind 346. Stülzenwechsel 274. Viollet 359. 
Rom 209, 212. Sulfa 162. Vogüe, de 157. 
—, S. Costanza, Mosaik 155. Suryani-Kloster 187. 
—, Lateran, Sarkophag 151. Synagoge 326. ' Wakidi 316. 
—-, Palatıin 202. ‚ Syrische Kunst 307 f. Walid 316, 326. 
—, S. Peter, Sark. d. Junius Bas- ‚ Wappentiere 348. 
sus 159. Taschkend, Grabstein 375. | Weinblatt 205, 234. 
—, Vaticana (Arm. 3), 361. Taufbrunnen 188. Whitehouse 342. 
— — (Graec. 354) 362f. | Tauschiertechnik 352. ‘ Wien, Dioskorides 338. 
—, S. Sabina, Holztür 155. | Texier 135, 296, 29S*f., 331. —, Flasche v. Pinguente 352. 
—, S. Stefano rotondo 189. | Theaterfassade 210f, 287, 308. | Wiranschehr 185, 214, 219f., 333. 
Romanische Kane 274. | Thiersch, H., 131, 285, 323f. Wohnhof 326. 
Rosenberg, Mare 353. | Tier-Darstellung 273, 344f., 386. Waulstprofil 339. 
Rotae siricae 366. | —, kampf 297. 
Rücksprung 325. | —, symbole 150, 153. Zahnschnitt 241. 
Ruweha 275. Tonnengewölbe 332f., 251f., 265. | Zenobia 265, 293. 
Torbau 294f. Zenobios 133. 
Sachau 321f., 332. Toskana, Kirchenfassaden 276, 305.  Ziegel-Bau 292*f., 332. 
Sakkara 160. Trikonchos 264. —, Ornamente 171, 202, 237, 246, 
Saladın 322. Triumphbogen 194, 249, 251, 272, 267, 292, 3731. 
Salonik, Sophienkirche 7 294. — (über Eck 374 
Samarra, Palast 180, 185, 274, 293. | Trompe 174, 177f., 222, 260, 264, | Zinne 272. 
Samhudi 316, 326. | 281. Zopfgeflecht 338. 
Sarre, Fried., 146, 220, 359. | Tuluniden 263. , Zweistreifige Ornamente 206 f. 


Schriften Strzygowskis über den Orient seit 1903. 


(Ergänzung zu dem Schriftenverzeichnis Byzantinische Denkmäler III, S. 119£.; vgl. dazu die Literaturberichte der 
Byzantinischen Zeitschrift.) 


I. Allgemeines. 
Die Schieksale des Hellenismus in der bildenden Kunst. Neue Jahrbücher für das klass. Altertum XV, 
(1905), S. 19. 
Bildende Kunst und Orientalistik. Memnon I (1907), S. 9f. 
Christliche Antike. Beilage zur Allg. Zeitung vom 16. März 1907. 
Altehristliche Kunst. Die Religion in Geschichte u. Gegenwart I, S. 3S1f. 
Antike, Islam und Okzident. Neue Jahrbücher f. d. klass. Altertum XXI (1909), S. 354. 


II. Ägypten. 
Koptische Kunst. Catalogue gen. du Muse du Caire. Vienne 1904. 
Eine alexandrinische Weltehronik. Denkschriften der kais. Akademie d. Wiss. in Wien, phil.-hist. Kl., Bd. LI. 
Der sigmaförmige Tisch und der älteste Typus des Refektoriums. Wörter u. Sachen I (1909), S. 70. 


III. Syrien und Palästina. 
Mschatta. Festschrift z. Eröffnung d. Kaiser Friedrich-Museums (Jahrbuch d. kgl. preuß. Kunstsamml. 1904). 
Der Pinienzapfen als Wasserspeier. Römische Mitt. XXIII (1903), S. 185 £. 
Amra als Bauwerk. Zeitschr. f. Gesch. d. Architektur I (1907), S. 63. 
Amra und seine Malereien. Zeitschr. f. bild. Kunst, N. F., XVIIL, S. 213. 
Die Geburtsstunde des christl. Kirchenbaues. Beilage der Münchener Neuesten Nachrichten 1909, S. 417 f. 


IV. Kleinasien. 
Kleinasien, ein Neuland der Kunstgeschichte. Leipzig 1903. 
A sarcophagus of the Sidamara type. The Journal of hell. studies XXVII (1907), S. 99. 
Kleinarmenische Miniaturmalerei. Tübingen (Veröffentlichungen der Univ.-Bibl.) 1907. 
Zum Christustypus. Thürmer 1907, S. 505 f. 


V. Balkan. 
Die christliche Kunst in einigen Museen des Balkans. Österr. Rundschau 1905, S. 158. 
Die Miniaturen des serbischen Psalters. Denkschriften d. kais. Akademie d. Wiss. in Wien, phil.-hist. Kl., 
Bd. LI. a 
Neuentdeckte Mosaiken in Salonik. Monatshefte f. Kunstwissenschaft I (1908), S. 1019f. 


VI. Abendland. 
Der Dom zu Aachen und seine Entstellung. Leipzig 1904. 
Spalato, ein Markstein der romanischen Kunst. Studien, Fr. Schneider gewidmet, Freiburg i. B. 1906, S. 325 f. 
Das orientalische Italien. Monatshefte f. Kunstwissenschaft I (1908), S. 16f. 
Zur frühgermanischen Baukunst. Zeitschr. f. Gesch. d. Architektur I (1908), S. 247 f. 


VII. Islam. 


Muhammadan art. Eneyelopaedia of Religion and Ethies I, S. STAf. 
Der Kiosk von Konia. Zeitschr. f. Gesch. d. Architektur I (1907), S. 39. 
Alhambra. Artikel der Enzyklopädie des Islam. 


In Vorbereitung: Die Baukunst des Islam. Handbuch der Architektur III, 2. 





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1. Vue de l’enceinte et de l’aqueduc, prise du nord-ouest. 





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2. Inscriptions n® 1 et 2, a droite de la porte de Mardin. 


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2. Inscriptions n® 6 et 7 et niche ä gauche de la porte de Kharput. 














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2. Inscription n° 10 sur un saillant carr& de l’enceinte. 










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2. Inscription n® 12 (C et D) & l'interieur de la porte de Kharput. 





Phototypie Max Jaffe, Vienne, 


3. Inscription coranique pres de la porte de Kharput 


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Phototypie Max Jaffe, Vienne, 


3. Inscription n® 14 sur un saillant carr& de l’enceinte. 


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Berchem-Strzygowski, Amida. Bl.VII: 





Phototypie Max Jaffe, Vienne, 


2—5. Inscription n® 17 sur un saillant semi-circulaire de l’enceinte. 


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Berchem-Strzygowski, Amida. Pi. VII. 


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2. Inscription n° 38 entre les deux 
fenätres dont on voit les arcs 


ci-dessous, 





1. Grande Mosqu&e. — Fagade nord de la mosquee, pignon du 
sanctuaire et minaret. 


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Phototypie Max Jaffe, Vienne, 


4. Inscription n? 18 (2° fragment). 























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Berchem-Strzygowski, Amida. BIT 





2 4. Phototypie Max Jafie, Vieune 


Grande Mosqu&e. — Fagade ouest, partie sud, avec details et inscriptions n® 19 et 20. 





Berchem-Strzygowski, Amida. BIS 


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2) OD. Phototrypie Max Jaile, Vienne 


Grande Mosquee. Facade ouest, partie centrale, avec details et inscriptions n° 19 et 20. 



























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Berchem-Strzygowski, Amida. Pl. XI. 





Grande Mosqu&e. — Farade ouest, partie nord, avec details et inscriptions n° 19 et 20. 















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3. Inscription n?® 21 (3° fragment). 


XIII. 


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Berchem-Strzygowski, Amida. 





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1. Cour de la 





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Cour de la grande Mosquee et facade est. 


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Berchem-Strzygowski, Amida. BISXIV. 


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) Phototypie Max Jafie, Vienne. 





Grande Mosqu&e. — Fagade est, partie nord, avec detail et inscriptions n°s 22 et 23. 







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Berchem-Strzygowski, Amida. BIFRV2 





Grande Mosque&e. — Facade est, partie sud, avec details et inscriptions ns 22 et 23. 


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3. Inscriptions n® 35 (ä droite) et 36 (& gauche) dans la cour de la grande Mosquee. 








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Phototypie Max Jaffe, Vienne 


2. Inscription n° 27 sur l’entree laterale de la porte d’Alep. 











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Berchem-Strzygowski, Amida. Pl. XVII. 





1. Inscription n° 29 sur la tour A de l’enceinte. 





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2. Tour A de l’enceinte de debut de l’inscription n° 29. 


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1. Inseription n° 30 sur la tour B de l’enceinte. 


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Phototypie Max jaffe, Vienne. 


2. Inscription n° 33 sur un saillant semi-circulaire de l’enceinte. 


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Berchem-Strzygowski, Amida. Pl. XX. 





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l. Cour de la grande Mosquee et colonnade nord, partie ouest. 
Sur le mur en arriere, inscription n° 32 (fin). 





Phototypie Max Jaffe, Vienne. 


2. Cour de la grande Mosqu&e et colonnade nord, partie est. 
Sur le mur en arriere, inscription n° 32 (fragments). 


Les coupes signaldes aux pages 44 et 45 sont dans le texte, Ile partie. 











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Phototypie Max Jaffe, Vienne. 


au nord de la cour de la grande Mosquee. 


(fragment) 


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Inscription n° 


2. Diyar-bekr. 














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XXI. 


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